Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

J’accuse l’islam !

© Henri Boulad, s.j. Alexandrie, Dimanche de Pâques, 16 avril 2017


« J’accuse l’Islam d’être la cause de cette barbarie et de tous les actes de violence commis au nom de la foi musulmane.

Je n’accuse pas les musulmans qui sont majoritairement pacifiques, bienveillants et amicaux, mais l’islam comme idéologie politique. J’ai parmi les musulmans – qui sont nos frères en humanité – beaucoup de remarquables amis fidèles et irréprochables, souhaitant eux-mêmes un islam humaniste et pacifié. De très nombreux musulmans – et ex musulmans – ne sont pas responsables de cette barbarie au nom de Dieu. Ce ne sont donc pas eux que j’accuse ici… mais l’islam comme tel.

Ce ne sont pas non plus les terroristes, ni le terrorisme que j’accuse. Ni uniquement les Frères Musulmans ou la nébuleuse de groupuscules qui gravite autour de cette confrérie jihadiste et violente. Pas plus que je n’accuse l’islamisme, ou l’islam politique et radical.

J’accuse tout simplement l’islam qui, par nature, est à la fois politique et radical.
Comme je l’avais déjà écrit il y a plus de vingt-cinq ans, l’islamisme c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine. Il est porteur d’un projet de société visant à établir un califat mondial fondé sur la charia, seule loi légitime, parce que divine. Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, dîn wa dawla. C’est ainsi qu’il a été depuis ses plus lointaines origines. Avec le passage de la Mecque à Médine (l’Hégire) l’Islam passe du statut de religion à celui d’État théocratique. C’est aussi le moment où Mahomet cesse d’être simple chef religieux pour devenir chef de guerre, chef d’État et leader politique. Religion et politique seront désormais indissolublement liés : « L’Islam est politique ou n’est rien » (Imam Rouhollah Khomeiny).

J’accuse de mensonge délibéré ceux qui prétendent que les atrocités commises par des musulmans « n’ont rien à voir avec l’islam ». Or, c’est bien au nom du Coran et de ses injonctions claires que ces crimes sont perpétrés. Le seul fait que l’appel à la prière et l’incitation au meurtre des infidèles soient précédés du même cri, Allah-ou akbar (Dieu est le plus grand) est hautement significatif.

J’accuse les érudits musulmans du Xème siècle d’avoir promulgué des décrets – devenus irréversibles – menant l’islam dans l’impasse d’aujourd’hui.
Le premier de ces décrets – celui de l’abrogeant et de l’abrogé – a consisté à donner la primauté aux versets médinois, porteurs de violence et d’intolérance, au détriment des versets mecquois invitant à la paix et à la concorde.
Pour rendre ce verdict irréversible, deux autres décrets furent promulgués : celui de déclarer le Coran « parole incréée d’Allah », donc immuable ; et celui d’interdire tout effort ultérieur d’interprétation en déclarant « la porte de l’ijtihad [effort de réflexion] définitivement close ». La sacralisation de ces décisions a fossilisé la pensée musulmane et contribué à maintenir les pays islamiques dans un état d’arriération et de stagnation chronique.

J’accuse l’islam de s’être enferré dans un dogmatisme dont il ne parvient pas à sortir. Pris à son propre piège de ressentiments, il rend toute l’humanité responsable de ses propres échecs dans une entreprise de victimisation, et d’autojustification.

J’accuse l’Azhar, censé incarner l’islam modéré, de nourrir un esprit de fanatisme, d’intolérance et de haine chez des millions d’étudiants et d’imams venant du monde entier se former auprès de ses institutions. Il devient ainsi une des sources principales de terrorisme dans le monde.

J’accuse l’Azhar pour son refus systématique de réformer ses programmes et ses manuels scolaires et universitaires. Malgré les demandes réitérées du Président égyptien al-Sissi d’en supprimer tous les textes incitant à la haine, à la violence et à la discrimination, rien n’a encore été entrepris.

J’accuse l’Azhar pour son refus de condamner l’État islamique/Daesh et l’islamisme salafiste/wahhabite, preuve d’une véritable proximité avec le terrorisme.

J’accuse le grand imam d’el-Azhar, le cheikh Ahmed el-Tayeb, malgré plusieurs années d’études à Paris et une thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne, de persister à s’en tenir au courant obscurantiste et moyenâgeux. Alors qu’on attendait de sa part la promotion d’une pensée innovante dans cette vénérable institution, il a au contraire rétabli les textes incitant à la violence et à l’intolérance dans les manuels scolaires et universitaires des institutions d’el-Azhar, pourtant écartés par son prédécesseur le cheikh Mohammed Tantaoui.

J’accuse l’Azhar de ne pas faire appel aux « nouveaux penseurs musulmans » d’Orient et d’Occident afin d’amorcer avec eux une réforme en profondeur de l’islam.

J’accuse de grandes nations occidentales qui tout en prétendant défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l’homme collaborent activement avec un islam fondamentaliste pour des intérêts bassement économiques et financiers.

J’accuse l’Occident d’avoir inventé avec les islamistes la notion mensongère d’islamophobie pour faire taire toute critique à l’égard de l’islam.

J’accuse certains dirigeants européens de céder aux revendications liberticides d’un islam de plus en plus exigeant et agressif, dont le but clairement proclamé est la conquête pure et simple de l’Occident. Ces dirigeants trahissent ainsi leurs peuples et bradent leur héritage historique. Au nom d’une idéologie multiculturaliste, d’un mondialisme sauvage et d’une ouverture tous azimuts, ils contribuent à l’effondrement d’un passé prestigieux de culture et de civilisation.

J’accuse le laxisme d’une certaine gauche libérale incapable en France d’imposer les lois de la République à une minorité refusant toute intégration. Les dirigeants, vendus par intérêt électoral à des banlieues explosives, ont participé à la dégradation sociale des « quartiers perdus de la République » au nom d’une « paix civile » qui n’est que capitulation de l’État.

J’accuse l’Église catholique de poursuivre avec l’Islam un ‟dialogue” fondé sur la complaisance, les compromissions et la duplicité. Après plus de cinquante années d’initiatives à sens unique, un tel monologue est aujourd’hui au point mort. En cédant au « politiquement correct » et sous prétexte de ne pas froisser l’interlocuteur musulman au nom du « vivre ensemble », on évite soigneusement les questions épineuses et vitales. Tout vrai dialogue commence par la vérité.

J’accuse les grands médias de manipulation et de mensonge en faisant une lecture biaisée des réalités, en avançant des chiffres tendancieux, des statistiques faussées et des “sondages” truqués. Cette désinformation systématique foule au pied la déontologie et l’éthique les plus élémentaires au profit des grands groupes financiers qui les subventionnent et dictent leurs lignes éditoriales.

Plutôt que de s’indigner d’actes terroristes de plus en plus fréquents, il est grand temps de faire face à la réalité réelle et d’oser la parole vraie.
Il est grand temps de reconsidérer le problème de l’islam sans détours, sans peur et sans complaisance. La langue de bois et le relativisme ne mènent qu’au pire. Les États occidentaux ont l’obligation légale et morale de préserver leur intégrité territoriale, leur mode de vie, leur culture et leurs valeurs face à un islam conquérant et foncièrement hostile à la civilisation occidentale.

Que les musulmans qui ne se reconnaissent pas dans ce déchaînement de haine et de violence soient confrontés sans déni ni faux-fuyants à eux-mêmes, à leurs textes fondateurs et à leur histoire ainsi qu’à leur tragique situation aujourd’hui dans le monde. Plutôt que de chercher à promouvoir un dialogue entre l’islam et le christianisme, ou entre l’islam et l’Occident, il est urgent de promouvoir un dialogue et des réformes intra islamique. Que les musulmans reconnaissent enfin que leur problème est endogène, et qu’ils aient le courage de l’aborder en toute lucidité et humilité en cessant de se voiler la face.

Il est grand temps de dépasser les clivages de gauche et de droite, de progressiste et de conservateur, de socialiste et de démocrate, de républicain et de libéral, de judéo-chrétien et de musulman, pour trouver entre tous les humains une base commune de valeurs et de principes. Or, je n’en connais point d’autre que la Charte universelle des Droits de l’Homme proclamée par l’ONU en 1948, que tous les pays arabes et musulmans ont refusé de signer dans son intégralité. (voir dossier ici )

Il est grand temps de placer l’Homme au cœur du débat dans une recherche commune de vérité. Car « si vérité et amitié nous sont également chères, c’est un devoir sacré d’accorder la préférence à la vérité » (Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 4, 1096 a 13).

Seule une vraie confrontation au réel permettrait qu’ « amour et vérité se rencontrent… que justice et paix s’embrassent » (Psaume 85:11) »

4 mai 2017 Posted by | Religion, Valeurs | | Laisser un commentaire

Montagnes sacrées : MontSalvat, Mont Meru, MontQaf et autres ascensions

source NewDawn traduit par Hélios

Loin au nord, quelque part près des régions glacées du Pôle nord, une légende parle d’une civilisation ancienne et presque oubliée. D’un caractère mythique, on dit que la civilisation hyperboréenne a été florissante dans les régions les plus septentrionales de la planète à une époque compatible avec un habitat humain.
Selon certains systèmes ésotériques et traditions spirituelles, l’Hyperborée constituait le début de la civilisation terrestre et céleste. Le foyer de l’Homme originel. Certains récits postulent que l’Hyperborée était le jardin d’Éden de l’origine, l’endroit où les plans terrestres et célestes se rejoignaient. Et on dit que l’Homme transgressa la Loi divine dans cette civilisation de l’Âge d’Or, le prix ultime étant son bannissement dans le monde extérieur. L’homme s’aventura dans d’autres régions de la Terre, établit de nouvelles civilisations et mit un terme à ce grandiose et glorieux Âge d’Or.
carte hyperborée
L’Âge d’Or est au centre de multiples traditions et mythes anciens. Il est significatif que l’Âge d’Or apparaisse plus fréquemment dans les traditions des cultures s’étendant de l’Inde à l’Europe du nord – la région directement sous la région des pôles.
Joscelyn Godwin, dans Arktos, le mythe du pôle dans la science, symbolisme et survie des nazis, dit :
« La mémoire ou l’imaginaire d’un Âge d’Or semble être une particularité des cultures qui couvrent une zone entre l’Inde et l’Europe du nord… Mais dans le Moyen-Orient antique subsiste un indéniable vestige de l’Âge d’Or de la Genèse, un jardin d’Éden où l’humanité marchait en compagnie des dieux avant la Chute. Les égyptiens parlaient d’époques passées où régnaient des dieux-rois. La mythologie babylonienne… comportait un système de trois âges, chacun durait le temps que l’équinoxe vernal (de printemps) faisait une précession de quatre signes du zodiaque ; le premier, sous la domination d’Anu, l’Âge d’Or, se termina avec le Déluge. Les textes de l’Avesta en Iran racontent le règne d’or de Yima pendant mille ans, le premier homme et le premier roi, et pendant son règne le froid et la chaleur, la vieillesse, la mort et la maladie étaient inconnus. »
La théorie la plus complète de ce genre et probablement la plus ancienne, est la doctrine hindoue des quatre Yugas. Les quatre âges de cette chronologie sont le Krita ou Satya Yuga, le Treta Yuga, le Dvapara Yuga et le Kali Yuga, la totalité de la période constituant un Mayayuga. Le Kritayuga correspond à l’Âge d’Or, le Kali Yuga à la période actuelle.
Chaque description de la période de l’Âge d’Or raconte comment les ‘dieux’ marchaient avec les hommes dans un environnement parfait et harmonieux, équilibre entre le terrestre et le céleste. L’humanité ne souffrait d’aucune maladie et des atteintes de la vieillesse dans ce paradis hors du temps. Après la Chute, l’homme ‘tomba’ dans le Temps et la souffrance, renonçant au cadeau d’immortalité.
Madame Blavatsky, la fondatrice de la Société Théosophique, prétendait que la ‘seconde race de base’ était originaire d’Hyperborée, avant les races ultérieures de Lémurie et d’Atlantide. Le métaphysicien russe Alexandre Dugin dit que c’était la patrie des ‘peuples solaires’, en lien avec ce qu’on nomme aujourd’hui la Russie nordique.  »Les peuples solaires », explique Alexandre Dugin, sont d’un  »type culturel-spirituel » créatif, dynamique et spirituel. Ils sont l’opposé des  »peuples lunaires », type psycho-spirituel, matérialistes, conservateurs et qui se méfiaient de tout changement.
Les grecs anciens avaient une légende de l’Hyperborée, le pays du soleil perpétuel au-delà du ‘vent du nord’. Hécate (autour de – 500) dit que l’endroit sacré des hyperboréens, qui était construit  »d’après le schéma des sphères », réside  »dans les régions au-delà du pays des Celtes » sur  »une île dans l’océan ». Selon des récits populaires, le temple du dieu Apollon à Delphes aurait été bâti par des membres de l’Hyperborée. Le poète grec lyrique Alcaeus (- 600) a chanté le voyage réel et mystique d’Apollon sur la terre des hyperboréens :
Ô roi Apollon, fils du grand Zeus, ce père qui t’a offert à ta naissance un bandeau d’or et une lyre en coquillage, qui t’a donné un chariot tiré par des cygnes, qui t’a conduit à Delphes…Mais les cygnes t’ont malgré tout emmené au pays des hyperboréens.
Le port d’une robe brodée d’une étoile par le roi et ‘dirigeant du monde’ est une coutume qu’on peut faire remonter aux hyperboréens. Brodées d’or sur une soie bleue, on trouvait les représentations du soleil, de la lune et des étoiles. De telles robes étaient portées par les rois de l’ancienne Rome dont Jules César, ainsi qu’Auguste et autres empereurs romains. Des statuettes en poterie découvertes dans une tombe de Yougoslavie montrent un Apollon hyperboréen dans un chariot tiré par des cygnes. Le dieu porte sur son cou et sa poitrine des images du soleil et des étoiles ; sur sa tête une couronne avec des rayons et un bandeau avec des dessins en zigzag. Sa robe, qui touche le sol est bleu foncé avec des dessins jaunes.
L’effondrement de l’Hyperborée
L’une des théories les plus populaires sur l’effondrement de l’Hyperborée parle d’une inclinaison physique de l’axe de la Terre. La transgression par l’homme de la Loi divine a entraîné un changement de l’équilibre métaphysique, dont l’effet fut catastrophique sur le plan terrestre. Julius Evola, le célèbre métaphysicien italien, explique qu’à ce moment-là le premier cycle de l’histoire s’est terminé et que le deuxième, l’atlante, a commencé :
« La mémoire de cet endroit de l’Arctique est le patrimoine des traditions de nombreux peuples, sous la forme soit d’allusions géographiques réelles, soit de symboles de son rôle et de sa signification originale, ou appliquée autrement à d’autres centres qu’on peut considérer comme des copies de l’original…par-dessus tout, on remarquera l’interaction entre le thème arctique et le thème atlantique…on sait que le phénomène astrophysique de l’inclinaison de l’axe de la terre cause un changement de climat d’une époque à une autre. De plus, comme le dit la tradition, cette inclinaison s’est passée à un moment donné et en fait par un alignement d’un fait physique et métaphysique, comme si le désordre de la nature reflétait une certaine situation d’ordre spirituel…en tout cas, ce n’est qu’à un certain moment que la glace et la nuit éternelle sont descendues sur la région polaire. Ensuite, avec l’émigration forcée de l’endroit, le premier cycle s’est fermé et le second s’est ouvert, démarrant la seconde grande ère, celle du cycle atlante. »
Le souvenir de l’Âge d’Or, bien que rapporté sous une forme archétypale ou mythologique, sert un but super-historique. C’est pourquoi le souvenir de l’ancienne civilisation de l’Atlantide est parfois intriqué avec celui de l’Hyperborée. Nous ne pouvons nous attendre à ‘prouver’ l’existence physique de ces civilisations. Tous les mythes sont connus pour avoir une base historique. Transmis au début par tradition orale, ils sont inclus dans un récit simple et accrocheur qui assure leur survie et leur transmission à travers les âges. Le mythe sert une fonction extrêmement vitale – la réminiscence de nos débuts, la connaissance de vers où nous allons et ce que nous sommes supposés faire. Ce n’est qu’aujourd’hui dans le Kali Yuga que nous nous sommes déconnectés de la tradition, perdant la capacité d’interpréter et de comprendre les mythes contenant les graines historiques de la vérité.
L’Hyperborée ramenée à la vie
La légende de l’Hyperborée a été ranimée aux 18ème et 19ème siècles quand un flot de livres a été publié, liés à l’idée que la civilisation est apparue d’abord non pas au Moyen-Orient, mais quelque part ailleurs.
La théorie populaire de l’époque postulait que les soi-disant ‘aryens’ (européens) étaient supérieurs et plus intelligents que les sémites (populations du Moyen-Orient). Donc, logiquement, la civilisation ne pouvait avoir démarré au Moyen-Orient et l’hébreu n’était probablement pas la langue originelle.
Les français du siècle des Lumières n’avaient aucun doute que l’Éden était situé sur une terre élevée. Les allemands de manière semblable, qui cherchaient leurs Lumières, tentaient aussi de se libérer d’une histoire liée aux régions méditerranéennes et moyen-orientales. Les érudits anglais et allemands étudiaient la civilisation de l’Inde ancienne (védique) et se penchaient sur la langue sanskrite. Beaucoup pensaient que le sanskrit était la langue d’origine des ‘aryens’.
Avec de nouvelles sources de connaissance venues de l’Égypte ancienne, de Chaldée, de Chine et d’Inde, les chercheurs marchaient sur un terrain dangereux, celui de la remise en question des origines de l’Homme. L’histoire biblique était toujours strictement soutenue et s’éloigner trop de cette frontière historique aurait pu vous réduire au silence.
Des écrivains comme Jean-Sylvain Bailly (1736-1793), le révérend Dr William Warren (années 1800), Bal Gangadhar Tilak (1856-1929) et H.S. Spencer (années 1900), ont sorti des théories, souvent empruntées à des sources antérieures, en tentant de prouver les origines de l’homme dans la région polaire.

 Le livre de Tilak, Patrie arctique (publié en 1903) commence en déclarant le fait bien connu qu’un climat chaud a existé dans les régions arctiques, qui montre que le climat était fort différent pendant la période interglaciaire. Selon Tilak, les scientifiques concèdent l’existence, dans le passé, d’un continent circumpolaire chaud, et de circonstances loin d’y être aussi défavorables qu’imaginé.

Tilak était convaincu que les anciens textes védiques indiquaient indéniablement un ‘royaume des dieux’ où le soleil se lève et se couche une fois par an, montrant que leurs écrivains pouvaient comprendre les conditions astronomiques du pôle nord.
Tilak, qui avait une parfaite maîtrise de la langue védique, plaçait l’existence du foyer arctique originel autour de – 10.000, juste avant sa destruction et le début du dernier âge glaciaire.
Son livre eut peu d’impact en occident mais fut populaire en Inde. Quand H.S. Spencer, érudit de Zoroastre, écrivit son livre Le cycle aryen écliptique (1965), un développement du travail de Tilak, il put obtenir l’approbation de Sir S. Radhakrishna, alors président de l’Inde. Ainsi que celle de dignitaires de la Société Théosophique à Adyar et de l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry. L’approche de Spencer commençait non avec les écrits védiques mais avec ceux de Zoroastre, allant plus loin que Tilak sur les traces de la progression des aryens du nord vers leurs nouveaux foyers et les schismes dont ils furent la proie pendant leur voyage.
Les ‘aryens’ de Spencer ont fait sentir leur présence après avoir voyagé de tous côtés. Ils ont fondu les religions et les cultures de l’Égypte, de Sumer, de Babylone et des sémites, adorateurs jusqu’alors de divinités féminines lunaires.
 Cependant, la recherche d’une Hyperborée terrestre par de nombreux chercheurs et le mouvement d’une ‘race’ originale fut extrêmement difficile et présomptueuse. Prouver qu’un habitat humain au pôle nord est possible quelque part entre – 8000 et – 10.000 n’est pas gagné d’avance, surtout pour des gens vivant au 18ème siècle. Les nombreuses théories avancées offrant une preuve contradictoire ou tendancieuse n’ont servi qu’à discréditer l’entière notion d’Hyperborée. On pourrait dire la même chose des théories tentant de prouver l’existence du ‘continent perdu de l’Atlantide’. La volonté de prouver la réalité d’une Hyperborée terrestre a éclipsé son importance occulte et symbolique.
Le Pôle Spirituel
Dans une recherche pour découvrir l’emplacement physique de l’Hyperborée, la plupart des écrivains ont passé outre la possibilité que la mythologie servait un but symbolique et spirituel. Qu’en est-il si la vérité derrière la légende était ésotérique, et non exotérique comme certains même aujourd’hui le maintiennent toujours ?
De nombreuses traditions parlent d’un centre spirituel suprême ou ‘pays suprême’. Un ‘pays suprême’ ne réside pas nécessairement dans un lieu terrestre spécifique, mais existe à l’état primordial, non affecté par les cataclysmes terrestres.
Le ‘pays suprême’, considéré communément orienté vers un pôle, est toujours symboliquement représenté comme étant l’axe du monde – et dans la plupart des cas se réfère à une ‘Montagne Sacrée’. René Guénon, dans son livre Le Seigneur du Monde, dit :
« Presque toutes les traditions possèdent un nom pour cette montagne, comme le Hindu Mérou, le Alborj perse et le Montsalvat de la légende occidentale du Graal. Il y a aussi la montagne arabe Qaf et l’Olympe grecque, qui a par de nombreuses manières la même signification. Cela consiste en une région qui, comme le paradis terrestre, est devenue inaccessible à l’humanité ordinaire et qui hors d’atteinte de ces cataclysmes qui bouleversent le monde humain à la fin de certains cycles périodiques. Cette région est le ‘pays suprême’ authentique qui, selon certains textes védiques et zend, était situé à l’origine vers le pôle nord, même dans le sens littéral du mot. Bien qu’il puisse changer de localisation selon les différentes phases de l’histoire humaine, il reste toujours polaire dans un sens symbolique parce qu’il représente l’axe fixe autour duquel tout tourne. »
Les textes védiques disent que le ‘pays suprême’ est connu comme le Paradesha, également appelé le ‘cœur du monde’. C’est le nom à partir duquel les chaldéens ont formé Pardes et les occidentaux Paradis.
Il possède notamment un autre nom probablement même plus ancien que Paradesha. Ce nom est Tula, appelé Thulé par les grecs. Commune aux régions de la Russie à l’Amérique centrale, Tula représentait l’état primordial d’où émanait un pouvoir spirituel.
On sait que le Tula mexicain doit son origine aux toltèques qui vinrent, dit-on, de Aztlan, le ‘pays au milieu de l’eau’, qui est évidemment l’Atlantide. Ils ont importé le nom de Tula de leur pays d’origine et l’ont donné à un centre qui par conséquent a dû avoir remplacé, dans une certaine mesure, celui du continent perdu. D’un autre côté, le Tula atlante doit être distingué du Tula hyperboréen, ce dernier représente le premier et suprême centre…
Dans ce cas, Tula, qui représente le centre de l’autorité spirituelle, ne reste pas fixé dans un lieu géographique. Guénon expose que le cycle atlante, successeur du cycle hyperboréen, est associé à Tula. Le Tula atlante est une image de l’état initial primordial situé dans un lieu nordique ou un lieu polaire. Avec la progression des cycles du monde, le siège suprême du pouvoir spirituel régresse de plus en plus vers le secret et l’obscurité. Ceci, bien sûr, est délibéré et prévisible car l’humanité fait sa descente vers l’achèvement d’un âge (Kali Yuga), s’empêtrant progressivement dans le plan matériel jusqu’au renversement de l’ordre du monde.
Il doit être souligné ici que Tula, ou centre de l’autorité spirituelle, constitue le point fixe connu symboliquement de toutes les traditions comme le ‘pôle’ ou axe autour duquel tourne le monde. Métaphysiquement parlant, le monde tourne autour de ce siège du pouvoir même si ce n’est pas géographiquement le nord ou le sud.
Dans la tradition bouddhiste, ‘Chakravarti’ signifie littéralement  »Celui qui fait tourner la roue », ce qui signifie celui qui, au centre de toutes choses, dirige tout le mouvement sans lui-même y participer, ou qui est, pour employer les mots d’Aristote, le  »moteur immobile ».
La rotation du monde, le pôle et l’axe, se combinent pour décrire une roue dans les traditions celtes, chaldéennes et hindoues. Telle est la vraie signification du svastika, qu’on voit autour du monde de l’Extrême Orient à l’extrême occident, et qui est intrinsèquement le signe du pôle.
Le pôle et l’illumination mystique
C’est dans l’Iran médiéval que nous trouvons une littérature encore existante sur le pôle spirituel et l’expérience de l’ascension mystique vers lui. Les soufis iraniens, s’appuyant non seulement sur l’Islam mais sur les traditions mazdéennes, manichéennes, hermétiques, gnostiques et platoniciennes, ont marié une connaissance sacrée qu’on dit être une activité scientifique, mystique et philosophique.

Brahma

Ésotériquement… les théosophes perses ont situé leur  »Orient » ni à l’est, ni au sud, ni face à la Mecque pour les prières.  »L’Orient recherché par les mystiques, l’Orient qui ne peut être situé sur nos cartes, est dans la direction du nord, au-delà du nord » [L’Homme de Lumière dans le soufisme iranien, par Henry Corbin, 1978]. autour de ce pôle règne une ombre perpétuelle, dit le récital de Hayy ibn Yaqzan, un récital visionnaire d’Avicenne (Ibn Sina).  »Chaque année le soleil levant brille à une époque fixe. Celui qui se confronte à cette Ombre et n’hésite pas à s’y plonger sans peur des difficultés arrivera à un vaste espace, sans limites et empli de lumière ». Cette ombre, dit Corbin, est l’ignorance de l’homme par nature.  »La traverser est une expérience terrifiante et douloureuse, car cela ruine et détruit toutes les normes par lesquelles l’homme a vécu et dont il a été dépendant…  » Mais elle doit être regardée en face avant de pouvoir acquérir la connaissance salvatrice de la lumière au-delà.
L’Ombre autour du Pôle, transpercée tous les ans par les rayons solaires, est en même temps terrestre et symbolique. D’un côté, c’est la situation au pôle nord, où il y a 6 mois de nuit et 6 mois de jour. C’est caractéristique de la tradition ésotérique que la même image soit valable sur deux ou plus de niveaux. Mais comme Corbin et Guénon ne se sont jamais lassés de le souligner, le niveau symbolique n’est pas une construction fantaisiste basée sur un difficile fait terrestre : c’est tout le contraire. Dans le cas présent, l’expérience mystique de pénétration de l’Ombre au Pôle est la réalité fondamentale et une expérience authentique de l’individu. Le fait que l’organisation du monde matériel reflète la géographie céleste est ce qui est contingent. En bref, dans cet enseignement, comme dans le platonisme, c’est le royaume supersensible qui est réel et le royaume matériel qui est l’ombre de ce dernier.
Le chercheur, par une méditation sur les matières spirituelles, réussit à entrer dans un monde d’expérience mystique, et fait un pèlerinage vers l’Hyperborée qui ne peut être découverte sur les cartes. On dit qu’Aristée, le poète grec, pendant une transe chamanique aurait voyagé vers l’Hyperborée tout en étant  »possédé par Apollon ». Le voyage mystique de l’âme vers l’Hyperborée est commun dans la littérature grecque ancienne.
Le voyage vers ce pôle est parfois illustré par l’ascension d’une colonne de lumière, s’étendant des profondeurs de l’enfer vers le paradis limpide du nord cosmique.
Comme déjà mentionné, le pôle est aussi une montagne, nommée mont Qaf dans la tradition islamique, dont l’ascension, comme Dante grimpant sur la montagne du Purgatoire, représente la progression des pèlerins à travers des états spirituels.
Guénon, dans le Seigneur du Monde, explique que  »l’idée évoquant une représentation en discussion est essentiellement celle d’une stabilité, qui est elle-même caractéristique du pôle ». La Montagne, citée comme une ‘Île’, reste immuable au milieu de l’agitation incessante des vagues, perturbation qui reflète celle du monde extérieur. En conséquence il est nécessaire de traverser la ‘mer des passions’ pour atteindre le ‘Mont du Salut’, le ‘Sanctuaire de Paix’. »
Notre recherche de l’Hyperborée est notre désir de retourner au Paradesha ou Paradis – la source primordiale de l’existence originelle de l’Homme. L’importance de connaître l’emplacement terrestre d’une civilisation perdue dans les régions nordiques est donc éclipsée par son intérêt symbolique.
Chercher l’Hyperborée est faire une quête d’illumination spirituelle. La Montagne, l’Île, le rocher immuable, fixé dans une orientation polaire, chacun d’eux transmet une représentation symbolique de notre recherche de l’ultime réalité. Son caractère immuable ancre cette importante tâche en nous.

7 avril 2017 Posted by | Anthropologie, Spiritualités | , , , , | Laisser un commentaire

La religion de ma mère

un authentique esprit libre, un chantre du beau… il y en a encore…

L’écrivain Karim Akouche raconte pourquoi il a dû quitter dans la précipitation l’Algérie après la publication de son dernier ouvrage. Il dit souffrir de « censures et de pressions » de la part d’autorités algériennes voulant « maintenir le peuple dans une torpeur religieuse ».

« Nul poète n’est prophète en son pays, surtout quand celui-ci est une risible dictature. C’est ce que j’ai écrit en conclusion d’un message posté à la hâte sur ma page Facebook, alors que j’étais dans l’avion le jeudi 16 mars. J’ai dû quitter en catastrophe l’Algérie pour Paris. Après la censure et les pressions qui m’ont frappé, les barbouzes d’Alger m’ont menacé physiquement. Tout a commencé avec la perquisition par la police de la maison d’édition qui m’a publié, mon éditeur, Amar Ingrachen, a été interrogé pendant plus de trois heures, des exemplaires de mes livres ont été saisis, des conférences que je devais tenir à travers le pays ont été interdites ou sur le point de l’être. J’ai à peine réussi à animer une rencontre à l’Université de Tizi-Ouzou sous l’œil menaçant de plusieurs vigiles de la pensée, grâce notamment à la résistance des organisateurs et à la vigilance des étudiants. Tout cela à cause d’un roman : La Religion de ma mère.

Les autorités algériennes haïssent les esprits libres, la raison critique, l’art et la beauté. Elles veulent maintenir le peuple dans une torpeur religieuse, c’est pour cette raison qu’elles s’attaquent aux écrivains, aux blogueurs, aux intellectuels.
Qu’ai-je fait de grave qui porterait atteinte à la patrie ? Rien. J’ai seulement écrit un livre. Je ne porte pas d’arme, j’utilise la plume.

« Mon amour pour le pays est plus grand que la brutalité de ses dirigeants. »

J’aurais souhaité ne parler que de littérature, de l’esthétique, du style, du fond et de la forme utilisés dans mon nouveau roman, car la polémique n’est jamais bonne pour l’art. Si j’ai abandonné mon métier d’ingénieur, c’est pour précisément me consacrer, âme et biens, à la création littéraire. C’est l’œuvre qui compte et non l’écrivain. Je n’aime ni les projecteurs, ni les scandales, ni les fausses gloires. Ce que j’aime, c’est le parfum des livres, l’ivresse que procurent les mots, le bruit du stylo qui gratte le papier… Tout le reste n’est que vacarme et poussière.

La religion de ma mère est une métaphore de la vie : dépossession, désintégration de l’être, délabrement du pays, décomposition du peuple, destruction du monde, etc. En somme, une dystopie, une utopie à rebours. Plusieurs mots commençant par la lettre « d » décrivent ce qui ne va pas. Ici-bas, ailleurs, chez les miens et les autres, dans les îles et en exil, tout échappe à l’être. Si ce dernier a le courage d’assumer sa vie, en a-t-il, un tant soit peu, pour accepter sa naissance et sa mort ?

Mon personnage central est un animal égaré. On lui a collé une étiquette au front. Son acte de naissance est un acte de décès. On a fait de lui ce qu’il n’est pas. On a ensorcelé son esprit. On l’a transformé en zombie. Toute sa vie est errance. Il doit se battre pour pouvoir parler dans la langue de sa mère, pour boire le lait de ses racines, pour être libre de dire ce qu’il ressent et ce qui l’anime. Il marche, transpire, gueule dans des micros, dénonce la prophétie des corbeaux, répare son cœur et sa chair, tombe, se relève puis, ignoré par les légendes nationales, il quitte le radeau et s’enfuit. Les pays étrangers exacerbent ses déceptions et ses tristesses. Loin du soleil, sous la grisaille, dans la neige, il se fane et perd tout repère. Il ne travaille pas pour vivre, mais il vit pour travailler. La machine américaine le broie, Hollywood le noie dans un océan de fantasmes. C’est la dictature de la vitesse : manger vite et chier debout. L’éloge des choses simples, le sel de la Méditerranée, le parfum des oranges et des olives… tout cela est vain et remonte à si loin. Il faut désormais courir, prendre le métro, regarder la pub, admirer les massacres sur les écrans. C’est la confusion des idées et des sentiments. Hier et demain excluent le présent du théâtre de la vie. Les passions tristes et les vaines espérances emprisonnent l’être entre les murs de la nostalgie et le toit des chimères. On invente des parades pour échapper à l’ennui, on danse et on chante, on fréquente les bordels et les jeux, on consomme des drogues et des alcools, on gémit comme un chien bâtard sur le canapé où l’on vomit ses chagrins… Il faut fuir la réalité crue du temps qui coule comme une torture chinoise.

« La religion de ma mère ne prêche pas, c’est un livre à la fois innocent et violent »

Celui qui dit je dans ce livre n’est pas l’auteur. Il est le lecteur, c’est nous, c’est vous, ce sont les autres. J’ai écrit cette histoire comme on fabrique une mitraillette. J’en lance les mots comme des balles. Si je blesse mes semblables, c’est pour leur dire qu’ils sont à la fois durs avec autrui et fragiles avec leur ego. Je ne suis pas moralisateur, j’écris ce qui me torture avec une main forgée au marteau-piqueur. Les secrets nichent dans les phrases que j’improvise, les émotions dans les feuilles, les chagrins dans les tripes de mes personnages, ce fatras de ratés. Il faut fermer les yeux pour bien saisir l’apocalypse. La poésie épouse la prose, les chagrins les fous rires, les despotes la part des vaincus. Car ce qui arrive est un monstre, il lance ses griffes ensanglantées dans le ciel et étrangle les enfants.
Le monde est divisé en deux familles de tueurs ; elles ne se valent pas, mais elles s’enchevêtrent dans une complicité sinistre : il y a ceux qui s’attaquent aux corps et ceux qui détruisent l’esprit. Les premiers ne se disent saints que pour gouverner au sabre, tandis que les seconds prêchent la dictature de la pureté. Les uns préfèrent la mort à la vie, les autres claironnent leurs certitudes et leur vacuité avec un orchestre de vaniteux. Les utopistes mentent, ils construisent des citadelles de rêves et de salut. Sont-ils à ce point aveugles pour ne pas déceler l’increvable vérité de la barbarie qui vient ? Je me méfie des brasseurs du néant et de leur paix chantée en chœur dans des temples roses.
Je suis sceptique par honnêteté, tout ce qui est définitif est appel au meurtre, conclure c’est inviter les êtres à s’étriper en cachette, chercher à avoir raison finit souvent par détruire la cité des hommes et des dieux.

La religion de ma mère ne prêche pas, c’est un livre à la fois innocent et violent : il dit l’énigme de l’existence, raconte l’histoire d’un homme qui était quelqu’un et devient tout à coup quelque chose, qui avait tout et soudain se retrouve sans rien. Récit et monologue se côtoient dans un délire de rafales et de morceaux de chair, détresse d’une mère qui nourrit ses misères, ses poules et ses moucherons. Celle-ci meurt, les amis et les proches deviennent ombres ou fantômes, le passé et les ancêtres surgissent parmi les cadavres et les décombres, le pays se défait comme une motte d’argile dans la main de Satan et le trousseau de clefs peine à ouvrir les portes de l’exil. Où est l’issue, sainte littérature ? La corde se resserre contre celui qui l’a nouée, elle l’étrangle, et un ultime râle sort de la bouche du peuple qui tombe sur le cul, mange la terre et le chiendent, et disparaît dans un abîme de cendre et de feu.

La religion de ma mère est une allégorie sur mon pays perdu. La révolution n’a pas tenu ses promesses. La doctrine de la délivrance, tant chantée par des faussaires et les coqs encrottés, a tué l’espoir dans le ventre d’une nation inventée dans des laboratoires. Les gens changent, les idées se métamorphosent, la géographie se joue des politiques et impose de nouvelles frontières aux récalcitrants. Ainsi coule le fleuve de l’histoire : les concepts deviennent idéologies, les idéologies préparent des bûchers aux naïfs, la liberté n’est qu’une illusion qui donne de l’ivresse aux moutons. Quand un État est construit sur des mensonges, quand il se tient sur de fausses jambes, quand il porte des perruques et des cagoules, rafistolées par je ne sais quel obscur démiurge ou charlatan, quand il remplace la langue et l’âme de ses enfants par celles de ses maîtres, quand il admire l’Est et l’Ouest au lieu de se regarder en face avec affection, il y a fort à parier qu’il s’évanouira dans la brume du temps.

La religion de ma mère ne s’explique pas. C’est un livre qui touche au sensible, au sacré, à l’essentiel : à la vie, à la mort, à l’homme nu, au néant, à la terre et au temps. C’est un livre qui gratte les plaies, exhume les cadavres et juge les martyrs. L’être humain est dépossédé dès qu’il atterrit au monde. Naître, c’est déjà commencer à mourir. Vivre, c’est prendre le train en direction du cimetière. Le mal est contagieux. L’enfant, pourtant candide à la naissance, assimile vite les ruses et la méchanceté des adultes. Les peuples comme les hommes ne s’aiment pas, ils se jaugent, ils se donnent des coups de bec et de pied. Éternels ennemis, tantôt ils se font la guerre, tantôt ils s’offrent des baisers hypocrites dans les assemblées du monde… Ainsi va le cirque de la vie, ainsi est pétri l’homme dans la folie. Ainsi s’écrit notre épopée tragique, ainsi la raconte à sa façon le poète. »

*La Religion de ma mère, Karim Akouche, roman, 212 p., éditions Michel Brûlé (Canada), mars-avril 2017.

21 mars 2017 Posted by | Anthropologie, Art, Valeurs | | Laisser un commentaire

La culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes

Richard Landes est un historien médiéval qui écrit actuellement un livre provisoirement intitulé They’re So Smart Cause We’re So Stupid : A Medievalist Guide to the 21stCentury.
traduction et adaptation © Magali Marc
l’auteur cite une profusion de texte à l’appui de tout ce qu’il avance (76 notes en bas de page).
texte original en anglais.
ci dessous extraits


« Une grande partie du désastreux «processus de paix» israélo-palestinien d’Oslo et des fameux «printemps arabes» peut être attribuée aux restrictions imposées par la pensée postcoloniale sur la capacité de discuter de la dynamique sociale et politique du Moyen-Orient. Si les experts et les journalistes ont été hypnotisés par les perspectives de paix arabo-israélienne et le mirage d’une vague de démocratisation arabe, c’est en partie parce qu’ils avaient systématiquement sous-estimé le rôle de la culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes et son impact sur la religiosité islamique.

La dynamique «honneur-honte» dans les dimensions politique et religieuse

Les termes honneur-honte désignent des cultures où l’acquisition, l’entretien et la restauration de l’honneur public triomphent de toutes les autres préoccupations.
Alors que tout le monde se soucie de ce que les autres pensent et veut sauver la face même si cela signifie mentir, dans les cultures d’honneur et de honte, ces préoccupations dominent le discours public : il n’y a pas de prix trop élevé à payer– y compris la vie– pour préserver l’honneur.
Dans de telles cultures politiques, l’opinion publique accepte, attend, exige même que le sang soit versé pour l’honneur. Dans de telles sociétés, quand les gens critiquent publiquement ceux qui sont au pouvoir– ceux qui ont l’honneur– ils attaquent leur être même. Si ces derniers ne répondaient pas– de préférence par la violence– ils perdraient la face.
Les sociétés autoritaires permettent donc à leurs mâles dominants de supprimer violemment ceux dont les paroles les offensent.

Conséquemment, les cultures d’honneur et de honte ont une immense difficulté à tolérer la liberté d’expression, de religion, de la presse tout autant que de traiter avec les sociétés qui pratique cette tolérance.

Dans les cultures où les gens se font eux-mêmes justice, cette insistance sur l’honneur peut signifier tuer quelqu’un qui a tué un parent, et dans la culture japonaise, l’honneur peut signifier se suicider.
Vous noterez ainsi la différence éthique : reporter la faute sur soi, la prendre en charge ou à la manière enfantine « c’est pas moi, c’est l’autre »

Cependant, dans certaines cultures d’honneur, cette préoccupation signifie tuer un membre de la famille pour sauver l’honneur de la famille. Le «jugement public», dont le verdict détermine le sort de la communauté demeure le vecteur qui motive le besoin de sauver la face, et définit les façons de faire. Le terme arabe pour «commérage» est kalam an-nas, (la parole du peuple), qui est souvent sévère dans son jugement des autres.

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À ce sujet, le psychologue Talib Kafaji a écrit :
«La culture arabe est une culture de jugement, et tout ce qu’une personne fait est sujet au jugement… induisant de nombreuses peurs… avec de graves conséquences sur la vie individuelle. Éviter ce jugement peut être la préoccupation constante des gens, presque comme si toute la culture était paralysée par le kalam [an] –nas.»

Autrement dit, dans la société arabe, tous les individus sont les otages les unes des autres.

Les cultures d’honneur et de honte ont tendance à être à somme nulle : les hommes d’honneur gardent jalousement leur honneur et considèrent l’ascension des autres comme une menace pour eux-mêmes. Dans les cultures à somme nulle de «bien limité», l’honneur pour une personne signifie la honte pour les autres. Si l’autre gagne, vous perdez. Afin que vous ayez le dessus, l’autre doit perdre.
Ceux qui sont juste en dessous continuent de défier ceux qui sont juste au-dessus, et l’ascension n’est possible que par l’agression. Tu n’es pas un homme tant que tu n’as pas tué un autre homme. La prise des biens d’autrui –par le vol ou le pillage– est supérieure à la production. Domine ou soit dominé. Le visage noirci (de la honte) est lavé dans le sang (de l’honneur).
Cette même mentalité dite «à somme nulle», «gouverne-ou-soit-gouverné», qui domine la plupart des interactions dans la politique des cultures d’honneur et de honte, a son analogie dans la religiosité du triomphalisme, la croyance que la domination de sa religion sur les autres constitue la preuve de la vérité de cette religion.
De la même manière que les chrétiens ont pris la conversion de l’Empire romain au Christianisme comme un signe que leurs revendications sur les Juifs avaient triomphé ; les musulmans triomphalistes, dans une expression suprême de la religiosité inspirée par l’honneur, croient que l’islam est une religion de domination destinée à gouverner le monde.

Cette dynamique d’honneur et de honte explique en grande partie l’hostilité arabe et musulmane envers Israël, ainsi qu’envers l’Occident.
Israël, un État de Juifs libres (c’est-à-dire, des infidèles non-dhimmis), vivant à l’intérieur du Dar al-Islam historique (royaume de la soumission), constitue un blasphème vivant. La capacité d’Israël à survivre aux efforts répétés des Arabes pour le détruire constitue un état permanent de honte arabe devant toute la communauté mondiale. Cela fait de l’hostilité musulmane triomphaliste envers Israël un cas particulièrement grave d’une hostilité généralisée envers les infidèles et les musulmans «modérés».
Tout effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde arabe aujourd’hui doit tenir compte de cette dynamique religio-culturelle.

Pourtant, dans l’ensemble, cette dynamique n’est pas seulement ignorée, mais ceux qui en parlent sont réprimandés pour (prétendument) contribuer à aggraver le conflit plutôt que de le comprendre.
Une grande partie de cette ignorance (à la fois active et intransitive) remonte à Edward Saïd (1935-2003), qui a fait de l’analyse «honneur-honte» un péché «orientaliste» particulièrement impardonnable.
Avant même que n’arrive la contribution de Saïd, l’anthropologie s’était éloignée de cette analyse. Lui en a fait un dogme. A tel point que, dans le dernier tiers du XXe siècle, il est devenu paradoxalement honteux– voire raciste– qu’un anthropologue discute de l’«honneur et de la honte» arabe ou musulmane.

Le tissu de racisme, de stéréotypes culturels, d’impérialisme politique, d’idéologie déshumanisante qui règne chez les Arabes ou les musulmans est très fort, et c’est ce tissu que chacun d’entre eux en est venu à ressentir comme étant son destin exclusif et punitif.

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Pour celui qui défend son honneur, la défense d’un côté ou un autre dans un conflit n’est pas basée sur l’intégrité ou sur les valeurs de la gauche, mais sur l’idée de sauver l’honneur, sur la façon dont on sauve la face. Il n’est donc pas surprenant que peu de sujets aient autant enflammé Saïd que la discussion sur le rôle de la culture arabe dans la recherche, le maintien et la reconquête de l’honneur et l’évitement et l’élimination de la honte.
Étant donné que des traits culturels tels que le patriarcat misogyne, les homicides d’honneur, les querelles sanglantes, l’esclavage, les massacres de civils, etc., ne semblaient pas très bons aux gauchistes occidentaux, Saïd devait sauver la face arabe en évitant ce regard occidental hostile. Il a eu l’idée brillante de rendre honteux pour les universitaires occidentaux le fait même de se référer à ces questions dans la discussion du monde arabe, en qualifiant ce type de questionnement de raciste.

Pour tout outsider, soupçonner les dirigeants palestiniens (ou Arabes ou musulmans) de comportements belliqueux constitue pour les post-coloniaux, une agression inacceptable, une forme de racisme. Selon eux, le conflit concerne l’impérialisme israélien et la résistance naturelle qu’il provoque.

Grâce à cette brillante sauvegarde de la «face» arabe, à cette façon d’utiliser le kalam an-nas, l’orientalisme de Saïd a su contourner les vecteurs du jugement négatif paralysant.
D’une part, cette défense protégeait les Arabes des critiques publiques, de l’autre, elle faisait de l’Occident «impérialiste» (et de son avant-garde supposée les «colons» israéliens), l’objet d’une critique implacable.

Son succès à cet égard a donné naissance à une génération de spécialistes du Moyen-Orient, y compris des universitaires, qui ont décrit les mondes arabe et musulman comme des «sociétés civiles florissantes», d’imminentes «démocraties» tout en décrivant l’Occident comme un monde raciste, impérialiste, qui a besoin d’être déconstruit, théoriquement et pratiquement. Un tel mouvement a peut-être flatté l’image que les Arabes et les Occidentaux (gauchistes) avaient d’eux-mêmes, mais il a eu pour prix l’ignorance des réalités plus sombres sur le terrain.
Pourtant, pour beaucoup, cette ignorance semblait être un faible prix à payer. Après tout, le cadre de référence de Saïd offrait aux progressistes pacifistes un moyen d’éviter le choc des civilisations.

Donner aux Arabes et aux musulmans le bénéfice du doute, les traiter avec honneur plutôt que de les inciter gratuitement à la critique, voilà la façon de résoudre les conflits et d’apporter la paix.
Les éducateurs occidentaux qui adoptaient le discours de Saïd considéraient ses thèses comme une sorte de récit thérapeutique qui, en accentuant le positif et en dissimulant le négatif, encourageait l’autre plutôt que de l’aliéner.
Il s’agissait, entre autres, de traiter les Arabes et les musulmans comme si leur culture politique avait déjà atteint ce niveau de modernité, d’engagement sociétal envers les droits universels de l’homme, de paix par la tolérance, d’égalitarisme. Tout cela dans le but de favoriser les relations positives– alors qu’en réalité, une telle évaluation n’était pas objective.
Le monde postmoderne ne peut pas être éloigné de toute évaluation objective.

Edward Saïd, fier membre du Conseil national palestinien, semi-parlement de l’OLP, a fait écho aux paroles du Hamas : les compromis impliquaient un acte humiliant et «dégradant… d’obéissance… Une capitulation… qui a produit un état d’abjection et d’obéissance… se soumettant honteusement à Israël.»
Ainsi l’intellectuel «post-colonial» a utilisé le langage tribal à somme nulle d’honneur et de honte arabe et musulmane, attaquant la négociation comme déshonorante. C’était la langue même dont les Occidentaux évitaient de discuter de peur qu’ils n’«orientassent l’Orient».
Et pourtant Arafat a utilisé le même langage d’honneur et de honte en arabe, dès que les accords ont été signés et que le Prix Nobel a été accordé.
Six mois après son retour de Tunisie en juillet 1994 à ce qui était devenu un territoire sous contrôle palestinien grâce aux accords d’Oslo, il a défendu sa politique devant des musulmans d’Afrique du Sud, non pas en parlant de la «paix des braves», mais plutôt en invoquant le traité de Mahaybiya de Muhammad, signé quand il était en position de faiblesse, rompu quand il fut en position de force.

Dans la mesure où les Arabes avaient accepté le processus d’Oslo, ils le considéraient comme un cheval de Troie, non pas comme une concession (nécessairement) humiliante. Un projet de guerre honorable et non pas de paix ignominieuse.
Dans les cultures où, pour l’honneur, «ce qui a été pris par la force doit être repris par la force», toute négociation est forcément honteuse et lâche.
De façon générale, les journalistes et les décideurs occidentaux, y compris le «camp de la paix» en Israël, et même les services de renseignement, ont ignoré les invocations répétées d’Arafat à Hudaybiya.
Les partisans de la paix les considéraient comme des railleries conçues pour apaiser l’opinion publique (en elle-même une chose qui méritait qu’on y réfléchisse) et étaient persuadés que, finalement, l’appel plus mature de la communauté internationale placerait Arafat du côté de la raison positive. Les praticiens du «journalisme de paix» en Israël, par exemple, ont délibérément évité des nouvelles décourageantes de ce genre et le sens de Hudaybiya en particulier.

Dans son mémoire de 800 pages sur l’échec d’Oslo, Dennis Ross, l’envoyé américain du Moyen-Orient le plus impliqué dans les négociations avec la direction palestinienne, n’a pas eu un mot à dire sur la controverse de Hudaybiya, en dépit du fait qu’il avait correctement jugé le comportement problématique d’Arafat et son «échec à préparer son peuple aux compromis nécessaires à la paix».
Le péché d’Arafat n’était pas d’omission, mais de commission : il préparait systématiquement son peuple à la guerre sous le nez des Israéliens et de l’Occident.
Plutôt que d’examiner les conséquences de cette contre-preuve, ceux qui appuyaient le processus attaquaient quiconque y attirait l’attention.

La plupart pensaient qu’Arafat, quand l’occasion se présenterait, choisirait l’imparfait, la somme positive, le gagnant-gagnant, plutôt que la somme nulle, tout ou rien, gagnant-perdant.
Ils «avaient foi» en la direction palestinienne et faisaient honte à quiconque osait suggérer que les Palestiniens s’accrochaient encore fermement à leur désir atavique de vengeance.

Ainsi, alors que Jérusalem et Washington se préparaient à une grande finale du processus de paix à Camp David à l’été 2000, alors même que les médias israéliens préparaient leur peuple à la paix, les médias d’Arafat préparaient les Palestiniens à la guerre. Et aucun des principaux décideurs n’y a porté attention.
L’incapacité à comprendre la dynamique du maintien de l’honneur (en luttant contre Israël) et à éviter la honte (provoquée par le compromis avec Israël) a condamné Oslo à l’échec dès le départ.
Les gens impliqués, qui pensaient que les deux parties étaient «si proches» et que si seulement Israël avait donné plus, les accords auraient réussi, ont été dupés.
Pour les décideurs palestiniens, ils n’ont jamais été proches. Même une entente réussie aurait mené à plus de guerres. En effet, selon cette logique, plus l’accord favorisait les Palestiniens– c’est-à-dire, plus les Israéliens étaient affaiblis– plus l’agression accompagnerait leur mise en œuvre.

Par exemple, lors d’une interview avec l’universitaire israélien Benny Morris, l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak se plaignait des mensonges systématiques d’Arafat, qui faisait de chaque discussion un calcul entre la dénonciation des mensonges ou l’idée de les ignorer et d’accepter de se mettre en position de faiblesse.
Ses mots [Barak] dans l’entretien initial étaient sans équivoque. «Ils sont le produit d’une culture dans laquelle dire un mensonge… ne crée pas de dissonance». «Ils ne souffrent pas du problème du mensonge tel qu’il existe dans la culture judéo-chrétienne. La vérité est perçue comme non pertinente.» etc.
attaquez les motifs de vos critiques (souvent par projection) ; clamez que vous subissez une blessure morale à cause de l’insulte, et dans le processus, détournez l’attention de la précision des remarques orientalistes.

Le succès de cette utilisation de ce que l’on pourrait appeler la «carte raciste» signifie que la littérature académique sur le mensonge dans la culture arabe, qui devrait couvrir les murs des bibliothèques (du moins dans les bibliothèques de nos services de renseignement) est sérieusement sous-développée. Si Oslo a échoué, c’est principalement parce que les Israéliens et les Américains ont refusé de croire que les Palestiniens leur mentaient –d’un bout à l’autre du processus.

Ignorance de la quête du califat

Pour cette raison, et bien des raisons analogues, lorsque les djihadistes sont sortis du ventre du cheval d’Oslo à la fin de septembre 2000, trop d’Occidentaux, désireux d’interpréter la violence comme le «désespoir» des combattants de la liberté dont les droits ont été niés, ont ignoré les preuves à l’effet qu’Arafat avait planifié la guerre, et ont jeté le blâme sur Israël.

En conséquence, de nombreux journalistes et spécialistes, qui ont dit à leurs auditoires occidentaux que l’Intifada al-Aqsa était un soulèvement national de libération contre l’occupation, semblaient n’avoir aucune idée (ou s’ils en avaient une, ont choisi de ne pas la révéler) que dans l’esprit de plusieurs de ces combattants l’intifada al-Aqsa était le lancement d’une nouvelle phase de djihad global apocalyptique dont l’objectif messianique était un califat mondial pour lequel la terreur des attaques suicides constituait l’arme la plus nouvelle et la plus puissante.

La réaction indifférente, voire négative, de la communauté d’experts aux premières études de la pensée apocalyptique du Hamas dans les années 1990, signifiait que la sphère publique occidentale allait devoir attendre la seconde décennie du XXIe siècle pour découvrir que le djihad global qui a créé un califat dans des parties substantielles de la Syrie et de l’Irak et qui ciblait les infidèles dans leur propre pays, était issu des mêmes visions apocalyptiques.

Les progressistes malheureusement mal informés ont accueilli avec enthousiasme un djihad qui frappait alors Israël, mais qui maintenant hante le monde entier, et en particulier le monde musulman.

Les professionnels de l’information occidentaux– journalistes, experts, analystes politiques, même traducteurs– ont été tellement aveuglés par leur propre rhétorique post-coloniale, qu’ils ont été incapables d’identifier l’islam triomphaliste qui a constamment augmenté son élan vers un califat mondial dans cette génération et ce siècle.

S’ils se sont rendu compte de la présence de ces musulmans impérialistes, ils refusent d’en parler et attaquent quiconque le fait. Cette attitude prédominante a gravement endommagé la capacité de l’Occident à distinguer entre les faux modérés qui veulent réduire les infidèles du monde entier à la dhimmitude et les modérés qui veulent vraiment vivre en paix avec les non-musulmans.

Presque tout le monde conviendra que ces djihadistes qui recourent à l’épée, comme Al-Qaïda ou l’État islamique, ne sont pas des modérés.
Mais qu’en est-il de ceux qui s’en tiennent au da’wa (sommation à la conversion), et qui travaillent de manière non violente dans le même but ultime de rétablir le califat ?
Quand Yusuf Qaradawi des Frères Musulmans dit que «les États-Unis et l’Europe seront conquis non pas par le djihad, mais par le da’wa», cela fait-il de lui un modéré ? Et si le prédicateur du da’wa jouait juste au bon flic pendant que le djihadiste joue au méchant flic ? (NDT : good cop, bad cop)
Du point de vue de l’objectif millénaire d’un califat mondial, la différence entre les islamistes radicaux et les «modérés» est moins une question de vision que de calendrier, moins une question de buts différents que de tactiques différentes.

De telles connexions, cependant, ne s’inscrivent pas sur les écrans radars des professionnels de l’information qui demeurent fidèles aux réticences anti-orientalistes de Saïd. Ils nous poussent plutôt à les voir comme étant clairement distincts. Une telle approche tombe dans le piège djihadiste classique.
Lorsque les partisans du da’wa du califat dénonce les violences d’Al-Qaïda ou de l’ÉI, insistant sur le fait que ces djihadistes n’ont rien à voir avec l’islam, ils le font comme une tactique de guerre cognitive trompeuse.
Ils savent très bien que l’Islam qu’ils ont adopté est une religion de conquête. Ils ne veulent tout simplement pas que les «infidèles» occidentaux, leurs ennemis jurés et leurs cibles, reconnaissent cette hostilité implacable et impérialiste, du moins tant que le djihad mondial est militairement faible.
Ils préfèrent que les décideurs occidentaux renoncent au discours «islamophobe» de la domination mondiale et, apaisent plutôt les griefs des musulmans.

Ceux qui violent cette norme et qui discutent de ces choses désagréables sont punis, exclus, exilés. En effet, la crainte de l’accusation d’«islamophobie» est si forte qu’elle est venue jouer le rôle du serpent de mer qui a étranglé Laocoon quand il a essayé d’avertir les Troyens de la ruse du Cheval de bois offert par les Grecs.

En février 2011, juste au moment où l’administration Obama prenait des décisions cruciales (et trompeuses) sur la façon de faire face à la crise égyptienne, James Clapper, directeur des renseignements au niveau national, a présenté une étonnante évaluation devant le Congrès (qu’il a reniée par la suite) :
«Le terme “Fraternité musulmane”… est un terme générique pour une variété de mouvements, dans le cas de l’Égypte, c’est un groupe très hétérogène, largement laïque, qui a évité la violence et a dénoncé Al Qaïda comme une perversion de l’islam ..»
Il est difficile de cataloguer les idées fausses impliquées dans cette déclaration étonnamment stupide. Elle traduit un manque de compréhension du comportement religieux triomphaliste et une application superficielle d’une terminologie inappropriée qui laisse l’observateur se demander s’il s’agissait d’un acte délibéré de désinformation ou d’un véritable produit de la collecte et de l’évaluation des renseignements des États-Unis.

Il est aussi difficile de séparer cette évaluation opérationnelle totalement désorientée de la discussion académique qui la sous-tend, largement influencée par le paradigme pénitentiel auquel Saïd exhortait l’Occident. Ici les dupes occidentaux doivent interpréter la non-violence comme un signe de modération musulmane et attribuer la violence musulmane à la provocation occidentale. Nous devons supposer que lorsque les musulmans dénoncent la violence, ils sont avec «nous» et non avec «eux», qu’ils ne partagent pas l’objectif djihadiste d’un califat mondial.
Plutôt que de combattre un ennemi aspirant à la domination mondiale, les islamistes exhortent l’Occident à s’attaquer au sentiment d’impuissance des musulmans en les habilitant.
Les résultats de cette méconnaissance aveugle de la réalité sur le terrain– le pouvoir des mouvements religieux inspirés par l’honneur ; le calcul variable de la violence selon que l’on se sent faible ou fort ; les réponses à la faiblesse perçue et à l’absence de détermination de la part des ennemis signifient que ce que les leaders de la pensée occidentale prenaient pour un printemps démocratique, qu’ils accueillaient avec enthousiasme, était en réalité le printemps de la guerre tribale et apocalyptique. Un djihad d’Oslo à grande échelle. Une guerre générationnelle, cataclysmique, «une Guerre des Trente ans» qui ne fait que commencer.

Où l’Occident est intervenu (Libye, Egypte), il a échoué, et où il n’est pas intervenu (la Syrie), la situation a explosé.
Alors que des millions de réfugiés sont jetés sur les rivages européens par ces bouleversements, les décideurs occidentaux restent captifs de leurs clichés suicidaires («nous ne pouvons simplement pas leur refuser l’entrée») qui témoignent d’une profonde ignorance de la culture arabe et musulmane, de ceux qui les font fuir, et de ceux qui ont le pouvoir, mais pas le désir de s’attaquer à cette destruction de leurs sociétés sous les coups du califat.

Conclusion

A travers la porte dérobée d’une préoccupation pour les «autres», sans réciprocité, les Occidentaux éduqués ont permis à un discours hostile, intimidant basé sur l’honneur et la honte d’occuper une grande partie de leur espace public : c’est l’«islamophobie», et non l’islamisme qui est le problème.
Les Palestiniens continuent de sauver la face et de retrouver leur honneur en salissant Israël qui, par son existence même et son succès, leur fait honte.

Dans le cadre plus large du développement civilisationnel, c’est lamentable. Il a fallu un millénaire d’efforts constants et douloureux pour que la culture occidentale apprenne à sublimer la libido dominandi de l’homme au point de créer une société tolérante à la diversité, qui résout les différends avec un discours d’équité plutôt que de violence et où l’échange est gagnant-gagnant. Les échanges à somme positive sont la norme souhaitée.

Insister, comme le font beaucoup de gauchistes, pour que cette réussite exceptionnelle soit considérée comme le mode par défaut de l’humanité, indépendamment de la mesure dans laquelle l’autre est éloigné de cet objectif précieux et de manière à exempter les ennemis de la démocratie de la responsabilité civique de l’autocritique au prix de redoubler son propre fardeau, fini par saper les libertés que la civilisation occidentale s’est données au cours des siècles.

À moins que les universitaires et les professionnels de l’information ne s’emparent et ne cultivent les champs de connaissance tels que la dynamique de la honte et de l’honneur et le triomphalisme islamiste, les Occidentaux ne pourront pas comprendre les sociétés arabes et islamiques et continueront d’accuser les critiques et non l’objectif légitime des critiques au risque de perdre leurs valeurs démocratiques et leurs intérêts nationaux.

L’incapacité de s’engager dans l’autocritique est la plus grande faiblesse des cultures basées sur l’honneur et la honte, et la capacité de le faire est la plus grande force de ceux qui croient fermement à l’intégrité.

Pourtant, maintenant, paradoxalement, l’incapacité des islamistes est devenue leur force, et notre surempressement à compenser est devenu notre faiblesse.

11 mars 2017 Posted by | Anthropologie, Géopolitique, Valeurs | , , | Laisser un commentaire

« Ce qui fait l’humain »

Dans la continuation des nos études sur la conscience (depuis la tour de babel et son éparpillement), les données scientifiques d’analyse d’ ADN révèlent un certain nombre d’erreurs et de préjugés, voire de mensonges voulus et propagés…
A travers les époques, l’histoire des ancêtres de l’humanité reste visible et observable dans l’analyse de nos gènes. L’ADN se transmet de génération en génération, elle est brassée et recombinée par le processus de sélection naturelle, de l’adaptation aux milieux, …et de l’attirance sexuelle : ce qui nous donne notre personnalité spécifique, notre individualité.
Cependant de larges parts de ces chaines génétiques restent intactes à travers les générations, altérées occasionnellement par des mutations aléatoires (ou impliquées -épigénétique), et qui deviennent ainsi des « marqueurs génétiques » résolument identifiables.
L’ordre, la répartition de ces séquences d’apparitions de marqueurs permet aux généticiens de retracer notre ligne d’évolution temporelle au travers de l’histoire.
Ces marqueurs génétiques  identifient différentes populations au travers des voyages, migrations, déplacements, générations, par leurs mutations distinctives, mais révèlent ainsi la relation commune qui les lient :  « ce qui fait l’humain »
ps : ces études statistiques étudient des cohortes datées d’une vingtaine d’années, ce qui laisse de coté les modifications rapides récemment observées (migration, grand remplacement, …)


Le projet Genographic projet de National Geographic corporation vient nous livrer des résultats d’une étude menée depuis plusieurs années, sur des populations sur les quatre continents.

migrations préhistoriques probables

migrations préhistoriques probables

D’abord, l’étude nous révèle que plusieurs pays, considérés Arabes, ne le sont que peu ou prou. C’est le cas de l’Égypte, que le génome de sa population avec 68%, désigne clairement comme une nation Nord-Africaine, au même titre que la Tunisie, l’Algérie, la Libye ou le Maroc. Au fait, elle n’est arabe qu’à 17% et même un peu juive à 4% ! La Tunisie, quant à elle, choisie comme représentant le Maghreb, est à seulement 4% arabe, à 88% Nord-Africaine et à 5% européenne. Le Liban, comme on peut s’y attendre, est l’un des peuples les plus hétéroclites au monde. Il comporte 14% de génome Juif, 11% du génome Nord-Africain, et seulement 44% de génome arabe!

Autre surprise : le génome nord-africain se retrouve sur quatre continents : Afrique, Europe, Asie, et… en Amérique latine !

Une autre révélation renversante est l’absence totale du génome arabe dans des pays où était admise leur présence, pour des raisons religieuses, comme en Espagne, au Portugal, en France et en Afrique subsaharienne (Sénégal et Nigeria). Donc, non, l’arabo-islamisme n’a rien à voir avec la civilisation française, et s’est d’ailleurs révélé un ennemi/envahisseur constant depuis des millénaires.
C’est d’ailleurs dans ces contrées, où s’était propagé l’islam, que la présence du génome nord-africain est la plus forte. C’est ainsi que les Ibériens (Espagnols et Portugais) ont 9% de part du gène Nord-Africains et tenez-vous bien 0% de gêne arabe. La Sardaigne 11%, le Sénégal avec une grande part de 12% et Yarubans (Nigeria) 3% d’ADN Nord-Africain,

Ceci est la preuve irréfutable, que la propagation de la religion musulmane s’est faite exclusivement par l’intermédiaire des Nord Africains qui s’y sont installés par la suite…
ou comment les esclaves se sont mis à adorer leurs propres chaines…

Une dernière révélation est la présence surprenante de génome Nord-Africain sur le continent américain et notamment celui du Sud. Cela appuie la théorie selon laquelle les Berbères, auraient pu atteindre le continent des Amériques bien avant les colons Européens au 15e siècle, mais également, la présence d’équipages berbères au sein de l’expédition de Christophe Colombe, et des conquistadors partis des Îles Canaris. C’est ainsi que l’on retrouve 5% d’ADN Nord-Africain chez les Argentins, et 6% chez les Colombiens. On retrouve également l’ADN d’Afrique du Nord dans les Bermudes, chez les Mexicains, les Péruviens 3%, Mexicains Américains 4%, au Puerto-Rico 3%, en Grèce 3%, en Iran 4%, en toscan (Italie) et en France (2%), au Kenya et en Éthiopie avec 4%. Cette découverte contredit les adeptes de la vision arabophone qui enseignent à tous les enfants nord-africains qu’ils seraient arabes ( enseignement algérien  80% arabes et à 20% de « khalit », Kabyles, Chaouis et Imuchagh).

24 janvier 2017 Posted by | Anthropologie, Géopolitique | | Laisser un commentaire

Le peuple « le plus instruit au monde » selon une étude américaine

Une étude internationale menée par l’institut américain PEW Research Center a conclu que le peuple juif est le groupe religieux le plus érudit et instruit du monde. Selon les conclusions de ce rapport réalisé auprès des religions et groupes religieux les plus importants dans 151 pays, les juifs ont un niveau d’instruction moyen de 13,4 ans, face aux chrétiens (9,3 ans) suivis par les bouddhistes (7,9) et les musulmans et Hindous (5,6 ans).

moyenne années d'instruction par culture religieuse

moyenne années d’instruction par culture religieuse

Il note aussi que le groupe religieux juif atteint 99% de personnes ayant bénéficié d’une éducation formelle et que les juifs israéliens ont une moyenne de 12 années d’instruction. Ils sont 46% de juifs israéliens à posséder un diplôme universitaire.

Autre donnée intéressante, dans le peuple juif, ce sont les femmes qui ont un degré d’instruction plus élevé que les hommes dans la catégorie des 25-34 ans avec 14 ans en moyenne d’années d’études contre 13,4 chez les hommes.

L’institut PEW fournit l’une des explications à ce phénomène: l’immense majorité des Juifs est concentrée dans des pays riches et développés et jouissent ainsi d’un niveau d’éducation et d’instruction élevés, ce qui rehausse la moyenne par rapport à d’autres groupes religieux.

Mais il existe d’autres facteurs liés bien entendu à l’Histoire et surtout à l’importance considérable accordée depuis toujours au sein du peuple juif à l’étude et à l’instruction. Celle-ci ne s’acquiert pas uniquement par le circuit scolaire : je connais ainsi un nombre incalculable d’idiots peu instruits possédant un titre universitaire et d’autres personnes sans cursus important possédant une culture générale incroyable mais en plus lié à l’intelligence vivace et aiguisée de l’école de la vie.

fabrication de musulman
Lorsque se rompt le cordon entre les classes populaires où germe le génie et les infrastructures du savoir, ces dernières finissent par être occupées par une caste de corrompus et d’incapables ne devant leur réussite qu’au pognon et au trafic d’influence.
Les raison qui font qu’une communauté produise beaucoup d’avancées civilisationelles sont plus profondes, et diverses : de multiples facteurs entrent en ligne de compte.

ci dessous ces études documentées (avec les réserves ci dessous):

  • les conclusions apportées ne présagent aucunement d’un refus ou d’une sous-estimation de droits liés au statut « humain » aux personnes de ces ensembles
  • Les mesures de QI  sont des mesures notoirement insuffisantes concernant l’évaluation des diverses sortes d’intelligence : elles n’en mesurent que certaines et font l’impasse sur d’autres sortes pouvant se révéler fondamentales dans le milieu concerné (intelligence sociale, comportementale, pratique, gestuelle, émotionnelle, spirituelle…)

extrait de QI et intelligence humaine

Quel que soit le pays à travers le monde, la hiérarchie reste rigoureusement identique, avec un ordre dicté par le Q.I moyen racial :

  1. Juifs Ashkénazes (110)
  2. Asiatiques de l’est (105)
  3. Européens (100)
  4. Asiatiques du sud-est (92)
  5. Inuits (91)
  6. Métis caucasiens-africain (81-90)
  7. Amérindiens (86)
  8. Nord africains et sud asiatiques (84-88)
  9. Africains (67-80)
  10. Aborigènes d’Australie (62)

Les différences sont bien sûr plus marquées entre les races dont le Q.I diffère sensiblement et est plus ténue entre les races d’intelligence proche.

Cette hiérarchie se vérifie immanquablement pour :

  1.   L’éducation.
  2.   Les salaires moyens.
  3.   Le taux de crime et délit (le taux augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  4.   Le statut socio-économique.
  5.   La fécondité (le taux de fécondité augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)

Il y a toutefois des exceptions dans ce taux de fécondité, montrant la place de certains facteurs culturels comme le haut taux de fécondité des hispaniques de religion catholique.

  1.   L’arriération mentale (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  2.   La réussite scolaire.
  3.   La délinquance juvénile (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  4.   Le pourcentage de mères célibataires (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  5. Le taux de chomage ((augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  6. La réussite au SAT (test d’entré de la plupart des universités américaines)
  7. La prévalence de personnes douées.

Ces différences découlent toutes des inégalités intellectuelle entre les grandes races d’homo sapiens, les juifs ashkénazes, les asiatiques et les caucasiens se démarquant par un haut taux d’accomplissements culturels, des salaires élevés, un taux de crimes et délits faible, un statut socio économique élevé, un taux de fécondité faible, une réussite scolaire valable, une délinquance juvénile faible, un taux de mères célibataires peu élevé, un taux de chomage limité, une réussite au SAT élevée et une prévalence importante de personne douées.

A l’inverse, les nord africains, les africains et les aborigènes d’Australie se caractérisent par une aptitude intellectuelle moindre, des salaires moins élevés, un taux de crimes et délits important, un statut socio économique moins élevé, une fécondité supérieure, une réussite scolaire moindre avec de plus importants troubles juvéniles, un pourcentage important de mères célibataires, un taux de chomage élevé, une réussite au SAT faible et une prévalence de personnes douées faible.

Liste des pays, Q.I moyen et fréquence des athées

Les résultats soulèvent quatre points d’intérêt. Tout d’abord, l’hypothèse avec laquelle nous avons commencé cette étude est qu’il existe une corrélation négative entre le Q.I et la croyance religieuse. Deuxièmement, nous avons montré que la relation négative entre l’intelligence et la croyance religieuse est une différence dans Psychometric g. Troisièmement, nous avons étendu cette hypothèse à l’examen de savoir si une corrélation négative entre le Q.I et la croyance religieuse est présente entre les pays. En utilisant les données de 137 pays, nous avons trouvé une corrélation de 0,60 entre le Q.I et l’incrédulité en Dieu.

Toutes les données ci-après sont tirées de « The global bell curve » (2008) Richard Lynn.


ces points illustrent d’un jour troublant la revendication du supposé livre divin s’adressant à « ceux qui savent » et  traitant les « mécréants » d’ignorants!!!

c’est celui qui dit qui l’est
c’est le malade qui traite le mieux-portant de malade

« Et (nul) ne comprendra (ces choses) sinon les hommes instruits »
(sourate XXIX, verset 42).

 

28 décembre 2016 Posted by | Anthropologie | , , , , , | Laisser un commentaire

prière de St François d’assise

Seigneur, fais de moi un instrument de la paix,

Là où il y a la haine, que je mette l’Amour,
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon,
Là où il y a la discorde, que je mette l’union,
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité,
Là où il y a le doute, que je mette la foi,
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance,
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière,
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O Maître, que je ne cherche pas tant
A être consolé…qu’à consoler
A être compris…qu’à comprendre
A être aimé…qu’à aimer.

Car,
C’est en donnant…qu’on reçoit
C’est en s’oubliant…qu’on trouve
C’est en pardonnant…qu’on est pardonné
C’est en mourant…qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

oiseau de picasso

23 décembre 2016 Posted by | Pépiements, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

aveugles guidés par d’autres aveugles

Le réel n’apprend qu’à ceux qui ont le courage de le voir, la pertinence de l’analyser et le courage de s’y adapter : toutes choses dont semblent dépourvu nos hommes politiques….
alors cynisme corrompu ou ignorance arrogante?

aveugles-brueghel

peinture de Pieter Brueghel l’Ancien inspirée de passages des évangiles de Matthieu et de Luc.

  • aucune leçon ne sera tirée des récents attentats
  • aucun dirigeant politique ne dira que le terrorisme islamique puise ses racines, son inspiration, ses ordres, sa motivation, dans le coran. Le dieu de l’islam oblige le bon musulman à soumettre par la violence l’ensemble de la planète pour imposer sa loi.
  • le terrorisme islamique vise toujours les mécréants. C’est une guerre territoriale de religion pour installer l’islam sur la terre entière. En Europe, en Israël, au Moyen-Orient, en Inde, en Afrique, en Amérique.

« Les chiites sont des mécréants pour les sunnites. Les sunnites sont des apostats pour les chiites. Les chrétiens, les juifs, les athées sont regardés comme non-croyants qui doivent être soumis ou exterminés.
Le lendemain de l’attentat de Berlin, sur les ondes, les médias faisaient dire à des experts qu’il est scandaleux d’amalgamer terrorisme et immigration. L’interdiction du débat continuait sur les cadavres empilés : 10 000 morts ne les feront pas changer d’avis, car ils n’expriment pas un avis, mais une croyance.
Le mal, pensent-ils, se situe parmi les blancs, le bien parmi les barbares.

Cet attentat s’est produit dans le pays le plus tolérant, le plus accueillant, celui qui a le plus grand ouvert les bras à la migration.

Ceux qui ne tireront aucune leçon ne verront pas que l’islam est plus violent lorsqu’il a en face de lui un pays docile à conquérir.
L’Etat islamique vient de frapper le pays le plus tolérant du monde occidental envers l’immigration de millions de musulmans, le plus généreux envers l’islam, celui qui offre aux réfugiés les meilleures conditions d’accueil, qui ne met pas les délinquants musulmans et les prédateurs sexuels musulmans en prison. L’attitude tolérante de l’Allemagne envers l’Islam est un encouragement à l’invasion : les méthodes classiques de l’islam incluent le terrorisme.

Le Portugal, considéré comme le pays européen avec la population musulmane la plus faible, moins de 1 %, n’a pas connu d’attentat depuis 1983, quand l’ambassade de Turquie fût attaquée par l’armée révolutionnaire arménienne — même pas des musulmans. L’islam sait qu’il ne fera pas plier un Portugal déjà raidi contre lui en commettant des attentats. Il sait que l’Allemagne, la France, la Belgique aux gouvernements et médias déjà soumis sont des cibles molles faciles à dominer. C’est là que se concentreront les futurs attentats, jusqu’à la soumission totale. »


Les dirigeants européens sont tous atteints de dysfonctionnement moral

« des aveugles conduisant des aveugles » – FMURR

  • ne pas comprendre qu’on ne peut pas savoir qui sont les terroristes infiltrés et les vrais réfugiés si l’on ne fait pas le tri avant qu’ils arrivent relève du crétinisme.
  • Ne pas tirer les conclusions de la présence de 75 % d’hommes jeunes, en âge et en état de combattre parmi les migrants, ne pas vouloir se demander pourquoi les plus vulnérables parmi ceux qui fuient la guerre ne sont pas majoritaires dans les flots de réfugiés, relève d’une sérieuse déficience mentale.
  • Ne pas chercher à connaître le passé, le casier judiciaire, les intentions d’instaurer la loi de l’islam des millions de migrants venant de pays islamistes aux multiples nids de serpents jihadistes est une attitude criminelle envers les peuples dont les dirigeants ont la responsabilité.
  • Afficher de l’humanisme envers les barbares pour accepter la barbarie parmi les humanistes européens, c’est exposer aux dangers sa population sur son propre sol, pour protéger du danger des étrangers sur leur sol.

Le corpus mortifère de l’islam que nous avons dénoncé depuis plus de quinze ans, se pare des attributs inverses de ce qu’il est (« religion » – ce n’est pas une religion, « d’amour » -pas d’amour là-dedans, plus de 600 versets de haine appelant au meurtre, « de paix » toute son histoire et ses textes prouvent le contraire). – chercheurs d’amour : allez ici
Nos prémisses étaient exactes, mais Cassandre hurle sur les remparts de Troie face à la stupidité ignorante de « l’identité heureuse » et autres fadaises.
La pensée de droite reste souvent contrainte (et ses porteurs simplement lâches), celle de gauche est intrinsèquement bornée par ses préjugés (le réel doit s’adapter à nos dogmes).

défilé des aveugles

Libre, l’homme aborde les sujets, les examine avec réalisme, ce qui est impossible à gauche puisque les cerveaux des « intellectuels » sont verrouillés par les nombreux interdits qu’ils s’imposent (souvent les mêmes que les religieux imposent aux esprits humains en enfance).

  • Interdit de penser librement,
  • Interdit de penser en dehors de l’idéologie
  • Interdit de la remettre en cause et de poser des questions
  • Interdit de réfléchir sur les sujets qui se trouvent en dehors du champ autorisé de la réflexion correcte.

La pensée de gauche a toujours voulu plier la réalité pour ne pas affaiblir ses théories : les cadavres se sont empilés et s’empileront, et l’histoire recommencera.
C’est la pensée de gauche pacifique qui a généré les 11 millions de morts du nazisme, les cent millions de mort du communisme et qui pave le lit des prochains massacres.


La parabole des aveugles est inspirée des évangiles, mais il en existe une autre, semble-t-il plus ancienne, puisqu’une de ses versions a pour protagoniste le Bouddha. Elle est répandue en Orient met en scène des aveugles et un éléphant : les premier ignorent ce qu’est  cet animal et doivent dire ce qu’il est au roi qui les a convoqué. Mais chacun n’en saisissant qu’une partie de la bête (qui une patte, qui une trompe…) ne peut en avoir qu’une compréhension partielle.

Le texte de cette parabole varie selon les versions bouddhique, jaïne, soufie…
Sa signification-morale pourrait être :

  • éviter d’identifier son propre point de vue à une vérité
  • accepter que chacun ne détienne qu’une partie de la vérité de façon à nous amener à rechercher ensemble cette vérité par un travail collectif mettant en commun la part de chacun.
  • refuser systématiquement sectarismes et intolérance.

23 décembre 2016 Posted by | Géopolitique | | Laisser un commentaire

trop réel? faut-il en pleurer…

Une mouche tombe dans une tasse de café :

L’Anglais jette le café.
L’Américain enlève la mouche et boit le café.
Le Chinois mange la mouche et jette le café.
Le Japonais boit le café avec la mouche, un supplément gratuit.
L’Israélien vend le café à l’Américain, la mouche au Chinois et avec l’argent achète une nouvelle tasse de café.

Le Palestinien accuse Israël d’agression pour avoir mis la mouche dans son café, appelle a l’aide l’ONU, demande une subvention a la Communauté Européenne pour acheter une nouvelle tasse de café, utilise l’argent pour se procurer des explosifs, puis fait sauter la cafétéria où l’Anglais, l’Américain, le Chinois et le Japonais s’évertuaient à expliquer à l’Israélien qu’il avait été trop agressif…

mouche-sur-tasse

6 décembre 2016 Posted by | Humour | | Laisser un commentaire

CocaCola : le @Monsanto des sodas

À chaque instant, près de 80 millions de personnes dans le monde ouvrent une bouteille de Coca-Cola ; chaque jour, la société vend 2 milliards de boissons. Chacun sait que ce n’est pas bon pour la santé, mais pourtant les ventes de Coca-Cola ne faiblissent pas. Le géant américain est parvenu à construire un mythe autour de sa boisson phare en multipliant les mensonges et les dissimulations. Voici ce que vous devez savoir.

Dès sa création, un gros mensonge

Le Coca-Cola n’est pas, comme on le pense, une invention américaine, mais une invention française ! Angelo Mariani a commercialisé, 20 ans avant la création du Coca, un vin tonic, fabriqué selon une recette Corse, en faisant macérer des noix de cola et des feuilles de coca, dans du vin de Bordeaux.
Son vin tonic français a eu un succès mondial et a été importé aux USA par John Pemberton
« l’inventeur du Coca-Cola ». Celui-ci a eu l’idée de faire un sirop à base de feuilles de coca et de noix de cola, à diluer dans de l’eau carbonatée, ou de l’eau gazeuse. En 1887, il dépose le brevet à son nom propre, sans mentionner le nom de Mariani. Son Coca-Cola est vendu comme médicament du système nerveux, et est en outre utilisé pour sevrer les intoxications aux opioïdes (opium).
Cette boisson va contenir de la cocaïne jusqu’en 1903, malgré les dénégations répétées de la compagnie. La présence de cocaïne avait pour objectif, n’en doutons pas, d’attirer la clientèle et de la rendre dépendante à cette nouvelle boisson. Sous la pression, la formule sera progressivement modifiée pour ne plus contenir que de la caféine (qui reste un agent dopant et entraîne, elle aussi, l’addiction).

bouteilles de coca-cola

Que cache la formule secrète X7 ?

Le Coca contient également une formule secrète, appelée X7. Tout le monde en a entendu parler. Mais rien ne filtre sur ses composants. Sachez seulement qu’actuellement, au port de New Jersey, une compagnie reçoit discrètement de la Bolivie et du Pérou de grandes quantités de feuilles de coca. Une importation qui n’est autorisée qu’à l’usage de la pharmacie. Ces feuilles sont traitées par une usine spécialisée : la Stepan company qui, bien sûr, en extrait la cocaïne pour les laboratoires pharmaceutiques. Or, cette même compagnie livre à l’usine Coca-Cola les barils de concentrés de X7, protégés de grilles et marqués DANGEREUX – CORROSIF,  le travail de la maison mère ne consistant qu’à diluer le « mystérieux concentré » avec de l’eau, et de le conditionner. Pas rassurant…

L’acide phosphorique, une exclusivité Coca

Le Coca-Cola est la seule boisson au monde qui soit acidifiée avec de l’acide phosphorique. Or, l’acide phosphorique est une substance toxique pour l’organisme. Elle est responsable d’une acidité très importante de cette boisson (Ph 2,8). Toutes les boissons synthétiques du monde sont acidifiées avec de l’acide citrique, non toxique, qui n’est rien d’autre que l’acide du citron.

Voici la liste des symptômes générés par l’acide phosphorique :

  • Inhibition de l’attention,
  • Difficultés de mémorisation,
  • Perte de la curiosité naturelle,
  • Refus inconscient de s’intégrer dans la vie,
  • Indifférence,
  • Paresse,
  • Hostilité,
  • Asthénie profonde,
  • Épuisement mental,
  • Incapacité à faire des efforts.

Pour résumer, les gens deviennent : peureux, distraits, lents et instables.
Tous ces signes sont de plus en plus visibles, chez une majeure partie de la population mondiale.
N’oublions pas que le Coca est distribué dans le monde entier. Cette simple boisson constituerait un moyen idéal de modifier le psychisme de la population mondiale, non ?

Un colorant caramel dont les Américains eux-mêmes se méfient

C’est le E150 B chimique qui donne la couleur caractéristique au Coca-Cola. On obtient la couleur caramel à partir du sucre (encore lui) que l’on traite à l’ammoniaque puis avec divers acides sous haute pression. Ces opérations peu sympathiques génèrent de nouvelles molécules dont l’une s’appelle la 4MI qui a été démontrée cancérigène chez les animaux… Le scientifique américain Mike Jacobson dit que pour l’homme, cette molécule génèrerait plutôt des leucémies. Prendre ce  risque, juste pour un colorant, ne parait-il pas déraisonnable ?
En Californie, ce colorant est très controversé, aussi cet état a obligé Coca-Cola et Pepsi-Cola à en réduire le dosage à 29 microgrammes par litre. En France, on tolère sans état d’âme 79 microgrammes. Dans le Coca light la limite du colorant est multipliée par 3.

Quant au sucre, on atteint des records de toxicité

Chacun sait que le Coca-Cola, c’est surtout du sucre. Selon un spécialiste mondial de l’obésité, chaque cannette métallique de coca cola contient 39 g de sucre, ce qui équivaut à 10 cuillères à café bombées. Je vous conseille de faire l’expérience de mettre 10 cuillères à café bombées de sucre dans une assiette pour vous rendre compte.  Pauvre pancréas !!!

Le sucre est classé drogue douce ; mais il n’en crée pas moins une addiction. En particulier, il affecte une zone de récompense du cerveau, la même zone que pour la cocaïne, la nicotine, les amphétamines, l’héroïne, la morphine. Plus on en consomme, et plus la dopamine du cerveau en redemande pour obtenir le même bien-être ; cette escalade est bien sûr suivie d’une lente descente aux enfers…

Sur les enfants, c’est un désastre. Dans les cliniques pour obèses, on trouve des enfants de 8 à 10 ans avec des taux de lipides à la hauteur de ceux de sexagénaires. Ces enfants sont atteints de maladies de la gérontologie et présentent déjà du diabète type 2.

À l’ile Maurice, que je connais bien, 70 % des autochtones sont diabétiques. La raison en est simple, ils grignotent toute la journée des sucreries et consomment des boissons sucrées (sodas, coca-cola….) pendant et en dehors des repas. Dans les hôpitaux, on ne cesse de couper des doigts et des orteils atteints de gangrène, sans parler des cas de cécité partielle ou totale se développant avec l’âge.
Ne croyez pas qu’il y a une échappatoire avec la solution « Light » (sans sucre). Là, c’est tomber de Charybde en Scylla, car l’indispensable édulcorant qui a été sélectionné pour compenser l’amertume, c’est l’ASPARTAME .
Quant au Coca zéro, il a été lancé avec l’argument suivant : il y avait du sucre dans le coca light, et dans le coca zéro, il n’y en a plus du tout. Or, si l’on regarde les étiquettes, la seule petite différence c’est la présence de citrate de sodium dans le zéro, qui va permettre d’absorber plus de sodium, et donc de retenir plus d’eau dans l’organisme, et d’amplifier la sensation de soif. Dans les faits, le Coca Light était consommé par les femmes, et on a fait le Coca zéro pour les hommes, plus masculin avec son étiquette noire. Mais  les consommateurs sont persuadés que le zéro est mieux que le light. Quant au Coca à la Stévia, cela reste une vente marginale surtout destinée à montrer que Coca fait des efforts pour que ses produits soient moins nocifs.

Un petit restaurant charmant devenu empoisonneur public sans le savoir

Il m’arrive régulièrement d’aller manger dans un petit restaurant tenu par un ami. Lorsque je regarde les boissons sur les tablées, je vois en gros 75 % de coca, 20 % de bières, 5% de vins… et moi avec mon verre d’eau gazeuse… Pauvres gens qui se construisent un avenir bien sombre par leur insouciante addiction.
Et pauvre restaurateur qui n’a d’autre choix que de leur servir ce qu’ils demandent!


Coca-Cola est une des entreprises qui ont le plus œuvré, en pleine conscience, pour la destruction de l’humanité
@Michel Dogna

12 novembre 2016 Posted by | Santé | | Un commentaire

la charia c’est le retour des lois nazies

Condamner la charia (ou sharia) est un acte politique et social qui ne concerne en rien la nature des individus ni leur personne. C’est la charia qui veut officialiser dans nos sociétés la classification et la hiérarchisation des groupes humains en fonction de leurs croyances ou de leur sexe et en obligeant les gens à se conduire comme si une partie de l’humanité était impure et inférieure.
Elle prétend régir les actes des individus sous la menace de châtiments spirituels ou physiques au nom d’une croyance ;
Elle est un ensemble de règles qui viole de manière fondamentale les libertés constitutionnelles et la dignité humaine de nos citoyen(ne)s en tentant de les persuader d’abjurer leurs droits inaliénables au profit d’une servitude dégradante.
La charia ou loi de l’islam est un ensemble de normes comportementales que les musulmans se doivent de suivre s’ils ne veulent pas aller en enfer :

  • La discrimination sexiste (femmes d’un côté, hommes de l’autre lors des rassemblements de musulmans ou horaires réservés aux musulmanes dans les piscines en contradiction totale avec l’égalité républicaine H/F).
  • La discrimination vestimentaire avec les accoutrements voile, burka, kami Burkini etc autant de marqueurs religieux intolérables dans notre espace publique où la discrétion religieuse est de mise.
  • La discrimination alimentaire avec le halal ou encore la prohibition de l’alcool.
  • La discrimination matrimoniale, une musulmane ne pouvant épouser un non musulman.
  • La discrimination sépulcrale avec l’exigence des carrés musulmans pour ne pas mélanger les « purs » et les « impurs ».
    Et bien d’autres choses encore comme le ramadan, le jihad, la peine de mort pour les homosexuels et les apostats, l’amputation pour les voleurs etc.

Sharia-Law-Zone

Elle constitue un inacceptable système de sexisme, de racisme, de xénophobie et d’apartheid religieux.
Des citoyen(ne)s libres et responsables de leurs actes, ne peuvent que refuser la présence et l’introduction de ces règles.
Pour la préservation des valeurs de Liberté, de Laïcité et de respect d’autrui,  la Convention Européenne des Droits de l’Homme, qui est un des socles de nos sociétés démocratiques, en plein accord avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme, précise que :
Il y a  incompatibilité entre la Démocratie et la charia.
Celle-ci est inacceptable dans nos pays à conscience évoluée.

  1. Arrêt du 13 Fevrier 2003 de la Cour Européenne des droits de l’Homme de Strasbourg  à propos de la charia.
  2. Affaire refah PARTISI contre Turquie
* La Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme est l’instance juridique suprême de l’Europe au sujet des droits de l’Homme, ses décisions s’imposent aux états signataires de la Convention.
** Convention Européenne des Droits de l’Homme, ratifiée par les états européens, document qui a force de loi dans tous les pays signataires.

Dans une démocratie vous avez le droit de croire ce que vous voulez :

La charia dans les pays occidentaux est de nature politique (la politique est ce qui organise la cité). Dans une société musulmane la charia est d’essence religieuse, car le religieux et le politique sont intrinsèquement liés.
Certaines personnes prétendent introduire ce qu’ils considèrent comme un ensemble de lois dans nos sociétés.

  • des lois réglementant les comportements individuels et collectifs, la morale, la manière de s’habiller, la nourriture, la justice, les relations matrimoniales, la vie sexuelle, les héritages, le statut de citoyenneté
  • des lois même pour ce que vous êtes autorisés à croire ou ne pas croire.
  • des lois votées par personne, des lois absolument incompatibles avec les principes de la Démocratie
  • des lois violant tous les droits de l’Homme imaginables et tous les concepts civilisationnels de base de la dignité humaine telle que nous la concevons.

Certains font comme si cela ne concernait que les musulmans, que nous ne sommes pas concernés.
Mais qu’est-ce qu’un musulman ?
Une nouvelle sorte de citoyen ayant des droits et des obligations distinct des autres ?
Une nouvelle sorte de citoyen se voyant refuser ses droits constitutionnels, auquel ne s’appliquent pas les droits de l’Homme – et particulièrement si ce musulman est une femme ?
Nous ne prétendons pas savoir ce qu’est un musulman ; par contre nous savons ce qu’est un citoyen libre et nous savons ce que la Charia leur fait :

la Charia les enferme dans la servitude
la Charia est une forme d’esclavage mental

femmes-sharia

Nous sommes complètement opposés à toute manifestation individuelle ou collective (notez que nous parlons ici d’actes, pas de croyances) faisant la promotion d’un système politique non démocratique, incompatible avec le respect des droits humains et constitutionnels de nos citoyens. Faire la promotion d’un système social et politique non démocratique dans notre société s’appelle de la subversion, c’est un délit qui devrait être réprimé et qui ne l’est plus, soit par inconscience, soit par corruption de nos élites gouvernantes.

Apprendre à des enfants ou des citoyens qu’ils ne peuvent pas faire usage de leurs libertés constitutionnelles et qu’ils doivent obéir à une loi étrangère – quelle que soit cette obligation- est intolérable. Il n’y a pas de loi parallèle à nos lois qui tienne.
Toute personne qui tente d’introduire une loi étrangère dans nos pays, même s’il se cache derrière le paravent de la religion ou d’actes apparemment anodins, doit être stoppée.

un exemple :
Le ramadan. Voila quelque chose qui semble être une inoffensive coutume, festive et conviviale.
Faux : le ramadan est une obligation dictée par la Charia.
En tant que musulman si vous ne la respectez pas vous devenez un kafir (un non musulman, une sorte de sous-humain – pluriel kouffar). Dans une société islamique (qui s’inspire de la Charia) vous pouvez aller en prison ou vous faire agresser par vos voisins parce que vous « insultez l’islam » simplement en mangeant ou buvant quelque chose pendant la période interdite.
Et dans une société non encore islamique le ramadan exerce une pression sociale extrêmement forte sur les musulmans osant prendre des libertés avec les prescriptions de la Charia. Nos citoyens de confession musulmane souffrent de cette « festive et conviviale coutume » qui permet en réalité de repérer et de stigmatiser ceux qui veulent vivre une vie libre, sans Charia.
Les victimes de la Charia qui ont intégré les règles auxquels ils doivent obéir pensent juste que c’est la manière « normale » de faire les choses. La plupart de nos concitoyens ne voient dans le ramadan que la fête et les pâtisseries, mais c’est de la Charia, ni plus ni moins que la lapidation d’une femme ou l’amputation  de la main d’un voleur.

l'islamophobie n'est PAS un racisme

l’islamophobie n’est PAS un racisme

La Charia est un ensemble, vous ne pouvez pas en choisir un petit morceau et oublier le reste. C’est ce que nous faisons avec les religions dans les sociétés démocratiques mais n’oubliez pas que la Charia est hors du champ de la Démocratie, en dehors de la définition occidentale de la civilisation.

Ce que nous voyons actuellement de la Charia dans nos sociétés semble globalement inoffensif, des produits halal, des tenues vestimentaires spécifiques, etc…
Mais tout ceci est  indissolublement lié à tout le contenu révoltant que nous refusons de voir derrière. Accepter une partie c’est appeler le reste, après le voile, la burqa.
Si on ne veut pas aller à la cave pourquoi commencer à descendre l’escalier ?
Aujourd’hui, porter des vêtements en accord avec les règles de la Charia est un signe de soumission à ses règles, et donc une promotion ostentatoire de celle-ci, un drapeau de marquage social.
Consommer de la nourriture halal est un autre signe de soumission, et une contribution financière à encore plus de Charia dans la société. Et dans les mosquées qui apparaissent partout dans nos villes, la Charia est souvent ouvertement enseignée comme une norme de comportement à nos citoyens, à des enfants sans défense, à nos voisins.

Une interdiction de la Charia aidera à libérer les musulmans ainsi que les non musulmans.

Dans un pays démocratique chaque citoyen bénéficie d’un ensemble de droits et de libertés, il a le droit de vivre en tant qu’être humain libre du moment qu’il ne menace pas les droits et les libertés d’autrui.
Pourquoi devrions-nous tolérer que des activistes-prêcheurs travaillent activement à la destruction des droits et libertés de nos voisins par l’endoctrinement, la pression sociale voire la violence physique ?

le coran nous dit de tuer tous les chretiens, les juifs, les infidèles…

le coran nous dit de tuer tous les chrétiens, les juifs, les infidèles…

La « communauté musulmane » (oumma) est un concept qui emprisonne l’individu dans une « communauté » ayant des coutumes et obligations spécifiques issues de la Charia. Ce concept n’a absolument aucune validité, soit vous êtes un citoyen, soit vous ne l’êtes pas, le reste n’a aucune signification.
Une interdiction totale de la Charia, de son enseignement et de sa promotion aidera nos citoyens de confession musulmane à se protéger de ceux qui, insidieusement, essayent de les asservir à l’esclavage mental de la « loi » islamique. Nos sociétés démocratiques offrent le cadeau fabuleux de la liberté à tous citoyen musulman désireux de l’accepter. C’est notre devoir collectif de maintenir les conditions permettant à nos citoyens d’échapper au joug de cette loi étrangère et barbare.

Être débarrassés de la Charia nous protègera aussi, car elle concerne aussi  les non-musulmans.
La Charia incite en effet lourdement à la discrimination, la haine, le tromperie et la violence à l’encontre des non-musulmans, les mécréants. La Charia provoque des désordres sociétaux et des tensions menant à des situations de semi-insurrection urbaines quand elle est combinée à des problèmes sociaux à l’immigration de masse.
Tous bénéficieront d’une vie meilleure une fois débarrassés de la Charia.

Nos pays possèdent déjà des constitutions et des lois incompatibles avec la Charia. Ce simple fait devrait nous protéger de toute tentative d’introduction de celle-ci dans nos sociétés. En théorie seulement car la réalité est très différente, ainsi que chacun peut le constater.
Pourquoi ?
L’information. Les démocraties occidentales souffrent d’un dramatique manque d’information.

  • Nous sommes en guerre et nous ne le savons même pas (précisons que le Jihad, la guerre contre les non-musulmans est un devoir sacré pour ceux qui obéissent à la Charia).
  • Nous faisons face à une idéologie politique et nous ne le savons même pas (beaucoup croient encore au « choc des civilisations », à un affrontement religieux ou à des problèmes de racisme).
  • Nous sommes confrontés aux symptômes d’une influence grandissante de la Charia et nous ne savons pas les identifier comme tels (foulards islamiques, produits halal, liberté d’expression réduite à cause d’un climat de menace et de violence latente dès qu’un sujet en rapport avec la Charia est abordé, etc…).

Nous ne savons pas à quoi nous faisons face. La plupart d’entre-nous ignorent ce qu’est la Charia et ce qui la relie aux textes fondamentaux de l’islam.
Demandez autour de vous, combien parmi vos connaissances ont lu le Coran et des hadith, ou savent ce qu’est la Charia et ce qui ne l’est pas ?
Les gens ignorent ce qu’est la Charia, la plupart des musulmans vivant dans nos pays également d’ailleurs. Et nos dirigeants ? Pourquoi seraient-ils plus informés ? Parce que vous avez voté pour eux ?
C’est là la source du problème : L’incapacité sociétale actuelle à détecter la présence de la Charia et à comprendre la menace qu’elle représente pour nos sociétés démocratiques.
Une fois informés sur ce qu’est la Charia et ses dangers, nos dirigeants seront capables de défendre efficacement nos Nations (s’ils ne sont pas vendus).
Il faut montrer aux gens et à nos représentants ce qu’est la Charia et comment elle a déjà insidieusement envahi nos rues où elle se répand rapidement tant qu’elle n’est pas fermement stoppée. Et quand vous savez ce qu’est la Charia, faites-moi confiance, vous savez que n’en voulez pas chez vous, jamais.

La vérité à propos de la Charia, le réel, nous n’avons besoin de rien d’autre.


« J’ai beaucoup étudié le Coran (…) Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman (…) je la regarde comme une décadence plutôt que comme un progrès » (Alexis de Tocqueville)

31 octobre 2016 Posted by | Géopolitique | , | 2 commentaires

Témoignage d’un kabyle

If the people of this religion are asked about the proof for the soundness of their religion, they flare up, get angry and spill the blood of whomever confronts them with this question. They forbid rational speculation, and strive to kill their adversaries. This is why truth became thorough silenced and concealed.

Si l’on questionne les adeptes sur les preuves et le bon sens de leur religion, ils explosent de colère et répandent le sang de quiconque leur pose ce type de question. Ils oublient tout raisonnement rationnel et menacent de tuer leurs contradicteurs. Voilà pourquoi la vérité ne fleurit que par le silence et le non-révélé.

Zakariya Razi (Rhazes)
Persian chemist, philosopher and physician, 865 – 925AD.

 

L’islam, l’héritage boueux à nos enfants

« Le religieux est spécial. Déjà fou, endoctriné, haineux, violent et furieux; il se prend surtout pour un fidèle serviteur d’un dieu et d’un prophète qu’il n’a jamais vu ni connu. L’islamiste est prêt à exploser, à tuer, à égorger, à lapider, à couper des mains et des têtes et aussi  à mourir pour « la vie éternelle ». Un mensonge auquel il croit jusqu’à l’obsession. Pis, à la perversion.

Les musulmans ! Tous ceux et celles qui s’obstinent à les raisonner deviennent leurs ennemis et tous ceux et celles qui ont suivi une autre voie que la leur sont leurs rivaux.  Des ennemis à soumettre ou à abattre. Aujourd’hui les musulmans rêvent encore de régner sur le monde. J’entends ce discours partout : sur Internet, à la télévision, dans les mosquées, dans les cafés et même dans les bars…

Assis sur un banc, dans un parc, un groupe de cinq jeunes barbus étaient allongés à quelques pas de moi. Ils parlaient à haute voix des Occidentaux et des juifs, de l’islam et de la guerre en Orient sans aucune réticence ni gène. Toutes les abominations et l’animosité qu’ils exprimaient envers même ce pays d’accueil qui à ce moment-là leur offre un coin somptueux, une verdure indescriptible, un calme thérapeutique et une vue panoramique. Leur vacarme a gâché  l’atmosphère et l’ambiance de ce magnifique  parc. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas déguerpi de là. Ma présence ne les dérange aucunement. Portant, leur discussion a hissé mes poils. J’ai cru, un moment, que j’étais encore en Algérie. J’ai maintes fois entendu ce discours mais pas au Canada.

Ils parlaient un français étriqué mixé d’un arabe châtié. Un Algérien, il y en avait parmi eux certainement. J’ai reconnu son accent. Peut-être qu’ils étaient tous de ce bled. Il y a, paraît-il, un seul peuple là-bas et une seule langue mais avec une infinité d’accents et une dizaine d’identités.  À cet instant j’ai remémoré un peu l’histoire. Il y a longtemps, les Arabes ont envahi l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc… toute l’Afrique du Nord. Nous étions, nous les autochtones, les Kabyles, assez nombreux. En espace de peu de temps, ils nous ont surpassés ! Je me suis interrogé plusieurs fois sur le secret de ce revirement. Des réponses il y en a en masse, mais je me pose, encore, parfois, cette question.

Ce groupe de barbus s’acharne de plus belle. À chaque fois qu’ils prononcent le mot Israël, ils l’associaient au diable. Elle résonne dans mes oreilles. Cette formule ils l’ont apparemment apprise par cœur. Ils  la récitent comme un refrain. Des insultes, des insultes… À un moment, je me suis dit, peut-être qu’ils me connaissent ou ils veulent juste que je me joingne à eux. Sont-ils en opération de recrutement ? Insoutenable ! J’ai décollé du banc, je ne pouvais plus écouter leurs conneries. Je ne pouvais plus les entendre ni les voir d’ailleurs.

Ils n’ont ni savoir ni technologie, ni armes, ni pouvoir. Alors, ils ont opté pour ce qu’ils appellent la guerre silencieuse (envahir de l’intérieur) ou la conquête citoyenne. Ils se faufilent et passent entre les mailles du filet, dénichent les voies d’eau, trouvent les faiblesses et s’invitent en hommes de grâce et paix pour répandre l’obscurité et la mort une fois rendus sur le terrain. Les islamistes sont fous et ils s’en foutent de ce qui est bien ou mal. Ils sont des spécialistes en endoctrinement. Des diables.

« La manne pétrolière que nous avons mis au service des Occidentaux est l’ultime moyen pour nous d’assurer des billets pour traverser en masse les frontières de nos ennemis. Celles des « mécréants », a dit l’un des barbus à ses congénères. »

« Il faut peupler le monde de musulmans. Construire des mosquées, imposer doucement mais sûrement l’idéologie arabo-islamique, nos us et coutumes. Le hallal et le haram (ce qui est licite et illicite en islam). Les mosquées, les écoles et les associations sont le meilleur subterfuge pour s’enraciner à jamais dans les grandes démocraties, a répliqué son homologue. »

Ce mot, la démocratie, ils le brandissent dès qu’une seule personne les pointe du doigt. Moi, je n’ai pas voulu bouger le doigt à ce moment-ci et je n’ai pas eu envie de les contredire. Je sais comment ils raisonnent. Ils ne réfléchissent pas. Ils ne sont pas des démocrates pour me lancer dans un débat avec eux.  Je suis persuadé que leurs pensées sont figées qu’ils sont aussi des fous furieux de démocratie, mais ils l’emprunte quand même lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts. Je dirais même que c’est cette foutue démocratie qui les protège. Cette dernière  se dissipe dare-dare  lorsque c’est eux qui attaquent. Ils inventent des   néologismes  pour se déculpabiliser et lorsqu’ils veulent jouer le rôle de victimes. Des mots comme islamophobe ou  islamophobie… Je les connais, ces énergumènes.

Il n’y a pas plus xénophobe que les musulmans. Qu’est ce qu’ils sont devenus les peuples autochtones envahis par ces éteigneurs de lumières ?  Qu’est-ce qu’ils apportent aux sociétés qui les accueillent ? De l’obscurité. De la haine. Du mépris. De l’ingratitude. De la violence.

Ce n’est guère un hasard. L’homme qui n’est pas fou distingue sans tribulation ni violence le bien et le mal. Les obscurantistes religieux, eux, sont fous. Ils sèment l’horreur et la terreur à leur insu. Victimes d’un endoctrinement délétère ou complices d’un complot misogyne et d’empiétement de l’amour et de la liberté, le seul but des islamistes n’est que la fureur et la haine.

Ils sont spéciaux, oui. Ils sont uniques. Des égotistes. Des sauvages.  Les islamistes refusent et rejettent ce qui n’est pas adapté à leur croyance. Ce qui n’est pas musulman ne doit pas prendre racine chez eux. Pour les islamistes, tout ce qui n’est pas musulman n’a pas de place sur leur terre. Les lieux de culte autres que les leurs ne sont pas admis chez eux. Tous les us et coutumes des autres sont inadmissibles chez eux. Celui qui ose braver ou désobéir ils coupent sa tête.

Pour autant, ailleurs, en dehors de leur pays, ils sont encore plus spéciaux. Ils font tout pour s’imposer et imposer leur idéologie moyenâgeuse sous toutes ses formes. Prières dans les places publiques, des haut-parleurs sur les minarets, des plats hallal dans les écoles, des salles de prière dans les entreprises où ils travaillent, des piscines et des parcs réservés, des voiles pour les femmes et les fillettes et j’en passe.

Les peuples qui sont dominés par ces éteigneurs de lumières connaissent bien les conséquences qui émanent de leur noirceur. Ceux qui les reçoivent à bras ouverts et avec mille et un accommodements en se croyant être à l’abri du cataclysme religieux se réveilleront de leur long et profond sommeil lorsque ça sera trop tard. Ce jour-là, le mal sera fait . Ainsi, ils se rendront compte de l’héritage fangeux qu’ils ont légué à leurs enfants.

Boualem Afir.

15 octobre 2016 Posted by | Géopolitique, Religion | | Laisser un commentaire

Le tempérament et le sufi

Le soufisme et la connaissance mystique font partie de l’antique civilisation perse qui était fondée sur la dévotion et l’amour envers l’existence Absolue de Dieu (Haqq), ainsi que
sur le service aux créatures. Suite à l’apparition de l’islam et à la conversion (forcée) des iraniens à l’islam, le soufisme s’est progressivement plié au formalisme de l’Islam pour en devenir son « mysticisme ».Nasreddin HodjaPendant le premier siècle de l’hégire, le soufisme prit la forme de l’ascétisme, l’éthique humaine, et la chevalerie.
Hasan Basri fut le représentant le plus célèbre de cette école. Durant le deuxième siècle, des sujets tels que l’amour divin et l’unité de l’existence attirèrent l’attention d’un certain nombre de soufis. Au cours du troisième et du quatrième siècle, le soufisme trouva graduellement sa place dans la société islamique à travers de nouvelles pensées et terminologies. Ce fut une époque qui vit l’apparition de grands maîtres soufis.

A chaque époque et pendant des siècles, les maîtres et les personnes célèbres de l’école du soufisme ont présenté divers points de vue  qui dépendaient fortement de leur milieu social et de leur propre connaissance et compréhension du soufisme :

  • Hojviri  « Le soufisme signifie s’habiller d’une peau (suf), symbole de l’ascétisme, afin de nettoyer le cœur de l’attachement du monde et d’orner l’apparence par l’acte et la croyance.»
  • Muhammad ibn Ahmad Moqri : « Le soufisme est la persévérance des états avec Dieu (Haqq).»
  • Nuri : « Le soufisme signifie liberté, chevalerie, abandon de l’exces, et générosité. Il signifie l’abandon du plaisir du Nafs.»
  • Jonayd : « le soufisme est de protéger les instants.»« Le soufisme est tempérament, celui qui améliore ton tempérament améliore ton soufisme.»
  • Abu said Abol Kheyr : « être derviche est un nom qui est réalisé lorsque tout est terminé. A la fin il ne reste rien sauf Dieu.»
  • Ebn Jala : « Le soufisme est une réalité pour laquelle il n’y a ni coutume ni signe distinctifs.»
  • Hasri indique que : « Le soufisme, c’est purifier le cœur de la turbidité de la contradiction.»
  • Bâbâ Tâher : « Le soufisme est la vie sans mort et la mort sans vie, car il s’agit de s’éveiller durant la vie humaine et de mourir à la vie du Nafs.»
  • Muhammad ibn Ali Qassâb : « Le soufisme consiste en un tempérament de qualité noble.»
  • Ravim : « Le soufisme c’est passer d’un tempérament indigne à un tempérament supérieur et bon.
  • Ibn Arabi, fondateur de l’école de l’unité de l’être : « Le soufisme est d’observer intérieurement et extérieurement le comportement indiqué par la loi divine, en d’autres termes avoir un tempérament de nature divine.»
  • Le maître de Hérat, Ansari, a tout résumé en quelques mots : « Le soufisme consiste en deux choses : regarder dans une direction et voir tout du même œil.»
  • Abu Sahl Saluki : « Le tempérament est le rejet de la protestation.»

Les autres maîtres ont dit aussi : « Le savoir permet au soufi de trouver son but et de le connaître. L’action permet d’espérer s’en approcher. La grâce de Dieu (Haqq ) lui permet d’atteindre le but sur lequel il avait fondé son espoir. »

un authentique soufi est un chercheur qui se débarrasse de ses vieilles peaux…

13 octobre 2016 Posted by | Religion, Spiritualités | | 3 commentaires

Le déni du droit d’apostasie est la marque totalitaire absolue, la marque de la bête

Le déni du droit d’apostasie est une marque totalitaire absolue,
la marque de la bête à qui l’on refuse l’état de conscience autonome.

Article 18 de la Déclaration des Droits de l’Homme:
« 
Tout individu a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seul ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.« 

Toute société qui l’applique marque, de fait, son allégeance implicite ou déclarée aux forces obscures…
Elle est contraire aux droits de l’homme et des peuples, et révèle ainsi une des façons qu’ont eu les forces noires pour investir et contrôler le monde : nombreuses sont les âmes manipulées et passées sous leur coupe…
Vous pouvez rentrer mais pas sortir…

apostasy_laws_2013

L’islam n’est pas une religion – et surtout pas une “religion de paix» – mais plutôt un totalitarisme avec une revendication absolue à la domination du monde qui s’est camouflé avec succès depuis 1400 sous le déguisement de  « religion» – rappelons les découvertes récentes archéologiques, sémantiques, documentaires, ethnologiques, génétiques, … qui en pointent l’origine en tant que secte judéo-chrétienne ayant voulu se créer un paradigme spécifiquement arabe et éradiquer toute trace d’une origine juive désormais honnie (ce qui explique l’acrimonie récurrente actuelle envers les juifs).
L’islam est une exception parmi les grandes cultes : le Bouddhisme, le Christianisme, le Judaïsme, l’Hindouisme et le Taoïsme présentent ici et là des lacunes, cependant ces religions sont globalement tolérantes et pacifiques (pour ceux qui les connaissent) et n’appellent pas dans leurs textes de procédures/rituels à une élimination du « différent ». Les textes violents que l’on peut trouver (il y en a dans le Pentateuque, les Vedas, le PopolVuh…) sont considérés comme des livres d’histoire et non des injonctions juridiques actuelles comme le préconise l’islam. Sans exception, elles enseignent toutes aujourd’hui à leurs adeptes que les choses positives accomplies dans cette vie auront des conséquences positives pour la vie future.

L’endoctrinement de l’islam est lui mortifère et impose de tuer avec sauvagerie les « infidèles ». – pour rappel ce sont des instructions juridiques actuelle, pas des relations de temps révolus.

  • 4.84. Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi-même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition.
  • 5.33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au- delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.
  • Le Coran Sourate II La Génisse, verset 187/191 : TUEZ-LES partout où vous les atteindrez. EXPULSEZ-LES d’où ils vous ont expulsés. La persécution [des croyants] (fitna) est pire que le meurtre.
  • [Toutefois], ne les combattez point près de la Mosquée Sacrée avant qu’ils vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, TUEZ-LES. telle est la ‘récompense’des infidèles.
  • Le Coran sourate VIII Le Butin, verset 40/39 Appel aux armes : Et combattez-les jusqu’à ce que le culte entier soit rendu à Allah

Ce point est inconnu/inconscient de la plupart des musulmans que je connais : l’explication factuelle de leurs propres textes ne monte point à leur conscience, et reste au niveau de la répétition des axiomes de base qui leur ont été incorporés dans l’enfance. Ils en sont resté au niveau des neurones-miroirs qui, formés vers cinq ans, tendent à faire reproduire et dupliquer tout comportement parental dans la conscience enfantine. Ils présentent donc sur ces domaines, un état de conscience non-autonome, répétant inlassablement les mêmes poncifs… Pourquoi l’existence du « différent » leur est-il si difficile à supporter? Celui-ci remet-il en cause leur propre attitude?

L’islam est donc une exception : son but ultime est de capturer tout le pouvoir sur terre, et tous les autres buts sont subordonnés à celui-ci. L’interdiction de tuer ne concerne que les musulmans, mais en aucun cas les « infidèles ». La paix de l’islam sera atteinte seulement lorsque la domination mondiale sera atteinte.

Le communisme avait construit une image idéale de l’Homme, où tous les hommes seraient égaux, et ils ont échoué en raison de cette perception irréelle.
L’islam construit aussi une image irréelle de l’Homme, car il s’imagine que tous les gens finiront par croire en un Dieu – le dieu de l’islam – et cette image ne coïncide pas avec la réalité de l’infinie diversité psychologique, intellectuelle et créative de chaque être humain. L’espèce humaine est infiniment plus diverse, sophistiquée, intelligente, créative, chaotique, et imprévisible que l’image archaïque de l’Homme offerte par les fondateurs analphabètes de l’islam.
Le « Dar al Islam », ce concept musulman du monde futur dans lequel tous seraient soumis à l’islam, n’est rien de plus qu’une utopie irréaliste qui n’adviendra jamais. Cependant, aussi longtemps que les musulmans luttent pour leur futur rêvé et divisent artificiellement le monde entre « Croyants » et « Infidèles », le mot islam restera associé à la guerre, la terreur et la violence. Cette guerre perpétuelle contre les non musulmans, le djihad, est déclarée devoir religieux pour chaque musulman.

« Les Chrétiens et les Juifs disent « Tu ne tueras point » ! Mais nous, nous disons, que tuer possède la même valeur morale que la prière pour atteindre notre but.  – dit une audio de Khomeiny»

L’islam appâte ainsi les tueurs à gages, avec la promesse de l’entrée présumée au paradis où des dizaines de vierges attendent les “djihadistes”, et leur feront goûter aux plaisirs sexuels permanents. Et si un musulman a des problèmes avec sa conscience au sujet du meurtre d’un «infidèle», il reçoit l’aide et le soutien religieux directement du coran.
Le coran dit : « Ce n’est pas ton bras qui les a poignardés, mais c’est Allah. Ce n’est pas toi qui as tiré la flèche, mais c’est Allah, afin qu’Il puisse montrer sa propre puissance. » (sourate 8.17)
En clair : leur dieu islamique, le “Tout Miséricordieux”, non seulement attend de ses fidèles qu’ils tuent les “infidèles”, mais en plus il prend soin de fournir la thérapie nécessaire pour traiter directement avec la situation.
Leur dieu veille à ce que la conscience de ses tueurs à gages soit libérée de toute responsabilité personnelle pour leurs meurtres, en prenant cette responsabilité sur lui-même.
Cela explique pourquoi il y a un si fort différentiel statistique en déviants parmi leurs affidés (voir étude sociologique de Nicolai Sennels)

On a pu observer chez les génocidaires du siècle passé (Hitler, Staline, Mao, Pol Pot) que « l’Etat » disait : « Ce n’est pas vous qui avez tué, moi, l’Etat, je suis le tueur commanditaire. Vous êtes seulement mon instrument ».
On observe chez les malades mentaux de type paranoïaques des déclarations similaires, qui tel un syndrome de Stockholm inversé les absout par avance et renverse la charge de culpabilité
Quand les ordres émanent de l’Autorité (surtout si l’autorité se dit divine), cela est plus facile de commettre un meurtre ou une exaction (voir Hannah ARENDT). Aucune autre religion au monde n’a instauré une culture si perverse du meurtre, aucune autre religion au monde n’enseigne systématiquement à ses adeptes comment tuer les adeptes des autres religions, aucune autre religion au monde considère avec une intention diabolique la non responsabilité des actes commis, ce qui, de fait, immunise les musulmans contre tout sentiment de culpabilité envers les meurtres des innocents, et tout cela est écrit dans leurs « nobles écritures ».

Le coran ordonne de tuer et de violer les infidèles dans 206 versets ainsi que la propagation de la foi par l’épée. Dans 1800 autres passages, mahomet lui-même ordonne à chaque musulman de se référer aux Hadiths et à la Sunna.

Conclusion :
des personnes mauvaises, il en existe dans toutes les religions, mais seul l’islam est capable de transformer autant de bonnes personnes, en diaboliques.

La notion de liberté religieuse doit être reconsidérée d’urgence. Si les textes sacrés d’une quelconque religion, sa fondation et les déclarations de ses prophètes violent de façon aussi flagrante la Déclaration des droits de l’Homme de l’ONU, comme c’est le cas pour l’islam, alors il faut lui retirer le statut de « religion ».
On ne doit désormais plus permettre que l’islam invalide les systèmes légaux historiques des États comme cela arrive depuis déjà trop longtemps dans la plupart des pays occidentaux.
Les lois religieuses ne doivent en aucun cas supplanter les lois constitutionnelles.


un ami musulman m’affirmait que l’apostasie n’était pas puni de mort!!!
l’apostasie est la pierre de touche de l’islam : il ne connaissent pas leur propres contraintes!!! et ils le disent eux-mêmes!!!

Si l’islam ne tuait pas les apostats il aurait DISPARU à la mort de Muhammad

Al Qaradawi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Apostasie_dans_l%27islam
https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_la_coop%C3%A9ration_islamique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Apostasie_dans_l%27islam#cite_note-19
Quelques occurrences historiques… elles sont légion, impossible d’être exhaustif

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extraits de « Pourquoi je ne suis pas musulman » – ibn Warraq


1981 : septembre: Déclaration Islamique Universelle rédigée à Paris pour le Conseil islamique pour l’Europe; elle reconnait un droit pour les minorités non-musulmanes; mais elle ne reconnait aucun droit aux musulmans considérés comme hérétiques ou aux bahaïs. Elle n’a pas eu de conséquences importantes dans les pays musulmans.

1981 : janvier: une fatwa d’Al Azhar au Caire refuse l’abandon de l’excision des filles; pour lui, il n’est pas possible d’abandonner les enseignements de Mahomet pour d’autres enseignements, même médicaux

1982 : projet égyptien de retour au droit musulman, avec loi du talion, lapidation, pendaison pour apostasie
1982 : la Ligue Arabe reprend le projet égyptien de retour général au droit pénal musulman (talion, lapidation, pendaison pour apostasie…)

1984 : exécution à Khartoum de M. Taha, chef d’une organisation islamiste modérée, pour apostasie; il est pendu en public à plus de 80 ans.

1986 : mars: article du journal shiite Kayhan International sur « l’Apostasie péché capital en Islam »:… le départ de l’islam pour l’athéisme est appelé apostasie… c’est la punition d’un apostat masculin volontaire. Comme vous le voyez, l’islam le considère comme un mort et aussi dans ses rapports avec la propriété et sa femme; … un apostat féminin n’est pas exécuté mais emprisonné »

1987 : l’écrivain Kateb Yacine écrit dans le journal Awal: « L’Algérie arabo-islamique est une Algérie contre-nature, une Algérie qui est contraire à elle-même. C’est une Algérie qui s’est imposée par les armes, car l’islam ne se développe pas avec des bonbons et des roses, il se développe avec des larmes et du sang. Il croît dans l’oppression, la violence, le mépris, par la haine et les pires humiliations que l’on puisse faire à l’homme ».

1987 : discours à Riyad devant l’assemblée mondiale de la jeunesse musulmane, du sheikh Al Uthaimin: « C’est notre opinion que quiconque revendique l’adhésion à une quelconque religion existante, autre que l’islam… est un incroyant. Il devra soumis à la repentance; s’il ne le fait pas, il devra être tué comme un apostat parce qu’il rejette le Coran. »

1989 : fatwa de l’imam Khomeini contre Salman Rushdie et ses éditeurs pour apostasie; il appelle « tout musulman zélé à les exécuter immédiatement partout où ils se trouvent »

1989 : novembre: fatwa du bureau du mufti de la république libanaise: « …si l’homme ou la femme ne s’est pas repenti de son apostasie, mais persiste en son sein, alors il (elle) devra être mis à mort… « Tuez celui qui change de religion ». Ceci se fonde sur une autorité de la Tradition, Al Boukhari…le supplice n’est pas précisé… Un apostat ne sera pas inhumé dans le cimetière musulman. »

1990 : le roi du Maroc Hassan II déclare à propos de l’apostasie que le coupable doit d’abord être rappelé à la raison, doit subir un examen médical puis passer en jugement

1993 : Mohammed al Ghazali, Frère Musulman égyptien déclare comme témoin dans un procès: « la présence d’un apostat dans la communauté constitue une menace pour la nation et toute personne ou groupe qui tue un tel apostat ne doit pas être puni »

1993 : juin: au cours du procès de l’assassin de Foda au caire, le cheikh Al Ghazali affirme que toute personne s’opposant à la sharia est apostat et passible de la mort

… etc…

28 septembre 2016 Posted by | Géopolitique, Religion | , | Laisser un commentaire

Les étapes de l’islamisation

L’analyse suivante, sur la façon dont l’Islam progresse à l’intérieur d’une autre culture, s’inspire du livre de Peter Hammond.
N’est ce pas la stricte réalité factuelle, tant antérieurement dans l’histoire qu’aujourd’hui?


Esclavage, terrorisme, islam : Les racines historiques et la menace contemporaine.“
Indépendamment de la source de cette analyse, ses conclusions sont historiquement et empiriquement soutenues. Comme George Santayana a écrit : “Ceux qui n’apprennent pas de l’histoire sont condamnés à la voir se répéter“. Concernant l’Islam, nous ne devons pas regarder des centaines d’années en arrière pour apprendre de l’histoire. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de regarder ce qui s’est produit en Grande-Bretagne ces trois dernières décennies.
L’islam n’est pas une religion ni un culte. C’est un système complet, absolu.
L’islam a des composantes religieuses, légales, politiques, économiques et militaires.
La composante religieuse est une accroche pour les autres composantes.
L’islamisation se produit quand les musulmans dans un pays sont assez nombreux pour s’agiter et réclamer leurs prétendus “droits religieux.”
Quand des sociétés politiquement correctes et culturellement variées sont d’accord sur les demandes musulmanes “raisonnables” concernant leurs “droits religieux”, elles récoltent aussi les autres composantes, en bonus.
Voici comment cela marche (pour les pourcentages, la source : la CIA – The world fact book (2007)
Aussi longtemps que la population des musulmans reste autour de 1% dans n’importe quel pays, ils seront considérés en tant que minorité aimant la paix et non comme une menace pour quiconque. En fait, ils peuvent être décrits dans les articles et films, comme étant banalement “colorés ».

Etats-Unis — musulmans 1.0%
Australie — musulmans 1.5%
Canada — musulmans 1.9%
Chine — musulmans 1%-2%
Italie — musulmans 1.5%
Norvège — musulmans 1.8%

A partir de 5%, ils exercent une influence démesurée, comparée à leur pourcentage dans la population. Ils pousseront à l’introduction de la nourriture halal, s’assurant ainsi que les taches de préparation de la nourriture halal soient attribuées à des musulmans. Ils augmenteront la pression sur les chaînes de supermarchés pour la trouver sur leurs étagères — avec menaces à la clé, si elles ne s’y conforment pas.

France — musulmans 8%
Philippines — musulmans 5%
Suède — musulmans 5%
Suisse — musulmans 4.3%
Pays Bas — musulmans 5.5%
Trinidad et Tobago — musulmans 5.8%
A ce seuil, ils s’acharneront à obtenir du gouvernement en place, qu’ils leur permettent de se gérer eux-mêmes sous la Sharia, sous la loi islamique. Le but final de l’Islam n’est pas de convertir le monde mais d’établir la loi de la Sharia sur le monde entier.
Quand les musulmans atteignent 10% de la population, ils augmenteront l’anarchie comme moyen de se plaindre de leurs conditions (Paris — voitures qui brûlent). Toute action d’un non-musulman qui offense l’Islam, aura pour conséquences des soulèvements et des menaces (l’affaire des caricatures aux Pays-Bas).
La Guyane — musulmans 10%
Inde — musulmans 13.4%
Kenya — musulmans 10%
Russie — musulmans 10-15%
Après 20%, attendez-vous à des émeutes déclenchées pour un rien, la formation de milice du jihad, des massacres épisodiques et des incendies d’églises et de synagogues :
Ethiopie — musulmans 32.8%
à 40% vous trouverez des massacres fréquents, des attaques continuelles de terroristes et la guerre continue des milices :
La Bosnie — musulmans 40%
Tchad — musulmans 53.1%
Liban — les musulmans 59.7%
à partir de 60% vous pouvez vous attendre à la persécution délibérée des non-croyants et des autres religions, au nettoyage ethnique sporadique (génocide), à l’utilisation de la loi de la Sharia comme arme et le Jizya, l’impôt placé sur les infidèles :
L’Albanie — musulmans 70%
Malaisie — musulmans 60.4%
Qatar — musulmans 77.5%
Soudan — musulmans 70%
Au-dessus de 80% l’état se charge des nettoyage ethnique et génocide des non-musulmans :
Bangladesh — musulmans 83%
Egypte — musulmans 90%
Gaza — musulmans 98.7%
Indonésie — musulmans 86.1%
Iran — musulmans 98%
Irak — musulmans 97%
Jordanie — musulmans 92%
Maroc — musulmans 98.7%
Pakistan — musulmans 97%
Syrie — musulmans 90%
Tajikistan — musulmans 90%
Turquie — musulmans 99.8%
Emirats Arabes Unis — musulmans 96%
100% déclenchera la “paix de Dar-es-Salaam” — la Maison islamique de la Paix — C’est supposé être la paix parce que tout un chacun est musulman :
L’Afghanistan — musulmans 100%
Arabie Saoudite — musulmans 100%
Somalie — musulman 100%
Yémen — musulmans 99.9%
Naturellement, cela n’est pas le cas. Pour satisfaire leur désir de sang, les musulmans commencent alors à s’entretuer pour une multitude de raisons.
Avant d’avoir neuf ans j’avais appris la Règle de base de la vie arabe. C’était moi contre mon frère, mon frère et moi contre notre père, ma famille contre mes cousins et le clan, le clan contre la tribu, et la tribu contre le monde et nous tous contre l’infidèle.” — Leon Uris, “Le Haj“
Il est bon de se rappeler que dans beaucoup, beaucoup de pays, tels que la France, les populations musulmanes sont concentrées dans des ghettos basés sur leur appartenance ethnique. Les musulmans ne s’intègrent pas dans la communauté dans son ensemble. Par conséquent, ils exercent plus de puissance que leur moyenne nationale ne semblerait l’indiquer.

29 août 2016 Posted by | Géopolitique | | 4 commentaires

Cuba : un pionnier de l’agro-écologie

« Enfin une bonne nouvelle ! Cela s’est passé en début d’été et on n’en a presque pas entendu parler : le Parlement a en effet voté définitivement, le 20 juillet dernier, la loi « pour la reconquête de la biodiversité . La très bonne nouvelle qui vous a peut-être échappée est cet article 12 de la loi « Biodiversité » qui est une victoire pour la libération des semences cultivées.
Désormais, toutes les associations loi 1901 pourront donner, échanger et vendre des semences de variétés du domaine public, qu’elles soient inscrites ou non inscrites au « catalogue officiel », à des jardiniers amateurs.
Il était temps, car nous assistons à une érosion galopante de la biodiversité agricole. Rappelons qu’en un siècle seulement, 90% des variétés traditionnellement utilisées par les paysans à l’échelle de la planète ont déjà disparu de nos champs et, donc, de nos assiettes.
ph01187jCette nouvelle loi résout en partie les problèmes juridiques auxquels étaient confrontée une association comme Kokopelli qui conserve et distribue des semences anciennes et non inscrites au catalogue officiel des semences autorisées ! C’est donc un soulagement car les amendes auxquelles cette association était exposée menaçaient directement, et à court terme, sa survie.
Mais cette loi exclut, en creux, la vente et l’emploi de semences non inscrites au catalogue aux professionnels. Ce n’est donc pas demain que nous trouverons sur les marchés ou dans les magasins les variétés potagères d’autrefois ! La raison de cette exclusion ? On ne pourrait pas garantir la qualité sanitaire des produits agricoles issus de ces graines oubliées. Une raison qui fait grincer des dents ceux qui, comme nous, pensent au contraire que la production agricole « industrielle » est un désastre pour la santé publique…
C’est toutefois un premier pas qu’il faut mettre en perspective… et l’exemple de l’île de Cuba pourrait nous inspirer. Jusqu’en 1991, Cuba pratiquait en effet une culture industrielle moderne soutenue par l’URSS qui fournissait le pétrole, le matériel agricole, les engrais chimiques, les pesticides…, et achetait les productions – le sucre en particulier. Ceci assurait une économie à peu près équilibrée. La chute du bloc soviétique plongea évidemment Cuba dans un grave chaos économique (en outre aggravé par le blocus américain). Rapidement la population se mit à souffrir de malnutrition.
Spontanément, des milliers de jardins apparurent un peu partout, même sur les toits des immeubles. Toutes les initiatives privées furent encouragées par le gouvernement qui se mit à distribuer des lopins de terre à cultiver. Produire de la nourriture était devenu une question de sécurité nationale. Les paysans développèrent l’élevage des animaux de ferme, et, privés de pétrole, ils durent abandonner les tracteurs pour revenir à la traction animale et revenir au tout manuel. La main-d’œuvre agricole fut alors multipliée par dix.

En 1994, les anciennes fermes d’État furent progressivement transformées en coopératives pour fournir les hôpitaux et les écoles. Le reliquat de la production était vendu librement sur les marchés. De nombreux agronomes furent mis à contribution pour diffuser les techniques de l’agro-écologie. Un réseau de boutiques se mit à vendre des semences et des outils de jardinage à bas prix, prodiguant en plus des conseils aux clients. Dans toutes les villes, on se mit à enseigner l’agriculture biologique pratique, sur le terrain.
La crise que Cuba a connue lui a permis de découvrir et de devenir pionnier dans l’écologie agricole, la permaculture, et l’exploitation de forêts fruitières.
L’agriculture urbaine s’est développée à Cuba comme nulle part ailleurs dans le monde. L’île avec ses 2,2 millions d’autochtones compte près de 400 000 exploitations agricoles urbaines, qui couvrent quelque 70 000 hectares de terres jusqu’alors inutilisées et produisant plus de 1,5 millions de tonnes de légumes. Actuellement, Cuba assure 70% de ses besoins en fruits et légumes entièrement bio et doit encore importer du riz et de la viande (dommage qu’ils ne soient pas encore végétariens).

Si, demain, les importations de nourriture devaient s’arrêter à Cuba, les habitants seraient beaucoup moins en péril que ceux d’un pays comme la France, qui dispose seulement de quelques jours de réserves dans ses supermarchés.

Alors, prenant exemple sur Cuba, nous pourrions nous y mettre nous aussi, à titre préventif, au lieu d’attendre la catastrophe vivrière vers laquelle la rapacité des semenciers et l’agressivité des industriels de la chimie agricole nous emmènent. »

@alexandre IMBERT

5 août 2016 Posted by | Gaia | | Laisser un commentaire