Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Le voilement n’est pas le fait d’être musulmane, c’est le fait d’être une femme.

Le voile n’est pas un « vêtement religieux » comme un autre : c’est un marqueur d’infériorité.
Il fait partie des attributs vestimentaires inventés par l’Homme pour stigmatiser et marquer l’infériorité d’un groupe humain, les femmes, tout en prétendant être un outil de « protection » et de valorisation pour ce même groupe.
Cette particularité, par rapport aux autres attributs vestimentaires marquant d’autres catégories de groupes humains, n’est pas la seule. C’est l’attribut le plus ancien puisqu’il date de l’antiquité. Il est protégé plus que les autres grâce au vernis religieux et « culturel » posé par les intégristes qui tentent d’empêcher toute remise en question au nom du respect des religions et des cultures. Toute dénonciation est alors accusée d’atteinte au sacré, de non respect de l’islam, de racisme (?), bref « d’islamophobie ».

Le racisme et les stéréotypes basés sur le sexe (sexisme, machisme, misogynie, patriarcat) sont plus acceptables que les autres, qu’on soit croyant ou non. Le voile parait ainsi moins choquant que d’autres marquages discriminants. C’est bien la dénonciation de ce racisme sexuel à travers son marquage vestimentaire qui est accusée de racisme par les intégristes musulmans… Cela est inclus dans ce que j’appelle leur rhétorique d’inversion. Enfin et surtout, contrairement à d’autres critères discriminants, cette infériorisation basée sur le sexe est intégrée par nombre des personnes concernées qui en deviennent elles-mêmes les promoteurs par la défense du port de leur voile. Comment est-ce possible ?
Nous devons toujours nous demander d’où vient le voile « islamique » et quel a été le processus de la femme concernée qui l’a amenée un jour à se voiler. Si l’évidence voulait que cela soit purement spirituel, nous n’aurions pas à nous poser toutes ces questions et le sujet du voile serait d’ailleurs moins sensible. Si cela était uniquement spirituel, elle pourrait enlever son voile pour des occasions spéciales. Dieu ne l’enverra pas brûler en enfer parce qu’elle l’aura ôté pour les quelques minutes de l’occasion.
Si cela était uniquement spirituel, les hommes aussi se voileraient.
Si le débat autour du voile est toujours aussi tendu, c’est pour deux raisons : les intégristes souhaitent imposer le retour du religieux dans toutes les strates de la société. Ce que nous pensions relever d’une histoire passée avec le catholicisme, revient de façon assez violente aujourd’hui à travers l’interprétation extrémiste et la politisation de l’islam. De plus, le voile n’est pas une simple expression religieuse.

La raison du voilement n’est pas le fait d’être musulmane. C’est le fait d’être une femme.
Au-delà de son aspect politique, le voile est un marqueur sexiste spécifiant l’infériorité de la femme qui n’est rien d’autre qu’un objet, un corps honteux dont la tête, les cheveux, le cou et chaque centimètre carré de peau doivent être cachés, pour ne pas susciter l’excitation sexuelle de ces barbares, ces animaux incapables de contrôler leur libido à la vue de la moindre mèche de cheveux, que sont les hommes. C’est la seule raison d’être du voile. Il a été prescrit pour ça et il n’y en a pas d’autres.
Le sexe est très important pour les islamistes. Ils sont obsédés par leur libido. La place et le statut de la femme sont donc fondamentaux pour eux, afin que les hommes soient protégés de toute « tentation », les femmes étant coupables par essence de tout débordement sexuel masculin. Le voile est l’outil principal, le symbole le plus fort, de ce désir de cacher cet objet prédisposé à toutes les perversions qu’est le corps féminin.
Le voile n’est en rien spirituel. Il est uniquement sexiste et l’islam lui sert de prétexte. Les islamistes demandent ainsi à la société de s’assoir sur son histoire et ses acquis en matière d’égalité des sexes au nom du respect de leur radicalité et de leur obsession sexuelle.

Voilà les raisons de la crispation.
Nous sommes loin de l’islam des Lumières et des musulmans progressistes qui considèrent le voile comme une aberration.
Car il faut le rappeler, rien dans le coran ne demande aux musulmanes de cacher leurs cheveux, leur cou ou autre. La seule partie du corps mentionnée est la poitrine, puis le coran parle des atours (ou parures) (coran, sourate 24 verset 31). Terme suffisamment vague qui sert aux intégristes pour justifier le voilement (des cheveux à tout le corps, selon le zèle). De plus, ce voile vaguement évoqué dans le coran n’a jamais été un objectif en soi. L’objectif est de protéger les femmes de l’offense (coran, sourate 33 verset 59). Le voile n’en était que le moyen à une époque (le Moyen-Âge), un lieu et une culture tribale particulière qui n’ont plus rien à voir avec aujourd’hui. Le voile était une forme de discrétion pour distinguer les femmes honorables des autres.

Aujourd’hui, le voile n’est plus un moyen de discrétion. Bien au contraire, il est devenu un moyen d’exhibition.
Lorsqu’une femme est voilée, on ne voit qu’elle. Le voile servait à invisibiliser les femmes. Il sert aujourd’hui à se visibiliser pour se distinguer du reste de la population par l’affirmation de sa radicalité religieuse. Cette exhibition a des conséquences inverses au but initialement recherché. Les femmes voilées, suscitant le mystère et faisant travailler l’imagination, sont devenues des fantasmes sexuels ambulants pour bon nombre d’hommes. Les films et scènes pornographiques sur internet mettant en scène des femmes voilées (films amateurs ou actrices) sont de plus en plus nombreux. Cela n’a donc plus rien à voir avec l’islam des origines que ces musulmanes et leurs défenseurs prétendent incarner. Quant à l’honorabilité, si on en croit leur désir de coller à l’islam originel, cela signifie donc que les femmes non voilées ne sont pas honorables…
Enfin, l’objectif originel étant de protéger les femmes de l’offense, qu’est ce qui protège les femmes aujourd’hui ? Le savoir, l’école laïque, les lois de la République, l’émancipation, l’emploi, l’indépendance, mais certainement pas le voile.

extrait de https://naembestandji.blogspot.com/2017/05/le-sacrifice-dune-finale-pour-des.html


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18 janvier 2019 Posted by | Religion | | Laisser un commentaire

Le principe de précaution

A  l’heure où de nombreux responsables politiques s’interrogent sur la réponse démocratique à donner au terrorisme, il apparaît de plus en plus manifeste qu’un piège rhétorique s’est formé autour de l’islam. Il est peut-être possible de sortir du débat théologique en s’appuyant plus simplement sur la notion de risque.

Cette religion est-elle oui ou non la source d’inspiration du djihad ou s’agit-il d’une déviance ? D’un côté, il ne fait aucun doute que les références canoniques sont bien réelles et d’un autre l’immense majorité des musulmans n’a aucune envie d’en découdre avec les non musulmans. Compte tenu du nombre très important et croissant de conflits, insurrections et autres actes de déstabilisation se réclamant du djihad à l’échelle planétaire, on ne peut plus nier que cette doctrine véhicule un certain potentiel d’effets secondaires indésirables, même s’ils sont condamnés par la majorité des musulmans.

«… Si celui qui diffuse un message appelant à la destruction de notre démocratie sait qu’il peut être tenu pour responsable personnellement, alors un effet inhibiteur peut fonctionner très en amont. »Bref, si vraiment l’adhésion active aux lois islamiques prédispose au djihad, même si ce n’est que pour une minorité de croyants, alors la démocratie doit fixer des limites. Elle en a les moyens.

Un précédent : l’environnement


Juridiquement, la démocratie sait déjà fort bien gérer la notion de risque, même lorsqu’on ne sait pas exactement quand, où et dans quelles proportions, il va se réaliser. Ce qui est le propre de l’acte terroriste ou simplement subversif. Elle a pour cela inventé le « principe de précaution ».

Ce principe, né du constat des pluies acides dans les années soixante-dix, est déjà largement appliqué en droit de l’environnement et de la santé publique. La déclaration fondatrice de Wingspread (Wisconsin, USA) de 1998, lui donne les contours suivants : « Quand une activité présente une menace pour la santé de l’homme ou de l’environnement, des mesures de précaution doivent être prises, et ce, même si certaines relations de cause à effet ne sont pas clairement établies scientifiquement. »

Le principe de précaution est aujourd’hui parfaitement intégré dans le paysage législatif d’un grand nombre de démocraties, dont la Suisse.  La loi pose ainsi le principe constitutionnel « risqueur-payeur », selon lequel celui qui crée le risque doit personnellement en assumer les conséquences.

Dès lors que le principe de précaution est constitutionnalisé pour la gestion des risques environnementaux et de santé publique, a fortiori peut-il l’être, pensons-nous, pour les risques de sécurité intérieure. Notre propos est donc d’en faire un modèle afin de contribuer à la réduction du risque terroriste ou subversif, en s’appuyant sur le caractère dissuasif qu’il contient. En effet, si celui qui diffuse un message appelant, certes par endroits mais néanmoins noir sur blanc, à la destruction de notre démocratie et des individus islamo-récalcitrants qui la composent, sait qu’il peut être tenu pour responsable personnellement, au titre du principe de précaution, alors un effet inhibiteur peut fonctionner très en amont.

Notre propos n’est évidemment pas de considérer tous les imams comme des inspirateurs mécaniques du terrorisme mais exactement au contraire, comme des citoyens à part entière, membres de cette société démocratique et donc coresponsables de sa pérennité. Il s’agit de leur offrir la possibilité de se démarquer publiquement des fauteurs de trouble. En effet, à ceux qui ne voudraient garder de leur texte fondateur que l’autorité des incitations à la paix, le temps n’est-il pas venu de leur offrir un soutien juridique beaucoup plus appuyé et distinctif ?

Sur la base du principe de précaution, trois options seraient ainsi données aux prédicateurs:

  1. soit ils assument le risque et se portent garants par avance des effets secondaires indésirables de leurs prédications,
  2. soit ils entourent leur activité de suffisamment de mesures de précaution pour qu’un tel risque soit fortement atténué, jusqu’à devenir insignifiant,
  3. soit encore ils promeuvent un antidote réaliste et sérieux ; faute de quoi, ils s’abstiendraient de prêcher des injonctions religieuses à risque.

Bien entendu, celui qui inciterait directement à des infractions anti-démocratiques tomberait sous le coup de textes déjà existants – par exemple, la prohibition de propagande subversive d’origine étrangère , la fondation de groupements à visées subversives  – dont il faudrait sans doute toiletter aujourd’hui le caractère répressif.

Préservation des libertés


Plusieurs scenarii seraient dès lors envisageables.

  1. Premier cas : le prédicateur pourrait continuer à ne pas se soucier du risque d’effets secondaires, voire même les nier totalement, contrairement à certaines estimations officielles. Ce serait alors à lui de prouver qu’il n’est lui-même pour rien dans la réalisation du risque, si celui-ci se réalisait dans son aire d’influence. Ce serait l’application classique du renversement de charge de la preuve, au titre du principe de précaution.
    La transposition du modèle de précaution permettrait même d’imaginer un système d’assurance obligatoire ou de contribution par taxe à un fond d’indemnisation des victimes, qui serait financé par les prédicateurs de cette première catégorie, à un taux proportionnel au risque encouru (principe risqueur-payeur), comme pour les sociétés pétrolières, par exemple. Bien entendu, les prédicateurs responsables seraient ceux situés sur la même chaîne de diffusion que l’agent lui-même, ce qui impliquerait de mettre en place un moyen de traçabilité, à la charge du prédicateur.
  2. Deuxième cas : le prédicateur pourrait reconnaître cette fois l’existence d’un risque, si minime soit-il et s’imposer en conséquence de contribuer à sa réduction, ce qui en soi serait un acte de responsabilité particulièrement courageux.
    Il serait évidemment exonéré de toute contribution à un fond d’indemnisation, à charge pour lui de proposer des mesures préventives efficaces. Par exemple : le rappel systématique fait à son audience, que la mise en pratique de certaines normes religieuses, contenues dans la doctrine, peut constituer une série d’infractions pénales graves. Il opterait ainsi pour une politique d’autocontrôle dont il serait responsable. Il n’aurait plus à prouver qu’il est étranger au risque lorsque ce dernier se réalise. Il serait également exempté de contribution à un fonds d’indemnisation.
  3. Troisième cas : le prédicateur pourrait enfin, non seulement reconnaître le risque mais promouvoir l’incompatibilité absolue des normes religieuses à risque, avec la norme démocratique et admettre finalement leur caducité. Il s’agirait là d’une véritable voie de Réforme, encouragée par le droit, dans laquelle la majorité silencieuse des musulmans modérés pourrait enfin se reconnaître. Le prédicateur serait bien sûr exonéré de toute contribution et en outre pourrait même être subventionné au regard des bénéfices ainsi apportés à la paix publique.

Dans les trois cas, les libertés d’opinion et de religion auront été préservées. En revanche, la société fera une différence notable entre les courants de prédication qui nient leurs responsabilités et ceux qui les assument de façon citoyenne.


source
https://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Forum/For0105-TerrorismePrincipePrecaution-T.html

7 janvier 2019 Posted by | Politis | | Laisser un commentaire

La guerre de l’islam restera sale

« La guerre de l’islam restera sale parce qu’elle a été définie comme une guerre médiévale standard, une fois pour toutes, au nom d’un dieu éternel et tout-puissant, longtemps avant l’avènement des guerres policées actuelles.

La guerre a accompagné le développement humain dès l’apparition de l’Homme, et ses racines étaient déjà présentes dans le monde animal, ou dans les mécanismes de la sélection naturelle. Puis elle a évolué avec l’Homme. À l’époque des chasseurs-cueilleurs et semi-sédentaires, la guerre, à petite échelle, faisait partie de la panoplie de compétences dont tout individu adulte devait avoir une maîtrise minimale. L’arrivée de l’agriculture systématique a permis de nourrir des communautés plus larges et de diviser le travail, donc de professionnaliser diverses activités, dont la guerre. Cette mutation a d’une part aggravé provisoirement les dégâts que les conflits armés pouvait engendrer, mais d’autre part elle a donné naissance à des métiers plus pertinents et porteurs d’avenir.

C’était le début de la civilisation, pour le pire comme pour le meilleur, et le niveau actuel de cette civilisation permet de considérer très généralement la guerre comme un phénomène dont il faut se prémunir et non chercher à profiter. Mais ce constat est très nouveau. Depuis quelque 10.000 ans, depuis les premières grandes civilisations, la guerre a été la norme. La colonisation et l’esclavagisme ont compté parmi les choses les plus naturelles du monde. Puis, la modernité a fini par produire une telle abondance de non-guerriers et de penseurs à la fois innovants et influents que la guerre en est devenue une relique d’un autre temps. Il faut relever ici que l’un des phénomènes qui ont favorisé cette évolution réjouissante est dû à une simple recherche d’efficacité.

Au départ, s’il faut faire la guerre, il va sembler plus facile de faire appel aux membres d’une communauté donnée qui se montrent prédisposés à la faire. On va alors séduire ou forcer à s’enrôler des hommes violents, sans pitié ni remords, habitués à faire couler le sang, à torturer, tuer, rançonner – à vivre, confortablement, de telles activités. En concentrant ces éléments sous son étendard, on peut aisément arracher la souveraineté sur un certain territoire. Mais ces hommes, que la société civile qualifie de criminels, sont difficiles à diriger, à dompter. D’autre part, ce sont généralement des prédateurs de cibles faciles, dont la loyauté peut être achetée – ils obéiront aussi longtemps qu’ils y trouvent leur intérêt, puis déserteront, voire se retourneront contre leurs anciens chefs si cela leur semble plus profitable. Les armées criminelles sont donc très incertaines dans l’adversité. Il s’est ainsi rapidement avéré que des armées formées de gens sinon civils, qui ne font usage de violence que pour et pendant la guerre, sont plus efficaces sur la durée. D’où le développement de forces armées disciplinées, dont les membres sont endoctrinés à respecter des idéaux plus élevés et des codes d’honneur plus contraignants, ce qui a également permis, avec le temps, de leur imposer des comportements moins barbares ou du moins de condamner et punir les pires excès.

Les apologistes musulmans actuels tentent souvent de présenter les guerres de leur prophète comme guidées par les mêmes codes de conduite que les armées modernes. Mais selon la fable fondatrice de l’islam, Mahomet s’est allié à des groupes de criminels notoires pour étoffer ses premières forces armées, son dieu leur a permis de conserver 80% de leurs butins (coran 8.41) et s’est montré très clément devant leurs écarts (anecdote de Nakhla, ici dans Ibn Ishaq: 1, 2, 3). Très vite d’ailleurs, les butins des musulmans ont servi à acheter la collaboration ou la neutralité de troupes non musulmanes. D’autre part, le recours à d’anciennes lois juives a permis de justifier le massacre de prisonniers. Bref, on peut trouver dans les textes fondateurs de l’islam de quoi pardonner aux jihadistes à peu près tout ce qu’on considère aujourd’hui comme des crimes de guerre (certes, pour certains de ces crimes, il faut parfois lire un peu entre les lignes, comme lorsque des lieutenants de Mahomet torturent à mort une vielle femme, leader d’un clan païen, et n’en sont pas réprimandés).

Plus tard, les califes vont mettre en place des armées entières composées d’esclaves endoctrinés à la guerre (sainte) dès l’enfance, mais leur code de conduite restera basé sur la pratique de Mahomet telle qu’elle ressort des récits des razzias des premiers musulmans. Et les musulmans décidés à faire la guerre au nom de Allah, quelle que soit par ailleurs leur réelle religiosité, y reviennent sans cesse depuis lors. C’est même beaucoup plus probable aujourd’hui, alors que ces textes fondateurs sont tous disponibles gratuitement, en ligne, du moins en arabe, et que les musulmans sont plus alphabétisés que jamais dans l’histoire. Bien sûr, il est techniquement possible d’éviter ces écueils, de censurer les discours extrémistes, de répandre artificiellement des versions plus modernes de tout cela, de tenter de déradicaliser les jihadistes, etc. Mais cela représente des efforts titanesques et par ailleurs, plus l’islam grandira, et il grandira d’autant plus qu’on voudra bien le croire capable d’évoluer favorablement, plus le nombre de croyants informés des méthodes du prophète de l’islam progressera lui aussi. Et en attendant, tous les pratiquants maudiront les non-musulmans quotidiennement.


@Alain-Jean MAIRET

6 août 2018 Posted by | Religion | , | Laisser un commentaire

L’Homme dans la cité

Jacques BREL – l’homme dans la cité


Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Que l´amour soit son royaume
Et l´espoir son invité
Et qu´il soit pareil aux arbres
Que mon père avait plantés
Fiers et nobles comme soir d´été
Et que les rires d´enfants
Qui lui tintent dans la tête
L´éclaboussent de reflets de fête
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Que son regard soit un psaume
Fait de soleils éclatés
Qu´il ne s´agenouille pas
Devant tout l´or d´un seigneur
Mais parfois pour cueillir une fleur
Et qu´il chasse de la main
A jamais et pour toujours
Les solutions qui seraient sans amour
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Et qui ne soit pas un baume
Mais une force, une clarté
Et que sa colère soit juste
Jeune et belle comme l´orage
Qu´il ne soit jamais ni vieux ni sage
Et qu´il rechasse du temple
L´écrivain sans opinion
Marchand de riens
Marchand d´émotions
Pourvu que nous vienne un homme
Aux portes de la cité
Avant que les autres hommes
Qui vivent dans la cité
Humiliés, l´espoir meurtri
Et lourds de leur colère froide
Ne dressent au creux des nuits
De nouvelles barricades

2 août 2018 Posted by | Pépiements | | Laisser un commentaire

inanité et synchronicité

Comprendre :

  • qu’il ne sert à rien de vouloir changer l’extérieur de la coupe (l’univers extérieur étant l’ensemble de la création perçues par différents niveaux de conscience)
  • qu’il convient bien de se relier à son univers intérieur à travers notre subconscient, lui-même faisant partie intégrante de l’inconscient collectif. Cet inconscient collectif (subconscient) est en effet la clé de tout car il se loge en premier dans notre être intérieur individuel pour ensuite  se fondre, en perdant progressivement son individualité égotique, dans l’inconscient collectif intriquant toutes choses entre elles. Cette intrication s’effectue au niveau de la conscience absolue, -bien au delà même du niveau christique, bouddhique, atmique, suivant les religions et philosophies devenues à présent totalement obsolètes…-. Cette intrication permet et explique la modification d’événements situés dans d’autres espaces temps (passés et futurs) que le nôtre : ces modifications d’événements étant appelés par nous « SYNCHRONICITÉS ».
Ces synchronicités n’ont d’autre but que de permettre aux différents niveaux de conscience composant les univers visibles et invisibles de pouvoir évoluer (en permettant d’harmoniser les événements, même en éliminant par des guerres, des épidémies, phénomènes climatiques et telluriques…. ce qui fait momentanément du tort au développement de la conscience) vers des niveaux supérieurs de conscience conduisant vers cet infini inaccessible… que nous avons coutume d’appeler DIEU…

Dieu étant dans ce contexte à la foi Créateur et Création.

La Création elle-même est à la fois de nature attractive (amour) et répulsive (peur) et recherche permanente d’équilibre entre ces polarités diamétralement opposées à travers les différents niveaux de conscience la composant, ceux-ci étant forcément eux-mêmes polarisés. DIEU n’est par conséquent PAS UNIQUEMENT AMOUR comme on le prétend toujours erronément mais bien ACCEPTATION totale des polarités le composant ( répulsives et attractives ) pour tendre à les harmoniser entre elles dans l’équilibre-harmonie du TAO….
Équilibre pourtant inaccessible car le TOUT redeviendrait alors le néant duquel pourtant ce TOUT est issu et dont il se différencie par la conscience acquise à travers ses multiples chemins d’évolution….
Le TOUT est donc en effet toujours en évolution permanente à travers l’ensemble de sa création…..
Il n’y a par conséquent pas la création ET Dieu mais la création contenue en DIEU et en chemin (de retour) vers « SA » conscience infinie……
Cette conscience infinie ayant la particularité de se séparer du néant, cela rend donc le but d’un équilibre parfait entre les polarités la composant totalement et définitivement…..inaccessible pour elle !!!! !
L’évolution naturelle de la conscience ne peut donc qu’ amener à conduire la conscience vers des univers de plus en plus harmonieux dans lesquels tout est fait dans l’intérêt du TOUT.
Tout ce qui est fait dans l’intérêt du TOUT conduisant à l’intérêt de chacune des parties le composant on pourrait facilement confondre la nature de la conscience absolue comme étant de l’AMOUR ce qui n’est finalement qu’ ACCEPTATION absolue.
Acceptation en particulier que le soi-disant mal paraisse aussi développé dans les niveaux inférieurs de conscience alors que les partisans de cette polarité ne font que se défendre de leurs peurs car n’ayant pas encore conscience de faire partie d’un TOUT. Cette ignorance les amène alors à ne pas se priver pas de faire aux autres ce que finalement il ne font qu’à eux-mêmes comme pourra l’expérimenter, celui qui ne changera pas son fusil d’épaule, à travers ce qu’on appelle le karma…..
L’erreur est humaine mais persévérer dans l’erreur est diabolique… (Errare humanum est, perseverare diabolicum)
Comprenez-vous à présent pourquoi il est dit que les premiers seront les derniers et que les derniers seront les premiers…..
Il est évident dans ce contexte que ceux qui se croient puissants, riches et forts sont en fait les plus faibles et en retard d’entre nous. Ne les condamnons surtout pas mais aidons-les à comprendre ce qu’ils doivent faire pour reprendre la bonne direction dans le cours de leur évolution… ce ne sont que des brebis égarées ayant tendance à vouloir se transformer en loup afin d’essayer d’échapper au sacrifice de leur EGO sur l’autel de la conscience en voyage vers l’unicité.

Rappelons-nous :

Jesus-Christ enseignant

  • Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimé.
  • Ne jugez personne car vous serez pesés avec les mêmes poids que ceux que vous avez utilisés pour peser les « autres ».
  • Tel un homme pense en son cœur, tel il est.
  • Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse.
  • Pardonnez à vos ennemis, tendez la joue droite si on vous a frappé la gauche.
  • Priez pour vos ennemis et pardonnez leur car ils ne savent ce qu’ils font…..
Il faut savoir que notre petite flamme de conscience est éternelle; elle ne peut donc que grandir à travers les événements et épreuves que nous nous attirons à travers les interactions que nous choisissons de faire vis-à-vis de l’univers qui se présente à nous…. et dont nous sommes quelque part les cocréateurs…. pas toujours si innocents ni victimes que cela….
Il faut savoir qu’étant de nature holographique, la conscience est unique tout en étant cependant composée d’une infinité de points de conscience de tailles différentes, l’autre » (en conscience) n’étant donc jamais que moi-même (en conscience)… dans un autre espace temps !!!
Une dernière chose : ne confondons pas notre mental (la tête, le cerveau,….) avec notre part de conscience infinie (qui ne demande qu’à grandir). Celle-ci se trouve dans notre cœur et elle s’exprimera toujours en PREMIER via des intuitions inexprimables à travers les mots du langage courant.
N’agissez donc jamais qu’en âme et conscience et n’écoutez jamais les pensées que votre cerveau vous envoie quand celui-ci ne vise que la défense, voire le développement, de vos intérêts particuliers et personnels au détriment des intérêts d’autrui, c’est-à-dire du TOUT et de tout ce qui le compose.
L’humanité est sur le point d’élargir son niveau de conscience pour aller vers une forme de conscience plus collective et moins individuelle grâce à laquelle nous pourrons ressentir de façon intime ce que nos propres actions peuvent provoquer chez l’autre »…. une espèce d’empathie exacerbée interdisant à tout un chacun de causer quelque préjudice que ce soit à l’univers ». L’Univers étant l’autre », le brin d’herbe, le moustique, l’animal, mon voisin, la planète au sens large, etc…..
L’inconscient deviendra en effet de plus en plus conscient car la lumière de la conscience dissipera une bonne partie des ténèbres de l’ignorance et l’âge d’or de l’humanité annoncé pourra enfin commencer ….

selon étude du travail de Jung

13 juillet 2018 Posted by | Gaia, Spiritualités | , | Un commentaire

La force du capitalisme : la frugalité personnelle

« Contrairement à ce que nous ont seriné les philosophes des Lumières ou toute la philosophie allemande, les évangiles sont le livre le plus réaliste jamais écrit sur les impasses anthropologiques de l’humanité et les moyens d’en sortir.

Vous n’avez pas besoin d’être croyant pour voir le lien entre l’évangile et la naissance du capitalisme.
A une société où les fortunes se constituent largement par le pillage, la thésaurisation et les dépenses somptuaires, le Christ explique le bon usage de l’argent: il doit circuler, être redistribué, volontairement, par l’individu, pour fructifier.
L’épargne et l’investissement sont des enfants du christianisme.
Les historiens ont bien identifié la naissance du capitalisme dans les monastères cisterciens ainsi que dans les réseaux bancaires d’Italie du Nord aux Xè-XIè siècles. Ce que Max Weber a identifié pour les patrons calvinistes est en fait antérieur de plusieurs siècles.
La force du capitalisme, c’est la frugalité personnelle de ceux qui épargnent et investissent le capital. Ce n’est pas un hasard que les mêmes villes italiennes, qui inventent la banque d’investissement, soient aussi le berceau de la démocratie urbaine, toujours au Moyen-Age. Le christianisme a aussi bouleversé la réalité du pouvoir.
Jésus savait avant Lord Acton que « Tout pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument ».
Mais le Christ n’est pas libertarien: il suggère de développer une autre pratique du pouvoir: exercer un pouvoir, c’est se mettre au service de la communauté.
Les inventeurs du capitalisme préféraient la démocratie à la monarchie, qu’il s’agît de la démocratie urbaine italienne ou de l’élection des abbés dans les monastères.
Le grand drame du néo-libéralisme, c’est qu’il est largement un néo-paganisme. Le grand travail de réforme de Margaret Thatcher, la fille d’épicier méthodiste, a été largement détourné de son sens par la génération du « jouir sans entraves ».  Ce que Raymond Aron nous dit, c’est que le libéralisme n’est supportable que s’il reste enraciné dans le terreau chrétien ou dans tout autre vision qui donne un sens aux communautés humaines. »

24 juin 2018 Posted by | Anthropologie, Politis | , | Laisser un commentaire

Le mal serait le déclencheur de l’éveil?

« Partout Le Mal est à l’œuvre, embusqué derrière les bons sentiments, poussé en avant par les ambitions, masqué derrière les mépris, gonflé par la greediness … Il s’enveloppe de souffrances, de pleurs et de sang : le monde gémit, il pleure – et lui, il rit.
Il rit aux éclats, tandis qu’éclate la souffrance de ceux qui n’ont rien et manquent, de ceux qui ont tout et veulent plus. De ceux qui ne savent pas et de ceux qui croient savoir.

“Le Mal danse sur la scène du monde. Pas une lande désolée, pas une cahute du désert, pas un quartier de ville populeuse où il ne danse. Recule-t-il quelque part, il revient par le flanc, par l’arrière, partout.
Il a su devenir la trame de la vie ordinaire. Il danse dans l‘univers, au sein d’innombrables galaxies comme au secret des chambres où se reproduisent les humains. Il organise le désir, la violence et le chaos, leur donne une cohérence dont il est seul à percevoir la beauté. Sur les décombres des idéaux dont se nourrissent les humains pour asseoir leurs pouvoirs, il danse avec légèreté, avec grâce, avec bonheur”

Il m’a fallu beaucoup d’années, d’erreurs et de maux, pour comprendre (d’abord) puis pour accepter (enfin) que derrière la souffrance, il y avait quelqu’un. Pas la fatalité, pas l’aveugle destin, pas l’anonyme malchance.
Non : quelqu’un.
La mémoire du monde écrite dans les civilisations anciennes lui a donné des noms : Satan chez les Juifs, Mara chez le Bouddha, le diable chez les chrétiens, Iblis pour le Coran… Mais c’est toujours le même.
Et s’il a un nom, forcément c’est quelqu’un.

Pour faire depuis si longtemps tant de mal, Le Mal possède des agences de par le monde. Et dans ces officines des employés nombreux, des suppôts de Satan dirait-on, beaucoup de personnel à son service. Des techniciens, des promoteurs, des suiveurs, des collabos, des qui s’excitent et des qui somnolent pour le laisser agir en paix. Sa paix à lui, qui est la ruine de toute paix.

Dans les civilisations dignes de ce nom – et les religions dignes également, on a vu au fil du temps surgir des hommes et des femmes qui s’opposaient au Mal -qui s’opposaient, parce que d’après ces vieux mythes religieux Le Mal est né en même temps que le monde. Donc, il était là avant ces résistants, ils l’ont trouvé bien en place en arrivant, ils sont partis au maquis et ils ont résisté. Chacun à sa façon, chacun là où il était né.
Le Mal faisait tant de bruit sur terre, il occupait tant d’espace, que ces résistants passaient inaperçus dans leur maquis. On les découvrait après leur mort, on les glorifiait alors comme pour s’excuser de ne pas les avoir assez remarqués de leur vivant.
En leur temps, la planète avait-elle entendu parler de Siddhârta l’Indien, de Confucius le Chinois (3), d’Élie et d’Osée les Juifs ? Du petit rabbi Galiléen insignifiant Jésus, quand il fut crucifié en l’an 30 ? À sa mort en 1859, qui s’intéressait au Curé d’Ars ? À la sienne en 1897, qui avait entendu parler de Thérèse de Lisieux ?
Personne, ou presque.
Leur célébrité, leur influence sont posthumes, mais elles sont immenses. Replacés dans le flot de l’Histoire humaine, ils laissent apercevoir une réalité peu visible au premier abord : le monde n’est pas soumis qu’au Mal. Il est aussi parcouru, depuis toujours et jusqu’à aujourd’hui, par un courant souterrain que Siddhârta appelait l’Éveil.

À côté du fleuve du Mal, large, impétueux, tonitruant, coule depuis toujours le discret ruisseau de l’Éveil. Presque secret mais persévérant, comme une petite flamme qui passerait de témoins à témoins. Les Éveillés ont frappé à nos portes “à bien des reprises et de bien des manières”. Grâce à eux, le monde apparaît (si l’on sait voir) comme parcouru par les forces de l’Éveil.

Des forces ? Non, puisque Le Mal semble toujours l’emporter au final. Mais des forces oui, puisqu’ils sont toujours là les Éveillés, obstinés à résister, à nous dire l’un après l’autre : “Tout n’est pas perdu, tout n’est pas nuit et brouillard. Lève les yeux, vois plus loin. Et regarde aussi en arrière les voies que nous avons tracées avant toi. Un sentier à côté de la grande route maléfique ? Oui certes, mais un sentier ininterrompu, un autre chemin que celui qui mène au désespoir”.

Ces Éveillés, on les appelle souvent les mystiques. Avec une nuance de mépris, comme s’ils étaient un peu fous. Et avec inquiétude, parce que la porte qu’ils ouvrent sur l’au-delà des apparences nous fait peur à franchir. Les apparences sont raisonnables, objets de sciences sérieuses, elles sont confortables. Tandis que les mystiques vont sur des chemins hasardeux, ce sont des pionniers, des défricheurs. Nous préférons l’asphalte aux jungles. Plutôt crever sur le bitume de nos tranquillités que de s’aventurer au grand air des Éveillés-mystiques. L’oxygène, ça fait tourner la tête.

Reste LA grande question, la seule : pourquoi y a-t-il du mal sur terre ? Pourquoi Le Mal continue-t-il à régner avec tant d’insolence ? Cette question, tous les philosophes, les théologiens, les penseurs se la sont posée. Je me la pose, et vous aussi peut-être. Pourquoi ‘’Dieu’’, quel qu’il soit, a-t-il laissé s’introduire ce fléau dans l’Histoire de l’humanité comme au plus intime de nos vies ? Je n’ai pas de réponse, et vous non plus. Blaise Cendrars disait :

Seigneur, rien n’a changé depuis que vous n’êtes plus Roi.
Le Mal s’est fait une béquille de votre Croix.

Serait-ce la réponse ? Peut-être. L’omniprésence du Mal est-elle nécessaire pour que, justement, des Éveillés s’éveillent, luttent, souffrent et meurent pour nous éveiller ?
Car il y a toujours des Éveillés sur terre. À cause de Twitter et de Facebook on ne les entend plus (“rien n’a changé”), mais ils sont là. On les célèbrera après leur mort – ou pas, c’est sans grande importance : ils sont la pincée de sel qui donne sa saveur à la soupe. Vous les croisez, sans le savoir. Et peut-être êtes-vous, sans le savoir, sur leur chemin d’Éveil ? »


Michel BENOIT

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14 mai 2018 Posted by | Pépiements, Spiritualités | | Un commentaire

L’islam est-il une religion?

L’islam prétend non pas seulement être une religion, mais la seule vraie religion : « Quiconque désire une autre religion que l’Islam ne sera point agréé mais sera dans l’au-delà parmi les perdants. (Coran 3.85 ; 5.3 ; 6.125) » ; « Allah a envoyé son messager avec la religion de vérité [l’Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. (Coran 48.28) ».

Voici les principales raisons sur lesquelles s’appuient les musulmans pour se justifier d’être musulmans :

1. L’islam est la vraie religion parce qu’Allah l’a dit : « La vraie religion pour Allah, c’est l’islam. (Coran 3.19) » et que « C’est Allah qui dit la vérité. (Coran 3.95) ».

2. L’islam est la seule vraie religion parce qu’il est la religion qui a toujours existé, celle donnée par Allah à l’aube de l’humanité à Adam (Coran 2.31-37 ; 3.33), puis à Noé (Coran 3.33 ; 10.71 ; 11.25), à Énoch (Coran 19.56), Abraham (Coran 3.65-67), Moïse (Coran 28.7), bref à tous les Prophètes (Coran 16.36), y compris à Jésus (Coran 5.116-117).

3. L’islam est identifié à la nature humaine elle-même (Coran 30.30) en sorte que l’on ne peut pas être autre chose que musulman. Les hommes sont tenus d’être musulmans en raison du pacte primordial qu’ils ont ratifié avant leur création (Coran 7.172).

4. Puisque l’islam vient historiquement après le christianisme, l’islam est nécessairement supérieur.

5. L’inimitabilité du Coran prouve l’origine de l’islam (Coran 7.203 ; 10.37 ; 17.88 ; 19.73 ;22.72 ; 34.43 ; 45.25 ; 46.7).

6. Les miracles du Coran.

7. La foi en la divinité de Jésus et en la Trinité s’oppose au pur monothéisme que prétend être l’islam.

8. La Bible a été falsifiée, raison pour laquelle Allah a envoyé le Coran.

9. Jésus a annoncé la venue de Mahomet (Coran 61.6).

10. L’Oumma est « la meilleure communauté suscitée parmi les hommes (Coran 3.110) ».

des aveugles conduisant des aveugles (Brueghel l’ancien)

II. L’ISLAM EST-IL UNE RELIGION ? CE QU’EN DIT LA RAISON :

1) L’islam est la vraie religion parce qu’Allah l’a dit. Or, en droit, nul ne peut être à la fois juge et partie. Ce principe est destiné à écarter les imposteurs. Que le dieu du Coran dise que l’islam est la vraie religion n’est donc pas suffisant pour le croire. En fait toute la croyance musulmane repose sur le crédit donné non à Dieu, mais à Mahomet. Mahomet dit qu’Allah lui a dicté le Coran et le Coran dit qu’Allah a dicté le Coran à Mahomet. Le discours est autoréférentiel. C’est le serpent qui se mord la queue.
Tout le dogme musulman consiste à répéter que Dieu est et qu’il est un. Or, si Dieu est, et s’Il est un, alors Il est aussi seul à être… Il monopolise la totalité de l’être. C’est pourquoi en islam l’altérité est impensable, et doit donc disparaître, celle de la créature devant s’écraser devant la majesté d’Allah, celle de la femme vis-à-vis de l’homme, celle du non-musulman vis-à-vis du musulman. Ce n’est pas sans raison que les sciences n’ont jamais pu se développer en terre d’islam : puisqu’Allah est impensable le monde est impensable. Il n’y a pas de recul possible pour juger de la vérité ou non de l’islam, qui prétend s’impose avec la même évidence que celle de Dieu.

2) L’islam est la seule vraie religion parce qu’il est la religion qui a toujours existé. Or, l’histoire et l’archéologie, entre autres sciences, prouvent que l’islam n’a pas toujours existé. Personne n’avait entendu parler de Mahomet ou d’islam avant le IXe siècle. De plus, le Coran apporte lui-même la preuve que l’islam n’est pas la religion qui a toujours existé :

a) Ainsi, lorsqu’en sa parole éternelle et immuable qu’est le Coran, Allah commande d’obéir à Mahomet (Coran 3.32,132 ; 4.59,65 ; 5.92 ; 8.1,20,46 ; 24.52,54,56,63 ; 33.66,71 ; 47.33 ; 49.14 ; 58.13 ; 64.12), Abraham, qui était pourtant un vrai musulman (Coran 2.131,135 ; 3.67,95 ; 4.125 ; 16.120 ; 22.78 ; 53.37), ne pouvait pas obéir à Mahomet… ni prononcer la profession de foi par laquelle les musulmans attestent que Mahomet est l’envoyé d’Allah, profession de foi pourtant nécessaire pour être aujourd’hui musulman. L’islam d’aujourd’hui ne peut donc pas avoir été celui d’Abraham.
b) Ou bien encore, si l’islam est la religion qui a été donnée à Adam, sachant que Dieu n’a créé à l’origine qu’un homme et qu’une femme (Coran 4.1 ; 39.6), la légalisation de la polygamie par le Coran (Coran 4.3 ; 33.49-52,59) prouve que l’islam d’aujourd’hui ne peut pas avoir été la religion originelle (Coran 2.41,89,91,97,101 ; 3.3,58 ; 4.47 ; 5.48 ; 6.90 ; 30.30).
c) Ou bien encore, ceux qui priaient en direction de Jérusalem avant qu’Allah commande de prier en direction de la Mecque (Coran 2.144), étaient-ils musulmans ?

Prétendre que l’islam, parce que fondée sur le Coran incréé (Coran 3.7 ; 13.39 ; 43.4 ; 56.78), n’est rien d’autre que la Loi donnée aux origines, situe le musulman avant le temps et le conduit donc à vivre hors de l’Histoire. C’est ainsi que la Mère de Jésus est la sœur d’Aaron, qui avait bien une sœur du nom de Marie, mais qui vivait 1400 ans avant elle… De fait, l’islam ne connaît pas la notion d’Histoire ni celle de Salut. L’originalité de la conception hébraïco-chrétienne du temps est que pour elle le temps est linéaire : il a un début et une fin, qui ne sont pas identiques ! Entre les deux est rendu possible l’avènement de l’Histoire, dans laquelle se déploie la liberté humaine… Comme tous les systèmes gnostiques, l’islam nie la valeur propre du temps en l’identifiant à celui d’Allah, immuable et parfait. C’est pourquoi le progrès et la liberté, qui éloignent de l’Origine, où tout était parfait, sont mauvais, et doivent être rejetés. Une religion qui haït la liberté est-elle faite pour les hommes ?

3) L’islam est identifié à la nature humaine (Coran 30.30), il est donc la vraie religion de l’humanité. Or, s’il en était ainsi, la religion relèverait de la nécessité et non pas de la liberté. Elle ne serait donc pas un acte spécifiquement humain. Si l’homme est nécessairement musulman du seul fait d’être homme, alors les athées sont musulmans.
Que la religion trouve son étymologie dans le latin religare comme étant ce qui relie à Dieu, ou dans relegere, relire, faisant de l’intelligence ce qui distingue la religion de la superstition, aucune de ces deux étymologie ne peut servir à désigner l’islam, puisque l’islam ni ne relie l’homme à Dieu ― qui est trop transcendant pour avoir jamais quelque chose en commun avec les misérables créatures que nous sommes ―, ni l’islam n’invite à raisonner, à « relire l’œuvre de Dieu en soi » selon l’étymologie donnée par Cicéron, toujours au motif de l’inaccessibilité du mystère divin. En islam, plus vous croyez sans comprendre et plus votre foi est pure ! Et même en suivant saint Augustin ayant légèrement transformé l’étymologie religere, relire, en re-eligere, ré-élire, pour désigner la religion comme choix, conversion, cette définition ne peut pas non plus s’appliquer à l’islam, puisqu’en islam, l’homme n’a pas à se convertir ni à choisir : Allah fait tout ! « …Allah vous a créés, vous et ce que vous faites. (Coran 37.96 ; 28.68 ; 81.29) ; « Ton Seigneur crée et choisit ce qu’il souhaite. Les hommes n’ont pas le choix. (Coran 28.68) » ; « Allah guide qui il veut à son paradis et conduit en Enfer qui il veut (Coran 4.88 ; 6.125 ; 7.179 ; 11.119 ; 13.33 ; 32.13 ; 35.8) ». « Allah a créé des hommes pour l’enfer ! (Coran Coran 7.179). L’exercice de la liberté en islam n’a pas de sens : être musulman signifie être esclave. D’où le célèbre fatalisme musulman « inch’Allah ! », « Mektoub ! », « C’est écrit ! ». La religion pour le Coran, c’est la soumission (Coran 2.128,136 ; 3.20,52,64,67,84,102 ; 10.90 ; 27.31). Musulman signifie soumis, esclave. Par définition, un esclave n’a pas de relation, puisqu’il n’est pas une personne mais une chose, et il n’a pas l’usage de sa volonté propre, il n’a donc pas non plus à choisir quoi que ce soit, ce qui fait qu’il n’ a pas besoin non plus d’intelligence pour relire, méditer, s’interroger, chercher…

Lorsque M. Dalil Boubakeur (président honoraire du Conseil Français du Culte musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris) enseigne que : « L’islam est à la fois une religion, une communauté, une loi et une civilisation. [… et que] ne sont pas seulement musulmans ceux qui pratiquent les cinq piliers de l’islam, mais tous ceux qui appartiennent à cet ensemble identitaire. (Le Figaro Magazine, 29 juin 2002) », que fait-il d’autre sinon affirmer que l’islam est un projet totalitaire de nature essentiellement politique, dans lequel la « religion » ne sert qu’à satisfaire et manipuler la religiosité naturelle de l’homme ? En rejetant la liberté, en sacralisant l’esclavage, en détruisant la distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, en ne disposant pas d’un magistère incontestable, que peut apporter l’islam au monde, sinon de perpétuelles guerres entre groupes se prétendant tous plus musulmans les uns que les autres, le chaos et la stérilisation de toutes les civilisations qu’il arrive à conquérir ? Comment donner le nom de religion à un système voué par nature à détruire l’humanité dans une guerre universelle et perpétuelle contre tout ce qui n’est pas musulman (djihad) : « Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens pour leur donner en échange le Paradis. Ils combattent dans le chemin d’Allah : ils tuent et se font tuer. (Coran 9.111) » ; « Allah aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour lui. (Coran 61.4) » ?

Quant à la croyance selon laquelle les hommes sont musulmans en raison du pacte primordial qu’ils auraient ratifié avant leur création (Coran 7.172), si elle a l’avantage d’établir les musulmans dans la normalité et de faire des non-musulmans des parjures monstrueux à éliminer (Où l’on voit que Jean-Jacques Rousseau n’avait rien inventé avec son Contrat social …), elle ne dit pas cependant comment les hommes ont pu s’engager (ou faire quoi que ce soit) avant même d’exister…

Alors que les droits de l’homme sont inhérents à la nature humaine et ne dépendent pas de la Foi chrétienne (Antigone, cinq siècles avant Jésus-Christ le savait déjà), en islam, au contraire, la personne n’est sujette de droits que si elle est musulmane, car « l’islam fait partie de la nature de l’homme (Coran 30.30) ». Ainsi l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dans l’islam promulguée en 1990 au Caire par l’Organisation de la Conférence Islamique, stipule : « L’islam est la religion naturelle de l’homme. » Ce qui implique non seulement qu’être musulman ne relève pas d’un acte de liberté et n’est donc pas véritablement humain, mais encore qu’appartenir ou se convertir à une autre religion est contre-nature et doit donc légitimement être éliminé. L’islam ne connaît pas la « loi naturelle », participation de la raison humaine à l’éternelle Loi divine, connaissance qui donne de coopérer de façon consciente, libre et donc responsable, aux desseins merveilleux de la Providence. La seule loi que connaît l’islam est la charia, qu’il dit être universelle, mais pour les musulmans seulement ! Tandis que la loi naturelle est la même pour tous les hommes… Ainsi, cette même Déclaration précise : « La charia islamique est l’unique source de référence pour expliquer ou éclairer chacun des articles de la présente Déclaration (Art. 25) », et la formule « à moins que la charia n’en dispose autrement » ponctue la fin de la plupart des articles. Or, la charia institue l’infériorité légale de la femme, des Juifs et des chrétiens, l’esclavage, la polygamie, la répudiation, la pédo-criminalité, le meurtre des apostats, etc. Lorsque les nations autrefois chrétiennes acceptent sur leurs territoires des dérogations, des dispositions particulières, des aménagements, font-elles preuve de tolérance et d’humanisme comme elles veulent s’en convaincre, ou bien consacrent-elles la négation des principes universels des droits de l’homme qu’elles prétendent défendre et promouvoir ? Droits de l’homme qui sont issus de la culture chrétienne, elle-même basée sur l’amour du Dieu incarné, faut-il le rappeler ?

4) Parce que l’islam vient chronologiquement après le christianisme, c’est la preuve qu’il lui est supérieur. C’est ce qu’a déclaré la Haute Cour administrative d’Égypte pour refuser l’inscription de la nouvelle religion sur sa carte d’identité d’un Égyptien s’étant converti au christianisme : « Les religions monothéistes, a-t-elle dit, ayant été envoyées par Dieu selon un ordre chronologique, le fait de revenir de la religion la plus récente à une plus ancienne n’a pas de sens. »…

a) Or, il faut dire aux musulmans que tout ce qui est postérieur n’est pas nécessairement supérieur. La décadence, la perversion, la pourriture, la ruine viennent toujours APRÈS une période de perfection qu’elles corrompent.
b) Si ce qui est postérieur est supérieur, alors, ce n’est pas de Mahomet que les musulmans doivent être les disciples, mais de Mirza Husayn Ali qui fonda la religion bahaï en 1863, ou de Mirza Ghulan Ahmed qui fonda l’ahmadisme en 1889, ou bien de quelqu’un plus contemporain qui ne manquera pas lui aussi d’assurer que Dieu l’envoie…
c) Se légitimant du fait qu’il vient après le christianisme et donc lui serait supérieur, selon la logique du progrès, l’islam cependant renie aussitôt ce progrès en revenant à la situation d’avant le christianisme, c’est-à-dire sous la loi judaïque.
d) En prétendant n’être rien d’autre que ce qu’était le christianisme originel, l’islam nie leur différence essentielle, que seule l’histoire peut produire et expliquer.
e) L’islam se donne la mission de conduire l’humanité à son âge d’or, qu’aurait été la geste de Mahomet au VIIe siècle… Or Mahomet a-t-il jamais apporté le bonheur sur terre ? Comment donc les musulmans pensent-ils pouvoir faire mieux que lui ? Si l’islam n’a pas conduit au bonheur, ce ne peut être qu’en raison de l’infidélité des musulmans ! C’est ainsi que culpabilisés et manipulés, ceux-ci sont tenus de suivre aujourd’hui plus dévotement que jamais leurs maîtres es-islam… ignorant que ce faisant ils méritent la condamnation du Coran à l’endroit de ceux qui font de leurs enseignants des dieux (Coran 9.31)…
f) Bref, en reniant le sens de l’histoire, l’islam détruit du même coup l’argument de sa prétendue supériorité qu’est sa venue après le christianisme.

5) L’inimitabilité du Coran prouve l’origine divine de celui-ci et donc de l’islam (Coran 7.203 ; 10.37 ; 17.88 ; 19.73 ; 22.72 ; 34.43 ; 45.25 ; 46.7). Outre qu’Allah revendique les éléments de la Création comme autant de signes évidents de la vérité de l’islam (Coran 10.5 ; 12.105 ; 13.2) ― ce que n’importe quel faux-dieu peut prétendre, il présente le Coran comme LA preuve par excellence de l’origine divine de l’islam, « LE miracle » (Coran 7.203 ; 10.37 ; 17.88 ; 19.73 ; 22.72 ; 34.43 ; 45.25 ; 46.7), au point de lancer à plusieurs reprises aux non-musulmans le défi d’en produire un texte semblable (Coran 11.13-14 ; 2.23 ; 10.38 ; 52.34). Il faut donc bien comprendre que toute la légitimité de l’islam repose sur cette prétendue inimitabilité du Coran, Parole de Dieu faite livre … C’est pourquoi relever le défi lancé ici par Allah désigne l’islam comme une imposture… C’est ce que nous allons faire ! Ainsi, sans même évoquer les innombrables fautes de grammaire, de syntaxe et de style du Coran, ou la lecture par exemple du chapitre 5 de l’Évangile selon saint Mathieu, pour relever le défi lancé par Allah, il suffit de considérer que :

A la sourate 72, précisément appelée « Les djins » (Coran les djins étant ces êtres mi-homme/mi-démons propres à la mythologie musulmane), ce sont des djins qui parlent… Si des djins parlent dans le Coran, le Coran n’est pas alors seulement la parole d’Allah, et le défi qu’il a lancé visant à prouver l’origine divine du Coran par l’impossibilité de présenter des versets semblables aux siens (Coran 7.203 ; 10.37 ; 17.88 ; 19.73 ; 22.72 ; 34.43 ; 45.25 ; 46.7) est relevé… et depuis donc belle lurette ! Ainsi Allah est-il convaincu de mensonge par sa propre parole ! Et LA preuve donnée par Allah lui-même de l’origine divine, comme de la légitimité de l’islam, n’existe donc pas ! Comment continuer alors à croire en l’islam et donc à penser qu’il est une vraie religion ?

De plus, Allah se garde bien de donner les critères qui permettraient de juger si une œuvre est semblable ou non au Coran. Cela ne servirait donc à rien de présenter une œuvre susceptible de rivaliser avec les qualités littéraires ou spirituelles supposées du Coran. En effet, sans critères ou règle, aucun jugement ne peut être prononcé…
Si les règles du jugement ne sont pas données, le juge n’est pas non plus désigné. Sachant que ce juge ne saurait être un musulman, puisque l’on ne peut être à la fois juge et partie, quel juge les musulmans sont-ils prêts à accepter pour déterminer si le défi lancé par Allah aura été ou non relevé ? Enfin, un chef d’œuvre est en soi inimitable, du fait qu’il est toujours l’œuvre d’un auteur singulier ayant une sensibilité, une culture et des dons naturels propres. Deux génies ne se ressemblent pas et toute imitation de leurs œuvres ne peut être qu’un plagiat. C’est pourquoi on ne saurait établir une hiérarchie entre elles sans recourir à l’arbitraire de la subjectivité. Les chrétiens pourraient tout aussi bien présenter le style de la Bible comme indépassable, les mormons faire de même pour Le Livre des Mormons, les hindous pour les Veda, les taoïstes pour le Tao-Té-King, etc. Puisque la légitimité de l’islam repose sur un défi qui n’a ni règle, ni juge, ni sens, est-elle autre chose qu’un bluff ?
De même, nombre de versets ne peuvent pas être la parole non d’Allah…Qui parle ici, Allah ou Mahomet : « Fuyez donc vers Allah ! Je suis pour vous, de sa part, un avertisseur manifeste. (Coran 51.50) » ? Et ici : « À lui nul associé ! Voilà ce qu’il m’a été ordonné et je suis le premier des soumis (Coran 6.163) » ; et ici : « Tel est Allah mon Seigneur ; en Lui je place ma confiance et c’est à Lui que je retourne. (Coran 42.10 ; cf. aussi 6.104,114 ; 11.2 ; 16.63 ; 17.1 ; 19.68 ; 27.91,92 ; 51.23 ; 70.40 ; 75.1 ; 84.16-18 ; 90.1 ; 91.1-7) ». Preuve est là encore donnée que le Coran n’est pas la parole d’Allah… mais d’un homme. L’islam qui prétend le contraire est donc une imposture. Une imposture qui, aux termes mêmes du Coran, damne les musulmans aussi certainement que l’impossibilité de distinguer en ces versets la parole d’Allah de celle de Mahomet les rend coupables d’associationnisme (Coran 4.116 ; 6.22 ; 9.31), le seul péché impardonnable (Coran 4.48), péché inventé tout exprès pour condamner l’union de Dieu et de l’homme en Jésus…

Si le Coran est la Parole de Dieu telle qu’elle est au Ciel (Coran 3.7 ; 13.39 ; 43.4 ; 85.21-22) et que sa langue soit donc l’arabe (Coran 12.2 ; 20.113 ; 26.195), cela signifie qu’Allah pense et parle en arabe. Donc, de deux choses l’une : ou bien Allah parle un langage d’homme, ou bien les Arabes parlent le langage de Dieu. Or, de même que les hommes ne parlent pas le langage des poissons, ni les poissons le langage des oiseaux, Dieu parle le langage de Dieu, qui n’est pas le langage des hommes. Chaque être vivant a son propre langage. Si donc Allah pense et parle en arabe, est-il autre chose qu’un Arabe ?
Dit d’une autre façon : le Saint-Esprit n’étant pas envoyé aux musulmans, ceux-ci n’ont point dès lors d’autre ressource pour comprendre le Coran que leur propre intelligence humaine, comment pourraient-ils comprendre le langage de Dieu ? Soit les musulmans ― et tous les arabophones ! ― sont Dieu (car il faut être Dieu pour parler le langage de Dieu), soit Allah n’est qu’un Arabe. Y a-t-il une autre solution ?

Mais encore : Allah affirme qu’il est seul à connaître l’interprétation du Coran (Coran 3.7)… Mais si Allah est seul à comprendre ce qu’il dit, pourquoi parle-t-il ? Et si personne ne connaît l’interprétation du Coran, pourquoi et comment le citer ? Tous les imams et autres savants prétendant expliquer ce que veut dire le Coran, sont-ils alors autre chose que des imposteurs, et le Coran une idole qu’ils font parler ?

6) La foi en la divinité de Jésus et en la Trinité s’oppose au pur monothéisme que prétend être l’islam. Or, il est évident que le christianisme n’a jamais cessé d’affirmer l’unicité de Dieu, comme en témoignent aussi bien ses Écritures (Mt 19.17 ; 23.9 ; Mc 12.29 ; Jn 5.44) que son Credo, qui commence par : « Je crois en un seul Dieu. ». La raison d’être avancée de l’islam que serait le rétablissement de la croyance en l’unicité de Dieu est donc mensongère. Puisque pour les chrétiens l’affirmation de l’unicité de la nature divine ne s’oppose pas à celle de la Trinité des personnes, cela devrait suffire à contenter les musulmans qui ne peuvent rien dire au sujet de Dieu, sinon qu’il est et qu’il est un. Allah étant en Lui-même inconnaissable pour eux (Coran 6.50 ; 7.188 ; 11.31 ; 27.65), ils ne peuvent pas plus dire que Dieu est Trinité ou ne l’est pas. Que les chrétiens confessant l’unicité de Dieu ne disent rien de contraire à ce qui est le tout de l’islam, devrait donc suffire aux musulmans pour cesser de chercher de haïr les chrétiens et refuser la foi chrétienne.

De plus, le fait que l’affirmation de l’existence et de l’unicité de Dieu, ce qui est le tout de la connaissance musulmane de Dieu, relève de la philosophie et non pas de la Révélation divine, suffit donc aussi à refuser à l’islam le titre de religion.

Est pris qui croyait prendre : les musulmans sont eux-mêmes les « associateurs » qu’ils reprochent aux chrétiens d’être ! Ce qui caractérise la croyance musulmane, c’est la foi en Mahomet (Coran 5.81) ! La Foi en un homme. En effet, sans Mahomet, il n’y a pas de Coran ; sans Coran, il n’y a pas d’Allah ; sans Allah il n’y a pas d’islam, et sans islam, il n’y a pas de Mahomet. La boucle est bouclée : tout l’islam repose sur la foi en un homme, Mahomet !

Tout ce que nous venons de remarquer conduit à définir l’islam non comme une religion, mais comme une secte. Si l’on en croit la Commission parlementaire française d’enquête sur les sectes, une secte est un : « Groupe visant par des manœuvres de déstabilisation psychologique à obtenir de leurs adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l’esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civiques, éducatives), et entraînant des dangers pour les libertés individuelles, la santé, l’éducation, les institutions démocratiques. ». Or, l’islam valide chacun des points de cette définition :

1. « Groupe visant par des manœuvres de déstabilisation psychologique à obtenir de leurs adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l’esprit critique ». L’islam utilise Allah, qu’il présente comme le seul vrai Dieu, mais inconnaissable, pour rendre vains la recherche de la vérité et l’esprit critique, et omnipotent, tyrannique et cruel, pour imposer la soumission totale. L’islam est la religion de la soumission, à Allah, à Mahomet, mais surtout à ceux qui aujourd’hui parlent en leur nom (Coran 5.55)… « Vous les combattrez à moins qu’ils n’embrassent l’Islam. Si vous obéissez, Allah vous donnera une belle récompense, mais si vous vous détournez, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux. (Coran 48.16) » ; « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité [l’Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. (Coran 48.28) »… A cette peur d’Allah est ajoutée de façon concomitante celle de l’Enfer. Un musulman est musulman en dernière raison, pour ne pas aller en Enfer. A la différence du christianisme où Dieu vient nous sauver de l’Enfer (Lc 19.10), en Islam l’Enfer est la sanction qui menace les insoumis à l’ordre d’Allah…
2. « une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civiques, éducatives) ». De fait, en déclarant impur tout ce qui n’est pas musulman, l’islam empêche les musulmans de vivre avec les non-musulmans. C’est la raison pour laquelle il réclame des régimes d’exception, des enseignements scolaires particuliers, des horaires aménagés, des menus halal, des salles de prières, des tribunaux siégeant au nom de la charia (en GB notamment), etc., et fait vivre ainsi ses adeptes en ghetto, mentalement et socialement. L’absence de chronologie et la confusion propre au texte coranique permettent d’effacer l’histoire pour la réécrire au profit du révisionnisme islamique. Écrasant l’histoire, et donc la mémoire et l’identité, l’islam empêche la personne humaine d’accéder à la conscience de soi, qui ne se trouve que progressivement, et dans la relation au vrai Dieu, dont la Révélation se fait nécessairement dans et par l’histoire.
3. « entraînant des dangers pour les libertés individuelles, la santé, l’éducation, les institutions démocratiques. ». Quitter l’islam mérite la mort (Coran 4.89 ; 8.11-18). Cette seule prescription coranique devrait suffire à déclarer le Coran hors la loi, mais nous manquons de responsables politiques dignes de ce nom. Le ramadan et l’abattage halal nuisent tant à la santé individuelle que collective. L’éducation musulmane consiste essentiellement à intégrer la haine des non-musulmans pour se distinguer d’eux. La charia s’oppose aux institutions non-musulmanes, et en particulier à la démocratie, comme l’a reconnu la CEDH en 2003. Cet extrait de la Déclaration islamique d’Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, est particulièrement éloquent : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique ». A la différence du christianisme, qui n’est pas un projet politique, l’islam est en soi un projet politique, qui plus est se définissant par le rejet de l’autre, comme ses textes et l’histoire en témoignent. L’islam est un ennemi de notre civilisation et c’est le devoir de tout musulman d’œuvrer à son avènement par l’instauration de la charia. Pourquoi nos prétendus responsables politiques refusent-il d’en prendre acte ?

III. L’ISLAM EST-IL UNE RELIGION ? CE QU’EN DIT LA FOI CHRÉTIENNE :

1) L’islam est la vraie religion parce qu’Allah l’a dit.

A la différence des musulmans n’ayant point d’autre garantie de la crédibilité de l’islam que celle qu’ils veulent bien donner au Coran, mais finalement à leurs savants es-islam (Coran 9.31), les chrétiens tirent la sécurité de leur acte de foi de ce que la Révélation chrétienne n’est pas une réalité sui generis, comme le sont toutes les impostures. La révélation chrétienne s’inscrit dans l’histoire comme accomplissement de la promesse faite au peuple hébreu, annoncée par ses prophètes. Les auteurs non-chrétiens rendent témoignage à son sujet. Elle est validée par la sainteté incomparable de la vie et de l’enseignement de Jésus, par ses miracles, par sa conformité aux exigences de la raison, par les fruits de sainteté et d’amour produits par le christianisme depuis 2000 ans. Dieu ne peut pas Se contredire, or si Dieu est venu sceller avec l’humanité dans le Sang du Messie l’Alliance éternelle promise par les Prophètes (Gn 4.1-8 ; 37.12-36 ; Ps 34 ; 35.20 ; 38.40 ; 55.69 ; 88.142 ; Sg 2.18-20 ; 36.25-27 ; Is 9.1-6 ; 11.1-16 ; 24.6-9 ; 45.8 ; 50.5-7 ; 52.13 ; 53.12 ; 63.19 ; Jr 31.31 ; Ez 36.26 ; Za 12.10 ; 13.1), on ne voit pas que Dieu ait ensuite parlé pour nier cela.

Parce qu’Allah est, et qu’il est un, il est donc seul à être, personne d’autre que lui n’existe… Allah n’entretient donc de relation avec personne. Il est impersonnel (Allah n’est d’ailleurs pas un non propre). Ce n’est pas sans raison que le mot « personne » n’existe pas dans la langue de la révélation coranique venue nier la foi en l’Incarnation de Jésus, Image visible du Dieu invisible (Col 1.15). En islam il n’y a que des individus, mais pas des personnes. Le rejet de la personne, image du Dieu personnel, s’exprime dans l’islam par l’interdiction de la figuration et par celle de montrer son visage, reflet de l’âme… Un tel dieu peut-il exister ? Le Dieu chrétien est au contraire en Lui-même relations : le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont des Relations subsistantes, distinctes mais si reliées qu’Elles sont ensemble le seul et même Être divin, que chacune est, personnellement. Dans le christianisme, Dieu est Un parce qu’Il est Communion de Personnes, Famille, Trinité, Amour, et que l’amour fait que ceux qui s’aiment ne font qu’un. Seul ce Dieu à la fois un en sa nature et trine en ses personnes est capable de donner à l’humanité le principe de son unité dans le respect de ses légitimes différences.

D’où vient le principe même de la différence ? Voilà une question à laquelle les musulmans sont incapables de répondre. Car si le monde inclut de la différence, cela signifie que le principe de la différence est en Dieu. Or, la conception musulmane de l’unicité divine empêche de penser le principe de la différence en Dieu. En conséquence, l’islam ne peut pas non plus penser la Création, différente de Dieu et constituée de différences. Toute la différence de civilisation entre christianisme et islam apparaît ici dans son principe : l’islam ne pouvant rendre compte de la différence, ne peut penser l’altérité. Si Allah est et s’il est unique, quoi d’autre pourrait exister ? C’est parce que Dieu est en Lui-même éternel et fécond dialogue d’amour qu’il y a en Lui une place pour la différence et l’altérité. Ce qui n’implique pas la division, mais fonde la communion (il n’y a pas de mot en arabe pour dire communion. Le mot Oumma, qui est utilisé généralement pour le traduire, ne peut que désigner le rassemblement fusionnel des croyants dans un anonymat réducteur et uniformisant). La différence n’est pas seconde dans le mystère de Dieu, elle est même constitutive de son être, car chaque Personne divine, distincte des autres, est le seul et même Dieu… qu’Elles sont toutes ensemble. Pour Dieu, être, c’est être Trine. L’unicité de Sa Nature est identique à la trinité de Ses Personnes. Ces Personnes, la tradition théologique les a définies comme autant de Relations subsistantes. Ainsi, le Père n’est Père que par rapport à son Fils. En dehors de cette Relation, Il est avec Lui un seul et même Être, une même Substance, une même Intelligence, une même Éternité, une même Puissance. Le Fils n’est Fils que par rapport au Père. Et l’Esprit n’est l’Amour du Père et du Fils que dans son rapport à Eux ensemble comme à Son unique et même Principe. Cette différence constitutive de l’Être divin, ne se réfléchit-elle pas d’ailleurs dans la structure de la Création qui porte nécessairement son empreinte ?

Allah n’est pas seulement inconnaissable (Coran 6.50 ; 7.188 ; 11.31 ; 27.65), en raison de son absolue transcendance, c’est-à-dire du fait qu’il est seul à être, en sorte que croire en lui c’est accepter de croire aussi bien tout que son contraire, et donc n’importe quoi, d’où la possibilité de justifier en islam aussi bien l’arbitraire, l’absurde que l’inhumanité, mais Allah est encore inconnaissable pour les musulmans du fait qu’ils n’adorent pas Jésus ―que le Coran primitif leur dit pourtant être la Parole de Dieu (Coran 4.171). En effet, comme dit Jésus : « c’est du trop-plein du cœur que parle la bouche. (Lc 6.45) », c’est par ses paroles que l’on se fait connaître. Si Dieu a parlé, c’est précisément pour Se faire connaître (Jn 8.25). Refuser d’accueillir Jésus pour ce qu’Il est, c’est se rendre incapable de jamais connaître Dieu. « Nul ne va au Père QUE par Moi. (Jn 18.37) ».
La conception fondatrice de l’Europe, dès la fin de l’Antiquité, a été la recherche de la vérité. Pour le christianisme, celle-ci est la mesure commune de Dieu et de l’homme, elle est absolue et néanmoins connaissable, à la fois transcendante et immanente. Elle S’est révélée aussi vivante et vraie que Jésus a dit : « Je suis la Vérité » (Jn 14.6). Quoi d’autre que l’incarnation de Dieu aurait pu dévoiler la dignité de l’homme, créé à l’image de Dieu (Gn 1.26-27) et racheté par Lui à si haut prix ? Les Droits de l’homme ne sont pas nés en Occident par hasard… Parce que Dieu est la Vérité et qu’Il S’est révélé en Jésus, alors il est possible à l’homme de connaître la vérité. L’idée de vérité implique que le monde n’est pas une illusion, que les choses sont connaissables. Ainsi fut reconnue et fondée en Occident, et notamment grâce à l’examen de conscience demandé dans le sacrement de pénitence, la liberté de penser et de critiquer, et donc la recherche et le progrès, mais aussi le sens de la responsabilité dont on ne pouvait se défausser sur la fatalité ou le tyran. Parce que la vérité est une instance extérieure s’imposant à tous, le règne de l’arbitraire n’est plus admis. La démocratie découle de la reconnaissance de cette dignité inaliénable de chaque homme à connaître la vérité, et de l’égalité de tous les hommes devant Dieu. La vérité étant par définition universelle, l’ouverture à l’universel caractérise la civilisation chrétienne. Cette conception de la vérité accessible à la raison humaine est totalement refusée par l’islam pour qui Allah ne peut être qu’obéi, jamais pensé. Dans le christianisme, Dieu, qui est la Vérité, peut être pensé et obéi, obéi parce qu’aimé, aimé parce que pensé… En déclarant incompatibles pensée et adoration, comment l’islam ne serait-il pas une idolâtrie de l’unique Dieu et une entreprise de déshumanisation ?
Nous lisons en 9.30 : « … les chrétiens disent : “Le Messie est fils de Dieu !” […] Puisse Allah les anéantir pour s’être ainsi écartés de la Vérité ! (Coran 9.30 ; cf. 63.4) ». Qui parle ici ? Qui dit : « Puisse Allah les anéantir ! » ? Allah peut-il parler de lui-même comme d’un autre ? Si Allah n’est que un, comment peut-il se dédoubler ? Le fait qu’Allah se dédouble pour parler de lui-même comme d’un autre, montre qu’au contraire de ce que les musulmans veulent le croire, Allah est capable de réflexivité, de relation avec lui-même. Or, reconnaître qu’Allah est relation, relation avec lui-même, c’est reconnaître le fondement nécessaire à la confession de la nature trinitaire de Dieu… Si en effet Dieu est relation avec Lui-même, Il L’est de Lui-même et en Lui-même, c’est-à-dire qu’Il est Trinité. Ces paroles : « Puisse Allah les anéantir ! » devraient donc, paradoxalement, mais logiquement, conduire les musulmans à abandonner l’islam, puisque l’islam nie que Dieu soit Relation, Trinité… C’est ainsi que le mensonge ne peut se passer totalement de la vérité, et que Dieu Se sert même du Coran pour dénoncer l’islam ! De plus, comment penser qu’Allah soit le vrai Dieu puisque, de fait, en dépit de tous les efforts faits par les musulmans pour cela, il n’extermine pas les chrétiens dont il dit souhaiter l’extermination ? Ou bien Allah n’est pas sincère, ou bien il est impuissant, mais dans les deux cas, ne montre-t-il pas qu’il n’est pas le vrai Dieu qui Lui n’est ni impuissant, ni menteur ? Ces paroles : « Puisse Allah les anéantir ! », peuvent-elles être autre chose que celles d’un esprit rempli de haine à l’égard des chrétiens ?

4) L’islam serait la vraie religion puisqu’il est venu après le christianisme. Or, Jésus nous a précisément mis en garde contre la venue de faux prophètes (Mt 24.4,11,24 ; 1 Co 15.1 ; 2 Co 11.4 ; Ga 1.9, 4.28-31 ; 2 P 2.1-3 ; 1 Jn 2.22-27 ; 4.2-3 ; 2 Jn 7-11 ; Jude 18-19 ; Ap 16.13 ; 19.20), et la Bible qui en rend témoignage date de bien avant la venue de Mahomet, en sorte qu’elle ne peut pas être soupçonnée d’avoir été falsifiée pour dénigrer l’islam… Pendant six siècles le christianisme vivait très bien sans l’islam… preuve que le christianisme n’a pas besoin de l’islam pour exister. Par contre l’islam ne peut pas exister sans le christianisme, puisque sa raison d’être est de délivrer le monde de la Foi chrétienne, qui constitue pour lui l’abomination par excellence (Coran 4.48). De même que le mensonge ne peut venir qu’après la vérité (Jn 14.6), l’islam vient après le christianisme.
De même que le christianisme est venu après le judaïsme, l’islam vient après le christianisme. Or, au temps de Jésus-Christ, Israël attendait la venue du Messie (Gn 3.15 ; Dt 18.15 ; 2 S 7.1 ; Ps 20.7 ; Is 7.14, 49.6-7 ; Mi 4.14 ; Os 2.20), de Celui par qui les promesses de Dieu s’accompliraient, par qui la Nouvelle et Éternelle Alliance serait scellée (Is 55.3 ; 61.8 ; Jr 31.31-33 ; 32.40 ; Ba 2.35 ; Ez 11.19 ; 16.60 ; 34.25 ; 36.25-27 ; 37.26 ; Os 2.20). Et si le peuple juif, dans la personne de ses chefs, ne L’a pas reconnu en Jésus de Nazareth et confesse L’attendre encore, les chrétiens, eux, ayant accueilli en Jésus de Nazareth le Messie promis par les Saintes Écritures hébraïques (Gn 49.10 ; 2 S 7.8-17 ; Mi 5.1-4 ; Is 7.14), n’attendaient personne lorsque Mahomet est venu, sinon le retour de Jésus pour le Jugement dernier… C’est pourquoi, en dépit de ce que les musulmans disent, la situation des chrétiens vis-à-vis des musulmans n’est pas analogue à celle des Juifs vis-à-vis des chrétiens.

L’islam pourrait être considéré comme une religion naturelle du fait qu’il contient un ensemble de connaissances relatives à Dieu, à ses attributs, à des principes de bien et de mal. Cependant, si certaines vérités peuvent être obtenues à l’aide des seules lumières de la raison, il est clair que personne ne pouvait connaître ce que Dieu était seul à connaître et qu’Il nous a révélé de Lui-même et de son projet de salut. Ce qui distingue l’islam de toutes les religions primitives est que venant APRÈS le Christianisme, première religion universelle, il s’oppose à elle, ce que ne faisaient évidemment pas les religions primitives, qui n’étaient que des expressions de la recherche naturelle de Dieu, auxquelles le christianisme est venu apporter la bonne nouvelle de la réalisation de ce qu’elles avaient intuitivement et authentiquement perçu du mystère de Dieu et de son projet de salut. Bref, l’islam venant APRÈS le Christ est par nature un Antichrist, blasphémant Sa divinité, détruisant Son œuvre de salut par la négation de Sa mort et de Sa résurrection, et ayant le dessein affiché de se substituer à l’Église (Coran 2.193). Cela est visible encore dans la profession de foi musulmane, la chahada, qui au lieu d’être une affirmation comme toutes les professions de foi, est une négation, une négation de la foi chrétienne : « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité sinon Allah [autrement dit : « Non la Sainte Trinité, à laquelle je préfère Allah, bien que je ne le connaisse pas ! (Coran 2.255 ; 20.110 ; 112.2) ! »] et Mahomet est l’envoyé d’Allah [autrement dit : « Non à Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur des hommes, à qui je préfère Mahomet, parfait modèle d’une bande de malfrats ! »].

Il faut bien comprendre que le Christ a détruit le mur de la haine qui séparait Juifs et non-Juifs (Ep 2.14-16), ouvrant à ces derniers l’Alliance initiée avec Abraham, à laquelle Il a donné son accomplissement définitif, universel et parfait, et que l’islam venant ensuite ré-élève dans l’humanité ce mur de la haine en séparant les hommes entre musulmans et non-musulmans : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié à jamais jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) ». Qui peut venir APRÈS le Christ sinon l’Antichrist ?

Une autre façon ― recommandée par Jésus ―, de juger de l’islam, est de juger de la qualité de ses fruits. Or, que ce soit l’affirmation de l’infériorité ontologique de la femme et des non-musulmans, et en conséquence la légalisation de l’esclavage, de la polygamie, de la répudiation, de la pédocriminalité, et jusqu’à la sacralisation de la haine et de la violence, tous ses fruits sont mauvais… Le jugement des Pères et Docteurs de l’Église est unanime et très bien résumé par notre grand Bossuet : « Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. (Panégyrique de saint Pierre Nolasque (ND de la Merci) Paris, 29.01.1665) ».

Pour bien juger de l’islam, il faut prendre garde de ne jamais porter à son crédit le bien que peuvent faire certains musulmans, qui ne le font jamais en vertu de l’islam, mais toujours en dépit de l’islam, et en vertu de la nature humaine, qui a été créée bonne par Dieu. Dieu aime tous les hommes et fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes, aussi donne-t-Il aux musulmans comme aux autres des vertus et des qualités humaines, indépendamment de leur appartenance à l’islam. Le fait de ne pas percevoir cette distinction conduit à répéter avec tous les idiots utiles : « Pas d’amalgame ! », « L’islam, c’est pas ça ! ».

Les musulmans arguent contre l’Église catholique de leur droit à voir reconnue leur « religion », stigmatisant la prétention de celle-ci d’être « la seule vraie religion (Dignitatis humanae, n°1) ». Leur négation de l’histoire, et donc de la vérité, les conduits à imaginer que toutes les religions ont un droit égal à se tenir sur le présentoir de la société de consommation, où chacun peut choisir indifféremment la religion de son choix. Où l’on voit la franc-maçonnerie, religion de la République laïque, servir les intérêts de cet autre antichristianisme qu’est l’islam… Au nom donc de leur différence, hérétiques et schismatiques refusent d’entrer dans la Communion de l’Église universelle, comme si être catholique était appartenir à une secte parmi d’autres. Ce faisant, ils rendent vain pour eux le plan de salut de Dieu, qui veut que tous les hommes soient unis sous la houlette d’un seul berger (Jn 10.16). S’élever contre l’Église et son enseignement au nom du droit à la différence, c’est rejeter le respect même de ce principe puisque le Dieu Un ET Trine le met déjà en œuvre en et par l’Église catholique en accueillant en son sein tous les hommes quelles que soient leurs légitimes différences… De même qu’il n’y a qu’un Dieu, qu’un Sauveur, qu’un seul baptême, qu’une seule et même foi, il n’y a aussi qu’une seule vraie religion, source de salut pour le monde entier. En s’opposant à elle, l’islam se fait l’ennemi du monde entier.

6) La foi en la divinité de Jésus et en la Trinité s’oppose au pur monothéisme que prétend être l’islam. Toute la raison d’être de l’islam se résume dans le devoir de rejeter la foi en la Trinité (Coran 5.116), renommée « associationnisme » (Coran cf. Coran 3.64 ; 4.48,116,171 ; 5.73,116 ; 6.20-24,101 ; 9.31 ; 112.3…), parce qu’elle est le plus grand des péchés, pire que le meurtre, en sorte que les chrétiens sont « plus vils que des bêtes (Coran 8.22 ; cf. 8.55) », tous voués au feu de l’Enfer : « Quiconque associe [d’autres dieux] à Allah, Allah lui interdit le jardin. Le feu sera son lieu (Coran 5.72 ; 9.17) » ; « Ceux qui ont mécru parmi les gens du livre, ainsi que les associateurs, iront au feu de l’Enfer, éternellement. Ceux-là sont les pires de la création. (Coran 98.6) ». Ils « ne sont qu’impureté (Coran 9.28) » . Aussi Allah commande-t-il : « Et tuez-les où que vous les rencontriez, chassez-les d’où ils vous ont chassés : la Foi chrétienne est pire que le meurtre (Coran 2.191 ; 9.30) »…

Mais voilà que l’islam, qui se prétend la religion du pur monothéisme est en fait lui-même un « associationnisme ». « Quiconque désobéit à Allah et à son envoyé aura le feu de l’Enfer (Coran 72.23 ; 8.13,24) » ; «« Obéissez à Allah et à son messager afin qu’il vous soit fait miséricorde ! (Coran 3.132 ; 4.64,65,105 ; 24.52 ; 33.36,57 ; 49.1-3 ; 72.23). ; « Obéissez à Allah et à son envoyé, si vous êtes croyants ! (Coran 8.1 ; 4.59,64,69,80 ; 47.32-34 ; 59.7 ; 24.48-57) ». Mahomet et Allah sont associés jusque dans la profession de foi musulmane, la Chahada. Ils partagent si bien les mêmes prérogatives (Coran 8.20 ; 48.8-10) que le salut se joue sur l’obéissance à Mahomet, qui a le pouvoir de décider de ce qui est associationnisme ou pas (Coran 9.7). Allah jure même par la vie de Mahomet (Coran 15.72), ce qui signifie que la vie de Mahomet a une valeur au moins égale à la sienne ! Qui plus est, Allah et ses anges prient pour Mahomet : « Allah et ses anges prient sur le Prophète. Ô vous qui avez cru ! Priez sur lui et adressez-lui les saluts (Coran 33.56) » ! On se demande qui Allah peut bien prier s’il est Dieu… Bref, si l’associationnisme est cette abomination dont la haine fait toute la gloire de l’islam, l’islam n’est-il pas condamné à se haïr lui-même ?

des aveugles conduisant des aveugles (planche de Fmurr)

IV. Conclusion

Bref, qu’a apporté l’islam au monde que le christianisme n’aurait pas apporté ? Le devoir de ne pas manger de cochon ? de lapider les femmes adultères ? d’être circoncis ? de haïr les impurs ? de rejeter la foi chrétienne ? Mais tout cela était déjà l’œuvre de cet autre Antichrist qu’est le judaïsme rabbinique… Parce que l’Église est la seule vraie religion, comme le montrent :
 le fait qu’elle seule unit de la façon la plus parfaite qui soit, la nature divine et la nature humaine dans l’unique personne du Christ,
 le fait qu’elle est la première religion universelle,
 le fait que toute sa pratique se résume dans le commandement de l’Amour,
alors l’islam est l’Anti-religion, une idéologie d’autant plus démoniaque qu’elle se prétend d’origine divine. C’est pourquoi le salut de ce qui reste de notre civilisation, comme le salut de nos enfants et petits-enfants implique de cesser de considérer l’islam comme une religion, et de le chasser de la vie publique comme le bon berger chasse le loup entré dans la bergerie ! Je voudrais ici dénoncer l’hypocrisie de certains hommes d’Église qui consiste à affirmer à la fois que l’Église catholique est « l’unique et vraie religion (Coran Dignitatis Humanae n°1) » et a traiter l’islam comme une religion, et qui plus est une religion en soi respectable.
Certains veulent nous vendre l’espérance d’une réforme de l’islam. Faut-il adhérer à un tel projet ? La réponse est Non !. Pour au moins deux raisons. La première est que l’islam est l’orthopraxie garantie par le Coran, qui est aussi divin qu’immuable : « Les coutumes d’Allah ne changent pas (Coran 33.62 ; 35.43 ; 48.23) ». La deuxième est que proposer un islam light aux musulmans serait les mépriser, et se damner avec eux en leur proposant autre chose que la seule vraie religion catholique. Nous n’avons pas à leur demander de croire en une nouvelle fausse religion, mais en celle que le Messie est venu instaurer pour leur salut et celui du monde entier !


@abbé Pages – extrait de l’islam est-il une vraie religion

1 mai 2018 Posted by | Religion | | Laisser un commentaire

Lettre d’un Européen de l’ouest aux peuples de l’Europe de l’est

Lettre d’un Européen de l’ouest aux dirigeants et aux peuples de l’Europe de Visegrad

Messieurs,

Ceci est à la fois la lettre et l’appel à l’aide d’un Européen aux dirigeants et aux peuples de l’Europe de Visegrad.
J’ai 34 ans, je suis Breton et citoyen français, journaliste indépendant de profession. Je vous adresse cet appel à l’aide au nom, je le sais, de nombreux citoyens d’Europe de l’Ouest, qui voient tous les jours leurs pays, leurs régions, se transformer en profondeur, pour bientôt sans doute ne plus ressembler à ce à quoi ont toujours ressemblé les nations qui forment la civilisation européenne à laquelle nous appartenons tous.
Quand je parle de transformations profondes, je parle bien évidemment de l’immigration, et de l’islamisation de nos sociétés de l’Ouest. Je sais que vous aussi, hongrois, tchèques, slovaques, autrichiens, polonais, peuples de l’Europe du Centre et de l’Est, vous voyagez, vous regardez la télévision, et vous vous interrogez.
Pourquoi les rues de Paris sont-elles chaque jour qui passe un peu plus remplies d’immigrés africains, arabes, qui pour une partie grandissante ont désormais des papiers d’identité et qui sont considérés par nos élites comme des Français ?
Pourquoi des musulmans qui appellent à la mort de l’Europe et au règne d’Allah sur tout notre continent peuvent-ils s’exprimer en public, dans les rues de Londres ?
Pourquoi des jeunes femmes blanches d’Angleterre sont depuis des années réduites en esclavage par des gangs d’immigrés pakistanais sans que les autorités n’aient jamais levé le petit doigt ?
Pourquoi un maire arabe est aujourd’hui maire de la ville de Rotterdam, et un Pakistanais de Londres ?Pourquoi les femmes allemandes, françaises, anglaises, belges, n’osent plus sortir le soir dans les rues de certains quartiers de nos pays sous peine d’être agressées, violées même parfois ?
Pourquoi nos pays d’Europe de l’Ouest, qui furent sans doute par le passé des moteurs de la civilisation européenne, sont-ils aujourd’hui en train de s’éteindre démographiquement et de se transformer ethniquement ?

Vous vous posez, vous aussi, toutes ces questions que, comme beaucoup de mes compatriotes, je me pose.
Aujourd’hui, nos dirigeants nous ont abandonné. Plus redoutable encore, toute une partie de nos peuples de l’Ouest semble avoir accepté cette disparition à venir, cet ébranlement de notre Civilisation, appuyé lourdement et financièrement par la galaxie Soros notamment.
Chaque jour, ces forces obscures s’emploient à tout détruire ; notre identité européenne, nos valeurs, nos traditions. Nous vivons dans des villes où vous pouvez croiser aujourd’hui un transsexuel possédant un enfant et un islamiste tout juste revenu du Front en Syrie, tous les deux défendus par des individus dangereux qui font l’apologie de l’indifférenciation des sexes, de l’immigration sans aucun contrôle, et qui montrent du doigt tous les jours, qui stigmatisent, qui condamnent les hommes blancs hétérosexuels, autochtones et attachés à nos racines.
Nos sociétés d’Europe de l’Ouest marchent sur la tête. Elles ont perdu toute raison, tout en se permettant, en plus, concernant nos médias officiels et nos dirigeants, de vous montrer du doigt vous, les Hongrois, les Tchèques, les Slovaques, les Polonais, qui portez au pouvoir des dirigeants qui veulent pourtant votre bien, et le salut à la fois de votre nation et de notre civilisation commune.
Je ne suis pas Hongrois, je ne suis pas Tchèque, je ne suis pas Slovaque, ni Polonais : je possède une carte d’identité française, mais aujourd’hui, je me sens mille fois plus proches de vous, qui appartenez à ces nations d’Europe, que le migrant du Ghana ou du Nigeria ou de Turquie qui possède pourtant la même citoyenneté que moi. J’échangerai d’ailleurs ma carte d’identité française contre n’importe quelle autre du moment qu’elle incarne ce que je suis avant tout, c’est-à-dire un citoyen blanc d’Europe et de tradition chrétienne.

lettre-yann-vallerie-hongrie-588x330Aujourd’hui, peuples amis d’Europe centrale, cousins, appartenant à la même civilisation que nous autres à l’Ouest, sachez que nous avons besoin de vous et que notre destin est clairement, désormais, entre vos mains, tant la machine à détruire l’Europe semble s’être emballée depuis ces dernières années.
Sachez qu’ici, nos espoirs, nos aspirations, reposent désormais en partie sur vous, il faut que vous en ayez conscience. Nous nous savons condamnés à disparaître ethniquement, à disparaître culturellement, si vous, Européens de Visegrad et de l’Est, ne prenez pas conscience de l’immense mission qui vous revient aujourd’hui et à laquelle nous vous aiderons par tous les moyens : sauver l’Europe, sauver notre civilisation.
Vous avez cette chance de vivre dans des pays ethniquement homogènes, où les femmes possèdent une liberté qu’elles ont de moins en moins ici. Des pays où l’on apprend dès le plus jeune âge aux citoyens à être fiers de ce qu’ils sont, d’où ils viennent. Des pays où le mot nation, ou le mot patrie, où le mot racine, ne sont pas des insultes. Des pays dont les identités se transmettent par le sang et par l’histoire.
Des pays où le mariage consacre un homme et une femme, et où l’étranger vous doit humilité et respect pour être, éventuellement, accepté. Des pays où l’on incite les hommes et les femmes à faire des enfants, à les élever, à les chérir et à leur offrir une stabilité, une continuité, des racines, et un destin.
C’est ce même destin, un destin européen, que je souhaite pouvoir offrir, comme beaucoup de mes compatriotes, à mes enfants demain. C’est ce même avenir, sécurisé, paisible, joyeux, enraciné, que nous souhaitons pouvoir leur transmettre.
C’est pourquoi nous remettons notre destin entre vos mains, et que nous avons besoin de vous pour nous aider à nous battre, pour sauver l’Europe d’une disparition certaine si vous laissez demain des millions d’Européens aux mains de fous dangereux qui voudraient en faire une terre multiculturelle, multiethnique, indifférenciée, et au final, africaine si l’on en croit la démographie mondiale.
Prenez conscience de cette mission que nous vous confions et de l’espoir que nous mettons en vous. Nous ne voulons pas subir demain le sort des Blancs en Afrique du Sud. Nous sommes des millions à ne pas vouloir voir nos églises souillées, nos drapeaux brûlés, nos enfants tués et nos femmes agressés, ou tuées.

L’heure est grave —  je vois ce qui est à l’œuvre aujourd’hui en France, en Allemagne, ou au Royaume-Uni. Les voix dissidentes sont bâillonnées, la liberté d’expression n’existe plus et se règle devant des tribunaux aux ordres des politiques qui dirigent au gré des élections influencées par des médias aux mains d’oligarques anti-nationaux.
Le mot démocratie ne veut plus rien dire dans des pays où l’abstention électorale est majoritaire et où des gouvernants non élus, comme ceux de Bruxelles, imposent des lois scélérates, visant à achever la destruction de l’Europe.
Citoyens d’Europe, que vous soyez Hongrois, Tchèques, Slovaques, Autrichiens, Polonais ou de toute autre nationalité fière de son histoire et de ses racines, vous qui savez ce que c’est que l’oppression, que l’invasion, que la menace de disparaître comme vous l’avez parfois connu tout au long de vos histoires respectives, aidez-nous !
Et faites que nos destins soient unis dans la diversité de notre civilisation, pour des siècles et des siècles, pour que l’Europe vive !

Yann Vallerie
Source : Breizh-Info

4 avril 2018 Posted by | Politis | | 4 commentaires

Into every life a little rain must fall

hieronymusBosh-06

I can see it in yours stars
Life is so exciting
Acting so bizare
Your world is so inviting
Playing really cool
And looking so mysterious
Your every day is full of sunshine
But into every life a little rain must fall

Anyone who imagines
They can blind you with science
Bully you all over
with property and finance
But you haveposition
To call the shots and name the price
You found success and recognition
But into every life a little rain must fall

You lead a fairy tale existence
But into every life a litle rain must fall
Others seem to think
You are over dramatising
Problems at work
So it’s hardly surprising
There’s little you can do to alter their opinions
You want a clean reputation
But now you’re facing complications

‘Cos
Into every life a little rain must fall

16 février 2018 Posted by | Pépiements | | Laisser un commentaire

L’Europe est morte à Auschwitz

publié dans un journal espagnol le 15 Janvier 2008 par le journaliste espagnol Sebastian Rodriguez Vivar après les terribles attentats de Madrid :

« 21 novembre 2004

C’est alors que je flânais dans les rues de Barcelone que j’ai réalisé la surprenante vérité : L’Europe est morte à Auschwitz.
Nous avons tué six millions de Juifs, qu’on a échangés contre vingt millions d’immigrés, dont une minorité est devenue au fil du temps terroristes islamistes.
A Auschwitz, nous avons incinéré toute une culture, toute une créativité et tout un talent. Nous nous sommes débarrassés du Peuple élu, dont sont sortis des génies et des personnalités grandioses qui ont changé la face du monde.
Les apports de ce peuple couvrent tous les domaines : les sciences, les arts, le commerce international… etc. Ces gens qui représentaient la conscience du monde, nous les avons brûlés.
Ensuite, au nom de la tolérance et afin de prouver que nous avons été guéris du racisme, nous avons ouvert nos portes à vingt millions d’immigrés, qui nous ont apporté l’idiotie, l’ignorance, l’extrémisme religieux, l’intolérance, le crime et la pauvreté due à un manque d’appétit pour le travail digne.
Ils ont transformé les belles villes d’Espagne en de villes tiers-mondistes plongées dans le crime et la pollution. Ils s’enferment dans les maisons que l’Etat leur a gratuitement fournies pour planifier des attentats meurtriers et destructeurs contre leurs innocents hôtes.

Ainsi, stupidement, nous avons troqué la culture contre la haine, la capacité de création contre la capacité de destruction, l’intelligence contre la stupidité et les arts contre les croyances dépassées.

 A la place des Juifs d’Europe connus pour leur vénération de la vie et pour leur capacité à faire la paix et à nourrir l’espoir d’un meilleur avenir pour leurs enfants, nous avons fait venir des gens qui cherchent la mort et qui la souhaitent pour eux-mêmes et pour les autres.

Quelle grave erreur a commis cette pauvre Europe ! »

8 janvier 2018 Posted by | Politis, Valeurs | , , | Laisser un commentaire

alors le pape Wojtyla ( jean-paul II ) changea de ton

« Je vois l’Église du troisième millénaire affligée d’une plaie mortelle, qui, comparée à celles de ce millénaire (le communisme et le nazisme) sera plus profonde, plus douloureuse: elle se nomme « islamisme ». Ils envahiront l’Europe. J’ai vu les hordes surgir de l’Orient à l’Occident, du Maroc à la Libye, de différents pays orientaux à l’Égypte. »

Mgr Mauro Longhi, du presbytère de la Prélature de l’Opus Dei, fut le témoin direct du récit de la vision, qu’eut Jean Paul II au mois de mars 1993, à l’Ermitage « Santi Pietro e Paolo » de Bienno, dans le Val Camonica. L’inquiétante vision du Pape Jean Paul II ne fut jamais portée à la connaissance du public avant le 22 octobre dernier.

« Rappelle-le à ceux que tu rencontreras dans l’Église du troisième millénaire: « Je vois l’Église du troisième millénaire affligée d’une plaie mortelle, qui, comparée à celles de ce millénaire (le communisme et le nazisme) sera plus profonde, plus douloureuse: elle se nomme « islamisme ». Ils envahiront l’Europe. J’ai vu les hordes surgir de l’Orient à l’Occident, du Maroc à la Libye, de différents pays orientaux à l’Égypte. »

« Ils envahiront l’Europe et cette dernière sera semblable à une cave, remplie de reliques, de vieux souvenirs de famille et de toiles d’araignées. Vous l’Église du troisième millénaire devrez endiguer l’invasion. Mais non par les armes, car les armes ne suffiront pas, mais avec votre foi, vécue dans son intégrité. »»

Cette vision prophétique du Pape Jean Paul II remonte à mars 1993. Il y a 24 ans, le cadre social et la présence islamique en Europe étaient très différents.

Ce n’est peut-être pas un hasard si dans « Ecclesia in Europa » l’exhortation apostolique de 2003, aujourd’hui oubliée, Jean Paul II affirma clairement qu’une relation avec l’islam devait être « correcte », menée avec « prudence » avec des idées claires sur ses « possibilités et ses limites », consciente du « décalage important entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes et la pensée musulmane. »

Ecclesia in Europa

Chapitre II:57 Témoigner dans l’unité et dans le dialogue

« Il s’agit également de se laisser inciter à une meilleure connaissance des autres religions, pour pouvoir instaurer un dialogue fraternel avec les personnes de l’Europe d’aujourd’hui qui y adhèrent. En particulier, il est important d’avoir un juste rapport avec l’islam. Comme cela s’est révélé plusieurs fois ces dernières années à la conscience des évêques européens, ce rapport « doit être conduit avec prudence, il faut en connaître clairement les possibilités et les limites, et garder confiance dans le dessein de salut de Dieu, qui concerne tous ses fils ». Il faut être conscient, entre autres, de la divergence notable entre la culture européenne, qui a de profondes racines chrétiennes, et la pensée musulmane.

À cet égard, il est nécessaire de préparer convenablement les chrétiens qui vivent au contact quotidien des musulmans à connaître l’islam de manière objective et à savoir s’y confronter ; une telle préparation doit concerner en particulier les séminaristes, les prêtres et tous les agents pastoraux. On comprend par ailleurs que l’Église, alors qu’elle demande aux Institutions européennes d’avoir à promouvoir la liberté religieuse en Europe, se fasse également un devoir de rappeler que la réciprocité dans la garantie de la liberté religieuse doit être observée aussi dans les pays de tradition religieuse différente, où les chrétiens sont en minorité.

Dans ce domaine, on comprend « l’étonnement et le sentiment de frustration des chrétiens qui accueillent, par exemple en Europe, des croyants d’autres religions en leur donnant la possibilité d’exercer leur culte et qui se voient interdire tout exercice du culte chrétien dans les pays où ces croyants majoritaires ont fait de leur religion la seule qui soit autorisée et encouragée. La personne humaine a droit à la liberté religieuse et, en tout point du monde, tous « doivent être exempts de toute contrainte de la part soit d’individus, soit de groupes sociaux, et de quelque pouvoir humain que ce soit « .

Chapitre V: 101 Servir l’Evangile de l’Espérance

« Face au phénomène migratoire, l’Europe est mise au défi de trouver des formes nouvelles et intelligentes d’accueil et d’hospitalité. C’est la vision « universaliste » du bien commun qui l’exige: il faut dilater son regard jusqu’à embrasser les exigences de toute la famille humaine. Le phénomène même de la mondialisation demande ouverture et partage s’il veut être non pas une source d’exclusion et de marginalisation, mais au contraire de participation solidaire de tous à la production et à l’échange des biens.

Chacun doit s’employer à la croissance d’une solide culture de l’accueil qui, tenant compte de l’égale dignité de toute personne et du devoir de solidarité à l’égard des plus faibles, demande que soient reconnus les droits fondamentaux de tout migrant. Il est de la responsabilité des autorités publiques d’exercer un contrôle sur les flux migratoires en fonction des exigences du bien commun. L’accueil doit toujours se réaliser dans le respect des lois et donc se conjuguer, si nécessaire, avec une ferme répression des abus. »

Chapitre VI: 120-121 L’Evangile de l’Espérance pour une Europe nouvelle

« L’Europe a besoin d’un saut qualitatif dans la prise de conscience de son héritage spirituel. Un tel élan ne peut lui venir que d’une écoute renouvelée de l’Évangile du Christ. Il appartient à tous les chrétiens de s’employer à satisfaire cette faim et cette soif de vie.

C’est pourquoi « l’Église éprouve le devoir de renouveler avec vigueur le message d’espérance qui lui a été confié par Dieu » et elle répète à l’Europe : « “Le Seigneur ton Dieu est en toi, c’est lui, le héros qui apporte le salut”. Son invitation à l’espérance ne se fonde pas sur une idéologie utopiste. […] C’est, au contraire, le message éternel du salut proclamé par le Christ (cf. Mc 1, 15). Avec l’autorité qui lui vient de son Seigneur, l’Église répète à l’Europe d’aujourd’hui :

Europe du troisième millénaire, “que tes mains ne défaillent pas ! ” ne cède pas au découragement, ne te résigne pas à des modes de penser et de vivre qui n’ont pas d’avenir, car ils ne sont pas fondés sur la ferme certitude de la Parole de Dieu !

Reprenant cette invitation à l’espérance, je te le répète encore aujourd’hui, Europe qui est au début du troisième millénaire « Retrouve-toi toi- même. Sois toi-même. Découvre tes origines. Avive tes racines ». Au cours des siècles, tu as reçu le trésor de la foi chrétienne. Il fonde ta vie sociale sur les principes tirés de l’Évangile et on en voit les traces dans l’art, la littérature, la pensée et la culture de tes nations. Mais cet héritage n’appartient pas seulement au passé ; c’est un projet pour l’avenir, à transmettre aux générations futures, car il est la matrice de la vie des personnes et des peuples qui ont forgé ensemble le continent européen.

121. Ne crains pas ! L’Évangile n’est pas contre toi, il est en ta faveur. Cela est confirmé par la constatation que l’inspiration chrétienne peut transformer l’ensemble des composantes politiques, culturelles et économiques en une convivialité où tous les Européens se sentent chez eux et forment une famille de nations dont d’autres régions du monde peuvent s’inspirer de manière fructueuse.

Aie confiance ! Dans l’Évangile, qui est Jésus, tu trouveras l’espérance forte et durable à laquelle tu aspires. C’est une espérance fondée sur la victoire du Christ sur le péché et sur la mort. Cette victoire, il a voulu qu’elle soit tienne, pour ton salut et pour ta joie.

Sois-en sûre ! L’Évangile de l’espérance ne déçoit pas. Dans les vicissitudes de ton histoire d’hier et d’aujourd’hui, c’est une lumière qui éclaire et oriente ton chemin ; c’est une force qui te soutient dans l’épreuve ; c’est une prophétie d’un monde nouveau; c’est le signe d’un nouveau départ ; c’est une invitation à tous, croyants ou non, à tracer des chemins toujours nouveaux qui ouvrent sur l’« Europe de l’Esprit », pour en faire une véritable « maison commune » où l’on trouve la joie de vivre. »

Nous sommes face à une lecture politiquement incorrecte du phénomène islam de la part d’un Pape canonisé par l’Église catholique : une lecture d’abord prophétique et puis relevant du magistère. Il n’est pas difficile de supposer que la troublante vision prophétique de Jean Paul II ait influencé la rédaction de son exhortation apostolique « Ecclesia in Europa. »

Tandis qu’inexorablement, les lumières s’éteignent une à une sur l’Europe chrétienne, réduite à une cave pleine de vieilles reliques et de toiles d’araignées, « Karol le Grand a parlé » et aujourd’hui encore, il nous invite à résister à l’invasion, non avec des armes, mais avec une foi vécue intégralement.

Que l’on croie ou non en les prophéties, Jean Paul II nous a mis en garde contre le danger que représente l’islam pour l’Europe chrétienne.

Si je salue la clairvoyance et la lucidité de Jean Paul II au sujet de l’islam, alors pourquoi a-t-il embrassé le « Mein Kampf » coranique ? Pourquoi ce geste de soumission et d’humilité de la part du Chef de l’Eglise catholique envers l’islam, l’ennemi juré du Christianisme ?

L’islamisme ou islam radical est le vrai visage de l’islam, il n’est pas une déviation de l’islam, mais la pratique de cette idéologie dans toute son intégralité.

Et ce n’est pas être islamophobe ou extrémiste que de l’affirmer. Il n’y a pas un gentil islam de paix et une déviance, l’islamisme, liberticide et belliqueux, mais un seul islam.

Dans l’esprit des musulmans, l’islam est une religion universelle et ils espèrent qu’un jour l’humanité entière embrassera cette pseudo religion. L’islam est un code de vie et toutes les sociétés doivent y adhérer.

Si des populations immigrées envahissent l’Occident avec des valeurs diamétralement opposées aux nôtres, comme c’est le cas depuis quelques décennies, dans le but de détruire notre civilisation, notre démocratie, l’Occident a le devoir de les combattre en imposant ses lois et par des moyens militaires, en cas de violences, afin de défendre nos valeurs fondamentales.

Il ne faut pas oublier que les jihadistes divisent le monde en deux sphères : le monde islamique et le monde non islamique. Et si un jour il y a un combat, ce sera entre ceux qui aiment la liberté, la paix et l’humanité et ceux qui veulent imposer l’esclavage, la guerre et la divinité lunaire à l’humanité.

Les peuples colonisés par l’islam ont été étouffés et leurs civilisations détruites.

Ce même scénario attend l’Occident si nous laissons prospérer les divers jihad, car théologiquement, c’est le devoir sacré du musulman de combattre les forces des ténèbres représentées par l’Occident. Il ne peut y avoir un autre Dieu qu’Allah et le terrorisme est un moyen d’y parvenir. Ce qui explique la raison pour laquelle aucun « savant » de l’islam, aucun pays musulman ne condamne ouvertement le terrorisme. Comme le mode de vie occidental est en contradiction directe avec le dogme islamique, il devient la cible préférée de tout bon musulman. Le djihadiste interprète donc correctement le coran.

Combien de pays musulmans pratiquent la démocratie, le libéralisme, le respect de la vie privée, de la liberté individuelle, la liberté d’expression, la liberté de conscience ? Aucun. Car ces valeurs ne sont pas compatibles avec l’islam et elles doivent être combattues, ainsi le veut Allah.

Et contrairement à ce que les apologistes béats de l’islam essayent de nous faire croire sur la nature pacifique de l’islam, ce dernier s’est toujours répandu par la guerre sainte. Le jihad n’est nullement allégorique et le coran est loin d’être un recueil de poésie et la sanglante histoire de l’islam est là pour le confirmer.

Politiciens sans honneur, hypocrites, menteurs, politiciens sans conscience, intellectuels sans dignité ni courage, ils ont rendu l’Europe malade, faible, sans défense et l’encouragent, quand ils ne la forcent pas, à se prostituer à la tromperie la plus réussie de toute l’histoire de l’humanité : l’islam.


© Rosaly

Sources:

« La visione di Giovanni Paolo II : l’islam invaderà l’Europa.  » (La Nuova Bussola quotidianna)
« Ecclesia in Europa » l’exhortation apostolique de 2003 de Jean Paul II

28 décembre 2017 Posted by | Religion | , | Laisser un commentaire

il reste quelques esprits lucides…

extrait de « trop de mosquées »  HuffingtonPost du 18/12/2017


« Depuis le 23 novembre, une pétition pour le moins inhabituelle, circule timidement sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une requête des habitants du quartier « Haut Anza » (région d’Agadir) qui s’opposent, arguments plus que recevables à l’appui, à la construction d’une mosquée « au coût exorbitant », disent-ils et qui n’est pas « une priorité pour un quartier qui manque de tout ». Une première dans l’histoire du Maroc.

La mosquée, dont le budget de construction (financé par des bienfaiteurs, j’entends bien) est de plus de trente-cinq millions de dirhams, n’est pas prioritaire dans l’absolu étant donné que ce quartier de quarante-mille personnes a des besoins plus vitaux: « Des maisons de jeunesse qui n’ont jamais pu ouvrir leurs portes faute de moyens, deux dispensaires qui n’ouvrent qu’une heure ou deux par jour mais qui ne disposent ni de matériels ni de médicaments pour survenir aux besoins de la population, des infrastructures sportives quasi inexistantes, pas de théâtres, pas de bibliothèques, pas de centres d’hémodialyse, pas d’école pour enfants aux différents handicaps… ni même un commissariat de police ».

Je ne sais pas vous, mais moi j’applaudis cette prise de conscience et cette initiative dans un pays où le nombre incalculable de mosquées est une problématique complètement taboue. Oui, une problématique taboue. Le Maroc compte plus de cinquante-mille mosquées – en plus d’une centaine, tous les ans, en construction – sans oublier le budget annuel, de plusieurs millions de dirhams, alloué à l’entretien et autres travaux de rénovation. D’ailleurs, à titre d’exemple, Oujda est la ville qui en compte le plus en Afrique et est deuxième dans le monde après Istanbul. Alors bon, les mosquées c’est beau, c’est magnifique, c’est important et c’est financé par de gentils bienfaiteurs en quête de Hassanates (de bons points avec le divin), d’accord, mais un certain moment cet argent -celui des bienfaiteurs- pourrait être injecté dans les secteurs qui sont le plus en souffrance. La santé et l’éducation, entre autres, ont besoin de ces milliards pour éduquer les générations futures et soigner les malades au lieu de prier pour leurs âmes parties trop tôt dans ces mêmes mosquées.

des aveugles conduisant des aveugles (Brueghel l’ancien)

Aujourd’hui nous avons une « capacité » de 1,11 lit par mille habitants (toutes spécialités confondues), sans parler des régions reculées qui n’ont même pas d’hôpitaux ou au mieux ont des dispensaires qui manquent cruellement d’équipements, ce qui oblige les malades à traverser des centaines de kilomètres pour recevoir leurs soins. Aussi, notre pays compte aujourd’hui un total de dix-mille établissements scolaires, toutes villes et tous cycles confondus (la qualité n’étant même pas le sujet), sachant que certaines zones et certains quartiers n’en disposent même pas. Pire encore, les enfants vivant avec un handicap n’ont pas de structures spécialisées et la plupart sont privés de scolarisation faute de moyens et de compétences. Pourquoi ne pas cesser ces constructions, ou alors n’en construire que dans les zones où il n’y a vraiment aucune mosquée, et utiliser cet argent pour pallier les manques dans ces secteurs en grande difficulté?

Il y a quatre ans, je vivais dans un quartier assez pauvre de la ville de Rabat, un quartier où il y avait un manque de « tout », vraiment. Puis un jour, j’ai vu le lancement d’un chantier, j’ai tout de suite pensé à une école primaire -étant donné qu’il n’y en avait pas dans cette zone un peu en retrait- jusqu’à ce que je lise que c’était (encore) une mosquée. Il y en avait pourtant deux déjà opérationnelles et en parfait état dont une qui était à une centaine de mètres dudit chantier et l’autre à, allez!, six-cents mètres? Un kilomètre tout au plus? Hé bien, ils ont quand même jugé utile d’en construire une troisième. J’en avais parlé dans un petit commentaire sur Facebook, ce qui avait provoqué mon lynchage en bonne et due forme. Les internautes m’accusant d’insulter l’Islam et de n’être qu’une mécréante qui s’opposait à la grandeur de la religion et aux bonnes actions des bienfaiteurs. Non mais! Je n’ai strictement rien contre l’islam, les mosquées, les prières, la pratique, mais je trouve légitime de pointer du doigt toutes ces constructions dans des zones qui ont besoin d’autre chose. Nous avons besoin d’autre chose. Nous avons besoin de maisons pour les jeunes, d’orphelinats pour ces enfants qui dorment dans nos rues qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse chaud, d’écoles pour éduquer nos enfants, d’hôpitaux pour soigner – au vrai sens du terme – les malades, de structures spécialisées pour les handicapés (…). Nous avons besoin de tant de choses parce que des mosquées, on en a, par dizaines de milliers et que cela devient du luxe plus qu’autre chose. Est-ce là la religion? Plus de mosquées, plus grandes les unes que les autres, en plus grand nombre, faisant objet de records mondiaux? Et l’égalité des droits, l’accès aux soins, l’éducation, les enfants qui dorment à même le sol? On s’en fout Construire des mosquées sur les ruines de la dignité humaine? Vraiment? C’est cela la religion du Maroc?

Bref. J’ai signé cette pétition dont la conclusion résume parfaitement bien la situation: « Nous souhaitons attirer l’attention des pouvoirs publics que la construction d’une immense mosquée au coût exorbitant n’est pas une priorité pour un quartier qui manque de tout et souhaitons que cet argent récolté serve d’abord au bien‐être de la population ». Oui, l’argent récolté se doit de servir le bien-être de cette population et de beaucoup d’autres dans le royaume. Amen! »


ou plutôt nchhh lah

18 décembre 2017 Posted by | Religion | , | Laisser un commentaire

L’évolution progressive vers la soumission

Tout le monde connaît deux fameux principes qui dirigent l’évolution de notre société: la grenouille dans la casserole et la position affichée.
Elles sont utilisées séparément et conjointement pour extorquer le consentement et permettre la soumission à l’idéologie prédatrice.

La grenouille dans la casserole

Si l’on plonge subitement une grenouille dans de l’eau chaude, elle s’échappe d’un bond ; alors que si on la plonge dans l’eau froide et qu’on porte très progressivement l’eau à ébullition, la grenouille s’engourdit ou s’habitue à la température pour finir ébouillantée.
C’est évidemment fictif puisque la grenouille s’échappera quand la température atteindra 25°C *
Cette fable illustre néanmoins un principe récurrent de manipulation qui est qu’un changement, s’il est suffisamment dilué dans le temps, échappe à la conscience et ne suscite ni réaction ni révolte avant un point de non retour.
Il s’agit évidemment bien souvent de changements désagréablement perçus et il me semble inutile de vous en donner trop d’exemples tant ils sont nombreux; il peut aussi s’agir de changements trop ambitieux ou dont l’acceptation doit être progressive.
Pendant la durée de montée en température il reste important d’avoir un discours ambiant rassurant et culpabilisateur ** (pour celui ou celle qui oserait mettre en doute la finalité de la chose) et surtout, d’avancer au maximum le point de non retour. Celui-ci peut être purement théorique (on nous dit qu’il n’y a pas de plan B, que de toute façon « maintenant c’est trop tard » ou que « c’est comme ça on n’y peut plus rien »); mais il peut aussi être réel (disparition progressive d’une espèce ou d’un écosystème)…

La position affichée

Cette technique est moins connue mais pourtant utilisée abondamment.  Elle consiste à prendre une position plus extrême que l’objectif et la marteler pour en faire une affiche.
Cela permet d’avoir de la marge de négociation sur une zone d’accord, voire de paraître modéré et cherchant le compromis, par la suite. En musique on dirait que, pour obtenir un sol, demande un la.

Elle a été abondamment utilisé pour les réformes, quelles qu’elles soient. Vous avez toujours un rapport qui est pondu et préconise des mesures drastiques, comme par exemple augmenter l’âge de départ à la retraite à 75 ans, continuer de payer une maison dont le crédit serait remboursé, obliger les chômeurs à accepter n’importe quel boulot sous peine de radiation…
On a aussi la bonne image d’une volonté affichée comme: passer les quartiers au karsher, se battre contre la finance, faire payer les fraudeurs, ne plus permettre de dormir dans la rue…
Tout cela sont des positions affichées positives ou négatives. L’essentiel c’est que le résultat ne sera JAMAIS, celui de la position affichée mais la personne aura obtenu le bénéfice d’atteindre son objectif « secret ».

Cette technique est inverse (mais complémentaire) de celle de la grenouille: l’intérêt est d’obtenir un fort sentiment en réaction: soit hostile pour permettre d’aller dans la zone d’accord (exemple, les retraites) et paraître pour vachement raisonnable; soit de soutien (et là on essaiera de ne pas trop revenir sur le résultat, en deçà des attentes).
Quand l’objectif réel est trop ambitieux, cette manipulation se conjugue avec la technique de la grenouille pour un effet « escalier ». Il s’agit de gravir les marches petit à petit.
Un exemple peut être la réduction du temps de travail (40 -39 -35 …32??), mais aussi la suite PACS-Mariage pour tous – PMA – GPA.
L’objectif « irréaliste « affiché au temps N doit être devenu l’objectif modéré non affiché eu temps N+1 avec une nouvelle position affichée encore plus forte et ainsi de suite. Ces escalades sont souvent inévitables dans un sens ou dans l’autre; ou du moins on essaye de nous les faire passer pour inévitables en invoquant la fatalité, le principe de réalité ou la flèche dans un seul sens du progrès, même quand il s’agit de mesures rétrogrades ou foncièrement antisociales. Pour cela le clergé médiatique veille depuis l’utilisation des mots jusqu’à la manière de penser en passant par l’opportunité d’exercer un esprit critique.
En clair on vous dit sur quels sujets débattre, avec quels mots et ce que vous avez le droit de dire.
Cette technique est inséparable des associations lobbyistes et des groupes terroristes. Personne ne se pose la question de pourquoi la Corse a un statut spécial et pas la Savoie? Tout simplement parce que les terroristes ont fait des indépendantistes politiques des gens respectables et modérés avec lesquels des discussions ont été mises en place pour arriver à un statut différent des autres régions. S’il n’y avait pas le terrorisme rien n’aurait été changé.
C’est la victoire du terrorisme que d’avoir toujours une aile modérée ou, légale, qui elle assure l’avancement du projet.

Parfois cela se complique et l’embrouille dans le qui est respectable et modéré varie, comme pour l’islam et sa nébuleuse de courant et de groupes. A tel point qu’on en arrive à chanter les louanges d’Al Nosra****, signe évident de perte de repères une fois que Daesh a pris la place de grand méchant face à Al Quaida.
On a donc des musulmans, des islamistes, des islamistes modérés, des islamistes radicaux, des extrémistes, des intégristes, des islamistes républicains, de l’islam de France… bref un fatras mais dont le but est pourtant le même : tendre vers une oumma gérée par la charia.

Entre le modéré et l’extrémiste, ce n’est pas le but qui diffère mais le calendrier.

La progression vers la soumission

Comment la théoriser? Avec ce schéma tout simple qui indique progressivement dans quel registre on se situe et qui est particulièrement adapté à l’islam.

  • La négation: quand les faits commencent à circuler, il faut alors les nier. Mensonges et contre vérités s’entrechoquent pour empêcher tout travail intellectuel honnête. ex: « non il n’y a pas de problème avec l’islam en France ». Parfois conjuguée à la technique du miroir déformant  on retrouve tout cela avec la défense d’E.Pleynel concernant son image de T.Ramadan*****
  • La compréhension: à partir d’un moment on ne peut plus nier la réalité. Il s’agit donc d’adopter une posture compréhensive ou une contextualisation sur des choses qui paraitraient totalement aberrantes si elles étaient étudiées de manière objectives.
  • Le palier suivant est la justification. Ils font comme cela mais c’est parce que… l’idée est également de culpabiliser le critique.
  • Le palier suivant est la collaboration active. Il s’agit de dérouler le tapis rouge, d’anticiper les sujets qui fâchent, de traquer les opposants qu’on aura psychiatrisés si possible avant.
  • Enfin le palier ultime est la soumission, par résignation, par idéologie, par crainte. Relire tout ce qui a été écrit sur le sujet.

En fonction des différentes thématiques et suivant les contextes, nous nous situons dans différents paliers. Mais retenir à l’esprit cette mécanique d’extorsion du consentement : l’actualité nous en donne des exemples frappants tous les jours.
Peut être un jour vos enfants se retourneront et vous demanderont: « comment en est-on arrivé là? ».
Vous ne pourrez accuser l’ignorance et le manque d’avertissement…

@ Lapa


*P. Portier, M. Fontaine et A. Raffy, « À propos des expériences de Goltz sur la moëlle épinière des vertébrés inférieurs », Comptes rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales, Paris, Masson,‎ , p. 655 (lire en ligne )
** http://www.grand-remplacement.com/bompard-menace-de-sanctions-pour-avoir-evoque-le-grand-remplacement-a-lassemblee/     intéressant à lire: c’était juste avant les attentats du Bataclan
*** http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/valls-votre-generation-doit-s-habituer-a-vivre-avec-ce-danger-du-terrorisme-23-01-2015-4472339.php
****http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/reactions/2017/03/21/laurent-fabius-et-le-bon-boulot-du-front-al-nosra-en-syrie-histoire-d-une-citation-devoyee_5098486_4355770.html  (essai de justification qui nus montre une histoire alambiquée et des pertes de repères)
***** à ce sujet un billet plutôt pas mal sur mediapart: https://blogs.mediapart.fr/yvon-quiniou/blog/151117/islam-lerreur-sinon-la-faute-politique-de-plenel

approfondir sur le sujet : La SOUMISSION ➡ le travail d’Iskender

Partie 7 : DOMINATION ET TRANSITION 330 pages
Ordre Nouveau
http://www.islam-documents.ch/pdf/33_ordre_nouveau.pdf

Chapitre XXXIII page 93 à 119

6-1- Présentation _ _ _ _ p 93
6-2- La nouvelle ambition stratégique
6-2-1- Revue des objectifs _ _ _ _ p 94
6-2-2- Reprise de l’offensive
6-2-3- La doctrine contre les bédouins _ _ _ _ p97
6-2-4- la soumission en masse _ _ _ _ _ p100
6-3- la soumission des Banu Jadhima
6-4- La soumission des Banu Juhayna _ _ _ _ _ p105
6-5- La soumission des Banu Asad
6-6- L’expédition d’Awtas _ _ _ _ 109
6-7- la soumission des Banu Usayd
6-8- La soumission des banu Tayyi _ _ _ _ p112
6-9- La soumission des Banu Hamdan _ _ _ _ p 116
6-10- la soumission de Suda
6-11- Soumission des Banu al Harith de Najran
6-12- Bahreyn , Drang nach Osten de l’islamisme _ _ _ _ p117
6-13- La mission de Muadh au Yemen _ _ _ _ p119
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19 novembre 2017 Posted by | Anthropologie | , , , , | Laisser un commentaire

Le livre, cet ennemi des intégrismes de tout poil

 

Le livre imprimé, apparu en Europe au milieu du XVe siècle, a d’emblée été un moyen unique de transmission des idées qui a profondément bouleversé l’évolution de l’humanité

La longue maturation d’un livre

Présent dès le plan primitif de la collection, ce livre y revêtait une importance capitale. En effet, dans l’évolution de l’humanité, l’apparition et le développement rapide du livre imprimé ont indéniablement constitué un tournant majeur dans la transmission de la pensée dans de nombreux domaines. Cela dit, le titre choisi a pu être jugé abusif: le livre existait bien avant l’invention, en Europe, de l’imprimerie à caractères mobiles, au milieu du XVe siècle [1], attribuée généralement à Gutenberg. Dès le début du siècle, on s’efforçait de produire «en série», mais avec des copistes, donc un par un, un certain nombre de livres. L’apparition du livre imprimé tombait à pic pour répondre à ce besoin croissant de livres produits en quantité, notamment depuis la création des premières universités en Europe dès le XIe siècle (Bologne), mais surtout durant les XIIIe et XIVe siècles, durant lesquels elles bourgeonnèrent littéralement (celle de Paris fut créée en 1200, puis Cambridge en 1209, Rome en 1245, Vienne en 1365, Heidelberg en 1385, etc.).

C’est au coanimateur de la collection, Lucien Febvre, que son fondateur Henri Berr confie dans les années 1930 le soin de rédiger l’ouvrage. Confronté à de trop nombreuses tâches, Febvre se limitera finalement à en écrire le synopsis et la table des matières, et à en superviser la première rédaction dont il a confié à Henri-Jean Martin, à l’époque tout jeune historien [2], le soin de rédiger l’ouvrage, accompagné de plusieurs collaborateurs spécialisés. Le livre paraîtra finalement en 1958, deux ans après la mort de Lucien Febvre. Ce n’était certes pas le premier livre consacré à ce sujet, mais il est original à plus d’un titre, en particulier dans la mesure où il ne se limite pas à relater la naissance de la technique, l’évolution et la diffusion géographique et économique du livre imprimé jusqu’au XVIIe siècle, mais mesure, dans la dernière partie («Le livre, un ferment») l’impact phénoménal du livre imprimé dans la diffusion des idées.

Au début était la technique… mais manquait le papier!
Quelques précisions sur les débuts de l’imprimerie sont toutefois intéressantes à relater: si, dans ses premières décennies d’existence, le livre imprimé peine à se développer, c’est notamment en raison de la pénurie du support de base nécessaire à sa fabrication en série: le papier. Avant le livre imprimé, le support était le parchemin, c’est-à-dire de la peau d’animal (généralement de mouton, mais aussi de chèvre ou de veau – d’où le nom de «vélin», en fait de la peau de veau mort-né). Difficile à produire de façon industrielle à l’époque, et peu adapté à l’imprimerie. Il faut donc fabriquer du papier à base de chiffons, et le métier de chiffonnier devient très lucratif! Autre problème: fabriquer des caractères mobiles résistants et bien calibrés: ce sont les orfèvres qui vont en devenir les premiers fournisseurs pour les presses, très majoritairement de taille modeste (un atelier ne dispose souvent que d’une ou deux presses), qui vont éclore un peu partout, principalement en Italie dans un premier temps, et à proximité des universités et des grands centres, les endroits les plus «assoiffés» de livres. Si les premiers livres sont tous imprimés en caractères gothiques et en latin, très rapidement des caractères romains et des livres en langue «vulgaire» vont faire leur apparition: ce sera la première «démocratisation» du livre. Et des règles orthographiques plus standardisées vont ainsi se mettre en place dans les différentes langues utilisées. Outre les livres religieux et les ouvrages de droit ou d’autres matières destinés aux étudiants, ce sont les penseurs et historiens de l’Antiquité gréco-romaine qui vont rapidement être l’objet de l’intérêt des lecteurs: ce sont ces intellectuels renouant avec cette tradition de la pensée qui forment ce que l’on appelait originellement les «humanistes». Rien à voir, donc, avec ce que le terme d’«humanisme» recouvre de nos jours… Ainsi, si à Paris, en 1501, sur 88 livres publiés, 53 sont religieux (soit 60 % du total) et seulement 25 des livres d’auteurs latins, grecs ou des œuvres d’humanistes, en 1549 le rapport s’est plus qu’inversé: sur 332 livres publiés, les livres religieux ne sont plus que 56 et pèsent donc moins de 20 % du total.

«Le livre, ce ferment»

djihad contre savoirSi dans les premières décennies le clergé et les prélats catholiques se réjouissent de ce que le livre imprimé pourra permettre une plus large diffusion des missels et autres bréviaires, ils vont vite se rendre compte des dangers que comporte cette invention diabolique! Et c’est là qu’on mesure à quel point le livre imprimé a joué dès sa création un rôle unique dans l’histoire de l’humanité: si la Réforme, initiée par Luther au début du XVIe siècle, était née quelque cent cinquante ans plus tôt, il y a fort à parier que sa diffusion en eût été beaucoup freinée, et peut-être même le protestantisme serait-il resté anecdotique: le livre a joué en tout cas un rôle décisif dans sa propagation. À cela s’ajoute l’apparition d’une littérature licencieuse, s’en prenant aux rois ou prônant des mœurs légères… Dès 1546, Charles Quint fait dresser par l’université de Louvain une liste de livres interdits. Et le concile de Trente (dont les vingt-cinq sessions s’étaleront de décembre 1545 à décembre 1563 et couvriront cinq pontificats) accouchera de l’*index librorum prohibitorum, qui perdurera jusqu’au concile de Vatican II, dans les années 1960. Au XIXe siècle encore, tout ou partie des œuvres romanesques de Balzac, George Sand, Victor Hugo, Eugène Sue, Dumas père et fils, Flaubert, Stendhal et Zola subirent cette «mise à l’Index» [3]: Notre-Dame de Paris et Le Rouge et le noir, par exemple, figurèrent à leur parution dans la liste des livres prohibés par l’Église catholique…

Certes, la technique s’est perfectionnée depuis Gutenberg. Mais finalement, le livre imprimé d’aujourd’hui n’est pas si éloigné de ce qu’il était à l’origine. Et il a en tout cas conservé son rôle de «ferment», de propagateur d’idées, et continue à faire trembler les intégristes, qu’ils soient religieux, politiques ou que sais-je encore, et les empêcheurs de penser librement de tout poil! Et c’est bien pour cela qu’il est et restera unique, et que son degré de liberté est le symptôme d’une société et d’une époque.

NOTES
Dès le IXe siècle, les Chinois inventèrent un système d’impression à caractères mobiles, alors qu’ils fabriquaient du papier déjà depuis le Ier siècle…
Né en 1924 et mort en 2007, Henri-Jean Martin devint le fondateur de ce que l’on appelle communément l’école française d’histoire du livre et codirigea avec Roger Chartier la monumentale Histoire de l’édition française en quatre volumes, publiée dans les années 1980 par les Éditions du Cercle de la Librairie.
Sur ce sujet : La littérature française du XIXe siècle mise à l’Index, de Jean-Baptiste Amadieu, Cerf/Patrimoines, 2017. Et un ouvrage passionnant sur une période encore plus récente : La mise au pas des écrivains. L’impossible mission de l’abbé Bethléem au XXe siècle, de Jean-Yves Mollier (Fayard, 2014).


extrait de Pascal Vandenberghe

10 octobre 2017 Posted by | Anthropologie | , | Laisser un commentaire

Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas

« Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas, unanimement proclamés «peuple le plus persécuté de la planète» dans une concurrence pourtant rude. Mais on se garde bien d’évoquer les réalités historiques et géopolitiques qui ont conduit au drame actuel.

Petit rappel historique

Il y a environ 2500 ans, l’Inde du Nord (aujourd’hui le Népal) a vu naître le prince Sâkyamuni, futur Bouddha historique. Durant plus de 1000 ans, le «bouddhisme» (désignation européenne remontant au XVIIe siècle) s’était répandu pacifiquement dans toute l’Asie, y compris centrale, comme en témoignait la présence des Bouddhas géants de Bamian, dynamités à la veille des attentats du 11 septembre 2001, par les condisciples du mollah taliban Omar.

Avec les grandes vagues de conquêtes armées sarrasines puis musulmanes (jihad), le bouddhisme a été littéralement éradiqué de l’Inde. Les historiens indiens chiffrent le nombre des victimes tuées à l’arme blanche en dizaines de millions (cf. François Gautier, Un autre regard sur l’Inde, éditions du Tricorne, 1999). En fait, le jihad n’a jamais cessé dans cette région du monde. Ses habitants gardent une mémoire inquiète et continue du très lourd tribut qui s’annonce à chaque remontée en puissance de cette religion armée.

La région birmane, bouddhiste depuis 2300 ans, ne fait pas exception. Les derniers jihads locaux remontent à la seconde guerre mondiale et aux guerres d’indépendance (Inde, Bangladesh). Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan (Rakhine, d’où «Rohingya» en Bengali, terme que les musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950).

En 1942, le général Archibald Wavel arma les Bengalis d’Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de «Stay-behind» (résistance derrière les lignes), qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le «dar el islam» (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes. Les «musulmans de l’Arakan» s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de bouddhistes, étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde, qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.

Alors le «Mujahid Party» d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme «le foyer national des musulmans de Birmanie», en ces termes:

« The area between the west bank of Kaladan River and the east bank of Naaf River must be recognized as the National Home of the Muslims in Burma». (L’aire comprise entre la rive occidentale du Kaladan et la rive orientale du Naaf doit être reconnue comme foyer national des musulmans de Birmanie.)

Cet ultimatum, typique du jihad démographique, étant resté sans réponse, les jihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw, avec le lot habituel de pillages, viols, incendies, enlèvements contre rançon, etc.

Un troisième jihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan occidental, en 1971. Les musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de “Pakistan Jindabad” (Victoire au Pakistan) pour le Pakistan occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme «Rohingyas» et non plus «Bengalis d’Arakan». Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants Birmans. Les ci-devant Rohingya exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un congrès pour la «Libération nationale Rohingya», tenu le 15 juillet 1972. Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).

Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante itérative, mais cette fois avec une aide internationale massive. Et cela n’a rien d’un hasard.

L’arrière-plan géostratégique
Dans ce millefeuille bien fourbi, on retrouve évidemment le «Deep state» américain, qui voit d’un mauvais œil l’influence tenace de la Chine sur le pays. Surtout depuis la mise en service, en 2013, des pipe-lines et gazoducs reliant la côte birmane, justement au beau milieu de la province d’Arakan, au Yunnan. Ils ne souhaitent pas non plus que les approvisionnements chinois soient facilités par le transport terrestre via la Birmanie, en comparaison du difficile et coûteux convoyage maritime via le détroit de Malacca. Ils s’agacent également de la coopération militaro-industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs légions étrangères composées des pseudo-ONG habituelles, dont l’incontournable galaxie impériale de George Soros, toutes encadrées par des fonctionnaires chevronnés de la subversion clandestine.

A la veille de la nouvelle phase de jihad à laquelle nous assistons, en avril 2016 pour être précis, le géant californien Chevron mettait subitement en vente tous ses actifs birmans, dont ses 28,3% dans les gisements de gaz de Yadana («trésor» en birman), et de Sein en mer d’Andaman, opérés par le groupe Total depuis 2000, et surtout ses 99% du bloc d’exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine, c’est-à-dire encore une fois l’Arakan.

C’est dans ce contexte qu’on verra arriver au pouvoir, en cette même année 2016, Aung San Suu Kyi, devenant «ministre de la présidence», c’est-à-dire l’équivalent d’un premier ministre mais sans compétence sur l’armée ni la police ni les gardes-frontières. Le Deep-state, s’émouvant de cette faiblesse, relancera la machine de guerre islamique au détour de quelques provocations très classiques, voyant des musulmans sous-armés attaquer des commissariats de police, et déclenchant la répression mécanique prévue. Les Rohingya passeront ainsi à l’état si envié de «peuple le plus persécuté de la planète», et de victime d’un «effroyable nettoyage ethnique», etc.

La machine de propagande se remet en marche
On aura recours à quelques célébrités sacerdotales, comme Barbet Schrœder partant filmer cet illustre moine bouddhiste extrémiste et nationaliste au péril de son confort bobo. Des dizaines d’experts indépendants, payés par on ne sait qui, mais instruisant tous à charge, justifieront tous en chœur les accusations les plus abominables contre les malfaisants sorciers bouddhistes islamophobes. Les agences de presse relaieront et les médias de grande surface écouleront la marchandise en promos spéciales et têtes de gondoles. Après quelques premières de couv bien trempées du Time magazine, du New York Times ou du Guardian, reprises en images par toutes les grandes chaînes tv et radio en prime time et commentées à saturation dans l’infosphère, la planète entière saura enfin qu’au bout du compte, les bouddhistes ne sont pas si pacifiques que cela et que leur violence exterminatrice pourrait même être pire que celle des jihadistes. Joli coup pour les islamistes qui neutralise définitivement le contre-exemple bouddhiste classique à leur jihad pathologique.

Il ne reste plus à l’ONU, à la Commission européenne et à la Maison-Blanche de «s’inquiéter des exactions intolérables des moines» pour s’attendre à un jihad victimaire aussi légitime que le fut celui de l’UÇK en prélude à la création du Kosovo. Et tant pis pour les Bouddhistes qui avaient survécu depuis 2300 ans au jihad. Ils en ont bien assez profité comme ça et doivent laisser la place à «l’ôtre».

En attendant ces prochaines nuits de cristal, Chevron n’a toujours pas vendu sa place. Au lieu de cela, le pétrolier subit la pression d’un groupe d’actionnaires pour intervenir contre le «génocide des Rohingyas». Il s’agit du fond Halal Azzad (Azzad Asset Management) associé pour la circonstance au fonds américain des sœurs Ursulines (Ursuline Sisters of Tildonk), représenté par la sœur Valérie Heinonen, une activiste par profession.

C’est que le Vatican tout entier ne manquera pas une telle occasion de faire cause commune avec l’islam jihadiste, dès lors qu’il s’agit de convertir les idolâtres bouddhistes. Le pape François ne doute d’ailleurs pas une seconde de la victoire du monothéisme armé. Alors qu’il savourait son tour de force d’avoir finalement réussi à ouvrir une nonciature en Birmanie, en mai dernier, il félicita son invitée, Madame Aung San Suu Kyi, d’être «une bonne chrétienne», elle qui n’a nullement décidé d’abandonner le bouddhisme.

«Un iceberg de manipulation»
Reste que l’Arakan n’est pas le Kosovo et que la Chine ne lâchera pas la Birmanie. Elle vient de le faire savoir, au grand dam de ses alliés pakistanais, grands pourvoyeurs d’armement de tous les jihads. Pour obtenir son renoncement, il faudra ouvrir un conflit dont le scenario sera autrement plus complexe que le bombardement gagné d’avance de la pauvre Serbie par l’armada de l’OTAN. Madame Aung San Suu Kyi le sait parfaitement lorsqu’elle ose affirmer que l’opération en cours est comparable à un «iceberg de manipulation». Les Saoudiens aussi, qui d’une main financent le jihad et de l’autre continuent de signer des contrats avec la Birmanie et la Chine, depuis 2011, pour exploiter le gaz birman, tandis que les émirats investissent, entre autres, dans les infrastructures routières et hôtelières de l’Arakan.

En revanche, côté occidental, l’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam. L’Europe est évidemment mûre pour que le pouvoir islamique s’officialise bientôt ici, et irrémédiablement, elle qui crache si aveuglément sur tous ceux qui s’y opposent comme ils peuvent depuis plus de mille ans, moines birmans en tête. »

 

 

Fernand Le Pic

17 septembre 2017 Posted by | Histoire | , | Laisser un commentaire