Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas

« Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas, unanimement proclamés «peuple le plus persécuté de la planète» dans une concurrence pourtant rude. Mais on se garde bien d’évoquer les réalités historiques et géopolitiques qui ont conduit au drame actuel.

Petit rappel historique

Il y a environ 2500 ans, l’Inde du Nord (aujourd’hui le Népal) a vu naître le prince Sâkyamuni, futur Bouddha historique. Durant plus de 1000 ans, le «bouddhisme» (désignation européenne remontant au XVIIe siècle) s’était répandu pacifiquement dans toute l’Asie, y compris centrale, comme en témoignait la présence des Bouddhas géants de Bamian, dynamités à la veille des attentats du 11 septembre 2001, par les condisciples du mollah taliban Omar.

Avec les grandes vagues de conquêtes armées sarrasines puis musulmanes (jihad), le bouddhisme a été littéralement éradiqué de l’Inde. Les historiens indiens chiffrent le nombre des victimes tuées à l’arme blanche en dizaines de millions (cf. François Gautier, Un autre regard sur l’Inde, éditions du Tricorne, 1999). En fait, le jihad n’a jamais cessé dans cette région du monde. Ses habitants gardent une mémoire inquiète et continue du très lourd tribut qui s’annonce à chaque remontée en puissance de cette religion armée.

La région birmane, bouddhiste depuis 2300 ans, ne fait pas exception. Les derniers jihads locaux remontent à la seconde guerre mondiale et aux guerres d’indépendance (Inde, Bangladesh). Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan (Rakhine, d’où «Rohingya» en Bengali, terme que les musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950).

En 1942, le général Archibald Wavel arma les Bengalis d’Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de «Stay-behind» (résistance derrière les lignes), qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le «dar el islam» (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes. Les «musulmans de l’Arakan» s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de bouddhistes, étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde, qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.

Alors le «Mujahid Party» d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme «le foyer national des musulmans de Birmanie», en ces termes:

« The area between the west bank of Kaladan River and the east bank of Naaf River must be recognized as the National Home of the Muslims in Burma». (L’aire comprise entre la rive occidentale du Kaladan et la rive orientale du Naaf doit être reconnue comme foyer national des musulmans de Birmanie.)

Cet ultimatum, typique du jihad démographique, étant resté sans réponse, les jihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw, avec le lot habituel de pillages, viols, incendies, enlèvements contre rançon, etc.

Un troisième jihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan occidental, en 1971. Les musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de “Pakistan Jindabad” (Victoire au Pakistan) pour le Pakistan occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme «Rohingyas» et non plus «Bengalis d’Arakan». Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants Birmans. Les ci-devant Rohingya exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un congrès pour la «Libération nationale Rohingya», tenu le 15 juillet 1972. Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).

Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante itérative, mais cette fois avec une aide internationale massive. Et cela n’a rien d’un hasard.

L’arrière-plan géostratégique
Dans ce millefeuille bien fourbi, on retrouve évidemment le «Deep state» américain, qui voit d’un mauvais œil l’influence tenace de la Chine sur le pays. Surtout depuis la mise en service, en 2013, des pipe-lines et gazoducs reliant la côte birmane, justement au beau milieu de la province d’Arakan, au Yunnan. Ils ne souhaitent pas non plus que les approvisionnements chinois soient facilités par le transport terrestre via la Birmanie, en comparaison du difficile et coûteux convoyage maritime via le détroit de Malacca. Ils s’agacent également de la coopération militaro-industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs légions étrangères composées des pseudo-ONG habituelles, dont l’incontournable galaxie impériale de George Soros, toutes encadrées par des fonctionnaires chevronnés de la subversion clandestine.

A la veille de la nouvelle phase de jihad à laquelle nous assistons, en avril 2016 pour être précis, le géant californien Chevron mettait subitement en vente tous ses actifs birmans, dont ses 28,3% dans les gisements de gaz de Yadana («trésor» en birman), et de Sein en mer d’Andaman, opérés par le groupe Total depuis 2000, et surtout ses 99% du bloc d’exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine, c’est-à-dire encore une fois l’Arakan.

C’est dans ce contexte qu’on verra arriver au pouvoir, en cette même année 2016, Aung San Suu Kyi, devenant «ministre de la présidence», c’est-à-dire l’équivalent d’un premier ministre mais sans compétence sur l’armée ni la police ni les gardes-frontières. Le Deep-state, s’émouvant de cette faiblesse, relancera la machine de guerre islamique au détour de quelques provocations très classiques, voyant des musulmans sous-armés attaquer des commissariats de police, et déclenchant la répression mécanique prévue. Les Rohingya passeront ainsi à l’état si envié de «peuple le plus persécuté de la planète», et de victime d’un «effroyable nettoyage ethnique», etc.

La machine de propagande se remet en marche
On aura recours à quelques célébrités sacerdotales, comme Barbet Schrœder partant filmer cet illustre moine bouddhiste extrémiste et nationaliste au péril de son confort bobo. Des dizaines d’experts indépendants, payés par on ne sait qui, mais instruisant tous à charge, justifieront tous en chœur les accusations les plus abominables contre les malfaisants sorciers bouddhistes islamophobes. Les agences de presse relaieront et les médias de grande surface écouleront la marchandise en promos spéciales et têtes de gondoles. Après quelques premières de couv bien trempées du Time magazine, du New York Times ou du Guardian, reprises en images par toutes les grandes chaînes tv et radio en prime time et commentées à saturation dans l’infosphère, la planète entière saura enfin qu’au bout du compte, les bouddhistes ne sont pas si pacifiques que cela et que leur violence exterminatrice pourrait même être pire que celle des jihadistes. Joli coup pour les islamistes qui neutralise définitivement le contre-exemple bouddhiste classique à leur jihad pathologique.

Il ne reste plus à l’ONU, à la Commission européenne et à la Maison-Blanche de «s’inquiéter des exactions intolérables des moines» pour s’attendre à un jihad victimaire aussi légitime que le fut celui de l’UÇK en prélude à la création du Kosovo. Et tant pis pour les Bouddhistes qui avaient survécu depuis 2300 ans au jihad. Ils en ont bien assez profité comme ça et doivent laisser la place à «l’ôtre».

En attendant ces prochaines nuits de cristal, Chevron n’a toujours pas vendu sa place. Au lieu de cela, le pétrolier subit la pression d’un groupe d’actionnaires pour intervenir contre le «génocide des Rohingyas». Il s’agit du fond Halal Azzad (Azzad Asset Management) associé pour la circonstance au fonds américain des sœurs Ursulines (Ursuline Sisters of Tildonk), représenté par la sœur Valérie Heinonen, une activiste par profession.

C’est que le Vatican tout entier ne manquera pas une telle occasion de faire cause commune avec l’islam jihadiste, dès lors qu’il s’agit de convertir les idolâtres bouddhistes. Le pape François ne doute d’ailleurs pas une seconde de la victoire du monothéisme armé. Alors qu’il savourait son tour de force d’avoir finalement réussi à ouvrir une nonciature en Birmanie, en mai dernier, il félicita son invitée, Madame Aung San Suu Kyi, d’être «une bonne chrétienne», elle qui n’a nullement décidé d’abandonner le bouddhisme.

«Un iceberg de manipulation»
Reste que l’Arakan n’est pas le Kosovo et que la Chine ne lâchera pas la Birmanie. Elle vient de le faire savoir, au grand dam de ses alliés pakistanais, grands pourvoyeurs d’armement de tous les jihads. Pour obtenir son renoncement, il faudra ouvrir un conflit dont le scenario sera autrement plus complexe que le bombardement gagné d’avance de la pauvre Serbie par l’armada de l’OTAN. Madame Aung San Suu Kyi le sait parfaitement lorsqu’elle ose affirmer que l’opération en cours est comparable à un «iceberg de manipulation». Les Saoudiens aussi, qui d’une main financent le jihad et de l’autre continuent de signer des contrats avec la Birmanie et la Chine, depuis 2011, pour exploiter le gaz birman, tandis que les émirats investissent, entre autres, dans les infrastructures routières et hôtelières de l’Arakan.

En revanche, côté occidental, l’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam. L’Europe est évidemment mûre pour que le pouvoir islamique s’officialise bientôt ici, et irrémédiablement, elle qui crache si aveuglément sur tous ceux qui s’y opposent comme ils peuvent depuis plus de mille ans, moines birmans en tête. »

 

 

Fernand Le Pic

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17 septembre 2017 Posted by | Histoire | , | Laisser un commentaire

Qu’est-ce que la Charia? Quelles sont ses origines ?

Qu’est-ce que la Charia? Quelles sont ses origines ? Et pourquoi la question est d’importance ?
par Alain Wagner • 29 aout 2012
Voici la traduction de la remarquable intervention du Professeur Jansen
Professor Dr. Johannes Jansen – Conférence de Bruxelles
 www.arabistjansen.nl/.

Qu’est-ce que la Charia? Quelles sont ses origines ? Et pourquoi la question est d’importance ?
La Charia islamique est un système de lois. C’est un ensemble d’interdits, d’admonestations et d’ordres dont l’objet est le comportement de l’homme. La Charia n’est pas une donnée interne qui intéresse uniquement l’islam et les musulmans. La Charia inclut  un grand nombre de dispositions concernant les non-musulmans. Celles-ci   sont généralement des interdictions assorties de pénalités sévères si elles sont violées. Ces dispositions de la Charia rendent la vie précaire et incertaine pour le non-musulman vivant sous la loi de la Charia.
Sous la loi de la Charia le non-musulman ne possède aucun droit inaliénable. Si je me trompe sur ce point, je serais soulagé et heureux qu’on me le dise, et vos e-mails me signalant que j’ai tort, seront les bienvenus. Mais si j’ai raison, un prisonnier de  Guantanamo possède plus de droits qu’un juif ou un chrétien vivant sous la Charia.
A l’inverse des systèmes légaux de la plupart des nations et états modernes, la Charia n’est pas assujettie à l’approbation démocratique.
Au même titre que la loi internationale et la loi rabbinique, la Charia est une affaire académique : des experts discutent et débattent de réglementations jusqu’à ce qu’ils parviennent à un accord. La Charia ne connaît ni parlement,  ni gouvernement qui tienne  le rôle de législateur, mais les lois de la Charia existent parce qu’elles sont approuvées  par des experts, c’est-à-dire des chefs religieux islamiques, des professionnels de l’islam, les Oulemas, les Ayatollahs, ou n’importe quelle autre appellation pour ces dignitaires.
Comme moi, vous êtes en majorité très peu au courant des lois internationales.  Les exigences  des règlementations internationales ne sont jamais soumises au vote libre et démocratique. Il fut intéressant, c’est le moins que l’on puisse dire, de constater  qu’ à maintes reprises, les accusateurs de Geert Wilders en 2010 et 2011 eurent recours à ce qu’ils considéraient comme généralement accepté en matière de lois internationales pour faire taire Geert Wilders. Comme le démontre la loi internationale, les communautés de spécialistes académiques, dans leur tour d’ivoire, ont une tendance à développer un niveau de pédanterie  qu’un législateur élu ne pourrait avoir. D’une certaine manière, c’est exactement ce qui se passe avec la Charia.
Les religions ne sont pas démocratiques même si elles peuvent parfois prêcher ou tolérer la démocratie.  De ce fait, la manière dont les règlementations de la Charia en viennent à exister  est antidémocratique. Ceci implique que permettre à la Charia ou une partie de la Charia d’être la loi dans une nation occidentale, revient à affaiblir le caractère démocratique de la nation. Cela signifie perdre le pouvoir législatif et le remettre à des individus non élus et auto-proclamés, qui sont inconnus et anonymes, qui opèrent depuis de lointaines mosquées au Pakistan ou en   Afghanistan. Ce n’est pas l’organisation idéale pour une démocratie.  On peut avoir des raisons religieuses légitimes de préférer néanmoins cette organisation mais elle entraîne quelque chose de pire que la taxation sans la représentation ; elle entraîne la législation sans la représentation.
Les politiciens occidentaux ne prennent pas les lois de la Charia trop au sérieux, parce que c’est un domaine académique et religieux, un système de lois qui n’émerge pas de la puissance de l’état mais de l’esprit de savants religieux. Dans le monde musulman, au contraire, l’autorité de la Charia est accablante.  Le prestige colossal de la Charia dans le monde musulman est facile à expliquer : la  théologie islamique identifie les lois de la Charia à celles de Dieu ; et les spécialistes de la Charia sont les dirigeants religieux de la communauté musulmane. Aucun gouvernement dans le monde musulman ne peut se permettre de s’aliéner ces spécialistes  des doctrines religieuses s’il veut conserver le pouvoir.
Chaque  pays islamique nourrit son propre équilibre entre son gouvernement et ses experts religieux. Cet équilibre stable est la source de dissertations de doctorants en thèses d’état.  Si la plupart des pays islamiques possèdent un système législatif influencé par la Charia, il n’est néanmoins pas identique  en tous points  aux lois traditionnelles de la Charia. Pour les dirigeants des mouvements islamistes radicaux cette non-conformité de la législation avec la Charia est une source permanente de ressentiment.  Le plus petit écart entre la Charia et la législation du pays alimente sans cesse leur machine à propagande étant donné que cette différence fournit la preuve qu’un législateur humain a voulu prendre la place de Dieu et tente d’améliorer l’œuvre divine, ce qui constitue un blasphème car Dieu doit rester le seul donneur d’ordre.
La Charia n’est pas un système de jurisprudence développé dans les cours de justice. C’est le produit des délibérations qui ont lieu entre savants et  non pas le résultat des  questions pratiques débattues par les juges, les avocats, les avoués, les procureurs ou les défenseurs.En conséquence, la Charia est pauvre dans ses attendus. C’est un modèle théorique, un système  abstrait de lois sorti tout droit des académies. Tout ceci explique la plupart de ses faiblesses.
Il n’en reste pas moins que la théologie musulmane prétend que la Charia est d’essence divine. Si des nouvelles questions inédites surgissent et pour lesquelles la Charia doit fournir une réponse, les spécialistes de la Charia, du moins en théorie, doivent émettre une solution qui est fondée sur quatre principes, ou « racines » de la Charia. Ces quatre principes reviendront sur la table sans fin dans toutes les discussions concernant la Charia.  Ce sont le Coran, les Hadiths, les analogies et le consensus.
Le quatrième fondement, agrément ou consensus est pour ce qui concerne toutes les questions pratiques le critère le plus important. Une fois  le consensus acquis, il devient inutile de consulter d’autres sources. Théorie et théologie, cependant  attachent la plus grande valeur à l’autorité du premier des fondements, le Coran, mais en pratique l’énoncé du Coran peut nécessiter un ajout ou être interprété par les autres sources ou par un autre passage du Coran lui-même.
Ici nous sommes en face d’un principe important provenant à la fois de la loi de la Charia et de l’interprétation du Coran. C’est le principe d’ ‘abrogation’ –  ‘naskh’ en arabe –  qui est souvent mal compris. ‘Abrogation’ signifie qu’un verset du Coran qui fut révélé plus tôt, peut être rejeté ou ‘abrogé’ par un verset écrit plus tard. Parfois même un élément de l’une ou l’autre des trois autres sources  peut abroger le contenu d’un verset du Coran. Les savants musulmans analysent tous les cas possibles en profondeur.
L’exemple le plus célèbre d’abrogation est un sujet d’inquiétude pour le non-musulman : l’abrogation de la sourate 109, une sourate de  la période mecquoise qui prêche la tolérance religieuse.  Cette sourate est abrogée par les versets plus tardifs de la période de Médine qui ordonnent aux musulmans de combattre et de tuer les incroyants où qu’ils se trouvent.
Quels que soient les problèmes rencontrés par les penseurs de la Charia, dans quelques générations, ceux-ci mettront au point un agrément; suivant en cela  la directive de Mohammed  selon laquelle  ‘Dieu ne peut permettre que son peuple s’entende sur une erreur’ : ‘ lan tagtami? ummatii ?alaa dalaal’.
Cette  importante directive joue un rôle central dans le système de la Charia. Son application donne un nombre imprévu de conséquences.  Abolir une règle de la Charia pour  laquelle un consensus a été acquis, implique que la Oumma de Mohammed est dans son tort. Mais selon le prophète de l’islam, cela ne se peut pas. En conséquence, il est hors de question de revenir sur des règles dès lors qu’elles sont admises par consensus. Les cas sont nombreux où cette disposition crée des difficultés et des désordres. On peut en juger par les punitions de la Charia pour apostasie, adultère ou vol.
Un exemple célèbre d’abrogation est l’interdiction de consommer du vin. Dans ses premiers versets le Coran parle du vin en bons termes ; plus tard il interdit le vin. Mais comment savoir quels versets  sont venus  en premier ? Nous ne pouvons  l’apprendre que de la bouche des experts de la Charia. Comment le savent-ils ? Et bien, puisque le vin est interdit, le verset qui interdit le vin doit être postérieur à celui qui en fait l’éloge. Un œil critique démontrera la circularité du raisonnement, mais aux yeux des musulmans traditionnels,  l’interdiction bénéficie du soutien du Très Haut  ce qui confirme bien  qu’ils seraient désorientés sans la science et le savoir de ces experts  qui représentent l’autorité de l’islam.
Les amis de l’islam voient dans la prétendue flexibilité de l’islam un indicateur de son caractère libéral et humain. Mais ceci est une erreur. Les lois flexibles ne sont pas humaines mais dangereuses, étant donné que les citoyens ne savent pas  pour quelles raisons ils peuvent être arrêtés et exécutés. La loi islamique pour autant qu’elle est flexible, est rigide sur un grand nombre de points. Agrément, consensus, voilà sur quoi le système est construit. Aucun désaccord de taille n’existe sur les points de loi qui incombent au non- musulman, quels que soient les arguments des amis de l’islam. Ne pas respecter sa majesté Mohammed, le prophète de l’islam est généralement considéré comme un crime capital.  Si les cours de justice ou les gouvernements n’exécutent pas l’offenseur,  des volontaires spontanés et informels peuvent considérer parfaitement justifié de prendre cette tâche à leur compte quel que soit le prix qu’il puisse leur en coûter personnellement.
Les savants modernes occidentaux ont mis en doute les origines de la Charia. Ils pensent que la Charia est la continuation de la loi romaine provinciale comme elle était appliquée dans l’empire romain au Moyen-Orient à la veille des conquêtes arabes. Beaucoup de savants du 20ème siècle ont écrit à propos de la relation entre la loi romaine et la loi islamique. Il est facile de voir que le personnage du mufti est la continuation  du savant de la jurisprudence bien connu de la loi romaine  et d’autres exemples abondent.
La forte influence de la loi talmudique rabbinique sur la Charia est indéniable et ce n’est pas un miracle puisque le Talmud et la Charia sont apparus l’un et l’autre à peu près à la même époque en Irak entre le 7ème et le 9ème siècle de notre ère.  Les Fatwa sont bien sûr l’exact équivalent fonctionnel du ‘Teshuvot’ rabbinique et de la ‘Responsa’ de la loi romaine.
Les musulmans croient que leurs spécialistes religieux ont tiré les règles de la Charia de ces quatre sources : le Coran, les Hadiths, l’Analogie et le Consensus. Cependant les savants modernes occidentaux en sont venus à croire que les règles de la Charia ne sont pas tirées de ces quatre “racines” mais que ces règles et leurs attendus  furent rattachées  à ces quatre “racines” à postériori. Ceci est matière à des sujets de recherches pour les étudiants en doctorat.  Ces questions académiques, cependant,  ne devraient pas retenir notre attention ici, nous avons un devoir bien plus important : expliquer pourquoi nous devrions nous concentrer sur la Charia et pas sur le Coran, ni sur Mohammed quand il s’agit de nous défendre  contre les ravages de l’islam.
La communauté  savante moderne occidentale a fait de grands progrès depuis un siècle sur ses connaissances du  Coran et de la vie de Mohammed.  En conséquence les positions traditionnelles concernant Mohammed et le Coran se sont révélées intenables.
Que Mohammed ait réellement existé, est plus incertain que jamais. Deux siècles de patientes recherches ont crée de sérieux doutes sur la réalité historique du  prophète de l’islam. Ces doutes ne seront pas évacués  même si le nombre des académies qui travaillent sur ce sujet est faible voire insignifiant.
L’image générale que le  Coran et la tradition islamique offrent du contexte dans lequel Mohammed travaillait – d’abord comme prophète, ensuite à la fois comme prophète et  homme d’état – l’image  générale de La Mecque et de Médine au début du 7ème siècle de notre ère n’est pas confirmée par les résultats des recherches archéologiques et les inscriptions, du moins celles dont on dispose.
Ceci bien sûr peut changer si les recherches progressent mais ce n’est pas un bon signe, en particulier si on considère que ce qui a été trouvé, à première vue semble contredire les points de vue traditionnels.
La tradition littéraire concernant la biographie de Mohammed ressemble surtout à une accumulation disparate de sermons qui se contredisent mutuellement mais qui néanmoins cherchent tous à persuader  l’audience qu’un certain Mohammed a été le messager de Dieu. Les écrits qui ont été conservés ne sont pas conformes à du matériel  historique. Ceci n’est pas nécessairement néfaste, mais ce n’est pas un bon signe. La numismatique ne confirme pas la version officielle de l’islam de la première période de son histoire. Ceci en soi n’est pas décisif, mais ce n’est pas un bon signe. Il y a des décalages entre ce que nous savons du calendrier ancien arabe et les histoires rapportées sur Mahomet. Ceci n’est pas nécessairement  sans appel, mais s’en approche.
Les vrais musulmans, cependant, ne partagent pas ces doutes à propos de leur prophète bien aimé. La corporation des chefs religieux musulmans, franchira le cap de ces doutes; elle va se montrer furieuse quand les savants occidentaux modernes  vont démasquer la version musulmane des premières heures de l’islam, narratif créé pour des raisons théologiques sous forme de sermons travestis en faits historiques. Il va sans dire que beaucoup de musulmans sont prêts à enfiler leur lourde armure pour défendre leur religion contre de telles attaques.
Il  y a cependant, une faille dans l’armure islamique sur un point qui est considéré comme parfaitement pieux et  islamique. Cela pourrait même être plus efficace. Le Coran de manière univoque établit qu’il est écrit en langue arabe claire,’ lisaan ?arabii mubiin’. “Très bien.”, on peut alors se poser justement la question : « Pourquoi, si cela est vrai, avons-nous besoin des commentaires du Coran qui prennent des milliers de pages? »
Cette question pose une difficulté, mais nous devons nous poser une question encore plus embarrassante concernant l’autorité des anciens pères fondateurs de la Charia : Les quatre géants al-Shaafii, Abu Haniifa, Malik and Ahmad ibn Hanbal, tous aux alentours de 800 de notre ère; tous sauf, Malik, géographiquement  connecté à l’Irak. : ‘Pourquoi avons-nous besoin de ces quatre savants de la Charia  pour nous informer des actes que l’islam interdit ou prescrit ?. « Si le Coran est clair, pourquoi avons-nous besoin de ces lumières? Pourquoi savaient-ils plus de choses que le prophète Mohammed? Comment avaient-ils connaissance de ce qui n’est pas dans les versets clairs du Coran? »
Ces questions ne rendent pas forcément fou de rage le musulman profane moyen Néanmoins elles rendent fous de rage les savants musulmans de la Charia.
Etant donné que ces hommes jouent le rôle que le clergé jouait dans le christianisme, ils représentent une force avec laquelle on doit inévitablement compter. Sans aucun doute ils sont une force spirituelle, mais certains de leurs jeunes fidèles ne font pas bien la différence entre l’esprit et le corps et n’hésitent pas à prendre les mesures nécessaires pour  imposer un alignement conforme aux souhaits du clergé.
Les musulmans profanes, en règle générale, approuvent tout ce que les  professionnels de l’islam enseignent et prêchent. La puissance que cette corporation d’experts en charia islamique exerce sur son troupeau  est étonnante et n’a pas d’équivalent dans l’histoire.
Elle est fondée sur la pression sociale. Elle opère de la manière la plus simple qu’on puisse imaginer : le fait de divulguer les prescriptions de sa religion crée une sorte de prestige parmi les coreligionnaires. C’est le cas de tous les systèmes religieux.  En conséquence, dans le cas de l’islam, les musulmans vont admirer quiconque agit d’une manière conforme à l’islam. Qui définit le fonctionnement de cette conformité ? C’est le clergé islamique qui exerce l’autorité finale  et définit quelle attitude constitue une attitude islamique.
Tout ceci serait sans importance pour nous si l’islam ne se vantait pas  de vouloir et de pouvoir anéantir l’occident.
Pour défendre l’occident contre l’islam c’est cette chaîne de prestige et d’autorité consentis que nous devons  attaquer et cette attaque doit se concentrer sur son point le plus faible: sur le fondement de l’autorité que représente le clergé. Cette autorité cléricale est fondée sur la Charia. Cependant l’autorité de la Charia implique que Mohammed, le prophète de l’islam, était plus ou moins un  nigaud et que le Coran est un ensemble vague et simpliste de morceaux de prose pieuse  qui ne détient pas l’information dont un homme a besoin pour être sauvé du feu de l’enfer  —seul le clergé sait comment un homme peut être sauvé et il le sait par sa connaissance de la Charia, non par sa connaissance du Coran.
La position suprême de la Charia dans le monde de l’islam, nous semble-t-il,  peut seulement se comprendre comme une dépréciation du Coran de Mohammed.
Une fois que les intéressés, le musulman et  son opposé le dhimmi auront saisi cela, on les aura influencés. La question que nous devrions nous poser dès qu’on a recours aux lois de la Charia : “Tous ces scribes et savants musulmans, tous des êtres humains, que savaient-ils de plus que Mohammed et Ses compagnons” ?
Considérons un exemple pour voir comment la Charia et le clergé opèrent. En 2006/ 2007, un comédien hollandais a connu des problèmes avec un activiste islamique au sujet de l’assassinat de Theo van Gogh. Le comédien sur sa propre initiative a consulté un imam local à Amsterdam  et le directoire de sa mosquée leur demandant directement s’ils voulaient le tuer. L’imam prit l’air concentré et ne dit rien, faisant comme s’il ne comprenait pas le hollandais — ce qui était peut-être le cas. Cependant, un membre très aimable du directoire rassura le comédien  qu’ils n’avaient nullement l’intention de le tuer parce que  “pour de telles choses, nous avons les radicaux”. Ceci illustre parfaitement la situation. La majorité est silencieuse, l’imam limite son action à la préservation de la dignité de sa charge, ses affidés directes lui apportent les mauvaises nouvelles, et l’élite des soldats, les vrais commandos, les vrais moujahidin font le sale boulot.
Les gouvernements hésitent à résister à ces commandos; ceux qui subissent des attaques habituellement doivent se défendre. Il vaut mieux répliquer à une attaque de manière indirecte et tâcher d’influencer les musulmans pour leur faire prendre conscience qu’au cours des siècles un fossé de plus en plus grand s’est creusé entre ce que sincèrement et parfois naïvement ils considèrent comme islam et l’accumulation de prescriptions et de restrictions que le clergé veut faire appliquer.  Nous devrions sans relâche demander au “musulman laïque” ce que les scribes humains des livres de la Charia savaient de plus que l’archange Gabriel quand il a révélé le Coran à Mohammed.

des aveugles conduisant des aveugles (planche de Fmurr)

Le Coran ne promet pas la joie  à celui qui refuse de se soumettre à l’islam, mais il n’est pas aussi explicite que la Charia.
Nous pouvons en outre librement critiquer les livres récemment annotés et révisés de la Charia, rien dans nos lois et nos coutumes ne nous interdit de le faire.  Cependant, critiquer un texte sacré ancien peut être considéré comme barbare.  Les nombreux livres contemporains sur la Charia au contraire s’y prêtent. Leurs auteurs  sont des hommes comme vous et moi. Mais les auteurs de ces ouvrages sur la Charia certainement prétendent connaître plus que tous les prophètes et les archanges réunis.
C’est là que les amis de l’islam avec habilité tentent de miner notre loyauté. Quand nous faisons référence aux livres classiques de l’ancienne Charia et mettons l’accent sur  sa soif de sang et que nous en explicitons le contenu, ils diront: “Oui, bien, c’est un livre ancien qui n’est plus d’actualité de nos jours, aucun musulman moyen normal ne connait ce livre“. Quand nous citons des sources modernes et contemporaines de même nature, ils diront: “Oui, c’est une innovation récente qui ne dépeint pas l’Islam dans son aspect général”. Si nous citons les deux les sources anciennes et les nouvelles, ils diront que nous les agaçons en répétant des multiples incohérences. Il faut être bien accroché pour aborder ce genre de débats.
L’un de nos problèmes avec l’islam est la question de la liberté religieuse telle qu’elle est comprise par les occidentaux.
La plupart des occidentaux ne se rendent pas compte que les religions ne sont pas semblables.  Chaque acte possible et imaginable est soit interdit soit rendu obligatoire par au moins l’une des cent trente six religions dont bénéficie notre planète.
En conséquence, la liberté religieuse, si elle signifie que chaque religion peut avoir sa place n’est pas possible. Quand mon professeur au cours de  ma première année universitaire m’expliquait cela, je ne le croyais pas et lui demandais si quelque chose d’aussi innocent que boire de l’eau au robinet pouvait être sujet à un interdit religieux. Il répondait qu’il ne pouvait citer d’exemple mais du même coup il m’assurait que si je cherchais bien, j’en trouverai un. Et il avait raison : Dans l’Hindouisme il existe une caste qui est autorisée à  boire uniquement l’eau tirée d’un puits avec une jarre en argile ; boire de l’eau du robinet est considéré comme haram  – impur.
En Europe et en Amérique, cependant, l’expansion des religions, relativement similaire est essentiellement en relation avec la Bible. Par conséquent les Européens et les américains ont tendance à croire qu’il n’y a pas de mal à laisser une religion faire son chemin car « fondamentalement toutes les religions sont les mêmes ». C’est là que réside le malentendu. Il n’y a rien de commun entre toutes les religions.
La liberté religieuse, si elle signifie donner libre cours à n’importe quelle forme de religion est une recette pour la guerre civile. Le message de nos sages grands-parents qui défendaient la liberté religieuse devrait être  reformulé.  Ce qu’ils voulaient dire ne pouvaient être que la liberté d’opinion  et la liberté d’exercer son culte. Comme ils n’étaient pas coutumiers des religions fondamentalement différentes et comme ils en avaient assez de partir en guerre  à propos de croyances et de formes de célébration de culte et comme ils ne connaissaient pas bien le spectre complet et varié des religions du monde, ils formulaient leurs convictions quel qu’en soit le bien fondé, d’une manière qui aujourd’hui prête à confusion et crée de graves problèmes de liberté, de science, de justice, de santé  et de politique.
Rien ne va sans mal, mais nombre de musulmans ont suffisamment de qualités humaines pour refuser d’exécuter tous les commandements imposés par la Charia.
 Aidons- les en leur faisant remarquer qu’il se peut que le Coran soit  la parole de Dieu   – ceci après tout est invérifiable –  mais que  la Charia est l’œuvre des hommes, même selon les enseignements de l’islam. Pour rester libres et à l’écart des lois de la Charia, il se pourrait que nous ayons à livrer une bataille finale, mais la liberté est à ce prix.
Le professeur Dr. Hans Jansen est un érudit hollandais en Arabe et sur les études Moyen-Orientales. Il fut témoin pour la défense de Geert Wilders.
For Prof. Dr. Jansen’s CV, please see www.arabistjansen.nl/.

13 septembre 2017 Posted by | Anthropologie, Religion | | Laisser un commentaire

une culture de chimpanzés?

« Les ciseaux battent la feuille qui elle-même a le dessus sur la pierre qui brise les ciseaux. Cette relation circulaire, plus compliquée à comprendre qu’elle n’y paraît, a été apprise avec succès à plusieurs chimpanzés (Pan troglodytes). Cette drôle d’étude a été menée par des chercheurs chinois et japonais sur 7 animaux (3 jeunes et 4 plus âgés) de l’Institut de Recherche sur les Primates de l’Université de Kyoto (Japon).

jeu « pierre-feuille-ciseaux »

Un test réussi pour 5 des 7 chimpanzés étudiés

Les scientifiques ont appris aux chimpanzés les relations entre chaque paire pour ensuite les présenter toutes de manière aléatoire. Les primates devaient choisir sur un écran tactile le bon mouvement pour gagner la partie. Selon les résultats de l’étude présentée le 10 août 2017 dans la revue spécialisée Primates, 5 des 7 chimpanzés ont terminé avec succès l’entraînement démontrant ainsi leur maîtrise des règles de ce jeu. Les scientifiques n’ont pas relevé de différences en fonction de l’âge ou du sexe de ces animaux.

Des performances semblables à celles d’un enfant de 4 ans

Par la suite, ils ont procédé aux mêmes tests mais avec 38 enfants âgés de 3 à 6 ans afin de comparer les processus d’apprentissage entre les deux espèces. Alors qu’il a fallu pas moins de 307 sessions en moyenne aux 5 chimpanzés pour qu’ils réussissent le test, la majorité des enfants l’a réussi au bout de 5 essais. Chez ces derniers et à l’inverse de leurs cousins primates, l’âge – mais pas le sexe – a une incidence non négligeable sur les performances. Les enfants de 3 ans atteignent en moyenne les 25 % de réussite alors que ceux âgés de 6 ans frôlent les 100 %. En comparaison, les chimpanzés obtiennent des scores équivalents à ceux des enfants de 4 ans, soit 66 % de réussite.

Pourquoi de telles divergences ? Les chercheurs pensent qu’elles proviennent des différences d’apprentissage entre les deux espèces. Tandis que les enfants les plus jeunes changent immédiatement de choix après une mauvaise réponse, les chimpanzés vont mettre bien plus de temps à se corriger.
Pourquoi ? »

Cela reste un mystère pour les chimpanzés, mais pourrait expliquer la non-évolution récurrente de certaines cultures… qui refusent de se corriger devant la révélation de leurs erreurs…


« Dans le monde dominé par l’islam, l’évolution se fait non par le dépassement dialectique des contradictions, mais par la destruction systématique des différences, des traditions antérieures à l’islam.
Ce phénomène explique l’impressionnante immobilité de cette civilisation dont la temporalité est rythmée par le principe de l’éternel retour aux sources. Dans cette civilisation de l’immobilisme, la vérité est à chercher dans «l’origine». C’est elle qui donne sens à toute démarche, religieuse, politique, juridique ou culturelle qui vise à retrouver ce qui a été perdu ; restaurer ce qui a été corrompu –selon les musulmans– purifier ce qui a été «souillé».
L’islam est l’illustration de la théorie nietzschéenne de l’avenir qui est pensé comme revenir, comme retour du même.

Sur cette question fondamentale de la temporalité, l’islam s’écarte des voies ouvertes par la Bible.
Dans la problématique hébraïque, le temps est une ligne infinie et l’histoire se déroule autour de la «construction» de l’homme qui se fait génération après génération. Dans et par ce flux, l’homme s’améliore et s’élève, chaque nouvelle génération profitant des apports de celles qui l’ont précédée.
La temporalité est inséparable du progrès. Partant des textes fondateurs, les Juifs sont tendus vers le futur qu’ils imaginent toujours meilleur et qu’ils travaillent à rendre meilleur. Ils évoluent entre ces deux pôles extrêmes, celui de la tradition sans cesse revisitée par l’exégèse et l’échange de maître à élève, et celui de la création par définition toujours nouvelle.

À l’inverse dans l’islam, l’éloignement de «l’origine», est perçu comme dégradation, perte.
L’évolution est trahison, dénaturation du sens pur de l’origine, le Coran étant considéré comme perfection par définition indépassable. Il se veut clôture englobante. (bida)
Mahomet se présente comme le dernier des prophètes, celui qui dit les derniers mots, donc comme inaugurant la fin de l’histoire.
Dans cette secte religion, la notion de liberté n’a pas vraiment de sens, elle n’est même pas comprise. Pour le croyant, il n’y a qu’un seul comportement possible : obéir, se soumettre, marcher sans se poser de questions, dans le chemin de Dieu. S’éloigner des autres, les impies, les mécréants. Ne pas discuter avec eux des choses de la foi ; les soumettre à la vraie Loi ( celle de Mahomet). À défaut, les chasser, voire les massacrer.

D’où ce mouvement circulaire qui caractérise l’histoire des peuples gagnés à la religion du Prophète : aux brèves périodes de «progrès» (perçus comme processus d’éloignement-corruption de l’islam) succèdent de longs cycles de destruction et d’immobilité fondés sur le strict retour aux textes et à la vie du « se-disant » prophète.

Ce phénomène s’observe dès l’origine et se reproduit de nos jours avec une terrifiante monotonie en Iran, en Algérie, en Égypte, au Yémen, au Soudan, en Turquie, en Afghanistan, etc.
Les riches aristocrates Omeyyades sont impitoyablement massacrés par les Abbassides qui prônent le retour au Coran : « Le calife affirmait régner en vertu de l’autorité divine, en tant que membre de la famille du Prophète. Il assurait aussi qu’il gouvernait conformément au Coran et aux bonnes règles de conduite que l’on définissait de plus en plus par référence au comportement habituel du prophète (sunna). (cf. Albert Hourani, Histoire des peuples arabes*, p.62)

Rien n’a changé depuis les premiers siècles de l’islam et ce principe est revendiqué aujourd’hui et mis en application dans de nombreux pays gouvernés par la Charia.

Cette mécanique «progrès-destruction-immobilisme» s’observe partout où l’islam s’est imposé.

L’islam est, de ce point de vue, non seulement incompatible avec la modernité (entendue comme rupture d’avec la tradition et intégration continue de nouvelles normes dont l’homme est le créateur et le seul juge), mais il se pose, dans sa forme politique radicale (laquelle prétend être détentrice de la seule et unique Vérité, celle du message délivré par le Prophète) comme arme de destruction massive de la modernité et de toute évolution en général.

Pas une seule découverte scientifique ou technologique majeure n’est imputable à l’islam y compris pendant le fameux âge d’or.
Comme l’écrit Anne-Marie Delcambre « l’âge d’or de l’islam c’est l’or de Byzance, dans un premier temps, et l’or de la Perse ensuite. L’islam “civilisation” c’est, en réalité, l’ensemble des emprunts faits aux convertis étrangers, voire aux dhimmis, c’est-à-dire aux juifs et aux chrétiens. (“La schizophrénie de l’islam*”).
Une lutte sans fin est engagée entre les civilisations qui croient au progrès et celles qui ne croient qu’en la prétendue “pureté”, en la prétendue “perfection”, en la vérité de l’Origine.

Toutes les idéologies totalitaires fonctionnent sur ce scénario du nécessaire rétablissement de l’origine. Nazisme et islamisme appartiennent incontestablement à cette dernière catégorie.

L’islam se révèle bien ainsi comme le dernier totalitarisme prévu et prophétisé… »

tel une culture de chimpanzé qui n’apprend quasiment jamais de ses erreurs…

@SydneyTouti

13 août 2017 Posted by | Anthropologie | , | Laisser un commentaire

Le pape Benoît XVI face à la violence de l’islam

Après plusieurs massacres significatifs de chrétiens par des musulmans, le pape Benoît XVI apportait cette clarification : « on ne peut pas utiliser la violence au nom de Dieu ! » Et il ajoutait : « Les religions devraient inciter à un usage correct de la RAISON et promouvoir des valeurs éthiques ».

Depuis longtemps, le pape Benoît XVI exigeait officiellement des changements fondamentaux dans les rapports musulmans-chrétiens. Mais dans cette déclaration il insista surtout pour mettre en évidence le fait qu’un Dieu qui pousse à tuer en son nom ne peut être qu’une idole repoussante. C’est pourtant du dieu de l’islam qu’il s’agit…
Ce discours apparaît comme le prolongement de la brillante démonstration que le pape a présentée à Ratisbonne en 2006 et dont il a conclu la thématique lors de son allocution aux Bernardins à Paris en 2008. Il y a en effet un lien entre les deux événements, et ainsi s’approfondit la même analyse. C’est un fait : Benoît XVI a eu le courage de montrer combien le refus islamique d’associer la raison à une démarche prétendument religieuse fait peser une grave menace sur nos libertés et notre sécurité. Les multiples faits sanglants le démontrent.
Pour étayer sa démonstration, à l’Université de Ratisbonne, lors de cette fameuse conférence de 2006, le pape cite un célèbre passage du 16ème siècle relatant l’entretien entre l’empereur orthodoxe Manuel II Paléologue et un musulman cultivé :Le devin shadok

« L’empereur connaissait les dispositions développées et fixées dans le coran à propos de la guerre sainte. Il dit avec rudesse à son interlocuteur musulman : montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme sa mission de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ».

Cette citation volontairement isolée de son contexte par les médias suscita aussitôt dans le monde musulman un embrasement inimaginable. Les médias occidentaux s’en emparèrent avec délectation. Unanimes dans leur fureur, les dirigeants marocain, palestinien, malaisien, iranien, insultèrent grossièrement le pape, évidemment sans même avoir lu le discours, puisque pas encore traduit! La rue musulmane explosa de rage, on brûla l’effigie de Benoît XVI, une religieuse dévouée aux autochtones depuis trente ans fut assassinée en Somalie, aux cris de Allah ouakbar on incendia plusieurs églises dans les Territoires palestiniens, en Iraq et en Inde. 

Or Benoît XVI donnait dans son exposé historico-théologique une clé de lecture critique générale, avec l’intention de l’appliquer à toutes les religions (christianisme y compris) : violenter au nom de Dieu est inacceptable, car Dieu a un lien avec la raison.

Comment poser autrement les bases d’un dialogue entre civilisations qui puisse se fonder sur des relations ouvertes à l’altérité?
En citant le Paléologue, Benoît XVI voulait rappeler un constat historique indéniable : Mahomet a prêché sa foi par l’épée, il a plus été chef de guerre que chef religieux.
La préoccupation majeure du pape part d’un constat lucide de sa part : la situation du monde contemporain, en fonction de laquelle il dénonce la vision théocratique de l’islam, concept absolutiste de Dieu qui autorise à violenter au nom du divin.
djihad contre savoirLa grande différence, entre islam et christianisme c’est que les textes fondateurs musulmans ne disent pas la même chose que les textes judéo-chrétiens. En islam, le rapport religion-violence est particulièrement imbriqué, et il suffit de lire le coran et les hadiths, mais aussi les biographes musulmans de Mahomet (Mouslim, Boukhari, etc) pour s’en convaincre.

Face à ce dilemme, Benoît XVI affirme avec conviction que si Dieu s’est mis en relation avec l’être humain doué de raison, la religion ne doit en aucun cas servir de caution et d’alibi à la violence. Pour étayer philosophiquement cette approche, le pape insiste sur la dimension hellénistique de la raison : il estime que si l’on structure la pensée religieuse en lui offrant des outils conceptuels de discernement, on lui évite toutes les déviances.
En effet, une foi authentique ne peut se propager par la violence car elle est le fruit de l’âme, or l’âme est raisonnable, c’est-à-dire capable de réflexion et de dialogue. Dans sa Révélation, Dieu s’est rendu intelligible à l’homme raisonnable, et la raison devrait donc jouer son rôle dans la compréhension humaine de la volonté de Dieu et de ses commandements bénéfiques. Le Paléologue, élevé dans la philosophie grecque, dit le pape, proclame le lien entre la raison et la foi dans le but de contester formellement la démarche islamique et ses injonctions belliqueuses coupées de toute réflexion éthique.

C’est aussi ce que confirme El Tayeb Houdaïfa, un chroniqueur de La vie Eco, lorsqu’il écrit que la période islamique du 7ème siècle fut « trop préoccupée par les conquêtes d’expansion militaire et pas assez par l’usage de la raison ». Il y eut dèsdéfilé des aveugles le début des assassinats successifs pour la succession dynastique de Mahomet (Omar, Othman, Ali). C’est ce qui donna lieu à la rivalité séculaire entre sunnites et chiites, qui s’affirme de plus en plus avec l’axe Iran-Liban. El Tayeb Houdaïfa enfonce le clou : « l’après-prophète s’illustra plus par l’empire de la déraison que par le gouvernement de la raison »

Pourtant, une chance nouvelle de profonde réforme était apparue, lorsqu’aux 8ème et 9ème s. les arabes firent traduire dans leur langue les œuvres des philosophes grecs qu’ils venaient de découvrir par leur conquête. Comme ils ne connaissaient pas le grec, ce sont les juifs lettrés et les savants chrétiens – nestoriens en particulier – qui réalisèrent pour eux ces traductions grâce au syriaque.
De ce fait, la popularisation des œuvres grecques en milieu arabo-musulman suscita rapidement la première école théologique islamique importante, celle des mutazilites – avec Wasil ibn Ata, fondateur du kalam, la théologie spéculative. Les mutazilites prirent très au sérieux la logique de la raison dans le domaine de la foi en Dieu. Et cette posture « éclairée » allait avoir des conséquences considérables sur la foi musulmane elle-même, car pour l’école de pensée mutazilite imprégnée de raisonnement philosophique – et donc de prise en compte de l’humain – la justice divine exigeait nécessairement la libre volonté humaine. En effet, si l’individu était privé de libre arbitre pour se retrouver sans cesse prédestiné ou téléguidé par Allah dans le bien comme dans le mal, récompense et punition n’avaient plus de sens et aucune éthique n’était possible.
Intellectuellement attractive, la théologie mutazilite fut établie comme doctrine officielle par le calife Al Mamun (814-833), mais une opposition farouche fit rapidement chuter cette démarche philosophique trop inspirée de la pensée grecque. Pour contrer cette tentative de pacification de la religion mahométane, Al Achari développa une ligne dure attribuant tout à Allah et rendant la raison de l’homme complètement inopérante. Puisque l’individu est « prédestiné » dans ses moindres faits et gestes, c’est le mektoub qui régit tout, selon le bon plaisir d’Allah ! Or cette croyance doctrinale implacable est toujours officielle de nos jours…

Au 11ème et 12ème s. Al Farabi et Al Kindi furent des penseurs musulmans développant l’idée d’une liberté éclairée par la raison, mais Ghazali, leur adversaire, réagit contre eux par un ouvrage clairement intitulé « Destruction des philosophes ».
Même Averroes, un siècle plus tard, se retrouvait disqualifié au nom même de ce reflux vers l’islam dur des origines. (Signalons au passage qu’Averroès si facilement présenté comme un grand esprit humaniste et libéral, fut l’auteur d’un terrible traité du djihad contre les non-musulmans, dans lequel il demandait au pouvoir islamique de ne manifester aucune tolérance envers les juifs et les chrétiens, afin de garantir sans équivoque la suprématie de l’islam).
Dès lors, l’étau se refermait – jusqu’à nos jours – avec ce raidissement doctrinal opéré par Ghazali, freinant toute investigation philosophique en islam. C’est ce que l’on appelle la « fermeture des portes de l’ijtihad ».

conversion et prièreMais dans la même période, (au 11ème siècle), un autre théologien musulman célèbre refusait lui aussi fermement toute ouverture vers la raison, il rejetait toute influence philosophique grecque. C’est Ibn Hazm, que Benoît XVI a présenté explicitement dans son discours de Ratisbonne : pour ce juriste, Allah est pure transcendance sans aucun lien avec la raison humaine ni avec la vérité. Allah est tellement dégagé de nos affaires humaines que ses décrets peuvent être totalement arbitraires et que donc il peut être demandé au croyant de tuer son semblable pour la cause religieuse sans chercher à comprendre pourquoi.

En Andalousie – au 11ème siècle – alors que les royaumes musulmans se séparaient, Ibn Hazm, fidèle au dernier calife de Cordoue, remettait vigoureusement en lumière les comportements fondateurs du prophète de l’islam à Médine, phase belliqueuse succédant à la phase pacifique initiale de la Mecque. L’idée était bel et bien de revenir à l’islam pur et dur du temps du prophète, considéré comme âge d’or de l’islam ; c’est le salafisme, courant musulman radicalisé qui a partout le vent en poupe et qui se manifeste avec force aujourd’hui.

Dans la même logique, Ibn Hazm préconisait la lecture littérale du coran, c’est l’école zahirite, (le zahir = sens apparent). Tout lecteur du coran qui doute, ne serait-ce que d’une seule lettre, devient aussitôt kafir : incroyant, infidèle, impie. Le kufr, c’est l’impiété, punie de persécution en ce monde et de l’enfer dans l’autre. C’est dans cet esprit de non-retour que des musulmans convaincus d’être des « vrais » se sentent autorisés à tuer des musulmans jugés trop tièdes par rapport aux impératifs coraniques!

Payez la taxe djizya sinon mes adeptes vous tueront

Payez la taxe djizya sinon mes adeptes vous tueront

L’islam, pour Ibn Hazm, est littéralement un acte de « soumission » totale y compris dans la lecture du texte. Par conséquent, les 114 sourates du coran sont – telles quelles – parole d’Allah descendue d’en haut et incarnée dans un livre, l’injonction divine est par conséquent manifeste et sa vérité ne peut être contestée ou critiquée. Le coran ne recèle donc aucun sens caché, comme le prétendent les soufis, considérés par l’islam officiel comme une secte ésotérique et hérétique, influencée par des mécréants.

Sous peine de blasphème puni de mort, les « impies » ne peuvent toucher ni à l’esprit ni à la lettre du coran.

Ibn Hazm, (nommément cité par Benoît XVI dans son propos), en formulant le fait que la loi d’Allah est intangible, place celle-ci hors du temps et de l’histoire humaine. Le coran incréé est inattaquable. Ce qui a fait de Ibn Hazm en quelque sorte le théoricien de base du fondamentalisme islamique.

Il est assez paradoxal de remarquer que Ibn Hazm donnait cette impulsion de repli à l’islam, en lui imposant une pensée unique au moment même où – à l’inverse – se développaient en Europe chrétienne les premières grandes universités occidentales. Elles constituaient un lieu d’érudition où l’on pouvait discuter et mener des disputationes contradictoires, où l’on s’exerçait à confronter des arguments et avancer des hypothèses multiples de compréhension des connaissances. La réflexion scientifique allait faire des bonds en avant en chrétienté et décliner peu à peu en islam.

Mais de par sa posture, Ibn Hazm est devenu simultanément l’un des théoriciens du djihad, en tant que guerre d’expansion de l’islam. Cette injonction est formulée dans la fidélité aux opérations guerrières des origines, c’est à dire la conquête obligatoire des territoires infidèles s’accompagnant du traitement impitoyable des non musulmans, les dhimmi, comme le préconise le coran. Les juifs et les chrétiens relèvent d’un statut inférieur de seconde zone et ils doivent payer pour leur survie.
Autre aspect particulier d’Ibn Hazm, son antisémitisme virulent. Le légiste musulman était engagé à fond dans la polémique antijuive et antichrétienne. Il martelait dans son traité Al Fisal l’intolérance absolue envers la catégorie coraniquement dénommée les « gens du Livre », Ahl al Kittab, avec de multiples imprécations contre la Torah désignée comme fiction mensongère. Il maudissait même tout musulman qui vivrait en bonne intelligence avec des juifs ou des chrétiens, considérés par le coran comme falsificateurs des Ecritures.

Suite au discours du pape Benoît, le recteur Boubakeur de la mosquée de Paris chercha aussitôt à minimiser la représentativité de Ibn Hazm, mais il est cependant aisé de constater que les vues du penseur musulman du 11° s. sont absolument identiques à celles prônées aujourd’hui par la majorité des innombrables organisations islamiques alignées sur l’option salafiste du retour aux origines.
En occultant l’option Hazm et le tournant datant du 11ème siècle déjà, on nous raconte souvent que cet islam fondamentaliste est récent, avec Abd el Wahab, initiateur du wahabisme saoudien ; il y a aussi l’égyptien Qutb et l’indien Madowdi, qui furent les fils spirituels actualisateurs – pour notre époque – de cette conception religieuse radicale, et particulièrement redoutable pour les dhimmi. La mouvance puissante des « Frères musulmans », et de sa filiale le Hamas, s’inscrit dans la même ligne. Daesh ou autres organisations combattantes aux dénominations exaltantes sont de la même inspiration violente.

Ce n’est donc pas par hasard que Benoît XVI a pris soin de relever avec insistance la position d’Ibn Hazm dans son analyse, étant donné tout ce qui en découle sur le terrain géopolitique et interreligieux.fqih-tunedoispas

Pour le pape Benoît, le Dieu de la Bible, contrairement au dieu du coran, est un Dieu de l’alliance, un Dieu ami des hommes, en relation avec le peuple des croyants, non pour faire peser sur lui des observances et des interdits, mais par amour.
Dieu est père de son peuple et de chacun de ses membres. Or, le mot amour n’existe pas dans le coran et le mot tuer y est plus présent que le mot prier. L’esprit du coran s’oppose frontalement aux croyances bibliques des chrétiens. Considérer Dieu comme père est une abomination absolue, le shirk. Il n’y a pas de péché, donc pas de rédemption, et Jésus n’est pas mort en croix. Les hadiths précisent même que Issa (Jésus, prophète de l’islam) reviendra à la fin des temps pour « briser les croix et tuer les porcs »…

Dans son discours, si le pape faisait remarquer que la théologie judéo-chrétienne bénéficie de l’outil grec de la pensée, c’est pour souligner expressément que la raison entre en ligne de compte dans l’expression de la foi, telle qu’issue de la bible hébraïque. Le pape refuse donc que l’on propose une foi biblique déconnectée de la raison, y compris dans les parties du monde où règnent d’autres cultures ; rien ne serait pire qu’une foi exemptée de sa dimension grecque de rationalité et de sa dimension juive de spiritualité.
Pour Benoît XVI, il convient de ne pas déshelléniser la réflexion chrétienne, comme il convient de ne pas déjudaïser la foi en amputant sa spiritualité de l’ancien testament.
Le discours de Ratisbonne nous pose ainsi des questions salutaires : en réaffirmant qu’on ne peut pas dire ou faire n’importe quoi « au nom de Dieu », Benoît XVI oriente son propos vers les dangers grandissants du fanatisme religieux ou pseudoreligieux. Il rassure en même temps les tenants de la laïcité sur le fait que la religion bien comprise ne peut pas être déraisonnable, même si elle n’a pas à se laisser enfermer dans les limites restrictives du rationnel.

Certains diront qu’il faut distinguer entre islam et islamisme. Selon eux, l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam vrai, religion de paix et d’amour, religion tolérante et créatrice. clerc muzzulmanLe radicalisme islamique ne serait qu’une perversion du véritable islam. C’est la fameuse distinction entre fanatiques et modérés, mais le problème, c’est que l’islam en lui-même – dès ses premiers pas – n’est pas modéré, et il n’y a qu’une différence de degré et non pas de nature entre radicaux et modérés. C’est un fait que les arguments des terroristes musulmans s’alimentent au coran lui-même.

Cette réflexion nous confirme que le dialogue interreligieux a vraiment plus besoin de lucidité que d’angélisme, de discernement plus que d’affect. Jürgen Habermas donne quelques repères historiques :

« Par l’autoconscience normative du temps moderne, le christianisme n’a pas été seulement un catalyseur. L’universalisme égalitaire, dont sont nées les idées de liberté et de solidarité, est un héritage immédiat de la justice juive et de l’éthique chrétienne de l’amour.

Inchangé dans sa substance, cet héritage a toujours été de nouveau approprié de façon critique et de nouveau interprété. Jusqu’à aujourd’hui il n’existe pas d’alternative à cela ».


via Il y a dix ans, le pape Benoît XVI face à la violence de l’islam

© Abbé Alain René Arbez


20 juillet 2017 Posted by | Religion | , | Laisser un commentaire

Une religion pour autistes

Claude Levi-Strauss, anthropologue (1908-2009). Extraits choisis de Tristes tropiques, Presses Pocket, pp. 475-490)  

claude_levi_strauss« Les brefs contacts que j’ai eus avec le monde arabe m’ont inspiré une indéracinable antipathie.  ll m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. [On ne peut que] constater combien la France est en train de devenir musulmane.
Déjà l’Islam me déconcertait par une attitude envers l’histoire contradictoire à la nôtre, et contradictoire en elle-même : son souci de fonder une tradition s’accompagne d’un appétit destructeur de toutes les traditions antérieures.
Dans la civilisation musulmane, les raffinements les plus rares – palais de pierres précieuses, fontaines d’eau de rose, mets recouverts de feuilles d’or – servent de couverture à la rusticité des mœurs et à la bigoterie qui imprègne la pensée morale et religieuse.

Sur le plan moral, on se heurte à une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident.
En fait, le contact des non-musulmans les angoisse.

passante à Paris

Tout l’Islam semble être une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles ? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive a la burka moderne, semblable à un appareil orthopédique.
Chez les musulmans, manger avec les doigts devient un système : nul ne saisit l’os de la viande pour en ronger la chair. De la seule main utilisable (la gauche étant impure, parce que réservée aux ablutions intimes) on pétrit, on arrache les lambeaux et quand on a soif, la main graisseuse empoigne le verre. En observant ces manières de table qui valent bien les autres, mais qui du point de vue occidental, semblent faire ostentation de sans-gêne, on se demande jusqu’à quel point la coutume, plutôt que vestige archaïque, ne résulte pas d’une réforme voulue par le « se-disant prophète “ –ne faites pas comme les autres peuples, qui mangent avec un couteau“ – inspiré par le même souci, inconscient sans doute, d’infantilisation systématique, d’imposition homosexuelle de la communauté par la promiscuité qui ressort des rituels de propreté après le repas, quand tout le monde se lave les mains, se gargarise, éructe et crache dans la même cuvette, mettant en commun, dans une indifférence terriblement autiste, la même peur de l’impureté associée au même exhibitionnisme. (…)

Si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale : stricte observance du règlement, revues de détail et soins de propreté, promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions religieuses ; et pas de femmes. (…) Ils compensent l’infériorité qu’ils ressentent par des formes traditionnelles de sublimations qu’on associe depuis toujours à l’âme arabe : jalousie, fierté, héroïsme.

Cette religion se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme insconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables. S’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener l’autre à partager leur vérité, ils sont pourtant incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui.

Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite.

La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque, en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants.

(…) Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons : je retrouve en lui l’univers d’où je viens ; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. (…)
Le pourrons-nous jamais ? En s’ajoutant, deux forces régressives voient-elles leur direction s’inverser ? (…) Un autre destin est possible, celui, précisément, que l’Islam interdit en dressant sa barrière entre un Occident et un Orient qui, sans lui, n’auraient peut-être pas perdu leur attachement au sol commun où ils plongent leurs racines. (…)

( …) c‘est l’autre malheur de la conscience occidentale que le christianisme (…) soit apparu “avant la lettre” – trop tôt (…) terme moyen d’une série destinée par sa logique interne, par la géographie et l’histoire, à se développer dorénavant dans le sens de l’Islam ; puisque ce dernier – les musulmans triomphent sur ce point – représente la forme la plus évoluée de la pensée religieuse sans pour autant être la meilleure ; je dirais même en étant pour cette raison la plus inquiétante des trois [bouddhisme, christianisme et islam]. (…)

carte hyperboréeAujourd’hui, c’est par-dessus l’Islam que je contemple l’Inde ; mais celle de Bouddha, avant Mahomet qui, pour moi européen et parce que européen, se dresse entre notre réflexion et des doctrines qui en sont les plus proches comme le rustique empêcheur d’une ronde où les mains prédestinées à se joindre, de l’Orient et de l’Occident ont été par lui désunies. Quelle erreur allais-je commettre, à la suite de ces musulmans qui se proclament chrétiens et occidentaux et placent à leur Orient la frontière entre les deux mondes ! (…)
L’évolution rationnelle est à l’inverse de celle de l’histoire : l’Islam a coupé en deux un monde plus civilisé. Ce qui lui paraît actuel relève d’une époque révolue, il vit dans un décalage millénaire. Il a su accomplir une œuvre révolutionnaire ; mais comme celle-ci s’appliquait à une fraction attardée de l’humanité, en ensemençant le réel il a stérilisé le virtuel : il a déterminé un progrès qui est l’envers d’un projet. »

30 juin 2017 Posted by | Anthropologie, Valeurs | , | Laisser un commentaire

J’accuse l’islam !

© Henri Boulad, s.j. Alexandrie, Dimanche de Pâques, 16 avril 2017


« J’accuse l’Islam d’être la cause de cette barbarie et de tous les actes de violence commis au nom de la foi musulmane.

Je n’accuse pas les musulmans qui sont majoritairement pacifiques, bienveillants et amicaux, mais l’islam comme idéologie politique. J’ai parmi les musulmans – qui sont nos frères en humanité – beaucoup de remarquables amis fidèles et irréprochables, souhaitant eux-mêmes un islam humaniste et pacifié. De très nombreux musulmans – et ex musulmans – ne sont pas responsables de cette barbarie au nom de Dieu. Ce ne sont donc pas eux que j’accuse ici… mais l’islam comme tel.

Ce ne sont pas non plus les terroristes, ni le terrorisme que j’accuse. Ni uniquement les Frères Musulmans ou la nébuleuse de groupuscules qui gravite autour de cette confrérie jihadiste et violente. Pas plus que je n’accuse l’islamisme, ou l’islam politique et radical.

J’accuse tout simplement l’islam qui, par nature, est à la fois politique et radical.
Comme je l’avais déjà écrit il y a plus de vingt-cinq ans, l’islamisme c’est l’islam à découvert, dans toute sa logique et sa rigueur. Il est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’œuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine. Il est porteur d’un projet de société visant à établir un califat mondial fondé sur la charia, seule loi légitime, parce que divine. Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, dîn wa dawla. C’est ainsi qu’il a été depuis ses plus lointaines origines. Avec le passage de la Mecque à Médine (l’Hégire) l’Islam passe du statut de religion à celui d’État théocratique. C’est aussi le moment où Mahomet cesse d’être simple chef religieux pour devenir chef de guerre, chef d’État et leader politique. Religion et politique seront désormais indissolublement liés : « L’Islam est politique ou n’est rien » (Imam Rouhollah Khomeiny).

J’accuse de mensonge délibéré ceux qui prétendent que les atrocités commises par des musulmans « n’ont rien à voir avec l’islam ». Or, c’est bien au nom du Coran et de ses injonctions claires que ces crimes sont perpétrés. Le seul fait que l’appel à la prière et l’incitation au meurtre des infidèles soient précédés du même cri, Allah-ou akbar (Dieu est le plus grand) est hautement significatif.

J’accuse les érudits musulmans du Xème siècle d’avoir promulgué des décrets – devenus irréversibles – menant l’islam dans l’impasse d’aujourd’hui.
Le premier de ces décrets – celui de l’abrogeant et de l’abrogé – a consisté à donner la primauté aux versets médinois, porteurs de violence et d’intolérance, au détriment des versets mecquois invitant à la paix et à la concorde.
Pour rendre ce verdict irréversible, deux autres décrets furent promulgués : celui de déclarer le Coran « parole incréée d’Allah », donc immuable ; et celui d’interdire tout effort ultérieur d’interprétation en déclarant « la porte de l’ijtihad [effort de réflexion] définitivement close ». La sacralisation de ces décisions a fossilisé la pensée musulmane et contribué à maintenir les pays islamiques dans un état d’arriération et de stagnation chronique.

J’accuse l’islam de s’être enferré dans un dogmatisme dont il ne parvient pas à sortir. Pris à son propre piège de ressentiments, il rend toute l’humanité responsable de ses propres échecs dans une entreprise de victimisation, et d’autojustification.

J’accuse l’Azhar, censé incarner l’islam modéré, de nourrir un esprit de fanatisme, d’intolérance et de haine chez des millions d’étudiants et d’imams venant du monde entier se former auprès de ses institutions. Il devient ainsi une des sources principales de terrorisme dans le monde.

J’accuse l’Azhar pour son refus systématique de réformer ses programmes et ses manuels scolaires et universitaires. Malgré les demandes réitérées du Président égyptien al-Sissi d’en supprimer tous les textes incitant à la haine, à la violence et à la discrimination, rien n’a encore été entrepris.

J’accuse l’Azhar pour son refus de condamner l’État islamique/Daesh et l’islamisme salafiste/wahhabite, preuve d’une véritable proximité avec le terrorisme.

J’accuse le grand imam d’el-Azhar, le cheikh Ahmed el-Tayeb, malgré plusieurs années d’études à Paris et une thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne, de persister à s’en tenir au courant obscurantiste et moyenâgeux. Alors qu’on attendait de sa part la promotion d’une pensée innovante dans cette vénérable institution, il a au contraire rétabli les textes incitant à la violence et à l’intolérance dans les manuels scolaires et universitaires des institutions d’el-Azhar, pourtant écartés par son prédécesseur le cheikh Mohammed Tantaoui.

J’accuse l’Azhar de ne pas faire appel aux « nouveaux penseurs musulmans » d’Orient et d’Occident afin d’amorcer avec eux une réforme en profondeur de l’islam.

J’accuse de grandes nations occidentales qui tout en prétendant défendre les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l’homme collaborent activement avec un islam fondamentaliste pour des intérêts bassement économiques et financiers.

J’accuse l’Occident d’avoir inventé avec les islamistes la notion mensongère d’islamophobie pour faire taire toute critique à l’égard de l’islam.

J’accuse certains dirigeants européens de céder aux revendications liberticides d’un islam de plus en plus exigeant et agressif, dont le but clairement proclamé est la conquête pure et simple de l’Occident. Ces dirigeants trahissent ainsi leurs peuples et bradent leur héritage historique. Au nom d’une idéologie multiculturaliste, d’un mondialisme sauvage et d’une ouverture tous azimuts, ils contribuent à l’effondrement d’un passé prestigieux de culture et de civilisation.

J’accuse le laxisme d’une certaine gauche libérale incapable en France d’imposer les lois de la République à une minorité refusant toute intégration. Les dirigeants, vendus par intérêt électoral à des banlieues explosives, ont participé à la dégradation sociale des « quartiers perdus de la République » au nom d’une « paix civile » qui n’est que capitulation de l’État.

J’accuse l’Église catholique de poursuivre avec l’Islam un ‟dialogue” fondé sur la complaisance, les compromissions et la duplicité. Après plus de cinquante années d’initiatives à sens unique, un tel monologue est aujourd’hui au point mort. En cédant au « politiquement correct » et sous prétexte de ne pas froisser l’interlocuteur musulman au nom du « vivre ensemble », on évite soigneusement les questions épineuses et vitales. Tout vrai dialogue commence par la vérité.

J’accuse les grands médias de manipulation et de mensonge en faisant une lecture biaisée des réalités, en avançant des chiffres tendancieux, des statistiques faussées et des “sondages” truqués. Cette désinformation systématique foule au pied la déontologie et l’éthique les plus élémentaires au profit des grands groupes financiers qui les subventionnent et dictent leurs lignes éditoriales.

Plutôt que de s’indigner d’actes terroristes de plus en plus fréquents, il est grand temps de faire face à la réalité réelle et d’oser la parole vraie.
Il est grand temps de reconsidérer le problème de l’islam sans détours, sans peur et sans complaisance. La langue de bois et le relativisme ne mènent qu’au pire. Les États occidentaux ont l’obligation légale et morale de préserver leur intégrité territoriale, leur mode de vie, leur culture et leurs valeurs face à un islam conquérant et foncièrement hostile à la civilisation occidentale.

Que les musulmans qui ne se reconnaissent pas dans ce déchaînement de haine et de violence soient confrontés sans déni ni faux-fuyants à eux-mêmes, à leurs textes fondateurs et à leur histoire ainsi qu’à leur tragique situation aujourd’hui dans le monde. Plutôt que de chercher à promouvoir un dialogue entre l’islam et le christianisme, ou entre l’islam et l’Occident, il est urgent de promouvoir un dialogue et des réformes intra islamique. Que les musulmans reconnaissent enfin que leur problème est endogène, et qu’ils aient le courage de l’aborder en toute lucidité et humilité en cessant de se voiler la face.

Il est grand temps de dépasser les clivages de gauche et de droite, de progressiste et de conservateur, de socialiste et de démocrate, de républicain et de libéral, de judéo-chrétien et de musulman, pour trouver entre tous les humains une base commune de valeurs et de principes. Or, je n’en connais point d’autre que la Charte universelle des Droits de l’Homme proclamée par l’ONU en 1948, que tous les pays arabes et musulmans ont refusé de signer dans son intégralité. (voir dossier ici )

Il est grand temps de placer l’Homme au cœur du débat dans une recherche commune de vérité. Car « si vérité et amitié nous sont également chères, c’est un devoir sacré d’accorder la préférence à la vérité » (Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 4, 1096 a 13).

Seule une vraie confrontation au réel permettrait qu’ « amour et vérité se rencontrent… que justice et paix s’embrassent » (Psaume 85:11) »

4 mai 2017 Posted by | Religion, Valeurs | | Laisser un commentaire

La culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes

Richard Landes est un historien médiéval qui écrit actuellement un livre provisoirement intitulé They’re So Smart Cause We’re So Stupid : A Medievalist Guide to the 21stCentury.
traduction et adaptation © Magali Marc
l’auteur cite une profusion de texte à l’appui de tout ce qu’il avance (76 notes en bas de page).
texte original en anglais.
ci dessous extraits


« Une grande partie du désastreux «processus de paix» israélo-palestinien d’Oslo et des fameux «printemps arabes» peut être attribuée aux restrictions imposées par la pensée postcoloniale sur la capacité de discuter de la dynamique sociale et politique du Moyen-Orient. Si les experts et les journalistes ont été hypnotisés par les perspectives de paix arabo-israélienne et le mirage d’une vague de démocratisation arabe, c’est en partie parce qu’ils avaient systématiquement sous-estimé le rôle de la culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes et son impact sur la religiosité islamique.

La dynamique «honneur-honte» dans les dimensions politique et religieuse

Les termes honneur-honte désignent des cultures où l’acquisition, l’entretien et la restauration de l’honneur public triomphent de toutes les autres préoccupations.
Alors que tout le monde se soucie de ce que les autres pensent et veut sauver la face même si cela signifie mentir, dans les cultures d’honneur et de honte, ces préoccupations dominent le discours public : il n’y a pas de prix trop élevé à payer– y compris la vie– pour préserver l’honneur.
Dans de telles cultures politiques, l’opinion publique accepte, attend, exige même que le sang soit versé pour l’honneur. Dans de telles sociétés, quand les gens critiquent publiquement ceux qui sont au pouvoir– ceux qui ont l’honneur– ils attaquent leur être même. Si ces derniers ne répondaient pas– de préférence par la violence– ils perdraient la face.
Les sociétés autoritaires permettent donc à leurs mâles dominants de supprimer violemment ceux dont les paroles les offensent.

Conséquemment, les cultures d’honneur et de honte ont une immense difficulté à tolérer la liberté d’expression, de religion, de la presse tout autant que de traiter avec les sociétés qui pratique cette tolérance.

Dans les cultures où les gens se font eux-mêmes justice, cette insistance sur l’honneur peut signifier tuer quelqu’un qui a tué un parent, et dans la culture japonaise, l’honneur peut signifier se suicider.
Vous noterez ainsi la différence éthique : reporter la faute sur soi, la prendre en charge ou à la manière enfantine « c’est pas moi, c’est l’autre »

Cependant, dans certaines cultures d’honneur, cette préoccupation signifie tuer un membre de la famille pour sauver l’honneur de la famille. Le «jugement public», dont le verdict détermine le sort de la communauté demeure le vecteur qui motive le besoin de sauver la face, et définit les façons de faire. Le terme arabe pour «commérage» est kalam an-nas, (la parole du peuple), qui est souvent sévère dans son jugement des autres.

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À ce sujet, le psychologue Talib Kafaji a écrit :
«La culture arabe est une culture de jugement, et tout ce qu’une personne fait est sujet au jugement… induisant de nombreuses peurs… avec de graves conséquences sur la vie individuelle. Éviter ce jugement peut être la préoccupation constante des gens, presque comme si toute la culture était paralysée par le kalam [an] –nas.»

Autrement dit, dans la société arabe, tous les individus sont les otages les unes des autres.

Les cultures d’honneur et de honte ont tendance à être à somme nulle : les hommes d’honneur gardent jalousement leur honneur et considèrent l’ascension des autres comme une menace pour eux-mêmes. Dans les cultures à somme nulle de «bien limité», l’honneur pour une personne signifie la honte pour les autres. Si l’autre gagne, vous perdez. Afin que vous ayez le dessus, l’autre doit perdre.
Ceux qui sont juste en dessous continuent de défier ceux qui sont juste au-dessus, et l’ascension n’est possible que par l’agression. Tu n’es pas un homme tant que tu n’as pas tué un autre homme. La prise des biens d’autrui –par le vol ou le pillage– est supérieure à la production. Domine ou soit dominé. Le visage noirci (de la honte) est lavé dans le sang (de l’honneur).
Cette même mentalité dite «à somme nulle», «gouverne-ou-soit-gouverné», qui domine la plupart des interactions dans la politique des cultures d’honneur et de honte, a son analogie dans la religiosité du triomphalisme, la croyance que la domination de sa religion sur les autres constitue la preuve de la vérité de cette religion.
De la même manière que les chrétiens ont pris la conversion de l’Empire romain au Christianisme comme un signe que leurs revendications sur les Juifs avaient triomphé ; les musulmans triomphalistes, dans une expression suprême de la religiosité inspirée par l’honneur, croient que l’islam est une religion de domination destinée à gouverner le monde.

Cette dynamique d’honneur et de honte explique en grande partie l’hostilité arabe et musulmane envers Israël, ainsi qu’envers l’Occident.
Israël, un État de Juifs libres (c’est-à-dire, des infidèles non-dhimmis), vivant à l’intérieur du Dar al-Islam historique (royaume de la soumission), constitue un blasphème vivant. La capacité d’Israël à survivre aux efforts répétés des Arabes pour le détruire constitue un état permanent de honte arabe devant toute la communauté mondiale. Cela fait de l’hostilité musulmane triomphaliste envers Israël un cas particulièrement grave d’une hostilité généralisée envers les infidèles et les musulmans «modérés».
Tout effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde arabe aujourd’hui doit tenir compte de cette dynamique religio-culturelle.

Pourtant, dans l’ensemble, cette dynamique n’est pas seulement ignorée, mais ceux qui en parlent sont réprimandés pour (prétendument) contribuer à aggraver le conflit plutôt que de le comprendre.
Une grande partie de cette ignorance (à la fois active et intransitive) remonte à Edward Saïd (1935-2003), qui a fait de l’analyse «honneur-honte» un péché «orientaliste» particulièrement impardonnable.
Avant même que n’arrive la contribution de Saïd, l’anthropologie s’était éloignée de cette analyse. Lui en a fait un dogme. A tel point que, dans le dernier tiers du XXe siècle, il est devenu paradoxalement honteux– voire raciste– qu’un anthropologue discute de l’«honneur et de la honte» arabe ou musulmane.

Le tissu de racisme, de stéréotypes culturels, d’impérialisme politique, d’idéologie déshumanisante qui règne chez les Arabes ou les musulmans est très fort, et c’est ce tissu que chacun d’entre eux en est venu à ressentir comme étant son destin exclusif et punitif.

cochons-filets

Pour celui qui défend son honneur, la défense d’un côté ou un autre dans un conflit n’est pas basée sur l’intégrité ou sur les valeurs de la gauche, mais sur l’idée de sauver l’honneur, sur la façon dont on sauve la face. Il n’est donc pas surprenant que peu de sujets aient autant enflammé Saïd que la discussion sur le rôle de la culture arabe dans la recherche, le maintien et la reconquête de l’honneur et l’évitement et l’élimination de la honte.
Étant donné que des traits culturels tels que le patriarcat misogyne, les homicides d’honneur, les querelles sanglantes, l’esclavage, les massacres de civils, etc., ne semblaient pas très bons aux gauchistes occidentaux, Saïd devait sauver la face arabe en évitant ce regard occidental hostile. Il a eu l’idée brillante de rendre honteux pour les universitaires occidentaux le fait même de se référer à ces questions dans la discussion du monde arabe, en qualifiant ce type de questionnement de raciste.

Pour tout outsider, soupçonner les dirigeants palestiniens (ou Arabes ou musulmans) de comportements belliqueux constitue pour les post-coloniaux, une agression inacceptable, une forme de racisme. Selon eux, le conflit concerne l’impérialisme israélien et la résistance naturelle qu’il provoque.

Grâce à cette brillante sauvegarde de la «face» arabe, à cette façon d’utiliser le kalam an-nas, l’orientalisme de Saïd a su contourner les vecteurs du jugement négatif paralysant.
D’une part, cette défense protégeait les Arabes des critiques publiques, de l’autre, elle faisait de l’Occident «impérialiste» (et de son avant-garde supposée les «colons» israéliens), l’objet d’une critique implacable.

Son succès à cet égard a donné naissance à une génération de spécialistes du Moyen-Orient, y compris des universitaires, qui ont décrit les mondes arabe et musulman comme des «sociétés civiles florissantes», d’imminentes «démocraties» tout en décrivant l’Occident comme un monde raciste, impérialiste, qui a besoin d’être déconstruit, théoriquement et pratiquement. Un tel mouvement a peut-être flatté l’image que les Arabes et les Occidentaux (gauchistes) avaient d’eux-mêmes, mais il a eu pour prix l’ignorance des réalités plus sombres sur le terrain.
Pourtant, pour beaucoup, cette ignorance semblait être un faible prix à payer. Après tout, le cadre de référence de Saïd offrait aux progressistes pacifistes un moyen d’éviter le choc des civilisations.

Donner aux Arabes et aux musulmans le bénéfice du doute, les traiter avec honneur plutôt que de les inciter gratuitement à la critique, voilà la façon de résoudre les conflits et d’apporter la paix.
Les éducateurs occidentaux qui adoptaient le discours de Saïd considéraient ses thèses comme une sorte de récit thérapeutique qui, en accentuant le positif et en dissimulant le négatif, encourageait l’autre plutôt que de l’aliéner.
Il s’agissait, entre autres, de traiter les Arabes et les musulmans comme si leur culture politique avait déjà atteint ce niveau de modernité, d’engagement sociétal envers les droits universels de l’homme, de paix par la tolérance, d’égalitarisme. Tout cela dans le but de favoriser les relations positives– alors qu’en réalité, une telle évaluation n’était pas objective.
Le monde postmoderne ne peut pas être éloigné de toute évaluation objective.

Edward Saïd, fier membre du Conseil national palestinien, semi-parlement de l’OLP, a fait écho aux paroles du Hamas : les compromis impliquaient un acte humiliant et «dégradant… d’obéissance… Une capitulation… qui a produit un état d’abjection et d’obéissance… se soumettant honteusement à Israël.»
Ainsi l’intellectuel «post-colonial» a utilisé le langage tribal à somme nulle d’honneur et de honte arabe et musulmane, attaquant la négociation comme déshonorante. C’était la langue même dont les Occidentaux évitaient de discuter de peur qu’ils n’«orientassent l’Orient».
Et pourtant Arafat a utilisé le même langage d’honneur et de honte en arabe, dès que les accords ont été signés et que le Prix Nobel a été accordé.
Six mois après son retour de Tunisie en juillet 1994 à ce qui était devenu un territoire sous contrôle palestinien grâce aux accords d’Oslo, il a défendu sa politique devant des musulmans d’Afrique du Sud, non pas en parlant de la «paix des braves», mais plutôt en invoquant le traité de Mahaybiya de Muhammad, signé quand il était en position de faiblesse, rompu quand il fut en position de force.

Dans la mesure où les Arabes avaient accepté le processus d’Oslo, ils le considéraient comme un cheval de Troie, non pas comme une concession (nécessairement) humiliante. Un projet de guerre honorable et non pas de paix ignominieuse.
Dans les cultures où, pour l’honneur, «ce qui a été pris par la force doit être repris par la force», toute négociation est forcément honteuse et lâche.
De façon générale, les journalistes et les décideurs occidentaux, y compris le «camp de la paix» en Israël, et même les services de renseignement, ont ignoré les invocations répétées d’Arafat à Hudaybiya.
Les partisans de la paix les considéraient comme des railleries conçues pour apaiser l’opinion publique (en elle-même une chose qui méritait qu’on y réfléchisse) et étaient persuadés que, finalement, l’appel plus mature de la communauté internationale placerait Arafat du côté de la raison positive. Les praticiens du «journalisme de paix» en Israël, par exemple, ont délibérément évité des nouvelles décourageantes de ce genre et le sens de Hudaybiya en particulier.

Dans son mémoire de 800 pages sur l’échec d’Oslo, Dennis Ross, l’envoyé américain du Moyen-Orient le plus impliqué dans les négociations avec la direction palestinienne, n’a pas eu un mot à dire sur la controverse de Hudaybiya, en dépit du fait qu’il avait correctement jugé le comportement problématique d’Arafat et son «échec à préparer son peuple aux compromis nécessaires à la paix».
Le péché d’Arafat n’était pas d’omission, mais de commission : il préparait systématiquement son peuple à la guerre sous le nez des Israéliens et de l’Occident.
Plutôt que d’examiner les conséquences de cette contre-preuve, ceux qui appuyaient le processus attaquaient quiconque y attirait l’attention.

La plupart pensaient qu’Arafat, quand l’occasion se présenterait, choisirait l’imparfait, la somme positive, le gagnant-gagnant, plutôt que la somme nulle, tout ou rien, gagnant-perdant.
Ils «avaient foi» en la direction palestinienne et faisaient honte à quiconque osait suggérer que les Palestiniens s’accrochaient encore fermement à leur désir atavique de vengeance.

Ainsi, alors que Jérusalem et Washington se préparaient à une grande finale du processus de paix à Camp David à l’été 2000, alors même que les médias israéliens préparaient leur peuple à la paix, les médias d’Arafat préparaient les Palestiniens à la guerre. Et aucun des principaux décideurs n’y a porté attention.
L’incapacité à comprendre la dynamique du maintien de l’honneur (en luttant contre Israël) et à éviter la honte (provoquée par le compromis avec Israël) a condamné Oslo à l’échec dès le départ.
Les gens impliqués, qui pensaient que les deux parties étaient «si proches» et que si seulement Israël avait donné plus, les accords auraient réussi, ont été dupés.
Pour les décideurs palestiniens, ils n’ont jamais été proches. Même une entente réussie aurait mené à plus de guerres. En effet, selon cette logique, plus l’accord favorisait les Palestiniens– c’est-à-dire, plus les Israéliens étaient affaiblis– plus l’agression accompagnerait leur mise en œuvre.

Par exemple, lors d’une interview avec l’universitaire israélien Benny Morris, l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak se plaignait des mensonges systématiques d’Arafat, qui faisait de chaque discussion un calcul entre la dénonciation des mensonges ou l’idée de les ignorer et d’accepter de se mettre en position de faiblesse.
Ses mots [Barak] dans l’entretien initial étaient sans équivoque. «Ils sont le produit d’une culture dans laquelle dire un mensonge… ne crée pas de dissonance». «Ils ne souffrent pas du problème du mensonge tel qu’il existe dans la culture judéo-chrétienne. La vérité est perçue comme non pertinente.» etc.
attaquez les motifs de vos critiques (souvent par projection) ; clamez que vous subissez une blessure morale à cause de l’insulte, et dans le processus, détournez l’attention de la précision des remarques orientalistes.

Le succès de cette utilisation de ce que l’on pourrait appeler la «carte raciste» signifie que la littérature académique sur le mensonge dans la culture arabe, qui devrait couvrir les murs des bibliothèques (du moins dans les bibliothèques de nos services de renseignement) est sérieusement sous-développée. Si Oslo a échoué, c’est principalement parce que les Israéliens et les Américains ont refusé de croire que les Palestiniens leur mentaient –d’un bout à l’autre du processus.

Ignorance de la quête du califat

Pour cette raison, et bien des raisons analogues, lorsque les djihadistes sont sortis du ventre du cheval d’Oslo à la fin de septembre 2000, trop d’Occidentaux, désireux d’interpréter la violence comme le «désespoir» des combattants de la liberté dont les droits ont été niés, ont ignoré les preuves à l’effet qu’Arafat avait planifié la guerre, et ont jeté le blâme sur Israël.

En conséquence, de nombreux journalistes et spécialistes, qui ont dit à leurs auditoires occidentaux que l’Intifada al-Aqsa était un soulèvement national de libération contre l’occupation, semblaient n’avoir aucune idée (ou s’ils en avaient une, ont choisi de ne pas la révéler) que dans l’esprit de plusieurs de ces combattants l’intifada al-Aqsa était le lancement d’une nouvelle phase de djihad global apocalyptique dont l’objectif messianique était un califat mondial pour lequel la terreur des attaques suicides constituait l’arme la plus nouvelle et la plus puissante.

La réaction indifférente, voire négative, de la communauté d’experts aux premières études de la pensée apocalyptique du Hamas dans les années 1990, signifiait que la sphère publique occidentale allait devoir attendre la seconde décennie du XXIe siècle pour découvrir que le djihad global qui a créé un califat dans des parties substantielles de la Syrie et de l’Irak et qui ciblait les infidèles dans leur propre pays, était issu des mêmes visions apocalyptiques.

Les progressistes malheureusement mal informés ont accueilli avec enthousiasme un djihad qui frappait alors Israël, mais qui maintenant hante le monde entier, et en particulier le monde musulman.

Les professionnels de l’information occidentaux– journalistes, experts, analystes politiques, même traducteurs– ont été tellement aveuglés par leur propre rhétorique post-coloniale, qu’ils ont été incapables d’identifier l’islam triomphaliste qui a constamment augmenté son élan vers un califat mondial dans cette génération et ce siècle.

S’ils se sont rendu compte de la présence de ces musulmans impérialistes, ils refusent d’en parler et attaquent quiconque le fait. Cette attitude prédominante a gravement endommagé la capacité de l’Occident à distinguer entre les faux modérés qui veulent réduire les infidèles du monde entier à la dhimmitude et les modérés qui veulent vraiment vivre en paix avec les non-musulmans.

Presque tout le monde conviendra que ces djihadistes qui recourent à l’épée, comme Al-Qaïda ou l’État islamique, ne sont pas des modérés.
Mais qu’en est-il de ceux qui s’en tiennent au da’wa (sommation à la conversion), et qui travaillent de manière non violente dans le même but ultime de rétablir le califat ?
Quand Yusuf Qaradawi des Frères Musulmans dit que «les États-Unis et l’Europe seront conquis non pas par le djihad, mais par le da’wa», cela fait-il de lui un modéré ? Et si le prédicateur du da’wa jouait juste au bon flic pendant que le djihadiste joue au méchant flic ? (NDT : good cop, bad cop)
Du point de vue de l’objectif millénaire d’un califat mondial, la différence entre les islamistes radicaux et les «modérés» est moins une question de vision que de calendrier, moins une question de buts différents que de tactiques différentes.

De telles connexions, cependant, ne s’inscrivent pas sur les écrans radars des professionnels de l’information qui demeurent fidèles aux réticences anti-orientalistes de Saïd. Ils nous poussent plutôt à les voir comme étant clairement distincts. Une telle approche tombe dans le piège djihadiste classique.
Lorsque les partisans du da’wa du califat dénonce les violences d’Al-Qaïda ou de l’ÉI, insistant sur le fait que ces djihadistes n’ont rien à voir avec l’islam, ils le font comme une tactique de guerre cognitive trompeuse.
Ils savent très bien que l’Islam qu’ils ont adopté est une religion de conquête. Ils ne veulent tout simplement pas que les «infidèles» occidentaux, leurs ennemis jurés et leurs cibles, reconnaissent cette hostilité implacable et impérialiste, du moins tant que le djihad mondial est militairement faible.
Ils préfèrent que les décideurs occidentaux renoncent au discours «islamophobe» de la domination mondiale et, apaisent plutôt les griefs des musulmans.

Ceux qui violent cette norme et qui discutent de ces choses désagréables sont punis, exclus, exilés. En effet, la crainte de l’accusation d’«islamophobie» est si forte qu’elle est venue jouer le rôle du serpent de mer qui a étranglé Laocoon quand il a essayé d’avertir les Troyens de la ruse du Cheval de bois offert par les Grecs.

En février 2011, juste au moment où l’administration Obama prenait des décisions cruciales (et trompeuses) sur la façon de faire face à la crise égyptienne, James Clapper, directeur des renseignements au niveau national, a présenté une étonnante évaluation devant le Congrès (qu’il a reniée par la suite) :
«Le terme “Fraternité musulmane”… est un terme générique pour une variété de mouvements, dans le cas de l’Égypte, c’est un groupe très hétérogène, largement laïque, qui a évité la violence et a dénoncé Al Qaïda comme une perversion de l’islam ..»
Il est difficile de cataloguer les idées fausses impliquées dans cette déclaration étonnamment stupide. Elle traduit un manque de compréhension du comportement religieux triomphaliste et une application superficielle d’une terminologie inappropriée qui laisse l’observateur se demander s’il s’agissait d’un acte délibéré de désinformation ou d’un véritable produit de la collecte et de l’évaluation des renseignements des États-Unis.

Il est aussi difficile de séparer cette évaluation opérationnelle totalement désorientée de la discussion académique qui la sous-tend, largement influencée par le paradigme pénitentiel auquel Saïd exhortait l’Occident. Ici les dupes occidentaux doivent interpréter la non-violence comme un signe de modération musulmane et attribuer la violence musulmane à la provocation occidentale. Nous devons supposer que lorsque les musulmans dénoncent la violence, ils sont avec «nous» et non avec «eux», qu’ils ne partagent pas l’objectif djihadiste d’un califat mondial.
Plutôt que de combattre un ennemi aspirant à la domination mondiale, les islamistes exhortent l’Occident à s’attaquer au sentiment d’impuissance des musulmans en les habilitant.
Les résultats de cette méconnaissance aveugle de la réalité sur le terrain– le pouvoir des mouvements religieux inspirés par l’honneur ; le calcul variable de la violence selon que l’on se sent faible ou fort ; les réponses à la faiblesse perçue et à l’absence de détermination de la part des ennemis signifient que ce que les leaders de la pensée occidentale prenaient pour un printemps démocratique, qu’ils accueillaient avec enthousiasme, était en réalité le printemps de la guerre tribale et apocalyptique. Un djihad d’Oslo à grande échelle. Une guerre générationnelle, cataclysmique, «une Guerre des Trente ans» qui ne fait que commencer.

Où l’Occident est intervenu (Libye, Egypte), il a échoué, et où il n’est pas intervenu (la Syrie), la situation a explosé.
Alors que des millions de réfugiés sont jetés sur les rivages européens par ces bouleversements, les décideurs occidentaux restent captifs de leurs clichés suicidaires («nous ne pouvons simplement pas leur refuser l’entrée») qui témoignent d’une profonde ignorance de la culture arabe et musulmane, de ceux qui les font fuir, et de ceux qui ont le pouvoir, mais pas le désir de s’attaquer à cette destruction de leurs sociétés sous les coups du califat.

Conclusion

A travers la porte dérobée d’une préoccupation pour les «autres», sans réciprocité, les Occidentaux éduqués ont permis à un discours hostile, intimidant basé sur l’honneur et la honte d’occuper une grande partie de leur espace public : c’est l’«islamophobie», et non l’islamisme qui est le problème.
Les Palestiniens continuent de sauver la face et de retrouver leur honneur en salissant Israël qui, par son existence même et son succès, leur fait honte.

Dans le cadre plus large du développement civilisationnel, c’est lamentable. Il a fallu un millénaire d’efforts constants et douloureux pour que la culture occidentale apprenne à sublimer la libido dominandi de l’homme au point de créer une société tolérante à la diversité, qui résout les différends avec un discours d’équité plutôt que de violence et où l’échange est gagnant-gagnant. Les échanges à somme positive sont la norme souhaitée.

Insister, comme le font beaucoup de gauchistes, pour que cette réussite exceptionnelle soit considérée comme le mode par défaut de l’humanité, indépendamment de la mesure dans laquelle l’autre est éloigné de cet objectif précieux et de manière à exempter les ennemis de la démocratie de la responsabilité civique de l’autocritique au prix de redoubler son propre fardeau, fini par saper les libertés que la civilisation occidentale s’est données au cours des siècles.

À moins que les universitaires et les professionnels de l’information ne s’emparent et ne cultivent les champs de connaissance tels que la dynamique de la honte et de l’honneur et le triomphalisme islamiste, les Occidentaux ne pourront pas comprendre les sociétés arabes et islamiques et continueront d’accuser les critiques et non l’objectif légitime des critiques au risque de perdre leurs valeurs démocratiques et leurs intérêts nationaux.

L’incapacité de s’engager dans l’autocritique est la plus grande faiblesse des cultures basées sur l’honneur et la honte, et la capacité de le faire est la plus grande force de ceux qui croient fermement à l’intégrité.

Pourtant, maintenant, paradoxalement, l’incapacité des islamistes est devenue leur force, et notre surempressement à compenser est devenu notre faiblesse.

11 mars 2017 Posted by | Anthropologie, Politis, Valeurs | , , | Laisser un commentaire

Le peuple « le plus instruit au monde » selon une étude américaine

Une étude internationale menée par l’institut américain PEW Research Center a conclu que le peuple juif est le groupe religieux le plus érudit et instruit du monde. Selon les conclusions de ce rapport réalisé auprès des religions et groupes religieux les plus importants dans 151 pays, les juifs ont un niveau d’instruction moyen de 13,4 ans, face aux chrétiens (9,3 ans) suivis par les bouddhistes (7,9) et les musulmans et Hindous (5,6 ans).

moyenne années d'instruction par culture religieuse

moyenne années d’instruction par culture religieuse

Il note aussi que le groupe religieux juif atteint 99% de personnes ayant bénéficié d’une éducation formelle et que les juifs israéliens ont une moyenne de 12 années d’instruction. Ils sont 46% de juifs israéliens à posséder un diplôme universitaire.

Autre donnée intéressante, dans le peuple juif, ce sont les femmes qui ont un degré d’instruction plus élevé que les hommes dans la catégorie des 25-34 ans avec 14 ans en moyenne d’années d’études contre 13,4 chez les hommes.

L’institut PEW fournit l’une des explications à ce phénomène: l’immense majorité des Juifs est concentrée dans des pays riches et développés et jouissent ainsi d’un niveau d’éducation et d’instruction élevés, ce qui rehausse la moyenne par rapport à d’autres groupes religieux.

Mais il existe d’autres facteurs liés bien entendu à l’Histoire et surtout à l’importance considérable accordée depuis toujours au sein du peuple juif à l’étude et à l’instruction. Celle-ci ne s’acquiert pas uniquement par le circuit scolaire : je connais ainsi un nombre incalculable d’idiots peu instruits possédant un titre universitaire et d’autres personnes sans cursus important possédant une culture générale incroyable mais en plus lié à l’intelligence vivace et aiguisée de l’école de la vie.

fabrication de musulman
Lorsque se rompt le cordon entre les classes populaires où germe le génie et les infrastructures du savoir, ces dernières finissent par être occupées par une caste de corrompus et d’incapables ne devant leur réussite qu’au pognon et au trafic d’influence.
Les raison qui font qu’une communauté produise beaucoup d’avancées civilisationelles sont plus profondes, et diverses : de multiples facteurs entrent en ligne de compte.

ci dessous ces études documentées (avec les réserves ci dessous):

  • les conclusions apportées ne présagent aucunement d’un refus ou d’une sous-estimation de droits liés au statut « humain » aux personnes de ces ensembles
  • Les mesures de QI  sont des mesures notoirement insuffisantes concernant l’évaluation des diverses sortes d’intelligence : elles n’en mesurent que certaines et font l’impasse sur d’autres sortes pouvant se révéler fondamentales dans le milieu concerné (intelligence sociale, comportementale, pratique, gestuelle, émotionnelle, spirituelle…)

extrait de QI et intelligence humaine

Quel que soit le pays à travers le monde, la hiérarchie reste rigoureusement identique, avec un ordre dicté par le Q.I moyen racial :

  1. Juifs Ashkénazes (110)
  2. Asiatiques de l’est (105)
  3. Européens (100)
  4. Asiatiques du sud-est (92)
  5. Inuits (91)
  6. Métis caucasiens-africain (81-90)
  7. Amérindiens (86)
  8. Nord africains et sud asiatiques (84-88)
  9. Africains (67-80)
  10. Aborigènes d’Australie (62)

Les différences sont bien sûr plus marquées entre les races dont le Q.I diffère sensiblement et est plus ténue entre les races d’intelligence proche.

Cette hiérarchie se vérifie immanquablement pour :

  1.   L’éducation.
  2.   Les salaires moyens.
  3.   Le taux de crime et délit (le taux augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  4.   Le statut socio-économique.
  5.   La fécondité (le taux de fécondité augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)

Il y a toutefois des exceptions dans ce taux de fécondité, montrant la place de certains facteurs culturels comme le haut taux de fécondité des hispaniques de religion catholique.

  1.   L’arriération mentale (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  2.   La réussite scolaire.
  3.   La délinquance juvénile (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  4.   Le pourcentage de mères célibataires (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  5. Le taux de chomage ((augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  6. La réussite au SAT (test d’entré de la plupart des universités américaines)
  7. La prévalence de personnes douées.

Ces différences découlent toutes des inégalités intellectuelle entre les grandes races d’homo sapiens, les juifs ashkénazes, les asiatiques et les caucasiens se démarquant par un haut taux d’accomplissements culturels, des salaires élevés, un taux de crimes et délits faible, un statut socio économique élevé, un taux de fécondité faible, une réussite scolaire valable, une délinquance juvénile faible, un taux de mères célibataires peu élevé, un taux de chomage limité, une réussite au SAT élevée et une prévalence importante de personne douées.

A l’inverse, les nord africains, les africains et les aborigènes d’Australie se caractérisent par une aptitude intellectuelle moindre, des salaires moins élevés, un taux de crimes et délits important, un statut socio économique moins élevé, une fécondité supérieure, une réussite scolaire moindre avec de plus importants troubles juvéniles, un pourcentage important de mères célibataires, un taux de chomage élevé, une réussite au SAT faible et une prévalence de personnes douées faible.

Liste des pays, Q.I moyen et fréquence des athées

Les résultats soulèvent quatre points d’intérêt. Tout d’abord, l’hypothèse avec laquelle nous avons commencé cette étude est qu’il existe une corrélation négative entre le Q.I et la croyance religieuse. Deuxièmement, nous avons montré que la relation négative entre l’intelligence et la croyance religieuse est une différence dans Psychometric g. Troisièmement, nous avons étendu cette hypothèse à l’examen de savoir si une corrélation négative entre le Q.I et la croyance religieuse est présente entre les pays. En utilisant les données de 137 pays, nous avons trouvé une corrélation de 0,60 entre le Q.I et l’incrédulité en Dieu.

Toutes les données ci-après sont tirées de « The global bell curve » (2008) Richard Lynn.


ces points illustrent d’un jour troublant la revendication du supposé livre divin s’adressant à « ceux qui savent » et  traitant les « mécréants » d’ignorants!!!

c’est celui qui dit qui l’est
c’est le malade qui traite le mieux-portant de malade

« Et (nul) ne comprendra (ces choses) sinon les hommes instruits »
(sourate XXIX, verset 42).

 

28 décembre 2016 Posted by | Anthropologie | , , , , , | Laisser un commentaire

aveugles guidés par d’autres aveugles

Le réel n’apprend qu’à ceux qui ont le courage de le voir, la pertinence de l’analyser et le courage de s’y adapter : toutes choses dont semblent dépourvu nos hommes politiques….
alors cynisme corrompu ou ignorance arrogante?

aveugles-brueghel

peinture de Pieter Brueghel l’Ancien inspirée de passages des évangiles de Matthieu et de Luc.

  • aucune leçon ne sera tirée des récents attentats
  • aucun dirigeant politique ne dira que le terrorisme islamique puise ses racines, son inspiration, ses ordres, sa motivation, dans le coran. Le dieu de l’islam oblige le bon musulman à soumettre par la violence l’ensemble de la planète pour imposer sa loi.
  • le terrorisme islamique vise toujours les mécréants. C’est une guerre territoriale de religion pour installer l’islam sur la terre entière. En Europe, en Israël, au Moyen-Orient, en Inde, en Afrique, en Amérique.

« Les chiites sont des mécréants pour les sunnites. Les sunnites sont des apostats pour les chiites. Les chrétiens, les juifs, les athées sont regardés comme non-croyants qui doivent être soumis ou exterminés.
Le lendemain de l’attentat de Berlin, sur les ondes, les médias faisaient dire à des experts qu’il est scandaleux d’amalgamer terrorisme et immigration. L’interdiction du débat continuait sur les cadavres empilés : 10 000 morts ne les feront pas changer d’avis, car ils n’expriment pas un avis, mais une croyance.
Le mal, pensent-ils, se situe parmi les blancs, le bien parmi les barbares.

Cet attentat s’est produit dans le pays le plus tolérant, le plus accueillant, celui qui a le plus grand ouvert les bras à la migration.

Ceux qui ne tireront aucune leçon ne verront pas que l’islam est plus violent lorsqu’il a en face de lui un pays docile à conquérir.
L’Etat islamique vient de frapper le pays le plus tolérant du monde occidental envers l’immigration de millions de musulmans, le plus généreux envers l’islam, celui qui offre aux réfugiés les meilleures conditions d’accueil, qui ne met pas les délinquants musulmans et les prédateurs sexuels musulmans en prison. L’attitude tolérante de l’Allemagne envers l’Islam est un encouragement à l’invasion : les méthodes classiques de l’islam incluent le terrorisme.

Le Portugal, considéré comme le pays européen avec la population musulmane la plus faible, moins de 1 %, n’a pas connu d’attentat depuis 1983, quand l’ambassade de Turquie fût attaquée par l’armée révolutionnaire arménienne — même pas des musulmans. L’islam sait qu’il ne fera pas plier un Portugal déjà raidi contre lui en commettant des attentats. Il sait que l’Allemagne, la France, la Belgique aux gouvernements et médias déjà soumis sont des cibles molles faciles à dominer. C’est là que se concentreront les futurs attentats, jusqu’à la soumission totale. »


Les dirigeants européens sont tous atteints de dysfonctionnement moral

« des aveugles conduisant des aveugles » – FMURR

  • ne pas comprendre qu’on ne peut pas savoir qui sont les terroristes infiltrés et les vrais réfugiés si l’on ne fait pas le tri avant qu’ils arrivent relève du crétinisme.
  • Ne pas tirer les conclusions de la présence de 75 % d’hommes jeunes, en âge et en état de combattre parmi les migrants, ne pas vouloir se demander pourquoi les plus vulnérables parmi ceux qui fuient la guerre ne sont pas majoritaires dans les flots de réfugiés, relève d’une sérieuse déficience mentale.
  • Ne pas chercher à connaître le passé, le casier judiciaire, les intentions d’instaurer la loi de l’islam des millions de migrants venant de pays islamistes aux multiples nids de serpents jihadistes est une attitude criminelle envers les peuples dont les dirigeants ont la responsabilité.
  • Afficher de l’humanisme envers les barbares pour accepter la barbarie parmi les humanistes européens, c’est exposer aux dangers sa population sur son propre sol, pour protéger du danger des étrangers sur leur sol.

Le corpus mortifère de l’islam que nous avons dénoncé depuis plus de quinze ans, se pare des attributs inverses de ce qu’il est (« religion » – ce n’est pas une religion, « d’amour » -pas d’amour là-dedans, plus de 600 versets de haine appelant au meurtre, « de paix » toute son histoire et ses textes prouvent le contraire). – chercheurs d’amour : allez ici
Nos prémisses étaient exactes, mais Cassandre hurle sur les remparts de Troie face à la stupidité ignorante de « l’identité heureuse » et autres fadaises.
La pensée de droite reste souvent contrainte (et ses porteurs simplement lâches), celle de gauche est intrinsèquement bornée par ses préjugés (le réel doit s’adapter à nos dogmes).

défilé des aveugles

Libre, l’homme aborde les sujets, les examine avec réalisme, ce qui est impossible à gauche puisque les cerveaux des « intellectuels » sont verrouillés par les nombreux interdits qu’ils s’imposent (souvent les mêmes que les religieux imposent aux esprits humains en enfance).

  • Interdit de penser librement,
  • Interdit de penser en dehors de l’idéologie
  • Interdit de la remettre en cause et de poser des questions
  • Interdit de réfléchir sur les sujets qui se trouvent en dehors du champ autorisé de la réflexion correcte.

La pensée de gauche a toujours voulu plier la réalité pour ne pas affaiblir ses théories : les cadavres se sont empilés et s’empileront, et l’histoire recommencera.
C’est la pensée de gauche pacifique qui a généré les 11 millions de morts du nazisme, les cent millions de mort du communisme et qui pave le lit des prochains massacres.


La parabole des aveugles est inspirée des évangiles, mais il en existe une autre, semble-t-il plus ancienne, puisqu’une de ses versions a pour protagoniste le Bouddha. Elle est répandue en Orient met en scène des aveugles et un éléphant : les premier ignorent ce qu’est  cet animal et doivent dire ce qu’il est au roi qui les a convoqué. Mais chacun n’en saisissant qu’une partie de la bête (qui une patte, qui une trompe…) ne peut en avoir qu’une compréhension partielle.

Le texte de cette parabole varie selon les versions bouddhique, jaïne, soufie…
Sa signification-morale pourrait être :

  • éviter d’identifier son propre point de vue à une vérité
  • accepter que chacun ne détienne qu’une partie de la vérité de façon à nous amener à rechercher ensemble cette vérité par un travail collectif mettant en commun la part de chacun.
  • refuser systématiquement sectarismes et intolérance.

23 décembre 2016 Posted by | Politis | | Laisser un commentaire

la charia c’est le retour des lois nazies

Condamner la charia (ou sharia) est un acte politique et social qui ne concerne en rien la nature des individus ni leur personne. C’est la charia qui veut officialiser dans nos sociétés la classification et la hiérarchisation des groupes humains en fonction de leurs croyances ou de leur sexe et en obligeant les gens à se conduire comme si une partie de l’humanité était impure et inférieure.
Elle prétend régir les actes des individus sous la menace de châtiments spirituels ou physiques au nom d’une croyance ;
Elle est un ensemble de règles qui viole de manière fondamentale les libertés constitutionnelles et la dignité humaine de nos citoyen(ne)s en tentant de les persuader d’abjurer leurs droits inaliénables au profit d’une servitude dégradante.
La charia ou loi de l’islam est un ensemble de normes comportementales que les musulmans se doivent de suivre s’ils ne veulent pas aller en enfer :

  • La discrimination sexiste (femmes d’un côté, hommes de l’autre lors des rassemblements de musulmans ou horaires réservés aux musulmanes dans les piscines en contradiction totale avec l’égalité républicaine H/F).
  • La discrimination vestimentaire avec les accoutrements voile, burka, kami Burkini etc autant de marqueurs religieux intolérables dans notre espace publique où la discrétion religieuse est de mise.
  • La discrimination alimentaire avec le halal ou encore la prohibition de l’alcool.
  • La discrimination matrimoniale, une musulmane ne pouvant épouser un non musulman.
  • La discrimination sépulcrale avec l’exigence des carrés musulmans pour ne pas mélanger les « purs » et les « impurs ».
    Et bien d’autres choses encore comme le ramadan, le jihad, la peine de mort pour les homosexuels et les apostats, l’amputation pour les voleurs etc.

Sharia-Law-Zone

Elle constitue un inacceptable système de sexisme, de racisme, de xénophobie et d’apartheid religieux.
Des citoyen(ne)s libres et responsables de leurs actes, ne peuvent que refuser la présence et l’introduction de ces règles.
Pour la préservation des valeurs de Liberté, de Laïcité et de respect d’autrui,  la Convention Européenne des Droits de l’Homme, qui est un des socles de nos sociétés démocratiques, en plein accord avec la Cour Européenne des Droits de l’Homme, précise que :
Il y a  incompatibilité entre la Démocratie et la charia.
Celle-ci est inacceptable dans nos pays à conscience évoluée.

  1. Arrêt du 13 Fevrier 2003 de la Cour Européenne des droits de l’Homme de Strasbourg  à propos de la charia.
  2. Affaire refah PARTISI contre Turquie
* La Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme est l’instance juridique suprême de l’Europe au sujet des droits de l’Homme, ses décisions s’imposent aux états signataires de la Convention.
** Convention Européenne des Droits de l’Homme, ratifiée par les états européens, document qui a force de loi dans tous les pays signataires.

Dans une démocratie vous avez le droit de croire ce que vous voulez :

La charia dans les pays occidentaux est de nature politique (la politique est ce qui organise la cité). Dans une société musulmane la charia est d’essence religieuse, car le religieux et le politique sont intrinsèquement liés.
Certaines personnes prétendent introduire ce qu’ils considèrent comme un ensemble de lois dans nos sociétés.

  • des lois réglementant les comportements individuels et collectifs, la morale, la manière de s’habiller, la nourriture, la justice, les relations matrimoniales, la vie sexuelle, les héritages, le statut de citoyenneté
  • des lois même pour ce que vous êtes autorisés à croire ou ne pas croire.
  • des lois votées par personne, des lois absolument incompatibles avec les principes de la Démocratie
  • des lois violant tous les droits de l’Homme imaginables et tous les concepts civilisationnels de base de la dignité humaine telle que nous la concevons.

Certains font comme si cela ne concernait que les musulmans, que nous ne sommes pas concernés.
Mais qu’est-ce qu’un musulman ?
Une nouvelle sorte de citoyen ayant des droits et des obligations distinct des autres ?
Une nouvelle sorte de citoyen se voyant refuser ses droits constitutionnels, auquel ne s’appliquent pas les droits de l’Homme – et particulièrement si ce musulman est une femme ?
Nous ne prétendons pas savoir ce qu’est un musulman ; par contre nous savons ce qu’est un citoyen libre et nous savons ce que la Charia leur fait :

la Charia les enferme dans la servitude
la Charia est une forme d’esclavage mental

femmes-sharia

Nous sommes complètement opposés à toute manifestation individuelle ou collective (notez que nous parlons ici d’actes, pas de croyances) faisant la promotion d’un système politique non démocratique, incompatible avec le respect des droits humains et constitutionnels de nos citoyens. Faire la promotion d’un système social et politique non démocratique dans notre société s’appelle de la subversion, c’est un délit qui devrait être réprimé et qui ne l’est plus, soit par inconscience, soit par corruption de nos élites gouvernantes.

Apprendre à des enfants ou des citoyens qu’ils ne peuvent pas faire usage de leurs libertés constitutionnelles et qu’ils doivent obéir à une loi étrangère – quelle que soit cette obligation- est intolérable. Il n’y a pas de loi parallèle à nos lois qui tienne.
Toute personne qui tente d’introduire une loi étrangère dans nos pays, même s’il se cache derrière le paravent de la religion ou d’actes apparemment anodins, doit être stoppée.

un exemple :
Le ramadan. Voila quelque chose qui semble être une inoffensive coutume, festive et conviviale.
Faux : le ramadan est une obligation dictée par la Charia.
En tant que musulman si vous ne la respectez pas vous devenez un kafir (un non musulman, une sorte de sous-humain – pluriel kouffar). Dans une société islamique (qui s’inspire de la Charia) vous pouvez aller en prison ou vous faire agresser par vos voisins parce que vous « insultez l’islam » simplement en mangeant ou buvant quelque chose pendant la période interdite.
Et dans une société non encore islamique le ramadan exerce une pression sociale extrêmement forte sur les musulmans osant prendre des libertés avec les prescriptions de la Charia. Nos citoyens de confession musulmane souffrent de cette « festive et conviviale coutume » qui permet en réalité de repérer et de stigmatiser ceux qui veulent vivre une vie libre, sans Charia.
Les victimes de la Charia qui ont intégré les règles auxquels ils doivent obéir pensent juste que c’est la manière « normale » de faire les choses. La plupart de nos concitoyens ne voient dans le ramadan que la fête et les pâtisseries, mais c’est de la Charia, ni plus ni moins que la lapidation d’une femme ou l’amputation  de la main d’un voleur.

l'islamophobie n'est PAS un racisme

l’islamophobie n’est PAS un racisme

La Charia est un ensemble, vous ne pouvez pas en choisir un petit morceau et oublier le reste. C’est ce que nous faisons avec les religions dans les sociétés démocratiques mais n’oubliez pas que la Charia est hors du champ de la Démocratie, en dehors de la définition occidentale de la civilisation.

Ce que nous voyons actuellement de la Charia dans nos sociétés semble globalement inoffensif, des produits halal, des tenues vestimentaires spécifiques, etc…
Mais tout ceci est  indissolublement lié à tout le contenu révoltant que nous refusons de voir derrière. Accepter une partie c’est appeler le reste, après le voile, la burqa.
Si on ne veut pas aller à la cave pourquoi commencer à descendre l’escalier ?
Aujourd’hui, porter des vêtements en accord avec les règles de la Charia est un signe de soumission à ses règles, et donc une promotion ostentatoire de celle-ci, un drapeau de marquage social.
Consommer de la nourriture halal est un autre signe de soumission, et une contribution financière à encore plus de Charia dans la société. Et dans les mosquées qui apparaissent partout dans nos villes, la Charia est souvent ouvertement enseignée comme une norme de comportement à nos citoyens, à des enfants sans défense, à nos voisins.

Une interdiction de la Charia aidera à libérer les musulmans ainsi que les non musulmans.

Dans un pays démocratique chaque citoyen bénéficie d’un ensemble de droits et de libertés, il a le droit de vivre en tant qu’être humain libre du moment qu’il ne menace pas les droits et les libertés d’autrui.
Pourquoi devrions-nous tolérer que des activistes-prêcheurs travaillent activement à la destruction des droits et libertés de nos voisins par l’endoctrinement, la pression sociale voire la violence physique ?

le coran nous dit de tuer tous les chretiens, les juifs, les infidèles…

le coran nous dit de tuer tous les chrétiens, les juifs, les infidèles…

La « communauté musulmane » (oumma) est un concept qui emprisonne l’individu dans une « communauté » ayant des coutumes et obligations spécifiques issues de la Charia. Ce concept n’a absolument aucune validité, soit vous êtes un citoyen, soit vous ne l’êtes pas, le reste n’a aucune signification.
Une interdiction totale de la Charia, de son enseignement et de sa promotion aidera nos citoyens de confession musulmane à se protéger de ceux qui, insidieusement, essayent de les asservir à l’esclavage mental de la « loi » islamique. Nos sociétés démocratiques offrent le cadeau fabuleux de la liberté à tous citoyen musulman désireux de l’accepter. C’est notre devoir collectif de maintenir les conditions permettant à nos citoyens d’échapper au joug de cette loi étrangère et barbare.

Être débarrassés de la Charia nous protègera aussi, car elle concerne aussi  les non-musulmans.
La Charia incite en effet lourdement à la discrimination, la haine, le tromperie et la violence à l’encontre des non-musulmans, les mécréants. La Charia provoque des désordres sociétaux et des tensions menant à des situations de semi-insurrection urbaines quand elle est combinée à des problèmes sociaux à l’immigration de masse.
Tous bénéficieront d’une vie meilleure une fois débarrassés de la Charia.

Nos pays possèdent déjà des constitutions et des lois incompatibles avec la Charia. Ce simple fait devrait nous protéger de toute tentative d’introduction de celle-ci dans nos sociétés. En théorie seulement car la réalité est très différente, ainsi que chacun peut le constater.
Pourquoi ?
L’information. Les démocraties occidentales souffrent d’un dramatique manque d’information.

  • Nous sommes en guerre et nous ne le savons même pas (précisons que le Jihad, la guerre contre les non-musulmans est un devoir sacré pour ceux qui obéissent à la Charia).
  • Nous faisons face à une idéologie politique et nous ne le savons même pas (beaucoup croient encore au « choc des civilisations », à un affrontement religieux ou à des problèmes de racisme).
  • Nous sommes confrontés aux symptômes d’une influence grandissante de la Charia et nous ne savons pas les identifier comme tels (foulards islamiques, produits halal, liberté d’expression réduite à cause d’un climat de menace et de violence latente dès qu’un sujet en rapport avec la Charia est abordé, etc…).

Nous ne savons pas à quoi nous faisons face. La plupart d’entre-nous ignorent ce qu’est la Charia et ce qui la relie aux textes fondamentaux de l’islam.
Demandez autour de vous, combien parmi vos connaissances ont lu le Coran et des hadith, ou savent ce qu’est la Charia et ce qui ne l’est pas ?
Les gens ignorent ce qu’est la Charia, la plupart des musulmans vivant dans nos pays également d’ailleurs. Et nos dirigeants ? Pourquoi seraient-ils plus informés ? Parce que vous avez voté pour eux ?
C’est là la source du problème : L’incapacité sociétale actuelle à détecter la présence de la Charia et à comprendre la menace qu’elle représente pour nos sociétés démocratiques.
Une fois informés sur ce qu’est la Charia et ses dangers, nos dirigeants seront capables de défendre efficacement nos Nations (s’ils ne sont pas vendus).
Il faut montrer aux gens et à nos représentants ce qu’est la Charia et comment elle a déjà insidieusement envahi nos rues où elle se répand rapidement tant qu’elle n’est pas fermement stoppée. Et quand vous savez ce qu’est la Charia, faites-moi confiance, vous savez que n’en voulez pas chez vous, jamais.

La vérité à propos de la Charia, le réel, nous n’avons besoin de rien d’autre.


« J’ai beaucoup étudié le Coran (…) Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman (…) je la regarde comme une décadence plutôt que comme un progrès » (Alexis de Tocqueville)

31 octobre 2016 Posted by | Politis | , | 2 commentaires

Témoignage d’un kabyle

If the people of this religion are asked about the proof for the soundness of their religion, they flare up, get angry and spill the blood of whomever confronts them with this question. They forbid rational speculation, and strive to kill their adversaries. This is why truth became thorough silenced and concealed.

Si l’on questionne les adeptes sur les preuves et le bon sens de leur religion, ils explosent de colère et répandent le sang de quiconque leur pose ce type de question. Ils oublient tout raisonnement rationnel et menacent de tuer leurs contradicteurs. Voilà pourquoi la vérité ne fleurit que par le silence et le non-révélé.

Zakariya Razi (Rhazes)
Persian chemist, philosopher and physician, 865 – 925AD.

 

L’islam, l’héritage boueux à nos enfants

« Le religieux est spécial. Déjà fou, endoctriné, haineux, violent et furieux; il se prend surtout pour un fidèle serviteur d’un dieu et d’un prophète qu’il n’a jamais vu ni connu. L’islamiste est prêt à exploser, à tuer, à égorger, à lapider, à couper des mains et des têtes et aussi  à mourir pour « la vie éternelle ». Un mensonge auquel il croit jusqu’à l’obsession. Pis, à la perversion.

Les musulmans ! Tous ceux et celles qui s’obstinent à les raisonner deviennent leurs ennemis et tous ceux et celles qui ont suivi une autre voie que la leur sont leurs rivaux.  Des ennemis à soumettre ou à abattre. Aujourd’hui les musulmans rêvent encore de régner sur le monde. J’entends ce discours partout : sur Internet, à la télévision, dans les mosquées, dans les cafés et même dans les bars…

Assis sur un banc, dans un parc, un groupe de cinq jeunes barbus étaient allongés à quelques pas de moi. Ils parlaient à haute voix des Occidentaux et des juifs, de l’islam et de la guerre en Orient sans aucune réticence ni gène. Toutes les abominations et l’animosité qu’ils exprimaient envers même ce pays d’accueil qui à ce moment-là leur offre un coin somptueux, une verdure indescriptible, un calme thérapeutique et une vue panoramique. Leur vacarme a gâché  l’atmosphère et l’ambiance de ce magnifique  parc. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas déguerpi de là. Ma présence ne les dérange aucunement. Portant, leur discussion a hissé mes poils. J’ai cru, un moment, que j’étais encore en Algérie. J’ai maintes fois entendu ce discours mais pas au Canada.

Ils parlaient un français étriqué mixé d’un arabe châtié. Un Algérien, il y en avait parmi eux certainement. J’ai reconnu son accent. Peut-être qu’ils étaient tous de ce bled. Il y a, paraît-il, un seul peuple là-bas et une seule langue mais avec une infinité d’accents et une dizaine d’identités.  À cet instant j’ai remémoré un peu l’histoire. Il y a longtemps, les Arabes ont envahi l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc… toute l’Afrique du Nord. Nous étions, nous les autochtones, les Kabyles, assez nombreux. En espace de peu de temps, ils nous ont surpassés ! Je me suis interrogé plusieurs fois sur le secret de ce revirement. Des réponses il y en a en masse, mais je me pose, encore, parfois, cette question.

Ce groupe de barbus s’acharne de plus belle. À chaque fois qu’ils prononcent le mot Israël, ils l’associaient au diable. Elle résonne dans mes oreilles. Cette formule ils l’ont apparemment apprise par cœur. Ils  la récitent comme un refrain. Des insultes, des insultes… À un moment, je me suis dit, peut-être qu’ils me connaissent ou ils veulent juste que je me joingne à eux. Sont-ils en opération de recrutement ? Insoutenable ! J’ai décollé du banc, je ne pouvais plus écouter leurs conneries. Je ne pouvais plus les entendre ni les voir d’ailleurs.

Ils n’ont ni savoir ni technologie, ni armes, ni pouvoir. Alors, ils ont opté pour ce qu’ils appellent la guerre silencieuse (envahir de l’intérieur) ou la conquête citoyenne. Ils se faufilent et passent entre les mailles du filet, dénichent les voies d’eau, trouvent les faiblesses et s’invitent en hommes de grâce et paix pour répandre l’obscurité et la mort une fois rendus sur le terrain. Les islamistes sont fous et ils s’en foutent de ce qui est bien ou mal. Ils sont des spécialistes en endoctrinement. Des diables.

« La manne pétrolière que nous avons mis au service des Occidentaux est l’ultime moyen pour nous d’assurer des billets pour traverser en masse les frontières de nos ennemis. Celles des « mécréants », a dit l’un des barbus à ses congénères. »

« Il faut peupler le monde de musulmans. Construire des mosquées, imposer doucement mais sûrement l’idéologie arabo-islamique, nos us et coutumes. Le hallal et le haram (ce qui est licite et illicite en islam). Les mosquées, les écoles et les associations sont le meilleur subterfuge pour s’enraciner à jamais dans les grandes démocraties, a répliqué son homologue. »

Ce mot, la démocratie, ils le brandissent dès qu’une seule personne les pointe du doigt. Moi, je n’ai pas voulu bouger le doigt à ce moment-ci et je n’ai pas eu envie de les contredire. Je sais comment ils raisonnent. Ils ne réfléchissent pas. Ils ne sont pas des démocrates pour me lancer dans un débat avec eux.  Je suis persuadé que leurs pensées sont figées qu’ils sont aussi des fous furieux de démocratie, mais ils l’emprunte quand même lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts. Je dirais même que c’est cette foutue démocratie qui les protège. Cette dernière  se dissipe dare-dare  lorsque c’est eux qui attaquent. Ils inventent des   néologismes  pour se déculpabiliser et lorsqu’ils veulent jouer le rôle de victimes. Des mots comme islamophobe ou  islamophobie… Je les connais, ces énergumènes.

Il n’y a pas plus xénophobe que les musulmans. Qu’est ce qu’ils sont devenus les peuples autochtones envahis par ces éteigneurs de lumières ?  Qu’est-ce qu’ils apportent aux sociétés qui les accueillent ? De l’obscurité. De la haine. Du mépris. De l’ingratitude. De la violence.

Ce n’est guère un hasard. L’homme qui n’est pas fou distingue sans tribulation ni violence le bien et le mal. Les obscurantistes religieux, eux, sont fous. Ils sèment l’horreur et la terreur à leur insu. Victimes d’un endoctrinement délétère ou complices d’un complot misogyne et d’empiétement de l’amour et de la liberté, le seul but des islamistes n’est que la fureur et la haine.

Ils sont spéciaux, oui. Ils sont uniques. Des égotistes. Des sauvages.  Les islamistes refusent et rejettent ce qui n’est pas adapté à leur croyance. Ce qui n’est pas musulman ne doit pas prendre racine chez eux. Pour les islamistes, tout ce qui n’est pas musulman n’a pas de place sur leur terre. Les lieux de culte autres que les leurs ne sont pas admis chez eux. Tous les us et coutumes des autres sont inadmissibles chez eux. Celui qui ose braver ou désobéir ils coupent sa tête.

Pour autant, ailleurs, en dehors de leur pays, ils sont encore plus spéciaux. Ils font tout pour s’imposer et imposer leur idéologie moyenâgeuse sous toutes ses formes. Prières dans les places publiques, des haut-parleurs sur les minarets, des plats hallal dans les écoles, des salles de prière dans les entreprises où ils travaillent, des piscines et des parcs réservés, des voiles pour les femmes et les fillettes et j’en passe.

Les peuples qui sont dominés par ces éteigneurs de lumières connaissent bien les conséquences qui émanent de leur noirceur. Ceux qui les reçoivent à bras ouverts et avec mille et un accommodements en se croyant être à l’abri du cataclysme religieux se réveilleront de leur long et profond sommeil lorsque ça sera trop tard. Ce jour-là, le mal sera fait . Ainsi, ils se rendront compte de l’héritage fangeux qu’ils ont légué à leurs enfants.

Boualem Afir.

15 octobre 2016 Posted by | Politis, Religion | | Laisser un commentaire

Le tempérament et le sufi

Le soufisme et la connaissance mystique font partie de l’antique civilisation perse qui était fondée sur la dévotion et l’amour envers l’existence Absolue de Dieu (Haqq), ainsi que
sur le service aux créatures. Suite à l’apparition de l’islam et à la conversion (forcée) des iraniens à l’islam, le soufisme s’est progressivement plié au formalisme de l’Islam pour en devenir son « mysticisme ».Nasreddin HodjaPendant le premier siècle de l’hégire, le soufisme prit la forme de l’ascétisme, l’éthique humaine, et la chevalerie.
Hasan Basri fut le représentant le plus célèbre de cette école. Durant le deuxième siècle, des sujets tels que l’amour divin et l’unité de l’existence attirèrent l’attention d’un certain nombre de soufis. Au cours du troisième et du quatrième siècle, le soufisme trouva graduellement sa place dans la société islamique à travers de nouvelles pensées et terminologies. Ce fut une époque qui vit l’apparition de grands maîtres soufis.

A chaque époque et pendant des siècles, les maîtres et les personnes célèbres de l’école du soufisme ont présenté divers points de vue  qui dépendaient fortement de leur milieu social et de leur propre connaissance et compréhension du soufisme :

  • Hojviri  « Le soufisme signifie s’habiller d’une peau (suf), symbole de l’ascétisme, afin de nettoyer le cœur de l’attachement du monde et d’orner l’apparence par l’acte et la croyance.»
  • Muhammad ibn Ahmad Moqri : « Le soufisme est la persévérance des états avec Dieu (Haqq).»
  • Nuri : « Le soufisme signifie liberté, chevalerie, abandon de l’exces, et générosité. Il signifie l’abandon du plaisir du Nafs.»
  • Jonayd : « le soufisme est de protéger les instants.»« Le soufisme est tempérament, celui qui améliore ton tempérament améliore ton soufisme.»
  • Abu said Abol Kheyr : « être derviche est un nom qui est réalisé lorsque tout est terminé. A la fin il ne reste rien sauf Dieu.»
  • Ebn Jala : « Le soufisme est une réalité pour laquelle il n’y a ni coutume ni signe distinctifs.»
  • Hasri indique que : « Le soufisme, c’est purifier le cœur de la turbidité de la contradiction.»
  • Bâbâ Tâher : « Le soufisme est la vie sans mort et la mort sans vie, car il s’agit de s’éveiller durant la vie humaine et de mourir à la vie du Nafs.»
  • Muhammad ibn Ali Qassâb : « Le soufisme consiste en un tempérament de qualité noble.»
  • Ravim : « Le soufisme c’est passer d’un tempérament indigne à un tempérament supérieur et bon.
  • Ibn Arabi, fondateur de l’école de l’unité de l’être : « Le soufisme est d’observer intérieurement et extérieurement le comportement indiqué par la loi divine, en d’autres termes avoir un tempérament de nature divine.»
  • Le maître de Hérat, Ansari, a tout résumé en quelques mots : « Le soufisme consiste en deux choses : regarder dans une direction et voir tout du même œil.»
  • Abu Sahl Saluki : « Le tempérament est le rejet de la protestation.»

Les autres maîtres ont dit aussi : « Le savoir permet au soufi de trouver son but et de le connaître. L’action permet d’espérer s’en approcher. La grâce de Dieu (Haqq ) lui permet d’atteindre le but sur lequel il avait fondé son espoir. »

un authentique soufi est un chercheur qui se débarrasse de ses vieilles peaux…

13 octobre 2016 Posted by | Religion, Spiritualités | | 3 commentaires

Le déni du droit d’apostasie est la marque totalitaire absolue, la marque de la bête

Le déni du droit d’apostasie est une marque totalitaire absolue,
la marque de la bête à qui l’on refuse l’état de conscience autonome.

Article 18 de la Déclaration des Droits de l’Homme:
« 
Tout individu a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seul ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.« 

Toute société qui l’applique marque, de fait, son allégeance implicite ou déclarée aux forces obscures…
Elle est contraire aux droits de l’homme et des peuples, et révèle ainsi une des façons qu’ont eu les forces noires pour investir et contrôler le monde : nombreuses sont les âmes manipulées et passées sous leur coupe…
Vous pouvez rentrer mais pas sortir…

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L’islam n’est pas une religion – et surtout pas une “religion de paix» – mais plutôt un totalitarisme avec une revendication absolue à la domination du monde qui s’est camouflé avec succès depuis 1400 sous le déguisement de  « religion» – rappelons les découvertes récentes archéologiques, sémantiques, documentaires, ethnologiques, génétiques, … qui en pointent l’origine en tant que secte judéo-chrétienne ayant voulu se créer un paradigme spécifiquement arabe et éradiquer toute trace d’une origine juive désormais honnie (ce qui explique l’acrimonie récurrente actuelle envers les juifs).
L’islam est une exception parmi les grandes cultes : le Bouddhisme, le Christianisme, le Judaïsme, l’Hindouisme et le Taoïsme présentent ici et là des lacunes, cependant ces religions sont globalement tolérantes et pacifiques (pour ceux qui les connaissent) et n’appellent pas dans leurs textes de procédures/rituels à une élimination du « différent ». Les textes violents que l’on peut trouver (il y en a dans le Pentateuque, les Vedas, le PopolVuh…) sont considérés comme des livres d’histoire et non des injonctions juridiques actuelles comme le préconise l’islam. Sans exception, elles enseignent toutes aujourd’hui à leurs adeptes que les choses positives accomplies dans cette vie auront des conséquences positives pour la vie future.

L’endoctrinement de l’islam est lui mortifère et impose de tuer avec sauvagerie les « infidèles ». – pour rappel ce sont des instructions juridiques actuelle, pas des relations de temps révolus.

  • 4.84. Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi-même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition.
  • 5.33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au- delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.
  • Le Coran Sourate II La Génisse, verset 187/191 : TUEZ-LES partout où vous les atteindrez. EXPULSEZ-LES d’où ils vous ont expulsés. La persécution [des croyants] (fitna) est pire que le meurtre.
  • [Toutefois], ne les combattez point près de la Mosquée Sacrée avant qu’ils vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, TUEZ-LES. telle est la ‘récompense’des infidèles.
  • Le Coran sourate VIII Le Butin, verset 40/39 Appel aux armes : Et combattez-les jusqu’à ce que le culte entier soit rendu à Allah

Ce point est inconnu/inconscient de la plupart des musulmans que je connais : l’explication factuelle de leurs propres textes ne monte point à leur conscience, et reste au niveau de la répétition des axiomes de base qui leur ont été incorporés dans l’enfance. Ils en sont resté au niveau des neurones-miroirs qui, formés vers cinq ans, tendent à faire reproduire et dupliquer tout comportement parental dans la conscience enfantine. Ils présentent donc sur ces domaines, un état de conscience non-autonome, répétant inlassablement les mêmes poncifs… Pourquoi l’existence du « différent » leur est-il si difficile à supporter? Celui-ci remet-il en cause leur propre attitude?

L’islam est donc une exception : son but ultime est de capturer tout le pouvoir sur terre, et tous les autres buts sont subordonnés à celui-ci. L’interdiction de tuer ne concerne que les musulmans, mais en aucun cas les « infidèles ». La paix de l’islam sera atteinte seulement lorsque la domination mondiale sera atteinte.

Le communisme avait construit une image idéale de l’Homme, où tous les hommes seraient égaux, et ils ont échoué en raison de cette perception irréelle.
L’islam construit aussi une image irréelle de l’Homme, car il s’imagine que tous les gens finiront par croire en un Dieu – le dieu de l’islam – et cette image ne coïncide pas avec la réalité de l’infinie diversité psychologique, intellectuelle et créative de chaque être humain. L’espèce humaine est infiniment plus diverse, sophistiquée, intelligente, créative, chaotique, et imprévisible que l’image archaïque de l’Homme offerte par les fondateurs analphabètes de l’islam.
Le « Dar al Islam », ce concept musulman du monde futur dans lequel tous seraient soumis à l’islam, n’est rien de plus qu’une utopie irréaliste qui n’adviendra jamais. Cependant, aussi longtemps que les musulmans luttent pour leur futur rêvé et divisent artificiellement le monde entre « Croyants » et « Infidèles », le mot islam restera associé à la guerre, la terreur et la violence. Cette guerre perpétuelle contre les non musulmans, le djihad, est déclarée devoir religieux pour chaque musulman.

« Les Chrétiens et les Juifs disent « Tu ne tueras point » ! Mais nous, nous disons, que tuer possède la même valeur morale que la prière pour atteindre notre but.  – dit une audio de Khomeiny»

L’islam appâte ainsi les tueurs à gages, avec la promesse de l’entrée présumée au paradis où des dizaines de vierges attendent les “djihadistes”, et leur feront goûter aux plaisirs sexuels permanents. Et si un musulman a des problèmes avec sa conscience au sujet du meurtre d’un «infidèle», il reçoit l’aide et le soutien religieux directement du coran.
Le coran dit : « Ce n’est pas ton bras qui les a poignardés, mais c’est Allah. Ce n’est pas toi qui as tiré la flèche, mais c’est Allah, afin qu’Il puisse montrer sa propre puissance. » (sourate 8.17)
En clair : leur dieu islamique, le “Tout Miséricordieux”, non seulement attend de ses fidèles qu’ils tuent les “infidèles”, mais en plus il prend soin de fournir la thérapie nécessaire pour traiter directement avec la situation.
Leur dieu veille à ce que la conscience de ses tueurs à gages soit libérée de toute responsabilité personnelle pour leurs meurtres, en prenant cette responsabilité sur lui-même.
Cela explique pourquoi il y a un si fort différentiel statistique en déviants parmi leurs affidés (voir étude sociologique de Nicolai Sennels)

On a pu observer chez les génocidaires du siècle passé (Hitler, Staline, Mao, Pol Pot) que « l’Etat » disait : « Ce n’est pas vous qui avez tué, moi, l’Etat, je suis le tueur commanditaire. Vous êtes seulement mon instrument ».
On observe chez les malades mentaux de type paranoïaques des déclarations similaires, qui tel un syndrome de Stockholm inversé les absout par avance et renverse la charge de culpabilité
Quand les ordres émanent de l’Autorité (surtout si l’autorité se dit divine), cela est plus facile de commettre un meurtre ou une exaction (voir Hannah ARENDT). Aucune autre religion au monde n’a instauré une culture si perverse du meurtre, aucune autre religion au monde n’enseigne systématiquement à ses adeptes comment tuer les adeptes des autres religions, aucune autre religion au monde considère avec une intention diabolique la non responsabilité des actes commis, ce qui, de fait, immunise les musulmans contre tout sentiment de culpabilité envers les meurtres des innocents, et tout cela est écrit dans leurs « nobles écritures ».

Le coran ordonne de tuer et de violer les infidèles dans 206 versets ainsi que la propagation de la foi par l’épée. Dans 1800 autres passages, mahomet lui-même ordonne à chaque musulman de se référer aux Hadiths et à la Sunna.

Conclusion :
des personnes mauvaises, il en existe dans toutes les religions, mais seul l’islam est capable de transformer autant de bonnes personnes, en diaboliques.

La notion de liberté religieuse doit être reconsidérée d’urgence. Si les textes sacrés d’une quelconque religion, sa fondation et les déclarations de ses prophètes violent de façon aussi flagrante la Déclaration des droits de l’Homme de l’ONU, comme c’est le cas pour l’islam, alors il faut lui retirer le statut de « religion ».
On ne doit désormais plus permettre que l’islam invalide les systèmes légaux historiques des États comme cela arrive depuis déjà trop longtemps dans la plupart des pays occidentaux.
Les lois religieuses ne doivent en aucun cas supplanter les lois constitutionnelles.


un ami musulman m’affirmait que l’apostasie n’était pas puni de mort!!!
l’apostasie est la pierre de touche de l’islam : il ne connaissent pas leur propres contraintes!!! et ils le disent eux-mêmes!!!

Si l’islam ne tuait pas les apostats il aurait DISPARU à la mort de Muhammad

Al Qaradawi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Apostasie_dans_l%27islam
https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_la_coop%C3%A9ration_islamique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Apostasie_dans_l%27islam#cite_note-19
Quelques occurrences historiques… elles sont légion, impossible d’être exhaustif

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extraits de « Pourquoi je ne suis pas musulman » – ibn Warraq


1981 : septembre: Déclaration Islamique Universelle rédigée à Paris pour le Conseil islamique pour l’Europe; elle reconnait un droit pour les minorités non-musulmanes; mais elle ne reconnait aucun droit aux musulmans considérés comme hérétiques ou aux bahaïs. Elle n’a pas eu de conséquences importantes dans les pays musulmans.

1981 : janvier: une fatwa d’Al Azhar au Caire refuse l’abandon de l’excision des filles; pour lui, il n’est pas possible d’abandonner les enseignements de Mahomet pour d’autres enseignements, même médicaux

1982 : projet égyptien de retour au droit musulman, avec loi du talion, lapidation, pendaison pour apostasie
1982 : la Ligue Arabe reprend le projet égyptien de retour général au droit pénal musulman (talion, lapidation, pendaison pour apostasie…)

1984 : exécution à Khartoum de M. Taha, chef d’une organisation islamiste modérée, pour apostasie; il est pendu en public à plus de 80 ans.

1986 : mars: article du journal shiite Kayhan International sur « l’Apostasie péché capital en Islam »:… le départ de l’islam pour l’athéisme est appelé apostasie… c’est la punition d’un apostat masculin volontaire. Comme vous le voyez, l’islam le considère comme un mort et aussi dans ses rapports avec la propriété et sa femme; … un apostat féminin n’est pas exécuté mais emprisonné »

1987 : l’écrivain Kateb Yacine écrit dans le journal Awal: « L’Algérie arabo-islamique est une Algérie contre-nature, une Algérie qui est contraire à elle-même. C’est une Algérie qui s’est imposée par les armes, car l’islam ne se développe pas avec des bonbons et des roses, il se développe avec des larmes et du sang. Il croît dans l’oppression, la violence, le mépris, par la haine et les pires humiliations que l’on puisse faire à l’homme ».

1987 : discours à Riyad devant l’assemblée mondiale de la jeunesse musulmane, du sheikh Al Uthaimin: « C’est notre opinion que quiconque revendique l’adhésion à une quelconque religion existante, autre que l’islam… est un incroyant. Il devra soumis à la repentance; s’il ne le fait pas, il devra être tué comme un apostat parce qu’il rejette le Coran. »

1989 : fatwa de l’imam Khomeini contre Salman Rushdie et ses éditeurs pour apostasie; il appelle « tout musulman zélé à les exécuter immédiatement partout où ils se trouvent »

1989 : novembre: fatwa du bureau du mufti de la république libanaise: « …si l’homme ou la femme ne s’est pas repenti de son apostasie, mais persiste en son sein, alors il (elle) devra être mis à mort… « Tuez celui qui change de religion ». Ceci se fonde sur une autorité de la Tradition, Al Boukhari…le supplice n’est pas précisé… Un apostat ne sera pas inhumé dans le cimetière musulman. »

1990 : le roi du Maroc Hassan II déclare à propos de l’apostasie que le coupable doit d’abord être rappelé à la raison, doit subir un examen médical puis passer en jugement

1993 : Mohammed al Ghazali, Frère Musulman égyptien déclare comme témoin dans un procès: « la présence d’un apostat dans la communauté constitue une menace pour la nation et toute personne ou groupe qui tue un tel apostat ne doit pas être puni »

1993 : juin: au cours du procès de l’assassin de Foda au caire, le cheikh Al Ghazali affirme que toute personne s’opposant à la sharia est apostat et passible de la mort

… etc…

28 septembre 2016 Posted by | Politis, Religion | , | Laisser un commentaire

Les étapes de l’islamisation

L’analyse suivante, sur la façon dont l’Islam progresse à l’intérieur d’une autre culture, s’inspire du livre de Peter Hammond.
N’est ce pas la stricte réalité factuelle, tant antérieurement dans l’histoire qu’aujourd’hui?


Esclavage, terrorisme, islam : Les racines historiques et la menace contemporaine.“
Indépendamment de la source de cette analyse, ses conclusions sont historiquement et empiriquement soutenues. Comme George Santayana a écrit : “Ceux qui n’apprennent pas de l’histoire sont condamnés à la voir se répéter“. Concernant l’Islam, nous ne devons pas regarder des centaines d’années en arrière pour apprendre de l’histoire. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de regarder ce qui s’est produit en Grande-Bretagne ces trois dernières décennies.
L’islam n’est pas une religion ni un culte. C’est un système complet, absolu.
L’islam a des composantes religieuses, légales, politiques, économiques et militaires.
La composante religieuse est une accroche pour les autres composantes.
L’islamisation se produit quand les musulmans dans un pays sont assez nombreux pour s’agiter et réclamer leurs prétendus “droits religieux.”
Quand des sociétés politiquement correctes et culturellement variées sont d’accord sur les demandes musulmanes “raisonnables” concernant leurs “droits religieux”, elles récoltent aussi les autres composantes, en bonus.
Voici comment cela marche (pour les pourcentages, la source : la CIA – The world fact book (2007)
Aussi longtemps que la population des musulmans reste autour de 1% dans n’importe quel pays, ils seront considérés en tant que minorité aimant la paix et non comme une menace pour quiconque. En fait, ils peuvent être décrits dans les articles et films, comme étant banalement “colorés ».

Etats-Unis — musulmans 1.0%
Australie — musulmans 1.5%
Canada — musulmans 1.9%
Chine — musulmans 1%-2%
Italie — musulmans 1.5%
Norvège — musulmans 1.8%

A partir de 5%, ils exercent une influence démesurée, comparée à leur pourcentage dans la population. Ils pousseront à l’introduction de la nourriture halal, s’assurant ainsi que les taches de préparation de la nourriture halal soient attribuées à des musulmans. Ils augmenteront la pression sur les chaînes de supermarchés pour la trouver sur leurs étagères — avec menaces à la clé, si elles ne s’y conforment pas.

France — musulmans 8%
Philippines — musulmans 5%
Suède — musulmans 5%
Suisse — musulmans 4.3%
Pays Bas — musulmans 5.5%
Trinidad et Tobago — musulmans 5.8%
A ce seuil, ils s’acharneront à obtenir du gouvernement en place, qu’ils leur permettent de se gérer eux-mêmes sous la Sharia, sous la loi islamique. Le but final de l’Islam n’est pas de convertir le monde mais d’établir la loi de la Sharia sur le monde entier.
Quand les musulmans atteignent 10% de la population, ils augmenteront l’anarchie comme moyen de se plaindre de leurs conditions (Paris — voitures qui brûlent). Toute action d’un non-musulman qui offense l’Islam, aura pour conséquences des soulèvements et des menaces (l’affaire des caricatures aux Pays-Bas).
La Guyane — musulmans 10%
Inde — musulmans 13.4%
Kenya — musulmans 10%
Russie — musulmans 10-15%
Après 20%, attendez-vous à des émeutes déclenchées pour un rien, la formation de milice du jihad, des massacres épisodiques et des incendies d’églises et de synagogues :
Ethiopie — musulmans 32.8%
à 40% vous trouverez des massacres fréquents, des attaques continuelles de terroristes et la guerre continue des milices :
La Bosnie — musulmans 40%
Tchad — musulmans 53.1%
Liban — les musulmans 59.7%
à partir de 60% vous pouvez vous attendre à la persécution délibérée des non-croyants et des autres religions, au nettoyage ethnique sporadique (génocide), à l’utilisation de la loi de la Sharia comme arme et le Jizya, l’impôt placé sur les infidèles :
L’Albanie — musulmans 70%
Malaisie — musulmans 60.4%
Qatar — musulmans 77.5%
Soudan — musulmans 70%
Au-dessus de 80% l’état se charge des nettoyage ethnique et génocide des non-musulmans :
Bangladesh — musulmans 83%
Egypte — musulmans 90%
Gaza — musulmans 98.7%
Indonésie — musulmans 86.1%
Iran — musulmans 98%
Irak — musulmans 97%
Jordanie — musulmans 92%
Maroc — musulmans 98.7%
Pakistan — musulmans 97%
Syrie — musulmans 90%
Tajikistan — musulmans 90%
Turquie — musulmans 99.8%
Emirats Arabes Unis — musulmans 96%
100% déclenchera la “paix de Dar-es-Salaam” — la Maison islamique de la Paix — C’est supposé être la paix parce que tout un chacun est musulman :
L’Afghanistan — musulmans 100%
Arabie Saoudite — musulmans 100%
Somalie — musulman 100%
Yémen — musulmans 99.9%
Naturellement, cela n’est pas le cas. Pour satisfaire leur désir de sang, les musulmans commencent alors à s’entretuer pour une multitude de raisons.
Avant d’avoir neuf ans j’avais appris la Règle de base de la vie arabe. C’était moi contre mon frère, mon frère et moi contre notre père, ma famille contre mes cousins et le clan, le clan contre la tribu, et la tribu contre le monde et nous tous contre l’infidèle.” — Leon Uris, “Le Haj“
Il est bon de se rappeler que dans beaucoup, beaucoup de pays, tels que la France, les populations musulmanes sont concentrées dans des ghettos basés sur leur appartenance ethnique. Les musulmans ne s’intègrent pas dans la communauté dans son ensemble. Par conséquent, ils exercent plus de puissance que leur moyenne nationale ne semblerait l’indiquer.

29 août 2016 Posted by | Politis | | 4 commentaires

Quand est-ce qu’ils deviendront humains?

Dans un texte mis en ligne le 6 juillet sur son blog « Savoir ou se faire avoir », Sami Aldeeb, professeur des universités suisse palestinien auteur d’une traduction du Coran dans l’ordre chronologique, pointe un doigt accusateur vers l’Arabie saoudite, tenue pour grandement responsable de la propagation du terrorisme islamiste dans le monde. Sami Aldeeb propose, pour endiguer la violence d’origine islamiste, d’abroger les textes coraniques qui l’encouragent, à savoir le Coran de Médine, au profit du Coran de la Mecque. Extraits :

Invocation répétée « dans toutes les mosquées du monde » : « Rends veuves leurs femmes. Rends orphelins leurs enfants »

Les musulmans récitent chaque jour, à plusieurs reprises, dans leurs prières, la Fatiha, qui dit : «Dirige-nous vers le chemin droit. Le chemin de ceux que tu as gratifiés, contre lesquels tu n’es pas en colère et qui ne sont pas égarés».
Les exégètes musulmans sont quasiment unanimes à dire que ceux contre lesquels Dieu est en colère sont les juifs, et que les égarés sont les chrétiens. Voici l’interprétation qui en est donnée par l’exégèse publiée par Centre coranique du roi Fahd http://goo.gl/d4Ovq4:

«Dirige-nous vers le chemin droit» : conduis-nous vers le chemin droit et maintiens-nous sur ce chemin jusqu’à ta rencontre, et ce chemin est l’islam, le chemin clair qui conduit à la satisfaction de Dieu et à son paradis qu’a indiqué le sceau de ses messagers et de ses prophètes Mahomet. Il n’existe aucun autre moyen pour atteindre le bonheur du serviteur qu’en y demeurant. «Le chemin de ceux que tu as gratifiés, contre lesquels tu n’es pas en colère et qui ne sont pas égarés» : le chemin de ceux que tu as gratifiés parmi les prophètes, les véridiques, les témoins et les vertueux (H-92/4:69). Ce sont eux les gens de la bonne direction et de la rectitude. Ne nous place pas parmi ceux qui suivent le chemin de ceux contre lesquels tu es en colère, qui ont connu la vérité mais n’ont pas agi en fonction d’elle, à savoir les juifs et ceux qui leurs ressemblent, ni le chemin de ceux qui n’ont pas été dans la bonne direction, à savoir les chrétiens et ceux qui suivent leurs lois.
Dans la Mosquée du Prophète à Médine et dans toutes les mosquées du monde, les musulmans élèvent de façon répétée et récurrente cette invocation: «Rends veuves leurs femmes. Rends orphelins leurs enfants.» (…)
Les résultats de cette haine défilent devant nos yeux : les attentats à Bagdad et en Arabie Saoudite, dans les environs de la Mosquée du Prophète à Médine.

djihad contre savoir

« Chaque société qui transmet la haine à ses membres se détruit elle-même avant de détruire les autres »

Personne ne peut nier que l’Arabie saoudite est le principal bailleur de fonds du terrorisme dans le monde, diffusant son idéologie terroriste avec les moyens financiers colossaux dont elle dispose, et fermant la bouche des opposants… jusqu’au sein de l’université de Harvard, dont elle finance la chaire d’études islamiques. «Les pots-de-vin font baisser les pantalons», dit un proverbe arabe. Il suffit ici de rappeler que parmi les 19 terroristes qui ont commis les attentats du 11 septembre 2001, 15 étaient de nationalité saoudienne. Des informations indiquent que 60% des Saoudiens soutiennent Daesh.

Réformes encouragées au Maroc et en Egypte

Le Ministère marocain de l’éducation s’est enfin rendu compte des dangers de la haine que diffuse le Coran, et a décidé de supprimer de l’enseignement religieux le chapitre Al-Fath. En cause, son contenu incitant les musulmans au jihad http://goo.gl/UaMuYa

Dans son discours pour la fin du mois de Ramadan, le président égyptien Al-Sissi déclare : «Je l’ai dit au Grand Imam (cheikh de l’Azhar) : les premiers savants religieux de l’islam ont  découvert que 600 000 des récits attribués à Mahomet étaient mensongers, et ils s’y sont attaqués, sans peur, et sans dire : que ‹personne ne touche aux paroles du Prophète ou les examine !›. Ils ont séparé ce qui est vrai de ce qui est faux. Les experts des récits de Mahomet ont joué ce rôle dans d’autres domaines aussi. Pourquoi ne pouvons-nous pas faire de même et dire: ceci convient, et ceci ne convient pas, et appliquer cette méthode dans d’autres domaines?» Il a demandé dans son discours que les concours du Coran ne se limitent pas à sa mémorisation, mais s’étendent aussi à sa compréhension : «Beaucoup d’entre nous ont appris le Coran par cœur, mais beaucoup de ceux qui ont appris le Coran par cœur nous tuent.»
Voir la vidéo partielle de son discours en arabe ici : https://goo.gl/kqXAyN

L’ivresse s’en est allée, et la raison est de retour. Bon réveil. Mais il y a le risque que nous restions endormis au milieu du tunnel, tels les jeunes dans la légende de la Cave, pour nous réveiller trop tard, à la traîne des nations… si nous nous réveillons jamais.
J’ai présenté mes condoléances à une amie irakienne après ce qui est arrivé à Bagdad et je lui ai demandé : «Quand est-ce qu’ils deviendront humains?» Elle m’a répondu : «Lorsque nous serons tous tués.»
Nous avons besoin de quelqu’un qui nous réveille. Le problème est que les penseurs qui doivent jouer ce rôle somnolent, craignant pour leur vie, se disant : «On ne vit qu’une seule fois. De quoi je me mêle? Après moi le déluge. Ce qui compte est de sauver ma propre tête.»

Propositions de de Sami Aldeeb aux autorités marocaines et égyptiennes : « il ne suffit pas de supprimer le chapitre Al-Fath. Il y a aussi le chapitre Al-Tawba et d’autres, pires encore »

Ô Roi du Maroc, il ne suffit pas de supprimer le chapitre Al-Fath. Il y a aussi le chapitre Al-Tawba et d’autres, pires encore. Supprimez le chapitre Al-Fatiha, qui incite à la haine, ainsi que l’ensemble du Coran médinois, et ne conservez que le Coran mecquois… comme l’avait préconisé le regretté Mahmoud Mohamed Taha, pendu à la demande insistante de l’Azhar. Nous payons tous le prix fort pour ce crime de l’Azhar… jour après jour… avec des monceaux de ruines et des rivières de sang.

Quant à vous, Président de l’Égypte assis sur le trône du grand Pharaon : interdisez la publication du Coran dans la forme actuelle et adoptez la forme chronologique comme je l’ai fait, afin de distinguer ce qui est bon et ce qui est mauvais dans le Coran. Je vous dédie mon édition du Coran par ordre chronologique, à vous et au gentil peuple d’Égypte. Je ne vous demande ni remerciement ni récompense.

Dr Sami Aldeeb 
Directeur du Centre de droit arabe et musulman www.sami-aldeeb.com 
Auteur d’une édition arabe et d’une traduction française du Coran par ordre chronologique http://goo.gl/v1Qpnb

17 juillet 2016 Posted by | Politis | , | Laisser un commentaire

Nous sommes envoyés pour convertir toute l’humanité

Une très longue interview d’un imam salafiste prêchant en France, proche de Dalil Boubekeur et membre de la Fédération Nationale de la grande mosquée de Paris, a été accordée à Pierre Piccinin Da Prata le 14 mai 2016 et publiée dans le « Courrier du Maghreb et de l’Orient ». Il a autorisé l’historien de le mentionner et a accepté de répondre mais à la condition que son nom ne soit pas révélé. Voici quelques extraits forts révélateurs de cette interview :

« Vous êtes proche du Recteur de la Grande Mosquée de Paris qui promeut un islam véritable de la république en France. Je ne suis pas le seul à m’y opposer, d’autres imams au sein de la fédération de la Grande Mosquée y sont hostiles. Si l’État Islamique est attaqué les musulmans doivent le défendre.

  • L’islam n’est pas une religion de paix, il est avant tout une religion de la vérité.
  • Le Coran est la parole de Dieu et non pas écrit par les hommes, comme la Thora ou les Évangiles.
  • Le problème n’est pas que le Coran n’est plus adapté à notre temps, c’est que la philosophie occidentale, qui s’est emparée du monde, est devenue la référence, y compris pour beaucoup de musulmans. Or elle est en opposition au Coran de l’Islam.
  • Il est impie de prétendre adapter le Coran aux valeurs prônées par votre philosophie, en le réinterprétant. Les valeurs et les mœurs de la République ne sont pas les valeurs que nous a données le prophète et ne sont pas les mœurs des musulmans.
  • Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes qui corrompent sa parole.
  • Lire le Coran c’est connaître la loi et s’y conformer c’est être musulman.
  • Il ne s’agit pas d’adapter ses habitudes sociales ou sociétales qui n’appartiennent pas au Coran, qui n’appartiennent pas à l’islam. D’où la perversité de l’islam de France qui veut adapter le Coran aux réalités d’une société qui n’est pas musulmane et à ses us et coutumes qui ne sont pas musulmans. Le premier ministre, Manuel Valls, a tort, c’est l’islam qui est en train de se relever et de gagner la bataille contre l’islamo-laïcité imposée aux musulmans de France. Les musulmans doivent combattre les lois de la République.
  • Ce que dit le Coran est vrai pour toujours, que ce soit à Paris, à Londres ou à La Mecque. Si tu n’en es pas convaincu tu n’es pas musulman.
  • Le Djihad armé est permis par l’islam, il est même préconisé et il n’est pas défensif, il n’est pas seulement autorisé quand les musulmans sont attaqués. Le Coran ordonne aux musulmans de combattre ceux qui le refusent et qui, ayant entendu la parole de Dieu, ne la respectent pas.
  • Le Coran ordonne de soumettre les juifs et les chrétiens, qui pourront vivre sous la protection de l’islam et, sous certaines conditions, continuer à pratiquer leur religion seulement s’ils paient l’impôt qui s’y attache et s’ils acceptent le statut de « dhimmis » en terre d’islam.
  • Nous sommes envoyés pour convertir toute l’humanité et le « ouléma » qui le conteste est un parjure. 80% des « oulémas » sont des parjures. L’islam doit s’étendre partout, il doit exister partout pour permettre les conversions consenties.
  • Le Coran dit : Il faut combattre les mécréants jusqu’à ce que la religion soit entièrement à Dieu. Il faut les capturer, les assiéger et les guetter dans toute embuscade.
  • Couper la main à un voleur ou une voleuse c’est la loi de Dieu.
  • Le Coran dit : ne demandez pas la paix quand vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous.

150 ans plus tard rien n’a changé. L’Histoire est un éternel recommencement.

clerc muzzulman
L’un des principaux reproches que l’on adresse à la colonisation française de l’Algérie est de ne pas avoir accordé la nationalité française aux « indigènes » musulmans.
Il faut savoir que par le sénatu-consulte de 1865, tous les musulmans algériens pouvaient accéder à la pleine et entière nationalité française, sous respect de la condition de renoncer à son statut particulier, le statut coranique.

Déjà les imams de l’époque se mobilisèrent pour interdire aux indigènes de solliciter cette naturalisation et, surtout, d’abandonner leur statut particulier coranique.

Or, l’abandon de ce statut ne les obligeait pas à abandonner leur religion, ils pouvaient continuer à la pratiquer, mais à respecter le code civil français. C’est-à-dire à ne plus pratiquer CINQ des coutumes incompatibles avec lui :

  • La polygamie.
  • Le droit de djebr (qui permet à un père musulman de marier son enfant jusqu’à un certain âge.
  • Le droit de rompre le lien conjugal à la discrétion du mari.
  • La théorie de « l’enfant endormi », qui permet de reconnaître la filiation légitime d’un enfant né plus de 10 mois et jusqu’à 5 ans après la dissolution d’un mariage.
  • Le privilège des mâles en matière de succession.

Le discours des imams était identique, il y a 150 ans, à celui des imams d’aujourd’hui :

La personne qui quitte l’islam est la première ennemie de l’islam et des pays musulmans. Cette personne sera une menace pour l’état.
Voilà pourquoi quitter l’islam est punissable de la peine de mort, selon la loi coranique. »


Le judaïsme talmudique et l’islam sont un droit particulier contradictoire avec le droit français. Être de nationalité française, c’est être personnellement régi par le Code civil français qui fixe l’âge de la majorité, le mariage, le divorce, les successions, le statut de la femme, des enfants, le nom, etc.. Donc les Juifs et les Musulmans qui préféraient conserver leur statut, leur calendrier, leur droits civils et pénal, leur calendrier, leurs coutumes vestimentaires et culinaires continuaient conservaient leur statut indigène (qui veut dire des gens nés sur place).

Pourquoi le décret Crémieux était possible pour les juifs et pas pour les Musulmans?
Parce qu’en France, le judaïsme avait été nationalisé sous Napoléon sous le nom de culte israélite, et que pour cela, les Juifs avaient renoncé définitivement à faire prévaloir des lois ou des usages en contradiction avec les lois et les usages français. Si les Juifs représentés par un Grand Sanhédrin n’avaient pas fait cet acte de renoncement à leur nationalité juive, ils seraient restés étrangers et le Consistoire central n’aurait pas été fondé. Les Juifs d’Algérie bénéficiaient et subissaient cette abdication collective qui leur permettait de devenir Français, c’est-à-dire d’être soumis à la loi française.
À cette époque, et jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, il était impossible d’avoir deux nationalités, d’être soumis à deux droits différents.
Lorsque a été donné à l’Islam le statut de religion officielle en France, en créant le Conseil français du culte musulman, il a été créé une situation de conflit général et d’impossibilité d’assimiler les populations musulmanes. Actuellement, être musulman, c’est toujours ne pas être français, c’est être étranger, même en ayant une carte d’identité française. C’est pas la même situation que les Juifs qui ne ne peuvent faire prévaloir aucune dérogation au droit et aux usages français sans remette en question l’espèce de concordat qui les a fait devenir français.

La critique qui est faite de l’immigration n’est pas seulement un problème d’incompatibilité de populations qui entendent rester étrangères, c’est d’abord une question de quantité. Dans les années 1980, il y avait un enfant immigré pour deux ou trois classes, ce qui correspond à 1% de la population à chaque génération, il était complètement immergé, il était obligé de se franciser sans avoir à faire d’effort; Quand on se retrouve avec des classes où il y a 29 élèves étrangers sur 30, il ne peut plus y avoir pour ces enfants étrangers d’assimilation de la culture française, ces enfants arriveront à 18 ans sans avoir vécu avec des Français. c’est un problème bien connu dans les séjours linguistiques, si l’enfant est immergé il apprend l’anglais, si il est dans un groupe de français, il n’apprend pas la langue.


pour partie tiré de © Manuel Gomez

interview originelle ici
lecourrierdumaghrebetdelorient.info

21 juin 2016 Posted by | Politis, Religion | , | Laisser un commentaire