Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

A quel troupeau appartenons-nous?

Avons-nous la possibilité de refuser d’être des idiots utiles?
des membres d’un troupeau de moutruches (chimére de mouton et d’autruche alliant le grégarisme du mouton au refus/inconscience du réel attribué à l’autruche) – pauvres bêtes, sans doute sont ils loin de cette catégorie mentale projetée, mais nous ferons avec…
Comment y arriver?

  • Rechercher le niveau culturel le plus élevé qu’il est possible d’avoir.
  • Cultiver mon intelligence (faire des liens entre tous mes savoirs culturels).
  • Se détacher de ma culture (inculquée par la famille et la société environnante).
  • Être honnête, ce qui veut dire que le surprenant, l’impensable ont autant de valeur que l’évidence.

Après ceci, quelles sont mes valeurs ?
Mes valeurs sont elles conditionnées par les émotions, par la raison ou par la conscience ?

voir la suite ici

Islam et Islamisme

« Le mot ‘islamisme’ suggère qu’il existe un islam modéré et un islam non modéré », m’a-t-il dit lors d’une entrevue à Toronto dimanche. « Et je crois que cette distinction n’existe pas. La réalité est plutôt ce qu’a dit le Premier ministre turc [Recep Tayyip] Erdogan : ‘Il n’y a pas d’islam modéré ou immodéré. Il y a l’islam tout court. C’est l’islam du coran’ ».

«On peut certainement faire une distinction entre les gens, a ajouté Mr Wilders. Il y a des musulmans modérés – et ils sont la majorité dans nos sociétés occidentales – et des musulmans non modérés. Mais l’islam lui-même n’a qu’une seule forme. Il n’y a pas de place pour la modération dans l’idéologie totalitaire contenue dans le coran. Si on regarde vraiment ce que dit le coran, on pourrait dire qu’en réalité les musulmans  ‘modérés’ ne sont aucunement musulmans. Le coran dit que si vous refusez l’application d’un seul verset du coran, vous êtes un apostat ».

Alors réformer l’islam?

Arriver à une conception morale ouverte, réellement universaliste, mettant en application les principes d’amour et de tolérance pronées par toutes les (vrais) religions ( Christianisme, Boudhisme, Zen, Bahai, …)?
Est ce que l’islam peut-y-arriver?

On peut avoir des doutes quand on lit les choses suivantes émanant des textes racines, originels, fondamentaux de ce corpus :

Considérer le musulman comme l’égal du juif et du chrétien, la femme comme l’égal de l’homme, en pouvoir et en liberté, la fillette comme une enfant, l’homosexuel comme l’égal de l’hétérosexuel, et le musulman lui-même comme un être libre de pratiquer l’islam selon son entendement et ses capacités, de pouvoir renoncer à sa religion d’origine, d’en choisir une autre, ou tout de renoncer à jamais à l’idée même de Dieu, considérer en somme que la religion n’est pas un héritage obligatoire, mais un choix de chaque individu, on voit bien que l’islamisme n’est pas le seul obstacle…

Car c’est bien dans le Coran que l’on peut lire, c’est l’islam dans sa structure même qui dit :

« Concernant les Juifs

« Malheur à eux à cause de ce que leurs mains ont écrit. Malheur à eux à cause de ce qu’ils ont fait. » (II, 79). (Le Coran comme parole venue directement de Dieu, opposée à la Bible écrite par la main des hommes).

« Mais ceux qui étaient injustes substituèrent une autre parole à la parole qui leur avait été dite » (II, 59). (Les Juifs comme falsificateurs de la Bible).

« Si on leur dit : Suivez ce que Dieu révèle, ils répondent : Nous suivrons plutôt la voie de nos ancêtres. Et si les ancêtres n’avaient rien compris, s’ils avaient perdu la voie juste ? » (II, 170).

« Ils furent frappés par l’humiliation. La colère de dieu les éprouva… parce qu’ils tuaient injustement les prophètes, parce qu’ils étaient désobéissants et transgresseurs » (II, 61).

Concernant les Juifs et les Chrétiens

« C’est Dieu qui a envoyé son messager avec la direction droite et la religion de la vérité, pour qu’il la fasse triompher sur la religion dans sa totalité, malgré l’aversion des associateurs » (IX, 29-35). (Juifs et Chrétiens, cette fois, qui « prennent des seigneurs autres qu’Allah » et qui osent s’en croire « les préférés »).

« après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs ou que vous les trouviez. Capturez-les assiégez les et guettez les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et s’acquittent la zakat, alors laissez -leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (IX, 29).

« Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens. Ils sont amis les uns des autres. Ceux qui parmi vous, les prend pour amis est des leurs » (V, 51).

« Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ceux qui parmi les gens du Livre ne pratiquent pas la vraie religion… Ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu les anéantisse. » (IX, 29-30).

Concernant les non-musulmans

« Ceux qui ne croient pas à nos versets (ou à nos signes), nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment.» ( IV, 56)

« Nous avons préparé pour les coupables un feu dont les flammes les envelopperont. S’ils crient au secours, nous les secourrons avec une eau comme du bronze en fusion pour leur brûler la face.» (XVIII, 29).

Concernant les athées

« Aux incroyants l’affreux tourment (un châtiment douloureux).» ( II, 98)

« Les incroyants, je les tourmenterai terriblement (ou je les punirai d’un châtiment cruel) en cette vie et dans l’autre et ils seront sans recours.» ( III, 49)

« Vous ne les avez pas tués, c’est Allâh qui les a tués.» ( VIII, 17)
Concernant les apostats.

« Quiconque a renié Allah après avoir cru… – sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible. » (XVI,106).

« Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur » (IV, 89).

Concernant les femmes

« Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles et de ce qu’ils dépensent de leurs propres biens… Celles dont vous craignez l’insoumission, admonestez-les, désertez leurs couches, frappez-les. Mais si elles reviennent à l’obéissance, ne leur cherchez pas querelle » (IV, 34).

« Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. » (II, 223)

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. » (XXIV, 31)

Les défenseurs de la liberté et de l’élévation de la conscience doivent-ils encore résister ?

Il reste que n’importe quel Musulman pourra toujours légitimement se référer à la Mère du Livre (oum el kitab), pour appeler à la soumission et au meurtre de l’Autre, tant qu’une Autorité centrale reconnue de tous les Musulmans du monde, n’aura pas proposé une conception moins violente de la cohabitation humaine, et de si possible compatible avec la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

L’aggiornamento d’un texte dont le processus de canonisation dura près de 3 siècles, que les Mutazilites disaient « créé », donc historiquement daté, donc interprétable avec le temps, mais que les Hanbalites imposèrent comme « incréé », substance même de Dieu, donc intouchable, et inaccessible à la Raison humaine, cela est-il encore envisageable ? les portes de l’ijtihad sont-elles définitivement closes?

Depuis cette épisode, le monde a changé,  la conquête religieuse est devenue illégitime,  la démocratie républicaine fait de toutes les femmes et de tous les hommes des égaux (quels que soient la couleur de leur peau, leur sexe et leur inclination, leur croyance ou leur incroyance) et les hommes cherchent à entendre la voix de la Raison (même lorsqu’il leur en coûte la vie)…

Et si le livre n’était que la dernière tentative d’Ibliss de retourner/inverser/faire pourrir le vrai message d’amour que chacun tente d’entendre au fond de lui?
Et si ce « faux prophète » n’était que l’envoyé de Satan?

en ce cas, les théologiens, politiciens et intellectuels du monde musulman ont des comptes à rendre à toute l’humanité, et non pas seulement aux affidés, ainsi que  leurs comparses « dhimmisés » occidentaux (hommes politiques, niais boboïsants, intellectuels dogmatiques et corrompus,..) : ils auront inversés toutes les valeurs (comme prophétisé) et emmené une grande part de l’humanité à sa perte.

La Paix ne vaut-elle pas ce courage ?
Comment un dieu se disant miséricordieux et incommensurable aurait-il pu croire et dire de telles abjections?

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30 août 2011 Posted by | Pépiements, Valeurs | | Laisser un commentaire

Un monde meilleur

Tout projet de bâtir globalement un « monde meilleur » est pervers en soi et potentiellement génocidaire.

Il appartient à Dieu seul – qu’on y croie ou non – de faire advenir un monde meilleur. Ce n’est pas sans raison que les promoteurs de tels projets se voient « divinisés »: créer une Humanité nouvelle est proprement « divin ». Que faut-il faire alors devant ou au milieu de populations élevées dans de telles idéologies de salut ?
D’abord, ne jamais collaborer avec celles-ci.
Il est du devoir de tout homme digne de ce nom d’aider à en sortir ceux qui sont prisonniers de ces systèmes de salut, lesquels constituent un danger pour ceux qu’ils imprègnent comme pour le reste du monde.

Un système de salut est un corpus idéologique qui éloigne la conscience du sujet de l’analyse critique objective de sa situation, qui l’éloigne du réel, …et par voie de conséquence ouvre la porte à toute manipulation orchestrée par les vrais bénéficiaires, souvent masqués, (hiérarchies cléricales, partis politiques, lobby financiers, maffias diverses, …)
Ceci suppose une efficacité autre que celle de la force aveugle, qui est contre-productive et qui cache souvent une idéologie concurrente. Face à une emprise sur les esprits, les réponses efficaces se situent au plan des représentations mentales et affectives mais prennent leur source dans une dimension rationnelle qu’on appelait autrefois la « science des sciences »: la théologie ou également l’épistémologie. Car on ne peut pas se passer de l’analyse des « idéologies » (ou « religions ») de salut en tant qu’elles sont un détournement des perspectives de salut issues du judéo-christianisme.
Cette analyse implique des approches scientifiques nombreuses, dont, en première place, l’histoire, l’archéologie, l’analyse biologique et végétale, la sémantique, …etc. Il s’agit de décrypter les récits, conceptuels ou mythiques, par lesquels les systèmes de salut se fabriquent des origines fictives pour occulter leurs véritables filiations – qui doivent être mises en lumière. Cela implique de cheminer dans la voie de »l’honnête homme » telle que définie au 18ème siècle
Ceci vaut entre autres pour le marxisme. Qui connaît le cheminement spirituel du jeune Marx, qui entra dans une secte avant d’être gagné aux idéaux socialistes ?

Il ne suffit pas de dire : « plus jamais ça » en pensant à tel génocide ; si la cause déterminante de ces maux n’est pas dépistée et dénoncée, le pire adviendra. Il n’a pas cessé d’advenir.
Plus jamais ça implique de décrypter le réel, strictement le réel : « facts, just facts« 

29 août 2011 Posted by | Pépiements, Politis, Valeurs | | Laisser un commentaire

Les trois passoires

Test des Trois Passoires

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. 

 Quelqu’un vint, un jour, trouver le grand philosophe et lui dit :

 -Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
– Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
– Les trois passoires? 

– Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. 

La première passoire est celle de la vérité. 

-As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
– Non.. J’en ai seulement entendu parler…
– Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. 

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.

 -Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?
 – Ah! non. Au contraire.
 – Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. 

 

Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.

 -Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
 – Non.. Pas vraiment.
 – Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?

21 août 2011 Posted by | Pépiements, Valeurs | Laisser un commentaire

« Facts, justs facts »

En théorie linguistique le contexte est un facteur essentiel, voire central, dans la construction du sens dans les énoncés;
de ce fait l’aspect pragmatique, c’est-à-dire contextuel, de l’analyse d’un discours est essentiel pour en comprendre le sens :
« facts, just facts » doit demeurer le leitmotiv de notre comportement, de notre pensée, tant intérieure qu’extérieure…

Il n’en demeure pas moins que le langage n’est pas analysable de manière définitive, et c’est peut-être là l’intérêt, on pourrait dire le refuge, de notre humanité. Le discours symbolique peut paraitre contradictoire, car il intègre des définitions diverses qui s’appliquent aux différents niveaux de compréhension du contexte. Le discours symbolique nécessite donc un écoutant de grande qualité, ouvert, sans projections consciente ou inconsciente, en possession de ses propres étiquettes et cartes (« la carte n’est pas le territoire »).
Toute tentative d’échange équilibré avec un locuteur ne présentant pas ces qualités ne peut que se révéler source de souffrance et d’incompréhension.

L’analyse linguistique d’un discours n’est pas scientifique au sens propre, en ce qu’un mot ou une expression n’engage (presque) jamais totalement son auteur. C’est là l’essence même du langage que d’être polysémique, que de pouvoir signifier plusieurs choses à la fois, en particulier lorsqu’un énoncé est mis en lien avec son contexte; le contexte constitue toujours une « pierre de touche » au sens définitif d’une phrase ou d’une expression, et un contexte ne peut être expliqué qu’en fonction d’un discours dans sa globalité (ce qui demande patience et nuance). Certains considèrent même que l’absence d’une telle compréhension globale serait une limitation sensitive, au même titre que celle du chien dont les sens visuels sont incapable de percevoir les couleurs.

Posé crument, réduire l’image et le discours de son interlocuteur à quelques stéréotypes du genre « mon adversaire est un ignorant » ou « mon adversaire est un raciste » résulte d’une simplification de l’esprit ( ce qui indique le niveau de conscience de celui qui se sert de ces attaques « ad hominem »). L’attitude de  « diffamation implicite par l’ignorance »  révèle une arrogance contraire à l’humilité perpétuelle que chacun devrait  présenter dans tout débat (« rien n’est définitif, tout est lié au temps et à l’espace, … ») – Ce que j’appelle ainsi, c’est le fait de produire une phrase qui sert à dire autre chose que ce qu’elle signifie en surface, et que cette signification cachée soit un préjugé sur l’état des connaissances ou de l’intelligence de l’interlocuteur. Par exemple, si je dis: « Mais comme Jean est intelligent » avec un ton ironique ou sarcastique, ce que je veux dire en réalité c’est que Jean est bête.
Rectifier (ou tenter de le redéfinir) un élément sémantique d’une discussion ne relève pas de l’arrogance, mais d’une recherche constante de vérité (dans la mesure du possible), d’une stricte honnêteté  et ne doit pas être pris pour une tentative de pouvoir, sauf si soi-même voulons  se mouvoir dans ce périmètre…

Un aspect autrement important dans l’examen d’un discours passera également par l’identification de l’intention derrière les paroles (ce que nous appelons en théorie des groupes de travail, « revenir à la question n-1 »). Le concept de l’intention est en effet un élément central dans la théorie pragmatique appliquée ici, la Théorie de la Pertinence, qui dit que le sens que prend une expression dépend de l’intention que l’interlocuteur prête au locuteur.

Par exemple, c’est grâce à cela que l’on peut comprendre l’ironie: si par une journée d’orage et de pluie je vous dis « quel beau temps! », vous comprendrez que mon intention n’était pas de faire une assertion, de dire quelque chose de littéralement vrai, et ainsi vous pourrez déduire que j’étais ironique. En termes techniques, c’est ce que l’on appelle l’ostension, c’est-à-dire le degré de transparence (ou de sens littéral) d’une expression, (aussi ce que l’on appelle le bon sens, ou sens commun)

Il existe plusieurs degrés d’ostension (l’ironie et la métaphore en sont de bons exemples, car pour l’interprétation de ces deux dernières il faut pouvoir se représenter l’intention de l’individu qui la produit) et plusieurs degrés d’interprétation de l’ostension. Par exemple, les enfants autistes et certains schizophrènes sont souvent incapables de reconnaître une phrase ironique ou d’interpréter une métaphore, et la théorie veut que ce soit justement parce qu’ils sont incapables de concevoir l’intention (ironique, métaphorale) de l’interlocuteur.
Il est possible que cette incapacité d’abstraction, de distanciation, relève d’un déséquilibre biochimique ( diverses origines humorales, cyclique, génétique, spécifique, pathologique… provisoire ou définitive) qui réagisse en retour par effet de boucle rétroactive (positive). En ce cas de figure, toute tentative de résolution intellectuelle, logique, mentale est vouée à l’échec et la seule attitude ne peut être qu’une attitude de silence ou de laisser-faire, avec la souffrance associée…
« La lucidité est proche du soleil »  René CHAR

Que celui qui s’engage sur ce chemin de lumière fasse siens ces préceptes, cette carte du nouveau « honnête homme », et oublie l’agression des membres du troupeau du fond de la caverne…

10 août 2011 Posted by | Pépiements | , , | Un commentaire

L’effort de conscience garantit la liberté et la paix du cœur

De la conception de la conscience morale dépend la conception de la moralité et, in fine, de la vocation de l’homme lui-même.
Alors, qu’est-ce que la conscience ?

L’esprit du temps assimile la conscience de l’homme avec la conscience du moi. Il n’y a qu’à parcourir les cours ou les livres de philosophie de terminale pour s’en apercevoir, la conscience est l’expression du « je  » souverain, seule norme manifestant la bonté ou la malice d’un acte moral.
Souvenons-nous du critère d’authenticité de Jean-Paul Sartre. Qu’est-ce que devient alors la conscience? Une certitude subjective à propos de soi-même et de son comportement moral en dehors de toutes normes universelles. Nous retombons dans le relativisme le plus pervers. Mais réduire la conscience à l’expression du moi, c’est enchaîner l’homme à sa subjectivité. Car, quoi qu’on en puisse dire, si l’homme ne s’appuie pas sur des critères objectifs pour diriger sa vie morale, il se soumet peu à peu aux idées dominantes et changeantes de la société. Par exemple, c’est parce que nous avons perdu le sens sacré de la vie humaine dès son commencement que les media et les lobbies ont pu distiller dans les mentalités l’idée que la vie de l’enfant à naître dépendait de la volonté ou du désir des parents, et que la marchandisation de la terre et de toutes ses composantes progresse.

Ainsi, réduire la conscience à une certitude subjective qui n’est rien d’autre qu’une opinion, implique en même temps de renoncer à la vérité objective et au bien objectif dont la recherche n’est pas sans exigences. Cette conception de la conscience comme refuge de la subjectivité dispense l’homme du vrai et du bien et ainsi de ce qu’il y a en lui de plus élevé et de plus essentiel. Ainsi, il faut rappeler que cette conception subjective de la conscience est liée directement avec la crise de la Vérité. En effet, une fois perdue l’idée d’une Vérité que la raison humaine peut connaître,  » la conscience n’est plus considérée dans sa réalité originelle, c’est-à-dire comme un acte de l’intelligence de la personne qui a pour rôle d’appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d’exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant; on a tendance à attribuer à la conscience individuelle le privilège de déterminer les critères du bien et du mal et d’agir en conséquence  » .

Des normes morales universellement connaissables

Au contraire, notre conviction revient à mettre en lumière le caractère rationnel et donc universellement connaissable des normes morales. Et il faut insister particulièrement sur  » le caractère intérieur des exigences éthiques qui ne s’imposent à la volonté comme une obligation qu’en vertu de leur reconnaissance préalable par la raison humaine, puis concrètement par la conscience personnelle  » (2). Le rôle de la raison humaine manifeste ici toute son importance car  » la conscience morale est un jugement de la raison par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d’un acte concret qu’elle va poser, est en train d’exécuter ou a accompli » .

Mais pourquoi le Catéchisme insiste-t-il sur l’acte « concret » ? Parce que de l’universalité de la loi naturelle à la singularité de l’action, la distance est grande. Et c’est précisément la conscience qui tiendra le rôle de médiatrice entre la loi générale et l’action particulière. En ce sens, elle est l’acte par lequel s’intériorisent et se personnalisent les préceptes universels de la raison droite. Ainsi, la conscience formule l’obligation morale à la lumière de la loi naturelle : c’est l’obligation de faire ce que l’homme, par un acte de conscience, connaît comme un bien qui lui est désigné ici et maintenant. En ce sens, c’est la Vérité qui fonde l’obligation de la conscience et non la pure subjectivité.

De ce fait,  » la conscience n ‘est pas une source autonome et exclusive pour décider ce qui est bon et ce qui est mauvais, au contraire, en elle est profondément inscrit un principe d’obéissance à l’égard de la norme objective qui fonde et conditionne la conformité de ses décisions aux commandements et aux interdits qui sont à la base du comportement humain « .

La conscience juge infaillible?

Le respect des consciences ne signifie pas que la conscience soit l’instance suprême qui déciderait par elle-même du bien et du mal. Rappelons-le, la conscience est mesurée par la loi morale. Elle peut donc errer ou être dans l’ignorance. En cela, elle n’est pas infaillible.

La conscience peut ainsi être fausse en se croyant dans le vrai, comme le manifeste l’exemple de cette jeune bohémienne qui croyait en conscience que le vol était un bien car sa famille le lui avait appris dès son jeune âge. Car la conscience est le lieu de rencontre de différents éléments comme le milieu familial, social, les coutumes, les habitudes, l’inconscient personnel et collectif, les trames venant des vies passées, …. et de ce lieu de rencontre ressort une négociation permanente qui s’incarnera dans le comportement de la personne. Le dit comportement inter-agira à terme sur la conscience et la fera ainsi évoluer au fil des vies.
Le monde se révélera le lieu de rencontre des différents niveaux de conscience entre individus, populations, cultures, voire civilisations…
La conscience peut donc faillir soit dans un acte de jugement, soit selon une orientation habituelle. Elle peut l’être aussi par habituation au mal moral, par ignorance permise ou voulue de telle sorte que l’on finit par admettre comme moralement bon ce que l’on sait être mauvais… et cela selon l’adage bien connu:  » Quand on ne vit pas comme on pense, on finit par penser comme on vit.  » 

En ce cas, le problème se pose de savoir à quel point une conscience erronée peut être norme de la moralité.
 » Une erreur est toujours possible, la conscience peut s’égarer par suite d’une ignorance invincible, sans perdre pour autant sa dignité mais on ne peut pas parler d’ignorance invincible lorsque l’homme se soucie peu de rechercher la Vérité ou lorsque l’habitude de transgression rend la conscience peu à peu aveugle. Pour avoir une conscience droite, l’homme doit rechercher la Vérité. C’est toujours de la Vérité que découle la dignité de la conscience. Et la conscience compromet sa dignité lorsqu’elle est coupablement erronée « .

De ce fait, il faut dire que  » le mal commis à cause d’une ignorance invincible ou d’une erreur de jugement non coupable peut ne pas être imputable à la personne qui le commet ; mais, même dans ce cas, il n’en demeure pas moins un mal, un désordre par rapport à la Vérité sur le bien « .

Il est donc primordial d’éduquer la conscience morale, c’est-à-dire de créer les conditions d’un jugement de conscience habituellement vrai. Et nous touchons là au domaine de la prudence, vertu par laquelle se forme une certaine adéquation entre l’homme et le vrai bien. Ainsi, il ne suffit pas de connaître les normes universelles pour être capable de conduire des actions concrètes, encore faut-il être prudent. C’est pourquoi  » la conscience doit être informée et le jugement moral éclairé. Une conscience bien formée est droite et véridique. Elle formule ses jugements suivant la raison. »
L ‘éducation de la conscience est une tâche de toute la vie. Dès les premières années, elle éveille l’enfant à la connaissance et à la pratique de la loi intérieure reconnue par la conscience morale.
L’éducation de la conscience garantit la liberté et engendre la paix du cœur.

9 août 2011 Posted by | Pépiements, Valeurs | , | Un commentaire

L’observateur et l’observé

La physique de pointe nous révèle l’imbrication inextricable de l’observateur et des faits observés : on ne peut déterminer de façon précise qu’un seul des paramètres de la molécule, vitesse ou emplacement.

Observer modifie les propriétés de la particule observée. Observer modifie le réel.

Dans notre vie et notre comportement de tous les jours, soyons surs que c’est la même chose : le fait d’observer/juger/apprécier un fait, un individu,un objet, une situation … ne modifie-t-il pas l’objet observé?
Juger quelqu’un nous empêche-t-il d’aimer, de voir avec empathie, d’évaluer de l’intérieur?
un exercice : exercer vous à vous mettre à la place d’autrui, surtout de ceux qui vous font peur, que vous n’aimez pas…

Juger et/ou observer ?

Les textes religieux, politiques, conceptuels, …tous ces corpus dogmatiques, intangibles, présupposés, contraire à une observation fine, constante, renouvelée,  même s’ils ont contribué à une parcelle d’éveil à un moment de l’histoire (personnelle ou collective), finissent inéluctablement par devenir des « prisons mentales » , des prisons que nous chérissons.
« pis, on finissait par leur faire aimer leurs propres chaines »

Observer un paradigme en activité dans le mode peut finir par le faire évoluer : les avancées de l’analyse sémantique, archéologiques, historiques, biologiques, …. pour l’étude des cultures sémitiques (juive, chrétienne, musulmane, …) ou autres peut les faire évoluer si celles-ci ne sont pas trop nécrosées, vitrifiées dans les ritournelles mentales de ses adeptes. La chrétienté a fortement évoluée sur ce point dans les trois derniers siècles, le judaïsme intègre par essence une dimension autocritique qui lui a permis de se renouveler et de s’adapter au monde (exemple de l’accord du Sanhedrin de 1805), le boudhisme tibétain, zen, … s’est également adapté au « mental » différent des ses nouveaux adeptes occidentaux. Seul l’islam de par la différence essentielle de ses intentions sous-jacentes (conquête de la totalité de l’humanité, appropriation du monde vu comme un objectif de razzia, …) n’a pu/voulu évolué d’avec le monde réel  (ijtihad clos), et n’a, par conséquence, pu généré que des schismes tendant à le renouveler de l’extérieur, puisque la voie intérieure semblait barrée (bah’ai, sikhisme, …)

Ces prisons mentales sont des ensemble d’idées calcifiées, immobilisées, … ce ne sont pourtant que des IDEES, rien que des idées, et rien n’est plus facile que de faire disparaitre une idée : il suffit de ne plus y croire…

Ainsi les vieilles divinités que leurs adeptes ne vénèrent plus finissent par disparaître de la mémoire des individus et des peuples. Ainsi Manat et lah (et autres) ont disparues de la mémoire des peuples sémitiques et arabiques, pour être remplacées par allah… qui en reprend de nombreux rites et obligations… juste une autre prison mentale….
quand on ne croit plus à une idée elle n’existe plus, elle n’a plus aucun poids, plus aucun effet sur la réalité…
Mais au fond, n’avons nous pas plaisir à donner libre cours en nous à ces idées, ne satisfont-elles pas une inconsciente acceptation?
Un jour l’on se dit : « mais comment ai-je pu croire à cela ? » …
Un jour un peuple se dit :  » comment avons -nous pu avoir ces règles juridiques, politiques, … ?Jjusqu’au jour où l’on devient conscient de son propre conditionnement, personnel ou collectif

Jusqu’au jour où l’on saute en dehors de la boite, de notre boite auto-référente
Jusqu’au jour où l’on prend conscience du présupposé inconscient jusqu’à lors qui nous enchaînai…

On n’a besoin de rien, de rien d’autre que d’amis, d’éclaireurs, d’éveilleurs pour nous AIDER A COMPRENDRE -(prendre avec, saisir réellement).

et alors : « Comment avons nous pu croire cela???? »
L’observateur a changé l’observé. L’observateur est devenu l’observé.

D’après le concept de dissonance cognitive, élaboré par Festinger, en présence de cognitions incompatibles entre elles, l’individu met en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Une de ces stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissances pour les accorder avec la nouvelle cognition. C’est ce qu’on appelle le «processus de rationalisation».
Et ainsi sans fin, l’adepte, l’individu soumis à sa propre biochimie interne (qui le manipule inconsciemment) reconstruit un faux réel qui lui convient…
C’est à la source qu’il faudrait chercher, si l’on veut se libérer!

2 août 2011 Posted by | Pépiements, Référence | , , | Laisser un commentaire

Les 29 commandements des Bishnoïs

Un groupe d’hommes pionniers d’un mode de vie et d’une conscience en harmonie : une voie pour régénérer notre futur? une leçon  pour des religions enfermantes et totalitaires?

Les Bishnoïs (ou Vishnoï) – de bish, vingt et noï, neuf dans une forme dialectale du hindî -, sont les membres d’une communauté vishnouïte créée par le guruJambeshwar Bhagavan, appelé communément Jambaji (1451-1536), surtout présente dans l’État du Rajasthan, majoritairement dans les régions de Jodhpur et de Bîkâner, et dans une moindre mesure dans l’état voisin de l’Haryana en Inde. Les Bishnoïs sont des hindous qui suivent vingt-neuf principes, d’où leur nom, édictés par leur gouroû et se caractérisent par leur végétarisme, leur respect strict de toute forme de vie (non-violence, ahimsâ), leur protection des animaux ainsi que des arbres, leur adoption d’une tenue vestimentaire particulière. On les définit souvent comme ayant une forte conscience écologique.Ces préceptes édictés par Jambaji en 1485 sont les fondements, les pratiques et les fins de cette branche, ou secte, de l’hindouisme. Suivre avec fidélité ces 29 commandements permet à l’adepte du bishnoïsme de se libérer définitivement du cycle des naissances (samsâra) et des morts en atteignant le Moshka, s’il y a Grâce de la part du Seigneur Vishnou.

Les 29 commandements ont donné naissance au nom bishnoï : « bish », comme vingt, en hindi, et « noï », neuf.

Le bishnoïsme a donc l’avantage d’être une branche de l’hindouisme très simple et facile à assimiler, qui se traduit par une règle de conduite qui devient une sagesse de vie, et qui lui a permis d’attirer les populations musulmanes soucieuses de se fondre dans l’hindouisme, tout en préservant la dévotion épurée islamique.

Voici la liste des 29 règles des bishnoïs:

  • 1° Observer une mise à l’écart de la mère et du nouveau-né pendant trente jours après l’accouchement (pour éviter des infections et à cause de l’éventuelle fatigue de la mère).
  • 2° Ecarter la femme de toute activité pendant 5 jours lors du début de ses règles (pour ne pas la fatiguer et respecter une certaine hygiène).
  • 3° Tôt, chaque matin, prendre un bain.
  • 4° Maintenir la propreté externe du corps et interne de l’esprit (par un comportement et des sentiments humbles, sans animosité, etc.)
  • 5° Méditer deux fois par jour, en matinée et en soirée, lorsque la nuit est encore séparée du jour.
  • 6° Chanter la gloire du seigneur et exposer ses vertus chaque soirée.
  • 7° Offrir l’oblation quotidienne au feu saint avec un cœur rempli de sentiments de bien-être pour tout être vivant, d’amour pour la nature et le monde entier et de dévotion au seigneur.
  • 8° Employer l’eau filtrée, le lait et le bois de chauffage soigneusement nettoyé (pour éviter que des insectes soient tués ou brûlés).
  • 9° Etre attentif et conscient de ses paroles.
  • 10° Pardonner naturellement.
  • 11° Être compatissant.
  • 12° Ne pas voler.
  • 13° Ne pas dénigrer, déprécier derrière le dos, quelqu’un.
  • 14° Ne pas mentir.
  • 15° Ne pas se livrer à l’opprobre.
  • 16° Jeûner et méditer la nuit sur la nouvelle lune.
  • 17° Réciter le nom de saint de Vishnou.
  • 18° Être compatissant envers tous les êtres vivants.
  • 19° Ne pas détruire les arbres verts (c’est-à-dire non morts).
  • 20° Tuer les passions de convoitises, d’irritation, d’envie, d’avarice et d’attachement.
  • 21° Se permettre de cuisiner soi-même, ou par un fidèle d’une autre religion ou secte, en étant pur de par le cœur et le travail.
  • 22° Fournir un abri commun (Thhat) pour les chèvres et les moutons afin de leur éviter l’abattoir.
  • 23° Ne pas castrer le taureau.
  • 24° Ne pas consommer ou cultiver de l’opium.
  • 25° Ne pas consommer ou cultiver du tabac et ses dérivés.
  • 26° Ne pas consommer ou cultiver du cannabis.
  • 27° Ne pas boire de boisson alcoolisée.
  • 28° Ne pas manger de plats de viande ou non-végétariens (afin de protéger les animaux) et obligation de protéger et de nourrir les animaux sauvages.
  • 29° Ne pas utiliser de vêtements teints en bleu (en Inde antique, cette couleur était obtenue grâce à un arbre sauvage, l’indigo, et c’est aussi la couleur de la mort).

28 mai 2011 Posted by | Gaia, Pépiements, Religion, Spiritualités | , , | Laisser un commentaire

La stratégie de l’aveuglement

Les prix des matières premières et des différents « produits » que nous usons/consommons/détruisons ne sont que des concepts artificiels, des indicateurs; nous les avons rendus déliés, sans rapport, d’avec le réel qu’ils sont censés représentés.
Un litre de pétrole ne vaut que ce qu’un client » accepte de le payer à un endroit donné, à une époque donnée… Ce calcul n’intègre pas le facteur éthique, moral de valeur d’usage tant pour la terre en tant que tout, que pour l’humanité (ou tout autre espèce ayant accédé à la conscience). L’homme en tant que représentant actuel de la conscience sur terre a échoué , jusqu’à présent, à gérer la mise en oeuvre de ce projet sur le long terme, ainsi que la responsabilité de sa charge des autres espèces/consciences évoluant sur cette terre

Le thermomètre comptable est un mauvais indicateur, car il n’intègre pas le long terme, et les valeurs d’harmonie : le marché se révèle une valeur d’obscurité : le coût des matières premières augmente et le fera encore. L’exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l’étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l’énergie et autres ressources ne peuvent ainsi que s’affoler.

Le silence et l’ignorance d’une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l’atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires… Chocs pétroliers à répétition jusqu’à l’effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l’aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

Ces stratégies de l’aveuglement sont absurdes.
Notre vulnérabilité est désormais issue de l’incroyable étendue de notre puissance. Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l’atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.
Cette situation fait apparaître « le spectre menaçant de la tyrannie » évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n’auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l’état d’exception et de céder aux dérives totalitaristes. Une démocratie réelle , basée sur l’égalité de citoyens instruits, conscients et volontaires (donc censitaire sur des critères de valeurs ) sera l’unique solution pour sortir (ou tenter de le faire) de la culture actuelle du mouton-isme , de la désinformation, et de la faiblesse mentale.

Prenons l’exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l’historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l’origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed (« à comité de lecture »), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

Ce décalage s’explique par le remplacement du souci d’une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

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Les dirigeants de la planète (à l’exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l’ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l’éviter ?

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s’est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l’appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu’au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu’il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n’aurons aucun moyen de les refroidir.

La démocratie sera la première victime de l’altération des conditions universelles d’existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l’échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l’eau, la fin de l’énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l’érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes… produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s’en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

L’ampleur des catastrophes sociales qu’elles risquent d’engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières (Jared Diamond ). C’est, hélas, une réalité historique objective. A cela s’ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l’effondrement de l’espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l’urgence n’aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l’Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s’être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces. Le momentum de la « lutte de tous contre tous » se rapproche à grand pas…

L’idéologie du progrès a mal tourné. A l’époque des Lumières, il n’existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d’une autre. Aujourd’hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Les échecs répétés des conférences de l’ONU montrent bien que nous sommes loin d’unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l’avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d’économie 2009, l’Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l’immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n’agissons pas promptement, c’est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l’écologie : l’écologie réelle, pas celle des faux prophètes corrompus actuels, verts et autres faux-nez du laisser-aller et de l’inversion des valeurs…

21 mai 2011 Posted by | Gaia, Pépiements, Politis | , | Laisser un commentaire

Un loup, un mouton, une autruche… ou un homme libre?

Extrait de Didier Bourjon

Serez vous un loup qui par cupidité rejoindra les chercheurs de butin, un mouton qui se laissera embrigader par ignorance ou naïveté, une autruche qui minimisera le danger par facilité et paresse, ou un homme libre qui aura appris de l’histoire, discerné l’éthique dans les textes et agira en tout courage et fermeté?

« Contrairement à la croyance populaire, on n’a découvert à ce jour aucune trace archéologique de l’existence de Mahomet. De même, aucun élément historique attestant les divers épisodes de sa vie n’a pu être mis au jour jusqu’à présent.

Reste que, pour les « croyants », la Sunna avec la Sîra, qui complète et éclaire le Coran, fait foi en la matière. Elle relate la vie et les actes du « prophète ». Comme il est en tout admirable et que son exemple doit être suivi aussi scrupuleusement que possible à tous égards, que toute innovation est condamnée en islam, cette vie et ces actes sont donc un idéal pour tout « bon musulman ».

Or, si l’on en croit cette histoire de sa vie, Mahomet fut un chef de bande, un bandit pilleur de caravanes, un bourreau, un massacreur sans pitié, un tueur de poètes, un affabulateur, un menteur, un hypocrite, et même un pédophile selon nos catégories actuelles, qu’il est licite de lui appliquer – on va le voir – puisque ses commandements, son exemple, sont valables « pour tous les temps ». C’est la recherche du pouvoir qui inspira la majeure partie de ses actes et de ses paroles, sans aucune considération pour les moyens employés.
Il a fallu beaucoup de qualités authentiquement humaines, beaucoup de modération et de sagesse ancestrale aux peuples soumis à l’islam pour qu’ils aient su, sur une longue période, acclimater ou laisser de côté autant que faire se peut le « Beau Modèle », notamment dans ses aspects les plus terribles et scandaleux.
Toutefois c’est bien lui la référence, et la seule. C’est pourquoi le renouveau de l’islam aujourd’hui a beau jeu de considérer que ces accommodements ou ces oublis était le fait de bien mauvais musulmans. Or cette distinction entre « bons » et « mauvais » musulmans parcourt toute l’histoire de la réception de la notion de « jihad ».

L’islam en son « retour » entend aujourd’hui appliquer la Loi, toute la Loi, rien que la Loi, ressembler en tous points au « Beau Modèle » et rien qu’à lui, bref revenir « aux fondamentaux », comme on dit aujourd’hui, à ce qu’on n’aurait jamais du oublier ou « métisser » si peu que ce soit.

Comme depuis des siècles toute la culture, notamment l’éducation, s’organisent pour les peuples convertis à l’islam autour des valeurs qu’implique la justification de cette vie de Mahomet, comme la jalousie, le besoin de revanche, se sont depuis longtemps accumulés chez eux, notamment depuis que l’Occident a pris un essor laissant littéralement « sur place » le monde islamique, alors il y a tout à craindre du principe de « Beau Modèle », dont l’adoration débouche sur des abominations et des reculs invraisemblables de la civilisation, de l’égorgement des adversaires à la lapidation des femmes, du retour de l’esclavage au pillage des richesses d’autrui.

Le génie de Mahomet, c’est d’avoir conçu, pour la première fois de l’Histoire universelle, une religion à des fins politiques, et d’avoir transformé le mode de vie nomade des bédouins du désert, avec ses razzia et pillages, en injonction divine.

Tant que l’intemporalité du Coran et la place du « Prophète » ne seront pas remises en cause de fond en comble – et on voit mal comment cela pourrait se faire du sein même de l’islam – il n’y aura donc avec l’islam, en toute lucidité et objectivité, aucune possibilité de compromis, de graduation, ou d’adaptations autres que très provisoires, en un mot : que des reculs du monde non islamisé. Aujourd’hui, partout où l’islam devient majoritaire, partout où il commence à imposer ses us et coutumes, sa Loi, se produit une régression considérable sur tous les plans de l’accomplissement humain et du progrès général de l’humanité.

Il n’est pas utile de faire la liste du long, trop long, défilé de toutes les exactions, horreurs, crimes commis par Mahomet au cours de sa vie « officielle », et qu’affichent sans détours les textes sacrés de l’islam, au motif que c’est pour lui un motif de fierté. Nul besoin de rappeler toutes les hypocrisies, lâchetés, violences dont il s’est rendu coupable dans sa conquête de la puissance terrestre. Un seul exemple suffira à montrer le problème tel qu’il nous fait face, aujourd’hui :
Parce que Aïcha, l’une des neufs épouses de Mahomet et sa favorite, a ainsi raconté sa relation avec lui :
« J’avais six ans lorsque le Prophète m’épousa et neuf ans lorsqu’il eut effectivement des relations conjugales avec moi » (Hadith n° 2547 dans le Sahîh de Muslim),

alors, par voie de conséquence :

« Il n’est pas permis de pénétrer l’épouse tant quelle n’a pas atteint l’âge de neuf ans, que ce soit en contrat de mariage permanent ou en contrat temporaire, cependant les différentes jouissances telles que : toucher avec intention de se procurer du plaisir (bichahwah), attirer et presser contre sa poitrine, placer son sexe entre ses cuisses, il n’y a aucun mal à cela même dans le cas d’une nourrisson (radî’ah). Et s’il l’a pénétrée avant l’âge de neuf ans sans qu’il ne lui cause de dommage, rien ne s’ensuit si ce n’est le péché selon l’avis le plus probant.
L’Imam al-Khomeyni, Tahrir al-Wasila vol 2 p241

Tout est à l’avenant.

Tel est le défi auquel nous confronte l’islam, que nous le voulions ou pas, qui profite pour avancer masqué le plus longtemps possible de l’incroyable inculture et ignorance des occidentaux (chez certains elle est volontaire, et partant criminelle), quand ce n’est pas de la désinformation idéologique systématique, inculquée désormais dès l’école, qui voudrait faire croire que l’islam n’est qu’un « monothéisme comme un autre », que l’occident doit tout ou presque à la civilisation arabe, que paix et tolérance seraient les deux mamelles de la religion mahométane, etc. Bref : que toute critique de l’islam et que tout analyse historique, textuelle, politique de sa réalité, de sa différence – différence par ailleurs si hautement revendiquée-, serait immanquablement de « l’islamophobie », pour ne pas dire du racisme, comme si la question des races avait si peu à voir que ce soit avec la religion, et plus encore les problèmes de systèmes socio-politiques !

« La chose la plus importante à comprendre pour les non-musulmans au sujet de l’islam est que l’islam n’est pas simplement une religion. L’islam est un système socio-politique, socio-religieux, socio-économique, socio-éducatif, socio-judiciaire, législatif, militaire, encapsulé, dissimulé dans une terminologie religieuse. L’islam n’est donc pas comme n’importe quelle autre religion qui aurait des points communs, et différerait avec la foi chrétienne par exemple, qui pratiquerait des missions d’évangélisation, en disant « venez et convertissez-vous, ceci est une religion pacifique ». Non. L’islam a toujours été et s’est toujours répandu par la force. C’est donc un système politique. Quand l’islam est sorti d’Arabie, il ne s’est pas répandu grâce à des missionnaires discutant pacifiquement avec leurs voisins : « voici ce que notre prophète Mahomet a annoncé, etc. » Non. C’étaient des hordes d’assassins qui avançaient petit à petit en subjuguant les mondes alentours par la force. L’islam est un système. Et partout où il y aura une communauté musulmane, il y aura la charia. Et là où il y a la charia, il y aura islamisation du territoire et, à terme, du pays. »
Sam Solomon (ancien juriste musulman)

« Parmi les religions, l’islam doit être comparé au bolchevisme plutôt qu’au christianisme ou au bouddhisme. Le christianisme et le bouddhisme sont avant tout des religions personnelles, avec des doctrines mystiques et un amour de la contemplation. L’islam et le bolchevisme ont une finalité pratique, sociale, matérielle dont le seul but est d’étendre leur domination sur le monde. »
Bertrand Russell (scientifique et philosophe pacifiste, Prix Nobel 1950)

« Aucune colonisation n’est allée aussi profond que celle de l’islam et des Arabes […] Les populations colonisées se voient dépouillées de toute vie intellectuelle; il y a une « hystérie musulmane », une « tyrannie » de l’islam. »
V.S. Naipaul (prix Nobel indien de littérature), Notre civilisation universelle, Le Débat, Paris, n° 68, p. 86

Inutile de détourner les yeux, inutile de compter sur le « dialogue inter-religieux » ou sur le dialogue entre civilisations, inutile d’espérer une sécularisation de cette « religion » : comme idéologie totalitaire elle est déjà sécularisée et politique de part en part. On ne peut que la refuser, la repousser ou se soumettre toujours plus à ses diktats. La logique infernale du « Beau Modèle » le commande.

Il arriva qu’un jour, au cours de ses années de prédication, on amena devant Jésus une femme convaincue d’adultère, et donc encourant la lapidation. Réaction de l’intéressé : « Que celui de vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » (Jean, 8). On sait la suite. Mahomet, quant à lui, selon ce que nous rapporte Imran Husayni, fut mis devant le même cas, la femme étant de surcroît enceinte. Réaction de l’intéressé : il attend que la grossesse arrive à son terme, puis ordonne la lapidation, pour le dire rapidement, le détail de cette histoire, quelle qu’en soit la variante, étant plus odieux encore que ce résumé.

Nul besoin d’être chrétien pour comprendre toute la différence.
Est-il besoin d’en dire plus ? »

Alors serez vous un loup qui par cupidité rejoindra les pilleurs, un mouton qui se laissera embrigader par ignorance ou naïveté, une autruche qui minimisera le danger par facilité et paresse (comme les européens après Munich en 1938), ou un homme libre qui aura appris de l’histoire, discerné l’éthique dans les textes et agira en tout courage et fermeté?

29 avril 2011 Posted by | Pépiements, Valeurs | | Laisser un commentaire

La « Personne » : un concept racine

La personne est un concept qui est bien plus large que l’individu. : c’est un révélateur du niveau éthique d’une culture.
Sa compréhension reflète, comme d’habitude, les sous-jacents inconscients de la civilisation/culture/langue qui l’utilise…

« Le mot personne provient probablement de l’étrusque Phersu et du latin Persona; déjà le mot grec prosopon désignait le masque que portaient les comédiens au théâtre, et aussi pour l’étrusque et le latin. Ces masques donnaient l’apparence, incarnaient chaque « personnage ». source wikipedia

Le mot « personne » évoque l’idée d’une présence ou d’une absence « humaine », et surtout d’un échange réciproque avec l’autre, tandis qu’individu est utilisé pour désigner l’un, en tant qu’indivisible, d’une espèce.

La personne implique la représentation de masque, de rôle dans la conscience de celui qui interagit avec elle : sans observateur, il n’y a pas de personne… Cela illustre que la compréhension du concept va de pair avec l’élévation morale, éthique de la langue/culture qui l’utilise. Une culture pour qui la personne n’est qu’une unité est à l’antichambre de la barbarie totalitaire.

Un mot est un concept sémantique qui sous tend un symbole/image dans l’inconscient des locuteurs : si ce mot n’existe pas (ou peu) , c’est qu’il n’a pas d’importance dans la vie du groupe considéré. Les esquimaux ont une vingtaine de termes pour désigner les différentes qualités de neige (en français, une seule, car nous en avons peu d’usage).

Dans la culture/sémantique Arabo-bédouine

Le mot « personne » n’existe pas dans le vocabulaire arabe, langue qui sert de référence aux musulmans du monde entier, dite langue divine au dessus de toutes les autres (d’après les dires de ses sectateurs), car, selon la croyance islamique, c’est elle que Dieu aurait utilisée pour dicter le coran à mahomet. S’il n’y a pas ce mot, il n’y a donc pas de concept équivalent :  Il y a certes des individus, des gens, mais ceux-ci n’ont pas la dignité ontologique de personnes…

Confrontés à cette lacune, les chrétiens du Proche-Orient, arabisés lors des conquêtes islamiques, à partir du VIIème siècle, ont conservé le mot araméen (la langue que parlait Jésus) « ouqnoum », pour désigner le concept de « personne ». Cette négation de la personne trouve son expression dans certaines pratiques comme l’interdiction de reproduire le visage humain au moyen d’images, de photos, de sculptures, comme cela se constate dans certains milieux intégristes. Mais la forme la plus terrible de cette négation est sans doute le port du voile intégral (niqab ou burqa) par certaines femmes. Comment peut-on cacher le visage, reflet de l’âme, expression de la personnalité et vecteur de la convivialité sociale ? Cacher le visage induit à dénier la qualité de personne, à refuser la communication avec autrui, qui serait l’impur : c’est le stade ultime car inconscient du racisme…
Le propre d’un totalitarisme est de changer l’histoire, d’invertir les valeurs et le sens des mots et , au final de projeter sur autrui ses propres manques et filtres réducteurs. Voila comment la noirceur et l’ignorance en arrivent à diaboliser la tentative du porteur de lumière (dans son effort de discernement)

  • Le propre mot de « discernement » a été dévié/récupéré; en arabe « ijtihad » (effort de discernement/ouverture/remise en cause).
  • Le mot « nouveauté » (innovation) en arabe est « bida » qui signifie erreur : ci-dessous extrait d’explication de « lettré ».

« Comment une personne qui tombe dans l’innovation ou la hizbiyyah (adopte les points de vue d’un groupe égaré) se repent-elle ?
Réponse :
Il reconnaît les actes ou les innovations dans lesquels il est tombé. Il doit aussi clarifier la fausseté de son action, comme allah, le Béni et Glorifié a dit  :
« Sauf ceux qui se sont repentis, corrigés et déclarés » (sourate Al-Baqara : 160)
Donc il doit mentionner l’innovation dans laquelle il est tombé, clarifier sa fausseté, proclamer son regret, annoncer son refus de cette action avec son intention ferme de ne jamais y retourner.
Ceux-ci sont les conditions (de son) repentir : un vrai sentiment de remords, un abandon (de l’innovation) et une résolution ferme de ne jamais retourner à son innovation.
Et sil a nui aux gens, qu’Allah vous bénisse, et que son innovation s’est répandue parmi eux, alors il doit ouvertement clarifier sa fausseté et propager les preuves qui prouvent la nullité de cette chose. « 

L’homme réalise uniquement sa dignité grâce à son appartenance à l’Oumma (la communauté des « vrais croyants ») qui prévaut sur lui. L’étymologie du mot arabe Oumma est intéressante de ce point de vue : sa racine est « oum » qui veut dire mère ou matrice. L’Oumma enferme le musulman dans un système englobant qui le protège et le rassure, certes, mais où il n’est pas vraiment libre et responsable. Le musulman est fier de cette appartenance car Dieu, dans le coran, présente l’Oumma comme « la meilleure communauté suscitée parmi les hommes » (3, 110). Au passage, il convient de noter le sentiment de supériorité qui résulte d’une telle affirmation, si bien que, dans le comportement avec le monde non-musulman, il n’y a en principe pas de place à l’examen de conscience ou à l’auto-critique, et induit un sentiment de supériorité/arrogance extrême.

Cette arrogance native (inscrite dans le texte même du coran) a conduit les « lettrés » à refuser l’imprimerie au quinzième siècle, ce qui a été la cause première de la déliquescence ultérieure de l’islam.

Tout dogme, par essence incohérent d’avec le réel, tend à la propre destruction de ses adeptes…

Nombre de pays musulmans n’ont pas signé la Charte Universelle des Droits de l’Homme suite à cette divergence fondamentale.

La liberté de conscience est une notion tout à fait absente de l’Islam. Bien plus, les peines les plus sévères (mort) peuvent toujours être appliquées à l’encontre des musulmans qui quittent l’Islam. A défaut de mort physique c’est au minimum une mort sociale avec rejet immédiat de et par la communauté du fauteur et de sa famille proche. Cela se constate également chez nous.

Le but implicite de ce dogme est un monde de robots « soumis », autoreproducteurs, chacun gardien de la régulation de l’autre : un monde de « chaouch »
Voulez-vous cela pour vos enfants en Europe, alors que celle-ci a mis plus d’un millénaire à à élever le niveau éthique de la culture collective?

15 avril 2011 Posted by | Pépiements | , , , | Laisser un commentaire

le Simorg – Simorgh – roi des oiseaux

La rencontre avec soi-même est le but ultime du voyage,
c’est à la fois être ce que l’on est et être autre que ce que l’on est.

Le simorg

C’est-à-dire être ce Sîmorgh, et être à la fois ces trente Oiseaux, individuellement, séparément, personnellement.
Il n’y a pas d’amour s’il n’y a pas de sang et de larmes dans le cœur,  dans le silence de l’amour, réside l’activité secrète, le langage secret, le Langage des Oiseaux.

26 mars 2011 Posted by | Pépiements, Référence | | Laisser un commentaire

Crise de conscience… personnelle et collective

« La crise, ce n’est ni du côté de la politique ou des gouvernements, qu’ils soient totalitaires ou soi-disant démocratiques, ni chez les scientifiques, ni dans les religions qu’elle se trouve, mais au sein même de notre conscience, c’est-à-dire dans nos esprits et nos cœurs, dans notre comportement, dans nos relations. Et cette crise ne peut être pleinement comprise, et sans doute pleinement affrontée, si nous ne comprenons pas la nature et la structure même de la conscience. »   Krishnamurti

20 février 2011 Posted by | Pépiements, Spiritualités | | Laisser un commentaire

Les oiseaux… sans soucis

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? « .

« Qu’est-ce que le souci ? ». C’est la répétition d’un même enchaînement de pensées n’aboutissant à aucun résultat. Le corps mental et le cerveau reproduisent des images négatives qui s’imposent à la conscience. Lorsqu’un courant de pensées s’est tracé un canal, de nouveaux courants de pensées tendent à suivre la même voie, qui est celle de moindre résistance. Une pensée qui cause de la peine revient aussitôt par la fascination de la crainte, de même qu’une pensée qui fait plaisir revient par la fascination de l’attrait (même si ce plaisir n’est pas sain). L’objet de la crainte, la représentation de ce qui arrivera si notre anticipation devient réalité, creuse ainsi un canal dans le mental, forme un moule pour la pensée et un sillon dans le cerveau.

La tendance du corps mental et du cerveau, lorsqu’ils n’ont aucune tâche immédiate, est de répéter la forme et de laisser l’énergie sans emploi se déverser dans le canal déjà tracé. Ces automatismes du corps mental et du cerveau peuvent être utilisés pour corriger précisément la reproduction inutile de pensées pénibles (avec le cortège d’émotions négatives ou contradictoires qu’elles suscitent). La meilleure manière de se débarrasser d’un « canal de soucis » est de creuser un autre canal de caractère diamétralement opposé. Toute personne qui souffre d’obsessions peut en triompher en s’exerçant à penser positivement : pensées de nature élevée, pensées de paix, d’harmonie.

Même lorsque la prévision d’un chagrin ou d’un ennui vient assaillir la conscience, on peut parvenir à la paix intérieure en reconnaissant que tout peut contribuer à notre évolution si nous le vivons le mieux possible.

 

 

23 janvier 2011 Posted by | Pépiements | | Laisser un commentaire

Et si plusieurs accidents nucléaires graves…

http://www.slate.fr/story/24029/et-si-deepwater-horizon-avait-ete-une-centrale-nucleaire

et si un accident nucléaire grave qui stériliserait des provinces entières se révélait être un bienfait?

Faut-il espérer plusieurs accidents majeurs, puisque l’homme se révèle incapable de gérer son milieu du point de vie collectif?
Plusieurs accidents se révéleraient alors un épisode de guérison de la planète?

en effet l’homme détruit la terre, son réceptacle, son milieu de vie, les multiples espèces avec qui il cohabite et dont il devrait avoir la responsabilité morale…
l’homme n’agit collectivement que comme un prédateur au détriment de l’être global « terre »
L’homme a échoué en tant qu’espèce collective à devenir ce pour quoi il était amené à devenir :  la conscience de Gaia, l’entité terre, son réseau neuronal…
Il a échoué à apporter une conscience morale, une éthique collaborative, responsable de l’ensemble des vies, attentive et attentionnée…
Or les accidents nucléaires ont démontré qu’ils débarrassaient une surface conséquente de la présence de ce parasite (l’homme) et que les autres espèces (animales et végétales) arrivaient à recoloniser rapidement ces espaces sans la pression humaine ultérieure.
La zone de Tchernobyl, encore interdite à l’homme pour trés longtemps, voit des populations animales et végétales proliférer (avec modifications cependant)

Donc devons nous (idée provocatrice comme je les aime), d’un point de vue ethique, appeler de nos voeux de nombreux accidents? une réduction drastique de la population humaine avant qu’il ne soit trop tard?

Ou espérer encore que celui-ci se reprendra avant la catastrophe ultime (pour lui)?

31 juillet 2010 Posted by | Gaia, Pépiements | | Laisser un commentaire

de la Huppe aux oiseaux

Il faut un homme au cœur de lion pour parcourir cette route extraordinaire.
Le chemin est long et la mer profonde. Aussi marche-t-on stupéfait, tantôt riant, tantôt pleurant.

Quant à moi je serais heureux de trouver la trace de ce chemin, car ce serait pour moi une honte que de vivre sans y parvenir.
À quoi servirait l’âme, si elle n’avait un objet à aimer ?

Si tu es un homme, que ton âme ne soit pas sans maîtresse.
Il faut un homme parfait pour un tel chemin, car il doit savoir introduire son âme à cette cour.
Lave-toi bravement les mains de cette vie, si tu veux être appelé un homme.

12 mars 2010 Posted by | Pépiements | | Laisser un commentaire

L’idolatrie de nos propres mirages…

« Vous possédez la liberté de penser et le discernement qui va avec, et cela ne peut être troqué contre l’acceptation aveugle d’une représentation préconçue. L’idolâtrie empêche l’homme de s’épanouir et le contraint à maintenir ses idées figées, faisant de lui un être borné à l’esprit étroit. Bienheureux ceux qui sont sans préjugés et savent rester humbles malgré tout leur savoir !

Combien idolâtrent leurs livres saints et s’arrêtent au sens propre de leurs écrits plutôt que de chercher à en découvrir l’essence des messages qu’ils contiennent ? Sachez que rien ne vaut votre liberté de penser.

Combien idolâtrent les richesses et le pouvoir jusqu’à corrompre leur cœur ?

Combien idolâtrent la gloire et la renommée, accordant ainsi plus d’importance à leur image qu’à ce qu’ils sont en réalité ?

Combien ont fait jusqu’au sacrifice ultime de leur vie en accordant de l’importance à ce qui n’en avait pas ? Ignorance, illusions, et vanité, voilà quelques raisons qui ont conduit certains martyres à sacrifier inutilement le cadeau le plus cher qui leur fut donné en ce monde : la vie. Pourquoi Dieu se réjouirait-il de voir ses fils bien aimés mourir pour lui s’Il est amour ? Ne serait-ce pas vanité de sa part ? Je vous le dis :  » Un martyre ne vaut pas un serviteur aux yeux du Très Haut car aussi petit soit-il, le serviteur peut, lui au moins, continuer ses bienfaits.

L’idolâtrie est pour les faibles d’esprits qui ont besoin de béquilles pour s’appuyer. Cessez vos courbettes inutiles et relevez fièrement la tête car vous possédez plus en vous que tout ce que vous pourrez adorer. Seul Dieu mérite d’être adoré et c’est en vous que vous le trouverez.

Bientôt un homme se lèvera et il incitera les peuples à se soulever avec de belles paroles. Il promettra à ses fidèles des jours meilleurs et les amènera à prendre les armes. Crachant son venin, ce sans âme n’apportera que la mort avec lui. Je vois des millions d’égarés le suivre désespérément, croyant trouver en son verbe leur planche de salut. Nombreux seront les idolâtres qui se laisseront prendre au jeu de la séduction et lui accorderont aveuglément leur confiance, car nombreux sont les désespérés qui recherchent avidement un sauveur alors qu’eux seuls détiennent la clé qui les délivrera de l’emprise du mal qui les ronge. Je vois un charnier contenir à lui seul plus de cadavres qu’aucun génocide n’a pu le faire auparavant : voilà la seule réalisation que le faux prophète laissera derrière lui après son règne. »

extrait de papillon

14 novembre 2009 Posted by | Pépiements, Spiritualités | | Laisser un commentaire