Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Libérons-nous du vieillard à la barbe blanche

La peur, pour nous obliger à obéir, pour enseigner et former, ne fonctionne plus aujourd’hui, tant pour les parents/éducateurs que pour les dirigeants politiques. Elle fait naître un complexe de soumission et un sentiment de frustration qui feront d’eux des adultes enclins à se laisser dominer par les fausses croyances et, par conséquent, à tomber dans le piège de la superstition.

La puissance d’un grand nombre de religions s’est maintenue et se maintient toujours par l’utilisation de dogmes fondés sur la peur du péché et la crainte de la damnation : autrement dit, elles entretiennent volontairement leurs fidèles dans l’ignorance des lois mystiques impliquées et profitent de leur soumission morale pour cultiver en eux un sentiment permanent de culpabilité. Elle les rend ainsi « malades mentaux » ou à tout le moins « malades éthiques ».

Il s’agit là d’une grave erreur car l’homme ne peut évoluer qu’en appliquant son libre-arbitre et en apprenant à penser par lui-même. (ce qui peut le conduire à intégrer volontairement des éléments critiques et des éléments mystiques, et à porter cette conception « de lisière » au niveau supérieur de spiritualité-hors religions).

Plutôt que d’exiger la soumission aveugle à tel ou tel commandement, il serait préférable d’expliquer en quoi certains comportements sont préjudiciables à l’individu en général, ou à la société. en aidant l’enfant à faire le lien entre tel comportement et les conséquences qui en découlent, il choisira délibérément de faire du bien sans être guidé par la peur de faire le mal qui entraînerait une punition.

Je ne suis pas en train de critiquer les religions qui véhiculent des valeurs éthiques et fondamentales, mais je condamne toutes les pratiques qui utilisent ces valeurs pour dominer les êtres humains par l’enseignement de croyances, sinon superstitieuses, du moins dogmatiques par le maintien de la peur de dieu ou d’une force cosmique qui le rend impuissant et le freine dans sa créativité.

Comprenez que l’enfant est très perméable aux formes-pensées parce qu’il est une terre vierge que l’on ensemence de clichés qui sont en fait des formes-pensées exprimées verbalement : en premier lieu, il les reçoit de sa mère, lorsqu’il est dans son sein, ensuite de ses parents, de ses frères et sœurs, de ses proches et enfin de ceux qui l’entourent.
L’enfant intériorise imperceptiblement ces formes pensées ; de son libre-arbitre, il sélectionnera ce qu’il veut bien cultiver et, de la source, il remplira son arrosoir de l’eau divine, de l’eau de sagesse et fera pousser celles de son choix.

Il évoluera et grandira heureux dans son propre jardin, habité par des formes-pensées qui l’influenceront toute sa vie : toutes ces formes pensées lui seront bénéfiques, chacune sur une période plus ou moins longue.
Il peut même, à un moment donné, décider qu’il n’en a plus besoin pour son cheminement, son évolution. alors, même si c’est douloureux, il pourra les éliminer afin de permettre la croissance de nouvelles formes-pensées en accord et en harmonie avec son état d’être.

Il est dommageable et même néfaste pour le développement de l’enfant de le forcer à couper prématurément ces formes pensées, car il doit apprendre à discerner. Le temps de la moisson vient quand les épis sont mûrs, pas avant : quand le fruit est mûr, il tombe par lui-même.

L’enfant, par le dialogue, a besoin d’être guidé dans le respect et l’acceptation de certaines croyances. vous pouvez l’aider en lui expliquant comment vous avez évolué, comment vous avez appris de vos erreurs et comment, par elles, vous vous êtes transformés en laissant croître certaines formes pensées et en en coupant d’autres qui n’allaient pas dans le sens de votre propre cheminement, de votre propre évolution.

Il est important que nous respections l’enfant même s’il veut évoluer différemment de nous.
Les parents et les enseignants d’aujourd’hui doivent être des accompagnateurs en faisant tomber toutes les notions de pouvoir et d’autorité maternaliste et paternaliste s’exprimant sur le mode de la domination. Il est à conseiller plutôt une autorité bienveillante, attentive et compréhensive, qui les introduira à une force et une discipline intérieure dont eux-mêmes seront les vivants exemples. Cependant il sera nécessaire, pour certains enfants, d’établir des règles intangibles, et de les respecter/applique strictement : la seule vrai éducation est l’exemple, où l’enfant apprend, se forme et se  transforme par résonance d’avec son modèle premier, puis ses modèles successifs qu’il se choisit ensuite lui-même.

Dans l’échange avec les parents, les éducateurs et les gardiens, l’enfant doit être considéré comme une personne à part entière. cet échange doit se faire à la lumière du respect, de l’écoute vraie et sincère, du discernement, de la cohérence et de la rigueur que l’enfant saura apprécier. Les enfants sont de vrais guerriers de la lumière et savent à leur façon, sans compromis, trancher le faux.
Le problème que présentent certains parents est qu’ils transfèrent sur leurs enfants la réalisation de leurs rêves déçus : ils voudraient que leurs enfants soient à leur image!!!
or l’avenir ne doit pas reprendre les voies du passé!!!

Besoins des enfants:

  • besoin de congruence.
  • besoin de vérité.
  • besoin d’intégrité.
  • besoin de liberté intérieure et personnelle.
  • besoin de lien intérieur.
  • besoin d’amour.
  • besoin de beauté et de pureté.
  • besoin de servir.

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extrait  Le Prophète de Khalil GIBRAN

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

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4 janvier 2012 - Posted by | Pépiements, Référence |

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