Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Lumière est silence

calligraphie d'oiseau rouge

Il viendra un temps où la langue rejoindra le cœur
Le cœur rejoindra l’âme
L’âme rejoindra le secret (sirr)
Et le secret rejoindra la Vérité (Haqq)
Le cœur dira à la langue « silence ! »
Le secret dira à l’âme, « silence ! »
Et la lumière intérieure dira au secret, « silence ! »
-ANSARI

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20 mai 2013 Posted by | Pépiements, Spiritualités | , | Laisser un commentaire

Une prophétie christique pour l’Afrique

Le samedi 10 Septembre 1921, vers 9h00, à Mbanza-Nsanda, petite localité du Bas-Congo, la veille de son arrestation par le pouvoir colonial belge, Simon KIMBANGU, dans l’enclos en rameaux, le visage grave, le regard vif, s’adressa à la foule en ces termes :

« Mes Frères, l’Esprit est venu me révéler que le temps de me livrer aux autorités est arrivé. Tenez bien ceci : avec mon arrestation, commencera une période terrible d’indicibles persécutions pour moi-même et pour un très grand nombre de personnes. Il faudra tenir ferme, car l’Esprit de notre Dieu Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. Il n’a jamais abandonné quiconque se confie en Lui.
« Les autorités gouvernementales (coloniales) vont imposer à ma personne physique un très long silence, mais elles ne parviendront jamais à détruire l’œuvre que j’ai accomplie, car elle vient de notre Dieu, le Père. Certes, ma personne physique sera soumise à l’humiliation et à la souffrance, mais ma personne spirituelle se mettra au combat contre les injustices semées par les peuples du Monde des Ténèbres qui sont venus nous coloniser.
« Car j’ai été envoyé pour libérer les Peuples du Kongo et la Race Noire Mondiale. L’Homme Noir deviendra Blanc et l’Homme Blanc deviendra Noir. Car les fondements spirituels et moraux, tels que nous les connaissons aujourd’hui, seront profondément ébranlés. Les guerres persisteront à travers le monde. Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi.
« Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur le conseil des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. La misère s’installera. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.
« Il faudra une longue période pour que l’Homme Noir acquière sa maturité spirituelle. Celle-ci lui permettra d’acquérir son indépendance matérielle. Alors s’accomplira la Troisième étape. Dans celle-ci naîtra un Grand Roi Divin. Il viendra avec ses Trois Pouvoirs : Pouvoir Spirituel, Pouvoir Scientifique et Pouvoir Politique.
« Je serai Moi-même le Représentant de ce Roi. Je liquiderai l’humiliation que, depuis les temps les plus reculés, l’on n’a cessé d’infliger aux Noirs. Car, de toutes les races de la Terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la Race Noire.
« Continuez à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre.
« Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la Race Noire et le Peuple du Kongo. Un Instructeur viendra avant mon RETOUR pour écrire ce Livre et préparer l’arrivée du Roi. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Car sans cet Enseignant, qui préparera les Peuples Kongo ? Car l’arrivée du Roi sera très meurtrière et sans pardon.
Alors, il faut que les Peuples du Kongo soient instruits avant cet événement.
« Vous ne savez pas encore ce que c’est qu’une guerre spirituelle. Quand les Peuples Kongo commenceront à se libérer, tout pays qui osera attaquer le Kongo sera englouti sous les eaux. Vous ne connaissez pas encore la puissance de Ceux qui sont envoyés par le Père Tout-Puissant.
« A quoi sert à l’homme de s’attaquer à Dieu si, le jour de sa mort, même s’il avait beaucoup de biens matériels, il n’a même pas le temps d’arranger son doigt ? Vous ne savez pas de quoi est faite votre vie et pourquoi vous vivez. Car, exister physiquement c’est apparaître comme presque rien.
Pourquoi tuer son prochain et espérer rester en vie, et pour combien de temps ?
Dieu n’est pas le temps, ni l’espace. Il est un TOUT dans le TOUT.

La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde Européen. Elle ne connaîtra plus les principes maritaux de ses Ancêtres. Elle ignorera sa Langue Maternelle. Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits enfants. Car viendra un temps où les langues des Blancs seront oubliées. Dieu le Père a donné à chaque groupe humain une langue qui sert comme d’une « alliance de communication »…

(Extraits de la Prophétie du Grand Prophète Simon KIMBANGU, Samedi 10 septembre 1921 à Mbanza-Nsanda, Kongo-Central).

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A toutes fins utiles, je vous donne ci-dessous quelques repères biographiques :
Simon KIMBANGU, dont le nom signifie : « Celui qui révèle les choses cachées », est né à NKAMBA, petit village du Kongo-Central, le 12 septembre 1887. Après des études primaires à la Mission protestante de Ngombe-Lutete, KIMBANGU se marie à Marie MUILU qui lui donne trois enfants : KISOLOKELE (né en 1914), DIALUNGANA (né en 1916), DIANGIENDA KUNTIMA (né en 1918).
A partir de 1910, Simon KIMBANGU commence à entendre l’appel de l’Esprit de Dieu qui lui demande de « paître son troupeau. » A plusieurs reprises, KIMBANGU refuse d’obéir à l’appel en expliquant qu’il n’est pas à la hauteur d’une si haute et importante mission. Il se réfugie même à Léopoldville pour échapper à la « Voix », et trouve du travail aux Huileries de Kinshasa. Il y travaille sans être rémunéré, et déçu, il revient à NKAMBA où, le 6 avril 1921, au hameau de Ngombe Kinsuka, l’Esprit de Dieu lui intime l’ordre de ressusciter une petite fille, NKIATONDO, qui venait tout juste de mourir.
Ce premier miracle de KIMBANGU va amorcer ce que les historiens ont appelé le « semestre effervescent » (du 6 avril au 12 septembre 1921), une intense période de prédication et de miracles qui va secouer l’Empire Colonial Belge, l’Angola et même le Kongo Français.
KIMBANGU prêchait et guérissait à peine depuis 36 jours quand le commissaire de district envoie Léon MOREL, administrateur du Territoire des Cataractes, enquêter sur « le cas de l’Illuminé de Nkamba ». Nous sommes le 11 mai 1921.
Dès le mois de juin 1921, suite aux persécutions coloniales, orchestrées essentiellement par les MISSIONNAIRES CATHOLIQUES ET PROTESTANTS, qui voient leurs églises se vider progressivement de leurs fidèles, KIMBANGU entre en clandestinité et séjourne notamment à Mbanza-Nsanda où Il fera la terrible Prophétie( extraits ci-dessus).
Le 12 Septembre 1921, KIMBANGU est arrêté puis transféré à Thysville (Mbanza-Ngungu) où il est sommairement jugé et condamné à mort. Mais peu après, le Roi des Belges, Albert 1er commue cette peine en PRISON A VIE. KIMBANGU est alors acheminé, manu militari, à Elisabethville (Lubumbashi) où Il passera 30 (TRENTE) ans dans une minuscule cellule de 80cm sur 1,20m, sans aération et sans conditions hygiéniques appropriées : son lit était un bloc de ciment, – chaque matin, il était plongé dans un profond puits contenant de l’eau froide et salée afin d’accélérer sa mort !
Deux jours avant sa mort, soit le 10 octobre 1951, le Grand Prophète KIMBANGU annonce à ses co-détenus que sa détention est terminée et qu’il mourrait le vendredi 12 octobre 1951 à 15 heures précises !
Le 12 octobre 1951, après avoir dit ses adieux à ses gardes et à ses co-détenus, KIMBANGU frappe trois coups de poings sur les côtes droite et gauche, puis s’étant allongé sur sa couverture placée à terre, meurt paisiblement non sans avoir au préalable prophétisé des épreuves terribles pour la Belgique et l’Occident dans les temps futurs…

Dans sa prédication, KIMBANGU, annonçait souvent la libération prochaine de l’Afrique et du « Congo » de la domination coloniale d’abord et de la domination occidentale en général par la suite. Cette libération devrait, selon lui, s’effectuer en 3 étapes : la première, connue sous le nom des « Indépendances Africaines » des années 1960; Les deux autres étapes constituent encore un mystère..  sommes-nous peut-être déjà engagés dans le processus qui conduit vers… »la Deuxième Indépendance » ?
Avant sa mort, il créa un puissant Mouvement Spirituel, qu’Il appela « KINTUADI » (= l’Union, l’Unité, la Communauté), voué à la libération totale de l’homme noir. Il se présenta d’ailleurs lui-même comme le sauveur de la race noire et Il réaffirmera ceci très solennellement lors de son procès à Thysville (Mbanza-Ngungu) devant Monsieur de Rossi, président du Conseil de Guerre institué pour la circonstance. Ce que n’acceptent pas les missionnaires catholiques et protestants et autres dignitaires religieux africains.
Les membres du Mouvement KINTUADI furent l’objet de nombreuses persécutions et déportations de leur Kongo-Central natal vers plusieurs localités de l’Equateur, du Haut-Congo et du Katanga comme Ekafela, Ubundu, Lowa, Elisabethville.
Le nombre de fidèles déportés de 1921 à 1959 dépassera les 150.000 ! Beaucoup d’entre eux ne revinrent jamais au Kongo-Central et moururent en déportation, dans les travaux forcés, sous le coup des fouets et les interminables bastonnades !
Après la mort de KIMBANGU à Elisabethville, son fils cadet, Joseph DIANGIENDA KUNTIMA, (ancien Secrétaire du Gouverneur Colonial de la Province du « Congo-Kasaï », Monsieur PEIGNEUX) fonde, le 24 décembre 1959 une Eglise d’inspiration Chrétienne qu’il baptise : EGLISE de JESUS-CHRIST sur la terre par le prophète SIMON KIMBANGU (EJCSK).

Cette Église, connue plus tard sous le nom d’Église KIMBANGUISTE, devient en 1969 membre à part entière du Conseil Œcuménique des Églises, dont le siège est à Genève, semblant ainsi s’éloigner au combat historique et militant du Mouvement KINTUADI et à son programme politico-spirituel visant la réhabilitation totale et inconditionnelle de l’homme dans le monde entier !

Il reste que Simon KIMBANGU, par les valeurs d’universalisme et d’ouverture de conscience qu’il propage, se révèle probablement un grand instructeur à destination des populations d’origine Africaine. Il y est révéré comme tel.

25 avril 2013 Posted by | Histoire, Pépiements, Politis | | Laisser un commentaire

Le « mariage gay » ou la dictature de la confusion

La question du mariage gay appelle dix remarques.
Bertrand VERGELY

main Caracol

I) Il importe d’abord de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay. L’homosexualité appartient à la sphère privée et renvoie à une histoire singulière. C’est ainsi, il y a des personnes dans la société dont la manière d’aimer consiste à aimer une personne du même sexe. Pourquoi en est-il ainsi ? Nous n’en savons rien et nous ne le saurons sans doute jamais, tant il y a de raisons possibles à cela. Toujours est-il qu’il s’agit là d’une réalité que la société se doit de respecter en offrant aux couples homosexuels une protection de leur vie privée au même titre que celle dont peut jouir chaque citoyen.

II) Le mariage gay relève en revanche d’une question qui regarde tout le monde, celui-ci étant appelé à bouleverser de manière irréversible la norme en vigueur en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation et de transmission, s’il vient à être adopté.

III) À l’origine, le mariage est une donnée naturelle. C’est ainsi, pour faire naître la vie un homme et une femme s’unissent et procréent un enfant. En établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à cette donnée naturelle afin de la protéger.

IV) Il s’avère qu’aujourd’hui le mariage, la filiation et la transmission ont changé de sens. La procréation n’est plus l’unique sens du mariage, le mariage-sentiment ayant tendance à l’emporter sur le mariage-procréation. De même, l’enfant n’a plus pour unique sens d’être le fruit de l’union d’un couple, le désir d’enfant introduisant des demandes d’enfants de la part de personnes seules ou des demandes d’adoption ou de procréation assistée de la part de couples stériles.

V) La question qui se pose dès lors  et qui concerne tous les couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, est celle de savoir si le sentiment doit devenir l’unique sens du mariage et si le désir d’enfant d’où qu’il vienne doit devenir la raison d’être de ce dernier. Elle est également le fait de savoir si ce qui se fait doit devenir la norme de ce qui est.
Si tel est le cas, il faut savoir que rien ne va pouvoir s’opposer formellement  à ce qu’on lève désormais l’interdit de l’inceste au nom du droit de s’aimer pour tous. Le sentiment en dehors de toute donnée naturelle devenant la norme, au nom de l’amour un père pourra réclamer d’épouser sa fille voire son fils, une mère  son fils voire sa fille, une sœur son frère ou sa sœur, un frère sa sœur ou son frère.
Si tel est le cas, tout étant noyé dans l’amour érigé en droit au-dessus de toute réalité, plus personne ne sachant qui est qui, il y aura fatalement une crise d’identité et avec elle un problème psychique majeur. Les tendances psychotiques générées par l’individualisme hédoniste pour qui le réel n’existe pas et ne doit pas exister vont se renforcer.

Un père étant aussi un amant et une mère une amante, il va devenir impossible de parler de père et de mère et donc de savoir qui a autorité pour élever des enfants. En ce sens, la famille va littéralement exploser.

Enfin, l’interdit de l’inceste étant levé, c’est le sens même du devenir de l’être humain qui va être atteint, le sens de cet interdit  étant de rappeler aux êtres humains qu’ils sont faits pour devenir, en épousant, non seulement un autre hors de sa famille mais aussi de son sexe et non pour demeurer dans la même famille et le même sexe.
En ce sens, le législateur qui va devoir se prononcer sur le mariage homosexuel a de lourdes responsabilités. S’il décide de faire du mariage une affaire de droit et de sentiment en dehors de toute donnée naturelle, il introduira dans la cité la ruine possible de l’identité psychique, de la famille ainsi que du devenir symbolique de l’être humain.

VI) Au-delà de cette question qui concerne tout le monde, les hétérosexuels comme les homosexuels, la question du mariage gay pose un certain nombre de questions qu’il importe d’examiner avec attention, la principale d’entre elle étant celle du même. Au nom de l’égalité et du refus d’établir des discriminations, est-il possible d’établir une équivalence entre tous les couples ? Trois éléments  s’y opposent.

VII) En premier lieu, pour une simple question de réalité et de donnée objective, on ne peut pas mettre sur le même plan hétérosexualité et homosexualité, un homme et une femme n’étant pas la même chose que deux hommes et deux femmes. Les couples hétérosexuels ne sont pas des couples homosexuels ni les couples homosexuels des couples hétérosexuels. Établir une équivalence entre les deux revient à nier la réalité en opérant une grave confusion entre genre et pratique.
Avant d’être une pratique, l’hétérosexualité est un genre et pas une pratique, alors que l’homosexualité est une pratique et non un genre. La preuve : pour être homosexuel, il faut d’abord être homme ou femme. Si demain, au nom de l’égalité, tout est mis sur le même plan, la pratique particulière dictant ses lois au genre, un processus dangereux va s’engager à savoir celui de la disparition à plus ou moins long terme de la différence sexuée. On va alors assister à un effet dictatorial. Pour que les homosexuels puissent exercer leur droit à l’égalité, l’humanité va être interdite de faire une différence entre homme et femme, voir dans l’hétérosexualité un fondement et non une pratique étant considéré comme une pratique discriminatoire. Une nouvelle humanité va voir alors le jour. Nous vivions jusqu’à présent dans un monde marqué par la différence. Nous allons connaître un monde nouveau fondé sur l’indifférenciation. Quand on sait que la différence est le propre du vivant et l’indifférencié le propre de la mort, un principe de mort va désormais servir de principe pour guider l’humanité.

VIII) La difficulté soulevée par l’équivalence décrétée entre tous les couples se retrouve au niveau des enfants. Comme il semble qu’on l’ait oublié, il importe de rappeler qu’un couple homosexuel ne peut pas avoir d’enfants. On peut le déplorer, mais c’est ainsi, deux hommes et deux femmes ne peuvent pas procréer. Ceci veut dire que, pour qu’il y ait procréation l’homme a besoin de la femme et la femme de l’homme.

Les homosexuels réclament de pouvoir avoir un enfant. Ils se fondent pour cela sur le droit qui est accordé aux couples hétérosexuels d’adopter ou de procéder à une procréation médicalement assistée. Ils oublient ou font semblant d’oublier que ce n’est pas le droit qui les empêche d’avoir un enfant mais la Nature.

Certes, un couple hétérosexuel peut adopter ou passer par la procréation assistée afin d’avoir un enfant. Il importe de souligner toutefois qu’un enfant adopté par un couple hétérosexuel n’a pas  et n’aura jamais le même sens qu’un enfant adopté par un couple homosexuel. Lorsqu’un couple hétérosexuel adopte un enfant, il le fait pour pallier un problème de stérilité. Lorsqu’un couple homosexuel veut adopter un enfant, il le fait pour contourner une impossibilité. Le registre symbolique n’est pas le même, vouloir contourner une impossibilité à l’aide d’une loi nous situant dans le domaine de la fiction prométhéenne et non plus dans celui de la réalité humaine.

Jusqu’à présent, la rationalité de la société repose sur la notion de limite et avec elle sur l’idée que tout n’est pas possible. Tout ne se décrète pas. Tout ne se fabrique pas. Limite positive autant que protectrice, l’idée que tout ne se décrète pas nous préservant de la dictature du Droit et l’idée que tout ne se fabrique pas nous préservant de la dictature de la Science. Avec le mariage gay et l’ouverture à la possibilité pour couples gays de recourir à l’adoption ainsi qu’à la procréation médicalement assistée, il va en être autrement. L’idée que rien n’est impossible va voir le jour en enterrant la notion de limite. Voyant le jour, plus rien ne va nous protéger de la dictature du Droit et de l’idée que tout peut se décréter. Plus rien ne va nous protéger de la dictature de la Science et de l’idée que tout peut se fabriquer. On obéissait à la Nature qui, comme le dit Montaigne, est « un doux guide ». Nous allons désormais obéir à la Science et au Droit. La Nature évitait que l’Homme n’obéisse à l’Homme.  Désormais, l’Homme va obéir à l’Homme sans que l’Homme n’obéisse à quoi que ce soit. Dostoïevski au 19e siècle comme Léo Strauss au 20e siècle voyaient dans le « Tout est possible » l’essence du nihilisme. Ils redoutaient comme Nietzsche que celui-ci n’envahisse l’Europe en ne se faisant aucune illusion cependant à ce sujet. Avec le mariage gay, l’adoption et la procréation assistée pour couples gays, le « Tout est possible » va devenir une réalité et, avec lui, le nihilisme sous la forme du triomphe sans partage de la Science, du Droit et de l’Homme.

IX) Dans le même ordre d’idées, il importe de distinguer un enfant que l’on fait d’un enfant que l’on fait faire. Quand un couple fait un enfant, l’enfant est une personne. Le fait de faire un enfant se passant entre des personnes qui s’aiment et pour qui l’enfant n’est pas une marchandise ni l’objet d’un trafic. Quand on fait faire un enfant par un tiers, l’enfant n’est plus une personne, mais un objet voire une marchandise dans un trafic. Témoin le fait de louer le ventre d’une mère porteuse ou les services d’un géniteur.

Lionel Jospin faisait remarquer qu’il n’y a pas un droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant. Si le mariage gay avec procréation assistée est adopté, le droit de l’enfant va être sacrifié au profit du droit à l’enfant. Sous prétexte de donner un droit à l’enfant aux homosexuels, l’enfant considéré comme objet n’aura plus droit symboliquement au statut de personne. Alors que le monde des droits de l’homme s’efforce de lutter contre la réification de ce dernier, au nom du droit à l’enfant, on va réifier ce dernier.

Il va y avoir en outre des questions pratiques à gérer. D’abord le coût. Pour qu’un couple d’hommes puisse avoir un enfant, il va falloir louer le ventre d’une mère porteuse. Ce qui n’est pas donné, le prix moyen se situant entre 80.000 et 100.000 euros. Comme les couples gays vont réclamer que la facture soit réglée par la Sécurité Sociale au nom du droit à l’enfant pour tous et de l’égalité, comment celle-ci va-t-elle faire pour faire face à cet afflux de dépenses au moment où son déficit se creuse ? Qui va payer et comment ?

Par ailleurs, l’État prenant en charge les mères porteuses, il va falloir aller chercher celles-ci ou bien créer un service spécial. L’État se refuse à devenir un État proxénète en autorisant et en organisant le trafic du sexe de la femme. Pour que la procréation médicalement assistée puisse exister, il va falloir qu’il devienne quelque peu trafiquant et qu’il organise le trafic des ventres. Ce qui ne va pas être une mince affaire. Quand un couple ne sera pas content du bébé d’une mère porteuse et qu’il décidera de le rendre, que va-t-on faire ? Obliger le couple à garder l’enfant ? En faire un orphelin ? Payer la mère porteuse pour qu’elle le garde ? Et qui payera le psychiatre qui devra soigner  l’enfant ainsi ballotté et quelque peu perturbé ?

X)    Ce problème rencontré dans le fait de faire faire un enfant va se retrouver avec celui de l’éduquer. Une chose est d’avoir un père et une mère, une autre d’avoir deux pères ou deux mères. Obliger un enfant à naître et à grandir dans un couple homosexuel va se confondre avec le fait d’interdire à un enfant de savoir ce qu’est le fait d’avoir un père et une mère. A-t-on le droit d’enlever ce droit à un enfant ? Si tel est le cas, cela voudra dire que pour que les homosexuels aient droit à l’égalité les enfants des couples homosexuels seront condamnés à ne pas être des enfants comme les autres.

Certes, les orphelins n’ont pas leur père ou leur mère. Mais, il s’agit là d’un accident et non d’une décision. Avec le droit pour couples gays d’avoir un enfant, les orphelins ne seront pas le produit d’un accident de la vie mais d’une institutionnalisation délibérée. Ils seront obligés par la société de n’avoir soit pas de père, soit pas de mère.

À cette situation qui ne manquera pas de produire à un moment ou à un autre des mouvements de révolte s’adjoindra une autre difficulté. L’enfant de couples gays n’aura pas droit à une origine réelle, mais à une origine absente. À la case père ou mère il y aura un blanc. Ce qui n’est pas simple à porter. Qu’on le veuille ou non, l’enfant ne pourra pas ne pas se sentir coupable, la propension naturelle des enfants étant de se culpabiliser quand l’équilibre familial n’est plus respecté.

En conclusion, les partisans du mariage gay, de l’adoption et de la procréation médicalement assistée pour couples gays rêvent quand ils voient dans ce projet un progrès démocratique sans précédent. Ils croient que tout va bien se passer. Cela ne va pas bien se passer. Cela ne peut pas bien se passer pour la bonne raison que tout a un prix.

Ne croyons pas que l’on va remettre la différence sexuée en voyant en elle une pratique parmi d’autres sans que cela ait des conséquences. N’imaginons pas que des enfants fabriqués, à qui l’on aura volé leur origine, seront sans réactions. Ne pensons pas que la disparition des notions de père et de mère au profit de termes comme parent I ou parent II permettront l’existence d’une humanité plus équilibrée et mieux dans sa peau.

On prétend résoudre des problèmes par ce projet de loi. On ne va pas en résoudre. On va en créer. Le 20e siècle a connu la tragédie du totalitarisme et notamment du projet insensé de créer un homme nouveau à travers une race ou une classe. Ne cédons pas à la tentation de fabriquer un homme nouveau grâce à la Science et au Droit. Tout ne se décrète pas. Tout ne s’invente pas. Il existe des données naturelles de la famille. N’y touchons pas. Ne jouons pas avec le feu. Ne jouons pas à être des apprentis sorciers. Le Tao voit dans la complémentarité entre le féminin et le masculin une loi d’équilibre dynamique fondamentale de l’univers. Ne touchons pas à cette loi d’équilibre.

Nous avons tous des amis homosexuels que nous respectons, que nous estimons et que nous aimons. Qu’ils soient d’une profonde moralité, nous n’en doutons pas. Qu’ils soient capables d’élever un enfant, nous n’en doutons pas non plus. Qu’un enfant puisse être plus heureux dans un couple homosexuel que dans certains couples hétérosexuels, nous n’en doutons pas une fois encore. Que cela soit une raison pour légaliser le mariage gay et permettre l’adoption ou la procréation médicalement assistée pour couples gays, c’est là une erreur.

Une chose est une loi, une autre est un cas particulier. On ne fait pas une loi avec des cas particuliers, mais à partir d’une règle tenant compte de tout ce qu’il y a derrière. S’agissant du mariage gay avec adoption et procréation médicalement assistée, il y a derrière une telle règle trop de choses dangereuses et graves pour que celle-ci puisse devenir une loi allant dans le sens des intérêts fondamentaux de l’être humain.

La Gauche a le pouvoir à l’assemblée et peut décider de passer en force grâce au nombre de ses voix et ce afin de paraître de gauche. Elle peut choisir de préférer la Gauche à l’être humain. Elle s’honorera de choisir l’être humain plutôt que la Gauche, sachant qu’en servant l’être humain elle est sûre de servir ses propres intérêts alors que l’inverse n’est pas sûr. Tant il est vrai que l’on n’a jamais intérêt à scandaliser l’honnête homme en l’obligeant à devoir se soumettre par la contrainte à ce que sa raison répugne à accepter par respect pour la raison.

Le mariage gay qui nous propose une grande noyade collective dans l’amour n’est pas raisonnable. La mise en question de la distinction entre homme femme ravalée au rang de pratique sexuelle n’est pas raisonnable. Vouloir avoir un enfant à tout prix en recourant soit à l’adoption, soit à un père donateur, soit à une mère porteuse n’est pas raisonnable. Ne plus parler de père et de mère mais de deux pères ou de deux mères n’est pas raisonnable. En un mot, bidouiller une famille grâce à un montage juridico-médical et appeler cela famille n’est pas raisonnable. Les mots ont du sens quand ils renvoient à une réalité. Quand ils ne sont plus que ce que l’on décide qu’ils doivent être, on n’est plus dans le domaine du sens, mais de la confusion. Le règne de la confusion, sa dictature et avec elle la confusion des esprits et des comportements, n’est-ce pas ce dont nous souffrons déjà et qui risque de nous engloutir ? Est-il besoin d’en rajouter ?

16 janvier 2013 Posted by | Pépiements, Valeurs | , | 4 commentaires

La paille et la poutre

« Pourquoi se focaliser sur la paille remarquée dans l’œil d’autrui, sans être attentif à la poutre que l’on a dans son propre œil ?
Tu te permets de dire à ton frère : laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil alors que tu ignores la poutre qui est dans le tien ! Quelle mauvaise appréciation ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère ! » Luc 6, 39-42

Des aveugles qui prétendent guider des aveugles, il y en a des quantités : dans les institutions politiques, religieuses, dans les bastions idéologiques… L’actualité nous en donne de multiples versions. Et le risque de tomber tous dans le trou mortel à cause de leurs déficiences n’est pas illusoire ! Or ce texte offre quelques clés libératrices, car dans la Bible, l’œil, ce n’est pas simplement l’organe biologique qui permet de voir grâce au nerf optique relié au cerveau. De même que la main (yad) représente toute activité humaine, l’œil des paraboles exprime le regard que l’on porte sur le monde et sur les autres. C’est la vision du monde de chacun, constituée de l’éducation reçue, de l’expérience que l’on a de la vie, et des convictions spirituelles et politiques que l’on a adoptées.

L’histoire de la paille et de la poutre a trop souvent été réduite à une petite leçon de morale, dans le but de respecter l’autre, ce qui n’est déjà pas si mal. Mais on peut déceler dans ce texte une sagesse de vie plus subtile et plus décapante, efficace au plan individuel, certes, mais aussi adaptable à des problématiques collectives.

La poutre : Jésus qui a travaillé le bois comme charpentier sait de quoi il parle. La poutre qui sous-tend mon regard sur autrui est faite de tout ce qui me constitue intérieurement. C’est la charpente (voulue ou subie) de mon édifice intérieur, et ce support d’une cohérence est indispensable à chacun. On peut d’ailleurs constater les résultats désastreux en termes de pensée ou d’acte chez des êtres qui n’ont aucune charpente. Ce qui est signifiant pour une personne l’est aussi pour un groupe, une nation, un parti, une Eglise.

La paille, dans l’évangile, évoque simultanément le moment généreux de la moisson et l’enveloppe provisoire du grain qui, n’ayant pas de poids, (kavod) est appelée à disparaître.

La parabole de Jésus relatée par Luc met donc en parallèle la poutre, c’est-à-dire la logique de rapport au monde qui anime chacun, avec la paille, le signe témoin que quelqu’un a recueilli des grains de la moisson, autrement dit, les fruits reconnaissables de ses bonnes actions. C’est précisément là que porte l’enseignement de Jésus qui invite au discernement : pourquoi se focaliser sur la paille présente dans l’œil du voisin, ce qui est au fond le signe infime qu’il a tenu dans ses mains les grains de sa moisson (ses actes positifs), alors que l’on est soi-même inconscient de la poutre – maîtresse hypertrophiée qui déforme le regard que l’on porte autour de soi.

Rideau-tapis

En d’autres termes, si mon système de pensée spirituel ou idéologique fait obstacle à ma perception des réalités humaines, il faut le modifier, car ce qui compte c’est ma fidélité au réel, concernant les êtres humains qui m’entourent ou les situations que je rencontre dans la société. La paille dans le regard de l’autre dérange, mais peut-être est-ce simplement le défaut de ses qualités, moins problématique que la place prise par ma poutre, c’est à dire mes critères personnels devenus trop rigides pour garantir ma lucidité.

En résumé, il semble que Jésus vise le plein exercice de la liberté par chacun, et pour qu’il soit possible de penser et d’agir sans être l’otage d’une idéologie, il cherche à désencombrer l’esprit et le cœur. Il désire que ses disciples soient au plus près du réel, et qu’ainsi leur conscience des réalités ne devienne jamais un système-écran, dommageable pour eux-mêmes et pour les autres. Une vision du monde, si enthousiasmante soit-elle, peut secréter un conformisme et une langue de bois qui désamorcent toute initiative de transformation. »

extrait de : « la paille et la poutre »  © Abbé Alain René Arbez

3 décembre 2012 Posted by | Pépiements, Religion | | Laisser un commentaire

L’ Europe se meurt

La France perd ses valeurs de concert avec l’Europe. L’Europe se meurt, non de la faute du « diable appelée crise » , mais de la perte de ses valeurs de conscience, de ses valeurs profondes qu’elle a abdiquée à enseigner à ses enfants…
Le sens critique n’existe plus, nos descendants ne connaissent globalement que 400 à 600 mots…
La culture du simpliste prédomine, de concert avec le culte du « gratuit » et de l’objet…

Je ne me sens plus Français dans ces conditions, et estime que la lumière de l’esprit passe (ce qui est juste) à d’autres populations/culture (probablement asie-pacifique) et ne me sens plus impliqué dans la défense de valeurs que nos lâches élites corrompues (indistinctement depuis 40 ans) – politiques, patronat ont sciemment perverties.

Je possède l’original de cette affiche, legs de conscience de mon père, qui l’avait gardé de son combat à Londres et en Afrique pour défendre les libertés de conscience. Aujourd’hui l’infame est parmi nous, a infiltré l’état et termine son œuvre de démolition.
Quelle importance a-t-elle dorénavant?

Appel du 18 juin du général de Gaulle

Appel du 18 juin du général de Gaulle

Extrait de demande de pardon
merci Guy ROLLAND de cet article, nouveau « j’accuse »

« Nous Français, nation millénaire de la vieille Europe, nous demandons pardon d’avoir conservé et préservé la Culture héritée des Grecs – et des Romains – de manière continue et cumulative depuis Hérodote.
En 732 nous préservons cette Culture, les armes à la main en façonnant l’Europe, Culture issue des anciens Grecs et de la religion directement héritée de la Bible et du Christ qui forment le substrat et la pierre de taille de deux mille ans de haute civilisation.

Nous demandons pardon pour avoir préservé, avec l’Europe entière, un morceau de Chrétienté blanche, en 732, pardon d’avoir sauvegardé l’héritage de la charité chrétienne que le serment de Tolbiac avait inauguré selon une providence qui fut la réponse à l’anarchie et à l’errance.
Nous demandons pardon pour avoir inventé, en mille ans et plus, les émerveillements de la technique et de toutes les supériorités qu’elle a autorisées sans en profiter jamais pour l’employer au servage ni à la domesticité mais au contraire au partage et à l’éducation des âmes, des esprits et des corps.
Pardon pour avoir donné au monde ces quatre grands styles que sont l’art roman, l’art gothique, la Renaissance et l’art baroque.
Pardon pour avoir désenclavé le monde de la connaissance et de la civilisation dans le sillage des navires ibériques qui sillonnèrent la planète pour y apporter – vaille que vaille et dans les périls et les bilans que ne moquent que les ignorants et les barbares – l’humanisme et la croix.

Pardon pour avoir su nous débarrasser, seuls,  et grâce à Dieu, des psychoses historiques et des fléaux sociaux aussi enracinés dans le mal et l’infériorité humaine que le puritanisme, les guerres de religion, l’esclavage, la chasse aux sorcières, l’inégalité entre l’homme et la femme.
Pardon pour avoir inventé la civilisation des Droits de l’Homme et pour avoir répandu celle des Commandements divins ayant bâti et établi le monde judéo-chrétien dont nous sommes tous les héritiers, sinon les piliers, n’en déplaise aux rêveurs des mondes noyés entre l’Atlandide et Thulé ou les chimères issues des sables et des fables de l’Orient.

Pardon pour avoir répandu, gratuitement, durant des siècles de monarchie autant que de républiques les sciences, la médecine, les techniques, les arts, l’agriculture, la justice sociale, l’architecture, les connaissances, les arts, les langues avant même d’enseigner comme science exacte et unique les préceptes mêmes de la dite civilisation.
Pardon d’avoir exhumé les antiques cultures de l’Orient – Egypte, Mésopotamie, Asie Mineure, Amérique Centrale, Extrême-Orient, Sumer, Babylone, Iran, monde arabe pré islamique, lequel répandait sur le monde un savoir écrit en grec, algèbre de Diophante, astronomie de Ptolémée, le Droit romain était lui-même un Droit arabe -.

Pardon d’avoir inventé la critique historique qui remplace le fantasme des Histoires officielles par la découverte rémanente que le passé n’est pas toujours tel qu’on voudrait qu’il soit. Quelles preuves avons-nous de l’existence de Mahomet ?.
Pardon d’avoir éclairé – dans les douloureux enfantements de la raison tant d’obscures et tant de ténébreuses traditions humaines.
Pardon d’avoir permis à un petit millier d’idéologues soixante-huitards, usés autant qu’ignares, de bombarder pendant des décennies les murs friables de l’Education Nationale où fleurit la Pensée Unique pour finir par y imposer la religiosité de la Repentance. Pardon d’avoir donné la parole à ces défroqués sycophantes pour leur permettre d’imposer la contrition nationale comme la vulgate hors de laquelle la damnation terrestre est la seule peine possible. Pardon d’en avoir fait les petits papes de la laïcité et les satrapes de « valeurs » indéfinies dont ils sont assurément  les censeurs, les jésuites et les inquisiteurs. Pardon d’avoir hissé ces incapables arrogants au faîte du Tribunal de l’Opinion en imposant partout le diktat de leur intolérance en contraignant chaque Français à se battre la coulpe aux moindres tentatives d’exactitude historique.

En France, le plus emblématique de ces pseudos penseurs – mais intello en diable – Jean-Paul Sartre, né en 1905, l’année de la Relativité, mort en 1980, l’année de la carte à puce, n’a pas dit un seul mot dans toute son « œuvre » sur les Sciences et les Techniques. Il laisse deux témoignages qui servent à le résumer de manière immémoriale :

–      L’Occident est toujours coupable
–      Tout anti-communiste est un chien

Preuve, s’il en est besoin, qu’à l’instar des inventeurs de l’islam, Sartre intègre ce si fidèle animal au répertoire des animaux dignes de l’égout !
A qui n’est pas chrétien et n’attend jamais aucun miracle, il n’est de salut qu’en soi-même. Celui-là ne peut plus réveiller le monde qu’en lui apportant alors la seule conscience des trois grandes lumières d’une humanité qui revendique de s’affranchir du Christ en considérant le monde selon la destinée tragique du devoir antique.

–      La culture générale, la connaissance.
–      La religion humaine de la solidarité et de l’amour.
–      La construction de la civilisation en dessous de laquelle l’humanité retourne à la barbarie aussi vite que le fer à la rouille.

Alors même que les Européens, dupés par l’illusion de leur suprématie et de l’individualisme triomphant, prenaient pour parole d’Evangile les catéchismes des faux prophètes du mondialisme économique et de l’internationalisme socialiste, entre 1954 et 1962, des Algériens se regroupaient en « Harka » – Le Mouvement – pour ranimer les vraies valeurs de peuples en recherche d’amitié et d’union.
Il s’agissait alors d’une prise de conscience de Droits de l’Homme – et de la Femme ! – prise de conscience armée, volontaire, en direction de la civilisation et de l’émancipation. On sait la tragédie dans laquelle périt cette tentative vers la liberté d’expression.

Pardon, oui, d’avoir montré au monde, le 4 Juin 1958, des centaines de femmes musulmanes mettre le feu à leur voile en reniant publiquement la flétrissure de leur rétrogradation. Pardon d’avoir fait, alors, de la Place du Gouvernement Général le lieu de l’Histoire humaine qui associait Poitiers, Kosovo, Vienne, Lépante, Belgrade, Madrid et Constantinople.
On sait ce qu’il advint de tous ces malheureux trahis, abandonnés et collectivement livrés au couteau de leurs bourreaux par des traîtres qui, cette fois-ci, ne pouvaient invoquer le Lüger de la Gestapo sur la tempe, pour réaliser une pareille infamie.

Pardon enfin d’avoir accueilli – et par millions – les naufragés de l’indépendance africaine sub-saharienne et du Nord et pardon d’enseigner à ces millions de naufragés, d’un bout à l’autre de leur scolarité française, l’insondable criminalité colonisatrice de ce pays d’accueil qui n’en peut mais, pourtant, dans ses efforts contre l’islamisation à tout crin qu’il est de mode de lui rendre obligatoire.

Pardon en nota-bene d’offrir au monde le spectacle d’une résistance identitaire de la part d’un peuple qui n’avait jamais, depuis Jules César et les Francs, connu un pareil séisme ethnique et religieux et qui trouve le moyen de s’indigner de ce qu’en l’espace de 50 ans la France est passée des Harkis donnant leur vie pour la France à Mohamed Merah donnant la sienne contre la France qui l’a vu naître et grandir à son école.

Oui, pardon de tout, pardon pour tout. Pardon d’avoir existé et de vivre encore. Pardon de vouloir survivre. »

 

 

 

28 juillet 2012 Posted by | Histoire, Pépiements, Valeurs | Laisser un commentaire

O toi, qui cherches la Vérité

« Chaque homme est son propre chemin, sa propre lumière, sa propre Vérité. »
Fr. Wittemans

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O toi, qui cherches la Vérité, arme-toi d’une patience inépuisable. Tu auras à parcourir une longue route qu’à ton insu, tu as déjà entamé à d’innombrables reprises.
Tu auras à frapper à bien des portes, où habitent des gens que tu supposeras, souvent à tort, en savoir plus que toi.
Tu auras à présenter ta lanterne, au milieu de la nuit sombre chez de multiples penseurs, sages et philosophes qui, presque tous, auront des vues différentes sur la vie et le monde, sur les hommes et les choses.Tu t’adresseras peut-être de préférence aux grands instructeurs, fondateurs de religions et prophètes, tu constateras qu’eux aussi, bien qu’ils prétendent avoir reçu la Vérité par révélation, et parler presque tous au nom de la Divinité, sont différents dans leurs systèmes et leurs enseignements.
Tu constateras avec douleur et découragement que sur des points d’une importance capitale leurs paroles sont en opposition flagrante. Les uns te diront que les hommes sont régis par un Père miséricordieux, plein d’amour pour les plus petits ; d’autres, que seules des forces impersonnelles, inaccessibles et abstraites tissent la trame de nos existences ; d’autres encore te parleront d’un Dieu irascible et vengeur ; d’autres enfin, te représenteront un Dieu exclusif, frappant ceux qui ne l’adorent pas.
Avec une amertume profonde tu te demanderas, pourquoi les paroles attribuées aux Messies et devant servir de direction pour I’humanité, n’ont pas été protégées par eux contre la déformation que, souvent, leurs disciples ont faite dans la suite, de façon à en former des dogmes peu compatibles avec l’amour divin ou la raison humaine.

Tu constateras aussi avec stupéfaction le manque d’explications dans la plupart des religions, concernant le comment et le pourquoi des choses essentielles pour la compréhension de la vie.
Tu constateras qu’elles ne veulent que t’abreuver de normes inconscientes et de jugement de valeurs partiales.

Tu désespéreras de ne voir jamais sortir la Vérité de son puits, Beauté invisible pour les humains. C’est surtout sur la question du bien et du mal que tu resteras en méditation ; elle sera insoluble pour toi si tu te places uniquement sur le terrain de la croyance en une puissance supérieure à laquelle tu attribues des qualités humaines.
Tu seras glacé d’effroi quant à la cruauté que les humains manifestent à l’égard de leurs semblables et tu douteras du progrès humain. Tu te demanderas si tant d’injustices collectives et de crimes personnels peuvent s’accomplir impunément. Un doute surgira aussi dans ton esprit quant à l’existence d’un plan divin. Tu constateras des régressions terribles de la civilisation, ainsi que l’instauration de systèmes de violence et de tyrannie faisant fi de tout principe d’humanité, au moment où tu t’attendais à voir le genre humain faire un pas décisif en avant.

Tu trouveras tes frères en humanité divisés d’une manière désastreuse précisément au nom de la Vérité, s’excommuniant les uns les autres au nom de leurs orthodoxies religieuses, sociales et politiques, prétendant tous posséder la seule vérité et l’imposer aux autres.
Les hommes te paraîtront des êtres ignorants, ne connaissant rien de leur haute origine qui est cependant révélée par leur composition mystérieuse et merveilleuse, laquelle seule devrait leur ouvrir les yeux.
Tu les considèreras comme de grands enfants, mais de terrifiants enfants, plus enclins au mal qu’au bien, se moquant dans leur ignorance de ceux qui prétendent en savoir plus qu’eux concernant la réalité du Royaume de l’Esprit, la Majesté de Dieu, présente en nous, et de la Justice divine.

Le zal Simorgh, conte du shah-name

Le zal Simorgh, conte du shah-name

Combien peu servent les leçons du passé pour les générations suivantes !
L’humanité doit sans cesse apprendre les mêmes leçons, passer par les mêmes épreuves, quelque terribles qu’elles soient ! Combien de hautes civilisations n’ont pas été renversées par le fanatisme, la haine et l’ignorance des masses nouvelles ?
Combien les hommes sont aveugles quant à leurs propres défauts les plus graves, ne voyant pas que les maux sous lesquels ils sont courbés, ont été provoqués par eux-mêmes tandis qu’ils en maudissent les autres.
Que l’égoïsme des enfants de l’Homme est considérable, alors que la solidarité et l’interdépendance humaines devraient sauter aux yeux des moins instruits.
« Sed non desperandum est !  »
Bien que tes doutes subsistent en tant de questions, bien que tu constates que les révélations données par les mondes supérieurs sont souvent contradictoires, et bien que tu te demanderas peut-être si tout n’est pas un destin aveugle et si nous avons un véritable libre-arbitre, continue à diriger ton regard vers le Suprême. Le désespoir et le découragement, le doute et le pessimisme conduisent fatalement à la perdition et à la destruction. Tant de signes se présenteront pour toi, qui te donneront la confirmation de ta liberté intérieure.

Si tu ne t’arrêtes pas à mi-chemin, la voix de l’intuition te donnera la lumière, précisément sur la plupart des points qui te semblent actuellement insolubles.

24 avril 2012 Posted by | Pépiements, Référence, Spiritualités | | Laisser un commentaire

le dogme, en tout domaine, source de barbarie et d’inconscience

la France est bien la mère des politiques d’extermination par esprit dogmatico-religieux.

L’histoire a été fertile en massacres et éradications en tous genre ; cependant, et d’aprés Staline lui-même, maître en la matière, il aurait pris exemple sur les colonnes de terreur vendéennes
vendée, ukraine, shoah, chine, cambodge, rwanda, massacres arabes… et bien d’autres… le suite des massacres selon dogme est lourde…
Ce sont des tueries organisées au nom d’une idée… quand les hommes élèvent leurs idées au rang de divinités… et les transforment en veau d’or, plutôt que de se rapprocher du réel
le réel de toutes les authentiques traditions spirituelles (platon, boudhisme, zoroastre, christianisme, taoisme, …) ou philosophiques (sémantique générale, Montaigne, Shopenhauer, …)

puisse l’humanité retourner à la conscience du moment présent, du réel, du « je suis », loin de tout dogme, présupposé; pré-jugé, idée précablée par nos archétypes issu de l’enfance, du milieu, …de l’antérieur
(le « je suis », l’âme/conscience a été transformé sémantiquement en « jesus », le jesus en chacun de nous qui une fois illuminé devient Christ – c’est à dire « oint », sanctifié)

4 avril 2012 Posted by | Pépiements, Politis | | Laisser un commentaire

amour de Dieu, amour d’autrui…

« Un atome d’amour est préférable à tout ce qui existe entre les horizons, et un atome de ses peines vaut mieux que l’amour heureux de tous les amants. L’amour est la moelle des êtres ; mais il n’existe pas sans douleur réelle. Quiconque a le pied ferme dans l’amour renonce à la fois à la religion et à l’incrédulité. L’amour t’ouvrira la porte de la pauvreté spirituelle, et la pauvreté te montrera le chemin de l’incrédulité. Quant il ne te restera plus ni incrédulité ni religion, ton corps et ton âme disparaîtront ; tu seras digne de ces mystères… »  LaHuppe (Attar)

ainsi tout peut devenir idole, surtout vos textes et dogmes pré-cablés dans vos êtres dans l’inconscience ouvert de l’enfance

« C’était un chemin où l’on ne pouvait avancer et où, chose étonnante ! Il n’y avait n’y bien ni mal. Le silence et la tranquillité y régnaient ; il n’y avait ni augmentation, ni diminution. »

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valeurs comparées par Helios

« Comparé à l’Amour dans le christianisme, la soumission à Allah pourrait s’apparenter au premier commandement de Jésus-Christ: « Tu aimeras Dieu de toute ta force de toute ton âme et de tout ton esprit! »
Par contre le second commandement, « tu aimeras ton prochain comme toi-même » n’est pas exprimé.
Mais il y a également d’autres éléments manquants tels que: « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé » et  » Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique…
Car Dieu n’a pas envoyé son fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »
L’Amour de Dieu pour les humains, amour total et inconditionnel n’est pas pensable dans l’islam. »

« Les musulmans qui se permettent de faire le tri, de choisir ce qui leur convient et d’écarter ce qui ne leur convient pas dans l’islam sont considérés comme des apostats.
Posez la question à un savant musulman demandez-lui s’il est légal pour un musulman de posséder des esclaves de sexe féminin et de les contraindre à des relations sexuelles. S’il est honnête il vous répondra par l’affirmative mais vous dira que l’esclavage ne se pratique plus, non parce que c’est illégal du point de vue islamique mais parce qu’il est contraire aux lois internationales. Et si vous lui demandez pourquoi l’islam dans ce cas n’interdit pas définitivement l’esclavage, il vous répondra qu’il n’appartient à personne de changer la parole d’Allah, que les circonstances peuvent changer et faire en sorte que la pratique de l’esclavage reprenne.
Pour un musulman observant l’esclavage n’a rien de scandaleux du moment qu’il est autorisé par le coran et la charia. Dans l’islam c’est Allah qui détient le monopole de l’éthique soit ce qui est permis et ce qui est défendu, et devrais-je également ajouter… celui de la violence!
Il y a une grande différence entre Jésus qui a aimé les autres jusqu’à donner sa vie, et Mahomet qui a tué les autres pour propager l’islam »

DIEU nous veut libres et  autonomes moralement, Satan nous veut soumis à ses propres choix qu’il transforme en règles juridico-religieuses – (note de la huppe)

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une analyse géopolitique essentielle résumant parfaitement le dilemme devant lequel chacun d’entre nous se trouvera bientôt :

  • soit participer/laisser-faire par lâcheté, faiblesse, inconscience, …ou noirceur d’âme
  • soit maintenir son âme ouverte, fluide, lumineuse et lutter en gardant rectitude, et autonomie des ses valeurs

27 février 2012 Posted by | Pépiements, Religion, Valeurs | , , | Laisser un commentaire

Libérons-nous du vieillard à la barbe blanche

La peur, pour nous obliger à obéir, pour enseigner et former, ne fonctionne plus aujourd’hui, tant pour les parents/éducateurs que pour les dirigeants politiques. Elle fait naître un complexe de soumission et un sentiment de frustration qui feront d’eux des adultes enclins à se laisser dominer par les fausses croyances et, par conséquent, à tomber dans le piège de la superstition.

La puissance d’un grand nombre de religions s’est maintenue et se maintient toujours par l’utilisation de dogmes fondés sur la peur du péché et la crainte de la damnation : autrement dit, elles entretiennent volontairement leurs fidèles dans l’ignorance des lois mystiques impliquées et profitent de leur soumission morale pour cultiver en eux un sentiment permanent de culpabilité. Elle les rend ainsi « malades mentaux » ou à tout le moins « malades éthiques ».

Il s’agit là d’une grave erreur car l’homme ne peut évoluer qu’en appliquant son libre-arbitre et en apprenant à penser par lui-même. (ce qui peut le conduire à intégrer volontairement des éléments critiques et des éléments mystiques, et à porter cette conception « de lisière » au niveau supérieur de spiritualité-hors religions).

Plutôt que d’exiger la soumission aveugle à tel ou tel commandement, il serait préférable d’expliquer en quoi certains comportements sont préjudiciables à l’individu en général, ou à la société. en aidant l’enfant à faire le lien entre tel comportement et les conséquences qui en découlent, il choisira délibérément de faire du bien sans être guidé par la peur de faire le mal qui entraînerait une punition.

Je ne suis pas en train de critiquer les religions qui véhiculent des valeurs éthiques et fondamentales, mais je condamne toutes les pratiques qui utilisent ces valeurs pour dominer les êtres humains par l’enseignement de croyances, sinon superstitieuses, du moins dogmatiques par le maintien de la peur de dieu ou d’une force cosmique qui le rend impuissant et le freine dans sa créativité.

Comprenez que l’enfant est très perméable aux formes-pensées parce qu’il est une terre vierge que l’on ensemence de clichés qui sont en fait des formes-pensées exprimées verbalement : en premier lieu, il les reçoit de sa mère, lorsqu’il est dans son sein, ensuite de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses proches et enfin de ceux qui l’entourent.
L’enfant intériorise imperceptiblement ces formes pensées ; de son libre-arbitre, il sélectionnera ce qu’il veut bien cultiver et, de la source, il remplira son arrosoir de l’eau divine, de l’eau de sagesse et fera pousser celles de son choix.

Il évoluera et grandira heureux dans son propre jardin, habité par des formes-pensées qui l’influenceront toute sa vie : toutes ces formes pensées lui seront bénéfiques, chacune sur une période plus ou moins longue.
Il peut même, à un moment donné, décider qu’il n’en a plus besoin pour son cheminement, son évolution. alors, même si c’est douloureux, il pourra les éliminer afin de permettre la croissance de nouvelles formes-pensées en accord et en harmonie avec son état d’être.

Il est dommageable et même néfaste pour le développement de l’enfant de le forcer à couper prématurément ces formes pensées, car il doit apprendre à discerner. Le temps de la moisson vient quand les épis sont mûrs, pas avant : quand le fruit est mûr, il tombe par lui-même.

L’enfant, par le dialogue, a besoin d’être guidé dans le respect et l’acceptation de certaines croyances. vous pouvez l’aider en lui expliquant comment vous avez évolué, comment vous avez appris de vos erreurs et comment, par elles, vous vous êtes transformés en laissant croître certaines formes pensées et en en coupant d’autres qui n’allaient pas dans le sens de votre propre cheminement, de votre propre évolution.

Il est important que nous respections l’enfant même s’il veut évoluer différemment de nous.
Les parents et les enseignants d’aujourd’hui doivent être des accompagnateurs en faisant tomber toutes les notions de pouvoir et d’autorité maternaliste et paternaliste s’exprimant sur le mode de la domination. Il est à conseiller plutôt une autorité bienveillante, attentive et compréhensive, qui les introduira à une force et une discipline intérieure dont eux-mêmes seront les vivants exemples. Cependant il sera nécessaire, pour certains enfants, d’établir des règles intangibles, et de les respecter/applique strictement : la seule vrai éducation est l’exemple, où l’enfant apprend, se forme et se  transforme par résonance d’avec son modèle premier, puis ses modèles successifs qu’il se choisit ensuite lui-même.

Dans l’échange avec les parents, les éducateurs et les gardiens, l’enfant doit être considéré comme une personne à part entière. cet échange doit se faire à la lumière du respect, de l’écoute vraie et sincère, du discernement, de la cohérence et de la rigueur que l’enfant saura apprécier. Les enfants sont de vrais guerriers de la lumière et savent à leur façon, sans compromis, trancher le faux.
Le problème que présentent certains parents est qu’ils transfèrent sur leurs enfants la réalisation de leurs rêves déçus : ils voudraient que leurs enfants soient à leur image!!!
or l’avenir ne doit pas reprendre les voies du passé!!!

Besoins des enfants:

  • besoin de congruence.
  • besoin de vérité.
  • besoin d’intégrité.
  • besoin de liberté intérieure et personnelle.
  • besoin de lien intérieur.
  • besoin d’amour.
  • besoin de beauté et de pureté.
  • besoin de servir.

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extrait  Le Prophète de Khalil GIBRAN

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

4 janvier 2012 Posted by | Pépiements, Référence | | Laisser un commentaire

La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite

Olivier CLERC, écrivain et philosophe, vous soumet un petit conte d’une grande richesse d’enseignement.
Il s’agit du principe de la grenouille chauffée : La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite ….
Conte qui nous touche car nous sommes, comme cette grenouille, cuits.

Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.

Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.

Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.

C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne – ou presque – ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon – au ralenti – que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.

De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes  » hyper-technologique  » mais surtout des plus lugubres.

Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.

Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.

Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.

Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.
Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.

Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse – entre autres symptomes – par lesquels elle se traduit.

Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.

Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements – positifs, cette fois – mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.

Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?

En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.

L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc.
Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés – bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles – comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.

14 décembre 2011 Posted by | Pépiements, Référence, Valeurs | | Un commentaire

Responsabilité personnelle et morale publique

La responsabilité est la base de toute élaboration d’une éthique personnelle; c’est la barrière indispensable à tous nos excès, c’est la démonstration dans le réel de la justesse de l’idée qui a précédé l’acte. En fait, si la responsabilité gêne, c’est que vous êtes dans une logique d’enfant immature : « c’est pas de ma faute, c’est celle des autres… »

L’esprit dogmatique est par essence irresponsable, puisqu’il a déjà pré-écrit sa carte du monde, et rejette généralement ses choix et leurs conséquences sur une autorité externe (souvent un dieu/faux-dieu : divinité, concept, système…) dont il s’attribue souvent la guidance (ultime marque de l’hypocrite, hypocrite justement pointé par l’algarade de Jésus aux marchands du temps, pharisiens et autres prévaricateurs de l’esprit… et dont ils inversent les valeurs…).
L’adogmatique ne peut pas revenir au dogme. Ce serait se renier, ou alors ne pas avoir vraiment compris la finalité de cet adogmatisme.

Comment vous faire comprendre cela ? Prenons le bloc de marbre destiné à la sculpture. Le bloc de marbre représente pour le déiste la superposition d’états de toutes les sculptures incluses dans ce bloc de marbre. Il a conscience qu’il ne peut en faire surgir une sans « tuer » les autres. Le théiste fera éclore sa statue « dogmatique », mais ne sera pas conscient de la décohérence qu’il a produit.

Définition du terme « décohérence » : La décohérence exprime la perte d’information due à l’observation d’un objet à partir d’une réalité qui contient moins de dimensions que la réalité de l’objet observé.

La « superposition d’états » et la « décohérence » sont des expressions utilisées en mécanique quantique. La mécanique quantique est en opposition avec la mécanique classique par un indéterminisme opposé à un déterminisme.

Le principe de précaution est le minimum qu’un individu prétendant être intelligent se fait un devoir d’assumer!
Si quelqu’un refuse de prendre toutes les responsabilités personnelles qui découlent des conséquences de ses choix sur autrui, c’est qu’il annonce ainsi son immaturité, son incapacité intellectuelle à gérer ses propres limites puisqu’il démontre ainsi qu’il ne se connait pas. Il indique ainsi ses mauvaises intentions et sa potentialité criminelle; le rôle de l’État est précisément de rendre ces individus inoffensifs.
Et si la France souffre d’un mensonge culturel détruisant tout espoir chez les gens aspirant à la liberté, c’est bien celui- ci. Ils sont sous la coupe d’irresponsables… au fonctionnement mental « religieux » « dogmatiques » (religion de la croissance, dogmes divers de l’économisme, du c’est pas grave…)

Une religion, moderne ou ancienne, qu’elle qu’elle soit, n’est qu’un processus de décohérence de la réalité, d’une diminution de la compréhension de l’étendue spirituelle du monde…

Le principe de précaution ne devrait pas être inscrit dans la constitution s’il était inscrit dans l’esprit de chaque adulte votant. Nous en sommes loin. Nous avons choisi de créer des centaines de milliers de textes de lois pour remplacer quelques lignes de morale et désormais tout ce qui n’est pas interdit par la loi est devenu propre moralement.
Si la responsabilité personnelle redevenait une valeur culturelle en France comme elle l’était après la guerre, on verrait très vite s’effacer devant le risque la majorité des parleurs prétentieux toujours prêts à se mêler des affaires d’autrui. A l’aide de l’argent public…Et qui en vivent grassement!

28 novembre 2011 Posted by | Pépiements | , | Laisser un commentaire

Le veilleur est un homme de confiance

extrait de « prophéties des temps à venir »

Marie-Julie du Crucifix, Saint Jean-Baptiste des derniers temps

« Époque endormie, anesthésiée, par la recherche effrénée du confort et des plaisirs, oublieuse du sens de la vie, de ses devoirs envers Dieu et envers elle-même, époque rêvant à un avenir utopique, qui se révèle être un terrible cauchemar. Qui ne sent le besoin d’un brutal  » son de cloche «  poux échapper au coma définitif ! Si les hommes dorment, les démons révolutionnaires, eux, travaillent jour et nuit ! Leur oeuvre est souterraine et continue, avec des moments forts. Le principe de l’action subversive est l’installation d’un désordre total, alliant guerres extérieures et guerre civile.

Le grand art du mal est de provoquer les luttes fratricides, en utilisant la tromperie, l’imposture, le mensonge et l’hypocrisie. Le grand art est de faire croire à tous les hommes qu’ils sont dans le bien, alors qu’ils font le mal.  » On vous mettra mort en croyant servir Dieu ! «  nous prévient Jésus. Le grand art du mal est de garder les formes du bien, mais en inversant totalement les fins. Ainsi on peut amener les croyants à servir l’Homme, alors qu’ils devraient être au service de Dieu. La Révolution est une inversion des fins, qui met en bas ce qui est en haut et en haut ce qui est en bas. »

 

Ces grands principes ressortent avec beaucoup de force dans les prophéties de la Fraudais, qui insistent sur l’importance de la vigilance, sur le discernement des esprits.  » Il y a des loups déguisés en agneaux, de fausses apparitions, de faux sauveurs, de faux prophètes, de faux miracles.  » Veillez et priez pour obtenir la lumière et la force, car le démon avance masqué, sous les prétextes les plus agréables à l’homme.

2°) Un des signes précurseurs et préparateurs de la révolution est le chômage et ses désastreuses conséquences, incitant à la violence et au terrorisme.

 » Tous les ouvriers, dont l’emploi fournissait chaque jour une occupation qui les empêchait de se livrer au mal. Les desseins de ceux qui dirigent la France ont résolu d’enlever à l’ouvrier tout travail, tout emploi.  » (Les délocalisations en sont un exemple)

«  Mes enfants, il ne va plus y avoir de repos. Nuit et jour, les coureurs (Les agitateurs) se livrent au mal : l’incendie, l’affreux assassinat. Ils vont user de la poudre violente qui réduit en lambeaux les murs les plus solides bâtis sur la terre. «  23 novembre 1882

 » Beaucoup de  » coureurs  » appellent les ouvriers à la révolte, à cause du manque de travail qui est leur pain de chaque jour. (Ceci entraîne une insécurité croissante) Les petites villes, comme les grandes, seront bientôt perdues par des groupes d’ouvriers qui n’ont ni asile ni refuge. Ils s’étendront partout, surtout que l’heure où ils pourront se rassasier (le pillage) ne tardera pas à sonner.

3°) L’insécurité dans les villes est encore accentuée par l’ouverture inconsidérée des frontières, la dissolution de l’identité religieuse et nationale, la pullulation de faux sauveurs,  » impies coureurs « , de sectes sataniques faisant du porte à porte pour inciter les bons chrétiens au reniement,  » prédicateurs infernaux « , faux prophètes, faux christs.

 » L’axe du commerce, la confiance « , étant brisé par la corruption et les scandales financiers, l’économie va à la faillite.

4°) La déchristianisation planifiée et massive, le rejet de la doctrine morale Catholique, l’influence grandissante de l’Islam  » La France deviendra mahomète, niant la divinité du Christ. « , du spiritisme et des cultes lucifériens seront autant de signes de cette  » gangrène «  spirituelle. Cette désintégration ne se sera pas faite spontanément, mais sera orchestrée par des sociétés secrètes et des groupes d’influence dans tous les milieux, sous le masque de l’amour de l’Homme. Ils seront acharnés à la dissolution de la civilisation chrétienne, par la corruption,  » les mauvais livres « , l’imposture ou la peur, élaborant des lois contraires à la Loi divine « les lois impies « , séduisant ceux-là mêmes qui auraient dû la défendre, les aveuglant au point de les amener à persécuter ceux qu’ils devraient aimer. Toutes ces attaques visent à effacer de l’esprit des hommes la mémoire du Dieu Créateur et du Christ Sauveur.

Voilà les symptômes de la grande démence qui suit toutes les décapitations. À la Fraudais, le diagnostic avait été fait depuis longtemps, et les remèdes prescrits. La France n’a pas veillé et tenu compte de ces avertissements. Toute folie non contrôlée devient vite meurtrière. II semble bien que  » la grande boucherie  » soit au rendez-vous du XXIème siècle !

5°) Ces bouleversements humains surviennent sur fond de désordres de la nature ; la famine, les calamités provoquent et entretiennent les révoltes. Certaines sont d’origine humaine par pollution et destruction des équilibres naturels. Des bouleversements d’ordre cosmique (chute d’astéroïde, changements de climats, raz de marée) peuvent être la cause de grandes calamités.

11 novembre 2011 Posted by | Pépiements, Spiritualités | Laisser un commentaire

Avoirs et valeurs

On a la patience de construire de grands édifices, mais pas celle de contrôler sa colère…
Nous avons de grandes et larges routes, mais des points de vue étroits…
On dépense plus, on consomme, … pour posséder moins.

On habite des maisons plus grandes, …pour des familles plus petites…
On jouit de plus de commodités et de loisirs, mais nous n’avons plus de temps libre…
On accumule plus de diplômes, mais en montrant moins de discernement, de logique et de bon sens…

Nous avons multiplié nos avoirs mais diminué nos valeurs

21 octobre 2011 Posted by | Pépiements, Valeurs | Laisser un commentaire

Guerrier de lumière

extrait de « Manuel du Guerrier de Lumière » de Paulo Coelho

Eveillons nous à d’autres consciences, …

Sortons de notre enfermement, subi de vie en vie, …
De cet enfermement qui s’appelle éducation, religion, syndicats, organisations, de toutes nos conceptions de vie qui très bientôt n’auront plus cours sur ce monde.
Non pas couper court, d’un seul coup, avec ce que vous êtes, ce en quoi vous croyez, avec vos statuts sociaux, votre civilisation, vos dogmes, vos religions,…, (vos tabous mentaux, issus soit de votre inconscient personnel, familial, collectif ou de civilisation)
Simplement se préparer avec beaucoup de vivacité, de courage et de force, de patience
à vivre différemment, à penser différemment, à appréhender le monde avec une autre conscience….

Dorénavant, et pour quelques siècles, l’univers va assister les guerriers de lumière et boycotter ceux qui ont des idées préconçues : l’énergie de la terre a besoin d’être renouvelée.
L’important demeurera ; l’inutile disparaîtra…

Le Guerrier écoute le vent et parle aux étoiles, et sait que son intuition est l’alphabet de Dieu
Le Guerrier sait qu’il est libre de choisir ce qu’il désire; ses décisions sont prises avec courage, désintéressement, et parfois, avec une certaine dose de folie.
Ils sont guerriers, parce qu’ils se trompent, parce qu’ils s’interrogent, parce qu’ils cherchent une raison, …et parce qu’ils vont trouver…
Le Guerrier semble fou, mais ce n’est qu’un masque ; il ne perd pas son temps à écouter les provocations, il a un destin à accomplir..
Un Guerrier fait toujours des gestes hors du commun : il peut danser dans la rue, ou regarder un inconnu dans les yeux, ou défendre une idée qui peut paraître ridicule…
Le Guerrier pardonne, car il est passé par là, lui aussi, mais il ne peut baisser la tête, car il perdrait de vue l’horizon de ses rêves.
Un Guerrier ne passe pas ses jours à tenter de jouer le rôle que les autres ont choisi pour lui.
Le Guerrier de lumière ne risque son cœur que pour quelque chose qui en vaut la peine.
Il est celui qui est capable de comprendre le miracle de la vie, de lutter jusqu’au bout pour ce qu’il croît, et alors d’entendre les cloches que la mer fait retentir dans ses profondeurs.
Tout le monde en est capable, et personne ne se juge un guerrier de lumière , bien que tout le monde puisse l’être.
Le Guerrier prête attention au regard d’un enfant, parce que les enfants savent voir le monde sans amertume.
Tout ce que tu fais au plus petit être de la terre, même à une fourmi, tu te le fais à toi-même

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.  » Rabindranàth Tagore  »

20 septembre 2011 Posted by | Pépiements, Référence | | Laisser un commentaire

Définition des religions

(pour francophones)

1. Taoïsme : La merde est apparue.
2. Bouddhisme : La merde apparue n’est qu’illusion.
3. Islam : La merde est apparue par la volonté d’ Allah.
4. Hindouisme : Cette merde est déjà apparue avant.
5. Catholicisme : Si la merde apparait, c’est que vous la méritez.
6. Judaïsme : Pourquoi cette merde nous tombe toujours dessus?
7. Christian Science : Si la merde apparait, priez et elle disparaitra.
8. Protestantisme : Puisse la merde advenir à quelqu’un d’autre.
9. Athéisme : La merde apparait sans raison.
10. Agnosticisme : Peut-être que la merde apparait, peut-être qu’elle n’apparait pas.
11. Hare Krishna : La merde apparait, La merde apparait, La merde apparait, La merde apparait, La merde apparait.
12. Stoïcisme : La merde apparait, et je peux la prendre.
13. Témoins de Jéhovah : Laissez nous entrer et nous vous dirons pourquoi la merde apparait.
14. Rastafarisme : Fumons cette merde et voyons ce qui arrive.

(pour anglophones)

1. Taoism : Shit happens.
2. Buddhism : Shit happening is an illusion.
3. Islam : Shit happening is the will of Allah.
4. Hinduism : This shit has happened before.
5. Catholicism : If shit happens, you deserve it.
6. Judaism : Why does shit always happen to us ?
7. Christian Science : If shit happens, pray and it will go away.
8. Protestantism : Let shit happen to someone else.
9. Atheism : Shit happens for no reason.
10. Agnosticism : Maybe shit happens, maybe it doesn’t.
11. Hare Krishna : Shit happens, shit happens, shit happens, shit happens, shit happens.
12. Stoicism : Shit happens and I can take it.
13. Jehova’s Witnesses : Let us in, and we will tell you why shit happens.
14. Rastafarianism : Let’s smoke this shit, and see what happens.

3 septembre 2011 Posted by | Humour, Pépiements, Religion | , , , , | Laisser un commentaire

Vivre c’est désapprendre

Au fond l’essentiel ne serait -il pas au delà de l’étiquette apparente : Quelle est la finalité de la religion?
Dans son étymologie, elle « relie » les croyants sur une base qui leur est commune.
Relier à un Dieu? ou relier au groupe des croyants?
Tendre vers une spiritualité ou seulement proposer un contrat collectif plus efficace pour tenter de dominer le monde?
La finalité de la laïcité est aussi de rassembler tous les êtres humains, sans, pour cela, leur enlever ce qui leur est particulier.
On aurait tort de croire à une finalité obscurantiste de la religion. La religion n’est qu’une des façons parmi les autres que l’humanité à trouver pour se solidariser, pour se rassembler tant dans le conscient des choses du réel (les rituels) que dans l’inconscient des mythes collectifs (les causes déterminantes dont les hommes sont inconscient).

L’ennemi est ailleurs. Il est dans la motivation individualiste qui veut se singulariser et se différencier de « l’esprit commun ». Il y aura toujours des opportunistes, des motivations masquées, et des hypocrites, et puis des « montreurs du doigt » qui amalgameront toujours l’ensemble à sa partie la plus médiocre. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’évolution de la conscience  s’inscrit dans le meilleur comme dans le pire, et y cherche cette efficacité supérieure que lui réclame la sélection naturelle.

C’est par sa controverse intérieure que l’individu progresse. Il ne suffit pas de se contenter de posséder des nombres pour « être », il faut rajouter d’autres nombres à ceux que l’on possède déjà pour « devenir ».
On est l’information que l’on contient.
Vivre, c’est apprendre. Surtout ce que l’on est pas.
donc vivre c’est désapprendre…

31 août 2011 Posted by | Pépiements | | Laisser un commentaire