Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

La culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes

Richard Landes est un historien médiéval qui écrit actuellement un livre provisoirement intitulé They’re So Smart Cause We’re So Stupid : A Medievalist Guide to the 21stCentury.
traduction et adaptation © Magali Marc
l’auteur cite une profusion de texte à l’appui de tout ce qu’il avance (76 notes en bas de page).
texte original en anglais.
ci dessous extraits


« Une grande partie du désastreux «processus de paix» israélo-palestinien d’Oslo et des fameux «printemps arabes» peut être attribuée aux restrictions imposées par la pensée postcoloniale sur la capacité de discuter de la dynamique sociale et politique du Moyen-Orient. Si les experts et les journalistes ont été hypnotisés par les perspectives de paix arabo-israélienne et le mirage d’une vague de démocratisation arabe, c’est en partie parce qu’ils avaient systématiquement sous-estimé le rôle de la culture d’honneur et de honte dans les sociétés arabes et musulmanes et son impact sur la religiosité islamique.

La dynamique «honneur-honte» dans les dimensions politique et religieuse

Les termes honneur-honte désignent des cultures où l’acquisition, l’entretien et la restauration de l’honneur public triomphent de toutes les autres préoccupations.
Alors que tout le monde se soucie de ce que les autres pensent et veut sauver la face même si cela signifie mentir, dans les cultures d’honneur et de honte, ces préoccupations dominent le discours public : il n’y a pas de prix trop élevé à payer– y compris la vie– pour préserver l’honneur.
Dans de telles cultures politiques, l’opinion publique accepte, attend, exige même que le sang soit versé pour l’honneur. Dans de telles sociétés, quand les gens critiquent publiquement ceux qui sont au pouvoir– ceux qui ont l’honneur– ils attaquent leur être même. Si ces derniers ne répondaient pas– de préférence par la violence– ils perdraient la face.
Les sociétés autoritaires permettent donc à leurs mâles dominants de supprimer violemment ceux dont les paroles les offensent.

Conséquemment, les cultures d’honneur et de honte ont une immense difficulté à tolérer la liberté d’expression, de religion, de la presse tout autant que de traiter avec les sociétés qui pratique cette tolérance.

Dans les cultures où les gens se font eux-mêmes justice, cette insistance sur l’honneur peut signifier tuer quelqu’un qui a tué un parent, et dans la culture japonaise, l’honneur peut signifier se suicider.
Vous noterez ainsi la différence éthique : reporter la faute sur soi, la prendre en charge ou à la manière enfantine « c’est pas moi, c’est l’autre »

Cependant, dans certaines cultures d’honneur, cette préoccupation signifie tuer un membre de la famille pour sauver l’honneur de la famille. Le «jugement public», dont le verdict détermine le sort de la communauté demeure le vecteur qui motive le besoin de sauver la face, et définit les façons de faire. Le terme arabe pour «commérage» est kalam an-nas, (la parole du peuple), qui est souvent sévère dans son jugement des autres.

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À ce sujet, le psychologue Talib Kafaji a écrit :
«La culture arabe est une culture de jugement, et tout ce qu’une personne fait est sujet au jugement… induisant de nombreuses peurs… avec de graves conséquences sur la vie individuelle. Éviter ce jugement peut être la préoccupation constante des gens, presque comme si toute la culture était paralysée par le kalam [an] –nas.»

Autrement dit, dans la société arabe, tous les individus sont les otages les unes des autres.

Les cultures d’honneur et de honte ont tendance à être à somme nulle : les hommes d’honneur gardent jalousement leur honneur et considèrent l’ascension des autres comme une menace pour eux-mêmes. Dans les cultures à somme nulle de «bien limité», l’honneur pour une personne signifie la honte pour les autres. Si l’autre gagne, vous perdez. Afin que vous ayez le dessus, l’autre doit perdre.
Ceux qui sont juste en dessous continuent de défier ceux qui sont juste au-dessus, et l’ascension n’est possible que par l’agression. Tu n’es pas un homme tant que tu n’as pas tué un autre homme. La prise des biens d’autrui –par le vol ou le pillage– est supérieure à la production. Domine ou soit dominé. Le visage noirci (de la honte) est lavé dans le sang (de l’honneur).
Cette même mentalité dite «à somme nulle», «gouverne-ou-soit-gouverné», qui domine la plupart des interactions dans la politique des cultures d’honneur et de honte, a son analogie dans la religiosité du triomphalisme, la croyance que la domination de sa religion sur les autres constitue la preuve de la vérité de cette religion.
De la même manière que les chrétiens ont pris la conversion de l’Empire romain au Christianisme comme un signe que leurs revendications sur les Juifs avaient triomphé ; les musulmans triomphalistes, dans une expression suprême de la religiosité inspirée par l’honneur, croient que l’islam est une religion de domination destinée à gouverner le monde.

Cette dynamique d’honneur et de honte explique en grande partie l’hostilité arabe et musulmane envers Israël, ainsi qu’envers l’Occident.
Israël, un État de Juifs libres (c’est-à-dire, des infidèles non-dhimmis), vivant à l’intérieur du Dar al-Islam historique (royaume de la soumission), constitue un blasphème vivant. La capacité d’Israël à survivre aux efforts répétés des Arabes pour le détruire constitue un état permanent de honte arabe devant toute la communauté mondiale. Cela fait de l’hostilité musulmane triomphaliste envers Israël un cas particulièrement grave d’une hostilité généralisée envers les infidèles et les musulmans «modérés».
Tout effort pour comprendre ce qui se passe dans le monde arabe aujourd’hui doit tenir compte de cette dynamique religio-culturelle.

Pourtant, dans l’ensemble, cette dynamique n’est pas seulement ignorée, mais ceux qui en parlent sont réprimandés pour (prétendument) contribuer à aggraver le conflit plutôt que de le comprendre.
Une grande partie de cette ignorance (à la fois active et intransitive) remonte à Edward Saïd (1935-2003), qui a fait de l’analyse «honneur-honte» un péché «orientaliste» particulièrement impardonnable.
Avant même que n’arrive la contribution de Saïd, l’anthropologie s’était éloignée de cette analyse. Lui en a fait un dogme. A tel point que, dans le dernier tiers du XXe siècle, il est devenu paradoxalement honteux– voire raciste– qu’un anthropologue discute de l’«honneur et de la honte» arabe ou musulmane.

Le tissu de racisme, de stéréotypes culturels, d’impérialisme politique, d’idéologie déshumanisante qui règne chez les Arabes ou les musulmans est très fort, et c’est ce tissu que chacun d’entre eux en est venu à ressentir comme étant son destin exclusif et punitif.

cochons-filets

Pour celui qui défend son honneur, la défense d’un côté ou un autre dans un conflit n’est pas basée sur l’intégrité ou sur les valeurs de la gauche, mais sur l’idée de sauver l’honneur, sur la façon dont on sauve la face. Il n’est donc pas surprenant que peu de sujets aient autant enflammé Saïd que la discussion sur le rôle de la culture arabe dans la recherche, le maintien et la reconquête de l’honneur et l’évitement et l’élimination de la honte.
Étant donné que des traits culturels tels que le patriarcat misogyne, les homicides d’honneur, les querelles sanglantes, l’esclavage, les massacres de civils, etc., ne semblaient pas très bons aux gauchistes occidentaux, Saïd devait sauver la face arabe en évitant ce regard occidental hostile. Il a eu l’idée brillante de rendre honteux pour les universitaires occidentaux le fait même de se référer à ces questions dans la discussion du monde arabe, en qualifiant ce type de questionnement de raciste.

Pour tout outsider, soupçonner les dirigeants palestiniens (ou Arabes ou musulmans) de comportements belliqueux constitue pour les post-coloniaux, une agression inacceptable, une forme de racisme. Selon eux, le conflit concerne l’impérialisme israélien et la résistance naturelle qu’il provoque.

Grâce à cette brillante sauvegarde de la «face» arabe, à cette façon d’utiliser le kalam an-nas, l’orientalisme de Saïd a su contourner les vecteurs du jugement négatif paralysant.
D’une part, cette défense protégeait les Arabes des critiques publiques, de l’autre, elle faisait de l’Occident «impérialiste» (et de son avant-garde supposée les «colons» israéliens), l’objet d’une critique implacable.

Son succès à cet égard a donné naissance à une génération de spécialistes du Moyen-Orient, y compris des universitaires, qui ont décrit les mondes arabe et musulman comme des «sociétés civiles florissantes», d’imminentes «démocraties» tout en décrivant l’Occident comme un monde raciste, impérialiste, qui a besoin d’être déconstruit, théoriquement et pratiquement. Un tel mouvement a peut-être flatté l’image que les Arabes et les Occidentaux (gauchistes) avaient d’eux-mêmes, mais il a eu pour prix l’ignorance des réalités plus sombres sur le terrain.
Pourtant, pour beaucoup, cette ignorance semblait être un faible prix à payer. Après tout, le cadre de référence de Saïd offrait aux progressistes pacifistes un moyen d’éviter le choc des civilisations.

Donner aux Arabes et aux musulmans le bénéfice du doute, les traiter avec honneur plutôt que de les inciter gratuitement à la critique, voilà la façon de résoudre les conflits et d’apporter la paix.
Les éducateurs occidentaux qui adoptaient le discours de Saïd considéraient ses thèses comme une sorte de récit thérapeutique qui, en accentuant le positif et en dissimulant le négatif, encourageait l’autre plutôt que de l’aliéner.
Il s’agissait, entre autres, de traiter les Arabes et les musulmans comme si leur culture politique avait déjà atteint ce niveau de modernité, d’engagement sociétal envers les droits universels de l’homme, de paix par la tolérance, d’égalitarisme. Tout cela dans le but de favoriser les relations positives– alors qu’en réalité, une telle évaluation n’était pas objective.
Le monde postmoderne ne peut pas être éloigné de toute évaluation objective.

Edward Saïd, fier membre du Conseil national palestinien, semi-parlement de l’OLP, a fait écho aux paroles du Hamas : les compromis impliquaient un acte humiliant et «dégradant… d’obéissance… Une capitulation… qui a produit un état d’abjection et d’obéissance… se soumettant honteusement à Israël.»
Ainsi l’intellectuel «post-colonial» a utilisé le langage tribal à somme nulle d’honneur et de honte arabe et musulmane, attaquant la négociation comme déshonorante. C’était la langue même dont les Occidentaux évitaient de discuter de peur qu’ils n’«orientassent l’Orient».
Et pourtant Arafat a utilisé le même langage d’honneur et de honte en arabe, dès que les accords ont été signés et que le Prix Nobel a été accordé.
Six mois après son retour de Tunisie en juillet 1994 à ce qui était devenu un territoire sous contrôle palestinien grâce aux accords d’Oslo, il a défendu sa politique devant des musulmans d’Afrique du Sud, non pas en parlant de la «paix des braves», mais plutôt en invoquant le traité de Mahaybiya de Muhammad, signé quand il était en position de faiblesse, rompu quand il fut en position de force.

Dans la mesure où les Arabes avaient accepté le processus d’Oslo, ils le considéraient comme un cheval de Troie, non pas comme une concession (nécessairement) humiliante. Un projet de guerre honorable et non pas de paix ignominieuse.
Dans les cultures où, pour l’honneur, «ce qui a été pris par la force doit être repris par la force», toute négociation est forcément honteuse et lâche.
De façon générale, les journalistes et les décideurs occidentaux, y compris le «camp de la paix» en Israël, et même les services de renseignement, ont ignoré les invocations répétées d’Arafat à Hudaybiya.
Les partisans de la paix les considéraient comme des railleries conçues pour apaiser l’opinion publique (en elle-même une chose qui méritait qu’on y réfléchisse) et étaient persuadés que, finalement, l’appel plus mature de la communauté internationale placerait Arafat du côté de la raison positive. Les praticiens du «journalisme de paix» en Israël, par exemple, ont délibérément évité des nouvelles décourageantes de ce genre et le sens de Hudaybiya en particulier.

Dans son mémoire de 800 pages sur l’échec d’Oslo, Dennis Ross, l’envoyé américain du Moyen-Orient le plus impliqué dans les négociations avec la direction palestinienne, n’a pas eu un mot à dire sur la controverse de Hudaybiya, en dépit du fait qu’il avait correctement jugé le comportement problématique d’Arafat et son «échec à préparer son peuple aux compromis nécessaires à la paix».
Le péché d’Arafat n’était pas d’omission, mais de commission : il préparait systématiquement son peuple à la guerre sous le nez des Israéliens et de l’Occident.
Plutôt que d’examiner les conséquences de cette contre-preuve, ceux qui appuyaient le processus attaquaient quiconque y attirait l’attention.

La plupart pensaient qu’Arafat, quand l’occasion se présenterait, choisirait l’imparfait, la somme positive, le gagnant-gagnant, plutôt que la somme nulle, tout ou rien, gagnant-perdant.
Ils «avaient foi» en la direction palestinienne et faisaient honte à quiconque osait suggérer que les Palestiniens s’accrochaient encore fermement à leur désir atavique de vengeance.

Ainsi, alors que Jérusalem et Washington se préparaient à une grande finale du processus de paix à Camp David à l’été 2000, alors même que les médias israéliens préparaient leur peuple à la paix, les médias d’Arafat préparaient les Palestiniens à la guerre. Et aucun des principaux décideurs n’y a porté attention.
L’incapacité à comprendre la dynamique du maintien de l’honneur (en luttant contre Israël) et à éviter la honte (provoquée par le compromis avec Israël) a condamné Oslo à l’échec dès le départ.
Les gens impliqués, qui pensaient que les deux parties étaient «si proches» et que si seulement Israël avait donné plus, les accords auraient réussi, ont été dupés.
Pour les décideurs palestiniens, ils n’ont jamais été proches. Même une entente réussie aurait mené à plus de guerres. En effet, selon cette logique, plus l’accord favorisait les Palestiniens– c’est-à-dire, plus les Israéliens étaient affaiblis– plus l’agression accompagnerait leur mise en œuvre.

Par exemple, lors d’une interview avec l’universitaire israélien Benny Morris, l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak se plaignait des mensonges systématiques d’Arafat, qui faisait de chaque discussion un calcul entre la dénonciation des mensonges ou l’idée de les ignorer et d’accepter de se mettre en position de faiblesse.
Ses mots [Barak] dans l’entretien initial étaient sans équivoque. «Ils sont le produit d’une culture dans laquelle dire un mensonge… ne crée pas de dissonance». «Ils ne souffrent pas du problème du mensonge tel qu’il existe dans la culture judéo-chrétienne. La vérité est perçue comme non pertinente.» etc.
attaquez les motifs de vos critiques (souvent par projection) ; clamez que vous subissez une blessure morale à cause de l’insulte, et dans le processus, détournez l’attention de la précision des remarques orientalistes.

Le succès de cette utilisation de ce que l’on pourrait appeler la «carte raciste» signifie que la littérature académique sur le mensonge dans la culture arabe, qui devrait couvrir les murs des bibliothèques (du moins dans les bibliothèques de nos services de renseignement) est sérieusement sous-développée. Si Oslo a échoué, c’est principalement parce que les Israéliens et les Américains ont refusé de croire que les Palestiniens leur mentaient –d’un bout à l’autre du processus.

Ignorance de la quête du califat

Pour cette raison, et bien des raisons analogues, lorsque les djihadistes sont sortis du ventre du cheval d’Oslo à la fin de septembre 2000, trop d’Occidentaux, désireux d’interpréter la violence comme le «désespoir» des combattants de la liberté dont les droits ont été niés, ont ignoré les preuves à l’effet qu’Arafat avait planifié la guerre, et ont jeté le blâme sur Israël.

En conséquence, de nombreux journalistes et spécialistes, qui ont dit à leurs auditoires occidentaux que l’Intifada al-Aqsa était un soulèvement national de libération contre l’occupation, semblaient n’avoir aucune idée (ou s’ils en avaient une, ont choisi de ne pas la révéler) que dans l’esprit de plusieurs de ces combattants l’intifada al-Aqsa était le lancement d’une nouvelle phase de djihad global apocalyptique dont l’objectif messianique était un califat mondial pour lequel la terreur des attaques suicides constituait l’arme la plus nouvelle et la plus puissante.

La réaction indifférente, voire négative, de la communauté d’experts aux premières études de la pensée apocalyptique du Hamas dans les années 1990, signifiait que la sphère publique occidentale allait devoir attendre la seconde décennie du XXIe siècle pour découvrir que le djihad global qui a créé un califat dans des parties substantielles de la Syrie et de l’Irak et qui ciblait les infidèles dans leur propre pays, était issu des mêmes visions apocalyptiques.

Les progressistes malheureusement mal informés ont accueilli avec enthousiasme un djihad qui frappait alors Israël, mais qui maintenant hante le monde entier, et en particulier le monde musulman.

Les professionnels de l’information occidentaux– journalistes, experts, analystes politiques, même traducteurs– ont été tellement aveuglés par leur propre rhétorique post-coloniale, qu’ils ont été incapables d’identifier l’islam triomphaliste qui a constamment augmenté son élan vers un califat mondial dans cette génération et ce siècle.

S’ils se sont rendu compte de la présence de ces musulmans impérialistes, ils refusent d’en parler et attaquent quiconque le fait. Cette attitude prédominante a gravement endommagé la capacité de l’Occident à distinguer entre les faux modérés qui veulent réduire les infidèles du monde entier à la dhimmitude et les modérés qui veulent vraiment vivre en paix avec les non-musulmans.

Presque tout le monde conviendra que ces djihadistes qui recourent à l’épée, comme Al-Qaïda ou l’État islamique, ne sont pas des modérés.
Mais qu’en est-il de ceux qui s’en tiennent au da’wa (sommation à la conversion), et qui travaillent de manière non violente dans le même but ultime de rétablir le califat ?
Quand Yusuf Qaradawi des Frères Musulmans dit que «les États-Unis et l’Europe seront conquis non pas par le djihad, mais par le da’wa», cela fait-il de lui un modéré ? Et si le prédicateur du da’wa jouait juste au bon flic pendant que le djihadiste joue au méchant flic ? (NDT : good cop, bad cop)
Du point de vue de l’objectif millénaire d’un califat mondial, la différence entre les islamistes radicaux et les «modérés» est moins une question de vision que de calendrier, moins une question de buts différents que de tactiques différentes.

De telles connexions, cependant, ne s’inscrivent pas sur les écrans radars des professionnels de l’information qui demeurent fidèles aux réticences anti-orientalistes de Saïd. Ils nous poussent plutôt à les voir comme étant clairement distincts. Une telle approche tombe dans le piège djihadiste classique.
Lorsque les partisans du da’wa du califat dénonce les violences d’Al-Qaïda ou de l’ÉI, insistant sur le fait que ces djihadistes n’ont rien à voir avec l’islam, ils le font comme une tactique de guerre cognitive trompeuse.
Ils savent très bien que l’Islam qu’ils ont adopté est une religion de conquête. Ils ne veulent tout simplement pas que les «infidèles» occidentaux, leurs ennemis jurés et leurs cibles, reconnaissent cette hostilité implacable et impérialiste, du moins tant que le djihad mondial est militairement faible.
Ils préfèrent que les décideurs occidentaux renoncent au discours «islamophobe» de la domination mondiale et, apaisent plutôt les griefs des musulmans.

Ceux qui violent cette norme et qui discutent de ces choses désagréables sont punis, exclus, exilés. En effet, la crainte de l’accusation d’«islamophobie» est si forte qu’elle est venue jouer le rôle du serpent de mer qui a étranglé Laocoon quand il a essayé d’avertir les Troyens de la ruse du Cheval de bois offert par les Grecs.

En février 2011, juste au moment où l’administration Obama prenait des décisions cruciales (et trompeuses) sur la façon de faire face à la crise égyptienne, James Clapper, directeur des renseignements au niveau national, a présenté une étonnante évaluation devant le Congrès (qu’il a reniée par la suite) :
«Le terme “Fraternité musulmane”… est un terme générique pour une variété de mouvements, dans le cas de l’Égypte, c’est un groupe très hétérogène, largement laïque, qui a évité la violence et a dénoncé Al Qaïda comme une perversion de l’islam ..»
Il est difficile de cataloguer les idées fausses impliquées dans cette déclaration étonnamment stupide. Elle traduit un manque de compréhension du comportement religieux triomphaliste et une application superficielle d’une terminologie inappropriée qui laisse l’observateur se demander s’il s’agissait d’un acte délibéré de désinformation ou d’un véritable produit de la collecte et de l’évaluation des renseignements des États-Unis.

Il est aussi difficile de séparer cette évaluation opérationnelle totalement désorientée de la discussion académique qui la sous-tend, largement influencée par le paradigme pénitentiel auquel Saïd exhortait l’Occident. Ici les dupes occidentaux doivent interpréter la non-violence comme un signe de modération musulmane et attribuer la violence musulmane à la provocation occidentale. Nous devons supposer que lorsque les musulmans dénoncent la violence, ils sont avec «nous» et non avec «eux», qu’ils ne partagent pas l’objectif djihadiste d’un califat mondial.
Plutôt que de combattre un ennemi aspirant à la domination mondiale, les islamistes exhortent l’Occident à s’attaquer au sentiment d’impuissance des musulmans en les habilitant.
Les résultats de cette méconnaissance aveugle de la réalité sur le terrain– le pouvoir des mouvements religieux inspirés par l’honneur ; le calcul variable de la violence selon que l’on se sent faible ou fort ; les réponses à la faiblesse perçue et à l’absence de détermination de la part des ennemis signifient que ce que les leaders de la pensée occidentale prenaient pour un printemps démocratique, qu’ils accueillaient avec enthousiasme, était en réalité le printemps de la guerre tribale et apocalyptique. Un djihad d’Oslo à grande échelle. Une guerre générationnelle, cataclysmique, «une Guerre des Trente ans» qui ne fait que commencer.

Où l’Occident est intervenu (Libye, Egypte), il a échoué, et où il n’est pas intervenu (la Syrie), la situation a explosé.
Alors que des millions de réfugiés sont jetés sur les rivages européens par ces bouleversements, les décideurs occidentaux restent captifs de leurs clichés suicidaires («nous ne pouvons simplement pas leur refuser l’entrée») qui témoignent d’une profonde ignorance de la culture arabe et musulmane, de ceux qui les font fuir, et de ceux qui ont le pouvoir, mais pas le désir de s’attaquer à cette destruction de leurs sociétés sous les coups du califat.

Conclusion

A travers la porte dérobée d’une préoccupation pour les «autres», sans réciprocité, les Occidentaux éduqués ont permis à un discours hostile, intimidant basé sur l’honneur et la honte d’occuper une grande partie de leur espace public : c’est l’«islamophobie», et non l’islamisme qui est le problème.
Les Palestiniens continuent de sauver la face et de retrouver leur honneur en salissant Israël qui, par son existence même et son succès, leur fait honte.

Dans le cadre plus large du développement civilisationnel, c’est lamentable. Il a fallu un millénaire d’efforts constants et douloureux pour que la culture occidentale apprenne à sublimer la libido dominandi de l’homme au point de créer une société tolérante à la diversité, qui résout les différends avec un discours d’équité plutôt que de violence et où l’échange est gagnant-gagnant. Les échanges à somme positive sont la norme souhaitée.

Insister, comme le font beaucoup de gauchistes, pour que cette réussite exceptionnelle soit considérée comme le mode par défaut de l’humanité, indépendamment de la mesure dans laquelle l’autre est éloigné de cet objectif précieux et de manière à exempter les ennemis de la démocratie de la responsabilité civique de l’autocritique au prix de redoubler son propre fardeau, fini par saper les libertés que la civilisation occidentale s’est données au cours des siècles.

À moins que les universitaires et les professionnels de l’information ne s’emparent et ne cultivent les champs de connaissance tels que la dynamique de la honte et de l’honneur et le triomphalisme islamiste, les Occidentaux ne pourront pas comprendre les sociétés arabes et islamiques et continueront d’accuser les critiques et non l’objectif légitime des critiques au risque de perdre leurs valeurs démocratiques et leurs intérêts nationaux.

L’incapacité de s’engager dans l’autocritique est la plus grande faiblesse des cultures basées sur l’honneur et la honte, et la capacité de le faire est la plus grande force de ceux qui croient fermement à l’intégrité.

Pourtant, maintenant, paradoxalement, l’incapacité des islamistes est devenue leur force, et notre surempressement à compenser est devenu notre faiblesse.

11 mars 2017 Posted by | Anthropologie, Géopolitique, Valeurs | , , | Laisser un commentaire

Le peuple « le plus instruit au monde » selon une étude américaine

Une étude internationale menée par l’institut américain PEW Research Center a conclu que le peuple juif est le groupe religieux le plus érudit et instruit du monde. Selon les conclusions de ce rapport réalisé auprès des religions et groupes religieux les plus importants dans 151 pays, les juifs ont un niveau d’instruction moyen de 13,4 ans, face aux chrétiens (9,3 ans) suivis par les bouddhistes (7,9) et les musulmans et Hindous (5,6 ans).

moyenne années d'instruction par culture religieuse

moyenne années d’instruction par culture religieuse

Il note aussi que le groupe religieux juif atteint 99% de personnes ayant bénéficié d’une éducation formelle et que les juifs israéliens ont une moyenne de 12 années d’instruction. Ils sont 46% de juifs israéliens à posséder un diplôme universitaire.

Autre donnée intéressante, dans le peuple juif, ce sont les femmes qui ont un degré d’instruction plus élevé que les hommes dans la catégorie des 25-34 ans avec 14 ans en moyenne d’années d’études contre 13,4 chez les hommes.

L’institut PEW fournit l’une des explications à ce phénomène: l’immense majorité des Juifs est concentrée dans des pays riches et développés et jouissent ainsi d’un niveau d’éducation et d’instruction élevés, ce qui rehausse la moyenne par rapport à d’autres groupes religieux.

Mais il existe d’autres facteurs liés bien entendu à l’Histoire et surtout à l’importance considérable accordée depuis toujours au sein du peuple juif à l’étude et à l’instruction. Celle-ci ne s’acquiert pas uniquement par le circuit scolaire : je connais ainsi un nombre incalculable d’idiots peu instruits possédant un titre universitaire et d’autres personnes sans cursus important possédant une culture générale incroyable mais en plus lié à l’intelligence vivace et aiguisée de l’école de la vie.

fabrication de musulman
Lorsque se rompt le cordon entre les classes populaires où germe le génie et les infrastructures du savoir, ces dernières finissent par être occupées par une caste de corrompus et d’incapables ne devant leur réussite qu’au pognon et au trafic d’influence.
Les raison qui font qu’une communauté produise beaucoup d’avancées civilisationelles sont plus profondes, et diverses : de multiples facteurs entrent en ligne de compte.

ci dessous ces études documentées (avec les réserves ci dessous):

  • les conclusions apportées ne présagent aucunement d’un refus ou d’une sous-estimation de droits liés au statut « humain » aux personnes de ces ensembles
  • Les mesures de QI  sont des mesures notoirement insuffisantes concernant l’évaluation des diverses sortes d’intelligence : elles n’en mesurent que certaines et font l’impasse sur d’autres sortes pouvant se révéler fondamentales dans le milieu concerné (intelligence sociale, comportementale, pratique, gestuelle, émotionnelle, spirituelle…)

extrait de QI et intelligence humaine

Quel que soit le pays à travers le monde, la hiérarchie reste rigoureusement identique, avec un ordre dicté par le Q.I moyen racial :

  1. Juifs Ashkénazes (110)
  2. Asiatiques de l’est (105)
  3. Européens (100)
  4. Asiatiques du sud-est (92)
  5. Inuits (91)
  6. Métis caucasiens-africain (81-90)
  7. Amérindiens (86)
  8. Nord africains et sud asiatiques (84-88)
  9. Africains (67-80)
  10. Aborigènes d’Australie (62)

Les différences sont bien sûr plus marquées entre les races dont le Q.I diffère sensiblement et est plus ténue entre les races d’intelligence proche.

Cette hiérarchie se vérifie immanquablement pour :

  1.   L’éducation.
  2.   Les salaires moyens.
  3.   Le taux de crime et délit (le taux augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  4.   Le statut socio-économique.
  5.   La fécondité (le taux de fécondité augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)

Il y a toutefois des exceptions dans ce taux de fécondité, montrant la place de certains facteurs culturels comme le haut taux de fécondité des hispaniques de religion catholique.

  1.   L’arriération mentale (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  2.   La réussite scolaire.
  3.   La délinquance juvénile (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  4.   Le pourcentage de mères célibataires (augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  5. Le taux de chomage ((augmente par ordre croissant tandis que le Q.I diminue)
  6. La réussite au SAT (test d’entré de la plupart des universités américaines)
  7. La prévalence de personnes douées.

Ces différences découlent toutes des inégalités intellectuelle entre les grandes races d’homo sapiens, les juifs ashkénazes, les asiatiques et les caucasiens se démarquant par un haut taux d’accomplissements culturels, des salaires élevés, un taux de crimes et délits faible, un statut socio économique élevé, un taux de fécondité faible, une réussite scolaire valable, une délinquance juvénile faible, un taux de mères célibataires peu élevé, un taux de chomage limité, une réussite au SAT élevée et une prévalence importante de personne douées.

A l’inverse, les nord africains, les africains et les aborigènes d’Australie se caractérisent par une aptitude intellectuelle moindre, des salaires moins élevés, un taux de crimes et délits important, un statut socio économique moins élevé, une fécondité supérieure, une réussite scolaire moindre avec de plus importants troubles juvéniles, un pourcentage important de mères célibataires, un taux de chomage élevé, une réussite au SAT faible et une prévalence de personnes douées faible.

Liste des pays, Q.I moyen et fréquence des athées

Les résultats soulèvent quatre points d’intérêt. Tout d’abord, l’hypothèse avec laquelle nous avons commencé cette étude est qu’il existe une corrélation négative entre le Q.I et la croyance religieuse. Deuxièmement, nous avons montré que la relation négative entre l’intelligence et la croyance religieuse est une différence dans Psychometric g. Troisièmement, nous avons étendu cette hypothèse à l’examen de savoir si une corrélation négative entre le Q.I et la croyance religieuse est présente entre les pays. En utilisant les données de 137 pays, nous avons trouvé une corrélation de 0,60 entre le Q.I et l’incrédulité en Dieu.

Toutes les données ci-après sont tirées de « The global bell curve » (2008) Richard Lynn.


ces points illustrent d’un jour troublant la revendication du supposé livre divin s’adressant à « ceux qui savent » et  traitant les « mécréants » d’ignorants!!!

c’est celui qui dit qui l’est
c’est le malade qui traite le mieux-portant de malade

« Et (nul) ne comprendra (ces choses) sinon les hommes instruits »
(sourate XXIX, verset 42).

 

28 décembre 2016 Posted by | Anthropologie | , , , , , | Laisser un commentaire

Le déni du droit d’apostasie est la marque totalitaire absolue, la marque de la bête

Le déni du droit d’apostasie est une marque totalitaire absolue,
la marque de la bête à qui l’on refuse l’état de conscience autonome.

Article 18 de la Déclaration des Droits de l’Homme:
« 
Tout individu a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seul ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.« 

Toute société qui l’applique marque, de fait, son allégeance implicite ou déclarée aux forces obscures…
Elle est contraire aux droits de l’homme et des peuples, et révèle ainsi une des façons qu’ont eu les forces noires pour investir et contrôler le monde : nombreuses sont les âmes manipulées et passées sous leur coupe…
Vous pouvez rentrer mais pas sortir…

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L’islam n’est pas une religion – et surtout pas une “religion de paix» – mais plutôt un totalitarisme avec une revendication absolue à la domination du monde qui s’est camouflé avec succès depuis 1400 sous le déguisement de  « religion» – rappelons les découvertes récentes archéologiques, sémantiques, documentaires, ethnologiques, génétiques, … qui en pointent l’origine en tant que secte judéo-chrétienne ayant voulu se créer un paradigme spécifiquement arabe et éradiquer toute trace d’une origine juive désormais honnie (ce qui explique l’acrimonie récurrente actuelle envers les juifs).
L’islam est une exception parmi les grandes cultes : le Bouddhisme, le Christianisme, le Judaïsme, l’Hindouisme et le Taoïsme présentent ici et là des lacunes, cependant ces religions sont globalement tolérantes et pacifiques (pour ceux qui les connaissent) et n’appellent pas dans leurs textes de procédures/rituels à une élimination du « différent ». Les textes violents que l’on peut trouver (il y en a dans le Pentateuque, les Vedas, le PopolVuh…) sont considérés comme des livres d’histoire et non des injonctions juridiques actuelles comme le préconise l’islam. Sans exception, elles enseignent toutes aujourd’hui à leurs adeptes que les choses positives accomplies dans cette vie auront des conséquences positives pour la vie future.

L’endoctrinement de l’islam est lui mortifère et impose de tuer avec sauvagerie les « infidèles ». – pour rappel ce sont des instructions juridiques actuelle, pas des relations de temps révolus.

  • 4.84. Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que de toi-même, et incite les croyants (au combat) Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force et plus sévère en punition.
  • 5.33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au- delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.
  • Le Coran Sourate II La Génisse, verset 187/191 : TUEZ-LES partout où vous les atteindrez. EXPULSEZ-LES d’où ils vous ont expulsés. La persécution [des croyants] (fitna) est pire que le meurtre.
  • [Toutefois], ne les combattez point près de la Mosquée Sacrée avant qu’ils vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, TUEZ-LES. telle est la ‘récompense’des infidèles.
  • Le Coran sourate VIII Le Butin, verset 40/39 Appel aux armes : Et combattez-les jusqu’à ce que le culte entier soit rendu à Allah

Ce point est inconnu/inconscient de la plupart des musulmans que je connais : l’explication factuelle de leurs propres textes ne monte point à leur conscience, et reste au niveau de la répétition des axiomes de base qui leur ont été incorporés dans l’enfance. Ils en sont resté au niveau des neurones-miroirs qui, formés vers cinq ans, tendent à faire reproduire et dupliquer tout comportement parental dans la conscience enfantine. Ils présentent donc sur ces domaines, un état de conscience non-autonome, répétant inlassablement les mêmes poncifs… Pourquoi l’existence du « différent » leur est-il si difficile à supporter? Celui-ci remet-il en cause leur propre attitude?

L’islam est donc une exception : son but ultime est de capturer tout le pouvoir sur terre, et tous les autres buts sont subordonnés à celui-ci. L’interdiction de tuer ne concerne que les musulmans, mais en aucun cas les « infidèles ». La paix de l’islam sera atteinte seulement lorsque la domination mondiale sera atteinte.

Le communisme avait construit une image idéale de l’Homme, où tous les hommes seraient égaux, et ils ont échoué en raison de cette perception irréelle.
L’islam construit aussi une image irréelle de l’Homme, car il s’imagine que tous les gens finiront par croire en un Dieu – le dieu de l’islam – et cette image ne coïncide pas avec la réalité de l’infinie diversité psychologique, intellectuelle et créative de chaque être humain. L’espèce humaine est infiniment plus diverse, sophistiquée, intelligente, créative, chaotique, et imprévisible que l’image archaïque de l’Homme offerte par les fondateurs analphabètes de l’islam.
Le « Dar al Islam », ce concept musulman du monde futur dans lequel tous seraient soumis à l’islam, n’est rien de plus qu’une utopie irréaliste qui n’adviendra jamais. Cependant, aussi longtemps que les musulmans luttent pour leur futur rêvé et divisent artificiellement le monde entre « Croyants » et « Infidèles », le mot islam restera associé à la guerre, la terreur et la violence. Cette guerre perpétuelle contre les non musulmans, le djihad, est déclarée devoir religieux pour chaque musulman.

« Les Chrétiens et les Juifs disent « Tu ne tueras point » ! Mais nous, nous disons, que tuer possède la même valeur morale que la prière pour atteindre notre but.  – dit une audio de Khomeiny»

L’islam appâte ainsi les tueurs à gages, avec la promesse de l’entrée présumée au paradis où des dizaines de vierges attendent les “djihadistes”, et leur feront goûter aux plaisirs sexuels permanents. Et si un musulman a des problèmes avec sa conscience au sujet du meurtre d’un «infidèle», il reçoit l’aide et le soutien religieux directement du coran.
Le coran dit : « Ce n’est pas ton bras qui les a poignardés, mais c’est Allah. Ce n’est pas toi qui as tiré la flèche, mais c’est Allah, afin qu’Il puisse montrer sa propre puissance. » (sourate 8.17)
En clair : leur dieu islamique, le “Tout Miséricordieux”, non seulement attend de ses fidèles qu’ils tuent les “infidèles”, mais en plus il prend soin de fournir la thérapie nécessaire pour traiter directement avec la situation.
Leur dieu veille à ce que la conscience de ses tueurs à gages soit libérée de toute responsabilité personnelle pour leurs meurtres, en prenant cette responsabilité sur lui-même.
Cela explique pourquoi il y a un si fort différentiel statistique en déviants parmi leurs affidés (voir étude sociologique de Nicolai Sennels)

On a pu observer chez les génocidaires du siècle passé (Hitler, Staline, Mao, Pol Pot) que « l’Etat » disait : « Ce n’est pas vous qui avez tué, moi, l’Etat, je suis le tueur commanditaire. Vous êtes seulement mon instrument ».
On observe chez les malades mentaux de type paranoïaques des déclarations similaires, qui tel un syndrome de Stockholm inversé les absout par avance et renverse la charge de culpabilité
Quand les ordres émanent de l’Autorité (surtout si l’autorité se dit divine), cela est plus facile de commettre un meurtre ou une exaction (voir Hannah ARENDT). Aucune autre religion au monde n’a instauré une culture si perverse du meurtre, aucune autre religion au monde n’enseigne systématiquement à ses adeptes comment tuer les adeptes des autres religions, aucune autre religion au monde considère avec une intention diabolique la non responsabilité des actes commis, ce qui, de fait, immunise les musulmans contre tout sentiment de culpabilité envers les meurtres des innocents, et tout cela est écrit dans leurs « nobles écritures ».

Le coran ordonne de tuer et de violer les infidèles dans 206 versets ainsi que la propagation de la foi par l’épée. Dans 1800 autres passages, mahomet lui-même ordonne à chaque musulman de se référer aux Hadiths et à la Sunna.

Conclusion :
des personnes mauvaises, il en existe dans toutes les religions, mais seul l’islam est capable de transformer autant de bonnes personnes, en diaboliques.

La notion de liberté religieuse doit être reconsidérée d’urgence. Si les textes sacrés d’une quelconque religion, sa fondation et les déclarations de ses prophètes violent de façon aussi flagrante la Déclaration des droits de l’Homme de l’ONU, comme c’est le cas pour l’islam, alors il faut lui retirer le statut de « religion ».
On ne doit désormais plus permettre que l’islam invalide les systèmes légaux historiques des États comme cela arrive depuis déjà trop longtemps dans la plupart des pays occidentaux.
Les lois religieuses ne doivent en aucun cas supplanter les lois constitutionnelles.


un ami musulman m’affirmait que l’apostasie n’était pas puni de mort!!!
l’apostasie est la pierre de touche de l’islam : il ne connaissent pas leur propres contraintes!!! et ils le disent eux-mêmes!!!

Si l’islam ne tuait pas les apostats il aurait DISPARU à la mort de Muhammad

Al Qaradawi

https://fr.wikipedia.org/wiki/Apostasie_dans_l%27islam
https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_la_coop%C3%A9ration_islamique
https://fr.wikipedia.org/wiki/Apostasie_dans_l%27islam#cite_note-19
Quelques occurrences historiques… elles sont légion, impossible d’être exhaustif

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extraits de « Pourquoi je ne suis pas musulman » – ibn Warraq


1981 : septembre: Déclaration Islamique Universelle rédigée à Paris pour le Conseil islamique pour l’Europe; elle reconnait un droit pour les minorités non-musulmanes; mais elle ne reconnait aucun droit aux musulmans considérés comme hérétiques ou aux bahaïs. Elle n’a pas eu de conséquences importantes dans les pays musulmans.

1981 : janvier: une fatwa d’Al Azhar au Caire refuse l’abandon de l’excision des filles; pour lui, il n’est pas possible d’abandonner les enseignements de Mahomet pour d’autres enseignements, même médicaux

1982 : projet égyptien de retour au droit musulman, avec loi du talion, lapidation, pendaison pour apostasie
1982 : la Ligue Arabe reprend le projet égyptien de retour général au droit pénal musulman (talion, lapidation, pendaison pour apostasie…)

1984 : exécution à Khartoum de M. Taha, chef d’une organisation islamiste modérée, pour apostasie; il est pendu en public à plus de 80 ans.

1986 : mars: article du journal shiite Kayhan International sur « l’Apostasie péché capital en Islam »:… le départ de l’islam pour l’athéisme est appelé apostasie… c’est la punition d’un apostat masculin volontaire. Comme vous le voyez, l’islam le considère comme un mort et aussi dans ses rapports avec la propriété et sa femme; … un apostat féminin n’est pas exécuté mais emprisonné »

1987 : l’écrivain Kateb Yacine écrit dans le journal Awal: « L’Algérie arabo-islamique est une Algérie contre-nature, une Algérie qui est contraire à elle-même. C’est une Algérie qui s’est imposée par les armes, car l’islam ne se développe pas avec des bonbons et des roses, il se développe avec des larmes et du sang. Il croît dans l’oppression, la violence, le mépris, par la haine et les pires humiliations que l’on puisse faire à l’homme ».

1987 : discours à Riyad devant l’assemblée mondiale de la jeunesse musulmane, du sheikh Al Uthaimin: « C’est notre opinion que quiconque revendique l’adhésion à une quelconque religion existante, autre que l’islam… est un incroyant. Il devra soumis à la repentance; s’il ne le fait pas, il devra être tué comme un apostat parce qu’il rejette le Coran. »

1989 : fatwa de l’imam Khomeini contre Salman Rushdie et ses éditeurs pour apostasie; il appelle « tout musulman zélé à les exécuter immédiatement partout où ils se trouvent »

1989 : novembre: fatwa du bureau du mufti de la république libanaise: « …si l’homme ou la femme ne s’est pas repenti de son apostasie, mais persiste en son sein, alors il (elle) devra être mis à mort… « Tuez celui qui change de religion ». Ceci se fonde sur une autorité de la Tradition, Al Boukhari…le supplice n’est pas précisé… Un apostat ne sera pas inhumé dans le cimetière musulman. »

1990 : le roi du Maroc Hassan II déclare à propos de l’apostasie que le coupable doit d’abord être rappelé à la raison, doit subir un examen médical puis passer en jugement

1993 : Mohammed al Ghazali, Frère Musulman égyptien déclare comme témoin dans un procès: « la présence d’un apostat dans la communauté constitue une menace pour la nation et toute personne ou groupe qui tue un tel apostat ne doit pas être puni »

1993 : juin: au cours du procès de l’assassin de Foda au caire, le cheikh Al Ghazali affirme que toute personne s’opposant à la sharia est apostat et passible de la mort

… etc…

28 septembre 2016 Posted by | Géopolitique, Religion | , | Laisser un commentaire

Le Cantique des oiseaux, une poétique de l’interprétation

Le dit des oiseaux, avec tous ses narrations, recensions, résurgences m’est d’un intérêt particulier depuis plus de quarante ans, tant par ses ramifications artistiques, symboliques et gnostiques, que par les coïncidences familiales de l’approche musicale ici évoquée…

merci à Thierry GUINHUT d’avoir écrit un très bel article de synthèse sur :
Farid od-dîn ‘Attar : Le Cantique des oiseaux


Olivier MESSIAEN offrit aux oiseaux d’être leur secrétaire, leur voix, leur toucher et leur orchestre. Dans le Catalogue d’oiseaux pour piano, ou son opéra Saint François d’Assise, il sut les chanter avec autant d’humilité, que d’enthousiasme. Probablement eût-il été enchanté par cet immense et délicieux poème, ici exhumé de l’oubli et magnifié : Le Cantique des oiseaux. L’original persan, Mantiq al-Tair, avait été traduit en prose en 1863 par « Le langage des oiseaux » ; il méritait pourtant une nouvelle traduction, inspirée par le souffle des anges de Rilke et digne de ses 4600 vers, chef-d’œuvre de la poésie et de la mystique soufie.

Imaginez que l’assemblée des oiseaux se réunisse en délibération, afin de partir à la recherche du mythique oiseau-roi, autrement dit le Simurgh, et se choisisse pour chef cette huppe, qui, selon le Coran, servit de messagère entre le roi Salomon et de la reine de Saba. Sans cesse, la huppe se doit de stimuler les ardeurs de ses congénères, qui désirent se soustraire au difficile voyage, en alléguant maintes « excuses », qu’il s’agisse de celles du bouvreuil ou du hibou. C’est avec le secours de maints contes, doués de dimension morale, qu’elle parvient à les amener à visiter sept vallées successives : la connaissance, l’indépendance, l’union, l’étonnement et l’anéantissement intérieur. Au bout de leur quête, ils parviennent à se joindre au Simurgh, allégorie transparente de leur propre essence, profondément celée en eux-mêmes… Il s’agit bien sûr d’une figuration du chemin semé d’obstacles en direction de Dieu, ou du souverain Bien, au sens platonicien. L’abondance des récits et des péripéties, les images colorées de la poésie préservent du moindre instant d’ennui cette vaste épopée de la mystique soufie, mais également néoplatonicienne.

 C’est ainsi qu’en ce poème apparaissent tant de personnages, derviches et princes, mendiants et souverains, amoureux et religieux… Parmi lesquels l’archange Gabriel lui-même, « le Très-Haut », mais aussi un « marchand de miel » qui s’insurge : « Donne-t-on rien pour rien ? » ; alors que le « Soufi » entend une « voix céleste » qui lui donne tout : « La Grâce est un soleil brillant de toutes parts / et qui bénéficie au moindre des atomes ». La sagesse, mais aussi la folie des désirs et des innombrables fous, les délires d’amour, le passage par les sept « vallées », jusqu’à celle « du dénuement et de l’anéantissement », s’unissent en construisant une pensée philosophique (au point de convoquer « Le tombeau de Socrate »), au sein d’une haute vision cosmique où jouir de l’éblouissement de la connaissance.cantique_verso

Le poète « parfumeur » du Cantique des oiseaux ayant « chanté dans la gamme des amants », conclue :
« Ô lecteur, si tu es un homme de la Voie / Ne vois pas dans mon œuvre des rimes et des sophismes » (…)
« Fécondant le papier de la plume des mots / De l’océan du vrai, je fais jaillir les perles » (…)
« Et pour toutes les roses prises au jardin de l’âme Que j’ai semées pour vous dans mes récits en vers
Souvenez-vous de moi en bien, ô mes amis ! »

Avec la nécessaire conviction, acquise à la lecture des textes du Coran, de la Sunna et de la biographie d’un Mahomet tyrannique et sanguinaire par Maxime Rodinson, qu’il y a des religions plus intolérantes que d’autres, plus meurtrières que d’autres, et dont il faut se garder. Avec la liberté inaliénable de jouir de la beauté du Cantique des oiseaux.


 

 

25 janvier 2016 Posted by | Pépiements, Référence, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

Être Musulman-Francais aujourd’hui ? Un témoignage

Je ne peux m’empêcher de republier ces échanges qui résument de façon « lumineuse » la dialectique de l’actuelle confrontation des forces en œuvre dans notre « temps long », tant dans l’inconscient spirituel du monde que dans ses réalisations géopolitiques en cours…


« J’ai 24 ans, je m’appelle A., je suis français né à Paris de parents musulmans. Mon père est Berbère MarocainJ’ai grandi à Paris. Le Maroc, ce sont mes racines mais je me sens français. J’y passe mes vacances quelques semaines par an, comme j’irais au soleil de Thaïlande ou de Rio. J’aime la cuisine locale et les sucreries, mais je me fous royalement de la religion : je suis un athée qui ne croit ni en Jésus, Abraham ou Mohammed, ni au peuple élu et en la terre promise d’Israël.

Je suis un athée, donc pas musulman !

Pourtant j’ai reçu une éducation islamique, appris le Coran, fréquenté des salafistes, j’ai été à la Mecque. Le premier grand traumatisme fut ma circoncision forcée à l’âge de 5 ans. Enfant, avec mes copains et copines on ne voulait pas aller à la mosquée mais sortir, faire du shopping : nos parents nous obligeaient à y aller. On priait ou on faisait le ramadan uniquement pour leur faire plaisir. Je n’ai pas choisi l’islam, j’étais donc musulman par une sorte d’héritage, de filiation. C’est une de ces obligations bizarres qu’il a inventé pour mieux contrôler ses adeptes.

L’abattage rituel pour l’Aïd fut un second traumatisme, qui a fait de moi un végétarien.

J’ai été élevé dans un catéchisme : Dieu est parfait, le Prophète est parfait, nous sommes la meilleure communauté, nous irons au Paradis, les autres sont dans l’erreur. Je vis dans le mensonge et ne sais ce que ma famille va penser, surtout mes parents qui prient tout les jours. Ils croient que je suis encore musulman. Que faire ? Ils m’aiment, ils veulent mon bien, je n’ai pas envie de leur faire du mal. Comme vous le savez, l’apostasie est taboue dans les pays dits « musulmans ». Dans nos familles beaucoup se disent « musulmans » mais ils ne le sont que par le nom, en réalité ils ne croient pas. J’ai beaucoup d’amis athées, chrétiens, Juifs qui ont osé le dire à leurs parents, mais moi pas. J’ai peur des représailles, ou de choquer ma famille, ou de me sentir ostracisé. Je respecte les croyances et religions des gens, jamais je n’irai profaner un lieu de culte comme les Femen !

Français-humaniste ? Français-Juif ? Français-musulman ? Apostat, hérétique ? ‘’Arabe’’ alors que je ne parle pas cette langue ? Je ne sais pas où me situer. Je voudrais dire, comme Socrate : « Je ne suis ni Athénien, ni Grec, mais un citoyen du monde. »

Je suis quoi, au final ? Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait ici.  Intégration, à qui, à quoi ? Assimilation ? Je ne comprends plus rien ! Français pour certains, immigré pour d’autres. Je suis en train de lire Les Penseurs libres dans l’Islam classique : je remets tout en cause ! L’islam m’apparaît comme une terreur mentale basée sur la peur d’Allah et des mythes prophétiques. Je prédis la fin de cette religion dans 30 ans, la jeunesse égyptienne et saoudienne la quitte déjà et remet en cause le caractère sacré du Coran.

réponse de Michel BENOIT :

« Ami,

Votre témoignage me touche parce que j’ai vécu la même chose que vous. Dans Prisonnier de Dieu, je raconte comment j’ai été ‘’racolé’’ dans une communauté catholique, et comment j’en ai été sorti parce que je ne pensais pas comme il faut. Il m’a fallu ensuite vingt ans pour découvrir que les religions, toutes les religions, se servent de ‘’Dieu’’ pour prendre le pouvoir. Que ‘’Dieu’’ n’a rien à voir avec ce qu’en ont fait les théologiens de Jérusalem, de Rome ou de La Mecque.

Nous sommes une génération sacrifiée – celle qui est née dans une tradition, et découvre l’imposture de cette tradition. Alors, j’ai travaillé les textes, publié quelques livres. J’ai découvert la réalité qui se cache derrière le mot ‘’Dieu’’, et ma vie a enfin pris tout son sens.

Vous êtes Berbère. Pendant 600 ans, vos ancêtres ont été paisiblement chrétiens puis ils ont été convertis de force par les conquérants Arabes. Jamais les Berbères n’ont accepté l’impérialisme idéologique arabe, vos frères Kabyles se sont révoltés contre les dirigeants Arabes d’Alger.

Berbère, vous êtes né dans un pays qui lutte depuis deux cents ans pour ce qu’il appelle la laïcité. Pour vous c’est une chance d’être né là, le combat de la France est le vôtre. Vous entendez nos politiciens parler d’un « islam de France » : ça prouve qu’ils ne comprennent rien ni à l’islam, ni surtout au Coran. Il m’a fallu dix ans pour écrire Naissance du Coran. Pour comprendre comment, et pourquoi l’islam coranique ne peut être qu’universaliste et dominateur.

Autrefois, les français ont tenté de faire un ‘’catholicisme de France’’, ça s’appelait le Gallicanisme et ça n’a pas pris. Il n’y a pas plus d’islam de France que de catholicisme de France. Il y a deux religions qui possèdent – et elles seules – toute la vérité, qui l’ont imposée aux Berbères d’un côté comme aux indiens d’Amérique de l’autre. Deux superpuissances idéologiques qui se battent depuis 13 siècles pour prendre ou conserver le pouvoir mondial.

Encore une fois, ‘’Dieu’’ n’a rien à voir avec tout ça.

Nous sommes une génération sacrifiée, parce qu’elle est à la charnière de deux mondes : celui des mythes dominateurs, et celui d’une expérience intime, secrète, qui s’accorde avec la raison.

Une génération naufragée, parce que les navires idéologiques sur lesquels voguaient depuis toujours nos ancêtres ont sombré. Nous flottons sur un océan couvert des débris de ces grandes civilisations qui furent celles de nos Pères.

Une génération de combattants : peut-on rêver qu’un jour proche ces anciens chrétiens, anciens Juifs, anciens musulmans, se rencontrent, se retrouvent, s’unissent dans un même combat pour la liberté de penser, d’expérimenter les chemins de l’invisible, de vivre dans la paix et l’harmonie ?

Oui l’islam évoluera, comme le christianisme a évolué. Cela prendra beaucoup de temps, comme pour le christianisme, et ce sera encore plus sanglant parce que le Coran est un livre intrinsèquement violent. Il y aura d’autres convulsions, d’autres souffrances. Vous dites 30 ans ? Je crains que ni vous ni moi n’en voyions la fin. Nos petits-enfants, peut-être ?

« Il n’est pas nécessaire de réussir pour entreprendre. »

 M.B., 13 mars 2015

11 juillet 2015 Posted by | Religion | , | Laisser un commentaire

Comment ne pas être un idiot utile ?

Les « idiots utiles » semblent légion de nos jours…
Chacun désigne l’autre en tant que tel : qu’en est-il?
Généralement un idiot utile est une personne dont le raisonnement a été influencé, modifié et manipulé de l’extérieur par des intérêts cachés qui lui font nier le réel.

Mes valeurs sont-elles conditionnées par les émotions, par la raison ou par la conscience ?vote-nobody


Test du train : (émotionnel, rationnel, conscience, agapé)

1° situation :

Un train roule sur 1 voie principale où se trouvent bloquées 5 personnes. Entre le train et les 5 personnes, il y a une 2° voie sur laquelle 1 personne est bloquée.

Vous avez la possibilité de dévier le train sur la 2° voie.
Que faites vous ? (rayez ce que vous ne faites pas)

  • rien, le train va écraser les 5 personnes.
  • actionner la déviation, le train va écraser 1 personne.

2° situation :

Un train roule sur 1 voie où se trouvent bloquées 5 personnes. Vous êtes sur un pont, entre le train et les 5 personnes, avec une personne corpulente,
Si vous jetez la personne corpulente sur la voie, le train va tuer la personne et s’arrêter.

Que faites vous ? (rayez ce que vous ne faites pas)

  • rien, les 5 personnes seront écrasées.
  • jeter la personne corpulente.

1° situation : Pourquoi avez-vous :

– rien fait :
– actionner la déviation :

2° situation : Pourquoi avez-vous :

– rien fait :
– jeter la personne :


Si j’ai actionné la déviation : je suis dirigé par le rationnel.
Si j’ai jeté la personne : je suis dirigé par le rationnel.
Si je n’ai pas jeter la personne parce cela m’est répugnant : je suis dirigé par mes émotions.
Si je ne fais rien, dans les 2 cas, si je m’en « lave les mains » pour ne pas prendre de responsabilité, par fatalisme, je me mets en condition d’objet et non de sujet (négation de l’être pensant et agissant).
Mais, Si dans les 2 cas je n’ai rien fait, parce que, consciemment, je ne prends pas l’initiative de tuer une personne, d’une manière ou d’une autre et quels que soient les motifs.
Alors il est possible que je ne sois pas un « idiot utile », mais un « conscient utile » … à moi et à l’humanité.
Car si je peux tuer une personne je peux tuer l’humanité (question de circonstance).
 Quelque qu’en soit la raison, si je tue une personne, je ne suis plus innocent ; le crime s’inscrit alors dans mon être et il y aura des myriades de raisons (rationnelles ou/et émotionnelles) pour recommencer !
Mes émotions sont conditionnées par mes valeurs.
La raison est le conditionnement de la société.
Mes valeurs sont mon choix de conditionnement, je suis contraint à vivre avec, mais je peux, à tous moments, changer de valeurs.
La question est :
suis-je un « idiot utile » à mes valeurs (être au service de valeurs acquises)
ou mes valeurs sont elles « intelligemment utiles » à mon être (moi et humanité toute entière) ?

21 avril 2015 Posted by | Pépiements, Valeurs | | Laisser un commentaire

La pensée d’Ostad ELAHI

extrait de La pensée d’Ostad ELAHI

Nour Ali Elahi, plus connu sous le nom d’Ostad Elahi (1895-1974), fut un magistrat et un musicien accompli, mais avant tout un penseur spirituel moderne qui sut dépasser l’antique tradition mystique dont il était l’héritier pour fonder une approche nouvelle de la spiritualité, fondée sur la méthode expérimentale. Soulignant la prééminence de l’esprit sur la forme, sa démarche est centrée sur ce qu’il appelle « la quintessence de toutes les religions divines ». La finalité du système d’Ostad Elahi est le « perfectionnement de l’âme humaine ». En s’incarnant dans le monde physique, celle-ci acquiert de l’expérience, éveille progressivement sa conscience et devient apte à parcourir ici-bas les étapes préparatoires du perfectionnement. Ce processus de perfectionnement se poursuit au-delà de la mort physique et peut même nécessiter de multiples retours à la vie terrestre. Le terme de ce processus correspond à l’état de perfection, définie comme l’actualisation de chacune des facultés qui font de l’individu un véritable être humain, et qui s’accompagne nécessairement de la connaissance de soi.

Pour se perfectionner, l’âme doit se nourrir de principes éthiques et divins justes afin d’acquérir des vertus. Il s’agit de connaître et de respecter les droits, ceux des autres comme les siens propres, et d’accomplir les devoirs correspondants. Concrètement, l’effort doit porter sur deux points essentiels : lutter contre son « soi impérieux » et venir en aide à autrui, pour retrouver ainsi par la pratique le sens de ce principe divin immémorial : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse. »

Ce travail de perfectionnement ne peut porter ses fruits que si l’étudiant spirituel dirige son regard vers le monde métaphysique, qu’il porte à chaque instant son attention à la Source et qu’il cultive dans chaque acte une intention désintéressée, pour le seul contentement divin et dans le but de se relier à la Source.

Pour Ostad Elahi la spiritualité se définit comme une pratique compatible avec la démarche rationnelle, voire une approche de type scientifique : elle procède par essais et erreurs et la dynamique intérieure qui accompagne ces expérimentations fait partie intégrante du processus de maturation et de perfectionnement de l’âme.

Ostad Elahi propose une voie tierce, à partir d’une réflexion fondée sur une compréhension profonde de notre héritage religieux : il a développé progressivement ce que nous pourrions appeler une « vision globale du patrimoine spirituel de l’humanité ».
Pour expliquer cette vision globale, il commençait toujours par distinguer d’une part l’essence et le but spirituels communs à toutes les religions révélées, et d’autre part leur dimension exotérique, coutumière, qui concerne seulement notre vie sociale et matérielle. Il disait par exemple:

« Les principes divins véridiques sont les mêmes dans toutes les religions, qui ne diffèrent entre elles que dans leurs aspects relatifs à des questions d’ordre matériel. Les préceptes concernant la purification de l’âme et la perfection éthique sont identiques dans toutes les religions ».
Je reviendrai sur l’attention que portait Ostad Elahi à cette dimension spirituelle commune, fondamentale. C’est sur cette dimension que repose l’unité et l’universalité de toute sa démarche. Mais il faut prendre le temps d’en relever quelques implications pratiques, mais non moins essentielles, en ce qui concerne la vie en société.

  • La première implication, et la plus évidente, est celle de la nécessité de la tolérance et de la compréhension mutuelle dans tous les domaines. Sans cette tolérance, sans une multiplicité de voies et de perspectives religieuses, personne ne serait libre de suivre son propre chemin spirituel, et même de pouvoir en apprécier pleinement l’authenticité. A ce sujet, il dit à plusieurs reprises que toutes les religions sont respectables et qu’il ne faut en rejeter aucune.
  • La seconde implication frappante – compte tenu des coutumes sociales et religieuses propres à son milieu culturel – apparaît dans son affirmation répétée de l’égalité entre les hommes et les femmes : « La femme est en tout point l’égale de l’homme,… et de nombreuses femmes sont spirituellement plus élevées que certains prophètes. »

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Il ne s’agit pas là d’une clause de rhétorique, mais d’un principe spirituel de grande portée qu’il applique pleinement, comme en témoignent nombre de ses paroles.
Souvent, dans l’enseignement d’Ostad Elahi, un principe énoncé sous une forme concrète, dans un but pratique, nous ramène, si nous l’appliquons, à une réalité spirituelle plus profonde. Par exemple, cette insistance sur la nécessité éthique de la tolérance religieuse et de l’égalité entre hommes et femmes, correspond au but spirituel profond de l’amour et de la compassion universels, but qui a été énoncé dans toutes les traditions religieuses.

« Lorsque tu considéreras tous les prophètes et les saints comme authentiques et que tu ne feras plus aucune différence entre les religions, alors tu auras atteint l’étape de la connaissance spirituelle. Qui que tu voies, si tu le considères comme un mystique, alors tu as compris le sens de la mystique ».
« Ce que tu aimes pour toi-même, il faut l’aimer pour les autres, et ce que tu n’aimes pas pour toi-même, ne le souhaite pas pour les autres : c’est le principe essentiel de la religion ».

  • Une troisième implication fondamentale découle implicitement de ce dernier point (amour et respect universel de toutes les créatures) : Ostad Elahi insiste sur la nécessité éthique et spirituelle de participer à la vie sociale et de s’impliquer pleinement dans la communauté humaine. Je reviendrai sur les motivations profondes de ce principe par la suite, car il concerne directement la possibilité même d’une pratique du spirituel. Ce principe de la vie en société, Ostad Elahi l’avait d’ailleurs déjà exprimé dans ses actes, en quittant sa retraite mystique pour embrasser une exigeante carrière de magistrat.
  • La quatrième implication, enfin, est la responsabilité individuelle, totale et inaliénable qui est la nôtre dans tous les domaines de notre vie.

Ce dernier point apportera peut-être un élément de réponse à une interrogation qui revient souvent chez ceux qui ont pris conscience de la portée extraordinaire de la pensée d’Ostad Elahi. Pourquoi n’a-t-il pas cherché à s’attirer des adeptes qui auraient répandu ses idées, comme l’ont fait d’autres figures spirituelles ? Il existe plusieurs réponses à cette question, mais on peut penser d’abord à cette idée, sans cesse réaffirmée par Ostad Elahi, que chaque être humain a le devoir de partir lui-même en quête de la vérité, et que nul ne peut se décharger de cette responsabilité ou la déléguer à autrui.
Si l’on voulait résumer en quelques mots le propos d’Ostad Elahi, on pourrait dire qu’il concerne avant tout « l’âme et sa quête de Vérité » : en réponse aux questions de ses interlocuteurs, les sujets qu’il développe, qu’il s’agisse de questions métaphysiques, théologiques, ou ayant plus directement trait à la pratique spirituelle, gravitent autour de cette idée centrale de la quête. Et cette quête, comme il le répète souvent, se ramène à quelques questions essentielles :

« Pour tout homme, la Vérité consiste à savoir qui il est, d’où il vient, ce qu’il doit faire et où il doit aller…. Lorsque cette quête est devenue le guide de sa conduite, qu’il l’a mise en pratique et qu’il a trouvé les réponses, alors il accède à la Vérité ».
« L’essence de la connaissance spirituelle est que l’homme comprenne pourquoi il est venu à l’existence, quels sont ses devoirs en tant qu’existant et quel est son but ultime ».
« Notre but doit être d’agir conformément aux principes divins pour arriver à la perfection ».

Ostad Elahi nous rappelle sans cesse que notre condition humaine, bien qu’elle comporte ses propres défis et responsabilités spirituelles, fait nécessairement partie d’un processus de perfectionnement bien plus vaste et qui concerne l’ensemble de la création.

« Le perfectionnement qui va du minéral au végétal, du végétal à l’animal et de l’animal à l’homme est prédéterminé. Les minéraux, les végétaux et les animaux n’ont pas la faculté de raisonner et leur évolution se fait de façon naturelle et automatique. Le perfectionnement de l’homme obéit, lui, à des règles différentes, car il possède une âme angélique. Il est donc doué de raison et de libre arbitre et c’est par ses propres efforts qu’il peut parvenir à la perfection ».

Pour Ostad Elahi l’âme humaine incarnée ou « soi », est la combinaison unique et le point de rencontre de deux dimensions tout à fait différentes; il y a d’abord « l’âme angélique » individuelle, ou l’esprit immortel, qui porte en elle « l’expir Divin » et reste en permanence en relation avec Dieu; ensuite, il y a l’âme charnelle, mortelle, animal-humain (basharique, de l’arabe bashar, animal humain) qui est la combinaison unique et individuelle d’âmes animales, végétales et minérales antérieures agrégées à un corps par le principe même du perfectionnement. Pour Ostad Elahi, la rencontre et la combinaison de ces deux dimensions de notre âme et de notre moi animal dans un corps n’est pas une sorte de piège ou de prison desquels il faudrait chercher à s’évader. Bien au contraire, c’est justement cette combinaison complexe qui crée cette situation terrestre unique par laquelle l’âme angélique devient progressivement apte à apprendre et à se développer jusqu’à son plein épanouissement spirituel.

Ostad Elahi insiste constamment sur le fait que le chemin qui mène à l’accomplissement réel de notre nature spirituelle commence nécessairement par la recherche et le développement d’une véritable conscience de notre âme, c’est-à-dire de notre Soi. Ou en d’autres termes :

« L’être véritable, c’est l’âme, et le corps est l’instrument de l’être véritable. Celui qui arrive à la perfection entre dans l’océan de l’unicité. Mais chaque parcelle conserve son identité ».

Il est impossible d’entreprendre un voyage sans en connaître un tant soit peu le but. Pour Ostad Elahi, le but du cheminement spirituel, c’est donc la perfection. La parole suivante résume très bien la relation intime entre ce but spirituel et les multiples engagements pratiques et concrets qu’implique le cheminement spirituel :
« Plus l’homme parvient à s’éloigner des désirs et des passions de son âme charnelle et à se rapprocher des étapes et des sentiments d’un être humain au plein sens du terme, plus il devient parfait […] « L’homme parfait » est celui qui agit envers les autres comme il aime qu’on agisse envers lui, et il s’oppose à ce qu’on fasse aux autres ce qu’il n’aime pas pour lui-même. Cela est facile à dire, mais très difficile à mettre en pratique. […] il doit se surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre et être son propre juge ».
Il y a encore bien d’autres paroles, encore plus concises, dans lesquelles Ostad Elahi traduit cet état spirituel en termes de manifestations éthiques concrètes.
« Un être humain digne de ce nom est celui qui se réjouit du bonheur des autres et compatit sincèrement à leur malheur ».
« La clef de voûte de la vie en ce monde est le respect du droit d’autrui ».
« Le voyageur (sur la voie spirituelle) doit préserver l’équilibre entre les quatre éléments suivants : l’âme, le corps, la famille et la société ».

Travailler dans ce but est une tâche difficile qui peut susciter une lassitude passagère. De ce fait, il est utile, avant d’aborder les prescriptions pratiques essentielles que définit Ostad Elahi, de garder en mémoire ce qu’il dit à propos de l’importance de la foi, de la certitude spirituelle et de la maîtrise de soi.

« Tout le monde passe par des hauts et des bas. L’homme doit essayer d’acquérir la maîtrise de soi. Lorsqu’on est maître de ses états intérieurs, tout devient facile ».
« L’homme ne doit pas subir le destin mais au contraire le prendre en main ; et face à Dieu et à Sa providence, être si soumis et si détaché de toute chose contraire à Sa satisfaction que les décrets du destin lui paraissent insignifiants ».

Certains des enseignements pratiques spirituels les plus fondamentaux et communs à toutes les religions sont rappelés dans la parole suivante :

« Les principes des religions sont érigés et fondés sur quelques piliers inébranlables : la maîtrise de soi, la charité, la prière, l’intention pure et la sincérité envers Dieu ».
« La condition de la prière est de porter son attention sur la Source divine, et non pas seulement de répéter des phrases ».
« L’intention pure et la sincérité envers Dieu signifient en termes simples que ce que l’on aime comme bienfait pour soi, on l’aime pour toute la création, et que ce que l’on n’aime pas pour soi on ne le veuille pas pour les autres ».
« Lorsque les principes ci-dessus sont vraiment observés, on est purifié, on est sorti de l’animalité et on devient un être humain véritable. Lorsque l’homme devient vraiment humain, son inclination naturelle lui dicte d’agir toujours en bien ».

Bien entendu, énoncer ces principes est une chose, les mettre en pratique – chacun le sait – en est une autre ! Avant de citer d’autres paroles d’Ostad Elahi, qui illustrent ce cheminement qui mène de la connaissance de soi à la connaissance de Dieu, il faut expliquer ce qui peut sembler être une contradiction entre cette conception métaphysique du « soi réel », qui aurait l’air d’impliquer une démarche « contemplative », et son enseignement pratique, éthique et religieux, qui comme on l’a vu, rompt avec l’idéal de la vie contemplative, retirée du monde. Pourquoi donc Ostad Elahi insiste-t-il tant sur le fait qu’une vie sociale active, responsable, engagée dans ce monde est indispensable au processus de connaissance de soi ? C’est que nous ne pouvons parvenir à nous connaître nous-mêmes – et à polir le miroir de notre cœur – qu’au travers des conflits et des défis d’une vie active dans ce monde qui nous renvoient notre propre reflet.

Une vie engagée dans la société est donc l’école la plus efficace et la plus fructueuse pour découvrir la nature véritable de l’âme et la purifier. Dans l’une de ses anecdotes autobiographiques, il raconte ainsi : « Une nuit, un état de ferveur spirituelle s’empara de moi, et je décidai de m’isoler pour me recueillir et de passer la nuit en prière et en contemplation ». Puis il décrit en termes humoristiques comment, dérangé par le bruit que font ses voisins, il doit monter sur la terrasse de sa maison, puis comment une suite d’événements l’obligent à descendre dans la rue, et à prendre le chemin d’un mausolée éloigné, sans parvenir jamais à trouver un lieu isolé propre au recueillement. Finalement, il explique :

« Bref, ce soir-là, l’état de ferveur disparut et quoique je fisse, je ne pus me consacrer à la contemplation. « O Seigneur, dis-je, Tu m’éprouves encore. Eh bien! c’est à Toi de décider. Qu’il en soit selon Ta volonté ». A ce moment-là une « voix » se fit entendre : « C’est à l’intérieur de votre coeur que vous devez rechercher l’isolement. Aucun lieu n’est jamais vide, seul le cœur est vide et isolé ». Je compris que l’on voulait m’empêcher de m’isoler car depuis quelque temps je restais un peu dans mon coin, alors que je devais, du fait de ma profession, participer aux manifestations sociales et répondre aux invitations. Vivre à l’écart de la société n’est pas juste. Il faut vivre dans la société tout en se préservant [de ses méfaits]. Celui qui choisit l’isolement, en évitant les tentations et les épreuves qui découlent de la vie en société, et qui se dit vertueux se trompe. Ce qui compte, c’est d’être vertueux tout en vivant dans la société et en participant à la vie sociale. »

On peut mesurer l’importance que revêt la vie active dans ce monde pour la connaissance de soi et de Dieu, si l’on considère que les principes qui sous-tendent ces conseils pratiques, et qui sont toujours rappelés à ceux qui avancent sur la Voie, sont les piliers mêmes du perfectionnement. Ces principes fondamentaux se ramènent à trois points essentiels : premièrement : dire le bien, voir bien et vouloir le bien. Deuxièmement : lutter sans cesse contre les attaques cachées ou visibles de notre soi animal. Troisièmement, porter constamment notre attention vers Dieu. En fait, il s’agit là des aspects inséparables d’un même « travail » spirituel sur la voie du perfectionnement. Travailler sur l’un de ces trois points met nécessairement en relief le rôle des deux autres.

Le premier de ces principes, sur lequel Ostad Elahi revient en permanence, consiste à parvenir graduellement à dire bien et vouloir le bien – et finalement à voir le bien en chaque chose.

« Celui qui se dit viator (dans la Voie spirituelle) doit faire siens ces trois principes:
– « Dire bien » : c’est à dire ne pas médire, ne pas calomnier, ne pas jurer ou injurier, etc.;
– « Voir bien » : ne voir rien ni personne en mal, mais au contraire voir toute chose en bien.
– « Vouloir et penser bien »: ce que l’on veut pour soi, le vouloir pour tous; ne pas éprouver de haine, de jalousie et de rancune, ne pas penser à la vengeance, etc… ».

Ce principe fondamental, si souvent rappelé par les prophètes et les saints est simple en apparence ; mais dès que nous le mettons un tant soit peu en pratique, nous nous trouvons confronté au deuxième grand thème de l’enseignement spirituel d’Ostad Elahi, le difficile combat entre notre âme angélique ou « esprit » et l’âme charnelle, le « soi animal » ou « soi impérieux » avec ses masques et ses ruses innombrables.

Cette lutte inévitable pour dominer cette dimension de nous-mêmes qui s’oppose « naturellement » à notre nature plus haute et divine est un thème central dans toutes les traditions religieuses. Mais la manière dont Ostad Elahi traite ce sujet apporte des clarifications importantes qui constituent les points saillants de son enseignement spirituel.

Pour commencer, Ostad Elahi insiste sur la nécessité de toujours renforcer ce qu’il y a de plus haut en nous, l’âme angélique, ou l’esprit, plutôt que d’affaiblir la force de notre soi charnel. En d’autres termes, l’ascèse véritable n’est pas dans l’affaiblissement du corps mais dans le développement conjoint et équilibré de toutes les dimensions de notre être.

« Plus l’âme angélique est forte, plus elle arrive à dominer le soi impérieux. La méthode pour fortifier son âme est d’en reconnaître la dignité et d’aimer la qualité de son âme. En conséquence, on acquiert les qualités spirituelles nobles, c’est-à-dire que tout ce qui est indigne de son âme, on le prend en aversion ».

Enfin, le troisième aspect essentiel de l’enseignement spirituel pratique d’Ostad Elahi est « l’attention à Dieu » . Bien entendu, cet aspect est présent à chaque étape de notre vie spirituelle, comme il nous le rappelle constamment. Pour commencer, dans chaque religion :

« Toutes les prières, les invocations, les dévotions, et le reste… se résument à cet état d’attention continuelle à Dieu et à essayer [de savoir] quoi faire pour qu’il y ait contentement de Dieu ».

« Ce qui compte dans la prière, c’est l’intention. Quels que soient la religion ou le rituel que l’on accomplit, il suffit d’être attentif à la Source et notre prière sera acceptée, peu importe la langue qu’on utilise ».
Ce qui est fondamental, au cours du cheminement spirituel, et cela au sein même de la vie sociale, c’est donc de garder notre attention tournée vers Dieu. C’est ce que résume bien cette autre parole :
« Pour obtenir la liaison avec la source divine, l’homme doit en toute circonstance porter son attention vers Dieu, de sorte que spontanément il agisse bien et évite de commettre le mal ».

Si l’attention à Dieu occupe déjà une place fondamentale dans les étapes les plus élémentaires de la vie religieuse, elle est encore plus essentielle à mesure que l’âme progresse dans le cheminement de la connaissance de soi et de Dieu.

17 décembre 2014 Posted by | Pépiements, Spiritualités | | Laisser un commentaire

La foi bahá’íe : une spiritualité universelle

La foi bahá’íe est une religion mondiale et indépendante. Son histoire débute en Perse en 1844. Son fondateur est Bahá’u’lláh, un noble persan qui a proclamé être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité des peuples de la terre.

La Terre n’est qu’un seul
pays et tous les hommes
en sont les citoyens
– Bahá’u’lláh

Au cœur de son message se trouve la conviction que l’humanité forme une seule et même famille et que le moment est venu pour elle de s’unir en une société mondiale.
Ceci implique une transformation des individus et des relations qui structurent la société.
Dans les aspects spirituels et matériels de leurs vies, les bahá’ís s’efforcent de mettre en pratique les enseignements de Bahá’u’lláh, notamment que :
l’âme rationnelle n’a ni sexe, ni race, ni ethnie, ni classe, ce qui rend inadmissible toute forme de préjugés
Dieu est un, au-delà des diversités culturelles et des interprétations humaines et toutes les religions du monde sont les expressions successives d’une seule et même foi
la religion et la science sont deux systèmes complémentaires de connaissance et de progrès pour la civilisation


« La foi bahá’íe reconnaît l’unité de Dieu et de ses prophètes, soutient le principe de la recherche sans entraves de la vérité, condamne toutes formes de préjugé et de superstition, enseigne que le but de la religion est de promouvoir l’amitié et la concorde, proclame qu’elle doit aller de pair avec la science, et affirme qu’elle est le principal facteur de pacification, d’ordre et de progrès de la société. Elle affirme sans équivoque le principe de l’égalité des droits, des opportunités et des privilèges pour les hommes et pour les femmes, recommande l’éducation obligatoire, élimine les extrêmes de richesse et de pauvreté, élève au rang d’adoration le travail accompli dans un esprit de service, recommande le choix d’une langue auxiliaire internationale, et propose les institutions nécessaires pour établir et perpétuer une paix durable et universelle. »

Parmi les Écrits mystiques les plus connus de Bahá’u’lláh figure un petit ouvrage intitulé “Les sept Vallées”. Écrit dans un style poétique, il décrit les étapes du voyage de l’âme à la rencontre de son Créateur.


 

Le rôle de la femme
Le développement de l’humanité dépend en effet du développement harmonieux de ses deux composantes masculine et féminine, qui sont complémentaires.
La femme est notamment destinée à jouer un rôle particulier dans l’établissement de la paix mondiale.
‘Abdu’l-Bahá explique que si, par le passé, « le monde a été gouverné par la force, et l’homme a dominé la femme par le caractère plus violent et plus agressif de son corps et de son esprit », cette tendance va s’inverser, et « les temps nouveaux seront moins masculins et plus imprégnés d’idéaux féminins ».
Il dit également que « la force perd de son importance alors que la vivacité d’esprit, l’intuition et les qualités spirituelles d’amour et de dévouement, essentiellement féminines, prennent l’ascendant. »
Une fois qu’elle bénéficieront des mêmes privilèges que les hommes, les femmes, qui sont par nature opposées à la guerre, refuseront de sacrifier leurs enfants dans un quelconque conflit.
C’est par l’éducation, et non par la rivalité ou la lutte avec l’homme, que la femme parviendra à jouer un rôle aussi essentiel. Selon les enseignements bahá’ís, la femme est en effet prioritaire en la matière. Si les moyens dont dispose une famille ne lui permettent pas de faire bénéficier de la même éducation garçon et fille, c’est la fille qui doit être privilégiée. Elle pourra ainsi à son tour remplir totalement son rôle de première éducatrice de ses propres enfants, mais aussi montrer la pleine mesure de ses capacités intellectuelles, égales à celles de l’homme.


 

Préservation de l’environnement et de la nature

Du fait de son rang, l’homme a une responsabilité particulière envers la nature, qui est le reflet du divin. Certes, l’être humain occupe une position plus élevée que la nature, dont il a la capacité de découvrir les secrets, ce qui lui permet de maîtriser son environnement, mais cette capacité lui impose d’utiliser les pouvoirs dont il a été dotés à des fins positives.
L’exercice approprié de cette responsabilité est la clé qui détermine si son génie inventif produit des résultats bénéfiques ou crée des ravages dans le monde matériel .
Au XIXe siècle déjà, Bahá’u’lláh mettait les hommes en garde contre leur attitude à l’égard de notre planète : « … vous foulez ma terre avec complaisance et satisfaits de vous-mêmes, insouciants de ce qu’elle est lasse de vous et de ce que tout ce qu’elle renferme se dérobe à vous … »
‘Abdu’l-Bahá décrit la nature comme un « trésor illimité ». La nature est utilisée par l’homme qui, en cultivant la terre, en domestiquant l’animal, aide à son développement. L’importance de l’agriculture, et celle de la science, sont soulignées. Mais l’action de l’homme doit respecter une limite, qui est celle de la modération :
« En toute chose, la modération est nécessaire. Si une chose est faite avec excès, elle est source de mal… » Bahá’u’lláh

4 avril 2014 Posted by | Pépiements, Référence, Religion, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

Guerrier de lumière

Éveillons nous à d’autres consciences, …
Sortons de notre enfermement, subi de vie en vie…
De cette catégorisation de l’esprit qui s’appelle éducation, syndicats, organisations, conceptions de vie, statuts sociaux, civilisation, dogmes, religions, …
Non pas couper court, d’un seul coup, avec ce que nous sommes aujourd’hui, ce en quoi nous croyons, ,…
Simplement se préparer avec beaucoup de vivacité, de courage et de force,
à vivre différemment, à penser différemment, à appréhender le monde avec une autre conscience….

L’énergie de la terre a besoin d’être renouvelée.
L’important demeurera ; l’inutile disparaîtra

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extrait de « Manuel du Guerrier de Lumière » de Paulo Coelho (ISBN 2-253-14772-9)
Le Guerrier écoute le vent et parle aux étoiles, et sait que son intuition est l’alphabet de Dieu.

Le Guerrier sait qu’il est libre de choisir ce qu’il désire; ses décisions sont prises avec courage, désintéressement, et parfois, avec une certaine dose de folie.
Ils sont guerriers , parce qu’ ils se trompent, parce qu’ils s’interrogent, parcequ’il cherchent une raison, …et parcequ’ils vont trouver…
Le Guerrier semble fou, mais ce n’est qu’un masque ; il ne perd pas son temps à écouter les provocations, il a un destin à accomplir..
Un Guerrier fait toujours des gestes hors du commun : il peut danser dans la rue, ou regarder un inconnu dans les yeux, ou défendre une idée qui peut paraître ridicule…
Le Guerrier pardonne, car il est passé par là, lui aussi, mais il ne peut baisser la tête, car il perdrait de vue l’horizon de ses rêves
Un Guerrier ne passe pas ses jours à tenter de jouer le rôle que les autres ont choisi pour lui
Le Guerrier de lumière ne risque son cœur que pour quelque chose qui en vaut la peine.
Il est celui qui est capable de comprendre le miracle de la vie, de lutter jusqu’au bout pour ce qu’il croit, et alors d’entendre les cloches que la mer fait retentir dans ses profondeurs.
Tout le monde en est capable, et personne ne se juge un guerrier de lumière, bien que tout le monde puisse l’être.
Le Guerrier prête attention au regard d’un enfant, parce que les enfants savent voir le monde sans amertume.
Tout ce que tu fais au plus petit être de la terre, même à une fourmi, tu te le fais à toi-même

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« Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. »  Rabindranàth Tagore

27 février 2014 Posted by | Pépiements, Spiritualités | | Laisser un commentaire

Communiquer : la guerre de tous contre tous

Il semble qu’il y ait deux fondements bien distincts à toute intention de communiquer.
L’un croit qu’une vérité existe. L’autre croit qu’il n’existe pas une seule vérité.
Dans le premier cas, celle ou celui qui discute va souhaiter soit recevoir, soit transmettre la vérité, soit discuter pour l’établir ensemble. S’il n’y a pas accord, alors il y a création d’une guerre pour avoir raison : déterminer qui détient la fameuse vérité.
Cette guerre est la guerre de tous contre tous…

Dans le deuxième cas, il n’y a aucune vérité à recevoir ou transmettre ou établir, seul ou ensemble, par définition. Soit la communication n’a alors aucun intérêt, soit l’intérêt de la communication n’est que de, alternativement, exprimer son point de vue et puis écouter celui de l’autre. Personne n’a tort, personne n’a raison. C’est un échange sans dualité, avec respect des différences de chacun à percevoir et à émettre. De nombreuses approches de conscience ont validé que ces différences sont très nombreuses et créent quasiment un point de vue unique à chaque humain et une sémantique unique à chaque humain.

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  • Celle ou celui qui veut avoir raison évite ou contourne les questions lorsqu’elle/il n’a pas d’argument pour défendre sa vérité.
  • Celle ou celui qui veut avoir raison change fréquemment de sujet, surtout après une réponse à une de ses questions, s’il/elle n’a rien à répondre en retour pour défendre sa vérité. Il est difficile ou impossible de suivre un fil de conversation avec lui/elle. Son but est de dévaloriser, d’attaquer et dès qu’un axe ne permet pas de détruire, il/elle change d’axe.
  • Celle ou celui qui veut avoir raison utilise souvent une rhétorique « ad hominem ». Ceci permet de continuer à défendre sa vérité, sans argumentaire, mais en attaquant directement son interlocuteur, souvent sur un autre sujet, parfois même, dans une autre discussion où l’interlocuteur est poursuivi (la guerre doit être gagnée pour soulager l’égo).
  • Celle ou celui qui veut avoir raison évoque directement ou indirectement UNE seule voie absolue, UNE seule vérité absolue. Il utilise souvent des concepts duels (bien/mal, bon/mauvais, positif/négatif, vrai/faux, juste/injuste, correct/incorrect, …)
  • Celle ou celui qui veut avoir raison utilise à grande fréquence une modalité d’expression impérative (« il faut que », « on doit », « tu dois », temps impératif), avec des formes passives, des généralités et des nominalisations (fait de prêter des intentions humaines à des concepts. Ex: La France impose tel devoir !). Globalement, il s’agit de ne pas prendre la responsabilité d’une demande ou d’une affirmation, mais faire comme si c’était LA seule façon de faire. Ca n’est pas lui/elle qui a l’opinion, juste il/elle exprime la vérité, l’évidence indéniable.
  • Celle ou celui qui veut avoir raison fait fréquemment usage d’amalgames, ce qui lui permet de passer d’un sujet à l’autre.
  • Celle ou celui qui veut avoir raison interprète systématiquement que l’autre veut avoir raison puisque c’est son propre fonctionnement et le seul qu’il/elle connait. Egalement, sa propension aux amalgames lui fait louper toutes les éventuelles nuances exprimées par son interlocuteur. Et bien, entendu, il/elle est persuadé/e d’avoir raison sur le fait que l’autre veut avoir raison, et qu’il a tort.

4 novembre 2013 Posted by | Géopolitique | , , | Un commentaire

Même un dogme perverti peut être facteur d’élévation de conscience

La métaphysique n’a qu’un temps. Le passage à la rationalité demande de se dépasser, et ça ne peut être que par la pensée de plusieurs, là où la métaphysique peut-être l’œuvre d’un seul.

Je ne crois pas que l’Orient ait perdu le sens de la spiritualité, et que l’Occident soit la spiritualité aboutie. Disons que nous, occidentaux, le pensons et que nous comprenons beaucoup moins bien la pensée orientale. Je pense que c’est de la confrontation des deux mondes, et je ne cite pas les autres, que sortira une additions de points de vue qui élargira le regard de tous.

Il n’y a pas de spiritualité cachée volontairement, il n’y a qu’une forêt qui cache l’arbre véritable.

Et oui, j’ai lu le Coran. « Dieu » y est cité, ou plutôt « prétendu » (voir cChrist versus mahomet) . Je n’y vois qu’ une « révélation » humaine. Je dirais que les apparitions de « Dieu » dans le Coran s’adresse aux musulmans de premier niveau. C’est l’obligatoire argument d’autorité. Il n’empêche que même un musulman de niveau supérieur peut « sublimer » cette présence, et bien entendu l’argument d’autorité qu’il représente.

Ce « Dieu » n’est plus anthropomorphique, c’est une transcendance. Si je devais tuer son « Dieu » , je m’en trouverais tout aussi odieux que si j’empêchais quelqu’un d’admirer l’œuvre d’un peintre. La rationalité ne doit pas exiger l’incroyance, parce que ce faisant, elle tuerait une part importante de l’homme tout en le laissant sans réponse.

L’Islam n’est pas la seule religion à laquelle je m’intéresse. Ce que je cherche, c’est la finalité de la religion. Dans son étymologie, déjà elle « relie » les croyants sur une base qui leur est commune. C’est aussi la finalité de la laïcité sur ce qui est commun à tous les êtres humains, sans, pour cela, lui enlever ce qui lui est particulier. On aurait tort de croire à une finalité obscurantiste de la religion. La religion n’est qu’une des façons parmi les autres que l’humanité à trouver pour se solidariser. Une religion n’est qu’un système social, variable dans le temps et dans l’espace…descriptif de liens sociaux, et non normatif en « morale ».

L’ennemi est ailleurs. Il est dans la motivation individualiste qui veut se singulariser et se différencier de « l’esprit commun ». Il y aura toujours des opportunistes, des motivations masquées, et des hypocrites, et puis des « montreurs du doigt » qui amalgameront toujours l’ensemble à sa partie la plus médiocre. Pourquoi ? Tout simplement parce que la potentialité de l’homme s’inscrit dans le meilleur comme dans le pire, et y cherche cette efficacité supérieure que lui réclame la sélection naturelle.

Le rituel est  une occupation puérile. Elle l’est certainement pour beaucoup, mais c’est aussi une façon de se reconnaitre comme étant adhérant de … et s’empêcher de l’oublier. Et puis le rituel interroge sur son adhésion et sur sa propre constance. Le rituel peut aussi être laïque. Que fait-on d’autre en se disant « bonjour » même si on ne le pense pas ? Que fait-on d’autre en se parlant, si ce n’est adhérer à un rituel de communication qui n’a d’autre finalité que le dialogue, c’est-à-dire le contraire de deux monologues. La vie de n’importe quel être humain EST rituel du lever au coucher, de la naissance à la mort.

C’est par sa controverse intérieure que l’individu progresse. Il ne suffit pas de se contenter de posséder des nombres pour « être », il faut rajouter d’autres nombres à ceux que l’on possède déjà pour « devenir ». On est l’information que l’on contient. Vivre, c’est apprendre. Surtout ce que l’on est pas.

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ainsi même un culte déviant,  outil des forces d’obscurité peut se révéler un objet d’élévation si une belle âme le rencontre et le transmute en elle-même : « Dieu éclaire qui il veut »

6 août 2013 Posted by | Pépiements, Religion | , | Laisser un commentaire

Lumière est silence

calligraphie d'oiseau rouge

Il viendra un temps où la langue rejoindra le cœur
Le cœur rejoindra l’âme
L’âme rejoindra le secret (sirr)
Et le secret rejoindra la Vérité (Haqq)
Le cœur dira à la langue « silence ! »
Le secret dira à l’âme, « silence ! »
Et la lumière intérieure dira au secret, « silence ! »
-ANSARI

20 mai 2013 Posted by | Pépiements, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

Une prophétie christique pour l’Afrique

Le samedi 10 Septembre 1921, vers 9h00, à Mbanza-Nsanda, petite localité du Bas-Congo, la veille de son arrestation par le pouvoir colonial belge, Simon KIMBANGU, dans l’enclos en rameaux, le visage grave, le regard vif, s’adressa à la foule en ces termes :

« Mes Frères, l’Esprit est venu me révéler que le temps de me livrer aux autorités est arrivé. Tenez bien ceci : avec mon arrestation, commencera une période terrible d’indicibles persécutions pour moi-même et pour un très grand nombre de personnes. Il faudra tenir ferme, car l’Esprit de notre Dieu Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. Il n’a jamais abandonné quiconque se confie en Lui.
« Les autorités gouvernementales (coloniales) vont imposer à ma personne physique un très long silence, mais elles ne parviendront jamais à détruire l’œuvre que j’ai accomplie, car elle vient de notre Dieu, le Père. Certes, ma personne physique sera soumise à l’humiliation et à la souffrance, mais ma personne spirituelle se mettra au combat contre les injustices semées par les peuples du Monde des Ténèbres qui sont venus nous coloniser.
« Car j’ai été envoyé pour libérer les Peuples du Kongo et la Race Noire Mondiale. L’Homme Noir deviendra Blanc et l’Homme Blanc deviendra Noir. Car les fondements spirituels et moraux, tels que nous les connaissons aujourd’hui, seront profondément ébranlés. Les guerres persisteront à travers le monde. Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi.
« Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur le conseil des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. La misère s’installera. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.
« Il faudra une longue période pour que l’Homme Noir acquière sa maturité spirituelle. Celle-ci lui permettra d’acquérir son indépendance matérielle. Alors s’accomplira la Troisième étape. Dans celle-ci naîtra un Grand Roi Divin. Il viendra avec ses Trois Pouvoirs : Pouvoir Spirituel, Pouvoir Scientifique et Pouvoir Politique.
« Je serai Moi-même le Représentant de ce Roi. Je liquiderai l’humiliation que, depuis les temps les plus reculés, l’on n’a cessé d’infliger aux Noirs. Car, de toutes les races de la Terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la Race Noire.
« Continuez à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre.
« Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la Race Noire et le Peuple du Kongo. Un Instructeur viendra avant mon RETOUR pour écrire ce Livre et préparer l’arrivée du Roi. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Car sans cet Enseignant, qui préparera les Peuples Kongo ? Car l’arrivée du Roi sera très meurtrière et sans pardon.
Alors, il faut que les Peuples du Kongo soient instruits avant cet événement.
« Vous ne savez pas encore ce que c’est qu’une guerre spirituelle. Quand les Peuples Kongo commenceront à se libérer, tout pays qui osera attaquer le Kongo sera englouti sous les eaux. Vous ne connaissez pas encore la puissance de Ceux qui sont envoyés par le Père Tout-Puissant.
« A quoi sert à l’homme de s’attaquer à Dieu si, le jour de sa mort, même s’il avait beaucoup de biens matériels, il n’a même pas le temps d’arranger son doigt ? Vous ne savez pas de quoi est faite votre vie et pourquoi vous vivez. Car, exister physiquement c’est apparaître comme presque rien.
Pourquoi tuer son prochain et espérer rester en vie, et pour combien de temps ?
Dieu n’est pas le temps, ni l’espace. Il est un TOUT dans le TOUT.

La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde Européen. Elle ne connaîtra plus les principes maritaux de ses Ancêtres. Elle ignorera sa Langue Maternelle. Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits enfants. Car viendra un temps où les langues des Blancs seront oubliées. Dieu le Père a donné à chaque groupe humain une langue qui sert comme d’une « alliance de communication »…

(Extraits de la Prophétie du Grand Prophète Simon KIMBANGU, Samedi 10 septembre 1921 à Mbanza-Nsanda, Kongo-Central).

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A toutes fins utiles, je vous donne ci-dessous quelques repères biographiques :
Simon KIMBANGU, dont le nom signifie : « Celui qui révèle les choses cachées », est né à NKAMBA, petit village du Kongo-Central, le 12 septembre 1887. Après des études primaires à la Mission protestante de Ngombe-Lutete, KIMBANGU se marie à Marie MUILU qui lui donne trois enfants : KISOLOKELE (né en 1914), DIALUNGANA (né en 1916), DIANGIENDA KUNTIMA (né en 1918).
A partir de 1910, Simon KIMBANGU commence à entendre l’appel de l’Esprit de Dieu qui lui demande de « paître son troupeau. » A plusieurs reprises, KIMBANGU refuse d’obéir à l’appel en expliquant qu’il n’est pas à la hauteur d’une si haute et importante mission. Il se réfugie même à Léopoldville pour échapper à la « Voix », et trouve du travail aux Huileries de Kinshasa. Il y travaille sans être rémunéré, et déçu, il revient à NKAMBA où, le 6 avril 1921, au hameau de Ngombe Kinsuka, l’Esprit de Dieu lui intime l’ordre de ressusciter une petite fille, NKIATONDO, qui venait tout juste de mourir.
Ce premier miracle de KIMBANGU va amorcer ce que les historiens ont appelé le « semestre effervescent » (du 6 avril au 12 septembre 1921), une intense période de prédication et de miracles qui va secouer l’Empire Colonial Belge, l’Angola et même le Kongo Français.
KIMBANGU prêchait et guérissait à peine depuis 36 jours quand le commissaire de district envoie Léon MOREL, administrateur du Territoire des Cataractes, enquêter sur « le cas de l’Illuminé de Nkamba ». Nous sommes le 11 mai 1921.
Dès le mois de juin 1921, suite aux persécutions coloniales, orchestrées essentiellement par les MISSIONNAIRES CATHOLIQUES ET PROTESTANTS, qui voient leurs églises se vider progressivement de leurs fidèles, KIMBANGU entre en clandestinité et séjourne notamment à Mbanza-Nsanda où Il fera la terrible Prophétie( extraits ci-dessus).
Le 12 Septembre 1921, KIMBANGU est arrêté puis transféré à Thysville (Mbanza-Ngungu) où il est sommairement jugé et condamné à mort. Mais peu après, le Roi des Belges, Albert 1er commue cette peine en PRISON A VIE. KIMBANGU est alors acheminé, manu militari, à Elisabethville (Lubumbashi) où Il passera 30 (TRENTE) ans dans une minuscule cellule de 80cm sur 1,20m, sans aération et sans conditions hygiéniques appropriées : son lit était un bloc de ciment, – chaque matin, il était plongé dans un profond puits contenant de l’eau froide et salée afin d’accélérer sa mort !
Deux jours avant sa mort, soit le 10 octobre 1951, le Grand Prophète KIMBANGU annonce à ses co-détenus que sa détention est terminée et qu’il mourrait le vendredi 12 octobre 1951 à 15 heures précises !
Le 12 octobre 1951, après avoir dit ses adieux à ses gardes et à ses co-détenus, KIMBANGU frappe trois coups de poings sur les côtes droite et gauche, puis s’étant allongé sur sa couverture placée à terre, meurt paisiblement non sans avoir au préalable prophétisé des épreuves terribles pour la Belgique et l’Occident dans les temps futurs…

Dans sa prédication, KIMBANGU, annonçait souvent la libération prochaine de l’Afrique et du « Congo » de la domination coloniale d’abord et de la domination occidentale en général par la suite. Cette libération devrait, selon lui, s’effectuer en 3 étapes : la première, connue sous le nom des « Indépendances Africaines » des années 1960; Les deux autres étapes constituent encore un mystère..  sommes-nous peut-être déjà engagés dans le processus qui conduit vers… »la Deuxième Indépendance » ?
Avant sa mort, il créa un puissant Mouvement Spirituel, qu’Il appela « KINTUADI » (= l’Union, l’Unité, la Communauté), voué à la libération totale de l’homme noir. Il se présenta d’ailleurs lui-même comme le sauveur de la race noire et Il réaffirmera ceci très solennellement lors de son procès à Thysville (Mbanza-Ngungu) devant Monsieur de Rossi, président du Conseil de Guerre institué pour la circonstance. Ce que n’acceptent pas les missionnaires catholiques et protestants et autres dignitaires religieux africains.
Les membres du Mouvement KINTUADI furent l’objet de nombreuses persécutions et déportations de leur Kongo-Central natal vers plusieurs localités de l’Equateur, du Haut-Congo et du Katanga comme Ekafela, Ubundu, Lowa, Elisabethville.
Le nombre de fidèles déportés de 1921 à 1959 dépassera les 150.000 ! Beaucoup d’entre eux ne revinrent jamais au Kongo-Central et moururent en déportation, dans les travaux forcés, sous le coup des fouets et les interminables bastonnades !
Après la mort de KIMBANGU à Elisabethville, son fils cadet, Joseph DIANGIENDA KUNTIMA, (ancien Secrétaire du Gouverneur Colonial de la Province du « Congo-Kasaï », Monsieur PEIGNEUX) fonde, le 24 décembre 1959 une Eglise d’inspiration Chrétienne qu’il baptise : EGLISE de JESUS-CHRIST sur la terre par le prophète SIMON KIMBANGU (EJCSK).

Cette Église, connue plus tard sous le nom d’Église KIMBANGUISTE, devient en 1969 membre à part entière du Conseil Œcuménique des Églises, dont le siège est à Genève, semblant ainsi s’éloigner au combat historique et militant du Mouvement KINTUADI et à son programme politico-spirituel visant la réhabilitation totale et inconditionnelle de l’homme dans le monde entier !

Il reste que Simon KIMBANGU, par les valeurs d’universalisme et d’ouverture de conscience qu’il propage, se révèle probablement un grand instructeur à destination des populations d’origine Africaine. Il y est révéré comme tel.

25 avril 2013 Posted by | Géopolitique, Histoire, Pépiements | | Laisser un commentaire

La paille et la poutre

« Pourquoi se focaliser sur la paille remarquée dans l’œil d’autrui, sans être attentif à la poutre que l’on a dans son propre œil ?
Tu te permets de dire à ton frère : laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil alors que tu ignores la poutre qui est dans le tien ! Quelle mauvaise appréciation ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère ! » Luc 6, 39-42

Des aveugles qui prétendent guider des aveugles, il y en a des quantités : dans les institutions politiques, religieuses, dans les bastions idéologiques… L’actualité nous en donne de multiples versions. Et le risque de tomber tous dans le trou mortel à cause de leurs déficiences n’est pas illusoire ! Or ce texte offre quelques clés libératrices, car dans la Bible, l’œil, ce n’est pas simplement l’organe biologique qui permet de voir grâce au nerf optique relié au cerveau. De même que la main (yad) représente toute activité humaine, l’œil des paraboles exprime le regard que l’on porte sur le monde et sur les autres. C’est la vision du monde de chacun, constituée de l’éducation reçue, de l’expérience que l’on a de la vie, et des convictions spirituelles et politiques que l’on a adoptées.

L’histoire de la paille et de la poutre a trop souvent été réduite à une petite leçon de morale, dans le but de respecter l’autre, ce qui n’est déjà pas si mal. Mais on peut déceler dans ce texte une sagesse de vie plus subtile et plus décapante, efficace au plan individuel, certes, mais aussi adaptable à des problématiques collectives.

La poutre : Jésus qui a travaillé le bois comme charpentier sait de quoi il parle. La poutre qui sous-tend mon regard sur autrui est faite de tout ce qui me constitue intérieurement. C’est la charpente (voulue ou subie) de mon édifice intérieur, et ce support d’une cohérence est indispensable à chacun. On peut d’ailleurs constater les résultats désastreux en termes de pensée ou d’acte chez des êtres qui n’ont aucune charpente. Ce qui est signifiant pour une personne l’est aussi pour un groupe, une nation, un parti, une Eglise.

La paille, dans l’évangile, évoque simultanément le moment généreux de la moisson et l’enveloppe provisoire du grain qui, n’ayant pas de poids, (kavod) est appelée à disparaître.

La parabole de Jésus relatée par Luc met donc en parallèle la poutre, c’est-à-dire la logique de rapport au monde qui anime chacun, avec la paille, le signe témoin que quelqu’un a recueilli des grains de la moisson, autrement dit, les fruits reconnaissables de ses bonnes actions. C’est précisément là que porte l’enseignement de Jésus qui invite au discernement : pourquoi se focaliser sur la paille présente dans l’œil du voisin, ce qui est au fond le signe infime qu’il a tenu dans ses mains les grains de sa moisson (ses actes positifs), alors que l’on est soi-même inconscient de la poutre – maîtresse hypertrophiée qui déforme le regard que l’on porte autour de soi.

Rideau-tapis

En d’autres termes, si mon système de pensée spirituel ou idéologique fait obstacle à ma perception des réalités humaines, il faut le modifier, car ce qui compte c’est ma fidélité au réel, concernant les êtres humains qui m’entourent ou les situations que je rencontre dans la société. La paille dans le regard de l’autre dérange, mais peut-être est-ce simplement le défaut de ses qualités, moins problématique que la place prise par ma poutre, c’est à dire mes critères personnels devenus trop rigides pour garantir ma lucidité.

En résumé, il semble que Jésus vise le plein exercice de la liberté par chacun, et pour qu’il soit possible de penser et d’agir sans être l’otage d’une idéologie, il cherche à désencombrer l’esprit et le cœur. Il désire que ses disciples soient au plus près du réel, et qu’ainsi leur conscience des réalités ne devienne jamais un système-écran, dommageable pour eux-mêmes et pour les autres. Une vision du monde, si enthousiasmante soit-elle, peut secréter un conformisme et une langue de bois qui désamorcent toute initiative de transformation. »

extrait de : « la paille et la poutre »  © Abbé Alain René Arbez

3 décembre 2012 Posted by | Pépiements, Religion | | Laisser un commentaire

des gamins immatures et violents

une religion pour les lier et les garder dans leur monde sombre, animal et pulsionnel

  • « Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. » Jung (1939)

  • Mein Kampf (…) « Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. » Churchill

     

Il y a une évidente incompatibilité de ces deux universels que sont les Droits de l’Homme et l’islam !

Les Droits de l’Homme accordent la liberté religieuse, c’est-à-dire le droit de choisir sa religion ou de n’en point avoir, ainsi que le droit de pratiquer la religion de son choix, autrement dit d’en célébrer le culte. Ces droits n’existent pas dans l’islam. Dans l’islam, une seule religion : l’islam ! On n’a pas à choisir d’autres voies : embrasser une autre religion ou se déclarer athée est puni de mort. Il n’y a donc pas de liberté dans l’islam, ou plutôt, l’idée que se fait l’islam de la liberté est antinomique à la nôtre.

Ce seul point suffit à montrer l’insoluble que pose l’entrée de l’islam dans le monde occidental. Les valeurs contraires ne sauraient fusionner : ou la femme est voilée, ou elle est cheveux au vent ! Ou elle est mineure à vie, ou elle est majeure dès sa dix-huitième année ! Ou elle est inférieure à l’homme, ou elle est son égale ! Ou elle a le droit de voter, ou elle n’a pas le droit de voter ! Ou elle a la liberté de disposer de son corps, ou elle est tenue en laisse parce qu’elle a un corps !

Ces antinomies valent pour tout, qu’il s’agisse de la laïcité (que l’islam refuse), de la religion (l’islam ne veut que la sienne), de la politique (qui n’est pas démocratique mais théocratique), de la morale (prescrite par le Coran), de la façon de manger, de s’habiller, d’enterrer les morts, et même de penser l’éternité !

C’est la raison pour laquelle l’«islam de France» n’est pas autre chose que l’«islam en France», et l’«islam en France» n’a qu’une intention : islamiser la France en y installant à terme la Charia. C’est le même mécanisme qui enserre l’Europe : au lieu d’un islam européen, on finira par avoir une Europe islamique !

La conséquence est déjà en marche : dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en Islam, les Droits de l’Homme tels que nous les connaissons sont redéfinis au point de n’accorder aucun droit aux non-musulmans !

Le temps des belles paroles s’achève : désormais, nous sommes dans l’obligation de choisir.
Et le choix est clair :

  • ou bien «Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits» (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 10-12-1948, article 1) ;
  • ou bien «Tous les êtres humains constituent une même famille et sont unis par leur soumission à Allah» (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en Islam, 5-08-1990, article 1).

L’histoire enseigne que la faiblesse est provocatrice : Elle incite les gens à faire des choses qu’ils ne feraient pas autrement.
Ne rien faire pour  éviter de mécontenter ou d’irriter un malfaisant parce qu’il pourrait faire quelque chose est un peu comme nourrir un alligator en espérant qu’il ne vous mange pas après. Accepter la colère islamique est accepter le retour à la barbarie et la venue d’un apartheid.

29 septembre 2012 Posted by | Religion, Valeurs | , | Laisser un commentaire

1000 ans de dhimmitude…

Dans cette vision de conversion porté par les sectateurs d’idéologies totalitaires quelqu’elles soient, le choix intérieur individuel est proscrit.
Ce choix intérieur  construit le squelette spirituel de l’individu en incarnation – squelette qui devient la structure morale interne, transmutée de vie en vie, appelée âme.

Pour eux, le salut n’est pas spirituel, il n’est que de soumission sans jugement critique, sans accord affirmé et autonome. Ainsi ces officines de ténèbres récupèrent des orants qui leur fournissent inconsciemment de l’énergie psychique, matériau de la continuation de leur guerre d’emprise.
Ce processus a été parfaitement décrit chez les « prêcheurs » dans la série à succès « Stargate ».
Il ne passe pas par une réforme intérieure que l’on nomme conversion.
C’est un salut qui doit se réaliser au niveau de la société. Ils développent une vision du monde où des appartenances communautaires distinguent et séparent ces deux groupes : les « suivants » ou les « choisissant ».

« L’arbre de la terreur et de la tyrannie a été planté il y a quatorze siècles, depuis, l’humanité n’a cessé de récolter ses fruits empoisonnés. Les musulmans sont prisonniers du coran et de la violence dont il est rempli ; ils ne peuvent embrasser sincèrement la paix, la tolérance et le bon voisinage sans renier, en tout ou en partie, leur croyance ; s’ils lui restent fidèles, deux choix s’offrent à eux : se soumettre en silence aux extrémistes ou se joindre résolument à eux. »
Helios d’alexandrie

D’un côté, il y a le Parti de Dieu, et de l’autre le reste de ceux qui, forcément, sont contre Dieu, ne serait-ce qu’à cause de leur ignorance. Cette manière de voir a été celles d’idéologies-religions dites totalitaires : elle est toujours fondamentalement celle de l’Islam, qui ne peut concevoir le monde autrement que comme un affrontement du Dâr al-islâm, le domaine où l’Islam est instauré comme loi du pays et où les non musulmans sont soumis, et le Dâr al-harb ou domaine de la guerre c’est-à-dire les pays et institutions à conquérir puisque Dieu les auraient donné aux musulmans.
Mais ce furent d’abord les judéo-nazaréens qui cultivèrent cette idéologie en nourrissant ces prétentions conformément à ce qu’on lit dans leurs livres (cf Gallez).
Au temps du communisme, les sectateurs de cette idéologie avaient une vision très semblable du monde, divisé dialectiquement entre monde socialiste et monde à conquérir. Le pire, c’est que tous ces gens croient sincèrement sauver le monde puisqu’ils pensent détenir la recette de son salut. Or, l’importance d’une telle fin justifie les moyens : que vaut la vie d’un homme, ou celle de quelques millions d’hommes, si le salut du monde est en jeu ?
L’idéologie messianiste, sous toutes ses résurgences (communisme, messianisme thermidorien, religion monothéistes à des degrés divers, islam évidemment dans sa plus parfaite incarnation ) n’est qu’un travestissement des menées d’iblis.
C’est là où se trouve la perversion totale de ces idéologies capables de transformer des hommes paisibles et pacifiques en assassins, comme on le voit toujours en de nombreux pays. On connaît mal les guerres que firent Mahomet et Umar au départ de Yathrib pour soumettre toutes les tribus arabes à leur portée, mais les traditions musulmanes évoquent la ruse, la férocité, les meurtres : « la fin justifie les moyens »

Or le message de vie n’est-il pas : « On jugera l’arbre à ses fruits »?
et les fruits de l’islam sont nauséabonds

Ces débutants sur la voie d’évolution, débutants avérés par leurs pratiques et passions totalitaires, enfants en humanité, doivent-ils guider et contraindre nos sociétés européennes ouvertes et tolérantes?
Ces dites sociétés ne devraient-elles pas interdire justement l’intolérant pour ne pas disparaitre comme les grandes civilisations Perses, Égyptiennes, Chaldéennes, Rajasthani (nord-est de l’inde-Pakistan), Anatoliennes, Gréco-Albanaise, Berbère et numides,  et autres … englouties sous la violence belliqueuse de recherche de butin et d’esclaves de ses sectateurs – sectateurs masquant leurs appétits sous des dehors faussement « spirituels »?
Ne devraient-elles pas exiger la symétrie de traitement (une mosquée/une église en tout pays)?

Le non musulman doit respecter la liberté de pensée et de croyance du musulman, mais la réciproque n’est pas vraie, car le principe islamique de « réciprocité » n’est totalement fallacieux.
Les Occidentaux doivent accorder tous les droits aux musulmans, mais ne rien exiger en contrepartie pour les minorités religieuses vivant en terre d’islam.
D’un côté, il y a les membres de la meilleure communauté qui soit, les musulmans, à qui tout est dû : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Dieu… » (coran 3,110).
De l’autre, il y a les infidèles, les mécréants, ces êtres inférieurs, vous,  n’ayant pas eu la “chance” immense d’être nés musulmans, à qui « l’élite » selon allah ne peut accorder aucun droit, aucune justice, aucun respect, si ce n’est lui imposer, de gré ou de force, par la ruse ou la violence, l’obligation de se convertir à la seule et unique « vraie religion » qui soit : l’islam !!!

L’islamophobie occidentale ne persécute pas, ne crucifie pas, ne tue pas, ne détruit pas les mosquées, elle exprime juste un sentiment de crainte, de peur envers cette idéologie, ce qui est notre droit. Par contre la judéophobie -constante dans l’inconscient et les media musulmans- appelle à tuer les Juifs et la christianophobie incite les musulmans à commettre les pires atrocités à l’encontre des minorités chrétiennes, ayant le malheur de vivre dans les pays musulmans régis par la si « tolérante » charia.

Le troisième totalitarisme avance, il est là, poussé et aidé par un éventail de politiques de tous bords, ignorants de l’histoire et lâches, à courte vue ou simplement vendus vendus…

Vous voulez éviter la guerre et les embarras au prix du déshonneur et de la soumission, vous aurez le déshonneur et la guerre jusque dans vos villes, et qui sait… 1000 ans de servitude voire de dhimmitude…

20 septembre 2012 Posted by | Religion, Valeurs | , | Laisser un commentaire