Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

« Ce qui fait l’humain »

Dans la continuation des nos études sur la conscience (depuis la tour de babel et son éparpillement), les données scientifiques d’analyse d’ ADN révèlent un certain nombre d’erreurs et de préjugés, voire de mensonges voulus et propagés…
A travers les époques, l’histoire des ancêtres de l’humanité reste visible et observable dans l’analyse de nos gènes. L’ADN se transmet de génération en génération, elle est brassée et recombinée par le processus de sélection naturelle, de l’adaptation aux milieux, …et de l’attirance sexuelle : ce qui nous donne notre personnalité spécifique, notre individualité.
Cependant de larges parts de ces chaines génétiques restent intactes à travers les générations, altérées occasionnellement par des mutations aléatoires (ou impliquées -épigénétique), et qui deviennent ainsi des « marqueurs génétiques » résolument identifiables.
L’ordre, la répartition de ces séquences d’apparitions de marqueurs permet aux généticiens de retracer notre ligne d’évolution temporelle au travers de l’histoire.
Ces marqueurs génétiques  identifient différentes populations au travers des voyages, migrations, déplacements, générations, par leurs mutations distinctives, mais révèlent ainsi la relation commune qui les lient :  « ce qui fait l’humain »
ps : ces études statistiques étudient des cohortes datées d’une vingtaine d’années, ce qui laisse de coté les modifications rapides récemment observées (migration, grand remplacement, …)


Le projet Genographic projet de National Geographic corporation vient nous livrer des résultats d’une étude menée depuis plusieurs années, sur des populations sur les quatre continents.

migrations préhistoriques probables

migrations préhistoriques probables

D’abord, l’étude nous révèle que plusieurs pays, considérés Arabes, ne le sont que peu ou prou. C’est le cas de l’Égypte, que le génome de sa population avec 68%, désigne clairement comme une nation Nord-Africaine, au même titre que la Tunisie, l’Algérie, la Libye ou le Maroc. Au fait, elle n’est arabe qu’à 17% et même un peu juive à 4% ! La Tunisie, quant à elle, choisie comme représentant le Maghreb, est à seulement 4% arabe, à 88% Nord-Africaine et à 5% européenne. Le Liban, comme on peut s’y attendre, est l’un des peuples les plus hétéroclites au monde. Il comporte 14% de génome Juif, 11% du génome Nord-Africain, et seulement 44% de génome arabe!

Autre surprise : le génome nord-africain se retrouve sur quatre continents : Afrique, Europe, Asie, et… en Amérique latine !

Une autre révélation renversante est l’absence totale du génome arabe dans des pays où était admise leur présence, pour des raisons religieuses, comme en Espagne, au Portugal, en France et en Afrique subsaharienne (Sénégal et Nigeria). Donc, non, l’arabo-islamisme n’a rien à voir avec la civilisation française, et s’est d’ailleurs révélé un ennemi/envahisseur constant depuis des millénaires.
C’est d’ailleurs dans ces contrées, où s’était propagé l’islam, que la présence du génome nord-africain est la plus forte. C’est ainsi que les Ibériens (Espagnols et Portugais) ont 9% de part du gène Nord-Africains et tenez-vous bien 0% de gêne arabe. La Sardaigne 11%, le Sénégal avec une grande part de 12% et Yarubans (Nigeria) 3% d’ADN Nord-Africain,

Ceci est la preuve irréfutable, que la propagation de la religion musulmane s’est faite exclusivement par l’intermédiaire des Nord Africains qui s’y sont installés par la suite…
ou comment les esclaves se sont mis à adorer leurs propres chaines…

Une dernière révélation est la présence surprenante de génome Nord-Africain sur le continent américain et notamment celui du Sud. Cela appuie la théorie selon laquelle les Berbères, auraient pu atteindre le continent des Amériques bien avant les colons Européens au 15e siècle, mais également, la présence d’équipages berbères au sein de l’expédition de Christophe Colombe, et des conquistadors partis des Îles Canaris. C’est ainsi que l’on retrouve 5% d’ADN Nord-Africain chez les Argentins, et 6% chez les Colombiens. On retrouve également l’ADN d’Afrique du Nord dans les Bermudes, chez les Mexicains, les Péruviens 3%, Mexicains Américains 4%, au Puerto-Rico 3%, en Grèce 3%, en Iran 4%, en toscan (Italie) et en France (2%), au Kenya et en Éthiopie avec 4%. Cette découverte contredit les adeptes de la vision arabophone qui enseignent à tous les enfants nord-africains qu’ils seraient arabes ( enseignement algérien  80% arabes et à 20% de « khalit », Kabyles, Chaouis et Imuchagh).

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24 janvier 2017 Posted by | Anthropologie, Politis | | Laisser un commentaire

Manger du cadavre fait le malheur du monde

« En ce moment même, des millions d’animaux hurlent de terreur dans les abattoirs, dans des caisses et des cages.
Vils et ignobles goulags de désespoir.
Dans l’abattoir, les yeux poignardés et les tendons tailladés sur le bétail, expédié au Moyen-Orient…
baleine mère mourante, appelant son petit pendant qu’un harpon japonais explose dans son cerveau.
Quand nous souffrons, nous sommes tous égaux.
Un animal souffre comme un homme.

logo Ferme des animaux
La viande est la nouvelle amiante, plus meurtrière que le tabac.
Le méthane, et l’oxyde nitrique de l’industrie du bétail tuent nos océans avec des zones mortes acides et hypoxiques.
90% des poissons de petite taille sont broyés en granulés pour nourrir le bétail. Les vaches normalement végétariennes sont maintenant les plus grandes prédatrices du monde marin. Les océans meurent. Ce sont les poumons et les artères de la terre.
En 2048 toute l’industrie de la pêche sera morte.
Des MILLIARDS de petits poussins bondissants sont broyés vivants, simplement parce qu’ils sont de sexe masculin.
Sept milliards d’humains vivent aujourd’hui.
NOUS TORTURONS et TUONS deux milliards d’animaux CHAQUE SEMAINE dans le monde.
Dix milles espèces entières sont anéanties chaque année à cause des actions d’une même espèce, nous.
Nous sommes maintenant face à la sixième extinction de masse de l’histoire cosmologique. Si n’importe quel autre organisme faisait ça, un biologiste dirait que c’est un virus. Il s’agit d’un crime contre l’humanité aux proportions inimaginables.
Les droits des animaux sont maintenant le plus grand problème de justice sociale depuis l’abolition de l’esclavage.
Il y a maintenant plus de 600 millions de végétariens dans le monde. Si nous étions une nation, nous serions plus grands que les vingt-sept pays de l’Union européenne !
Cornell et Harvard ont dit que la quantité optimale de viande pour une alimentation saine, c’est précisément ZERO.
L’eau est le nouveau pétrole. Les nations iront bientôt faire la guerre pour ça. Les aquifères souterrains qui ont nécessité des millions d’années pour se remplir sont à sec. Il faut 50.000 litres d’eau pour produire un seul kilo de viande de bœuf.
Aujourd’hui un milliard de personnes ont faim. Vingt millions mourront de malnutrition.
Réduire de 10% seulement la consommation de viande pourrait nourrir 100 millions de personnes.
L’élimination de la viande mettra à jamais fin à la famine.
Si tout le monde avait un régime alimentaire occidental, nous aurions besoin de deux planètes Terre pour les nourrir. Nous n’en avons qu’une seule. Et elle est en train de mourir.
Les gaz à effet de serre provenant du bétail (1,4 milliards de bovins d’élevage sur la planète) sont de 50% plus élevés que tous les transports réunis… avions, trains, camions, voitures, et bateaux.
Les pays pauvres vendent leurs céréales à l’Ouest, tandis que leurs propres enfants meurent de faim dans leurs bras. Et nous en nourrissons le bétail. Comment pouvons-nous manger un steak la conscience tranquille ?

baleine de laisser-aller

Suis-je le seul à voir cela comme un crime ?
Suis-je le seul à considérer qu’un veau est un bébé?
Chaque morceau de viande que nous mangeons frappe le visage baigné de larmes d’un enfant affamé.
Quand je le regarde dans ses yeux, devrais-je me taire ?
La terre peut produire assez pour les besoins de chacun. Mais pas assez pour la cupidité de tous. Si une nation mettait au point des armes qui pourraient causer de tels ravages sur la planète, nous lancerions une attaque militaire préventive et les renverrions à l’Age du Bronze. Mais il ne s’agit pas d’un Etat voyou. Il s’agit d’une industrie.
La bonne nouvelle est que nous n’avons pas à la bombarder. Nous pouvons tout simplement « NE PAS ACHETER »
L’Axe du Mal ne passait pas par l’Irak, l’Iran ou la Corée du Nord. Il fonctionne grâce à nos tables.
Les armes de destruction massive sont nos couteaux et fourchettes.
L’arrêt de la consommation de viande d’animaux résout nos problèmes environnementaux, de santé, d’eau et met fin à la cruauté pour toujours. Et les agriculteurs sont ceux qui ont le plus à gagner. L’agriculture ne s’arrêterait pas. Elle prospèrerait. Seule la gamme de produits changerait. Les agriculteurs feraient tellement d’argent qu’ils n’auraient même pas le temps de le compter. Les gouvernements nous aimeraient. De nouvelles industries émergeraient et s’épanouiraient. Les primes d’assurance santé seraient en chute libre. Les listes d’attente dans les hôpitaux disparaîtraient.
La viande provoque un large éventail de cancers et de maladies cardiaques.
Peut-on nommer une maladie causée par un régime végétarien ?
Les animaux ne sont pas seulement d’autres espèces. Ils sont d’autres nations.
Et nous les massacrons à nos risques et périls.
La carte de la paix est établie sur un menu.
La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. C’est la présence de la Justice.
La justice doit être aveugle à la race, la couleur, la religion ou les espèces. Si elle n’est pas aveugle à tout cela, elle est une arme de terreur.
Or, la terreur est inimaginable dans ces horribles Guantanamos.
Si les abattoirs avaient des parois de verre, nous n’aurions pas besoin de ce débat.
Je crois qu’un autre monde est possible.
Mettons les animaux hors du menu et de ces chambres de torture.

20 mai 2014 Posted by | Gaia, Santé | , , | Laisser un commentaire

Un niveau spirituel que l’homme actuel ne pourra jamais franchir s’il…

Il y a un certain niveau spirituel que l’homme actuel ne pourra jamais franchir s’il continue de manger de la chair animale…

« 1,28 milliards de bœufs, vaches, veaux et moutons vivent sur Terre. Ce bétail occupe 24% des terres cultivées de la planète. On brûle des milliers d’hectares de forêt tropicale pour y élever des bœufs dans les « ranchs à hamburger ». Chaque hamburger coûte 8 m2 de forêt tropicale. Le bétail consomme 30 à 40% des céréales de la planète. Le marché du bœuf est colossal. 40 milliards de dollars aux États-Unis où sont vendus 6,7 milliards de hamburgers.
Il est hallucinant de se rendre compte que les mangeurs de viande ont besoin de 10 fois plus d’eau et de surfaces cultivables que les végétariens pour être nourris.

La viande pose de très nombreux problèmes de santé. Elle est l’une des principales causes de cancer, de maladies dégénératives, de maladies cardiaques et de déficiences immunitaires dans les pays occidentaux. 55% de la production américaine d’antibiotiques est destinée aux animaux d’élevage. Manger de la viande, c’est donc aussi être constamment soumis aux médicaments qui ont été injectés aux animaux.

Aux États-Unis, la plus fréquente cause de mortalité est l’infarctus du myocarde qui frappe une personne à toutes les 25 secondes. Pour un américain moyen, le risque d’une attaque cardiaque est de 50%, alors que pour un américain végétarien, qui ne consomme ni viande ni autres produits animaux, il n’est que de 4%. Trop peu de gens savent que les problèmes d’excès de cholestérol viennent d’une alimentation carnée (viande), car il n’y a pas de cholestérol dans les végétaux. Le cholestérol et les gras saturées sont apportés par la viande, les produits laitiers et les oeufs…

Sur le plan écologique et sur le plan énergétique, la civilisation du bœuf est une véritable catastrophe. Nous sommes devenus des ogres, monstres fous, intoxiqués par une consommation boulimique de viande. Aux États-Unis, de plus en plus de gens ont pris conscience de la nécessité de modifications urgentes dans nos habitudes alimentaires, notamment Jeremy Rifkin, l’auteur du livre « Beyond beef ». Il propose un nouveau mode de vie plus respectueux de nos corps et de la planète. Le docteur Gabriel Cousants, auteur de « Nutrition spirituelle » (éditions « Vivez Soleil »), John Robbins, auteur de « Se nourrir sans faire souffrir » (éditions « Stanké »), Harvey Diamond, auteur de « Le régime plus » (éditions « Solar ») sont parmi les leaders de cette campagne mondiale qui explique notamment qu’avec une réduction de 10% de la consommation de viande dans les pays occidentaux, on pourra non seulement faire reculer les maladies de civilisation mais aussi avoir assez d’aliments pour nourrir 60 millions d’êtres humains qui meurent de faim.

Cette réduction permettra de stopper la disparition des forêts tropicales, due en grande partie au déboisement causé par l’élevage industriel. Chaque hamburger coûte 8 m2 de forêt tropicale. Un léger changement de nos habitudes alimentaires suffira à faire pencher la balance écologique du côté positif…

L’ Homme n’est pas constitué pour manger de la viande. Il est conçu pour fonctionner avec des protéines végétales. Il peut supporter une petite quantité de viande de temps en temps, si son organe d’élimination fonctionne bien, mais la surcharge habituelle en produits animaux que l’on voit chez la plupart des habitants des pays riches, entraîne un affaiblissement considérable du système immunitaire qui ouvre la porte aux maladies de civilisation…

Depuis Pasteur, on a rejeté toute la faute des maladies sur les virus et les bactéries. On leur fait la guerre. Mais malgré les armes de la science, la paix ne vient pas. Au contraire, elle s’éloigne. Les « militaires scientifiques » ont pris le pouvoir. Ils crient en avant sans s’apercevoir que leurs médicaments sont devenus l’un des pires fléaux de notre société. La guerre contre la maladie se retourne contre l’Homme qui est devenu la victime de la Science. Intoxiqué par trop de viande, de lait, de fromage et d’autres aliments d’origine animale il se sent fatigué et lourd. Il consomme alors, pour se stimuler, de l’alcool, du café, du tabac, du sel, du sucre raffiné et des médicaments de toutes sortes, aggravant ainsi la pollution de son corps. Affolé, il court chez le médecin. S’il tombe chez un médecin matérialiste classique, celui-ci lui fera des examens qui lui montreront que son corps est malade et lui prescrira des médicaments chimiques…

Mais si notre intoxiqué va chez un médecin conscient des problèmes de son temps, il se fera expliquer qu’il est responsable de ses maux par son ignorance des besoins réels de son corps et qu’il est indispensable pour lui d’apprendre à gérer sa santé, notamment par une alimentation végétale variée et vivante. Ce médecin lui montrera que la santé de l’individu et celle de toute l’humanité sont intimement liées, que chacun est responsable de lui-même et de tous. En s’empiffrant, l’occidental se tue à petit feu et affame la planète. Ce médecin dira peut-être: « Asseyez-vous dans un restaurant avec un steak dans votre assiette. Imaginez ensuite la salle remplie de vingt personnes avec un bol vide à la main. Prenez alors conscience que la quantité de céréales qu’il a fallu pour produire la viande qui est devant vous, aurait permis de remplir le bol de chacun des affamés présents. »

Ainsi, le malade ne sera plus passif, simple consommateur de médicaments et de soins médicaux. Il s’éveillera à une nouvelle conscience d’être humain et il apprendra à faire régner dans sa vie l’harmonie et la santé.

Tiré de l’article du Docteur Christian Tal Schaller, Suisse

1 juillet 2012 Posted by | Gaia, Santé | , | Laisser un commentaire

Les 29 commandements des Bishnoïs

Un groupe d’hommes pionniers d’un mode de vie et d’une conscience en harmonie : une voie pour régénérer notre futur? une leçon  pour des religions enfermantes et totalitaires?

Les Bishnoïs (ou Vishnoï) – de bish, vingt et noï, neuf dans une forme dialectale du hindî -, sont les membres d’une communauté vishnouïte créée par le guruJambeshwar Bhagavan, appelé communément Jambaji (1451-1536), surtout présente dans l’État du Rajasthan, majoritairement dans les régions de Jodhpur et de Bîkâner, et dans une moindre mesure dans l’état voisin de l’Haryana en Inde. Les Bishnoïs sont des hindous qui suivent vingt-neuf principes, d’où leur nom, édictés par leur gouroû et se caractérisent par leur végétarisme, leur respect strict de toute forme de vie (non-violence, ahimsâ), leur protection des animaux ainsi que des arbres, leur adoption d’une tenue vestimentaire particulière. On les définit souvent comme ayant une forte conscience écologique.Ces préceptes édictés par Jambaji en 1485 sont les fondements, les pratiques et les fins de cette branche, ou secte, de l’hindouisme. Suivre avec fidélité ces 29 commandements permet à l’adepte du bishnoïsme de se libérer définitivement du cycle des naissances (samsâra) et des morts en atteignant le Moshka, s’il y a Grâce de la part du Seigneur Vishnou.

Les 29 commandements ont donné naissance au nom bishnoï : « bish », comme vingt, en hindi, et « noï », neuf.

Le bishnoïsme a donc l’avantage d’être une branche de l’hindouisme très simple et facile à assimiler, qui se traduit par une règle de conduite qui devient une sagesse de vie, et qui lui a permis d’attirer les populations musulmanes soucieuses de se fondre dans l’hindouisme, tout en préservant la dévotion épurée islamique.

Voici la liste des 29 règles des bishnoïs:

  • 1° Observer une mise à l’écart de la mère et du nouveau-né pendant trente jours après l’accouchement (pour éviter des infections et à cause de l’éventuelle fatigue de la mère).
  • 2° Ecarter la femme de toute activité pendant 5 jours lors du début de ses règles (pour ne pas la fatiguer et respecter une certaine hygiène).
  • 3° Tôt, chaque matin, prendre un bain.
  • 4° Maintenir la propreté externe du corps et interne de l’esprit (par un comportement et des sentiments humbles, sans animosité, etc.)
  • 5° Méditer deux fois par jour, en matinée et en soirée, lorsque la nuit est encore séparée du jour.
  • 6° Chanter la gloire du seigneur et exposer ses vertus chaque soirée.
  • 7° Offrir l’oblation quotidienne au feu saint avec un cœur rempli de sentiments de bien-être pour tout être vivant, d’amour pour la nature et le monde entier et de dévotion au seigneur.
  • 8° Employer l’eau filtrée, le lait et le bois de chauffage soigneusement nettoyé (pour éviter que des insectes soient tués ou brûlés).
  • 9° Etre attentif et conscient de ses paroles.
  • 10° Pardonner naturellement.
  • 11° Être compatissant.
  • 12° Ne pas voler.
  • 13° Ne pas dénigrer, déprécier derrière le dos, quelqu’un.
  • 14° Ne pas mentir.
  • 15° Ne pas se livrer à l’opprobre.
  • 16° Jeûner et méditer la nuit sur la nouvelle lune.
  • 17° Réciter le nom de saint de Vishnou.
  • 18° Être compatissant envers tous les êtres vivants.
  • 19° Ne pas détruire les arbres verts (c’est-à-dire non morts).
  • 20° Tuer les passions de convoitises, d’irritation, d’envie, d’avarice et d’attachement.
  • 21° Se permettre de cuisiner soi-même, ou par un fidèle d’une autre religion ou secte, en étant pur de par le cœur et le travail.
  • 22° Fournir un abri commun (Thhat) pour les chèvres et les moutons afin de leur éviter l’abattoir.
  • 23° Ne pas castrer le taureau.
  • 24° Ne pas consommer ou cultiver de l’opium.
  • 25° Ne pas consommer ou cultiver du tabac et ses dérivés.
  • 26° Ne pas consommer ou cultiver du cannabis.
  • 27° Ne pas boire de boisson alcoolisée.
  • 28° Ne pas manger de plats de viande ou non-végétariens (afin de protéger les animaux) et obligation de protéger et de nourrir les animaux sauvages.
  • 29° Ne pas utiliser de vêtements teints en bleu (en Inde antique, cette couleur était obtenue grâce à un arbre sauvage, l’indigo, et c’est aussi la couleur de la mort).

à voir ce beau reportage

360°- GEO
dimanche, 29 mai 2011 à 14:00
Rediffusion vendredi 3 juin à 08H00 et samedi 4 juin à 10H50
(France, Allemagne, 43mn)
ARTE

28 mai 2011 Posted by | Gaia, Pépiements, Religion, Spiritualités | , , | Laisser un commentaire

La stratégie de l’aveuglement

Les prix des matières premières et des différents « produits » que nous usons/consommons/détruisons ne sont que des concepts artificiels, des indicateurs; nous les avons rendus déliés, sans rapport, d’avec le réel qu’ils sont censés représentés.
Un litre de pétrole ne vaut que ce qu’un client » accepte de le payer à un endroit donné, à une époque donnée… Ce calcul n’intègre pas le facteur éthique, moral de valeur d’usage tant pour la terre en tant que tout, que pour l’humanité (ou tout autre espèce ayant accédé à la conscience). L’homme en tant que représentant actuel de la conscience sur terre a échoué , jusqu’à présent, à gérer la mise en oeuvre de ce projet sur le long terme, ainsi que la responsabilité de sa charge des autres espèces/consciences évoluant sur cette terre

Le thermomètre comptable est un mauvais indicateur, car il n’intègre pas le long terme, et les valeurs d’harmonie : le marché se révèle une valeur d’obscurité : le coût des matières premières augmente et le fera encore. L’exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l’étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l’énergie et autres ressources ne peuvent ainsi que s’affoler.

Le silence et l’ignorance d’une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l’atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires… Chocs pétroliers à répétition jusqu’à l’effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l’aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

Ces stratégies de l’aveuglement sont absurdes.
Notre vulnérabilité est désormais issue de l’incroyable étendue de notre puissance. Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l’atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.
Cette situation fait apparaître « le spectre menaçant de la tyrannie » évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n’auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l’état d’exception et de céder aux dérives totalitaristes. Une démocratie réelle , basée sur l’égalité de citoyens instruits, conscients et volontaires (donc censitaire sur des critères de valeurs ) sera l’unique solution pour sortir (ou tenter de le faire) de la culture actuelle du mouton-isme , de la désinformation, et de la faiblesse mentale.

Prenons l’exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l’historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l’origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed (« à comité de lecture »), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

Ce décalage s’explique par le remplacement du souci d’une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

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Les dirigeants de la planète (à l’exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l’ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l’éviter ?

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s’est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l’appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu’au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu’il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n’aurons aucun moyen de les refroidir.

La démocratie sera la première victime de l’altération des conditions universelles d’existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l’échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l’eau, la fin de l’énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l’érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes… produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s’en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

L’ampleur des catastrophes sociales qu’elles risquent d’engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières (Jared Diamond ). C’est, hélas, une réalité historique objective. A cela s’ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l’effondrement de l’espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l’urgence n’aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l’Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s’être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces. Le momentum de la « lutte de tous contre tous » se rapproche à grand pas…

L’idéologie du progrès a mal tourné. A l’époque des Lumières, il n’existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d’une autre. Aujourd’hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Les échecs répétés des conférences de l’ONU montrent bien que nous sommes loin d’unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l’avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d’économie 2009, l’Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l’immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n’agissons pas promptement, c’est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l’écologie : l’écologie réelle, pas celle des faux prophètes corrompus actuels, verts et autres faux-nez du laisser-aller et de l’inversion des valeurs…

21 mai 2011 Posted by | Gaia, Pépiements, Politis | , | Laisser un commentaire

Et si plusieurs accidents nucléaires graves…

http://www.slate.fr/story/24029/et-si-deepwater-horizon-avait-ete-une-centrale-nucleaire

et si un accident nucléaire grave qui stériliserait des provinces entières se révélait être un bienfait?

Faut-il espérer plusieurs accidents majeurs, puisque l’homme se révèle incapable de gérer son milieu du point de vie collectif?
Plusieurs accidents se révéleraient alors un épisode de guérison de la planète?

en effet l’homme détruit la terre, son réceptacle, son milieu de vie, les multiples espèces avec qui il cohabite et dont il devrait avoir la responsabilité morale…
l’homme n’agit collectivement que comme un prédateur au détriment de l’être global « terre »
L’homme a échoué en tant qu’espèce collective à devenir ce pour quoi il était amené à devenir :  la conscience de Gaia, l’entité terre, son réseau neuronal…
Il a échoué à apporter une conscience morale, une éthique collaborative, responsable de l’ensemble des vies, attentive et attentionnée…
Or les accidents nucléaires ont démontré qu’ils débarrassaient une surface conséquente de la présence de ce parasite (l’homme) et que les autres espèces (animales et végétales) arrivaient à recoloniser rapidement ces espaces sans la pression humaine ultérieure.
La zone de Tchernobyl, encore interdite à l’homme pour trés longtemps, voit des populations animales et végétales proliférer (avec modifications cependant)

Donc devons nous (idée provocatrice comme je les aime), d’un point de vue ethique, appeler de nos voeux de nombreux accidents? une réduction drastique de la population humaine avant qu’il ne soit trop tard?

Ou espérer encore que celui-ci se reprendra avant la catastrophe ultime (pour lui)?

31 juillet 2010 Posted by | Gaia, Pépiements | | Laisser un commentaire

Les tribulations d’un pot de yaourt

C’est un cas d’école, thèse d’une étudiante allemande, publiée en 1993 par le Wuppertal Institut. Elle raconte les tribulations d’un pot de yaourt vendu à Stuttgart en 1992.
Les économistes de l’école de la «décroissance durable», comme Serge Latouche , préconisent une «relocalisation» de l’économie.

C’est un cas d’école, thèse d’une étudiante allemande, publiée en 1993 par le Wuppertal Institut. Elle raconte les tribulations d’un pot de yaourt vendu à Stuttgart en 1992. Il avait parcouru 9 115 kilomètres, si on cumule le parcours du lait, celui des fraises cultivées en Pologne, celui de l’aluminium de l’étiquette, de la distance au lieu de distribution, etc. On peut multiplier les exemples à l’heure de la mondialisation. Crevettes pêchées en Norvège, expédiées au Maroc pour y être décortiquées, puis rapatriées en Norvège pour y être mangées. Blue-jeans 40 % plus pétrophages que d’autres, le coton ouzbek ayant transité par le Bangladesh avant d’être expédié aux Etats-Unis. «Le drame du commerce mondial est qu’il s’appuie sur un coût du transport catastrophiquement bas», estime Alain Morcheoine, de l’Ademe. «Une hausse très forte du pétrole peut remettre en cause certaines formes d’organisation du commerce international», dit Jean-Marie Chevalier. Les économistes de l’école de la «décroissance durable», comme Serge Latouche, préconisent une «relocalisation» de l’économie.

On peut aussi se rappeler l’ironique accident des deux camions de tomates sous le tunnel de Fourvière . L’un venant de Finlande et transportant des tomates au Portugal et l’autre venant d’Espagne et transportant des tomates en Suède.
Est-ce bien raisonnable? Imposons la consommation obligatoire (sauf quelques produits dérogatoires) de produits générés dans un rayon de 150 kms maximum…

2 mai 2010 Posted by | Gaia | , | Laisser un commentaire

Un nouveau paradigme : une conscience spirituelle écologique

extraits d’interview de Jean-Marie PELT

nous allons devoir appliquer un modèle qui ressemble beaucoup plus à la nature, ignore la croissance quantitative, recycle, et qui par conséquent sera organisé sur l’idée d’équilibre, dans le lien que nous allons faire entre économie et écologie. C’est un changement de culture très important. Dans les changements majeurs, il y a eu la révolution néolithique, il y a sept mille ans, lorsque nous avons commencé à cultiver; au XIXe siècle, la révolution industrielle, à partir de laquelle nous avons exploité durement la nature. Aujourd’hui, on arrive à une troisième étape.

Vous dites que nous avons perdu notre lien profond avec la nature et que celui-ci est nécessaire pour la préserver. Mais comment le retrouver dans un monde dominé par l’urbanisme, la course à l’emploi et la vie virtuelle ?

Par l’éducation. Quand j’étais enfant, je vivais dans le jardin de mon grand-père et je me baignais dans la rivière On était totalement immergé dans la nature. Aujourd’hui, c’est fini, ce lien est cassé. Les enfants sont instrumentalisés par la mécanique de consommation. Que représentent les fleurs des champs pour un ado, comparées à son MP3 ou à ses textos ? Comment restaurer ce lien ? C’est ce à quoi nous travaillons dans mon Institut, à Metz, où nous essayons d’œuvrer à la fois sur le plan mondial et local.

Par exemple, nous développons des actions dans les maternelles en créant des jardins dans les cours de récréation, où des jardiniers vont travailler avec les enfants. À Metz, toute la ville fonctionne ainsi, et beaucoup d’autres villes nous ont suivis. Il s’agit de montrer aux enfants combien les plantes nous ressemblent.
L’habitat doit changer, et je pense que nous allons évoluer, comme c’est déjà le cas en Allemagne, vers de petits collectifs habillés de jardins avec une gestion plus harmonieuse de l’énergie. Les barres et les tours, c’est fini. Au Canada, on aménage les toits en jardins, ce qui est une manière de se lover dans la nature tout en vivant en ville.

Vous montrez par ailleurs comment les religions et les grands courants spirituels intègrent tous un rapport fort avec la nature.
Réveiller en nous des préoccupations spirituelles, ce serait une manière de sauver la planète ?

On a l’impression qu’il le faut. Si vous considérez l’ensemble des religions, vous leur trouvez trois idées communes.
D’abord, l’idée que le sort de l’homme et celui de la nature sont étroitement liés. Si l’homme déraille, la nature déraille
avec lui. Le réchauffement climatique en est l’exemple moderne. Ensuite, l’idée que l’homme doit être sobre dans sa consommation des ressources naturelles. Ce thème de la sobriété est partout : Autant dans le bouddhisme que dans l’islam ou le christianisme. Enfin, il y a dans toutes les religions l’idée de combattre cette propension de l’homme à se prendre pour un dieu : c’est le mythe de Prométhée chez les Grecs, celui du serpent tentateur dans la Bible, identique dans le Coran ou même dans le taoïsme.

Or nous sommes actuellement dans une civilisation qui prend à rebours ces trois mises en garde : nous cassons le lien avec la nature, donc elle se venge sur le plan climatique; nous ne sommes pas sobres mais consuméristes, boulimiques, donc nous épuisons les ressources de la terre; enfin, nous sommes tout à fait prométhéens, puisque nous expérimentons dans nos laboratoires les choses les plus folles, donc nous sommes coupés des grandes sagesses qui sont tout de même le patrimoine de l’humanité. Je pense qu’il faut réfléchir sur cela.

L’écologie peut-elle être une forme de spiritualité moderne ?

Elle comporte certainement une spiritualité humaniste. Mais jusqu’à maintenant, en raison de certains malentendus nés dans les années 60, elle était assez étrangère à l’apport des religions. Or, les choses sont en train de changer. Dès 1995, le WWF a réuni les hauts responsables des religions sur le thème de l’écologie. Et depuis, on voit naître une confluence entre les courants écologiques et spirituels.

Les chefs religieux montrent-ils un véritable intérêt pour cette question ?

– Lors de ses vœux de Noël dernier, Benoît XVI a bien montré les préoccupations de l’Église catholique concernant la
sauvegarde de la planète, mais déjà, avant lui, Jean-Paul II soulignait « le rapport entre l’agir humain et l’intégrité de la Création », l’homme étant lié par des devoirs envers la nature. Mais on sait aussi le fort engagement de l’actuel patriarche orthodoxe, Bartholomé Ier, qui organise chaque année à Istanbul un colloque sur les grandes thématiques écologiques. Tous les dialogues interreligieux d’aujourd’hui – entre chrétiens, juifs, musulmans, spiritualités orientales – comportent une réflexion sur la protection de la nature, une relecture des textes sacrés et des pratiques rituelles ayant trait à la nature.

C’est ainsi que l’Église méthodiste américaine s’est engagée à transférer la totalité de sa trésorerie dans un fonds d’investissement éthique «vert»; que les taoïstes chinois ont récemment renoncé à toute utilisation des espèces sauvages menacées, dans leurs préparations de médecine traditionnelle; que les leaders bouddhistes de Mongolie ont interdit la chasse sur leurs sites sacrés pour aider à la protection de la faune. Des institutions juives travaillent à la protection de la forêt, des monastères catholiques partout dans le monde se sont engagés dans la mise en œuvre des pratiques de développement durable. Les initiatives se multiplient chaque jour. Ce qui laisse à penser que la rencontre de ces deux courants, écologie et spiritualité, est en train de se réaliser. Ce qui n’est rien d’autre qu’un véritable changement de civilisation.

5 septembre 2009 Posted by | Gaia, Valeurs | | Laisser un commentaire

Manifeste pour Gaïa

extrait d’un article de Patrice Van Eerseel

Mais quand donc la catastrophe écologique a-t-elle commencé et pourquoi ? Spontanément, nous aurions tendance à tourner nos index accusateurs en direction de l’industrie et de la révolution qu’elle a générée dans les sociétés humaines, à partir du XVIII° siècle. Mais le problème remonte peut-être beaucoup plus loin… Et la solution aussi !

Avez vous lu ce livre signé Mikhail Gorbachev : Mon Manifeste pour la Terre ?(éd. du Relié) Alors déchu de son trône depuis douze ans, l’ex-tsar éclairé, détesté par les siens, y raconte d’abord comment ses yeux d’enfant de paysan s’étaient ouverts, effarés, sur la réalité terrifiante du communisme russe, et comment, à mesure qu’il grimpa dans la hiérarchie de la Nomenklatura, lui furent révélés des secrets de plus en plus épouvantables sur ce que la dictature avait imposé non seulement aux hommes, aux femmes et aux enfants, mais à la nature, aux arbres, aux animaux, dont il parle avec une émotion apparemment non feinte à propos du drame des “ liquidateurs ” qui se sacrifièrent sous Tchernobyl. Toute une partie de la Sibérie devenue radioactive, tout comme les glaces de la Mer de Kasov ; la Mer d’Aral quasiment asséchée ; des rivières polluées pour des siècles… Tout cela est connu. Toute comme la Perestroïka, la Glasnost, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, innovations totalement inattendues sur le coup et qui, effarante boulimie amnésique de l’histoire, appartiennent déjà au passé. Yeltsin déboulonna Gorbachev, avant de sombrer dans la vodka, remplacé par Poutine, et la Russie s’est retrouvée écartelée entre son atavisme tyrannique et un gigantesque Las Vegas – le KGB servant de cadre idéal à une nouvelle mafia politico-financière.

D’une certaine façon, nous, à l’Ouest, nous nous disons que voilà bien une triste histoire de l’Est ! Seulement, Gorbachev continue à parler. Et ce qu’il dit nous concerne de plus en plus à mesure que son histoire se déroule. L’horreur n’est pas seulement communiste. Ni russe. Ni sous-développée. Ce carnaval morbide est profondément et irrémédiablement humain – et notamment humain néotlithique – industriel mais aussi, et d’abord, agricole. C’est alors que Gorbachev cite Vladimir Ivanovitch Vernadsky, dont les visions l’inspirent, où il voit parfaitement s’inscrire notre tragédie… Reprenons un instant le schéma de ce géologue visionnaire du début du XX° siècle :
• D’une lithosphère (cette boule de pierre qu’est la terre, amas de poussières incroyablement variées issues de très grosses et vieilles étoiles), a émané, il y a environ quatre milliards d’années…
• … une biosphère (la “ vie ”, c’est-à-dire l’ADN, force colossale, capable de modeler l’écorce terrestre et l’atmosphère à sa guise), dont a fini par émerger, il y a deux ou trois millions d’années, une sous-couche particulière…
• … l’humanité et sa technosphère (ensemble de toutes les techniques, depuis la hache de pierre jusqu’aux réacteurs nucléaires à fusion). Or, à partir de la maîtrise du feu, il y a cinq cent mille ans, cette technosphère s’est mise à agresser la biosphère, qui était pourtant sa matrice, son nid, son placenta. D’abord à l’agresser si peu, que cela ne s’est quasiment pas senti. Les choses ont commencé à se préciser il y a dix mille ans, quand l’agriculture fut inventée. Ensuite, pendant trois à quatre mille ans, avec l’émergence des États et l’intensification de l’agriculture, de l’urbanisation, du commerce, de toutes sortes de constructions poussant à la déforestation, bref, avec la civilisation, la corrosion humaine s’est intensifiée – le Croissant Fertile et l’Afrique du Nord, par exemple, devinrent des déserts, alors qu’ils étaient verts -, avant de s’affirmer franchement antibiotique et biophobe pendant les deux cents ans qui correspondent à l’âge de la Révolution industrielle. Enfin, l’infection est devenue fulgurante depuis cinquante ans. Vous connaissez évidemment tous ces graphiques affolants, avec leurs courbes en asymptote vers l’infini à partir d’une date de plus en plus rapprochée, toutes ces “ fins du monde ” que vrais prospectivistes et faux prophètes disent connaître. Un seul chiffre les résume tous : en trois cents ans, la technosphère aura dévoré tout le charbon, tout le pétrole et tout le gaz que la biosphère a mis trois cent millions d’années à accumuler. À l’échelle géologique, c’est l’équivalent d’un éclair. Un seul espoir, explique Gorbachev, après le matérialiste Vladimir Vernadsky et le mystique Teilhard de Chardin : qu’émerge une nouvelle sous-couche…
• … qu’on appellerait noosphère, ou “ sphère de conscience ”, et qui saurait enfin rendre la technosphère (c’est-à-dire l’ensemble de nos techniques et de nos comportements) biophile et non plus biophobe, biocompatible et non plus antibiotique.
Voilà donc la seule question désormais : est-il en notre pouvoir d’œuvrer à l’avènement de cette noosphère, c’est-à-dire à l’émergence d’une logique technologique si radicalement neuve que, jusqu’ici, aucun humain n’a vraiment su l’imaginer, ni a fortiori la réaliser ? Terrible et très desséchante question posée par l’ex-secrétaire général du parti communiste d’URSS devenu écologiste.

Gorbachev raconte comment lui-même a peu à peu basculé dans l’idéal écologique et comment il s’est mis à parcourir les routes pour convaincre les “responsables” de la planète de l’urgence terrible de la question. Au niveau étatique supérieur où il se situait, certains pourraient imaginer qu’il fut au moins compris. Las, pas du tout ! Les plus éclairés des maîtres du monde lui dirent qu’ils savaient fort bien que le système mondial aurait tout intérêt à évoluer vers la “biophilie” – ou si l’on préfère la “biocompatibilité”. Mais ils furent tous obligés de lui avouer que le “système” lui-même refusait obstinément de changer et demeurait antibiotique. Car la maffia qui pourrait bien transformer la Russie en bidonville cosmique règne, en fait, dans la plupart de nos têtes. Hormis d’infimes minorité, se demande Gorbachev, qui est prêt à volontairement changer de style et de niveau de vie, pour que notre société cesse de ravager la Terre Mère ? L’ex-despote éclairé tente alors de nous faire prendre la mesure de l’angoisse qui s’est saisie de lui quand, ayant “dissout l’URSS” (comme il dit !), qui était censée constituer LA grande ennemie du progrès technologique mondial, il comprit que, malgré tout le cynisme dont il avait dû lui-même faire preuve pour grimper jusqu’au Kremlin, il était demeuré un homme étonnamment naïf. Ayant accompli sa tâche de nettoyage herculéen, s’était-il réellement imaginé que le capitalisme mondial allait devenir pacifique, qu’on allait assister à une grande réconciliation des peuples, détruire toutes les armes existantes, et enfin se mettre à bâtir la fameuse noosphère que Vladimir Vernadsky et Teilhard de Chardin avaient entrevue dans leurs rêves ? C’est en tout cas ce qu’il dit. Et son appel a lugubrement résonné dans le vide. Il s’est retrouvé comme un enfant en culottes courtes, face à l’immense fleuve d’égoïsme que charrie notre esprit humain. Poussé au désespoir (et bien qu’engagé à fond dans le militantisme, à la tête d’une ONG baptisée Green Cross), Gorbachev dit n’avoir finalement rien trouvé de mieux, comme remède au désespoir, que l’humour noir.
Voici deux petites histoires qu’il raconte dans son livre… La première est celle du nénuphar empoisonné dont la surface doublait toutes les nuits. On savait bien que si ce lotus parvenait un jour à recouvrir tout le lac, ce serait la mort généralisée, et les sages s’alarmaient : “Le temps presse ! le temps presse !” Mais les dirigeants politiques et économiques rassuraient les masses : “Ne craignez rien ! Pas de panique ! Regardez, voyons : la moitié du lac est encore totalement libre !” Faites le calcul : c’était la veille du dernier matin.
L’autre histoire est celle d’une planète bien-portante qui rencontre une planète très malade : « Qu’est-ce qui t’arrive, ma pauvre ? demande-t-elle.
– Bah, lui dit l’autre, m’en parle pas, j’ai attrapé l’humanité.
– Oh, ça ! répond la première, c’est rien rassure-toi, ma chérie, j’ai déjà eu cette infection, moi aussi. Figure-toi que cette maladie se mange elle-même ! »
Mais trêve de plaisanterie, pour ceux qui en auraient encore douté, six ans après la parution du livre de Gorbachev, les dernières nouvelles de la triple crise planétaire, écologique, économique et sociale, viennent abruptement démontrer à quel point la vision de Vladimir Vernadsky tapait dans le mille, il y a un siècle déjà. On a beaucoup dit qu’Internet était en quelque sorte le début du cerveau de la noosphère. Mais ça ne change rien pour le moment à la biophobie de nos productions. Par contre, avec le biomimétisme, il se pourrait que naisse une approche technologique radicalement nouvelle, biocompatible et probiotique, qui pourrait représenter une authentique amorce de noosphère concrète. Schématiquement, la démarche consiste, chaque fois que l’on se trouve face à un problème, à se demander si la nature n’a pas déjà rencontré le même problème avant nous et, le cas échéant, comment elle l’a résolu – et quelles solutions elle a résolument évitées, et pourquoi. Comme le dit Janine Benyus, la naturaliste américaine qui a inventé le concept de « biomimicry » (imitation du vivant) : « Le service Recherche & Développement de la biosphère a près de quatre milliards d’années d’ancienneté, alors que la plupart des nôtres n’ont pas cinquante ans – au mieux trois siècles, pour nos très très anciennes industries. »

Autrement dit, un commencement de début d’embryon de sagesse consisterait à cesser de jouer les fiers-à-bras et à humblement observer, analyser et imiter la nature. Évidemment, nos ancêtres ont pratiqué le biomimétisme sans le nommer, pendant des millénaires. La grande nouveauté est que, pour la première fois dans l’histoire, nos activités lourdes, industrielles, commerciales ou agricoles, vont devoir s’y mettre. Et cela induira forcément un changement fondamental dans l’évolution humaine. Collective et individuelle.

11 mars 2009 Posted by | Gaia | , , | Laisser un commentaire

Histoire de planètes

Interview de Hubert Reeves

– « Tu as mauvaise mine. Que se passe-t-il ? »

– « Je ne me sens pas très bien, répond la planète blanche. J’ai attrapé une maladie : l’humanité. » – « L’humanité ? Oh, ne t’inquiète pas. Je l’ai déjà eue, ça part tout seul… »

Cette histoire,  la raconte de plus en plus souvent. Moins pour faire sourire que pour nous inciter à réfléchir sur les conséquences de nos actes. L’astrophysicien franco-canadien Hubert Reeves prévient : « Si nous ne faisons rien, notre espèce est menacée de disparition. » L’Homme sera peut-être la victime de la sixième extinction. Succédant aux dinosaures, évincés de la planète il y a 65 millions d’années par une météorite de la taille du Mont-Blanc. Cette lugubre prophétie doit être prise au sérieux. « Selon les biologistes, les grands arbres et tous les mammifères de plus de trois kilos sont dans le collimateur », insiste Hubert Reeves. « La vie continuera probablement sur la Terre. Mais sans nous. »

Vous dites qu’au XXIe siècle, la température s’élèvera de 2 à 3 degrés. Est-ce si grave ?

Dans le pire des scénarios, le réchauffement pourrait atteindre six degrés. Or, la limite à ne pas dépasser serait de deux degrés. Même dans ce cas, l’eau de la mer continuera de monter d’un mètre au moins, et la dérégulation climatique se poursuivra. Augmentation de la puissance des cyclones et de la fréquence des canicules, succession de périodes de sécheresse et de grand froid : ces manifestations ont déjà commencé.

Quelles en seront les conséquences ?

La désertification s’accentuera dans les zones tropicales et équatoriales. Tandis que les régions du nord recevront de plus en plus de pluie. On voit déjà que des maladies associées aux tropiques, comme la malaria ou le paludisme, s’étendent sur des territoires plus vastes. Le virus du Nil, par exemple, se retrouve désormais dans plusieurs régions des États-Unis.

En quoi l’humanité est-elle menacée d’extinction ?

C’est la leçon que l’on peut tirer de l’apparition et de la disparition d’innombrables espèces, tout au long de l’histoire de la vie. Celles qui s’éteignent sont celles qui ne savent pas s’adapter à des conditions nouvelles, souvent extrêmes.

Pourquoi l’Homme aurait-il plus de difficulté à s’adapter ?

Les êtres humains sont beaucoup moins robustes que les fourmis ou que les bactéries, par exemple. Et de nouveaux dangers se dessinent. Comme le bioterrorisme, beaucoup plus dangereux que le nucléaire parce qu’il réclame infiniment moins de moyens. Des épidémies fracassantes font partie des menaces.

Quelle est l’échéance ?

Du point de vue de la détérioration de l’environnement, elle est de l’ordre de quelques décennies. La Terre n’est pas infinie, on est en train de manger notre capital. Un exemple : on pêche davantage de poissons qu’il ne s’en reproduit. Ce n’est pas vivable.

22 février 2009 Posted by | Gaia | , | Laisser un commentaire

Les Principes du vivant

Utiliser les déchets comme ressources
•    Diversifier et coopérer
•    Optimiser plutôt que maximiser
•    Utiliser efficacement l’énergie
•    Utiliser les matériaux avec parcimonie
•    Acheter local
•    Ne pas souiller son nid
•    Ne pas épuiser ses ressources
•    Se nourrir d’informations

7 février 2009 Posted by | Gaia | | Laisser un commentaire