Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Le Cantique des oiseaux, une poétique de l’interprétation

Le dit des oiseaux, avec tous ses narrations, recensions, résurgences m’est d’un intérêt particulier depuis plus de quarante ans, tant par ses ramifications artistiques, symboliques et gnostiques, que par les coïncidences familiales de l’approche musicale ici évoquée…

merci à Thierry GUINHUT d’avoir écrit un très bel article de synthèse sur :
Farid od-dîn ‘Attar : Le Cantique des oiseaux


Olivier MESSIAEN offrit aux oiseaux d’être leur secrétaire, leur voix, leur toucher et leur orchestre. Dans le Catalogue d’oiseaux pour piano, ou son opéra Saint François d’Assise, il sut les chanter avec autant d’humilité, que d’enthousiasme. Probablement eût-il été enchanté par cet immense et délicieux poème, ici exhumé de l’oubli et magnifié : Le Cantique des oiseaux. L’original persan, Mantiq al-Tair, avait été traduit en prose en 1863 par « Le langage des oiseaux » ; il méritait pourtant une nouvelle traduction, inspirée par le souffle des anges de Rilke et digne de ses 4600 vers, chef-d’œuvre de la poésie et de la mystique soufie.

Imaginez que l’assemblée des oiseaux se réunisse en délibération, afin de partir à la recherche du mythique oiseau-roi, autrement dit le Simurgh, et se choisisse pour chef cette huppe, qui, selon le Coran, servit de messagère entre le roi Salomon et de la reine de Saba. Sans cesse, la huppe se doit de stimuler les ardeurs de ses congénères, qui désirent se soustraire au difficile voyage, en alléguant maintes « excuses », qu’il s’agisse de celles du bouvreuil ou du hibou. C’est avec le secours de maints contes, doués de dimension morale, qu’elle parvient à les amener à visiter sept vallées successives : la connaissance, l’indépendance, l’union, l’étonnement et l’anéantissement intérieur. Au bout de leur quête, ils parviennent à se joindre au Simurgh, allégorie transparente de leur propre essence, profondément celée en eux-mêmes… Il s’agit bien sûr d’une figuration du chemin semé d’obstacles en direction de Dieu, ou du souverain Bien, au sens platonicien. L’abondance des récits et des péripéties, les images colorées de la poésie préservent du moindre instant d’ennui cette vaste épopée de la mystique soufie, mais également néoplatonicienne.

 C’est ainsi qu’en ce poème apparaissent tant de personnages, derviches et princes, mendiants et souverains, amoureux et religieux… Parmi lesquels l’archange Gabriel lui-même, « le Très-Haut », mais aussi un « marchand de miel » qui s’insurge : « Donne-t-on rien pour rien ? » ; alors que le « Soufi » entend une « voix céleste » qui lui donne tout : « La Grâce est un soleil brillant de toutes parts / et qui bénéficie au moindre des atomes ». La sagesse, mais aussi la folie des désirs et des innombrables fous, les délires d’amour, le passage par les sept « vallées », jusqu’à celle « du dénuement et de l’anéantissement », s’unissent en construisant une pensée philosophique (au point de convoquer « Le tombeau de Socrate »), au sein d’une haute vision cosmique où jouir de l’éblouissement de la connaissance.cantique_verso

Le poète « parfumeur » du Cantique des oiseaux ayant « chanté dans la gamme des amants », conclue :
« Ô lecteur, si tu es un homme de la Voie / Ne vois pas dans mon œuvre des rimes et des sophismes » (…)
« Fécondant le papier de la plume des mots / De l’océan du vrai, je fais jaillir les perles » (…)
« Et pour toutes les roses prises au jardin de l’âme Que j’ai semées pour vous dans mes récits en vers
Souvenez-vous de moi en bien, ô mes amis ! »

Avec la nécessaire conviction, acquise à la lecture des textes du Coran, de la Sunna et de la biographie d’un Mahomet tyrannique et sanguinaire par Maxime Rodinson, qu’il y a des religions plus intolérantes que d’autres, plus meurtrières que d’autres, et dont il faut se garder. Avec la liberté inaliénable de jouir de la beauté du Cantique des oiseaux.


 

 

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25 janvier 2016 Posted by | Pépiements, Référence, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

Manipulation et « turnspeech »

Le linguiste d’extrême gauche, antisioniste, antiaméricain nord-américain et activiste politique Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média.

Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
Particulièrement intéressant pour décrypter notre actualité française, et l’on retrouvera aussi les techniques de « turnspeech » utilisées pour invertir/inverser le discours de l’adversaire

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

influence-manipulation

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


remerciements duranddurand et @dreuz

29 décembre 2015 Posted by | Référence, Valeurs | , , | Laisser un commentaire

Apologie de la liberté

extrait « du bonheur d’ être réac : apologie de la liberté », Denis Tillinac


le rèveurLe sens de l’honneur : Placer la barre de ses aspirations à une certaine altitude et n’en jamais rabattre.
Le sens de l’intériorité : l’entourer d’arbres pour le protéger des pollutions du temps
Le sens de l’héritage : évaluer avec gratitude ce que l’on doit avec ses ascendants (parentèle, patrie, terreau spirituel, langue, traditions, paysages, grimoires… Se percevoir comme un maillon et non un en-soi muré dans son autosuffisance.
Le sens de l’humour : la meilleure armure contre les dogmatismes
Le sens de la désinvolture : vivre sa vie au débotté, la prendre comme un jeu
Le sens de l’élévation : c’est en convoitant un Graal que l’humain épure son cœur et fertilise son âme
Le sens de l’harmonie : composer des symphonies avec nos goûts et nos couleurs
Le sens de la religiosité : que chaque acte soit une célébration, chaque regard une contemplation, chaque passion une oraison.
Le sens de la distinction : il faut plusieurs générations pour produire un « honnête homme », choisir ce qui  nourrit l’esprit, éliminer ce qui l’engraisse ou l’encrasse; miser sur l’approfondissement plus que sur la vulgarisation
Le sens de la lenteur : c’est sans hâte qu’une pensée vient à maturité, prendre son temps est le seul biais pour ne pas le dilapider
Le sens de l’ambiguïté : prendre les êtres pour ce qu’ils sont, avec le flotté, la fluidité, l’impureté, la fragilité de leurs sentiments.Prendre les idées pour ce qu’elles sont, des feuilles bientôt mortes qu’emporteront des vents aléatoires; ne jamais se prostituer pour un manichéisme, ni se nécroser l’esprit sur une position fixée
Le sens du regret : on n’est pas obligé de croire pour s’apercevoir que le Mal a enténébré notre monde et sali notre existence…
Le sens des hiérarchies : les affects, les pensées, les aspirations n’accèdent à la cohérence d’une architecture intérieure à condition de n’être pas mis sur un pied d’égalité
Le sens du tragique : prendre la vie à la légère, relativiser ses blessures, mais sans nier sa dimension tragique… la noblesse humaine tient dans son acceptation.
Le sens de la féminité : vaut pour les deux sexes; l’exaltation d’une féminité polymorphe a fondu-enchainé les ressorts de notre imaginaire… tout en découle

30 août 2014 Posted by | Pépiements, Référence | Laisser un commentaire

La foi bahá’íe : une spiritualité universelle

La foi bahá’íe est une religion mondiale et indépendante. Son histoire débute en Perse en 1844. Son fondateur est Bahá’u’lláh, un noble persan qui a proclamé être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité des peuples de la terre.

La Terre n’est qu’un seul
pays et tous les hommes
en sont les citoyens
– Bahá’u’lláh

Au cœur de son message se trouve la conviction que l’humanité forme une seule et même famille et que le moment est venu pour elle de s’unir en une société mondiale.
Ceci implique une transformation des individus et des relations qui structurent la société.
Dans les aspects spirituels et matériels de leurs vies, les bahá’ís s’efforcent de mettre en pratique les enseignements de Bahá’u’lláh, notamment que :
l’âme rationnelle n’a ni sexe, ni race, ni ethnie, ni classe, ce qui rend inadmissible toute forme de préjugés
Dieu est un, au-delà des diversités culturelles et des interprétations humaines et toutes les religions du monde sont les expressions successives d’une seule et même foi
la religion et la science sont deux systèmes complémentaires de connaissance et de progrès pour la civilisation


« La foi bahá’íe reconnaît l’unité de Dieu et de ses prophètes, soutient le principe de la recherche sans entraves de la vérité, condamne toutes formes de préjugé et de superstition, enseigne que le but de la religion est de promouvoir l’amitié et la concorde, proclame qu’elle doit aller de pair avec la science, et affirme qu’elle est le principal facteur de pacification, d’ordre et de progrès de la société. Elle affirme sans équivoque le principe de l’égalité des droits, des opportunités et des privilèges pour les hommes et pour les femmes, recommande l’éducation obligatoire, élimine les extrêmes de richesse et de pauvreté, élève au rang d’adoration le travail accompli dans un esprit de service, recommande le choix d’une langue auxiliaire internationale, et propose les institutions nécessaires pour établir et perpétuer une paix durable et universelle. »

Parmi les Écrits mystiques les plus connus de Bahá’u’lláh figure un petit ouvrage intitulé “Les sept Vallées”. Écrit dans un style poétique, il décrit les étapes du voyage de l’âme à la rencontre de son Créateur.


 

Le rôle de la femme
Le développement de l’humanité dépend en effet du développement harmonieux de ses deux composantes masculine et féminine, qui sont complémentaires.
La femme est notamment destinée à jouer un rôle particulier dans l’établissement de la paix mondiale.
‘Abdu’l-Bahá explique que si, par le passé, « le monde a été gouverné par la force, et l’homme a dominé la femme par le caractère plus violent et plus agressif de son corps et de son esprit », cette tendance va s’inverser, et « les temps nouveaux seront moins masculins et plus imprégnés d’idéaux féminins ».
Il dit également que « la force perd de son importance alors que la vivacité d’esprit, l’intuition et les qualités spirituelles d’amour et de dévouement, essentiellement féminines, prennent l’ascendant. »
Une fois qu’elle bénéficieront des mêmes privilèges que les hommes, les femmes, qui sont par nature opposées à la guerre, refuseront de sacrifier leurs enfants dans un quelconque conflit.
C’est par l’éducation, et non par la rivalité ou la lutte avec l’homme, que la femme parviendra à jouer un rôle aussi essentiel. Selon les enseignements bahá’ís, la femme est en effet prioritaire en la matière. Si les moyens dont dispose une famille ne lui permettent pas de faire bénéficier de la même éducation garçon et fille, c’est la fille qui doit être privilégiée. Elle pourra ainsi à son tour remplir totalement son rôle de première éducatrice de ses propres enfants, mais aussi montrer la pleine mesure de ses capacités intellectuelles, égales à celles de l’homme.


 

Préservation de l’environnement et de la nature

Du fait de son rang, l’homme a une responsabilité particulière envers la nature, qui est le reflet du divin. Certes, l’être humain occupe une position plus élevée que la nature, dont il a la capacité de découvrir les secrets, ce qui lui permet de maîtriser son environnement, mais cette capacité lui impose d’utiliser les pouvoirs dont il a été dotés à des fins positives.
L’exercice approprié de cette responsabilité est la clé qui détermine si son génie inventif produit des résultats bénéfiques ou crée des ravages dans le monde matériel .
Au XIXe siècle déjà, Bahá’u’lláh mettait les hommes en garde contre leur attitude à l’égard de notre planète : « … vous foulez ma terre avec complaisance et satisfaits de vous-mêmes, insouciants de ce qu’elle est lasse de vous et de ce que tout ce qu’elle renferme se dérobe à vous … »
‘Abdu’l-Bahá décrit la nature comme un « trésor illimité ». La nature est utilisée par l’homme qui, en cultivant la terre, en domestiquant l’animal, aide à son développement. L’importance de l’agriculture, et celle de la science, sont soulignées. Mais l’action de l’homme doit respecter une limite, qui est celle de la modération :
« En toute chose, la modération est nécessaire. Si une chose est faite avec excès, elle est source de mal… » Bahá’u’lláh

4 avril 2014 Posted by | Pépiements, Référence, Religion, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

O toi, qui cherches la Vérité

« Chaque homme est son propre chemin, sa propre lumière, sa propre Vérité. »
Fr. Wittemans

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O toi, qui cherches la Vérité, arme-toi d’une patience inépuisable. Tu auras à parcourir une longue route qu’à ton insu, tu as déjà entamé à d’innombrables reprises.
Tu auras à frapper à bien des portes, où habitent des gens que tu supposeras, souvent à tort, en savoir plus que toi.
Tu auras à présenter ta lanterne, au milieu de la nuit sombre chez de multiples penseurs, sages et philosophes qui, presque tous, auront des vues différentes sur la vie et le monde, sur les hommes et les choses.Tu t’adresseras peut-être de préférence aux grands instructeurs, fondateurs de religions et prophètes, tu constateras qu’eux aussi, bien qu’ils prétendent avoir reçu la Vérité par révélation, et parler presque tous au nom de la Divinité, sont différents dans leurs systèmes et leurs enseignements.
Tu constateras avec douleur et découragement que sur des points d’une importance capitale leurs paroles sont en opposition flagrante. Les uns te diront que les hommes sont régis par un Père miséricordieux, plein d’amour pour les plus petits ; d’autres, que seules des forces impersonnelles, inaccessibles et abstraites tissent la trame de nos existences ; d’autres encore te parleront d’un Dieu irascible et vengeur ; d’autres enfin, te représenteront un Dieu exclusif, frappant ceux qui ne l’adorent pas.
Avec une amertume profonde tu te demanderas, pourquoi les paroles attribuées aux Messies et devant servir de direction pour I’humanité, n’ont pas été protégées par eux contre la déformation que, souvent, leurs disciples ont faite dans la suite, de façon à en former des dogmes peu compatibles avec l’amour divin ou la raison humaine.

Tu constateras aussi avec stupéfaction le manque d’explications dans la plupart des religions, concernant le comment et le pourquoi des choses essentielles pour la compréhension de la vie.
Tu constateras qu’elles ne veulent que t’abreuver de normes inconscientes et de jugement de valeurs partiales.

Tu désespéreras de ne voir jamais sortir la Vérité de son puits, Beauté invisible pour les humains. C’est surtout sur la question du bien et du mal que tu resteras en méditation ; elle sera insoluble pour toi si tu te places uniquement sur le terrain de la croyance en une puissance supérieure à laquelle tu attribues des qualités humaines.
Tu seras glacé d’effroi quant à la cruauté que les humains manifestent à l’égard de leurs semblables et tu douteras du progrès humain. Tu te demanderas si tant d’injustices collectives et de crimes personnels peuvent s’accomplir impunément. Un doute surgira aussi dans ton esprit quant à l’existence d’un plan divin. Tu constateras des régressions terribles de la civilisation, ainsi que l’instauration de systèmes de violence et de tyrannie faisant fi de tout principe d’humanité, au moment où tu t’attendais à voir le genre humain faire un pas décisif en avant.

Tu trouveras tes frères en humanité divisés d’une manière désastreuse précisément au nom de la Vérité, s’excommuniant les uns les autres au nom de leurs orthodoxies religieuses, sociales et politiques, prétendant tous posséder la seule vérité et l’imposer aux autres.
Les hommes te paraîtront des êtres ignorants, ne connaissant rien de leur haute origine qui est cependant révélée par leur composition mystérieuse et merveilleuse, laquelle seule devrait leur ouvrir les yeux.
Tu les considèreras comme de grands enfants, mais de terrifiants enfants, plus enclins au mal qu’au bien, se moquant dans leur ignorance de ceux qui prétendent en savoir plus qu’eux concernant la réalité du Royaume de l’Esprit, la Majesté de Dieu, présente en nous, et de la Justice divine.

Le zal Simorgh, conte du shah-name

Le zal Simorgh, conte du shah-name

Combien peu servent les leçons du passé pour les générations suivantes !
L’humanité doit sans cesse apprendre les mêmes leçons, passer par les mêmes épreuves, quelque terribles qu’elles soient ! Combien de hautes civilisations n’ont pas été renversées par le fanatisme, la haine et l’ignorance des masses nouvelles ?
Combien les hommes sont aveugles quant à leurs propres défauts les plus graves, ne voyant pas que les maux sous lesquels ils sont courbés, ont été provoqués par eux-mêmes tandis qu’ils en maudissent les autres.
Que l’égoïsme des enfants de l’Homme est considérable, alors que la solidarité et l’interdépendance humaines devraient sauter aux yeux des moins instruits.
« Sed non desperandum est !  »
Bien que tes doutes subsistent en tant de questions, bien que tu constates que les révélations données par les mondes supérieurs sont souvent contradictoires, et bien que tu te demanderas peut-être si tout n’est pas un destin aveugle et si nous avons un véritable libre-arbitre, continue à diriger ton regard vers le Suprême. Le désespoir et le découragement, le doute et le pessimisme conduisent fatalement à la perdition et à la destruction. Tant de signes se présenteront pour toi, qui te donneront la confirmation de ta liberté intérieure.

Si tu ne t’arrêtes pas à mi-chemin, la voix de l’intuition te donnera la lumière, précisément sur la plupart des points qui te semblent actuellement insolubles.

24 avril 2012 Posted by | Pépiements, Référence, Spiritualités | | Laisser un commentaire

Libérons-nous du vieillard à la barbe blanche

La peur, pour nous obliger à obéir, pour enseigner et former, ne fonctionne plus aujourd’hui, tant pour les parents/éducateurs que pour les dirigeants politiques. Elle fait naître un complexe de soumission et un sentiment de frustration qui feront d’eux des adultes enclins à se laisser dominer par les fausses croyances et, par conséquent, à tomber dans le piège de la superstition.

La puissance d’un grand nombre de religions s’est maintenue et se maintient toujours par l’utilisation de dogmes fondés sur la peur du péché et la crainte de la damnation : autrement dit, elles entretiennent volontairement leurs fidèles dans l’ignorance des lois mystiques impliquées et profitent de leur soumission morale pour cultiver en eux un sentiment permanent de culpabilité. Elle les rend ainsi « malades mentaux » ou à tout le moins « malades éthiques ».

Il s’agit là d’une grave erreur car l’homme ne peut évoluer qu’en appliquant son libre-arbitre et en apprenant à penser par lui-même. (ce qui peut le conduire à intégrer volontairement des éléments critiques et des éléments mystiques, et à porter cette conception « de lisière » au niveau supérieur de spiritualité-hors religions).

Plutôt que d’exiger la soumission aveugle à tel ou tel commandement, il serait préférable d’expliquer en quoi certains comportements sont préjudiciables à l’individu en général, ou à la société. en aidant l’enfant à faire le lien entre tel comportement et les conséquences qui en découlent, il choisira délibérément de faire du bien sans être guidé par la peur de faire le mal qui entraînerait une punition.

Je ne suis pas en train de critiquer les religions qui véhiculent des valeurs éthiques et fondamentales, mais je condamne toutes les pratiques qui utilisent ces valeurs pour dominer les êtres humains par l’enseignement de croyances, sinon superstitieuses, du moins dogmatiques par le maintien de la peur de dieu ou d’une force cosmique qui le rend impuissant et le freine dans sa créativité.

Comprenez que l’enfant est très perméable aux formes-pensées parce qu’il est une terre vierge que l’on ensemence de clichés qui sont en fait des formes-pensées exprimées verbalement : en premier lieu, il les reçoit de sa mère, lorsqu’il est dans son sein, ensuite de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses proches et enfin de ceux qui l’entourent.
L’enfant intériorise imperceptiblement ces formes pensées ; de son libre-arbitre, il sélectionnera ce qu’il veut bien cultiver et, de la source, il remplira son arrosoir de l’eau divine, de l’eau de sagesse et fera pousser celles de son choix.

Il évoluera et grandira heureux dans son propre jardin, habité par des formes-pensées qui l’influenceront toute sa vie : toutes ces formes pensées lui seront bénéfiques, chacune sur une période plus ou moins longue.
Il peut même, à un moment donné, décider qu’il n’en a plus besoin pour son cheminement, son évolution. alors, même si c’est douloureux, il pourra les éliminer afin de permettre la croissance de nouvelles formes-pensées en accord et en harmonie avec son état d’être.

Il est dommageable et même néfaste pour le développement de l’enfant de le forcer à couper prématurément ces formes pensées, car il doit apprendre à discerner. Le temps de la moisson vient quand les épis sont mûrs, pas avant : quand le fruit est mûr, il tombe par lui-même.

L’enfant, par le dialogue, a besoin d’être guidé dans le respect et l’acceptation de certaines croyances. vous pouvez l’aider en lui expliquant comment vous avez évolué, comment vous avez appris de vos erreurs et comment, par elles, vous vous êtes transformés en laissant croître certaines formes pensées et en en coupant d’autres qui n’allaient pas dans le sens de votre propre cheminement, de votre propre évolution.

Il est important que nous respections l’enfant même s’il veut évoluer différemment de nous.
Les parents et les enseignants d’aujourd’hui doivent être des accompagnateurs en faisant tomber toutes les notions de pouvoir et d’autorité maternaliste et paternaliste s’exprimant sur le mode de la domination. Il est à conseiller plutôt une autorité bienveillante, attentive et compréhensive, qui les introduira à une force et une discipline intérieure dont eux-mêmes seront les vivants exemples. Cependant il sera nécessaire, pour certains enfants, d’établir des règles intangibles, et de les respecter/applique strictement : la seule vrai éducation est l’exemple, où l’enfant apprend, se forme et se  transforme par résonance d’avec son modèle premier, puis ses modèles successifs qu’il se choisit ensuite lui-même.

Dans l’échange avec les parents, les éducateurs et les gardiens, l’enfant doit être considéré comme une personne à part entière. cet échange doit se faire à la lumière du respect, de l’écoute vraie et sincère, du discernement, de la cohérence et de la rigueur que l’enfant saura apprécier. Les enfants sont de vrais guerriers de la lumière et savent à leur façon, sans compromis, trancher le faux.
Le problème que présentent certains parents est qu’ils transfèrent sur leurs enfants la réalisation de leurs rêves déçus : ils voudraient que leurs enfants soient à leur image!!!
or l’avenir ne doit pas reprendre les voies du passé!!!

Besoins des enfants:

  • besoin de congruence.
  • besoin de vérité.
  • besoin d’intégrité.
  • besoin de liberté intérieure et personnelle.
  • besoin de lien intérieur.
  • besoin d’amour.
  • besoin de beauté et de pureté.
  • besoin de servir.

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extrait  Le Prophète de Khalil GIBRAN

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

4 janvier 2012 Posted by | Pépiements, Référence | | Laisser un commentaire

La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite

Olivier CLERC, écrivain et philosophe, vous soumet un petit conte d’une grande richesse d’enseignement.
Il s’agit du principe de la grenouille chauffée : La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite ….
Conte qui nous touche car nous sommes, comme cette grenouille, cuits.

Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.

Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.

C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne – ou presque – ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon – au ralenti – que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.

De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes  » hyper-technologique  » mais surtout des plus lugubres.

Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.

Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.

Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.

Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.
Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.

Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse – entre autres symptomes – par lesquels elle se traduit.

Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.

Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements – positifs, cette fois – mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.

Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?

En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.

L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc.
Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés – bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles – comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.

14 décembre 2011 Posted by | Pépiements, Référence, Valeurs | | Un commentaire

Guerrier de lumière

extrait de « Manuel du Guerrier de Lumière » de Paulo Coelho

Eveillons nous à d’autres consciences, …

Sortons de notre enfermement, subi de vie en vie, …
De cet enfermement qui s’appelle éducation, religion, syndicats, organisations, de toutes nos conceptions de vie qui très bientôt n’auront plus cours sur ce monde.
Non pas couper court, d’un seul coup, avec ce que vous êtes, ce en quoi vous croyez, avec vos statuts sociaux, votre civilisation, vos dogmes, vos religions,…, (vos tabous mentaux, issus soit de votre inconscient personnel, familial, collectif ou de civilisation)
Simplement se préparer avec beaucoup de vivacité, de courage et de force, de patience
à vivre différemment, à penser différemment, à appréhender le monde avec une autre conscience….

Dorénavant, et pour quelques siècles, l’univers va assister les guerriers de lumière et boycotter ceux qui ont des idées préconçues : l’énergie de la terre a besoin d’être renouvelée.
L’important demeurera ; l’inutile disparaîtra…

Le Guerrier écoute le vent et parle aux étoiles, et sait que son intuition est l’alphabet de Dieu
Le Guerrier sait qu’il est libre de choisir ce qu’il désire; ses décisions sont prises avec courage, désintéressement, et parfois, avec une certaine dose de folie.
Ils sont guerriers, parce qu’ils se trompent, parce qu’ils s’interrogent, parce qu’ils cherchent une raison, …et parce qu’ils vont trouver…
Le Guerrier semble fou, mais ce n’est qu’un masque ; il ne perd pas son temps à écouter les provocations, il a un destin à accomplir..
Un Guerrier fait toujours des gestes hors du commun : il peut danser dans la rue, ou regarder un inconnu dans les yeux, ou défendre une idée qui peut paraître ridicule…
Le Guerrier pardonne, car il est passé par là, lui aussi, mais il ne peut baisser la tête, car il perdrait de vue l’horizon de ses rêves.
Un Guerrier ne passe pas ses jours à tenter de jouer le rôle que les autres ont choisi pour lui.
Le Guerrier de lumière ne risque son cœur que pour quelque chose qui en vaut la peine.
Il est celui qui est capable de comprendre le miracle de la vie, de lutter jusqu’au bout pour ce qu’il croît, et alors d’entendre les cloches que la mer fait retentir dans ses profondeurs.
Tout le monde en est capable, et personne ne se juge un guerrier de lumière , bien que tout le monde puisse l’être.
Le Guerrier prête attention au regard d’un enfant, parce que les enfants savent voir le monde sans amertume.
Tout ce que tu fais au plus petit être de la terre, même à une fourmi, tu te le fais à toi-même

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.  » Rabindranàth Tagore  »

20 septembre 2011 Posted by | Pépiements, Référence | | Laisser un commentaire

Eléments essentiels du système conceptuel connu sous le nom d’islam

1. Une version standardisée de l’ensemble d’idées est écrite. C’est un élément de base de plusieurs religions, et ce n’est pas une invention islamique, mais c’est un facteur important dans le succès de l’islam.
Un corpus d’idées transmis uniquement par voie orale peut changer avec le temps, alors que s’il est écrit il sera identique dans mille ans à ce qu’il est aujourd’hui, et les techniques modernes d’impression permettent de le reproduire par millions, ce qui constitue un avantage énorme pour répandre des copies identiques de l’ensemble d’idées.

2. Le Coran contient des instructions pour sa propre dissémination. Il dit aux croyants qu’ils doivent répandre l’islam. C’est leur devoir sacré de porter les commandements de Mahomet et la loi de l’islam dans tous les coins du monde.

3. L’ensemble d’idées contient des instructions pour sa propre préservation, sa protection et la fidélité de sa réplication. Le Coran, le plus important des livres saints de l’islam, affirme d’emblée à ses adeptes qu’ils ne pourront jamais changer, ou modifier, ou « moderniser » aucun des enseignements de l’ensemble d’idées. Il est parfait tel qu’il est. Essayer de le modifier est un péché mortel. Cette idée assure la préservation de tout l’ensemble d’idées.

Ces trois premières idées sont relativement classiques dans plusieurs religions qui ont réussi. Mais nous en arrivons aux choses intéressantes…

4. L’islam ordonne à ses adeptes de créer un gouvernement qui lui soit favorable. C’est sans doute l’une des idées les plus ingénieuses de l’ensemble. L’islam est la seule religion qui y ait recours. D’autres groupes religieux ont eu des aspirations politiques, mais aucun autre grand groupe religieux n’ordonne à ses adeptes – comme un devoir religieux – de créer un gouvernement qui se conforme à sa propre loi.

L’islam possède un système juridique, une loi, appelé la charia, et tous les musulmans sont obligés – en permanence, et où qu’ils se trouvent – de tenter d’amener leur gouvernement à s’y conformer. Du fait de certaines des autres idées ajoutées à l’islam, vous verrez que cette addition politique à l’ensemble d’idées a des conséquences notables. C’est sans doute la plus brillante des innovations de l’islam, mais c’est aussi la plus terrifiante pour les non-musulmans.

5. Autorisation de répandre la religion par la guerre. C’est une autre innovation brillante. Certaines religions se sont effectivement répandues par la force, mais il n’existait pas grand chose dans leur doctrine pour justifier des actions de ce type.

Ce n’est pas le cas de l’islam. L’expansion par la conquête est tout à fait admise et encouragée par cet ensemble d’idées. Les enseignements islamiques présentent les choses de la manière suivante : les pauvres non-musulmans qui ne vivent pas dans un état islamique doivent être sauvés du péché qui consiste à obéir à des lois autres que celle d’Allah. Si ces gens ne changent pas volontairement leurs lois pour adopter la charia, c’est le devoir des guerriers de l’islam d’insister. Le monde ne peut pas être en paix tant que tous les gouvernements de la Terre n’obéiront pas aux lois d’Allah.
L’expérience personnelle de Mahomet donne l’exemple – et le Coran dit que tout musulman doit suivre cet exemple. Au début, Mahomet a tenté de répandre l’islam par des moyens pacifiques. Au bout de treize ans, il avait rassemblé 150 convertis.
Il a alors changé de tactique et commencé à recourir à la guerre, aux massacres, aux exécutions et aux assassinats, et en une dizaine d’années il avait converti des dizaines de milliers de personnes. Après sa mort, ses successeurs ont utilisé la même tactique et en ont converti des millions. Du simple fait de l’augmentation de la population, le chiffre dépasse aujourd’hui le milliard.

Le recours à la guerre est puissamment synergique avec le commandement de créer un état islamique. L’islam s’est donc répandu rapidement à mesure que ses armées devenaient plus nombreuses. Il a conquis et installé des états islamiques, dont la plupart durent encore, et les lois en vigueur dans un état islamique font que l’islam est très difficile à déloger. Elles rendent aussi très avantageuse la conversion à l’islam.
Il s’agit là de l’une des méthodes les plus efficaces jamais inventées pour faire entrer un ensemble d’idées dans un nombre énorme de têtes. C’est une méthode de contrôle et d’endoctrinement similaire à celles qui sont utilisées avec succès dans les états communistes et totalitaires. Mais, comme vous le découvrirez plus loin, l’islam fait un usage unique du pouvoir de la loi pour contraindre à une conversion complète à la religion.

6. Les terres doivent être conquises. Les terres que l’islam a perdues doivent être reconquises, comme par exemple l’Espagne ou Israël. L’empire islamique doit continuellement s’étendre. La contraction est mauvaise, l’expansion est bonne. Si une terre a été islamique et ne l’est plus, c’est une contraction, et il faut y remédier.
Selon les enseignements de l’islam, la Terre appartient à allah. Si des régions de la Terre n’obéissent pas à la loi islamique, c’est le devoir des croyants de prendre le contrôle de ces régions et d’y instaurer la charia. Ne rien faire est un péché.

7. L’ensemble d’idées assure le renouvellement des combattants en autorisant la polygamie. Un musulman peut avoir jusqu’à quatre épouses, et peut faire l’amour avec autant d’esclaves qu’il le souhaite.
Le Coran encourage tout particulièrement les hommes à épouser des veuves. C’est une idée importante à ajouter à l’ensemble quand on prévoit de perdre beaucoup de soldats à la guerre. Il faut avoir un moyen de renouveler l’armée, sinon l’ensemble d’idées finirait par mourir par défaut de descendance.

8. Critiquer l’islam est un délit punissable. Vous voyez bien en quoi cette idée est bonne pour renforcer l’ensemble. Elle contribue à faire taire toute idée susceptible de réduire l’autorité des idées islamiques. Comme beaucoup d’autres, cette idée est bonne pour l’ensemble mais mauvaise pour les gens. Elle limite la liberté de parole.

9. Il n’est pas possible de quitter l’islam une fois qu’on lui appartient. Celle-ci est intéressante. Effectivement, il est illégal dans les états islamiques de renier l’islam. C’est un élément essentiel de la charia. Si un musulman a renié l’islam, il devient un « apostat ». C’est un crime et un péché, puni de mort (et de damnation éternelle dans l’au-delà).

Vous comprenez évidemment pourquoi cette idée a été incluse dans l’ensemble, mais en fait elle a posé un problème à l’islam parce que ceux qui se conforment à cette religion à la lettre considèrent comme apostats les musulmans plus « modérés » (ceux qui veulent ignorer ou modifier les passages les plus violents du Coran). La punition prévue pour les apostats étant la mort, les musulmans fondamentalistes combattent les modernistes partout dans le monde et, en les menaçant de mort, empêchent de s’exprimer beaucoup de ces musulmans modernistes et rebelles, ceux qui ne sont musulmans que de nom.
Chaque fois qu’un groupe de musulmans décide qu’il faudrait sans doute modifier l’islam pour qu’il s’adapte au 21ème siècle, que les femmes devraient bénéficier de certains droits ou que le gouvernement devrait peut-être devenir plus démocratique, les musulmans intégristes les désignent comme apostats et cherchent à les tuer.
L’ensemble d’idées protège sa propre intégrité (il est interdit de modifier l’ensemble initial). Ce n’est pas bon pour les organismes (les humains musulmans) mais c’est une grande force pour l’ensemble.
Selon une autre idée de la charia, il est illégal pour quiconque d’essayer de convertir un musulman à une autre religion.

10. L’islam doit être votre première appartenance. C’est une excellente idée à ajouter à l’ensemble si l’objectif est de dominer le monde. Vous êtes musulman d’abord, avant d’appartenir à votre famille, à votre tribu ou à votre pays.
Cela entraîne deux conséquences : une unité entre des gens séparés par des frontières, ce qui permet au groupe de devenir plus nombreux que toute autre entité. Autrement dit, la « nation de l’islam » peut devenir plus nombreuse que n’importe quel pays, si grand soit-il (et cela donne au groupe un avantage numérique énorme).

11. Mourir en combattant pour l’islam est la SEULE manière de garantir l’entrée d’un homme au paradis. Voilà une grande idée pour former des guerriers intrépides et enthousiastes, surtout quand on connaît les descriptions très parlantes que fait le Coran des délices sensuels du paradis.
Un musulman a une chance d’aller au paradis s’il est bon musulman, mais ce n’est pas garanti. En revanche, s’il meurt en combattant pour l’islam, il est certain d’y aller, et c’est la seule chose qu’il puisse faire pour en être certain.

12. Le Coran doit être lu en arabe. Cela unit les croyants par la langue, et la langue est un phénomène unificateur très puissant. Pour inciter encore davantage à apprendre l’arabe, une autre idée de l’ensemble affirme que l’on ne peut aller au paradis si l’on ne prie pas en arabe.
Tous les musulmans du monde partagent donc la même langue. Cela facilite la coordination à grande échelle de campagnes de protestation, de pression politique et de guerre. Je ne crois pas que Mahomet ait prévu cette possibilité, mais c’est une brillante idée, même si elle est accidentelle.

13. Il faut prier cinq fois par jour. C’est l’un des cinq « piliers » de l’islam, l’une de ses cinq pratiques essentielles. Dans un état islamique, cette obligation est imposée par la loi. Chaque musulman doit prier cinq fois par jour. Cette pratique contribue à ce que l’ensemble d’idées domine la vie du musulman, en infiltrant l’islam dans tout son rythme quotidien.
Il serait impossible d’oublier quelque chose que vous faites volontairement aussi souvent. Cinq fois par jour, tous les jours, un musulman doit s’incliner et prier allah.
La recherche a montré que plus une personne consacre d’efforts à une cause, plus il y a de chances qu’elle y croie et y accorde de la valeur. C’est donc un bon moyen de transformer en croyants des gens devenus musulmans par force.
L’islam intervient dans tous les aspects de la vie des musulmans. Non seulement ils doivent prier cinq fois par jour, mais ils doivent se livrer à une toilette rituelle auparavant. L’islam dicte les lois, et celles-ci concernent de nombreux comportements publics et privés. Dans un état islamique, il est impossible d’être un musulman désinvolte.

14. Les prières impliquent des mouvements d’ensemble, au même moment. Lorsque les musulmans prient, ils sont tous orientés dans la même direction, s’inclinent, se prosternent à genoux et la face contre leur tapis, tous à l’unisson, et se relèvent ensemble. Et cela encore et encore.
Quand des gens bougent ensemble et en synchronie, qu’il s’agisse de danser, de défiler ou de prier, cela crée entre eux un lien physique et émotionnel. C’est pour cette raison que toute formation militaire recourt à l’exercice en bon ordre (marche au pas), même s’il y a longtemps maintenant que les unités militaires ne vont plus au combat en rangs. Savoir marcher au pas n’est plus nécessaire, mais la formation a conservé cet exercice parce qu’il est très efficace pour créer un fort sentiment d’unité entre les soldats.
Il en va de même de tous les mouvements physiques que des gens pratiquent à l’unisson. La technique de prière de l’islam est donc une idée unificatrice ajoutée à l’ensemble.

15. La femme est en situation de soumission complète. Cette idée aide beaucoup à la mise en œuvre d’autres idées de l’ensemble, comme la cinq et la six. Si les femmes avaient trop d’influence, elles essaieraient de réduire les activités guerrières. Les femmes, d’une manière générale, n’aiment pas envoyer leur mari ou leurs fils à la guerre. Mais si elles n’ont pas la parole, alors les autres idées peuvent s’exprimer sans encombre. En plaçant les femmes en position de dominées, l’ensemble d’idées évite qu’elles puissent efficacement voter contre la guerre, la violence et la conquête.
Les règles et les lois qui maintiennent la femme en position de subordination au sein de l’islam sont nombreuses. Par exemple, elle n’a pas le droit de quitter son domicile sans être accompagnée par un parent masculin. Aux termes de la loi islamique, la femme ne peut ni diriger un état ni être juge. Elle ne peut hériter que moitié moins qu’un homme. Au tribunal, son témoignage a deux fois moins de valeur que celui d’un homme. Elle n’a pas le droit de choisir où elle vivra ni qui elle épousera. Elle n’a pas le droit d’épouser un non-musulman ni de divorcer de son mari. En revanche, son mari peut divorcer d’un geste de la main. Et, selon la charia, il peut (et doit) la battre si elle lui désobéit.
Toutes ces idées la maintiennent en situation de subordination, ce qui contribue à maintenir la machine de guerre en fonction, sans interférence due à une rébellion domestique.

16. La seule manière pour une femme d’être certaine d’aller au paradis est que son mari soit content d’elle au moment où elle meurt. Quand j’ai lu ça, j’ai pensé « Mahomet, tu es malin ».
À l’évidence, cette idée facilite la soumission de la femme. Elle la motive à se soumettre par elle-même. Elle la motive fortement à subordonner ses vœux à ceux de son mari, parce que si elle a une chance d’aller au paradis en étant bonne musulmane, la seule manière de se garantir le paradis (et donc de s’éviter les souffrances éternelles de l’enfer) est de faire en sorte que son mari soit content d’elle lorsqu’elle meurt.

17. Allah s’autorise à modifier sa propre œuvre. Encore une idée intéressante. Elle dit que si un passage du Coran contredit un passage écrit antérieurement, alors c’est le plus récent qui est le meilleur. Le Coran a été écrit par fragments (les révélations de Mahomet, constituant chacune une sourate ou chapitre) sur une période de 23 ans. Les circonstances de la vie de Mahomet et sa religion ont changé notablement au cours de ces 23 années.
L’une des idées du Coran, c’est que « c’est la parole d’Allah ». Les gens avaient déjà mémorisé ses premières révélations, et Mahomet ne pouvait donc pas tout simplement les modifier. Cela aurait paru étrange, pour Allah l’omniscient et l’infiniment sage, de changer quelque chose qu’il avait déjà dit.
Mais, avec cette nouvelle idée – selon laquelle les révélations ultérieures abrogent les révélations antérieures contradictoires ou s’imposent par rapport à elles – les méthodes d’Allah pouvaient changer à mesure que Mahomet trouvait des idées plus efficaces.
Comme je l’ai rappelé plus haut, Mahomet n’est parvenu à rassembler que 150 adeptes au cours de ses 13 premières années de prédication pacifique. Mais en tant que chef militaire et conquérant violent, il est parvenu à faire passer toute l’Arabie sous la loi islamique en moins de 10 ans. Les méthodes pacifiques étaient trop lentes. La conversion par la conquête et l’instauration de la charia a été beaucoup plus rapide et plus efficace. Du coup, des versets tardifs, violents et intolérants, abrogent les passages antérieurs pacifiques et tolérants.

18. Le Coran utilise la carotte et le bâton pour imposer les comportements. Tout le livre est plein de descriptions réalistes de l’enfer, où les pécheurs et les non-musulmans devront boire de l’eau bouillante et puante, seront jetés tête la première dans un feu brûlant, et seront éternellement soumis à des tourments sans fin dans des douleurs atroces.
Il y a aussi des descriptions réalistes du paradis. Au paradis, annonce le livre, les croyants porteront des tuniques de soie verte et s’allongeront sur des couches moelleuses. Des arbres leur fourniront de l’ombre, avec des fruits à portée de main. Ils auront des nourritures délicieuses et des boissons rafraîchissantes leur seront servies dans des gobelets d’argent. Pour avoir une chance d’y parvenir, ils doivent être des musulmans fervents. Pour que ce soit garanti, ils doivent mourir au djihad (pour les hommes) ou faire tout pour que leur mari soit toujours content d’elles (pour les femmes).

19. Il fournit un objectif énorme et enthousiasmant. Les dirigeants des pays, des sociétés ou des religions ont tous découvert que l’on obtient le maximum de motivation et d’enthousiasme de la part de ceux que l’on dirige si on leur fournit une vision immense, un objectif énorme. Dans l’ensemble d’idées de l’islam, l’objectif demande un effort continu pour étendre le domaine de la loi islamique jusqu’à ce que le monde entier y soit soumis.
Beaucoup de religions ont l’objectif de convertir tout le monde, mais l’islam détient une méthode que personne d’autre n’emploie : s’étendre en prenant le pouvoir et en convertissant les gouvernements à la charia.
Lorsque le monde sera islamique, la paix règnera. C’est pour cette raison que les terroristes eux-mêmes peuvent dire en toute sincérité : « L’islam est une religion de paix. »
Le Coran dit que le mieux est que les non-croyants acceptent l’islam et deviennent musulmans sans violence. Mais s’ils refusent, alors il faut les combattre, les conquérir et sauver leurs pauvres âmes en insistant pour qu’ils vivent selon la loi d’Allah.
Une fois tous les pays conquis, le monde sera en paix. L’islam est donc une religion de paix.
C’est un objectif énorme et enthousiasmant, extrêmement unificateur. Il suscite des adeptes motivés et enthousiastes.

20. Les non-musulmans doivent payer une lourde taxe. Lorsque les musulmans ont conquis un pays et converti le gouvernement à la loi islamique, les non-musulmans ont le choix entre devenir musulmans ou dhimmis. Les dhimmis sont autorisés à pratiquer leur religion non musulmane s’ils payent une taxe spéciale, la jizya. S’ils se convertissent à l’islam, ils n’ont plus à payer cette taxe, et il existe donc un motif concret pour se convertir.
Mais il y a un autre aspect, qui fait de cette idée un brillant ajout à l’ensemble. La taxe prend de l’argent aux non-musulmans et aux ensembles d’idées qui font concurrence à l’islam, et cet argent va soutenir l’islam. C’est du génie à l’état pur !
Le produit de ces taxes (en général un impôt de 25 % sur le revenu) a contribué à financer les conquêtes islamiques pendant les deux premiers grands djihads. Ils ont conquis de vastes territoires, dont la plupart étaient déjà peuplés de chrétiens et de juifs, parmi lesquels beaucoup ne se sont pas convertis au début, ce qui a permis à la jizya de collecter des sommes énormes pour la machine de guerre islamique.
À terme, le nombre des chrétiens et des juifs a diminué, à mesure qu’ils se sont convertis ou enfuis, jusqu’à la situation d’aujourd’hui où, dans la plupart des pays islamiques, juifs et chrétiens sont réduits à de très faibles minorités.
L’idée de taxer les non-musulmans aide l’ensemble d’idées de l’islam à se reproduire en plus grand nombre, en freinant les ensembles d’idées religieuses concurrentes et en soutenant financièrement l’islam.
Plusieurs idées de la charia renforcent cet effet. Par exemple, les non-musulmans n’ont pas le droit de construire de nouveaux lieux de culte. Ils n’ont même pas le droit de réparer les églises ou synagogues existantes. Les lieux de culte de tout ensemble d’idées concurrent se trouvent donc placés en situation de déclin permanent. Brillant.
De plus, les prières non islamiques ne doivent pas être dites si elles peuvent être entendues par un musulman – ce qui, encore une fois, évite aux musulmans d’être infectés par une religion concurrente. Il est également interdit d’afficher tout symbole d’une autre foi.
Tout cela empêche l’extension de toute religion concurrente, et fait disparaître avec le temps les ensembles d’idées concurrents. C’est pourquoi il y a aujourd’hui tant de « pays musulmans ». Pratiquement tous les autres pays du monde se composent de plusieurs religions différentes.
Une idée supplémentaire facilite beaucoup la domination des non-musulmans par les musulmans dans un état islamique : les non-musulmans n’ont pas le droit de détenir des armes, quelles qu’elles soient. Pour soumettre un peuple, tous les dictateurs de l’histoire ont fait la même chose : désarmer le peuple dominé. Il devient bien plus facile à gérer, moins dangereux, et moins capable de renverser la situation.

21. Il est interdit au musulman de devenir ami avec un infidèle. Un musulman a le droit de feindre l’amitié, mais en son cœur il ne doit jamais être vraiment ami avec un non-musulman.  C’est l’une des meilleures protections que possède l’islam contre l’abandon de la foi par des musulmans, parce que dans toutes les autres religions les conversions se produisent le plus souvent sous l’influence d’un ami qui a présenté sa religion. L’interdiction de toute amitié avec des infidèles est un moyen efficace de prévenir de telles conversions.

22. Le Coran recommande le mensonge avec les infidèles. Mahomet a recommandé à l’un de ses suiveurs de mentir s’il le devait (pour assassiner l’un des ennemis de Mahomet). Le principe était clair : si cela aide l’islam, il est bon de mentir aux non-musulmans.
Ce principe a très bien servi les objectifs de l’islam tout au long de l’histoire. Et il sert ces objectifs aujourd’hui encore. Sur le DVD Obsession : Radical Islam’s War Against the West (Obsession : la guerre de l’islam radical contre l’Occident), on peut voir des exemples réels où des leaders islamiques disent une chose en anglais pour la presse occidentale et quelque chose d’entièrement différent en arabe à leurs adeptes, quelques jours plus tard.
Tromper l’ennemi est toujours utile dans la guerre, et l’islam sera en guerre avec le monde non islamique tant que le monde entier ne sera pas soumis à la charia. Tous les non-musulmans vivant dans des états non islamiques sont des ennemis. Il est donc parfaitement acceptable de tromper les Occidentaux. C’est encouragé si cela peut jouer dans le sens d’une expansion de l’islam.
On aboutit donc à l’étrange phénomène couvert par Steven Emerson dans Terrorists Among Us, (Terroristes parmi nous) où, en Amérique, des organisations levaient de l’argent officiellement pour des orphelins mais le donnaient en fait à des terroristes. Ces gens trompaient des infidèles occidentaux au bon cœur pour les conduire à donner de l’argent à des organismes qui s’occupaient activement à tuer des infidèles occidentaux. Comme il est dit dans le Coran, « la guerre, c’est le mensonge ». Cette idée confère à l’islam un énorme avantage sur les ensembles d’idées qui prônent la sincérité universelle.

23. L’islam doit toujours être défendu. Cette idée est la pierre angulaire qui justifie la guerre contre n’importe qui, comme on le verra dans l’idée suivante. Une fois l’ennemi vaincu, bien entendu, il est demandé aux musulmans de mettre en place un état islamique.

24. Les écritures islamiques enseignent l’utilisation de prétextes pour déclencher des guerres. Le Coran consacre énormément de temps à se plaindre des gens qui n’ont pas soutenu Mahomet quand il a créé sa religion, et allah y condamne souvent ces gens aux tourments de l’enfer dans l’au-delà.
Mahomet était plutôt agressif et insistant en annonçant sa religion et, quand les autres avaient une impression d’intrusion et protestaient, il considérait que cela voulait dire qu’ils cherchaient à empêcher le saint prophète d’apporter au monde la parole révélée d’Allah, et qu’il était donc fondé à les combattre et à les détruire en tant qu’ennemis d’Allah. C’est une démonstration du principe du prétexte.
Il est urgent que les non-musulmans du monde prennent conscience de ce principe. De toutes les idées de l’ensemble d’idées islamique, c’est la plus dangereuse pour l’Occident parce qu’elle nous enlève les défenses naturelles qui nous permettent de nous protéger. Le recours au prétexte tend à rendre l’Occident sans défense contre l’invasion islamique actuellement en cours. Les terroristes musulmans ne sont pas naïfs. Ils sont intelligents, cultivés, bien financés, et utilisés par un ensemble d’idées très astucieux.

L’invasion de l’Occident est en cours, et cela avec tant d’intelligence que la plupart des Occidentaux ne s’en rendent même pas compte. (Découvrez leur  plan de 20 ans pour renverser le gouvernement des États-Unis. Informez-vous aussi sur l’imposition de la charia en Europe.)
L’utilisation de prétextes signifie qu’il suffit du motif le plus minime pour engager des hostilités. Cela veut dire qu’en fait vous cherchez un motif, et même que vous essayez de pousser les autres à donner le premier coup (« déclencher » les hostilités).
Si la seule manière d’aller au paradis est de mourir en combattant pour l’islam, la guerre est nécessaire. Et si c’est votre devoir sacré d’amener tous les gouvernements à mettre en œuvre la charia, il faut prendre ces gouvernements. Mais vous ne voulez pas avoir l’air d’être l’agresseur. Les apparences comptent.
Tout au long du Coran, Mahomet essaie de justifier ses agressions par la défense de l’islam.
Le Coran répète plus de soixante-dix fois que les croyants doivent prendre Mahomet pour modèle et l’imiter. Les musulmans du monde entier essaient donc de trouver des motifs de mécontentement de manière à pouvoir déclencher une guerre sainte, afin de pouvoir combattre et mourir pour la cause d’allah et contribuer à faire que le monde soit soumis à la loi d’allah.

Et, du fait de la montée du multiculturalisme (respect de toutes les autres cultures) en Occident, le recours aux prétextes est très efficace contre les gens qui ne sont pas familiers de l’islam. Beaucoup de gens croient que Al Qaida est furieuse contre l’Occident parce qu’il a des troupes stationnées en Arabie saoudite. Mais ce n’est qu’un prétexte. Ils veulent que tous les non-musulmans quittent le Moyen-Orient. Alors, disent-ils, ils cesseront les hostilités. C’est un objectif ridicule et impossible, et ils trouvent donc une justification à une guerre permanente contre l’Occident.
Il est surprenant que tant d’Occidentaux acceptent ce prétexte particulier, parce qu’il s’oppose directement à un principe occidental essentiel, l’égalité. Ce que dit Ben Laden, c’est « les infidèles sont tellement indignes que leur seule présence défigure nos lieux saints ». Eh ben ! Que dit-il ainsi des non-musulmans ?
Pourquoi ce type de racisme, de préjugé ou d’infidélophobie (appelez ça comme vous voudrez) ne choque-t-il pas davantage les Occidentaux ? Au contraire, beaucoup estiment que nous devrions nous retirer du Moyen-Orient pour que ces pauvres suprématistes islamistes offensés cessent de nous en vouloir !
Le principe du prétexte signifie que vous essayez de provoquer une réaction hostile puis cherchez à utiliser cette réaction comme une raison pour intensifier les hostilités. C’est la méthode des caïds de cour de récréation depuis des milliers d’années : « Qu’est-ce que tu regardes ? Tu as un problème ? Tu veux qu’on s’explique, pauvre type ? »

25. Utilisation explicite d’un système à deux poids et deux mesures. L’islam a une norme pour les musulmans et une autre pour les non-musulmans. Ce système donne toujours l’avantage aux musulmans et, dans un pays musulman, il fournit des incitations à la conversion.

Par exemple, l’islam doit être étendu par ses croyants, où qu’ils se trouvent. Mais lorsque d’autres religions tentent de répandre leur propre ensemble d’idées, les musulmans doivent considérer cela comme une agression contre l’islam – acte d’agression contre lequel il faut « se défendre ». Retenez bien que l’islam doit toujours être défendu.
Autre exemple de la manière dont le système des deux poids-deux mesures donne à l’islam un avantage. Lorsque l’islam est critiqué d’une manière ou d’une autre, les musulmans doivent le défendre avec violence. Même s’il s’agit de dessins. Mais les musulmans peuvent et doivent diffamer les juifs et les chrétiens dans la presse et la télévision musulmanes, et ils doivent diffamer tout infidèle ou ennemi, comme ils diffament aujourd’hui les États-Unis.
Encore un exemple : les suprématistes islamiques d’Arabie saoudite déversent des flots d’argent pour la construction de mosquées dans tout le monde libre. Mais, selon la charia, qui est en vigueur en Arabie saoudite, il est interdit d’y construire le moindre bâtiment religieux non musulman.
Les musulmans du monde entier protestent avec vigueur et violence si quiconque s’oppose à la construction de nouvelles mosquées en Europe ou en Amérique.
Les suprématistes islamiques ne voient pas toute l’ironie de la situation. Ils ne trouvent pas étrange ce système de double traitement évident. Après tout, ils sont des fidèles d’Allah, et tous les autres sont dans l’erreur. La justice et l’égalité avec des infidèles d’aussi peu de valeur paraîtraient tout à fait déplacées. Les deux poids et deux mesures paraissent parfaitement appropriés quand on regarde les choses sous cet angle.
Le principe des deux poids et deux mesures est un élément essentiel de l’ensemble d’idées, et il a constitué un grand avantage pour l’expansion de l’islam (et la suppression des religions concurrentes).

26. Il est interdit de tuer un musulman (sauf pour une juste cause). Il n’est pas interdit de tuer un infidèle. Cela crée un lien entre les musulmans, suscite la peur chez les non-musulmans, et motive à devenir musulman. C’est encore un exemple explicite du principe islamique des deux poids et deux mesures.

 

extrait de article LDF

22 août 2011 Posted by | Référence | , | Laisser un commentaire

La ponérologie, une science du « mal »

L’ouvrage « Ponérologie Politique » suggère que l’influence des psychopathes et autres déviants n’est pas qu’une simple influence parmi tant d’autres affectant la société, mais que, si les circonstances sont favorables, elle détermine la manière dont nous vivons, ce que nous pensons, et la façon dont nous jugeons ce qui se passe autour de nous.

Quand on comprend la véritable nature de cette influence : qu’elle est sans conscience, sans émotion, égoïste, froide et calculatrice, dénuée de tous standards moraux ou éthiques, on est horrifié, mais en même temps, tout commence à s’éclairer soudainement.
Notre société perd de plus en plus son âme parce que les personnes qui la dirigent et qui donnent l’exemple sont sans âme — ils n’ont littéralement aucune conscience.

Quand vous en venez à comprendre que les rênes du pouvoir politique et économique sont entre les mains de personnes sans conscience qui ne possèdent pas de faculté d’empathie, cela permet de regarder ce que nous appelons le « mal » d’une façon totalement nouvelle. Le mal n’est plus seulement une question morale ; il peut alors être analysé et compris scientifiquement.

Avec M. LOBACZEWSKI, le mot «  Ponérologie » a été purgé de ses connotations religieuses — un contexte au sein duquel il n’a jamais fait de bien à la société dans son ensemble.
Ce mot désigne la science du mal, de la compréhension scientifique de ses origines, et de la façon dont, telle une maladie, il peut « infecter » les individus et les sociétés.
Lorsque les législateurs et les grands patrons du monde des affaires sont des psychopathes, leur façon de penser et de raisonner — leur « moralité » — devient la culture et la « moralité » communes des populations qu’ils gouvernent.
Quand cela se produit, le mental de la population est « infecté » de la même façon qu’un agent pathogène infecte un corps physique. La seule manière de nous protéger contre cette pensée pathologique est de nous « vacciner » contre elle, et cela se fait en apprenant le plus possible de connaissances sur la nature de la psychopathie et sur son influence sur nous.

Fondamentalement, cette « maladie » particulière prospère dans un environnement où son existence même est niée, et où ce déni est planifié et délibéré.

M. LOBACZEWSKI a étudié le fonctionnement de ces personnes non pas d’un point de vue politique, mais psychologique. Ce faisant il est arrivé à déterminer la manière dont des idéologues et des agents disposant de pouvoirs répressifs, malgré leur inhumanité, en arrivent à obtenir l’adhésion de larges populations. Tout le monde n’a-t-il pas un fond pervers / pathologique, des périodes de vie marquées par une existence perverse / pathologique ?

Tout d’abord, il faut souligner que les «  fous » n’ont pas besoin de l’adhésion de larges populations, mais seulement d’une minorité puissante qui puisse à la fois « orienter » la population et la contrôler.

Aux États-Unis — et ailleurs dans le monde — même le peuple le plus oppressé et le plus injustement traité est facilement contrôlé par la peur et la crainte de perdre le confort matériel auquel il a accès : divertissements, sports, jeux, etc. Même l’échec du système éducatif, médical et des garanties sociales, ne pousse pas les gens à réellement remettre la situation en question. Nous avons affaire — pour reprendre les termes d’Aldous HUXLEY — à une dictature scientifique : du pain et des jeux.
En bref, la plupart des Américains (et européens) sont conscients de leur oppression, et l’expriment dans les sondages, mais ceux qui sont au pouvoir ont réussi à les droguer avec une pléthore de distractions — la peur et le plaisir — suffisantes pour les garder sous contrôle.
Il y a la carotte et le bâton. Tant que les gens peuvent continuer à vivre dans l’illusion, ils le font. Quand l’illusion commence à se fissurer, alors le pouvoir actionne le bâton.
Les gens ont peur de faire des vagues par crainte de perdre ce qu’ils ont, de perdre leur tranquillité, de devoir faire des efforts pour résister. Après tout, cela leur prend tout leur temps de maintenir l’illusion, ils doivent trimer quotidiennement pour éviter qu’on leur reprenne leur 4×4, et ils veulent avoir du temps pour le match de football du samedi.

Ils s’imaginent aussi que de toute façon,  le système s’auto-régulera. Le livre de LOBACZEWSKI nous montre pourquoi cette façon de penser est extrêmement naïve. Le système qui est en place est un système pathologique qui est en désaccord profond avec la manière d’être ou la nature de la plupart des gens. Les gens de conscience sont dirigés par des gens sans conscience. Ce fait constitue l’injustice primordiale, et il est la base des autres maux de la société.

Ce système est resté secret pendant de nombreuses années parce qu’il y avait encore des gens de conscience qui se trouvaient à des postes élevés, mais avec le temps, ils ont tous été remplacés ou mis à l’écart d’une manière ou d’une autre, et maintenant la pathologie du système est à découvert, mais personne ne s’en soucie. Si vous regardez l’Histoire de ces cinquante dernières années, vous découvrirez que pratiquement tous les personnages publics qui sont mort tragiquement avaient une conscience, se souciaient du peuple, et avaient suffisamment d’influence pour causer des problèmes aux individus de type pathologique.

C’est cette idée que nous sommes tous plus ou moins pervers ou pathologiques, que nous avons tous une part d’ombre — selon les termes de JUNG — qui sert de support majeur au système pathocratique et permet aux psychopathes de se cacher parmi la population générale. On nous a convaincus que nous n’étions tous que des animaux et que tout le monde était capable de devenir un HITLER, un BUSH ou un MENGELE, si les circonstances s’y prêtaient. Nous y croyons parce que dans notre vie, nous avons tous fait des choses dont nous avons honte, pour lesquelles nous avons des remords. Nous connaissons ces pensées qui nous viennent dans des moments d’intense émotion, des pensées dont nous ne voudrions pas que les autres les connaissent ou les entendent. Nous sentons que nous avons cette part d’ombre en nous, une part de nous-mêmes dont nous ne sommes pas fiers. Parce que nous ressentons ce sentiment de honte et de remords concernant cet aspect de nous-même, nous projetons sur les autres cette capacité. Faire une telle projection revient à commettre l’erreur fatale.

Cela soulève deux questions. Premièrement, il existe une différence énorme entre quelqu’un qui, par exemple, dans le feu d’une dispute avec son partenaire, perd son self-control et abuse physiquement ou psychologiquement de cette personne, et quelqu’un qui accomplit la même chose froidement, avec calcul et préméditation. Il s’agit dans les deux cas de mauvaises actions. Je n’essaie pas de minimiser les abus commis dans un moment d’émotion. Mais cette même personne, celle qui perd le contrôle momentanément, serait incapable de calculer et de planifier froidement cet acte. En son for intérieur, quelque chose reculerait face à cette idée. Chez le psychopathe, cette voix de la conscience n’existe pas. Les psychopathes sont capables de comploter le génocide d’un peuple ; les personnes de conscience n’en sont pas capables. Une personne peut être tuée dans le feu d’une dispute. Plusieurs milliers peuvent mourir en raison d’un froid calcul.

Une manière de comprendre cela est de considérer les études qui montrent que chez les psychopathes, non seulement les taux de crimes violents sont plus élevés, mais aussi que les types de crimes violents qu’ils commettent différent de ceux qui sont commis par les non-psychopathes. Une étude a montré que deux tiers des victimes de psychopathes étaient des hommes étrangers à la famille –  tandis que deux tiers des victimes de non-psychopathes étaient des membres de la famille (féminines ou connaissances féminines — des crimes passionnels). Les gens normaux peuvent commettre des actes de violence quand ils sont en état d’extrême bouleversement émotionnel, mais les psychopathes choisissent avec sang-froid leurs victimes dans un but de vengeance ou de punition, ou pour atteindre quelques objectifs. C’est à dire que la violence psychopathique est instrumentale, un moyen d’arriver à ses fins — elle est prédatrice.
deuxièmement, dans une société dominée par « les valeurs pathologiques », si on peut utiliser cette expression, l’existence d’un petit groupe de gens sans conscience promouvant une culture de la cupidité et de l’égoïsme crée un environnement au sein duquel ce qui est pathologique devient la norme.
Dans cet environnement, les gens de conscience qui sont faibles et influençables endossent les caractéristiques du type pathologique afin de survivre et de réussir. Ils voient que leurs dirigeants mentent et trichent, et ils en déduisent que s’ils veulent avancer, alors ils peuvent eux aussi mentir et tricher.

Une société fondée sur la compétition — le capitalisme, par exemple — est une société où la psychopathie est adaptative et à des chances de s’accroître. La psychopathie est une stratégie de vie adaptative qui réussit extrêmement bien dans nos sociétés occidentales, et qui a donc augmenté au sein de la population. En outre, conséquence d’une société adaptative à la psychopathie, de nombreux individus qui NE sont PAS des psychopathes génétiques se sont adaptés de façon similaire, devenant des psychopathes « dans les faits », ou « sociopathes secondaires ». Autrement dit, dans un monde de psychopathes, ceux qui ne sont pas des psychopathes génétiques sont induits à se comporter comme des psychopathes, simplement pour survivre. Quand les règles sont établies de manière à rendre une société « adaptative » à la psychopathie, elle fait de chacun un psychopathe potentiel.

Si cette influence pathologique était retirée de la société, en mettant les psychopathes en quarantaine, en éduquant les gens de conscience aux symptômes de la pathologie, à ce qu’il faut considérer et à la façon dont gérer la manipulation, en changeant les systèmes créés par les psychopathes — si, au moyen de telles méthodes, nous étions capables de supprimer cette influence ponérogénique, alors l’autre pôle, celui de la conscience, serait le plus influent des deux, et les gens tendraient vers l’altruisme et la vérité plutôt que vers l’égoïsme et les mensonges. Si nous étions capables de supprimer l’influence pathologique, nous découvririons peut-être que nos conceptions de la « nature humaine » sont erronées et mal évaluées, parce que nous acceptons en tant qu’« humains » ceux qui sont génétiquement sans conscience. Supprimez-les, eux et leurs actions, de l’ensemble des données, supprimez leur influence de la société dans son ensemble, et les qualités supérieures de la nature humaine douée de conscience pourraient trouver des moyens d’expression que nous n’aurions jamais imaginés possibles.

Les traits de la psychopathie

Comment peut-on discerner les psychopathes des gens sains ? Pouvez-vous nous faire le portrait du véritable psychopathe ? Pouvez-vous nous donner des exemples permettant de faire le lien avec quelque chose de plus général ? Quelles sont les facultés qui leur font défaut ?
Le portrait le plus simple, le plus clair et le plus vrai du psychopathe est donné dans les titres de trois riches ouvrages sur le sujet dont l’un s’intitule Without Conscience.
Un psychopathe, c’est exactement cela : une personne sans conscience. La chose la plus importante à retenir est qu’il se dissimule sous un masque de normalité qui est souvent si convaincant que même les experts sont trompés et, en conséquence, ces psychopathes deviennent « les Serpents en costume cravate » qui contrôlent notre monde.
La culture populaire voit les psychopathes comme des personnages tels Hannibal LECTER, héros du « Silence des agneaux », c’est à dire des tueurs en série. Cependant, bien qu’un certain nombre de psychopathes soient des criminels et aient eu affaire à la justice et que certains soient en fait des tueurs en série, un grand nombre d’entre eux n’ont jamais d’ennui avec la justice. Ce sont les plus intelligents, et aussi les plus dangereux parce qu’ils ont trouvé des moyens d’utiliser le système à leur avantage.

Un grand nombre de traits caractérisent les psychopathes : l’un des plus évidents est l’absence totale de conscience. Tout sens de remords ou d’empathie envers les autres est absent chez eux. Ils peuvent être extrêmement charmants et sont experts pour charmer et hypnotiser leur proie par la parole. Ils sont également irresponsables. Rien n’est jamais leur faute ; quelqu’un d’autre ou le monde en général est toujours à blâmer pour tous leurs « problèmes » ou leurs erreurs.

Les psychopathes utilisent la pitié pour manipuler les autres. Ils vous convainquent de leur donner encore une chance, et de ne parler à personne de ce qu’ils ont fait. Ainsi, un autre trait — l’un des plus importants — est leur capacité à contrôler le flux d’information.
Ils sont également incapables d’éprouver des émotions profondes. En fait, quand Robert HARE — un psychologue canadien qui passa sa carrière à étudier la psychopathie — fit passer des scanners cérébraux à des psychopathes tout en leur présentant deux séries de mots : une série de mots neutres sans association émotionnelle, et une série composée de mots chargés émotionnellement, alors que différentes zones du cerveau s’activèrent dans le groupe test des non-psychopathes, dans celui des psychopathes, les deux séries furent traitées par la même zone du cerveau, celle qui traite le langage. Ils n’eurent pas de réaction émotionnelle instantanée.
Toute notre vie émotionnelle est un mystère pour eux, et en même temps, elle leur fournit un outil formidable pour nous manipuler. Pensez à ces moments où nous sommes profondément affectés par nos émotions, et à quel point notre capacité à réfléchir s’en trouve affaiblie.
Maintenant, imaginez que vous êtes capable de feindre une telle émotion, tout en restant calme et calculateur, tandis que la personne avec laquelle vous échangez est véritablement prise dans un tourbillon émotionnel. Vous pourriez avoir recours aux larmes ou aux cris pour obtenir ce que vous voulez, tandis que votre victime serait poussée au désespoir par les émotions qu’elle vivrait.

Il semble aussi qu’ils n’aient pas de réelle conception du passé ou du futur, vivant entièrement pour leurs besoins et désirs immédiats. En raison de la stérilité de leur vie intérieure, ils recherchent souvent de nouveaux frissons, depuis le sentiment de puissance ressenti en manipulant les autres jusqu’à l’engagement dans des activités illégales pour la simple poussée d’adrénaline qu’elles procurent.

Un autre trait du psychopathe est ce que LOBACZEWSKI définit comme leur « connaissance psychologique spéciale » des gens normaux. Ils nous ont étudiés. Ils nous connaissent mieux que nous-ne nous connaissons nous-mêmes. Ils sont experts dans l’art de toucher nos points sensibles, d’utiliser nos émotions contre nous. Mais en plus, ils semblent même avoir une sorte de pouvoir hypnotique sur nous. Quand nous commençons à être pris dans la toile d’un psychopathe, nos facultés de réflexion se détériorent, se troublent. On dirait qu’ils nous jettent un sort.

Ce n’est que plus tard, une fois que nous ne sommes plus en leur présence, fascinés par eux, que la clarté de pensée réapparaît, et nous restons là à nous demander comment nous avons pu être incapables de réagir ou de nous opposer à leurs actes. De nombreux livres écrits en anglais sur la psychopathie mentionnent les psychopathes en tant que groupe qui partage un ensemble de traits communs.
Mais LOBACZEWSKI est allé plus loin en donnant une taxonomie des différents types de psychopathes et autres types pathologiques, et en montrant la façon dont leurs déviances oeuvrent de concert pour former un système pathologique. Il a révélé certains travaux réalisés par des psychologues en Europe, travaux qui avaient été perdus au cours de la période communiste.
LOBACZEWSKI mentionne le fait qu’en Allemagne nazie et en Russie stalinienne, les sciences psychologiques furent cooptées pour soutenir les régimes totalitaires, et que cela fut accompli par des psychopathes au pouvoir qui entreprirent ensuite de détruire toute possibilité de diffuser largement des informations précises sur la condition psychopathique.
Il fait remarquer que tout régime constitué principalement de déviants pathologiques ne peut permettre à la psychologie de se développer et de s’épanouir librement, parce que le régime lui-même serait alors diagnostiqué comme pathologique, ce qui révélerait «  l’homme derrière le rideau ».
En se fondant sur des observations de première main du phénomène en question, LOBACZEWSKI déclare que la répression du savoir est entreprise de façon typiquement psychopathique : à couvert et derrière un « masque de santé mentale ». Pour être capable de contrôler les sciences psychologiques, on doit savoir ou être capable de sentir ce qui se passe et quels domaines de la psychopathologie sont les plus dangereux. Un régime politique pathologique localise les individus psychopathes œuvrant dans ce domaine (habituellement de très médiocres scientifiques), facilite leurs études universitaires et leurs diplômes ainsi que l’obtention de postes-clés avec un pouvoir d’encadrement des organisations scientifiques et culturelles. Ils sont alors en position d’écraser les personnes plus douées — étant motivés aussi bien par leur propre intérêt que par cette jalousie typique qui caractérise l’attitude du psychopathe envers les gens normaux. Ce sont eux qui surveillent les articles scientifiques pour leur « propre idéologie » et qui font tout pour s’assurer qu’un bon spécialiste se verra refuser la documentation scientifique dont il aura besoin.

Selon Robert HARE, CLECKLEY, LOBACZWESKI et beaucoup d’autres experts en psychopathie, un diagnostic de psychopathie ne peut se baser sur des symptômes comportementaux visibles à l’exclusion des symptômes interpersonnels et affectifs, parce qu’une telle procédure transforme en psychopathes de nombreuses personnes qui sont simplement blessées par la vie ou la société, et permet aux vrais psychopathes qui arborent un « masque de santé mentale » bien construit d’échapper au dépistage. D’après une documentation de plus en plus conséquente, beaucoup (ou la plupart) des psychopathes grandissent dans des familles aisées et stables, et deviennent des criminels en col blanc qui, à cause de leur argent et de leur position, ne subissent jamais la révélation publique de leurs comportements destructeurs privés, et échappent constamment au système judiciaire.

Venons en maintenant au diagnostic et/ou au dépistage en particulier : il existe un certain nombre de théories sur l’étiologie de la psychopathie : par exemple la psychopathie en tant que stratégie adaptative ou variante de la personnalité normale, ou encore dysfonctionnement du cerveau, trouble de l’attachement ou expression d’une pathologie dans la petite enfance, trouble d’apprentissage, etc. Très peu de preuves empiriques soutiennent l’idée que le vrai psychopathe est le résultat d’une enfance maltraitée, par contre de nombreuses preuves empiriques soutiennent une cause génétique. Le modèle neurobiologique nous donne l’espoir de détecter même le psychopathe le plus retors.
Cela est confirmé par des études récentes d’imagerie cérébrale qui montrent que les psychopathes abusant de substances toxiques ont moins d’activité cérébrale durant la réalisation d’une tâche de décision lexicale que les non-psychopathes abusant des mêmes substances.

HARE et d’autres ont aussi découvert que les anomalies ERP des psychopathes ne s’arrêtaient pas au langage affectif mais incluaient aussi le langage abstrait. Une autre découverte curieuse notée dans deux études distinctes fut une onde négative exceptionnellement grande qui balayait les zones frontales du cerveau. Une interprétation possible est que cela reflète une profonde anomalie de traitement cognitif et affectif.

D’autres études récentes donnent des résultats et des conclusions similaires : à savoir que les psychopathes ont de grandes difficultés à traiter les éléments affectifs (émotionnels) à la fois verbaux et non-verbaux, qu’ils ont tendance à confondre la signification émotionnelle des événements, et le plus important, que ces déficits apparaissent dans les scanners du cerveau. Les psychopathes ont une distribution inter-hémisphérique inhabituelle des ressources de traitement, des difficultés à apprécier le sens subtil et les nuances du langage — comme les proverbes, les métaphores, etc. — ont une faible capacité de discrimination olfactive, vraisemblablement en raison d’un dysfonctionnement orbito-frontal, et pourraient être affectés par ce qui ressemble à une forme subclinique de trouble de la pensée caractérisée par un manque de cohésion et de cohérence dans le langage. Aucun autre modèle de psychopathie ne peut expliquer toutes ces anomalies cognitives et affectives, qui peuvent être détectées par des scanners du cerveau.
Comme LOBACZEWSKI le fait remarquer, si un psychopathe se considère lui-même comme normal, ce qui bien sûr est considérablement plus facile s’il est en position d’autorité, alors il considérera une personne normale comme différente, et donc anormale.
Les actions et réactions d’une personne normale, ses idées et critères moraux, étonnent le psychopathe, qui les voit comme anormaux. Quelqu’un de normal étonnera le psychopathe par sa naïveté, il considérera cette personne comme partisane de théories incompréhensibles sur l’amour, l’honneur et la conscience ; il ne sera pas loin de la traiter de « cinglé ». Cela explique pourquoi les gouvernements pathologiques ont toujours considéré les dissidents comme étant « mentalement anormaux ».

Le système judiciaire n’est pas fait pour gérer ce problème, car, évidemment, ce système est souvent la création d’individus pathologiques — ou du moins, ce sont eux qui l’administrent. Une législation bien pensée exigerait d’examiner scientifiquement les individus qui prétendent de façon trop insistante ou spécieuse que quelqu’un d’autre est psychologiquement anormal.
D’autre part, tout système social (ou tout dirigeant) pathologique au sein duquel la psychiatrie est utilisée pour des raisons politiques présente des problèmes supplémentaires. Toute personne se rebellant contre un système gouvernemental qui le choque par son étrangeté et son immoralité, peut facilement être désigné par les représentants dudit gouvernement comme un individu « mentalement anormal », quelqu’un qui a un « trouble de la personnalité » et qui devrait subir un traitement psychiatrique ; et les représentants de ce gouvernement ont de nombreux moyens à leur disposition pour prendre le contrôle de la procédure d’examen. Ils peuvent faire appel à un psychiatre scientifiquement et moralement dégénéré pour accomplir cette tâche.

Comme la plupart des chercheurs, il opère une distinction initiale entre les déviances héréditaires et les déviances acquises, c’est-à-dire entre ceux qui sont nés pathologiques et ceux qui deviennent pathologiques à cause de blessures des tissus cérébraux ou de traumatismes dans leur enfance. Une blessure du tissu cérébral peut laisser des cicatrices qui changent ensuite la capacité de l’individu à percevoir et à ressentir. Ces zones du cerveau destinées à gérer ces fonctions ne peuvent le faire, et donc les données sont déviées vers d’autres zones normalement destinées à d’autres tâches.

Lobaczewski nomme caractéropathes les individus dont le caractère se développe de manière déformée à cause de blessures ou de traumatismes. Il donne ensuite la liste des différentes formes de caractéropathies :

  • le caractéropathe paranoïde (il cite LENINE comme exemple) ;
  • la caractéropathie frontale, une déviance due à des blessures dans les zones frontales du cortex cérébral (STALINE est un exemple de ce type) ;
  • la caractéropathie induite par des substances (médicaments et drogues), causée par l’usage de produits qui endommagent le système nerveux central.
  • les caractéropathies induites par les agents pathogènes (les maladies) (il suggère la possibilité que Franklin D. ROOSEVELT ait souffert de ce trouble), ainsi que certains personnages épileptiques (CESAR et NAPOLÉON, MAHOMET).

Les troubles héréditaires sont : la schizoïdie ou psychopathie schizoïdique, la psychopathie essentielle, la psychopathie asthénique, la psychopathie anankastique, hystérique et skirtoïde, et les individus qu’il qualifie de «  chacals », c’est-à-dire ceux qui finissent comme tueurs à gages ou mercenaires. LOBACZEWSKI conjecture que ce dernier type est un mélange des autres types. Pour donner une idée, je vais juste évoquer deux types.

  1. La psychopathie schizoïde est une déviance qui engendre des personnes hypersensibles et méfiantes qui ne tiennent aucun compte des sentiments des autres. Elles sont attirées par les idées grandiloquentes, mais leur nature psychologique appauvrie limite gravement leurs perceptions et transforment leurs soi-disant « bonnes intentions » en influences favorisant le mal. Leur idée de la nature humaine finit par pervertir leurs tentatives. Comme le dit LOBACZEWSKI, l’expression typique de leur attitude envers l’humanité se retrouve dans ce qu’il appelle la « déclaration schizoïdique » : « La nature humaine est si mauvaise que dans la société humaine, l’ordre ne peut être maintenu que par un pouvoir fort créé par des individus hautement qualifiés au nom d’une idée supérieure ». Combien de mouvements contemporains, du fascisme au communisme en passant par le néo-conservatisme et des systèmes géopolitiques tels l’islam, sont fondés sur cette idée ! On pourrait facilement imaginer que cette déclaration vient de Leo STRAUSS, par exemple.
  2. Les psychopathes essentiels sont ceux qui se rapprochent le plus de l’idée de la psychopathie examinée par CLECKLEY, HARE, BALBIAK et d’autres. LOBACZEWSKI fait cette remarque effrayante : « Ils apprennent à se reconnaître dans une foule dès l’enfance, et ils développent la conscience de l’existence d’autres individus similaires à eux. Ils prennent également conscience de leur différence par rapport au monde des personnes qui les entourent. Ils nous voient avec un certain recul, comme une variété para spécifique ». Pensez aux implications de cette déclaration : Ils sont, dans une certaine mesure, conscients d’appartenir à un groupe, et ce, même depuis l’enfance ! Reconnaissant leur différence fondamentale par rapport au reste de l’humanité, leur allégeance serait envers ceux de leur espèce, c’est-à-dire les autres psychopathes.

LOBACZEWSKI fait remarquer que, dans toute société, les individus psychopathiques créent souvent un réseau actif de collusions communes, séparé dans une certaine mesure de la communauté des gens « normaux ». Ils sont conscients d’être différents. Leur monde est éternellement divisé selon le mode « eux et nous » ; leur monde avec ses propres lois et coutumes, et l’autre « monde étranger » des gens « normaux » qu’ils considèrent comme rempli d’idées et de coutumes présomptueuses sur la vérité, l’honneur et la décence, à la lumière desquels ils se savent moralement condamnés.

Leur propre sens déformé de l’honneur les pousse à tromper et à injurier les non-psychopathes et leurs valeurs. En contradiction avec les idéaux des gens normaux, les psychopathes ressentent comme un comportement normal le fait de rompre les promesses et les accords. Non seulement ils convoitent les biens et le pouvoir et les revendiquent comme un droit, simplement parce qu’ils (les psychopathes) existent et qu’ils peuvent se les approprier, mais ils prennent aussi un plaisir particulier à spolier autrui et usurper leurs biens ; ce qu’ils peuvent plagier, escroquer et extorquer sont des fruits bien plus savoureux que ceux qu’ils peuvent récolter par un travail honnête. Ils réalisent aussi très tôt à quel point leurs personnalités peuvent avoir des conséquences traumatisantes sur les personnalités des non-psychopathes, et apprennent comment tirer avantage de cette source de terreur afin d’atteindre leurs objectifs.

À présent imaginez à quel point les êtres humains qui sont totalement ignorants du sujet pourraient être abusés et manipulés par ces individus s’ils étaient au pouvoir dans différents pays, feignant d’être loyaux envers les populations locales tout en insistant sur les différences physiques évidentes et facilement discernables entre groupes (telles que la race, la couleur de peau, la religion, etc.). Les humains psychologiquement normaux seraient dressés les uns contre les autres sur la base de différences insignifiantes tandis que les déviants au pouvoir, dont la différence fondamentale par rapport au reste d’entre nous est l’absence de conscience, l’incapacité à éprouver des sentiments pour un autre être humain, récolteraient les bénéfices et tireraient les ficelles.

Une clé pour notre monde actuel

Je pense que cela décrit de façon assez juste la situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.

A. LOBACZEWSKI nous offre une analyse de la manière dont les différents types de psychopathes travaillent de concert pour former un système au sein duquel les personnes cliniquement pathologiques détiennent les clés du pouvoir et dirigent les gens psychologiquement normaux.

Au début du livre, LOBACZEWSKI décrit ses expériences à l’université, où il rencontra le phénomène pour la première fois. Il se rendit à la bibliothèque pour emprunter quelques livres traitant de la psychopathie et découvrit avec étonnement qu’on les avait tous retirés ! Ce fait démontre qu’ils sont conscients de leur différence, au moins certains d’entre eux, et dans le cas de la Pologne sous le communisme, ces individus conscients de leur différence étaient suffisamment haut placés et avaient suffisamment de pouvoir pour faire retirer les livres de la bibliothèque universitaire.

Comment un tel comportement peut-il être compatible avec un système de croyance qui nous dit que nous avons tous une étincelle divine en nous, ou que tout le monde a une conscience ?
Notre système de morale ne nous donne aucun moyen de traiter cette maladie. Elle doit être comprise pour ce qu’elle est. Ces personnes ne peuvent être «  soignées »

Un des facteurs principaux à prendre en compte dans la façon dont une société peut être accaparée par un groupe de déviants pathologiques est que la seule limitation est celle de la participation d’individus prédisposés au sein de cette société. Pour les déviants les plus actifs, LOBACZEWSKI donne le chiffre approximatif de 6% en moyenne sur une population donnée. Bien sûr, ce chiffre varie selon les pays, en fonction de nombreuses variables. La société occidentale offre un large choix d’individus prédisposés.

Le psychopathe essentiel est au centre de la toile. Les autres psychopathies et caractéropathies décrites par LOBACZEWSKI et d’autres forment le second niveau du Système de Contrôle Pathologique, et il est important de noter qu’ils sont bien plus nombreux que les psychopathes essentiels. Ainsi, ce groupe représente-t-il environ 6% d’une population donnée.

Le niveau suivant d’un tel système est composé d’individus qui sont nés normaux, mais qui sont déjà déformés par une exposition à long terme à des éléments psychopathiques via les influences familiales ou sociales, ou qui, par quelque faiblesse psychique, ont choisi de satisfaire aux exigences de la psychopathie pour leurs propres buts égocentriques. En termes de chiffres, selon LOBACZEWSKI, ce groupe représente environ 12% d’une population donnée dans des conditions normales ; il est difficile, comme le fait remarquer LOBACZEWSKI, de tracer une frontière précise entre ces derniers types et les déviants génétiques sans l’apport d’une science authentique et non-psychopathique. À l’heure actuelle, les distinctions ne peuvent être que descriptives.

Il se trouve donc que 18% d’une population donnée oeuvrent activement à la création et à la domination d’une pathocratie (ou font des tentatives qui vont dans ce sens). Le groupe de 6% constitue la noblesse pathocratique, et le groupe de 12% forme la nouvelle bourgeoisie, dont la situation économique est des plus avantageuses.

Une fois établi, le système psychopathique élitiste ronge tout l’organisme social, gâchant les compétences et pouvoirs de celui-ci. Une fois qu’une pathocratie a été établie, elle suit un certain chemin et possède certains pouvoirs «  attractifs ». Dans une pathocratie, le système socio-économique émane de la structure sociale créée par le système du pouvoir politique, qui est un produit de la vision du monde élitiste propre aux déviants pathologiques. Ainsi, on peut dire que la pathocratie ressemble à un processus de maladie macrosociale créé par des agents pathogènes humains, et elle peut en venir à affecter une nation entière à un degré équivalent à un cancer qui diffuse ses métastases. La maladie macrosociale de la pathocratie suit exactement le même modèle que le cancer qui évolue dans un organisme en suivant un processus pathodynamique caractéristique.

Il est impossible de comprendre un tel phénomène pathologique en utilisant les méthodes des gens « normaux » qui ne prennent pas en compte les processus de pensée déviants des agents pathogènes humains. On pourrait certainement dire que le monde entier est gouverné par une « pathocratie cachée » (ou cryptopathocratie) depuis très longtemps. De nombreux chercheurs suggèrent qu’il y a toujours eu un « gouvernement secret » opérationnel même si le gouvernement « officiel » n’est techniquement pas une pathocratie. On peut suggérer que les psychopathes sont techniquement TOUJOURS en coulisse, même au cours des cycles historiques qui ne sont PAS des pathocraties (c’est à dire les « bonnes périodes » que LOBACZEWSKI décrit comme la fondation d’un cycle hystéroïde qui ouvre la porte à une pathocratie à découvert).

Si nous utilisons le terme pathocratie à la place de « loi du gouvernement secret », alors toute l’Histoire devient une « pathocratie » et le mot perd son sens, il est donc important de noter que le terme « pathocratie » est le phénomène spécifique représentant une conséquence de l’hédonisme des bonnes périodes, et qu’elle est caractérisée par (100) cent% de psychopathes essentiels exerçant ouvertement des fonctions de commandement, comme c’est arrivé en Allemagne nazie, en Russie communiste et en Europe de l’Est, et dans la quasi totalité des pays musulmans. Et, dois-je ajouter, comme cela se produit actuellement.

On ne peut réellement qualifier les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui, qui ont trait aux « politiques », en utilisant les termes usuels des idéologies politiques, car, comme nous l’avons souligné plus haut, les déviants pathologiques opèrent sous un masque, en utilisant la tromperie et autres tactiques de manipulation psychologiques qu’ils pratiquent avec une grande ingéniosité.
Si nous pensons ou croyons qu’un groupe politique portant tel ou tel nom est hétérogène eu égard à sa vraie nature, nous ne serons pas capables d’identifier les causes et propriétés de la maladie. N’importe quelle idéologie sera utilisée pour dissimuler les caractéristiques pathologiques aux experts comme aux gens ordinaires.

Ainsi, tenter de se référer à ceci ou cela comme étant de « gauche » ou de « droite » ou « socialiste », « démocratique », « communiste », « démocrate » ou « républicain », etc., ne nous aidera jamais à comprendre l’autoreproduction pathologique et ses influences externes expansionnistes.
Aucun mouvement ne réussira jamais s’il ne tient pas compte de la psychopathie et de la ponérologie !

5 août 2011 Posted by | Référence | , | 2 commentaires

L’observateur et l’observé

La physique de pointe nous révèle l’imbrication inextricable de l’observateur et des faits observés : on ne peut déterminer de façon précise qu’un seul des paramètres de la molécule, vitesse ou emplacement.

Observer modifie les propriétés de la particule observée. Observer modifie le réel.

Dans notre vie et notre comportement de tous les jours, soyons surs que c’est la même chose : le fait d’observer/juger/apprécier un fait, un individu,un objet, une situation … ne modifie-t-il pas l’objet observé?
Juger quelqu’un nous empêche-t-il d’aimer, de voir avec empathie, d’évaluer de l’intérieur?
un exercice : exercer vous à vous mettre à la place d’autrui, surtout de ceux qui vous font peur, que vous n’aimez pas…

Juger et/ou observer ?

Les textes religieux, politiques, conceptuels, …tous ces corpus dogmatiques, intangibles, présupposés, contraire à une observation fine, constante, renouvelée,  même s’ils ont contribué à une parcelle d’éveil à un moment de l’histoire (personnelle ou collective), finissent inéluctablement par devenir des « prisons mentales » , des prisons que nous chérissons.
« pis, on finissait par leur faire aimer leurs propres chaines »

Observer un paradigme en activité dans le mode peut finir par le faire évoluer : les avancées de l’analyse sémantique, archéologiques, historiques, biologiques, …. pour l’étude des cultures sémitiques (juive, chrétienne, musulmane, …) ou autres peut les faire évoluer si celles-ci ne sont pas trop nécrosées, vitrifiées dans les ritournelles mentales de ses adeptes. La chrétienté a fortement évoluée sur ce point dans les trois derniers siècles, le judaïsme intègre par essence une dimension autocritique qui lui a permis de se renouveler et de s’adapter au monde (exemple de l’accord du Sanhedrin de 1805), le boudhisme tibétain, zen, … s’est également adapté au « mental » différent des ses nouveaux adeptes occidentaux. Seul l’islam de par la différence essentielle de ses intentions sous-jacentes (conquête de la totalité de l’humanité, appropriation du monde vu comme un objectif de razzia, …) n’a pu/voulu évolué d’avec le monde réel  (ijtihad clos), et n’a, par conséquence, pu généré que des schismes tendant à le renouveler de l’extérieur, puisque la voie intérieure semblait barrée (bah’ai, sikhisme, …)

Ces prisons mentales sont des ensemble d’idées calcifiées, immobilisées, … ce ne sont pourtant que des IDEES, rien que des idées, et rien n’est plus facile que de faire disparaitre une idée : il suffit de ne plus y croire…

Ainsi les vieilles divinités que leurs adeptes ne vénèrent plus finissent par disparaître de la mémoire des individus et des peuples. Ainsi Manat et lah (et autres) ont disparues de la mémoire des peuples sémitiques et arabiques, pour être remplacées par allah… qui en reprend de nombreux rites et obligations… juste une autre prison mentale….
quand on ne croit plus à une idée elle n’existe plus, elle n’a plus aucun poids, plus aucun effet sur la réalité…
Mais au fond, n’avons nous pas plaisir à donner libre cours en nous à ces idées, ne satisfont-elles pas une inconsciente acceptation?
Un jour l’on se dit : « mais comment ai-je pu croire à cela ? » …
Un jour un peuple se dit :  » comment avons -nous pu avoir ces règles juridiques, politiques, … ?Jjusqu’au jour où l’on devient conscient de son propre conditionnement, personnel ou collectif

Jusqu’au jour où l’on saute en dehors de la boite, de notre boite auto-référente
Jusqu’au jour où l’on prend conscience du présupposé inconscient jusqu’à lors qui nous enchaînai…

On n’a besoin de rien, de rien d’autre que d’amis, d’éclaireurs, d’éveilleurs pour nous AIDER A COMPRENDRE -(prendre avec, saisir réellement).

et alors : « Comment avons nous pu croire cela???? »
L’observateur a changé l’observé. L’observateur est devenu l’observé.

D’après le concept de dissonance cognitive, élaboré par Festinger, en présence de cognitions incompatibles entre elles, l’individu met en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Une de ces stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissances pour les accorder avec la nouvelle cognition. C’est ce qu’on appelle le «processus de rationalisation».
Et ainsi sans fin, l’adepte, l’individu soumis à sa propre biochimie interne (qui le manipule inconsciemment) reconstruit un faux réel qui lui convient…
C’est à la source qu’il faudrait chercher, si l’on veut se libérer!

2 août 2011 Posted by | Pépiements, Référence | , , | Laisser un commentaire

Conditions obligatoires pour un islam de France

Extrait de : un aggiornamento de l’islam, les conditions obligatoires de Radu Stoenescu

« L’islam tel qu’il est pratiqué dans les pays musulmans respectant la Charia est incompatible avec la démocratie, et il viole les droits consacrés dans la Convention européenne des Droits de l’Homme, texte de référence suprême de la législation française et européenne. La Cour européenne des Droits de l’Homme, garante de cette Convention, a explicitement émis cet avis : « la Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. (…) Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

« Enfin, last but not least, il faudrait veiller à interdire plus spécifiquement tout enseignement que vise à clore socialement la communauté musulmane sur elle-même. Celui-ci consiste précisément dans l’interdiction faite aux femmes musulmanes d’épouser un non musulman. Car c’est cette prescription-là en particulier, qui est la plus contraire au fonctionnement de la société française pour deux raisons: la première est que le motif chariatique de cette interdiction est que, la femme y étant considérée comme inférieure à l’homme, ce serait soumettre une croyante à un incroyant; la seconde est que la manière dont le corps national prend une réalité concrète, c’est uniquement par le mélange de différentes communautés, et l’exogamie est le principe déterminant du brassage réel des populations.  Si des liens de sang ne sont pas tissés entre des personnes particulières, les communautés peuvent toujours vivre côte à côte, mais elles ne vivront jamais ensemble. De plus, ce qui est le plus choquant pour les non musulmans, c’est que les hommes musulmans sont autorisés d’épouser des femmes non musulmanes, si bien que cela établit un rapport de non réciprocité particulièrement offensant pour notre mentalité exogamique. Car un groupe ne doit pas être autorisé à prendre les femmes d’un autre sans lui autoriser aussi ses femmes à lui.
C’est là l’enjeu derrière les querelles du voile et de la burqa. Leur prolifération traduit un repli endogamique des musulmans : « nos femmes ne seront que pour d’autres musulmans », voilà ce que signifie le port du voile. La progression de la non réciprocité maritale que le voile atteste est la source certaine de troubles à l’ordre public, car elle engendre une modification essentielle pour notre société structurellement exogamique. C’est la clé des passions que le voile déchaîne : autour de lui se joue véritablement notre identité nationale, en tant que nos relations sociales sont fondées depuis des siècles sur l’échange des femmes.

Si les autorités musulmanes souhaitent véritablement l’intégration au corps national, comme elles le claironnent, elles doivent déclarer solennellement caduc l’interdit d’exogamie. Ce serait la preuve concrète de leur bonne foi, elle montrerait que leur respect des non musulmans n’est pas une parole vaine, mais une attitude concrète d’ouverture envers autrui. »

« Remettons la vérité sur pieds : ce n’est pas la tolérance qui doit s’ouvrir à la superstition, c’est à la superstition de montrer des signes de tolérance. Ce n’est pas à la raison de s’incliner devant la foi, mais à la foi de respecter la raison. L’Histoire se répète parfois, nous avons à refaire vis-à-vis de l’islam exactement ce que les philosophes des Lumières ont fait par rapport au dogmatisme catholique. Est-ce que nous saurons nous montrer les dignes descendants de ces illustres aïeux ? Saurons-nous renouer avec l’esprit de Voltaire, et brandir avec fierté son étendard sur lequel il est écrit « écrasons l’infâme » ?

Nous sommes disposés à accepter les personnes qui n’ont pas cela comme leitmotiv racine de leur vie :

« 190. Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs!
191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
192. S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.
193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes. »

ce texte est un texte de haine d’autrui, de haine de ceux qui ne sont pas comme eux, de combat visant une domination mondiale …et ils veulent l’imposer partout sur terre…

De nombreux immigrés constituent un risque profond pour notre pays, non pas parce qu’il y a des immigrés, mais bien parce qu’il n’y a aucune sélection des candidats à l’immigration et parce qu’il y a le droit du sol; néanmoins, ceux qui font la preuve qu’ils sont dépositaire du modèle de la civilisation Occidentale, ceux-la, nous devons en accueillir le plus grand nombre possible car ils renforcent notre modèle, justement parce qu’ ils ne sont pas multiculturels.

C’est une refonte de notre politique migratoire qu’il faut entreprendre, non son abolition.
Il ne faut pas renoncer à l’immigration, mais substituer au droit du sol, le droit du coeur, le droit de ceux qui viennent dans notre pays non pour ses avantages sociaux, mais pour la mise en oeuvre depuis des siècles de valeurs d’ouverture, de tolérance et d’universalité…

valeurs avec lesquelles l’islam semble incompatible aujourd’hui (voir textes racines, lectionnaire (-coran-), constitutions, sunna, textes juridiques et autres…

1 août 2011 Posted by | Référence, Valeurs | | Laisser un commentaire

Droits de l’homme : de l’importance de dire le droit

L’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, que nous devons au courageux libanais Charles Malik, stipule que « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction (…)»

Le monde islamique a formulé  deux réponses majeures au document de l’ONU :

Vous ne trouverez de garantie analogue à la liberté de changer de religion dans aucune des deux chartes islamiques; en effet, comme nous l’avons vu, la loi traditionnelle islamique requiert la peine de mort contre ceux qui quittent l’Islam. Qui plus est, la Déclaration du Caire précise : « Tout homme a le droit d’exprimer librement son opinion pourvu qu’elle ne soit pas en contradiction avec les principes de la Charia ; Tout homme a le droit d’ordonner le bien et de proscrire le mal, conformément aux préceptes de la Charia (…) »

une comparaison, stricto sensu, de la déclaration des droits de l’homme, et de la « déclaration des droits islamiques » ou un magnifique exemple d’inversion des valeurs, voire de novlangue

http://www.in-nocence.org/public_forum/read.php?6,61823

« La chose la plus importante à comprendre pour les non-musulmans au sujet de l’islam est que l’islam n’est pas simplement une religion. L’islam est un système socio-politique, socio-religieux, socio-économique, socio-éducatif, socio-judiciaire, législatif, militaire, encapsulé, dissimulé dans une terminologie religieuse. L’islam n’est donc pas comme n’importe quelle autre religion qui aurait des points communs, et différerait avec la foi chrétienne par exemple, qui pratiquerait des missions d’évangélisation, en disant « venez et convertissez-vous, ceci est une religion pacifique ». Non. L’islam a toujours été et s’est toujours répandu par la force. C’est donc un système politique. Quand l’islam est sorti d’Arabie, il ne s’est pas répandu grâce à des missionnaires discutant pacifiquement avec leurs voisins : « voici ce que notre prophète Mahomet a annoncé, etc. » Non. C’étaient des hordes d’assassins qui avançaient petit à petit en subjuguant les mondes alentours par la force. L’islam est un système. Et partout où il y aura une communauté musulmane, il y aura la charia. Et là où il y a la charia, il y aura islamisation du territoire et, à terme, du pays. »
Sam Solomon (ancien juriste musulman)

« Parmi les religions, l’islam doit être comparé au bolchevisme plutôt qu’au christianisme ou au bouddhisme. Le christianisme et le bouddhisme sont avant tout des religions personnelles, avec des doctrines mystiques et un amour de la contemplation. L’islam et le bolchevisme ont une finalité pratique, sociale, matérielle dont le seul but est d’étendre leur domination sur le monde. »
Bertrand Russell (scientifique et philosophe pacifiste, Prix Nobel 1950)

« Aucune colonisation n’est allée aussi profond que celle de l’islam et des Arabes […] Les populations colonisées se voient dépouillées de toute vie intellectuelle; il y a une « hystérie musulmane », une « tyrannie » de l’islam. »
V.S. Naipaul (prix Nobel indien de littérature), Notre civilisation universelle, Le Débat, Paris, n° 68, p. 86

Inutile de détourner les yeux, inutile de compter sur le « dialogue inter-religieux » ou sur le dialogue entre civilisations, inutile d’espérer une sécularisation de cette « religion » : comme idéologie totalitaire elle est déjà sécularisée et politique de part en part. On ne peut que la refuser, la repousser ou se soumettre toujours plus à ses diktats. La logique infernale du « Beau Modèle » le commande.

Il arriva qu’un jour, au cours de ses années de prédication, on amena devant Jésus une femme convaincue d’adultère, et donc encourant la lapidation. Réaction de l’intéressé : « Que celui de vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » (Jean, 8). On sait la suite. Mahomet, quant à lui, selon ce que nous rapporte Imran Husayni, fut mis devant le même cas, la femme étant de surcroît enceinte. Réaction de l’intéressé : il attend que la grossesse arrive à son terme, puis ordonne la lapidation, pour le dire rapidement, le détail de cette histoire, quelle qu’en soit la variante, étant plus odieux encore que ce résumé.

l’islam est d’abord une législation et un régime politique dont le législateur est censé être Dieu. Toute notre histoire politique montre qu’il est de la plus haute importance de DIRE LE DROIT. Or le droit dit par la loi islamique est à l’opposé de nos droits fondamentaux sur les points les plus cruciaux :

Comparez donc strictement, à l’aune de vos valeurs éthiques, les textes, le droit, les références factuelles en présence…

Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

« Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »

Déclaration universelle du 10 décembre 1948 :

« Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité  »

DE LA DEMOCRATIE
Art. 2. –
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.
Art. 4. –
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Art. 5. –
La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société
Art. 6. –
La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse

Selon l’islam :

« la première assise de l’Islam est :
 » Nach Hadou Ana Laillaha ila-LLah wa ana Mouhammad Rassoula-LLah »
(Nous attestons qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu et que Mohamed est le Prophète de Dieu).
Attester qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu a pour signification immédiate : réserver à Dieu exalté le caractère divin et ne pas Lui associer quelques unes de Ses créatures dans une seule des caractéristiques de la déité.
La première caractéristique de la déité est la prérogative absolue de la législation d’où découle le droit de légiférer pour les hommes, le droit de formuler des doctrines pour leur vie et le droit de définir les valeurs morales sur lesquelles repose la vie. » Sayyed Qutb (Rahimahullah), tiré de « L’Islam par le martyr »

EGALITE

Art. 1er. –
Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit

Préambule de la déclaration universelle de 1948 :

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes,

Art 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Art 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

Coran :
4.34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

Coran :
9.5. Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
9.29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humilies .

INTERDIT DE L’ESCLAVAGE

Art 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Coran
4.3. …Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).

INTERDIT DE LA TORTURE

Déclaration universelle Art 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

OCI Organisation de la Conférence islamique
28 Rabiul Al-Thani 1425 H /16 juin 2004
Communique final de la 31ème session de la conference islamique des ministres des affaires etrangeres
 » La Conférence a fait état de sa profonde préoccupation de l’amalgame fait de manière répétitive et erronée entre l’Islam et la violation des droits de l’homme. Elle a dénoncé l’exploitation de la presse écrite et audiovisuelle pour propager ces idées fallacieuses et a appelé à mettre fin aux campagnes injustifiées lancées par certaines organisations non gouvernementales contre un certain nombre d’Etats membres et qui consistent pour l’essentiel à demander à ces Etats d’abroger les peines et sanctions prévues par la Charia, sous prétexte de défense des droits de l’homme. Elle a réaffirmé le droit des Etats à préserver leur spécificité religieuse, sociale et culturelle, qui constitue un patrimoine de nature à enrichir les concepts universels des droits de l’homme. Elle a appelé à s’abstenir de toute utilisation de l’universalité des droits de l’homme comme prétexte pour s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats et porter atteinte à leur souveraineté nationale. Elle a, en outre, dénoncé la décision de l’Union Européenne concernant la condamnation de la peine de la lapidation et des autres peines qualifiées d’inhumaines et qui sont appliquées dans certains Etats membres en vertu des dispositions de la Charia. »

Coran :
4.34. Les hommes ont autorité sur les femmes, (…) Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. (…)

LIBERTE DE CHANGER DE RELIGION

Déclaration universelle Art 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites

Selon l’islam :
Hadith d’Ibn `Abbâs : « Quiconque change sa religion, tuez-le. »
Hadith d’Ibn Mas`ûd : « Le sang d’un Musulman qui atteste qu’il n’y a de dieu que Dieu et que je suis le Messager de Dieu est illicite sauf dans trois cas : l’homicide volontaire, le fornicateur qui a déjà connu le mariage et l’apostat qui abandonne la Communauté. »
« L’une des sources du droit islamique en vigueur dans la Communauté est le consensus (Ijmâ`). Or, les juristes de la Communauté, toutes Ecoles confondues, qu’ils soient sunnites ou non, ainsi que les juristes indépendants non rattachés à une Ecole précise, sont consensuellement en accord pour dire que l’apostat mérite une sanction. Il y a quasiment unanimité pour dire que cette sanction est la peine de mort, exception faite de ce qui a été rapporté au sujet de `Umar, d’An-Nakh`î et d’Ath-Thawrî. Il demeure cependant que l’incrimination de l’apostasie est consensuellement reconnue. » Yusuf Al Qaradawi

PRIERE ET ENSEIGNEMENT DU MEPRIS

L’Al-Fatiha, la prière la plus commune de l’Islam et la première sourate du Coran.

Coran ( 1/7 )  » La Fatiha » :
 » le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés »

Sa signification ordinaire selon les tafsirs (exégèses):
« Dieu (تعالى) a dit : {Celui que Dieu a maudit, celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs} (5/60)
‘Adi Bin Hatim a dit : “J’ai demandé à l’Envoyé de Dieu au sujet de ceux qui sont désignés par ce verset : {Non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère}, il me répondit : “Ce sont les juifs, quant aux égarés ce sont les chrétiens”.

ABUS DU DROIT POUR DETRUIRE LES LIBERTES ET DROITS

Déclaration universelle Art 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Selon le coran, (et les hadiths), le musulman doit combattre jusqu’à ce que « toute la religion soit à Allah » :
2/190] Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes, Allah n’aime pas les transgresseurs!
2/[191] Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
2/[192] S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.
2/ 193] Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.

D’où la conclusion logique de la Cour Européenne :

Cour européenne des Droits de l’Homme
31 juillet 2001
Affaire Refah Partisi (parti de la prospérité) et autres c. turquie arrêt strasbourg

La Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. (…) Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. (…) Selon la Cour, un parti politique dont l’action semble viser l’instauration de la Charia dans un Etat partie à la Convention peut difficilement passer pour une association conforme à l’idéal démocratique sous-jacent à l’ensemble de la Convention.

http://antifafdoncantiislam.blogspot.com/2007/08/droits-et-devoirs-humains-oui-loi.html

OCI Organisation de la Conférence islamique
28 Rabiul Al-Thani 1425 H /16 juin 2004
Communique final de la 31ème session de la conference islamique des ministres des affaires étrangeres
 » La Conférence a fait état de sa profonde préoccupation de l’amalgame fait de manière répétitive et erronée entre l’Islam et la violation des droits de l’homme. Elle a dénoncé l’exploitation de la presse écrite et audiovisuelle pour propager ces idées fallacieuses et a appelé à mettre fin aux campagnes injustifiées lancées par certaines organisations non gouvernementales contre un certain nombre d’Etats membres et qui consistent pour l’essentiel à demander à ces Etats d’abroger les peines et sanctions prévues par la Charia, sous prétexte de défense des droits de l’homme. Elle a réaffirmé le droit des Etats à préserver leur spécificité religieuse, sociale et culturelle, qui constitue un patrimoine de nature à enrichir les concepts universels des droits de l’homme. Elle a appelé à s’abstenir de toute utilisation de l’universalité des droits de l’homme comme prétexte pour s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats et porter atteinte à leur souveraineté nationale. Elle a, en outre, dénoncé la décision de l’Union Européenne concernant la condamnation de la peine de la lapidation et des autres peines qualifiées d’inhumaines et qui sont appliquées dans certains Etats membres en vertu des dispositions de la Charia. »

13 mai 2011 Posted by | Politis, Référence, Valeurs | , | Laisser un commentaire

La tyrannie de dieu, stade ultime de l’asservissement

La vision religieuse est une vision globalisante,… totalitaire du monde ( des humains). En effet, une fois posé le postulat de la création divine, rien du réel ne peut être compris sans la référence au dieu-créateur mais également rien du réel ne peut échapper à la volonté dudit démiurge.
Tous les raisonnements, arguties qui en découlent, … partent de l’intérieur de cette boite mentale et ne peuvent en sortir : le système de définition du réel est posé et ses axiomes assénés. Il y a donc incapacité de l’observateur de sortir de cette boite : il est lui même « le chat de Schrodinger » hésitant aléatoirement entre des états laïque/croyant/incroyant.

Aucune religion, sauf à nier le postulat de la création divine et donc à se… saborder, ne peut faire ou même tolérer que l’on fasse une distinction entre réel et divin, matière et esprit (divin), humain et divin, profane et sacré, politique et religieux, pouvoir temporel et pouvoir religieux… car accepter une telle distinction c’est considérer qu’une partie, plus ou moins importante, du réel échappe à dieu (ou aux dieux) et qu’ainsi, en raison même de son autonomie, elle ne participe pas de la création divine et ne relève donc pas, in fine, de la volonté et donc de l’autorité divine.

C’est pourquoi, toutes les sectes religieuses / religions ne se contentent pas d’édicter des règles cultuelles mais ont prétention, au nom de (leur) dieu (de leur axiome qu’ils veulent imposer à autrui et au réel), à régir tous les faits et gestes, l’habillement, l’alimentation, la sexualité… du troupeau et, au-delà, la conscience même des ouailles.

Le postulat de la création divine interdit toute liberté de quelque créature que ce soit. Liberté et divinité semblent en apparence antinomiques. L’ordre divin c’est le primat de la créature sur l’humain, de la fidélité sur la liberté, du troupeau soumis, indifférencié sur des individus, libres, égaux et fraternels…

La représentation musulmane, reprenant l’argument du jurisconsulte théorisé par les chiites irakiens, considère qu’une loi publique et laïque contraire à une loi religieuse est… une mauvaise loi, puisqu’humaine, donc déliée de leur vision du réel. Il convient donc de modifier ou d’abolir la première pour que la seconde puisse être pleinement appliquée. En la matière, il ne s’agit pas seulement d’un « détail », en l’occurrence celui de la photographie d’identité des femmes, mais bien de la totalité de la société, laquelle, avant d’être française, est musulmane, c’est-à-dire soumise à dieu, puisque dieu est le créateur de… toutes choses.

Encore un parfait exemple du système autoréférent dont les fidèles ne peuvent sortir; l’auto référence psychologique et sociologique est à la base de nombreuses pathologies mentales.

L’éclairement spirituel est justement de casser ces liens d’autoréférence, ces adhésions (au sens médical) d’avec une réalité illusoire, partielle, transitoire, finalement incommensurable. Ainsi le « chemin spirituel » n’est-il pas un retrait de l’emprise de nos ritournelles mentales intérieures pour n’observer le réel, que le réel de façon fluide et détachée.

Ainsi actuellement, les revendications d’une société de conformité religieuse, de soumission à la volonté divine se multiplient : aménagement des horaires ou de l’organisation des équipements sportifs publics mais aussi des hôpitaux pour que les femmes y soient désormais à l’abri de la « concupiscence » des hommes, école coranique au sein même de l’École publique, reconnaissance de la légalité des fêtes religieuses musulmanes comme des juridictions musulmanes, introduction de l’Arabe (la langue de… dieu) dans le cursus scolaire au même titre que le Français (langue des… mécréante-s ?), application de la loi coranique (voire de la charia ?) en matière de divorce et d’héritage…
Tout cela montre clairement une régression de l’inconscient collectif. Alors aggravation de la fièvre avant la guérison, ou signes avant-coureurs de déliquescence totale?

Certains verront ou voient déjà dans ces revendications de simples atteintes à la laïcité. D’autres, un projet – un complot ? – intégriste tendant à… désintégrer l’unité de la République. Dans l’un et l’autre cas, le procès est/sera celui de l’Islam et de l’Islam seulement ou, plus exactement, dans la langue de bois, de l’Islam fondamentaliste, intégriste et non d’un certain autre Islam (le « vrai » ?!?) qui, lui, serait modéré, tolérant et…. républicain, démocrate, légaliste…

 S’engager sur une telle voie, ce n’est voir que la partie visible de l’iceberg.

En effet, loin du tohu-bohu de ces revendications, le vatican et, plus généralement, toutes les autres sectes/religions, qu’elles soient établies ou seulement en voie d’établissement, comptent les coups et, plus ou moins discrètement, avancent leurs propres pions sur l’échiquier pour faire avancer leur… propre projet totalitaire.

C’est ainsi que, drapé de la légalité républicaine, de nombreux responsables judéo/catholiques laissent entendre que les revendications musulmanes sont… légitimes et qu’il convient donc de voir comment on peut concilier loi profane et loi religieuse, autrement dit… divine, pour permettra à chaque croyant(e) de pratiquer et vivre sa foi en conformité avec les commandements divins.

En France comme ailleurs, la poussée musulmane que l’on éclaire médiatiquement n’est qu’un symptôme, parmi d’autres, d’un mouvement de fond, général, celui du totalitarisme religieux qui, quel que soit sa particularité (catholique, protestante, juive, bouddhique, brahmanique, raelienne, scientologique…), cherche à instaurer le royaume de dieu non plus dans l’au-delà mais bien ici-bas, c’est-à-dire sur la société humaine, sur tous les individus.
La/les religions tentent d’établir la tyrannie de dieu, la théocratie.

Entre les religions les différences ne sont que de forme. Pas de fond. Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises religions. Il y en a des pires et des « moins pires ».
Le choix n’est pas entre la peste et le choléra mais entre la maladie et la santé. L’humain ou le divin. La liberté, l’égalité et la fraternité ou l’esclavage, le troupeau. L’imposture religieuse est… universelle quelles que soient ses déclinaisons folkloriques et, notamment, cultuelles. Elle participe d’une même vision totalitaire du monde. Imaginer (croire !) le contraire n’est pas seulement une erreur, une faute mais un… crime. Un crime contre l’humanité : il est l’instauration de l’ordre divin (évidemment déterminé par des intermédiaires stipendiés et intéressés qui se chargent de « faire descendre » la volonté divine). au prix de l’anéantissement de l’humain, c’est à dire de cette tension vers la conscience.

Se focaliser sur les seules ingérences musulmanes serait donc fermer les yeux sur celles conduites, avec plus de discrétion et, sinon d’intelligence, du moins de ruse, par les autres sectes. L’islam ne doit pas être ce repoussoir, qui accaparerait uniquement notre vigilance pour l’endormir à l’égard des assauts menés par d’autres, même si c’est clairement la plus prédatrice. Aujourd’hui comme hier, le combat humaniste, le combat de lumière est le même : lutter contre l’imposture religieuse en général, lutter contre toutes les religions de telle sorte que, les dieux déchus du piédestal de la soumission du troupeau, l’humanité puisse enfin naître à elle-même.

L’avènement de l’humain ne se fera que par l’anéantissement de l’imposture religieuse.
La spiritualité devra éradiquer l’enfermement ancien.

20 avril 2011 Posted by | Référence, Religion | , , , | Laisser un commentaire

le Simorg – Simorgh – roi des oiseaux

La rencontre avec soi-même est le but ultime du voyage,
c’est à la fois être ce que l’on est et être autre que ce que l’on est.

Le simorg

C’est-à-dire être ce Sîmorgh, et être à la fois ces trente Oiseaux, individuellement, séparément, personnellement.
Il n’y a pas d’amour s’il n’y a pas de sang et de larmes dans le cœur,  dans le silence de l’amour, réside l’activité secrète, le langage secret, le Langage des Oiseaux.

26 mars 2011 Posted by | Pépiements, Référence | | Laisser un commentaire

Guetteur, y-a-t-il encore une nuit?

« Guetteur, où en est la nuit ? Qu’en est-il de la nuit, guetteur ? Et le guetteur répond : « Le matin vient, puis ensuite revient une autre nuit. »

«Des profondeurs du temps, la nuit de l’esprit révèle des lueurs de ténèbres. Du haut de sa tour juchée entre deux mondes, Isaïe lançait son interpellation : Guetteur, où en est la nuit ? Au jour des vents mauvais de l’Histoire, ce guetteur jaugeait un champ prophétique s’étendant du VII ème au XXI ème siècle. Sa vision surplombait les barbaries ancestrales et les tremblements sulfureux qui s’ordonnancent sous nos yeux. Il scrutait les empires qui se télescopaient et qui s’effondrèrent corps et biens. D’autres résistent encore, pour combien de temps ?

Guetteur, où en est la nuit ? A une mise en garde des périls islamistes qui s’amassent devant les lignes Maginot imaginaires des occidentaux. Et par ailleurs à l’encontre d’Israël, les armées du jihad mahométan , pleines de l’esprit funeste du 7ème siècle qui les aliène, devraient se rappeler 1973 et autres déroutes…

Qu’en est-il de la nuit, guetteur ? Des pré-notions accomplies concernant le flamboiement scientifique et technologique des siècles, jusqu’aux Lumières, puis un déclin paradoxal par l’appauvrissement continu de l’éthique judéo-chrétienne. La prévision d’une nouvelle « nuit » (non plus de « cristal ») crépusculaire éclaire les paramètres de la troisième guerre mondiale du genre humain qui se met en place. Elle représentera une problématique de vie ou de mort pour la majorité des musulmans qui auront la main droite enchaînée au boulet médiéval de l’inamovible Coran et la main gauche à celle du cruel codex de la Charia.

Depuis quatorze siècle, leur vie est réglée par l’archaïque Loi islamique : flagellation, lapidation, amputation (opportunément dédouanée pour ses féaux et attributaires du coran). Par ailleurs, il est évident que le monde musulman répugne aux innovations civilisatrices, en politique (démocratie, droits de l’homme, humanitarisme), et autres fadaises sur la valeur de la vie, ainsi qu’à la réadaptation de l’islam aux exigences de la modernité. Cette paralysie cognitive est la tare de la postérité d’Ismaël et d’Esaü , la raison de l’inimitié foncière, congénitalement haineuse pour la postérité d’Isaac et de Jacob.
«Tuez les infidèles (notamment juifs et chrétiens) partout où vous les trouverez et chassez-les d’où ils vous auront chassés… » Sourate 2-Verset 187.
Les infidèles n’ignorent plus que le coran ne fut conçu qu’au huitième et neuvième siècle, à Bagdad (et non à la Mecque ou à Médine) et à seule vocation géopolitique, comme étendard commun pour nomades razzieurs de butin. Sa singularité conceptuelle ne se développa que graduellement pour devenir, en 300 ans, une religion à vocation hégémonique.

C’est à raison que l’Islam est perçu comme une idéologie politicienne qui se caractérise par un véritable programme de Parti Unique, visant a contrôler une société d’hommes soumis, jusqu’au don de leur vie, immergés anonymement au sein de l’Oumma, la communauté des croyants. Sans état d’âme ou de conscience, ils professent à l’égard des infidèles en général et aux judéo-chrétiens qui leurs résistent : «Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Allah (le Très Miséricordieux) et son apôtre (Mahomet) et qui emploient toute leur force à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix; vous leur couperez les mains et les pieds alternés; ils seront chassés de leur pays. L’ignominie les couvrira dans ce monde et un châtiment cruel dans l’autre ». Sourate 5-Verset 37.
Est-ce cela un livre d’amour et de paix? N’est ce pas plutôt l’inversion des valeurs, prophétisée et décrite à foison… le loup se fait passer pour l’agneau, la haine se fait passer pour amour… et que les niais y croient…ils seront emportés…

«Et le guetteur répond : Le matin vient, » Pour une estimation récente de la population musulmane, soit un milliard cinq cent millions de musulmans, avec un milliard en Asie, 450 millions au Moyen orient et en Afrique, une centaine de millions en Europe (45 millions pour ce qui la concerne) et autres pays dans le monde (dont six ou sept aux USA). Souvenons-nous que jusqu’au 7ème siècle de notre ère, tout le Proche Orient était quasiment chrétien… Mais en moins de deux siècles, l’Islam supplanta le christianisme par la fureur de son épée, l’arme subtile de la natalité (rapts et viols d’innombrables chrétiennes), les razzias incessantes et l’esclavagisme systématique.

De même, il convient d’observer que le jihad, son fer de lance, est l’invariant, et constant commandement : conquérir des territoires (nations, terres et peuples) qui ne lui appartiennent pas. Son code moral est tout simplement inexistant : « Les Chrétiens et les Juifs disent Tu ne tueras point ! Mais nous nous disons, que tuer possède la même valeur morale que la prière pour atteindre notre but. » (Ayatollah Khomeiny).

Quelle est la raison de cette névrose politico-religieuse ? Le machiavélisme islamique y répond par l’argument suivant : Si un musulman a des problèmes avec sa conscience au sujet du meurtre d’un «infidèle», il reçoit l’aide (l’absolution) et le soutien religieux (promesse paradisiaque) directement du coran. Et en effet, le faux « saint » livre l’explicite par une proverbiale miséricorde : « Ce n’est pas ton bras qui les a poignardés, mais c’est Allah. Ce n’est pas toi qui as tiré la flèche, mais c’est Allah, afin qu’il puisse montrer sa propre puissance » sourate 8.17.

Force nous est de reconnaître que l’esprit qui anime sourates et hadiths relèvent d’un ordre d’inhumanité. Dès la prise de conscience de l’enfant musulman, il lui conditionne son esprit. Aucune religion au monde, si perverse serait-elle (mise à part quelques sectes sataniques), n’oserait enseigner le pourquoi et le comment tuer celui qui serait d’une autre religion que la leur… en l’assortissant de la parfaite impunité de son acte.

«Puis ensuite la nuit. » Une nuit millénaire, faite de luttes entre lumière et ténèbres, constellée de guerres religieuses, de croisades improbables, d’inquisitions criminelles, de dépravations culturelles, d’ idéologiques mortifères et de nombre d’avatars mortifiants. Le genre humain dut apprendre le difficile exercice de la liberté/responsabilité individuelle sur une base d’éthique judéo-chrétienne. Celle-ci s’affirma comme la plus idoine pour nos modes de penser la vie en société. Par nos prophètes, penseurs et philosophes érudits, nous apprîmes combien la morale et la valeur de la vie humaine étaient précieuses (amour, vérité, gentillesse, honnêteté, bonté, équité, générosité, altruisme, miséricorde…) et quelles sont des biens inestimables. Elles forment un bouquet de valeurs positives et bénéfiques.

Mais alors, qu’en est-il des vertus de l’Islam ? Sont-elles compatibles avec nos démocraties (bien qu’imparfaites), à notre sens d’une justice (perfectible), à notre vouloir d’égalité des hommes et des femmes, etc. ? Quatorze siècles durant, qu’en est-il des avancées de l’Islam, si ce n’est par celle de l’épée ? Les Islamistes continuent de massacrer où qu’ils se trouvent, juifs et chrétiens, en Égypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria et autres pays et contrées. Cette haine du juif (de plus en plus reliée à celle du chrétien) dépasse le simple bon sens… culte de mort, forces d’antivie…

D’où,  et plus que jamais, guerre métaphysique ! La guerre de religion du XXIème siècle sera d’une amplitude inégalée dans l’Histoire. Etrangement, comme si le temps leur était compté, les islamistes sont déterminés à détruire au plus vite la civilisation occidentale, sa culture, ses démocraties, la parité hommes-femmes, les Droits de l’Homme, bref, le courant du progrès tel que nous l’avons conçu. La nuit de notre XXIème siècle et de nos fils subira une guerre sans merci. Des armées s’affronteront, des foules immenses du Tiers-monde islamisé, conjuguées aux 5ème colonnes des élites collaborationnistes et des banlieues métropolitaines s’appliqueront à ravager et détruire… Depuis 30 ans, l’Islam à planifié le programme de cette immense croisade contre l’Occident.

«Si vous voulez des nouvelles, interrogez» ; nous exhorte le prophète en nous relayant un questionnement en rapport avec la dimension spirituelle des évènements qu’il discernait par delà les siècles, évènements en parfaite adéquation casuelle avec le plan divin. En effet, pouvons-nous nous dire, qu’elle crédit donner à une prophétie vieille de 2500 ans pour le moins ? Se place-t-elle dans une perspective de l’Esprit divin ? Est-elle une matrice analytique visionnaire ? Par ailleurs, il s’avère que l’esprit prophétique est en contradiction à nos spéculations intellectuelles, fondées sur la seule observation des dates et des faits.

Néanmoins, les prophéties peuvent révéler l’état de notre foi personnelle, celle des populations, leur degré de déjudaïsation et de déchristianisation. Révèlent-elle la cécité d’un Occident devenu hostile au regard de Dieu ? Selon les Ecritures, il semblerait que les temps de la fin (de notre civilisation ?) se caractériseraient par le déclin de la foi, des valeurs d’éthique, d’équité et du courage des anciens.
“Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables” (2 Timothée 4/3).
Parole à laquelle répond Alexandre Soljenitsyne en 1978): « Il s’avère, malheureusement, que le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest».

extrait de « Guetteur, ou en est la nuit« 

23 mars 2011 Posted by | Politis, Référence | , | Laisser un commentaire