Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

L’évolution progressive vers la soumission

Tout le monde connaît deux fameux principes qui dirigent l’évolution de notre société: la grenouille dans la casserole et la position affichée.
Elles sont utilisées séparément et conjointement pour extorquer le consentement et permettre la soumission à l’idéologie prédatrice.

La grenouille dans la casserole

Si l’on plonge subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ; alors que si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdit ou s’habitue à la température pour finir ébouillantée.
C’est évidemment fictif puisque la grenouille s’échappera quand la température atteindra 25°C *
Cette fable illustre néanmoins un principe récurrent de manipulation qui est qu’un changement, s’il est suffisamment dilué dans le temps, échappe à la conscience et ne suscite ni réaction ni révolte avant un point de non retour.
Il s’agit évidemment bien souvent de changements désagréablement perçus et il me semble inutile de vous en donner trop d’exemples tant ils sont nombreux; il peut aussi s’agir de changements trop ambitieux ou dont l’acceptation doit être progressive.
Pendant la durée de montée en température il reste important d’avoir un discours ambiant rassurant et culpabilisateur ** (pour celui ou celle qui oserait mettre en doute la finalité de la chose) et surtout, d’avancer au maximum le point de non retour. Celui-ci peut être purement théorique (on nous dit qu’il n’y a pas de plan B, que de toute façon « maintenant c’est trop tard » ou que « c’est comme ça on n’y peut plus rien »); mais il peut aussi être réel (disparition progressive d’une espèce ou d’un écosystème)…

La position affichée

Cette technique est moins connue mais pourtant utilisée abondamment.  Elle consiste à prendre une position plus extrême que l’objectif et la marteler pour en faire une affiche.
Cela permet d’avoir de la marge de négociation sur une zone d’accord, voire de paraître modéré et cherchant le compromis, par la suite. En musique on dirait que, pour obtenir un sol, demande un la.

Elle a été abondamment utilisé pour les réformes, quelles qu’elles soient. Vous avez toujours un rapport qui est pondu et préconise des mesures drastiques, comme par exemple augmenter l’âge de départ à la retraite à 75 ans, continuer de payer une maison dont le crédit serait remboursé, obliger les chômeurs à accepter n’importe quel boulot sous peine de radiation…
On a aussi la bonne image d’une volonté affichée comme: passer les quartiers au karsher, se battre contre la finance, faire payer les fraudeurs, ne plus permettre de dormir dans la rue…
Tout cela sont des positions affichées positives ou négatives. L’essentiel c’est que le résultat ne sera JAMAIS, celui de la position affichée mais la personne aura obtenu le bénéfice d’atteindre son objectif « secret ».

Cette technique est inverse (mais complémentaire) de celle de la grenouille: l’intérêt est d’obtenir un fort sentiment en réaction: soit hostile pour permettre d’aller dans la zone d’accord (exemple, les retraites) et paraître pour vachement raisonnable; soit de soutien (et là on essaiera de ne pas trop revenir sur le résultat, en deçà des attentes).
Quand l’objectif réel est trop ambitieux, cette manipulation se conjugue avec la technique de la grenouille pour un effet « escalier ». Il s’agit de gravir les marches petit à petit.
Un exemple peut être la réduction du temps de travail (40 -39 -35 …32??), mais aussi la suite PACS-Mariage pour tous – PMA – GPA.
L’objectif « irréaliste « affiché au temps N doit être devenu l’objectif modéré non affiché eu temps N+1 avec une nouvelle position affichée encore plus forte et ainsi de suite. Ces escalades sont souvent inévitables dans un sens ou dans l’autre; ou du moins on essaye de nous les faire passer pour inévitables en invoquant la fatalité, le principe de réalité ou la flèche dans un seul sens du progrès, même quand il s’agit de mesures rétrogrades ou foncièrement antisociales. Pour cela le clergé médiatique veille depuis l’utilisation des mots jusqu’à la manière de penser en passant par l’opportunité d’exercer un esprit critique.
En clair on vous dit sur quels sujets débattre, avec quels mots et ce que vous avez le droit de dire.
Cette technique est inséparable des associations lobbyistes et des groupes terroristes. Personne ne se pose la question de pourquoi la Corse a un statut spécial et pas la Savoie? Tout simplement parce que les terroristes ont fait des indépendantistes politiques des gens respectables et modérés avec lesquels des discussions ont été mises en place pour arriver à un statut différent des autres régions. S’il n’y avait pas le terrorisme rien n’aurait été changé.
C’est la victoire du terrorisme que d’avoir toujours une aile modérée ou, légale, qui elle assure l’avancement du projet.

Parfois cela se complique et l’embrouille dans le qui est respectable et modéré varie, comme pour l’islam et sa nébuleuse de courant et de groupes. A tel point qu’on en arrive à chanter les louanges d’Al Nosra****, signe évident de perte de repères une fois que Daesh a pris la place de grand méchant face à Al Quaida.
On a donc des musulmans, des islamistes, des islamistes modérés, des islamistes radicaux, des extrémistes, des intégristes, des islamistes républicains, de l’islam de France… bref un fatras mais dont le but est pourtant le même : tendre vers une oumma gérée par la charia.

Entre le modéré et l’extrémiste, ce n’est pas le but qui diffère mais le calendrier.

La progression vers la soumission

Comment la théoriser? Avec ce schéma tout simple qui indique progressivement dans quel registre on se situe et qui est particulièrement adapté à l’islam.

  • La négation: quand les faits commencent à circuler, il faut alors les nier. Mensonges et contre vérités s’entrechoquent pour empêcher tout travail intellectuel honnête. ex: « non il n’y a pas de problème avec l’islam en France ». Parfois conjuguée à la technique du miroir déformant  on retrouve tout cela avec la défense d’E.Pleynel concernant son image de T.Ramadan*****
  • La compréhension: à partir d’un moment on ne peut plus nier la réalité. Il s’agit donc d’adopter une posture compréhensive ou une contextualisation sur des choses qui paraitraient totalement aberrantes si elles étaient étudiées de manière objectives.
  • Le palier suivant est la justification. Ils font comme cela mais c’est parce que… l’idée est également de culpabiliser le critique.
  • Le palier suivant est la collaboration active. Il s’agit de dérouler le tapis rouge, d’anticiper les sujets qui fâchent, de traquer les opposants qu’on aura psychiatrisés si possible avant.
  • Enfin le palier ultime est la soumission, par résignation, par idéologie, par crainte. Relire tout ce qui a été écrit sur le sujet.

En fonction des différentes thématiques et suivant les contextes, nous nous situons dans différents paliers. Mais retenir à l’esprit cette mécanique d’extorsion du consentement : l’actualité nous en donne des exemples frappants tous les jours.
Peut être un jour vos enfants se retourneront et vous demanderont: « comment en est-on arrivé là? ».
Vous ne pourrez accuser l’ignorance et le manque d’avertissement…

@ Lapa


*P. Portier, M. Fontaine et A. Raffy, « À propos des expériences de Goltz sur la moëlle épinière des vertébrés inférieurs », Comptes rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales, Paris, Masson,‎ , p. 655 (lire en ligne )
** http://www.grand-remplacement.com/bompard-menace-de-sanctions-pour-avoir-evoque-le-grand-remplacement-a-lassemblee/     intéressant à lire: c’était juste avant les attentats du Bataclan
*** http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/valls-votre-generation-doit-s-habituer-a-vivre-avec-ce-danger-du-terrorisme-23-01-2015-4472339.php
****http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/reactions/2017/03/21/laurent-fabius-et-le-bon-boulot-du-front-al-nosra-en-syrie-histoire-d-une-citation-devoyee_5098486_4355770.html  (essai de justification qui nus montre une histoire alambiquée et des pertes de repères)
***** à ce sujet un billet plutôt pas mal sur mediapart: https://blogs.mediapart.fr/yvon-quiniou/blog/151117/islam-lerreur-sinon-la-faute-politique-de-plenel

approfondir sur le sujet : La SOUMISSION ➡ le travail d’Iskender

Partie 7 : DOMINATION ET TRANSITION 330 pages
Ordre Nouveau
http://www.islam-documents.ch/pdf/33_ordre_nouveau.pdf

Chapitre XXXIII page 93 à 119

6-1- Présentation _ _ _ _ p 93
6-2- La nouvelle ambition stratégique
6-2-1- Revue des objectifs _ _ _ _ p 94
6-2-2- Reprise de l’offensive
6-2-3- La doctrine contre les bédouins _ _ _ _ p97
6-2-4- la soumission en masse _ _ _ _ _ p100
6-3- la soumission des Banu Jadhima
6-4- La soumission des Banu Juhayna _ _ _ _ _ p105
6-5- La soumission des Banu Asad
6-6- L’expédition d’Awtas _ _ _ _ 109
6-7- la soumission des Banu Usayd
6-8- La soumission des banu Tayyi _ _ _ _ p112
6-9- La soumission des Banu Hamdan _ _ _ _ p 116
6-10- la soumission de Suda
6-11- Soumission des Banu al Harith de Najran
6-12- Bahreyn , Drang nach Osten de l’islamisme _ _ _ _ p117
6-13- La mission de Muadh au Yemen _ _ _ _ p119
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19 novembre 2017 Posted by | Anthropologie | , , , , | Laisser un commentaire

Arrêter d’être un mouton hypnotisé

La société moderne occidentale est assise sur un concept central qui détermine l’ensemble de ses équilibres et de sa capacité à maintenir ses fondamentaux. Ce concept est la consommation. La consommation est depuis les années 50, et surtout les années 80 en France, le ciment collectif, politique des nations développées. C’est par elle que tous les progrès ont pu se réaliser : amélioration de la santé et de l’espérance de vie, facilité de déplacement, progrès du confort quotidien des masses, amélioration des communications, etc…
La France est une société de consommation. Ce qui donne de « l’espoir » à la plupart de ses habitants (et que les responsables politiques promettent toujours) est cette « chose » : la consommation. Tout est d’ailleurs organisé autour de ce concept, au point que les publicités télévisuelles sont le programme principal des chaînes, entrecoupé par quelques émissions ou journaux, et non l’inverse. Le marketing est devenu une « science » et la capacité de la population à sortir du cycle argent-achat-contentement-argent-achat-contentement (boucle) est excessivement basse.
Malgré des changements radicaux dans le système économique et social survenus depuis 2008, la consommation reste le seul projet individuel et collectif qui réunit les habitants des pays développés.

Métro/voiture-boulot-TV/Facebook-Twitter-dodo

Quand un pays habitué à fonctionner — massivement depuis plus de 30 ans — par et pour la consommation à outrance, se retrouve en forte perte de vitesse économique, ce sont les fondations mêmes du système qui vacillent. En 2015, la société de consommation n’est pas arrêtée, loin de là, et les Français continuent à consommer. Mais moins bien. Avec plus de difficultés, et pour une partie grandissante de la population — ayant subi de plein fouet la libéralisation financière des 15 dernières années — en en étant plus ou moins écarté.
Les 5 millions de chômeurs, les 2,4 millions de RSA, les 500 000 intérimaires, les millions de précaires, les 20 millions de Français qui ne payent pas d’impôts sur le revenu parce qu’ils ne gagnent pas assez, doivent faire en permanence des choix cornéliens : assurer le minimum vital et se priver de la consommation du « contentement », ou… des deux, au moins partiellement.

Alors que tous les fondamentaux économiques ont muté, avec des gouvernements qui ont décidé de suivre le mouvement libéral et mondialisé qui veut que les investissements publics doivent se réduire au profit de la financiarisation de tous les pans de l’économie menant à la maximisation des profits, la population est incitée à continuer à fonctionner de la même manière qu’au siècle dernier.
Métro ou voiture, boulot ou chômage, télévision couplée aux réseaux sociaux (réseaux sociaux : équivalent du café du coin, en moins perturbateur pour le système politique), et dodo. Recommencer le lendemain, jusqu’aux deux jours de repos, pour les plus favorisés.
Cette boucle un peu infernale n’a pas posé problème durant plusieurs décennies, puisqu’en échange de cet « effort », le consommateur français pouvait… consommer. Partir en vacances 2 ou 3 semaines, et sans être très fortuné, pouvoir même voyager à l’étranger. Se « vider la tête » devant la TV était — et est toujours — la règle, mais auparavant, les produits proposés à l’achat dans le poste pouvaient être achetés, dès le lendemain. Ce n’est plus le cas, pour une grande part des téléspectateurs. La frustration et le décalage entre réalité vécue et rêve en 16/9 inaccessible devient perturbante.

La société de consommation se meurt

La population ne sait pas toujours ce qui est en jeu, mais le sent, et réagit, avec le seul outil qu’elle pense avoir : le vote. L’émotionnel dirige en premier lieu les personnes qui n’ont plus de repères, se sentent perdus, sur la brèche, en danger. Celles qui n’envisagent le monde qu’à travers le bruit de fond du spectacle en boucle du marketing télévisuel.

vote-nobody

Il est désormais établi que la crise de 2008 n’était pas simplement une crise financière qui aurait basculé en crise des liquidités bancaire puis en crise de la dette souveraine. Le monde a basculé, et les fondements de la société de consommation sont en train de s’écrouler. Sachant que ceux qui tentent de maintenir — à haut niveau politique ou économique — cette société de consommation, sont les mêmes qui la pillent et accentuent ses injustices dans une sorte de dernier sursaut.

La participation de la Chine au système capitaliste mondialisé —  fulgurante  — l’a menée, malgré son organisation politique autoritaire, à muter vers une société de consommation, équivalente à celles des nations développées. La Chine est en grande difficulté aujourd’hui. Économiquement, socialement, « l’atelier du monde » subit lui aussi les conséquences de la financiarisation, du chaos boursier mondial et des limites de l’économie dérégulée. Les injections de liquidités du gouvernement chinois, comme celles des Etats-unis entre 2008 et 2014, de la Banque Centrale européenne depuis janvier dernier, si elles calment temporairement le chaos en cours, ne permettent pas de retrouver la fluidité des échanges et la croissance économique attendue. Le moteur de l’économie mondiale est en train de caler. Le principe de la société de consommation avec.

L’hypertrophie politique comme réponse au malaise ?

Le modèle occidental de la consommation de masse, en cours d’écroulement, révèle — de manière stupéfiante — sa propre vacuité. L’espace de réunion entre les individus constituant la société n’étant désormais plus rien d’autre qu’une succession d’images commentées à l’infini, ou de commentaires énervés du spectacle télé par réseaux sociaux interposés — devenus désormais objets de frustration et non plus de fascination — la majorité des téléspectateurs-consommateurs français cherchent à savoir comment ils pourraient recouvrer les anciennes sensations de tranquillité et de contentement.
ma solution personnelle… débrancher et en accepter les conséquences

Les politiques en place, qui ont alterné depuis 30 ans, leur tiennent les mêmes discours (le plus souvent vérifiés comme mensongers), tentent de leur faire croire qu’en continuant dans le même sens, les choses reviendront en ordre. En résumé : chacun pourra de nouveau se « vider la tête » devant son poste, et acheter les objets et services qui créent le contentement.
Sauf que cela ne surviendra pas. Et chacun ou presque le sait. Ne reste alors qu’une voie dans l’esprit des Français, celle du vote. Le vote de la frustration, du rejet, de la croyance aux forces nationales, de la création d’ennemis intérieurs, du retour aux fondamentaux de l’ancien monde : celui où la promesse de s’enrichir pour participer à la grande compétition est réelle, où les bons citoyens travailleurs étaient gagnants et pouvaient profiter de leur dur labeur.
La société de consommation se meurt, et quand elle coulera de façon plus profonde, par impossibilité chronique de continuer d’offrir conséquemment, ou parce quelle aura du mal à être alimentée, il sera certainement temps de chercher un autre système de gouvernance et surtout : de vivre ensemble.

moutons-neige

Mener des troupeaux de moutons hypnotisés à l’abattoir ne demande pas beaucoup d’effort.
Arrêter d’être un mouton hypnotisé qui passe son temps à brouter l’herbe imposée par le berger et se dresser sur ses jambes pour vivre sa vie, est plus compliqué.

extrait de Drapher

15 décembre 2015 Posted by | Non classé | , , | Laisser un commentaire

seul un peuple hébété se laisse mener sans regimber dans les poubelles de l’histoire

Le Français est un veau… nous le savions…
Il semble aussi lâche que dogmatique : peut-être n’aura-t-il finalement que ce qu’il mérite (Munich, génocide vendéen, abandon des vietnamiens et harkis, àplaventrisme communiste,  …)?

Ce discours marque une des dernières chances de tirer notre peuple de sa torpeur avant que ne soit parachevée la substitution dont il est l’objet, le Grand Remplacement -une des dernières chances à nos enfants/contemporains d’éviter le pire, de mettre au rebut tout ce que nos ancêtre ont accompli…

discours d’orange par Renaud CAMUS

vidéo du discours :

 

« Comment est-il possible qu’un phénomène aussi énorme que le changement de peuple, le Grand Remplacement, auprès duquel même la crise économique, la terrible crise, n’est qu’un épiphénomène, un contre coup secondaire — ce n’est évidemment pas un hasard si la crise mondiale frappe principalement les nations, et d’abord celles d’Europe, qui sont en butte au changement de peuple —, comment se fait-il qu’un tel phénomène, qui représente exactement tout ce que nos ancêtres se sont ingéniés de toutes les façons possibles à éviter, et d’abord en donnant leur sang, comment se fait-il qu’un tel phénomène puisse se dérouler en silence, sans susciter de grandes protestations, sans tenir de place notable dans les élections, par exemple ?

Notre peuple s’est fait ravir son regard, sa parole et même sa souffrance par le complexe médiatico-politique, agissant au nom de l’antiracisme dogmatique qui, à cause de cet illogisme qui est à son fondement, ne peut pas tolérer que soit posée la question de la vérité, lui substitue constamment celle de la liberté de dire et de ne pas dire et a donc une tendance naturelle, inévitable, à la tyrannie, parce qu’il est fondé sur le mensonge.

Ce système fait constamment appel à la morale, mais la morale ne peut être de son côté, parce qu’il n’y a pas de morale sans vérité et que la vérité il ne peut, littéralement, pas la supporter. »

9 novembre 2012 Posted by | Histoire, Politis | , | Laisser un commentaire

« Facts, justs facts »

En théorie linguistique le contexte est un facteur essentiel, voire central, dans la construction du sens dans les énoncés;
de ce fait l’aspect pragmatique, c’est-à-dire contextuel, de l’analyse d’un discours est essentiel pour en comprendre le sens :
« facts, just facts » doit demeurer le leitmotiv de notre comportement, de notre pensée, tant intérieure qu’extérieure…

Il n’en demeure pas moins que le langage n’est pas analysable de manière définitive, et c’est peut-être là l’intérêt, on pourrait dire le refuge, de notre humanité. Le discours symbolique peut paraitre contradictoire, car il intègre des définitions diverses qui s’appliquent aux différents niveaux de compréhension du contexte. Le discours symbolique nécessite donc un écoutant de grande qualité, ouvert, sans projections consciente ou inconsciente, en possession de ses propres étiquettes et cartes (« la carte n’est pas le territoire »).
Toute tentative d’échange équilibré avec un locuteur ne présentant pas ces qualités ne peut que se révéler source de souffrance et d’incompréhension.

L’analyse linguistique d’un discours n’est pas scientifique au sens propre, en ce qu’un mot ou une expression n’engage (presque) jamais totalement son auteur. C’est là l’essence même du langage que d’être polysémique, que de pouvoir signifier plusieurs choses à la fois, en particulier lorsqu’un énoncé est mis en lien avec son contexte; le contexte constitue toujours une « pierre de touche » au sens définitif d’une phrase ou d’une expression, et un contexte ne peut être expliqué qu’en fonction d’un discours dans sa globalité (ce qui demande patience et nuance). Certains considèrent même que l’absence d’une telle compréhension globale serait une limitation sensitive, au même titre que celle du chien dont les sens visuels sont incapable de percevoir les couleurs.

Posé crument, réduire l’image et le discours de son interlocuteur à quelques stéréotypes du genre « mon adversaire est un ignorant » ou « mon adversaire est un raciste » résulte d’une simplification de l’esprit ( ce qui indique le niveau de conscience de celui qui se sert de ces attaques « ad hominem »). L’attitude de  « diffamation implicite par l’ignorance »  révèle une arrogance contraire à l’humilité perpétuelle que chacun devrait  présenter dans tout débat (« rien n’est définitif, tout est lié au temps et à l’espace, … ») – Ce que j’appelle ainsi, c’est le fait de produire une phrase qui sert à dire autre chose que ce qu’elle signifie en surface, et que cette signification cachée soit un préjugé sur l’état des connaissances ou de l’intelligence de l’interlocuteur. Par exemple, si je dis: « Mais comme Jean est intelligent » avec un ton ironique ou sarcastique, ce que je veux dire en réalité c’est que Jean est bête.
Rectifier (ou tenter de le redéfinir) un élément sémantique d’une discussion ne relève pas de l’arrogance, mais d’une recherche constante de vérité (dans la mesure du possible), d’une stricte honnêteté  et ne doit pas être pris pour une tentative de pouvoir, sauf si soi-même voulons  se mouvoir dans ce périmètre…

Un aspect autrement important dans l’examen d’un discours passera également par l’identification de l’intention derrière les paroles (ce que nous appelons en théorie des groupes de travail, « revenir à la question n-1 »). Le concept de l’intention est en effet un élément central dans la théorie pragmatique appliquée ici, la Théorie de la Pertinence, qui dit que le sens que prend une expression dépend de l’intention que l’interlocuteur prête au locuteur.

Par exemple, c’est grâce à cela que l’on peut comprendre l’ironie: si par une journée d’orage et de pluie je vous dis « quel beau temps! », vous comprendrez que mon intention n’était pas de faire une assertion, de dire quelque chose de littéralement vrai, et ainsi vous pourrez déduire que j’étais ironique. En termes techniques, c’est ce que l’on appelle l’ostension, c’est-à-dire le degré de transparence (ou de sens littéral) d’une expression, (aussi ce que l’on appelle le bon sens, ou sens commun)

Il existe plusieurs degrés d’ostension (l’ironie et la métaphore en sont de bons exemples, car pour l’interprétation de ces deux dernières il faut pouvoir se représenter l’intention de l’individu qui la produit) et plusieurs degrés d’interprétation de l’ostension. Par exemple, les enfants autistes et certains schizophrènes sont souvent incapables de reconnaître une phrase ironique ou d’interpréter une métaphore, et la théorie veut que ce soit justement parce qu’ils sont incapables de concevoir l’intention (ironique, métaphorale) de l’interlocuteur.
Il est possible que cette incapacité d’abstraction, de distanciation, relève d’un déséquilibre biochimique ( diverses origines humorales, cyclique, génétique, spécifique, pathologique… provisoire ou définitive) qui réagisse en retour par effet de boucle rétroactive (positive). En ce cas de figure, toute tentative de résolution intellectuelle, logique, mentale est vouée à l’échec et la seule attitude ne peut être qu’une attitude de silence ou de laisser-faire, avec la souffrance associée…
« La lucidité est proche du soleil »  René CHAR

Que celui qui s’engage sur ce chemin de lumière fasse siens ces préceptes, cette carte du nouveau « honnête homme », et oublie l’agression des membres du troupeau du fond de la caverne…

10 août 2011 Posted by | Pépiements | , , | Un commentaire

les étapes de la déprogrammation

extrait de : de l’islam à l’affranchissement

« L’image projetée par l’entièreté du Coran se précisait, comme le jet d’une lampe de poche révèle les fins fonds d’un placard. Ce qui émergeait démontrait un ensemble entérinant l’intolérance, la violence, l’arrogance et l’irrationnel. L’Islam s’y dévoilait tout le contraire d’une religion de paix, d’égalité et de tolérance. Je basculai dans ce vertige.

Je venais de parcourir le Coran dans sa version originale arabique, il n’était donc pas question d’une mauvaise interprétation ou d’allégations prises hors contexte. La première réaction est de nier. Il s’agit d’une mécanique d’autodéfense, lorsque la douleur est trop vive pour être envisagée dans toute son amplitude. En confrontant la version originale aux translations anglaises, je réalisai que celles-ci ne sont pas très fidèles, les pauvres transcripteurs ayant tenté, de leurs mieux, d’en atténuer la violence et l’inhumanité. Ils y parvinrent par un choix de mots moins durs ou avec des commentaires cherchant à en temporiser la grossièreté. C’est en Arabe, que le Coran révèle toute sa perfide cruauté.« 

« Cette défense hargneuse n’est pas toujours le fait des musulmans. Elle provient tout autant d’occidentaux, pourtant des kafirs ‘’ infidèles’’, dont le sort est déterminé d’avance par le dogme dont ils se portent les ardents défenseurs, au nom d’une liberté qui leur sera forcément enlevée dès que l’Islam le pourra. C’est écrit.

En Occident, il devient illégal de critiquer cette foi haineuse sous les auspices mêmes de lois anti-haineuses, par un sophisme délirant aux conséquences apocalyptiques. Les occidentaux jouent avec de la dynamite et s’avèreront les premiers surpris lorsque celle-ci leur explosera en plein visage. Ils confondent loups et chiens de garde et introduisent la bête par inconscience.

Cette résistance des kafirs m’étonna au départ. Un peu comme lorsque l’on prévient quelqu’un d’un danger imminent et qu’il vous envoie promener. Devriez-vous alors le laisser s’aventurer dans un champ que vous savez miné ? L’Islam a en enlevé les pancartes d’avertissement. Qui voudra prendre connaissance du Coran réalisera que son pacifisme est temporaire. Les versets pacifiques du Coran sont abrogés par les suivants, autrement plus violents. »

  1. – La négation
  2. – La confusion
  3. – La culpabilité
  4. -La désillusion
  5. -La dépression
  6. -La colère


16 janvier 2011 Posted by | Non classé | , , | Laisser un commentaire

Stratégies de manipulation

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici.  Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Noam Chomsky

12 janvier 2011 Posted by | Politis | , | Laisser un commentaire

Discours d’entortilleur

Lire de haut en bas, puis de bas en haut, …alternativement

Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons Seuls les imbéciles peuvent croire que Nous ne lutterons pas contre la corruption. Parce que il y a quelque chose de certain pour nous : L’honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux. Nous démontrons que c’est une grande stupidité de croire que les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé. Nous assurons, sans l’ombre d’un doute, que la justice sociale sera le but de notre mandat. Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s’imaginent que l’on puisse continuer à gouverner avec les ruses de la vieille politique. Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que soit mis fin aux situations privilégiées et aux trafics d’influence Nous ne permettrons d’aucune façon que nos enfants meurent de faim Nous accomplirons nos desseins même si les réserves économiques se vident complètement Nous exercerons le pouvoir jusqu’à ce que vous aurez compris qu’à partir de maintenant nous sommes, avec XXX  la nouvelle « politique »

Remplacez XXX par le discoureur concerné  et la nouvelle « politique » par le new deal, …le nouvel ordre, ….la révolution, ….le paradis, … la doctrine juste, …la voie droite, ….le beau modèle…. et toutes ses innombrables déclinaisons possibles issues du dogmatisme des humains en enfance

28 novembre 2010 Posted by | Humour | , , | Laisser un commentaire

Les dogmes sous-jacents de la bien-pensance

Ces dernières années, des douzaines d’études psychologiques ont montré que nous façonnons les informations qui nous arrivent autant qu’elles nous façonnent. Nous filtrons et nous trions, choisissant ce qui nous plaît, excluant ce qui ne nous plaît pas. Et la plupart de ces processus se jouent inconsciemment. Nous assistons tous les jours aux effets d’une telle gymnastique mentale: très peu de personnes changent d’avis sur les sujets qui fâchent, quand bien même ils disposeraient de nouvelles informations. Les journalistes et commentateurs politiques sont à l’origine d’un grand nombre de ces fâcheries. La fracture partisane n’a quasiment pas bougé depuis dix ans – une peccadille par rapport à ce qu’on pourrait attendre de toutes les informations hyper partisanes qui circulent dans notre pays.

L’idée selon laquelle c’est notre terrain mental qui déciderait de la survie de telle information dans nos têtes, et de la disparition d’une autre, trouve une analogie dans une éminente théorie biologique: la théorie de Darwin sur la sélection naturelle. Quand nous voyons des lions et des ours polaires, nous sommes émerveillés par la façon dont ces animaux se sont adaptés à la vie dans la savane ou sur les calottes glaciaires. Mais aucun aréopage de lions ne s’est réuni pour décider que la savane africaine allait devenir leur foyer. Aucune assemblée d’ours n’a élu un dirigeant ayant décidé que les ours polaires devaient déménager en Arctique. Ces animaux ne se sont pas adaptés à leur environnement, même si nous parlons parfois en ces termes. Leur environnement les a adaptés à lui.

L’information, ici, est notre lion ou notre ours polaire. Ce qui pénètre notre esprit dépend des conditions que cet esprit lui offre. Si notre esprit offre la savane, les lions prospèrent, et les ours polaires meurent. Si nous y trouvons des frissons arctiques, ce sont les ours polaires qui vivent, et les lions qui disparaissent.

Voilà pourquoi le fait de publier l’acte de naissance d’Obama (dans le mythe urbain actuellement en cours aux US ) n’a que très peu de poids sur des personnes prédisposées à croire que le Président US n’est pas né aux États-Unis: c’est un peu comme poser un lion sur la banquise et espérer qu’il cause l’extinction des ours polaires. (Les fans inconditionnés d’Obama trouvent ainsi tout plein de moyens emberlificotés pour rejeter les critiques à son égard. Ce n’est pas une question démocrate ou républicaine; c’est juste ainsi que l’esprit fonctionne.)

Certes, la métaphore de la sélection naturelle n’est pas parfaite. Les animaux ne modifient pas leur environnement de manière significative, mais nos esprits façonnent l’information et sont façonnés par elle. De plus, des informations exactes ne sont pas totalement impuissantes quand il s’agit de faire changer les gens d’avis; avec le temps, il devient de plus en plus difficile de nier la réalité. Au final, l’intelligentsia partisane avec son organisation et ses stratégies façonne probablement à long-terme le terrain de nos débats nationaux.

Mais l’analogie avec la sélection naturelle est un puissant remède contre l’étonnement qui nous prend lorsque nous voyons ces nombres incroyables de personnes avalant tant de calomnies, de désinformations, et même de préjugés purs et durs. Certes, des propagandistes usent aussi d’un fort matraquage et poursuivent leurs propres intérêts, mais si nos esprits n’accueillaient pas à bras ouverts de telles abjections, ces mensonges mourraient aussi vite qu’un lion abandonné sur la banquise.

Ce n’est qu’aprés avoir maintenu et mis en oeuvre l’environnement intérieur de sa conscience ouverte que l’humain peut accepter de changer d’avis.

d’où les tabous implicites qui nous sont servis, ad nauseam par les media, politiques, syndicalistes, hommes normés, …
De cela vous ne pouvez parler, critiquer… vous serez immédiatement diabolisé « ad Hitlero »
la novlangue : c’est le refus d’évaluer les « axiomes » inconscients des discours actuels : qui montre le réel sera taxé d’extreme…

  1. – l’immigration est une chance ;
  2. – il ne faut pas confondre l’islam et l’islamisme (et encore moins avec le terrorisme) ;
  3. – toutes les religions sont respectables sauf le christianisme ;
  4. – Le chômage des jeunes, les discriminations et la misère expliquent et excusent  la délinquance ;
  5. – Il ne faut pas céder au populisme :
  6. – L’économie qui crée les richesses ;
  7. – Le protectionnisme, c’est le mal
  8. – les Etats sont un cadre trop étroit pour résoudre les questions qui nous préoccupent
  9. – l’initiative privée est toujours plus efficace que l’action de l’Etat ; le bien privé est supérieur au bien collectif
  10. – il faut s’inspirer du modèle anglo-saxon, en particulier pour réformer la France ;
  11. – Les européens sont coupables du colonialisme et du fascisme, les français y compris ; les autres de rien
  12. – Nous avons une dette morale vis à vis de l’Afrique en général et des noirs en particulier

etc…

3 octobre 2010 Posted by | Non classé | , , | Laisser un commentaire

Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

Faut-il fermer les yeux sur la nature du Hamas pour ne pas désespérer Billancourt ?, l’édito de Cyrano, Riposte Laique, Numéro 70, le 5 janvier 2009

Un édito critique sur « la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne.
Et oui, la gauche a encore trahi ses objectifs extérieurement assumés, comme régulierement depuis des dizaines d’années.
Quand un peu de bon sens, et la reconnaissance que la défense des valeurs laïques, féministes, humanistes, démocratiques ont bien plus d’importance que des visions idéologiques du monde où on finit par défendre des fascistes religieux parce qu’ils représenteraient des opprimés (dont ils n’ont d’ailleurs rien à faire, leur seule perspective étant d’imposer le jihad dans le monde entier) ».
Quand des partis politiques de gauche ainsi que des Syndicats et divers groupes militants donnent la main à des sympathisants du Hamas, du Hezbollah ou des Frères musulmans, ils trahissent la tradition humaniste, féministe et démocratique dont ils devraient être les porte-étendards, et témoignent d’une complète faillite morale.

Il y a plusieurs années, j’avais été intéressé par une réunion publique organisée, en banlieue parisienne, par la Ligue des Droits de l’Homme. Le thème était : Paix au Proche-Orient, quelles solutions ? Espérant apprendre des choses, j’étais dans le public, au milieu de 500 personnes. A la tribune, entre autres, siégeaient l’animateur de ce débat, Daniel Mermet, le président de l’époque de la LDH, Michel Tubiana, Leila Shahid, représentante de l’autorité palestinienne en France, Bernard Ravenel, représentant des Comités Palestine, et un représentant de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), qui s’exprimait avec un fort accent anglais.

La tribune eut la parole pendant deux heures et demie. Je fus stupéfait de l’unicité de tous les discours. Israël était le méchant agresseur, et les Palestiniens les innocentes victimes. Daniel Mermet en rajoutait, à chaque transition, dans cette vision manichéenne. Il s’excusa, après la dernière intervention, auprès de la salle, et expliqua qu’il restait très peu de temps pour le débat, donc demanda aux éventuels intervenants de faire très bref. Je bondis sur le micro, et demandai cinq minutes.

Agacé, Mermet m’en accorda trois. Un peu ému, je commencai en disant que ce conflit était attisé par deux extrémismes, l’extrême droite religieuse juive, et l’extrême droite religieuse islamiste. J’expliquai que les uns voulaient un grand Israël, débarrassé des Palestiniens, et que les autres voulaient rayer l’Etat d’Israël de la carte du monde. Je fis donc part de ma surprise devant le fait qu’on n’ait pas encore prononcé une seule fois le nom du Hamas. Je dis rapidement ce qu’était réellement le Hamas, et la ligne politique qu’il défendait. A la tribune, cela commençait à se trémousser nerveusement, et Mermet tenta de m’interrompre. Je lui arrachai une minute pour conclure.

J’ajoutai que j’avais apprécié qu’en France, juifs et arabes aient pu travailler ensemble contre le Front national, au sein de SOS Racisme, et que la solution, au Proche-Orient, ne pourrait voir le jour que si chaque camp isolait ses extrémistes religieux et défendait une société laïque. Je terminai en disant que je souhaitais des réunions plus équilibrées, de la part de la LDH, pour une plus grande crédibilité de l’objectif annoncé : la paix. Un grand silence accompagna toute mon intervention et lui succéda quelques longues secondes où on aurait pu entendre voler une mouche.

Visiblement irrité par mes propos, Mermet passa la parole à Tubiana. Celui-ci commença à dire que la montée de l’islamophobie et du racisme en France était grave. Je l’interrompis de la salle en lui disant que je n’avais pas prononcé le mot islamophobie, et que je le priais de répondre à ce que j’avais dit. Alors que Mermet avait annoncé que la réunion devait se terminer dans le quart d’heure qui suivait, les différents intervenants prirent encore la parole une heure pour me répondre, souvent laborieusement, et justifier leur silence sur le Hamas.

Pourquoi commencer ce premier édito de l’année par cette anecdote déjà ancienne ? Parce qu’elle illustre la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne. Pour avoir publié, dans le numéro 69, la charte du Hamas, et l’avoir qualifiée de raciste, de sexiste et de totalitaire, et pour ne pas avoir épousé le discours compassionnel politiquement correct, notre journal (lire l’abondant courrier des lecteurs) a été l’objet de réactions extrêmement vives, et parfois d’injures, de la part de quelques contradicteurs.

Selon certains, nous serions des monstres indifférents devant la souffrance de la population de Gaza, et serions indulgents devant les massacres de l’Etat d’Israël, colonialiste, raciste, fasciste, qui veut exterminer les Palestiniens comme Hitler a voulu en finir avec les Juifs (pour faire court).

Comme ce serait confortable si le monde était aussi simple. On aimerait dire que ce sont les fascistes qui ont tué le plus de communistes. Hélas, les faits sont têtus, Staline a tué plus de communistes qu’Hitler et, par exemple, il est prouvé que 8.000 officiers polonais ont été exécutés, forêt de Katyn, d’une balle dans la tête, non par les nazis, comme l’a longtemps affirmé la version officielle, mais par l’armée rouge, ce qui n’ôte rien à l’horreur du régime nazi.

Comme il serait confortable, aujourd’hui, dans le même esprit, pour de nombreux militants, d’expliquer les malheurs des peuples arabes par la seule faute de l’état hébreu. Certes, des Palestiniens meurent sous les assauts israéliens qui visent, rappelons le, les cibles politico-militaires du Hamas. Toute victime civile, encore plus un enfant, est toujours une victime de trop. Mais peut-on occulter le fait que le Hamas revendique d’utiliser femmes et enfants comme boucliers humains ? A-t-il existé, historiquement, une guerre « propre », même pour des causes justes et progressistes ?

Faut-il rappeler, d’autre part, que les milliers de Palestiniens tués, lors de l’opération « Septembre noir », dans les années 1970, par les Jordaniens, les morts par milliers, chiites ou sunnites, en Irak et ailleurs, suite à des attentats suicides, prônés par ailleurs par le Hamas, la mort de plusieurs centaines de militants de l’autorité palestinienne, lynchés sans procès lors du putch du Hamas à Gaza, ne sont pas le fait de l’Etat sioniste ? Le drame du Darfour n’est pas le fait de l’impérialisme américain et de son allié israélien, mais celui des milices islamistes. Ecrire cela ne retire rien à la criminelle attitude des Etats-Unis contre l’Irak, mais oblige à une vision de l’histoire un peu moins partiale et compassionnelle.

Ajoutons qu’une lecture géo-politique du monde, telle que celle écrite en 2005 par le général Gallois, est également utile pour mieux comprendre le contexte mondial dans lequel se déroule ce conflit.

Bien sûr, les laïques ne peuvent se retrouver dans certaines positions de l’Etat d’Israël, et la pression qu’y exercent certains milieux religieux. Comment un pays démocratique peut-il accepter qu’il faille se marier à l’étranger pour voir un mariage civil reconnu ? Mais, si la laïcité c’est la liberté de conscience, il n’y a pas de comparaison possible entre le système démocratique en place en Israël, et la logique totalitaire du Hamas. Rappelons que pour lui, la seule solution en Palestine est la soumission à Allah, la destruction d’Israël, l’extermination des juifs et l’imposition de la charia, aux femmes notamment. Pour une femme, pour un homosexuel, pour un laïque, pour un progressiste, vaut-il mieux vivre selon les principes appliqués en Israël, ou selon les règles en vigueur aujourd’hui à Gaza ?

La fascination de toute une partie de la gauche pour les modèles totalitaires, hier le stalinisme, aujourd’hui l’islamisme, révoltera toujours ceux qui, comme nous, pensent que le combat social ne peut occulter une vision de la société où, outre la liberté de conscience et les droits démocratiques, l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur avec laquelle on ne peut pas transiger.

Or, au nom d’une vision qui se veut marxiste, entre les peuples colonisés et les peuples colonisateurs, ceux qui hier faisaient preuve d’une complaisance criminelle avec les bureaucrates staliniens, ou bien des trotskistes qui semblent orphelins du mur, reproduisent aujourd’hui cette erreur consternante, certains voyant même dans le Hamas aujourd’hui, dans le Hezbollah hier, les représentants des pauvres et des opprimés, comme le démontre le romancier Thierry Jonquet dans un texte magnifique paru il y a deux ans.

Il est d’ailleurs curieux de constater que cet aveuglement conduit cette frange de la gauche à avoir combattu, parfois avec virulence, la campagne pour une loi contre les signes religieux à l’école. Ce sont également les mêmes qui ferment les yeux, au quotidien, devant l’offensive de l’islam, en France et en Europe, contre la laïcité, la République et le droit des femmes.
Certains pensent que le clivage essentiel, dans une société démocratique, serait le social, et la répartition des richesses. Ils pensent que le fait de se réclamer de la religion des pauvres et des opprimés donne le droit de prendre toutes les libertés avec nos principes républicains. Eh bien non !

Nous ne pouvons avoir un projet de société commun avec des gens qui accompagnent l’offensive des fascistes islamistes, même si ces militants disent des choses justes sur la répartition des richesses et les scandaleuses inégalités sociales.
Nous n’avons pas envie de vivre dans un pays où des enclaves musulmanes sont de plus en plus nombreuses et développent sur notre territoire la propagande du Hamas, et son projet de société fasciste.
Nous n’avons pas envie de voir des mosquées envahir de plus en plus l’espace public, encore moins quand elles sont payées sur fonds publics !
Nous n’avons pas davantage envie d’entendre des religieux juifs réclamer des dispositions particulières pour l’école du samedi, ni les autres Eglises réclamer des accommodements raisonnables avec les principes laïques et la loi de 1905.

Nous constatons que ceux qui, aujourd’hui, accusent Israël de crime de guerre, et manifestent contre cela (sans se soucier de l’aubaine que cela représente pour les esclaves d’Allah), ne sont pas dans la rue quand des attentats suicides causent des milliers de morts, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, en Irak, en Indonésie, et partout dans le monde où la culture de la mort sévit, au nom d’un « autoproclamé » prophète. Tant pis pour les musulmans et les populations arabes, premières victimes de ce fascisme religieux.
Hier, il fallait taire les réalités des régimes staliniens, pour ne pas désespérer Billancourt, et ne pas détourner les masses laborieuses du combat contre l’Etat bourgeois. A une autre époque, au nom du défaitisme révolutionnaire, il ne fallait pas lutter contre l’Allemagne nazie, lorsqu’elle occupait la France, car cela aurait été favoriser son propre impérialisme !

A quand un peu de bon sens, et la reconnaissance que la défense des valeurs laïques, féministes, humanistes, démocratiques ont bien plus d’importance que des visions idéologiques du monde où on finit par défendre des fascistes religieux parce qu’ils représenteraient des opprimés (dont ils n’ont d’ailleurs rien à faire, leur seule perspective étant d’imposer le jihad dans le monde entier).

Décidément, parfois, les étiquettes empêchent de penser.

11 janvier 2009 Posted by | Politis | , | 2 commentaires

Répéter mille fois le même mensonge suffit à le rendre vrai

« Accuser et répéter mille fois le même mensonge suffit à le rendre vrai »    Georges Orwell

Annoner le Coran depuis l’age de 4 ans suffit à formater à jamais l’orientation sous jacente de la plupart; Faire répéter/annoner dés l’age de 4 ans transforme en volonté prétendue « divine » n’importe quelle assertion. Peu sauront remettre en cause leur règles inconscientes.
La haine sera encapsulé dans leur psychologie, et prête à ressortir à la moindre éruption sociale ou individuelle.

La république doit interdire le Coran pour ses appels à la violence, il y a 200 appels au meurtre des non-musulmans dans le Coran. Le plus manifeste est le verset 17 de la sourate 8 : « Tuez-les tous ( les non musulmans ), ce n’est pas vous qui les tuez c’est Allah qui les tue ! « .
Dans la bible, il n’est jamais ordonné de tuer un humain et si les récits bibliques font état de guerres et de carnage, c’est par référence historique et jamais par injonction de faire. Quant aux « mauvaises » traductions du Coran et « l’impossibilité » pour les Occidentaux de le comprendre (traditionnel argument spécieux), j’attends toujours un débat des musulmans sur leur texte. Je connais plusieurs du Coran visés par des autorités musulmanes, j’ai toujours lu la même chose. C’est comme si on voulait nous faire croire que Hitler était un homme de paix parce que « mein Kampf  » ne peut se comprendre qu’en langue allemande !
Commençons donc par interdire le Coran en appliquant la loi française comme nous avons interdit cet autre livre de haine qu’est « mein kampf ».

Le génocide des Juifs, tziganes, … était planifié et prévu dans « mein kampf », personne n’a daigné y croire…
Le génocide des « mécréants » est planifié dans le coran, et les esprits munichois de nos gouvernants laissent faire…

Demandons l’interdiction de ce livre de haine et l’exclusion de tout contact tout pays incluant dans sa constitution les appels au meurtre de cette idéologie

21 décembre 2008 Posted by | Religion | , , , | 2 commentaires

La guerre des représentations

La guerre des représentations est une guerre non militaire, mentale, représentative, visant à gagner la paix, inhiber l’ennemi, discréditer l’adversaire pour mieux remporter le combat. Elle se livre dans nos têtes et surtout dans nos cœurs, elle se livre aujourd’hui et un apex est proche.

Ses instruments et ses pratiques s’attaquent :

– aux valeurs fondamentales, au cœur du système de légitimité de l’Ennemi, de l’Adversaire ou du concurrent économique majeur, donc au moral des troupes adverses.

– au noyau dur immunitaire de l’autre, dans le but de lui faire « perdre le nord » et brouiller, voire renverser ses repères. Comment ? En détruisant les capacités de défense de l’Adversaire, en retournant contre lui ses Valeurs et sa Mémoire, en imposant des « cartes mentales » (langage, cartes, images) diabolisantes, culpabilisatrices, délégitimantes. Bref, en inoculant un virus neuro-linguistique, psychologique, idéologique ou affectif.

Les Images/photos sont vendues chaque jour dans les bourses d’images par les agences en fonction de « thèmes dominants ». L’acheteur lui donne la signification qui correspond le plus à la « demande » et à l’impératif « sensationnel » en vogue. Le photographe initial est « innocent » et déresponsabilisé (il ne signe pas les photos vendues). Mais le territoire livré par lui (photo « réelle originelle), ne sera commercialisé et adopté que s’il correspond à la carte mentale et au stéréotype persistant. A l’épidémie sémantique ayant « virussé » Matrix et les producteurs de Bien-Pensance puis surtout leurs relais inconscients et souvent involontaires, comme les victimes de la Pub : les journalistes, nous, vous, moi, etc.

D’après Bruno Lussato, la Désinformation est l’altération volontaire du processus de communication entre l’information originale et sa réception déformée, par la représentation, la projection qui en est faite dans notre psychisme. D’après Vladimir Volkoff, la Désinformation est plus cadrée : elle est une « Manipulation de l’Opinion Publique (sinon Intox) ; Par des Moyens détournés (sinon propagande), à des Fins Politiques externes ou internes (sinon pub).

L’information originale (évènement, objet, création mentale, œuvre d’art ou technique) c’est le territoire. La désinformation fausse le processus de communication – représentation. Elle rend la carte (représentation) distincte du territoire (réel). Lussato rejoint en partie Volkoff lorsqu’il explique que « La distorsion du message obéit à une logique, un but défini. Il n’y a donc pas de désinformation lors de pertes accidentelles ». Puis dans le constat selon lequel « Nous sommes les premiers désinformateurs-désinformés ». Le processus plus ou moins conscient d’altération des messages a été étudié par Festinger. (Théorie de la Dissonance cognitive). Ici, « la distorsion a pour but de réduire la dissonance entre des faits, des informations et un modèle implanté dans l’inconscient, qui peut être individuel, lié à des désirs et peurs, mais il obéit souvent à des schémas collectifs, des croyances, des « nœuds sémantiques » qui déforment notre perception, comme un aimant, un spectre magnétique. »

En conclusion, on peut dire et répéter que, de même qu’il n’y pas de culpabilisation sans culpabilisé, de dominants sans dominés, … il n’y a pas de Manipulateurs ou de Manipulation sans Manipulés plus ou moins volontaires ou passifs ou en tout cas ayant pris goût et habitude au confort de la consommation informationnelle. Mais surtout, nos cartes mentales intériorisées et ancrées, nos représentations persistantes, les nœuds sémantiques qui régissent nos systèmes de représentations, sont les Premiers désinformateurs, le rouage essentiel sans lesquels les Manipulateurs ne pourraient pas agir. En fait, leur pouvoir est essentiellement dû à notre inclinaison à PERSISTER dans l’erreur dès lors que notre représentation apparait contredite par un démenti de réalité.

La guerre des représentations

18 décembre 2008 Posted by | Non classé | , , | Laisser un commentaire

Toutes les religions ne sont pas égales

Il existe des gradations au mal qui est fait au nom de Dieu, et ces gradations doivent être honnêtement observées.
Il existe un lien direct entre la doctrine de l’islam et la violence des musulmans : cette violence est inscrite dans ses textes (voir nombre de répétitions de mots tels tuer, massacrer…)

Les libéraux se méfient du fondamentalisme religieux en général, ils s’imaginent toujours que toutes les religions enseignent fondamentalement la même chose et l’enseignent aussi bien. Il s’agit là d’un des nombreux délires issus de la bienpensance politique. Plutôt que de continuer à gaspiller un temps précieux, de l’énergie et de la bonne volonté à nier le rôle que joue présentement l’islam dans la perpétuation de la violence musulmane, nous devons presser les communautés musulmanes d’Orient et d’Occident de réformer l’idéologie de leur religion.

Ce ne sera pas facile, car le Coran et les hadith offrent bien peu de fondements pour un islam des Lumières. La vérité que nous devons finalement affronter est que l’islam contient des notions de djihad et de martyre qui expliquent pleinement le caractère de la violence musulmane. À moins que les musulmans du monde ne trouvent un moyen d’expurger la métaphysique qui est en passe de transformer leur religion en un culte de la mort, nous serons ultimement confrontés au même comportement destructeur dans la plus grande partie du monde.

Quiconque s’imagine que les préoccupations terrestres expliquent le terrorisme musulman doit répondre à des questions du type suivant : Où sont les bouddhistes tibétains kamikazes ? Les Tibétains ont subi une occupation bien plus brutale, et beaucoup plus cynique, que tout ce que la Grande-Bretagne, les États-Unis ou Israël ont jamais imposé au monde musulman. Où sont les foules de Tibétains prêts à perpétrer des atrocités suicidaires contre des Chinois non-combattants ? Ils n’existent pas. Quelle est la différence qui fait la différence ?

La différence réside dans les principes de l’islam. Cela ne veut pas dire que le bouddhisme ou d’autres religions ne puisse pas inspirer une violence suicidaire. Trop d’exemples l’ont démontré : cependant ces faits restaient cantonnés à la marge, et n’étaient nullement pronés ou encouragés par les textes fondateurs.

Si vous doutez que la comparaison soit valable, demandez-vous où sont les chrétiens palestiniens kamikazes. Les chrétiens palestiniens souffrent également l’indignité de l’occupation israélienne. Cela est presque une expérience scientifique : prenez le même peuple, parlant la même langue, mettez-les dans les mêmes circonstances horribles, mais donnez-leur des croyances religieuses différentes – et observez ce qui se passe. Ils se comportent différemment.

Alors que les autres grandes religions du monde ont été des sources fertiles d’intolérance, il est clair que la doctrine de l’islam pose des problèmes uniques pour l’émergence d’une conscience mondiale. Le monde, du point de vue de l’islam, est divisé en la « Maison de l’islam » et la « Maison de la guerre », et cette dernière désignation devrait indiquer comment les musulmans croient que leurs différends avec ceux qui ne partagent pas leur foi seront ultimement résolus. Alors qu’il y a sans aucun doute certains musulmans modérés qui ont décidé d’ignorer le militantisme de leur religion, l’islam est incontestablement une religion de conquête, où les notions de butin, de domination sont omniprésentes.

Le seul avenir que les musulmans fervents peuvent envisager – comme musulmans – est celui dans lequel tous les infidèles ont été convertis à l’islam, politiquement subjugués, ou tués. Les principes de l’islam n’admettent rien d’autre qu’un partage de pouvoir temporaire avec les « ennemis d’Allah ». Les musulmans dévots n’ont aucun doute sur la réalité du paradis ou quant à l’efficacité du martyre comme moyen de l’atteindre. Ils ne doutent pas non plus de la sagesse et de la justesse de tuer les gens pour des griefs théologiques.

Dans l’islam, ce sont les modérés qui doivent couper les cheveux en quatre, parce que l’orientation fondamentale de la doctrine est indéniable : convertir, subjuguer, ou tuer les infidèles, tuer les apostats, et conquérir le monde.

17 décembre 2008 Posted by | Religion | , , | Un commentaire