Comment ne pas être un idiot utile ?
Les « idiots utiles » semblent légion de nos jours…
Chacun désigne l’autre en tant que tel : qu’en est-il?
Généralement un idiot utile est une personne dont le raisonnement a été influencé, modifié et manipulé de l’extérieur par des intérêts cachés qui lui font nier le réel.
Mes valeurs sont-elles conditionnées par les émotions, par la raison ou par la conscience ?
Test du train : (émotionnel, rationnel, conscience, agapé)
1° situation :
Un train roule sur 1 voie principale où se trouvent bloquées 5 personnes. Entre le train et les 5 personnes, il y a une 2° voie sur laquelle 1 personne est bloquée.
Vous avez la possibilité de dévier le train sur la 2° voie.
Que faites vous ? (rayez ce que vous ne faites pas)
- rien, le train va écraser les 5 personnes.
- actionner la déviation, le train va écraser 1 personne.
2° situation :
Un train roule sur 1 voie où se trouvent bloquées 5 personnes. Vous êtes sur un pont, entre le train et les 5 personnes, avec une personne corpulente,
Si vous jetez la personne corpulente sur la voie, le train va tuer la personne et s’arrêter.
Que faites vous ? (rayez ce que vous ne faites pas)
- rien, les 5 personnes seront écrasées.
- jeter la personne corpulente.
1° situation : Pourquoi avez-vous :
– rien fait :
– actionner la déviation :
2° situation : Pourquoi avez-vous :
– rien fait :
– jeter la personne :
suis-je un « idiot utile » à mes valeurs (être au service de valeurs acquises)
ou mes valeurs sont elles « intelligemment utiles » à mon être (moi et humanité toute entière) ?
Systèmes de gouvernenment : démocratie et … autres
« Le meilleur système politique qu’un peuple musulman puisse connaître est celui d’une tyrannie magnanime » (Antoine Moussali – 1920-2003).
extrait de « une tyrannie magnanime »
La pensée démocratique moderne et ses systèmes de participation des citoyens aux décisions ne proviennent pas de l’Antiquité. La « démocratie » a été une parenthèse dans la vie de la cité athénienne. Elle ne réapparaît pas tout à coup, en sautant deux millénaires, avec la Révolution française, comme on l’apprend aux enfants dans les manuels scolaires. En revanche, ce que le Révolution a pu emprunter à la Grèce, c’est un certain sens de la « citoyenneté » au détriment de la majorité des habitants réels qui étaient des esclaves : à l’époque moderne, ceux qui se reconnaissent entre eux comme « citoyens » n’ont souvent eu qu’un immense mépris idéologique à l’égard du peuple. Même et surtout s’ils disaient gouverner « au nom du peuple ». Demander son avis à celui-ci est une autre chose. Et organiser la participation du plus grand nombre aux décisions prises en est une troisième. Or, c’est surtout en cela que réside la démocratie.
L’histoire, typiquement occidentale, de la démocratie vient de la pratique des villes du Moyen-âge, visant la participation des membres des communautés locales à la gestion de la cité, à travers des prises de parole systématisées : on inventa alors les mandats électifs, les séances publiques, l’organisation des votes (majorité simple ou qualifiée ou à l’unanimité pour respecter les minorités), sans parler des consultations générales.
Ce jeu démocratique complexe organisant la participation du plus grand nombre était intimement lié à l’idéal chrétien. Trois conditions s’avèrent en effet indispensables :
- le sens de l’égalité foncière entre tous les habitants de l’entité territoriale à gérer ;
- un sens d’un destin commun, donc d’un bien commun auquel tous les habitants sont appelés à collaborer – c’est-à-dire une certaine « amitié politique » ;
- un avenir ouvert à tous, du fait du rejet de toute prétention à établir un monde idéal sur terre ; le christianisme enseigne que les forces humaines ne sont pas capables de réaliser, même partiellement, un tel projet que Dieu seul peut faire advenir (à travers un Jugement, celui de la Venue glorieuse). Le pouvoir de (se) libérer du Mal n’appartient pas à l’homme.
En revanche, dans la doctrine et le système islamiques, et même si certains musulmans en rêvent (souvent en regardant l’Occident), ces trois fondements de la démocratie ne sont guère envisageables.
• Avec force et insistance, le coran nie toute égalité foncière entre les êtres humains et établit trois inégalités radicales :
- entre les musulmans et les non musulmans ;
- entre les hommes libres et les esclaves (la pratique esclavagiste, qui a atteint des sommets non pas aux USA mais dans les pays musulmans, n’a été abolie officiellement qu’au cours du 20e siècle et, réellement, n’a jamais cessé ; elle est aujourd’hui prônée ouvertement par nombre de groupes islamiques) ;
- entre les hommes et les femmes. Dans les trois cas, les premiers ont le devoir d’assujettir les second(e)s – telle est la société supposée être voulue par Dieu pour le monde, en tout cas par le se-disant « Dieu du Coran ».
• Même si le rêve islamique porte l’idée de la fraternité, en pratique, les rapports sociaux sont essentiellement des rapports de force ; et, dans la plupart des familles, il en est souvent déjà ainsi. Puisque « Dieu » bénit celui qui domine l’autre, l’idéal du rapport à l’autre sera celui de l’assujettissement. « Dieu » lui-même est perçu comme un tyran inconnaissable et arbitraire, qui exige l’islam, c’est-à-dire la soumission. Aussi, le climat social ne peut qu’être celui de l’insatisfaction ainsi que de la suspicion à l’égard de tout ce qui est « bien commun ». Les atteintes à celui-ci et à tout ce qui représente l’autorité en témoignent concrètement.
• Il n’y a pas d’avenir ouvert en Islam ; tout l’enseignement islamique répète à satiété que l’avenir appartient aux seuls musulmans, et que tout ce qui n’est pas conforme aux exigences de l’islam doit être soumis et devra disparaître. L’avenir est fermé : il est écrit d’avance.
Il apparaît ainsi que l’Islam n’est pas une culture qui, comme culture, serait intégrable à un Etat démocratique ; il s’agit d’un programme politico-religieux qui sape les bases mêmes de tout Etat de droit. Les Tunisiens veulent tourner la page du système autocratique et corrompu de Ben Ali, et c’est le mieux qui puisse être fait ; le plus probable est qu’il sera chargé bientôt de tous les maux, par les nouveaux maîtres de la Tunisie qui s’en serviront pour justifier leur pouvoir. Quel sera-t-il ? Sera-t-il entre les mains de Tunisiens ayant le sens de l’Etat de droit, ouvert à tous et à l’avenir ? Le poids du conditionnement islamique va inévitablement peser. Il n’existe guère de chance que la conviction du P. Antoine Moussali soit infirmée : le système politique le moins mauvais qui puisse s’imposer à une population majoritairement musulmane est celui d’une tyrannie qui empêche toute contestation par un contrôle policier sans faille, qui se méfie de l’Islam, qui prévient la population de la misère en lui laissant quelques activités libres, et qui fait des largesses à ceux qui le soutiennent.
Quant au pire possible, il est presque déjà sous nos yeux en divers lieux du globe.
« Laissez notre prophète tranquille »
Cette diatribe revient en boucle et de façon généralisée dans de nombreux pays soumis à la loi clanique des temps obscurs : à Alger, Bamako, Amman, Nouakchott, Dakar… et de leurs 57 pays soumis…
La perte de repères, et l’adhésion inconsciente à la barbarie repose presque toujours sur la méconnaissance sémantique, sur l’ignorance de la définition des mots et concepts…
Le fait que l’on m’assène constamment « notre prophète n’est pas comme ça, laissez notre prophète tranquille, … » révèle en plein jour le « NOTRE ».
Cela démontre que dans leur conception du monde et des autres,
« NOTRE » prophète n’est pas le « VOTRE »,
c’est NOUS contre VOUS,
du NOTRE tribal et sectaire contre VOTRE l’étranger
le racisme et l’exclusion ne sont pas où l’on croit…
Ils apportent la guerre de tous contre tous…
Ils séparent ainsi l’humanité et accusent autrui de leur propre tare : séparer, cliver, différencier, accuser, diaboliser…
éternelle habitude du coupable accusant sa victime de ses propres dérèglements…
Et tous ces journalistes, politiques , se-disant hommes de langage et de paroles, qui répètent à l’envie le qualificatif « prophète » devant son nom, avalisant ainsi la fonction donc celui-ci s’était auto-affublé!!!
Nous devons l’appeler par son nom strictement, laissant à chacun le soin de le qualifier intérieurement : prophète de malheur, de sang, et de haine, ou se-disant divin
pour faire votre opinion : lisez le coran…
- Le Coran incite dans de nombreux passages à la violence. Est ce qu’on pourrait imaginer une action judiciaire sur le sol français, au nom de la loi contre l’incitation à la violence ?
Sami Aldeeb: « La Cour européenne des droits de l’homme a décidé dans deux arrêts que la « loi islamique est incompatible avec la démocratie et les droits de l’homme » . Or le Coran est la première source de la loi islamique. Il s’agit donc d’une condamnation du Coran de la part de la Cour. En France, il est interdit de distribuer Mein Kampf sans y faire figurer une décision judiciaire indiquant tout le mal que ce livre comporte. Il doit en être de même du Coran qui est bien plus dangereux que Mein Kampf. Je pense donc que la même procédure doit s’appliquer au Coran. Nombreux en effet sont les versets coraniques qui incitent à la violence et à la haine à l’égard des non-musulmans. Je me limiterai à citer ces deux versets: « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier, qui n’interdisent pas ce que Dieu et son envoyé ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux auxquels le livre fut donné, jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut par leurs mains, en état de mépris » (9:29); « Ô vous qui avez cru! Ne prenez pas pour alliés les juifs et les nazaréens. Ils sont alliés les uns des autres. Quiconque parmi vous s’allie à eux serait des leurs » (5:51). »
Y a-t-il d’ailleurs d’authentiques prophètes?
Prophète, (grec : προφήτης [profétès], docteur, interprète de la parole divine ; devin) est un mot provenant du latin chrétien et emprunté au grec prophêtês qui désigne une personne qui tient, d’une inspiration que l’on croit être divine, la connaissance d’événements à venir et qui les annonce par ses paroles ou ses écrits.
Un faux prophète est un prophète non reconnu par les autres religions ou systèmes de croyances. Les critères pour différencier les deux dépendent de chaque religion.
La soumission, élément commun à tous les systèmes totalitaires
Lire les textes originels pour ne pas être désinformé
Devant les évènements actuels, il convient de rappeler, que contrairement à la logorrhée ambiante et à la désinformation constante des medias, l’islam dans ses textes racines, se révèle à l’aune de l’histoire, un système politique totalitaire qui ne peut être réformé.
Cette critique concerne un système et n’englobe pas les malheureux incorporés à leur corps défendant dans l’emprise de cette secte, c’est à dire les se-disant « musulmans » qui pour la plupart ne connaissent pas leurs propres textes.
Le livre est réputé incréé, donc parfait, partout et à jamais…
L’islam, au cours de son histoire sanglante, a vu de nombreuses tentatives de réforme noyées dans le sang.
Les frontières de l’islam (les pays de l’OCI) sont des frontières de sang : un vrai dieu ne pourrait vouloir ça…
Quelques réformes, basées sur d’authentiques valeurs positives, ont alors du émerger en de nouveaux mouvements (Bahai, …) qui ont été immédiatement combattu (takfir).
Rappelons ce qu’est la loi de leur faux dieu…
et en cas de doute écoutez le prêche de l’imam à Toulouse
définition de la charia et analyse critique :
L’islam est à la fois une idéologie, une doctrine religieuse, politique et un système juridique. Il s’agit de ce fait d’un système de pensée totalitaire, aucune de vos actions ni pensées n’échappent au contrôle de la loi divine, donc de la charia. Il est question entre autre d’une religion collectiviste, le premier principe islamique est le primat du collectif, de la communauté des croyants.
Islam signifie « soumission » et musulman « personne soumise ». Beaucoup d’intellectuels musulmans vous diront qu’il s’agit seulement de la soumission à Dieu. Mais si vous lisez le Coran :
1. Vous verrez qu’il est dit plus d’une vingtaine de fois « obéissez à Dieu, obéissez au prophète » et une fois « obéissez au prophète » (sans ajouter à Dieu).
2. Il n’y a pas de versets où il est dit seulement « obéissez à Dieu ».
3. Une autre fois il est dit « obéissez à Dieu, au prophète, et à ceux qui ont autorité », c’est-à-dire au calife, à ses représentants, ce qui signifie que le calife est le lieutenant d’allah et qu’il faut lui obéir, ainsi qu’à ses représentants, comme à allah lui-même.
La soumission, qui est à la base de la morale musulmane, est un élément commun à tous les autres systèmes totalitaires.
L’idéologie musulmane est fondée sur le Coran et sur les hadiths, les paroles ou les actes de Mahomet. Il y en a un million et demi. Il aurait fallu 600 ans pour qu’il les énonce. Tout le monde sait bien, musulmans compris, que la plupart des hadiths sont apocryphes. Il y a cependant six recueils, contenant au total 20 000 hadiths, tenus pour authentiques. Parmi ceux là il y en a un, celui de Boukhari, qui est tenu pour particulièrement sûr. Le Coran et le recueil de Boukhari sont les deux seuls livres sur lesquels un Musulman peut poser la main pour prêter serment.
La Charia est, dans sa définition exacte, le « droit coranique », en d’autres termes la formation en un code juridique précis des dogmes du Coran et de la tradition islamique, devenant ainsi un système juridique applicable dans un tribunal. Celui-ci régit la vie religieuse, politique, sociale et individuelle.
Qu’est ce concrètement?
Les gens ignorent ce qu’elle est, la plupart des musulmans vivant dans nos pays également, c’est là la source du problème : L’incapacité actuelle à détecter sa présence et à comprendre la menace qu’elle représente.
C’est l’introduction de ce code et de ce système juridique dans nos sociétés que nous proposons de combattre.
Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas
La charia ou charî’a[1] (arabe : الـشَّـرِيعَـة, turc : Şerîat, « la voie »), recouvre les champs du religieux, du politique, du social, tant pour le droit privé que pour le droit public et ne fait pas la distinction entre le profane et le sacré. La charia n’est donc rien d’autre que le synonyme de dîn ou encore d’islam[2]. Le terme utilisé en arabe dans le contexte religieux signifie : « chemin pour respecter la loi [de Dieu] ». La Charia codifie à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un musulman et de la dhimma[3], ainsi que les interactions sociétales. Les musulmans considèrent cet ensemble de normes comme l’émanation de la volonté de Dieu (Shar’).
La loi est structurée en deux parties :
- La première ou Al ‘Ibadat qui concerne le culte et contient les règles relatives à la purification rituelle (wudhû), à la prière (Salat), à l’aumône et à la charité (zakat), au jeûne (ṣawm et Ramadan) et au pèlerinage à la Mecque (hajj).
- La seconde ou Al Mu’amalat qui concerne les interactions humaines. Cette partie contient les règles relatives aux transactions financières, aux dotations, aux règles d’héritage, au mariage, au divorce et à la garde des enfants, à la nourriture et à la boisson (dont la chasse et les règles d’abattage rituel des animaux), à la guerre et à la paix, aux infractions pénales, aux affaires judiciaires (dont les témoignages et les preuves).
Dans le même temps, la Charia classe les actions humaines en cinq catégories. Ces catégories correspondent à cinq valeurs morales appelées al-akhām al-khamsa :
- ce qui est prescrit, désigné sous le terme de fard (aussi dénommé obligatoire — wajib, muhattam — ou requis — lazim)
- ce qui est recommandé, désigné sous le terme de mandub (aussi dénommé préférable — mustahabb — méritoire — fadila — ou désirable — marghub fih)
- ce qui est indifférent (mubâh)
- ce qui est blâmable désigné par le terme makrûh
- ce qui est interdit désigné par le terme haram
Néanmoins dans la société civile, un acte, une habitude, une institution ou une loi n’impliquent pas seulement un effet, mais une série d’effets. Ceux que l’on voit et ceux que l’on ne voit pas. Ainsi ce que l’on voit dans le droit musulman, c’est la prière, le ramadan, le pèlerinage à la Mecque, les interdits alimentaires, etc. mais il y existe aussi une face que l’on ne voit pas.
Le ramadan, par exemple : Voila une inoffensive coutume, festive et conviviale à première vue pour la plupart des gens, c’est ce que l’on voit. Mais en tant que musulman si vous ne la respectez pas, vous devenez un mécréant (kafir). Dans une société islamique (dont la loi est basée sur le droit musulman) vous pouvez aller en prison ou vous faire agresser par vos voisins parce que vous « insultez l’islam » uniquement en mangeant ou en buvant quelque chose pendant la période interdite.
Le ramadan est une obligation édictée pour une raison précise. Ainsi dans une société non encore islamique, le ramadan exerce une pression sociale extrêmement forte sur les musulmans osant prendre des libertés avec les prescriptions du droit musulman. Nos concitoyens de culture musulmane souffrent de cette « festive et conviviale coutume » qui permet en réalité de repérer et de condamner ceux qui veulent vivre une vie libre ; c’est ce que l’on ne voit pas.
Il en va de même pour tout le reste : le voile islamique, la nourriture halal, la construction de mosquées, etc. Tout cela nous le voyons chaque jour, sans même parfaitement le comprendre ; porter des vêtements en accord avec le droit islamique est une coutume qui est finalement, à nos yeux, peu dérangeante ; c’est ce qu’on voit. Mais il s’agit avant tout d’un signe de soumission à ses règles, donc d’une promotion de celles-ci ; c’est un signe de ralliement : un marquage social, c’est ce qu’on ne voit pas.
Consommer un hamburger halal est un autre exemple : c’est ce qu’on voit. Mais là encore il s’agit d’un signe de soumission aux règles de la Charia, en plus d’une contribution financière concrète à la promotion de celle-ci, c’est ce qu’on ne voit pas. De même pour les mosquées, qui nous sont présentées comme des lieux de prière partout dans nos villes, c’est ce que l’on voit. Mais où la Charia est souvent subrepticement enseignée comme une norme comportementale aux croyants, jeunes ou vieux ; c’est ce que l’on ne voit pas.
Dans un pays démocratique, chaque citoyen bénéficie d’un ensemble de droits et de libertés, il a ainsi le droit de vivre en tant qu’Homme libre du moment qu’il ne menace pas les droits et les libertés d’autrui : il est clair et évident que le droit musulman est pleinement et totalement incompatible avec la structure même de nos sociétés libérales.
Nous savons ce qu’est un citoyen libre et nous savons ce qu’est la Charia : elle enferme les Hommes dans une servitude dégradante. La Charia est, en tant que droit, une des formes de l’esclavage. C’est pour cette raison que nous n’acceptons pas et n’accepterons jamais la Charia.
La charia, route vers la servitude
La Charia institue une discrimination institutionnelle : qui n’est pas musulman est traité comme un être inférieur, méprisable. Ainsi il existe des gens qui ne sont pas égaux en raison de leurs croyances : il s’agit là d’une discrimination. Nous sommes en présence d’une véritable forme de « racisme confessionnel ».
Esclavage, racisme, xénophobie, apartheid et sexisme confessionnel, la Charia incarne l’antithèse absolue des principes et valeurs occidentales que sont le respect des libertés et des droits de l’Homme.
Le racisme est le fait de séparer l’humanité en groupes et de créer une hiérarchie entre ces groupes. Ce que les racistes font sur des questions purement raciales, les musulmans le font pour des raisons confessionnelles. C’est un système qui magnifie et théorise la haine et le mépris de l’autre, de celui qui pense différemment.
Par exemple, le pacte d’Umar. Il s’agissait d’un traité entre le huitième calife des Omeyyade et les monothéismes non-musulmans. Instituant toute une série de mesures vexatoires (Dhila) à leur égard, dont le port obligatoire de la rouelle (petite étoffe ronde et jaune cousue sur un vêtement) pour les juifs et de la ceinture pour les chrétiens ; ces signes pouvaient aussi prendre la forme de turbans et d’autres pièces de vêtements réservées aux infidèles.
La xénophobie désigne les sentiments systématiques de crainte, d’hostilité, voire de haine envers ce qui est étranger. La Charia instaure un système basé sur la haine de ce qui n’est pas musulman en criminalisant toute déviance ou rejet de la loi islamique : Refuser de se soumettre à la Charia c’est se rebeller contre Allah et Mahomet, il ne peut y avoir de pire crime en islam.
Un apartheid, car la Charia impose aux musulmans de ne pas se fondre dans les sociétés non-musulmanes, l’assimilation est perçue comme une apostasie (crime puni de mort dans la tradition musulmane), les musulmans se voient imposer des usages et des comportements qui les différencient des mécréants et leur permettent de demeurer une communauté distincte du reste de la population (auto-apartheid vestimentaire, alimentaire, matrimonial, linguistique, etc.)
Un sexisme, car la Charia affirme le droit divin de l’Homme à dominer la femme, à exiger soumission et obéissance, sociale et sexuelle. Elle affirme la nature supérieure de celui-ci et donc des droits comme la polygamie, la répudiation, l’autorisation de la violence ainsi que des relations sexuelles avec des jeunes filles pré-pubères.
Tout cela nous conduit vers une guerre médiatique, culturelle, politique, sociétale et économique soutenue par une infrastructure en plein essor d’associations de quartiers, de « centres culturels », de mosquées, de banques et de syndicats musulmans.
Il existe bien différentes écoles juridiques, mais toutes ces écoles n’ont qu’une seule et unique voie tracée : ce chemin emprunte inévitablement la voie du Jihâd.
C’est une insurrection dont les prémices se drapent dans l’apparente légalité d’activités d’inspiration religieuse. Une subversion qui nous est imposée de l’extérieur et dont le but est de nous assujettir à une loi étrangère, la Charia. Un conflit que certains se refusent obstinément à voir par peur, par ignorance ou par intérêt.
Il est du devoir politique de nos gouvernements de nous protéger des propagandistes islamiques, de ces activistes politiques subversifs déguisés en prêcheurs, c’est un impératif d’ordre public. Mais c’est aussi un devoir moral que de protéger nos citoyens issus de culture musulmane, ceux qui ont fait le choix de la Liberté et des valeurs occidentales.
Notre objectif est de lutter contre l’action de ces groupes qui, partout en Occident, œuvrent avec pour unique objectif l’endoctrinement et la subversion ; formant de véritables organisations politico-sectaires qui, par prosélytisme, étendent l’influence islamique dans nos sociétés.
Conclusion
En Europe et dans l’Occident en général, nous avons des constitutions. Ces constitutions encadrent les pouvoirs des gouvernements et reconnaissent les droits des Hommes. Il existe des choses qu’on ne peut faire à un autre homme : le réduire à la servitude en fait partie et le devoir d’un gouvernement et de s’en assurer.
L’Europe est une terre de liberté, y entrer s’est abandonner ses chaînes ; l’être humain ne peut y aliéner sa propre liberté : la Constitution l’en empêche.
Nous, citoyens du monde libre voulons l’interdiction totale de la Charia dans nos pays.
La pensée d’Ostad ELAHI
extrait de La pensée d’Ostad ELAHI
Nour Ali Elahi, plus connu sous le nom d’Ostad Elahi (1895-1974), fut un magistrat et un musicien accompli, mais avant tout un penseur spirituel moderne qui sut dépasser l’antique tradition mystique dont il était l’héritier pour fonder une approche nouvelle de la spiritualité, fondée sur la méthode expérimentale. Soulignant la prééminence de l’esprit sur la forme, sa démarche est centrée sur ce qu’il appelle « la quintessence de toutes les religions divines ». La finalité du système d’Ostad Elahi est le « perfectionnement de l’âme humaine ». En s’incarnant dans le monde physique, celle-ci acquiert de l’expérience, éveille progressivement sa conscience et devient apte à parcourir ici-bas les étapes préparatoires du perfectionnement. Ce processus de perfectionnement se poursuit au-delà de la mort physique et peut même nécessiter de multiples retours à la vie terrestre. Le terme de ce processus correspond à l’état de perfection, définie comme l’actualisation de chacune des facultés qui font de l’individu un véritable être humain, et qui s’accompagne nécessairement de la connaissance de soi.
Pour se perfectionner, l’âme doit se nourrir de principes éthiques et divins justes afin d’acquérir des vertus. Il s’agit de connaître et de respecter les droits, ceux des autres comme les siens propres, et d’accomplir les devoirs correspondants. Concrètement, l’effort doit porter sur deux points essentiels : lutter contre son « soi impérieux » et venir en aide à autrui, pour retrouver ainsi par la pratique le sens de ce principe divin immémorial : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse. »
Ce travail de perfectionnement ne peut porter ses fruits que si l’étudiant spirituel dirige son regard vers le monde métaphysique, qu’il porte à chaque instant son attention à la Source et qu’il cultive dans chaque acte une intention désintéressée, pour le seul contentement divin et dans le but de se relier à la Source.
Pour Ostad Elahi la spiritualité se définit comme une pratique compatible avec la démarche rationnelle, voire une approche de type scientifique : elle procède par essais et erreurs et la dynamique intérieure qui accompagne ces expérimentations fait partie intégrante du processus de maturation et de perfectionnement de l’âme.
Ostad Elahi propose une voie tierce, à partir d’une réflexion fondée sur une compréhension profonde de notre héritage religieux : il a développé progressivement ce que nous pourrions appeler une « vision globale du patrimoine spirituel de l’humanité ».
Pour expliquer cette vision globale, il commençait toujours par distinguer d’une part l’essence et le but spirituels communs à toutes les religions révélées, et d’autre part leur dimension exotérique, coutumière, qui concerne seulement notre vie sociale et matérielle. Il disait par exemple:
« Les principes divins véridiques sont les mêmes dans toutes les religions, qui ne diffèrent entre elles que dans leurs aspects relatifs à des questions d’ordre matériel. Les préceptes concernant la purification de l’âme et la perfection éthique sont identiques dans toutes les religions ».
Je reviendrai sur l’attention que portait Ostad Elahi à cette dimension spirituelle commune, fondamentale. C’est sur cette dimension que repose l’unité et l’universalité de toute sa démarche. Mais il faut prendre le temps d’en relever quelques implications pratiques, mais non moins essentielles, en ce qui concerne la vie en société.
- La première implication, et la plus évidente, est celle de la nécessité de la tolérance et de la compréhension mutuelle dans tous les domaines. Sans cette tolérance, sans une multiplicité de voies et de perspectives religieuses, personne ne serait libre de suivre son propre chemin spirituel, et même de pouvoir en apprécier pleinement l’authenticité. A ce sujet, il dit à plusieurs reprises que toutes les religions sont respectables et qu’il ne faut en rejeter aucune.
- La seconde implication frappante – compte tenu des coutumes sociales et religieuses propres à son milieu culturel – apparaît dans son affirmation répétée de l’égalité entre les hommes et les femmes : « La femme est en tout point l’égale de l’homme,… et de nombreuses femmes sont spirituellement plus élevées que certains prophètes. »

Il ne s’agit pas là d’une clause de rhétorique, mais d’un principe spirituel de grande portée qu’il applique pleinement, comme en témoignent nombre de ses paroles.
Souvent, dans l’enseignement d’Ostad Elahi, un principe énoncé sous une forme concrète, dans un but pratique, nous ramène, si nous l’appliquons, à une réalité spirituelle plus profonde. Par exemple, cette insistance sur la nécessité éthique de la tolérance religieuse et de l’égalité entre hommes et femmes, correspond au but spirituel profond de l’amour et de la compassion universels, but qui a été énoncé dans toutes les traditions religieuses.
« Lorsque tu considéreras tous les prophètes et les saints comme authentiques et que tu ne feras plus aucune différence entre les religions, alors tu auras atteint l’étape de la connaissance spirituelle. Qui que tu voies, si tu le considères comme un mystique, alors tu as compris le sens de la mystique ».
« Ce que tu aimes pour toi-même, il faut l’aimer pour les autres, et ce que tu n’aimes pas pour toi-même, ne le souhaite pas pour les autres : c’est le principe essentiel de la religion ».
- Une troisième implication fondamentale découle implicitement de ce dernier point (amour et respect universel de toutes les créatures) : Ostad Elahi insiste sur la nécessité éthique et spirituelle de participer à la vie sociale et de s’impliquer pleinement dans la communauté humaine. Je reviendrai sur les motivations profondes de ce principe par la suite, car il concerne directement la possibilité même d’une pratique du spirituel. Ce principe de la vie en société, Ostad Elahi l’avait d’ailleurs déjà exprimé dans ses actes, en quittant sa retraite mystique pour embrasser une exigeante carrière de magistrat.
- La quatrième implication, enfin, est la responsabilité individuelle, totale et inaliénable qui est la nôtre dans tous les domaines de notre vie.
Ce dernier point apportera peut-être un élément de réponse à une interrogation qui revient souvent chez ceux qui ont pris conscience de la portée extraordinaire de la pensée d’Ostad Elahi. Pourquoi n’a-t-il pas cherché à s’attirer des adeptes qui auraient répandu ses idées, comme l’ont fait d’autres figures spirituelles ? Il existe plusieurs réponses à cette question, mais on peut penser d’abord à cette idée, sans cesse réaffirmée par Ostad Elahi, que chaque être humain a le devoir de partir lui-même en quête de la vérité, et que nul ne peut se décharger de cette responsabilité ou la déléguer à autrui.
Si l’on voulait résumer en quelques mots le propos d’Ostad Elahi, on pourrait dire qu’il concerne avant tout « l’âme et sa quête de Vérité » : en réponse aux questions de ses interlocuteurs, les sujets qu’il développe, qu’il s’agisse de questions métaphysiques, théologiques, ou ayant plus directement trait à la pratique spirituelle, gravitent autour de cette idée centrale de la quête. Et cette quête, comme il le répète souvent, se ramène à quelques questions essentielles :
« Pour tout homme, la Vérité consiste à savoir qui il est, d’où il vient, ce qu’il doit faire et où il doit aller…. Lorsque cette quête est devenue le guide de sa conduite, qu’il l’a mise en pratique et qu’il a trouvé les réponses, alors il accède à la Vérité ».
« L’essence de la connaissance spirituelle est que l’homme comprenne pourquoi il est venu à l’existence, quels sont ses devoirs en tant qu’existant et quel est son but ultime ».
« Notre but doit être d’agir conformément aux principes divins pour arriver à la perfection ».
Ostad Elahi nous rappelle sans cesse que notre condition humaine, bien qu’elle comporte ses propres défis et responsabilités spirituelles, fait nécessairement partie d’un processus de perfectionnement bien plus vaste et qui concerne l’ensemble de la création.
« Le perfectionnement qui va du minéral au végétal, du végétal à l’animal et de l’animal à l’homme est prédéterminé. Les minéraux, les végétaux et les animaux n’ont pas la faculté de raisonner et leur évolution se fait de façon naturelle et automatique. Le perfectionnement de l’homme obéit, lui, à des règles différentes, car il possède une âme angélique. Il est donc doué de raison et de libre arbitre et c’est par ses propres efforts qu’il peut parvenir à la perfection ».
Pour Ostad Elahi l’âme humaine incarnée ou « soi », est la combinaison unique et le point de rencontre de deux dimensions tout à fait différentes; il y a d’abord « l’âme angélique » individuelle, ou l’esprit immortel, qui porte en elle « l’expir Divin » et reste en permanence en relation avec Dieu; ensuite, il y a l’âme charnelle, mortelle, animal-humain (basharique, de l’arabe bashar, animal humain) qui est la combinaison unique et individuelle d’âmes animales, végétales et minérales antérieures agrégées à un corps par le principe même du perfectionnement. Pour Ostad Elahi, la rencontre et la combinaison de ces deux dimensions de notre âme et de notre moi animal dans un corps n’est pas une sorte de piège ou de prison desquels il faudrait chercher à s’évader. Bien au contraire, c’est justement cette combinaison complexe qui crée cette situation terrestre unique par laquelle l’âme angélique devient progressivement apte à apprendre et à se développer jusqu’à son plein épanouissement spirituel.
Ostad Elahi insiste constamment sur le fait que le chemin qui mène à l’accomplissement réel de notre nature spirituelle commence nécessairement par la recherche et le développement d’une véritable conscience de notre âme, c’est-à-dire de notre Soi. Ou en d’autres termes :
« L’être véritable, c’est l’âme, et le corps est l’instrument de l’être véritable. Celui qui arrive à la perfection entre dans l’océan de l’unicité. Mais chaque parcelle conserve son identité ».
Il est impossible d’entreprendre un voyage sans en connaître un tant soit peu le but. Pour Ostad Elahi, le but du cheminement spirituel, c’est donc la perfection. La parole suivante résume très bien la relation intime entre ce but spirituel et les multiples engagements pratiques et concrets qu’implique le cheminement spirituel :
« Plus l’homme parvient à s’éloigner des désirs et des passions de son âme charnelle et à se rapprocher des étapes et des sentiments d’un être humain au plein sens du terme, plus il devient parfait […] « L’homme parfait » est celui qui agit envers les autres comme il aime qu’on agisse envers lui, et il s’oppose à ce qu’on fasse aux autres ce qu’il n’aime pas pour lui-même. Cela est facile à dire, mais très difficile à mettre en pratique. […] il doit se surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre et être son propre juge ».
Il y a encore bien d’autres paroles, encore plus concises, dans lesquelles Ostad Elahi traduit cet état spirituel en termes de manifestations éthiques concrètes.
« Un être humain digne de ce nom est celui qui se réjouit du bonheur des autres et compatit sincèrement à leur malheur ».
« La clef de voûte de la vie en ce monde est le respect du droit d’autrui ».
« Le voyageur (sur la voie spirituelle) doit préserver l’équilibre entre les quatre éléments suivants : l’âme, le corps, la famille et la société ».
Travailler dans ce but est une tâche difficile qui peut susciter une lassitude passagère. De ce fait, il est utile, avant d’aborder les prescriptions pratiques essentielles que définit Ostad Elahi, de garder en mémoire ce qu’il dit à propos de l’importance de la foi, de la certitude spirituelle et de la maîtrise de soi.
« Tout le monde passe par des hauts et des bas. L’homme doit essayer d’acquérir la maîtrise de soi. Lorsqu’on est maître de ses états intérieurs, tout devient facile ».
« L’homme ne doit pas subir le destin mais au contraire le prendre en main ; et face à Dieu et à Sa providence, être si soumis et si détaché de toute chose contraire à Sa satisfaction que les décrets du destin lui paraissent insignifiants ».
Certains des enseignements pratiques spirituels les plus fondamentaux et communs à toutes les religions sont rappelés dans la parole suivante :
« Les principes des religions sont érigés et fondés sur quelques piliers inébranlables : la maîtrise de soi, la charité, la prière, l’intention pure et la sincérité envers Dieu ».
« La condition de la prière est de porter son attention sur la Source divine, et non pas seulement de répéter des phrases ».
« L’intention pure et la sincérité envers Dieu signifient en termes simples que ce que l’on aime comme bienfait pour soi, on l’aime pour toute la création, et que ce que l’on n’aime pas pour soi on ne le veuille pas pour les autres ».
« Lorsque les principes ci-dessus sont vraiment observés, on est purifié, on est sorti de l’animalité et on devient un être humain véritable. Lorsque l’homme devient vraiment humain, son inclination naturelle lui dicte d’agir toujours en bien ».
Bien entendu, énoncer ces principes est une chose, les mettre en pratique – chacun le sait – en est une autre ! Avant de citer d’autres paroles d’Ostad Elahi, qui illustrent ce cheminement qui mène de la connaissance de soi à la connaissance de Dieu, il faut expliquer ce qui peut sembler être une contradiction entre cette conception métaphysique du « soi réel », qui aurait l’air d’impliquer une démarche « contemplative », et son enseignement pratique, éthique et religieux, qui comme on l’a vu, rompt avec l’idéal de la vie contemplative, retirée du monde. Pourquoi donc Ostad Elahi insiste-t-il tant sur le fait qu’une vie sociale active, responsable, engagée dans ce monde est indispensable au processus de connaissance de soi ? C’est que nous ne pouvons parvenir à nous connaître nous-mêmes – et à polir le miroir de notre cœur – qu’au travers des conflits et des défis d’une vie active dans ce monde qui nous renvoient notre propre reflet.
Une vie engagée dans la société est donc l’école la plus efficace et la plus fructueuse pour découvrir la nature véritable de l’âme et la purifier. Dans l’une de ses anecdotes autobiographiques, il raconte ainsi : « Une nuit, un état de ferveur spirituelle s’empara de moi, et je décidai de m’isoler pour me recueillir et de passer la nuit en prière et en contemplation ». Puis il décrit en termes humoristiques comment, dérangé par le bruit que font ses voisins, il doit monter sur la terrasse de sa maison, puis comment une suite d’événements l’obligent à descendre dans la rue, et à prendre le chemin d’un mausolée éloigné, sans parvenir jamais à trouver un lieu isolé propre au recueillement. Finalement, il explique :
« Bref, ce soir-là, l’état de ferveur disparut et quoique je fisse, je ne pus me consacrer à la contemplation. « O Seigneur, dis-je, Tu m’éprouves encore. Eh bien! c’est à Toi de décider. Qu’il en soit selon Ta volonté ». A ce moment-là une « voix » se fit entendre : « C’est à l’intérieur de votre coeur que vous devez rechercher l’isolement. Aucun lieu n’est jamais vide, seul le cœur est vide et isolé ». Je compris que l’on voulait m’empêcher de m’isoler car depuis quelque temps je restais un peu dans mon coin, alors que je devais, du fait de ma profession, participer aux manifestations sociales et répondre aux invitations. Vivre à l’écart de la société n’est pas juste. Il faut vivre dans la société tout en se préservant [de ses méfaits]. Celui qui choisit l’isolement, en évitant les tentations et les épreuves qui découlent de la vie en société, et qui se dit vertueux se trompe. Ce qui compte, c’est d’être vertueux tout en vivant dans la société et en participant à la vie sociale. »
On peut mesurer l’importance que revêt la vie active dans ce monde pour la connaissance de soi et de Dieu, si l’on considère que les principes qui sous-tendent ces conseils pratiques, et qui sont toujours rappelés à ceux qui avancent sur la Voie, sont les piliers mêmes du perfectionnement. Ces principes fondamentaux se ramènent à trois points essentiels : premièrement : dire le bien, voir bien et vouloir le bien. Deuxièmement : lutter sans cesse contre les attaques cachées ou visibles de notre soi animal. Troisièmement, porter constamment notre attention vers Dieu. En fait, il s’agit là des aspects inséparables d’un même « travail » spirituel sur la voie du perfectionnement. Travailler sur l’un de ces trois points met nécessairement en relief le rôle des deux autres.
Le premier de ces principes, sur lequel Ostad Elahi revient en permanence, consiste à parvenir graduellement à dire bien et vouloir le bien – et finalement à voir le bien en chaque chose.
« Celui qui se dit viator (dans la Voie spirituelle) doit faire siens ces trois principes:
– « Dire bien » : c’est à dire ne pas médire, ne pas calomnier, ne pas jurer ou injurier, etc.;
– « Voir bien » : ne voir rien ni personne en mal, mais au contraire voir toute chose en bien.
– « Vouloir et penser bien »: ce que l’on veut pour soi, le vouloir pour tous; ne pas éprouver de haine, de jalousie et de rancune, ne pas penser à la vengeance, etc… ».
Ce principe fondamental, si souvent rappelé par les prophètes et les saints est simple en apparence ; mais dès que nous le mettons un tant soit peu en pratique, nous nous trouvons confronté au deuxième grand thème de l’enseignement spirituel d’Ostad Elahi, le difficile combat entre notre âme angélique ou « esprit » et l’âme charnelle, le « soi animal » ou « soi impérieux » avec ses masques et ses ruses innombrables.
Cette lutte inévitable pour dominer cette dimension de nous-mêmes qui s’oppose « naturellement » à notre nature plus haute et divine est un thème central dans toutes les traditions religieuses. Mais la manière dont Ostad Elahi traite ce sujet apporte des clarifications importantes qui constituent les points saillants de son enseignement spirituel.
Pour commencer, Ostad Elahi insiste sur la nécessité de toujours renforcer ce qu’il y a de plus haut en nous, l’âme angélique, ou l’esprit, plutôt que d’affaiblir la force de notre soi charnel. En d’autres termes, l’ascèse véritable n’est pas dans l’affaiblissement du corps mais dans le développement conjoint et équilibré de toutes les dimensions de notre être.
« Plus l’âme angélique est forte, plus elle arrive à dominer le soi impérieux. La méthode pour fortifier son âme est d’en reconnaître la dignité et d’aimer la qualité de son âme. En conséquence, on acquiert les qualités spirituelles nobles, c’est-à-dire que tout ce qui est indigne de son âme, on le prend en aversion ».
Enfin, le troisième aspect essentiel de l’enseignement spirituel pratique d’Ostad Elahi est « l’attention à Dieu » . Bien entendu, cet aspect est présent à chaque étape de notre vie spirituelle, comme il nous le rappelle constamment. Pour commencer, dans chaque religion :
« Toutes les prières, les invocations, les dévotions, et le reste… se résument à cet état d’attention continuelle à Dieu et à essayer [de savoir] quoi faire pour qu’il y ait contentement de Dieu ».
« Ce qui compte dans la prière, c’est l’intention. Quels que soient la religion ou le rituel que l’on accomplit, il suffit d’être attentif à la Source et notre prière sera acceptée, peu importe la langue qu’on utilise ».
Ce qui est fondamental, au cours du cheminement spirituel, et cela au sein même de la vie sociale, c’est donc de garder notre attention tournée vers Dieu. C’est ce que résume bien cette autre parole :
« Pour obtenir la liaison avec la source divine, l’homme doit en toute circonstance porter son attention vers Dieu, de sorte que spontanément il agisse bien et évite de commettre le mal ».
Si l’attention à Dieu occupe déjà une place fondamentale dans les étapes les plus élémentaires de la vie religieuse, elle est encore plus essentielle à mesure que l’âme progresse dans le cheminement de la connaissance de soi et de Dieu.
Apologie de la liberté
extrait « du bonheur d’ être réac : apologie de la liberté », Denis Tillinac
Le sens de l’honneur : Placer la barre de ses aspirations à une certaine altitude et n’en jamais rabattre.
Le sens de l’intériorité : l’entourer d’arbres pour le protéger des pollutions du temps
Le sens de l’héritage : évaluer avec gratitude ce que l’on doit avec ses ascendants (parentèle, patrie, terreau spirituel, langue, traditions, paysages, grimoires… Se percevoir comme un maillon et non un en-soi muré dans son autosuffisance.
Le sens de l’humour : la meilleure armure contre les dogmatismes
Le sens de la désinvolture : vivre sa vie au débotté, la prendre comme un jeu
Le sens de l’élévation : c’est en convoitant un Graal que l’humain épure son cœur et fertilise son âme
Le sens de l’harmonie : composer des symphonies avec nos goûts et nos couleurs
Le sens de la religiosité : que chaque acte soit une célébration, chaque regard une contemplation, chaque passion une oraison.
Le sens de la distinction : il faut plusieurs générations pour produire un « honnête homme », choisir ce qui nourrit l’esprit, éliminer ce qui l’engraisse ou l’encrasse; miser sur l’approfondissement plus que sur la vulgarisation
Le sens de la lenteur : c’est sans hâte qu’une pensée vient à maturité, prendre son temps est le seul biais pour ne pas le dilapider
Le sens de l’ambiguïté : prendre les êtres pour ce qu’ils sont, avec le flotté, la fluidité, l’impureté, la fragilité de leurs sentiments.Prendre les idées pour ce qu’elles sont, des feuilles bientôt mortes qu’emporteront des vents aléatoires; ne jamais se prostituer pour un manichéisme, ni se nécroser l’esprit sur une position fixée
Le sens du regret : on n’est pas obligé de croire pour s’apercevoir que le Mal a enténébré notre monde et sali notre existence…
Le sens des hiérarchies : les affects, les pensées, les aspirations n’accèdent à la cohérence d’une architecture intérieure à condition de n’être pas mis sur un pied d’égalité
Le sens du tragique : prendre la vie à la légère, relativiser ses blessures, mais sans nier sa dimension tragique… la noblesse humaine tient dans son acceptation.
Le sens de la féminité : vaut pour les deux sexes; l’exaltation d’une féminité polymorphe a fondu-enchainé les ressorts de notre imaginaire… tout en découle
la liberté, c’est apprendre à se servir du langage
Dans leur propagande anti-rationnelle, les ennemis de la liberté pervertissent systématiquement les ressources du langage pour amener, par la persuasion insidieuse ou l’abrutissement, leurs victimes à penser, à sentir et à agir comme ils le veulent eux, les manipulateurs.
Apprendre la liberté (et l’amour et l’intelligence qui en sont à la fois les conditions et les résultats) c’est, entre autres choses, apprendre à se servir du langage. Au cours des deux ou trois dernières générations, les philosophes ont consacré beaucoup de temps et de réflexion à l’étude des symboles et au sens du sens. Comment les mots et les phrases que nous prononçons se rattachent-ils aux choses, aux personnes et aux événements avec lesquels nous sommes en contact dans notre existence journalière? Examiner ce problème nous prendrait trop longtemps et nous entraînerait trop loin. Qu’il suffise de dire que tous les matériaux intellectuels nécessaires pour s’instruire à fond dans le maniement du langage – à tous les niveaux depuis le jardin d’enfants jusqu’aux cours post-scolaires – sont actuellement à notre disposition. On pourrait commencer sans délai à inculquer l’art de distinguer entre les usages correct et abusif des symboles. Bien plus, on aurait pu le faire depuis trente ou quarante ans. Et pourtant, nulle part on n’enseigne aux enfants une méthode systématique pour faire le départ entre le vrai et le faux, une affirmation sensée et une autre qui ne l’est pas.
Pourquoi? Parce que leurs aînés, même dans les pays démocratiques, ne veulent pas qu’ils reçoivent ce genre d’instruction. Dans ce contexte, la brève et triste histoire de l’Institute for Propaganda Analysis est terriblement révélatrice. Il avait été fondé en 1937, alors que la propagande nazie faisait le plus de bruit et de ravages, par Mr. Filene, philanthrope de la Nouvelle-Angleterre. Sous ses auspices, on pratiqua la dissection des méthodes de propagande non rationnelle et l’on prépara plusieurs textes pour l’instruction des lycéens et des étudiants. Puis vint la guerre, une guerre totale, sur tous les fronts, celui des idées au moins autant que celui des corps. Alors que tous les gouvernements alliés se lançaient dans « la guerre psychologique », cette insistance sur la nécessité de disséquer la propagande sembla quelque peu dépourvue de tact. L’Institut fut fermé en 1941.
Mais même avant l’ouverture des hostilités, nombreux étaient ceux à qui ce genre d’activité paraissait extrêmement critiquable. Certains éducateurs, par exemple, n’admettaient pas que l’on enseignât à démonter les rouages de la propagande, sous prétexte que cela rendrait les adolescents exagérément cyniques. Les autorités militaires ne voyaient pas non plus l’entreprise d’un bon œil, car elles craignaient que les recrues se missent à éplucher les propos des sergents-instructeurs. Et puis il y avait les ecclésiastiques et les spécialistes de la publicité. Les premiers étaient hostiles par crainte de voir saper la foi et diminuer l’assistance aux offices, les seconds par crainte de voir saper la fidélité à la marque et diminuer les ventes.
Ces craintes et ces répugnances n’étaient pas sans fondement. L’examen trop critique par trop de citoyens moyens de ce que disent leurs pasteurs et maîtres pourrait s’avérer profondément subversif. Dans sa forme actuelle, l’ordre social dépend, pour continuer d’exister, de l’acceptation, sans trop de questions embarrassantes, de la propagande mise en circulation par les autorités et de celle qui est consacrée par les traditions locales. La difficulté, une fois de plus, est de trouver le juste milieu.
Il faut que les individus soient suffisamment ouverts à la suggestion pour vouloir et pouvoir assurer le fonctionnement de leur société, mais pas trop, pour éviter de tomber sans défense sous l’emprise de manipulateurs professionnels. De même, il conviendrait de les mettre au courant des méthodes de la propagande, assez pour qu’ils ne croient pas sans examen des sornettes pures et simples, mais pas trop, pour qu’ils ne rejettent pas en bloc les effusions pas toujours très rationnelles des gardiens bien intentionnée de la tradition. Sans doute le juste milieu entre la jobardise et le scepticisme intégral ne sera-t-il jamais trouvé et gardé par la seule analyse. Cette méthode assez négative pour aborder le problème devra être complétée par quelque chose de plus positif – l’énoncé d’un ensemble de valeurs généralement acceptables, fondé sur une solide base de faits contrôlés.
La première de toutes sera la liberté individuelle, reposant sur le fait reconnu de la diversité humaine et de l’unicité génétique; puis la charité et la compassion reposant sur l’antique réalité de la famille redécouverte récemment par la psychiatrie moderne : le fait que l’amour est aussi nécessaire aux humains que la nourriture et l’abri, quelle que soit leur diversité mentale et physique; enfin, l’intelligence, sans laquelle l’amour est impuissant et la liberté inaccessible.
Cet ensemble de valeurs nous fournira un critère pour juger la propagande. Celle qui sera reconnue à la fois absurde et immorale pourra être rejetée aussitôt. Celle qui sera simplement irrationnelle, mais compatible avec l’amour et la liberté, sans s’opposer par principe à l’exercice de l’intelligence, pourra être acceptée, à titre provisoire, pour ce qu’elle vaut.
Pour une « déclaration des devoirs civiques »
Maxime Tandonnet - Mon blog personnel
Il est difficile de ne pas reconnaître que la France « d’en haut », la classe dirigeante est en pleine dérive. Le fond du problème – me semble-t-il – tient à une sorte d’effondrement de l’esprit civique, du sens du bien commun au profit d’un narcissisme généralisé. Nous sommes dans la quintessence du repli nombriliste, obsession du « je », disparition du respect des valeurs communes, que dénonçait Gilles Lipotewsky dans L’ère du vide, Gallimard, 1983. Cela touche la politique, mais aussi la haute fonction publique, le monde médiatique, la presse, la magistrature. Le temps est venu d’adopter une déclarations des devoirs, qui serait insérée dans la Constitution et compléterait les grands textes républicains qui y figurent déja (déclaration de 1789, Préambule de 1946, lois fondamentales de la IIIe République). Cette nouvelle déclaration des devoirs, constitutionnalisée, affirmant ou rappelant certains grands principes, s’imposerait à toutes les autorités, y compris les juridictions et magistrats…
Voir l’article original 335 mots de plus
Un bouc émissaire d’évidence
extraits : Par Ion Mihai Pacepa [1], lieutenant général, ex-responsable des services secrets roumains dont le livre « Horizons rouges » a été publié dans plus de 27 pays.
voir article ici
« Aujourd’hui, nous faisons face à l’islamofascisme et à la terreur nucléaire et antisémite. L’Onu ne donne aucun espoir, elle n’a même pas été capable de définir le mot terrorisme ».
« En 1972, le Kremlin décida de retourner le monde islamique contre Israël et les Etats-Unis. Comme le président du KGB Youry Andropov me l’a confié, « un milliard d’individus montés contre l’Amérique peuvent faire plus de mal que quelques millions. Nous devons instiller dans le monde islamique une haine du Juif comparable à celle des nazis, afin de transformer cette arme de l’émotion en un bain de sang terroriste contre Israël et les Etats-Unis. Personne dans la sphère d’influence américano-sioniste ne doit se sentir en sécurité ! »
Selon Andropov le monde islamique était un humus en attente de fertiliser la haine de l’Amérique, nourri de la pensée marxiste-léniniste et de l’antisémitisme islamique. Les Musulmans avaient le goût du nationalisme (au sens de l’oumma, la nation musulmane – ndlr), du chauvinisme et surtout de la victimologie. On pouvait exciter leurs foules opprimées et illettrées jusqu’aux dernières limites. Il me disait que « la terreur et la violence contre Israël et son maître, le sionisme américain, allaient couler naturellement de cette ferveur religieuse. Il suffit de répéter nos thèmes à l’infini, que les Etats-Unis et Israël sont des états fascistes et impérialistes, financés par des Juifs riches. L’Islam est obsédé par l’évacuation de sa terre par les Infidèles et il est ainsi réceptif à nos accusations d’un Congrès américain rapace et vendu aux Juifs, cherchant à judaïser le monde ».
La recherche du bouc émissaire est décidément une course sans fin…
selon données récentes, ils ont réussi… les musulmans sont devenus les « idiots utiles » d’une idéologie discréditée et défunte.
Les totalitarismes se donnent la main et se transmettent le flambeau de la haine, tout en affirmant l’inversion des valeurs qui leur est propre…
Manger du cadavre fait le malheur du monde
« En ce moment même, des millions d’animaux hurlent de terreur dans les abattoirs, dans des caisses et des cages.
Vils et ignobles goulags de désespoir.
Dans l’abattoir, les yeux poignardés et les tendons tailladés sur le bétail, expédié au Moyen-Orient…
baleine mère mourante, appelant son petit pendant qu’un harpon japonais explose dans son cerveau.
Quand nous souffrons, nous sommes tous égaux.
Un animal souffre comme un homme.

La viande est la nouvelle amiante, plus meurtrière que le tabac.
Le méthane, et l’oxyde nitrique de l’industrie du bétail tuent nos océans avec des zones mortes acides et hypoxiques.
90% des poissons de petite taille sont broyés en granulés pour nourrir le bétail. Les vaches normalement végétariennes sont maintenant les plus grandes prédatrices du monde marin. Les océans meurent. Ce sont les poumons et les artères de la terre.
En 2048 toute l’industrie de la pêche sera morte.
Des MILLIARDS de petits poussins bondissants sont broyés vivants, simplement parce qu’ils sont de sexe masculin.
Sept milliards d’humains vivent aujourd’hui.
NOUS TORTURONS et TUONS deux milliards d’animaux CHAQUE SEMAINE dans le monde.
Dix milles espèces entières sont anéanties chaque année à cause des actions d’une même espèce, nous.
Nous sommes maintenant face à la sixième extinction de masse de l’histoire cosmologique. Si n’importe quel autre organisme faisait ça, un biologiste dirait que c’est un virus. Il s’agit d’un crime contre l’humanité aux proportions inimaginables.
Les droits des animaux sont maintenant le plus grand problème de justice sociale depuis l’abolition de l’esclavage.
Il y a maintenant plus de 600 millions de végétariens dans le monde. Si nous étions une nation, nous serions plus grands que les vingt-sept pays de l’Union européenne !
Cornell et Harvard ont dit que la quantité optimale de viande pour une alimentation saine, c’est précisément ZERO.
L’eau est le nouveau pétrole. Les nations iront bientôt faire la guerre pour ça. Les aquifères souterrains qui ont nécessité des millions d’années pour se remplir sont à sec. Il faut 50.000 litres d’eau pour produire un seul kilo de viande de bœuf.
Aujourd’hui un milliard de personnes ont faim. Vingt millions mourront de malnutrition.
Réduire de 10% seulement la consommation de viande pourrait nourrir 100 millions de personnes.
L’élimination de la viande mettra à jamais fin à la famine.
Si tout le monde avait un régime alimentaire occidental, nous aurions besoin de deux planètes Terre pour les nourrir. Nous n’en avons qu’une seule. Et elle est en train de mourir.
Les gaz à effet de serre provenant du bétail (1,4 milliards de bovins d’élevage sur la planète) sont de 50% plus élevés que tous les transports réunis… avions, trains, camions, voitures, et bateaux.
Les pays pauvres vendent leurs céréales à l’Ouest, tandis que leurs propres enfants meurent de faim dans leurs bras. Et nous en nourrissons le bétail. Comment pouvons-nous manger un steak la conscience tranquille ?
Suis-je le seul à voir cela comme un crime ?
Suis-je le seul à considérer qu’un veau est un bébé?
Chaque morceau de viande que nous mangeons frappe le visage baigné de larmes d’un enfant affamé.
Quand je le regarde dans ses yeux, devrais-je me taire ?
La terre peut produire assez pour les besoins de chacun. Mais pas assez pour la cupidité de tous. Si une nation mettait au point des armes qui pourraient causer de tels ravages sur la planète, nous lancerions une attaque militaire préventive et les renverrions à l’Age du Bronze. Mais il ne s’agit pas d’un Etat voyou. Il s’agit d’une industrie.
La bonne nouvelle est que nous n’avons pas à la bombarder. Nous pouvons tout simplement « NE PAS ACHETER »
L’Axe du Mal ne passait pas par l’Irak, l’Iran ou la Corée du Nord. Il fonctionne grâce à nos tables.
Les armes de destruction massive sont nos couteaux et fourchettes.
L’arrêt de la consommation de viande d’animaux résout nos problèmes environnementaux, de santé, d’eau et met fin à la cruauté pour toujours. Et les agriculteurs sont ceux qui ont le plus à gagner. L’agriculture ne s’arrêterait pas. Elle prospèrerait. Seule la gamme de produits changerait. Les agriculteurs feraient tellement d’argent qu’ils n’auraient même pas le temps de le compter. Les gouvernements nous aimeraient. De nouvelles industries émergeraient et s’épanouiraient. Les primes d’assurance santé seraient en chute libre. Les listes d’attente dans les hôpitaux disparaîtraient.
La viande provoque un large éventail de cancers et de maladies cardiaques.
Peut-on nommer une maladie causée par un régime végétarien ?
Les animaux ne sont pas seulement d’autres espèces. Ils sont d’autres nations.
Et nous les massacrons à nos risques et périls.
La carte de la paix est établie sur un menu.
La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. C’est la présence de la Justice.
La justice doit être aveugle à la race, la couleur, la religion ou les espèces. Si elle n’est pas aveugle à tout cela, elle est une arme de terreur.
Or, la terreur est inimaginable dans ces horribles Guantanamos.
Si les abattoirs avaient des parois de verre, nous n’aurions pas besoin de ce débat.
Je crois qu’un autre monde est possible.
Mettons les animaux hors du menu et de ces chambres de torture.
Témoignage d’une maghrebine
Ancien ingénieur d’affaires et de recrutement de cadres de PME, aujourd’hui membre du Haut Conseil à l’intégration, Malika SOREL a passe ses dix premières années en France, avant de suivre ses parents en Algérie où elle suit sa scolarité. Après avoir termine l’école polytechnique d’Alger, elle revient en France, où elle suit le troisième cycle de Sciences po.
En 2007, elle publie le Puzzle de l’intégration et les Pièces qui vous manquent (Mille et une nuits). Elle y explique que la question de l’immigration-intégration doit être traitée globalement et non plus de façon sectorielle, qu’il faut cesser d’octroyer la nationalité française à des personnes qui ne sont pas prêtes, psychologiquement et moralement, à l’assumer, et s’appliquer, en revanche, à faire respecter la loi française par tous, sans exception.
Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
Les émeutes de 2005 m’ont pousse à écrire ce livre parce que je me sentais responsable de n’avoir, alors, rien dit. Moralement, mais aussi sur le plan affectif, je ne supportais plus cette injustice vis-à-vis du peuple français : les Français sont bâillonnés ; et quand ils osent s’exprimer, on leur fait un procès en racisme ou en xénophobie alors qu’ils veulent simplement préserver leur identité. Mes origines me permettaient, peut-être, de dire que la véritable victime de l’immigration est le peuple français.
Vous parlez beaucoup du rôle délétère de la «repentance». Non seulement pour les Français, mais pour les immigrés eux-mêmes.
Le rôle des élites françaises a toujours été déterminant dans l’instrumentalisation de l’histoire. La décolonisation a traumatisé tout le monde, soit ! Mais il devrait tout de même être possible, cinquante ans après des drames partagés, de traiter sereinement du passé, avec ses ombres et ses lumières, au lieu de renier son histoire en se laissant enfermer dans la dialectique culpabilisation-victimisation. Or, c’est malheureusement ce qui se passe. Le discours dominant ne parle que des « horreurs » de la colonisation, et plus personne n’écoute le peuple français, qui est pourtant le plus légitime pour parler objectivement des problèmes engendrés par l’immigration.
De surcroît, transformer les Français de souche en bourreaux n’a fait qu’injecter le poison de la haine dans le cœur des enfants issus de l’immigration. La France s’autodétruit sans rendre service aux immigrés, puisqu’on attribue leurs erreurs, ou encore leur manque d’investissement, à la société. Une excuse facile qu’ils reprennent pour ne pas assumer leurs responsabilités. A partir du moment où l’on enferme des gens dans le rôle de victimes, on leur envoie le signal que tout leur est dû. Or, cela n’est pas vrai.
La France fait beaucoup pour les immigrés et leurs descendants, et ceux-ci ont encore énormément à faire pour se rapprocher des Français de souche européenne, en particulier les Maghrébins et les Africains dont la culture reste très éloignée de celle de leur pays d’accueil. Il fallait d’emblée être ferme et affirmer que nos valeurs fondamentales ne changeraient pas. On a fait l’inverse. Dans ces conditions, il est naturel qu’ils développent de moins en moins d’efforts pour respecter les normes collectives françaises. Ils sont convaincus que celles-ci vont changer pour s’adapter à eux.
Il faut aussi dire aux populations d’origine étrangère tout ce que l’Etat fait pour elles, l’argent qui est injecté dans tous les domaines : c’est ainsi qu’on aidera les enfants de l’immigration à se construire le socle de reconnaissance sans lequel rien d’harmonieux ne sera jamais possible. Ce n’est pas en se flagellant qu’on fera aimer la France aux enfants et aux adolescents des banlieues. Bien au contraire. Notre comportement relève parfois de la psychiatrie !
Pourquoi l’idée de « discrimination positive » est-elle dangereuse à vos yeux ?
Parce que c’est une escroquerie. L’intégration n’est pas un ascenseur automatique, mais un parcours semé d’obstacles ! L’idée que l’on puisse progresser dans la société de manière passive est absurde. C’est un engagement sur plusieurs générations, la famille entière doit s’engager autour du projet éducatif. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves ne font plus rien. Il faut arrêter de les bercer de mensonges : pour réussir, il faut se prendre en main. Et puis la «discrimination positive» est injurieuse pour les immigres eux-mêmes : on part du principe que les gens issus de l’immigration n’y arriveront pas seuls parce que les Français les détesteraient.
C’est zéro pointé sur toute la ligne. Quand vous travaillez dans une équipe, il faut acquérir sa légitimité auprès des autres. Si vous n’avez pas respecté le même processus de sélection, c’est impossible. Pour devenir légitimes, les personnes issues de l’immigration doivent se plier aux mêmes exigences que les autres.
Vous êtes également très sévère avec la Halde !
Elle joue un rôle d’exaspération et de crispation entre les groupes. Elle passe le plus clair de son temps à exacerber les tensions en disant que les gens issus de l’immigration sont victimes de notre société, alors que c’est l’ignorance des codes sociaux et culturels qui empêche les jeunes d’être recrutés. Cela avait été parfaitement mis en évidence par l’analyse d’entretiens d’embauche auxquels la sociologue Jacqueline Costa-Lascaux avait assisté. Le fait qu’on accepte d’eux ce qu’on n’accepterait jamais des autres ne fait que les enfermer dans leurs propres codes culturels. J’ajoute que je prends comme une bonne nouvelle la mise sous tutelle de la Halde. Mais il faut, à terme, qu’elle disparaisse. Le système judiciaire français est là pour traiter des vraies affaires de discrimination. On n’a nul besoin d’une institution qui participe, vraisemblablement sans le vouloir, à dresser les gens les uns contre les autres.
Qu’opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez ?
Rien d’autre que le modèle d’intégration républicain qui fonctionnait très bien ! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non l’inverse. Ils doivent respecter le système français. Si on avait fait ça, on aurait suscite le désir d’intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200.000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie à des difficultés majeures ? C’est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux. Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l’on continue comme aujourd’hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrivés récemment n’éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, et reconstituent leurs sociétés d’origine sur le territoire français. Si rien n’est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable.
Quelles pressions, justement, exercent ces sociétés reconstituées ?
Dans les cultures maghrébines et africaines, le groupe prend possession de l’individu. Or, plus la société est déstructurée et permet des accommodements, plus les membres des groupes mieux structurés sont tentés de bafouer les règles françaises, qu’on peut défier à moindre risque. La culture de l’école de la République que les enfants ramènent à la maison est aussitôt rejetée parce qu’elle ne correspond pas aux normes culturelles d’origine. Le racisme anti-blanc est une réalité. L’insulte suprême utilisée, c’est «cefranc»». Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours, c’est dejà, pour certains, vouloir devenir français : une honte, car assimilé à une traîtrise.
Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis à des pressions par les enfants issus de la même origine culturelle. Le fait que les institutions françaises, la police et l’école soient attaquées n’est évidemment pas anodin. Or, on continue à excuser les auteurs de ces attaques, à les déresponsabiliser en invoquant leurs conditions sociales. Ces mêmes populations, avec des conditions sociales nettement inférieures, ne se comportent pas ainsi dans leur pays d’origine. C’est bien la preuve que l’attitude de notre société a joue un rôle déterminant dans l’apparition des problèmes que nous connaissons.
Vous accusez le droit du sol. Pourquoi ?
Devenir français est un processus qui doit être personnel, car il faut être prêt à assumer d’inscrire ses propres descendants dans un nouvel arbre généalogique qui n’est pas celui de ses ascendants biologiques et culturels. Il y a là une véritable rupture, très difficile à assumer. C’est pourquoi, aujourd’hui, pour une multitude de raisons, peu de gens ont le désir de devenir français. Ils prennent les papiers parce qu’ils savent que c’est le sésame avec lequel ils n’auront plus jamais faim. Ils sont honnêtes et l’avouent : je ne suis pas français, j’ai juste les papiers. C’est la classe politique, dans son ensemble, qui ment et occulte ce que signifie l’identité française. La communauté française reste pour l’instant silencieuse car elle est bâillonnée mais, comme dans tous les pays du monde, elle n’est pas prête à accepter comme françaises des populations étrangères à son identité. Il y a aujourd’hui, en France, une négation fondamentale du droit des Français à être français.
Quelle distinction faites-vous entre insertion et intégration ?
L’intégration, c’est le fait d’assumer l’héritage du peuple français, de porter soi-même les valeurs et les principes des Français, de les transmettre à ses propres enfants. Il y a une forte dimension affective et morale. On ne peut pas exiger cette étape, elle est trop personnelle, trop intime. En revanche, l’insertion est absolument non négociable, c’est le respect des règles et lois de la société. Nombre de ces règles sont tacites. Elles ne sont pas nécessairement inscrites dans des lois. L’insertion dans la société française constitue une étape indispensable avant l’intégration dans la communauté nationale française. C’est ce que ne respecte pas le droit du sol.
L’une des plus grandes erreurs a été, selon vous, de dégrader l’apprentissage de la langue et de la culture française. Pourquoi ?
L’école de la République a un savoir à transmettre, qui crée un référentiel commun à tous les enfants. La langue est un passeport culturel pour naviguer dans la société française. On les a empêches de pouvoir le faire en revoyant nos exigences sans cesse à la baisse. Pis, l’école s’est mise à verser dans le relativisme culturel, et même à leur transmettre des éléments de leur référentiel culturel alors que c’est bien la seule chose que leurs familles leur transmettent. Aimer une langue est un tremplin pour aimer un peuple. Au travers de la langue, des textes de littérature et aussi des contes et des chansons enfantines, c’est bien la culture qui est transmise.
Aujourd’hui, dans les rues, dans les cours d’école, on ne parle plus français. C’est un signe sans équivoque du réel refus d’intégration. Sans compter qu’un enfant qui ne peut s’exprimer et se faire comprendre du fait de la pauvreté de son langage a une plus grande propension à devenir violent. Commençons donc par accentuer l’effort sur la maternelle et sur les premières classes de l’école primaire, en réduisant les effectifs par classe et en mettant l’accent sur la transmission de la langue. Revoyons aussi le circuit des allocations. Il faut impérativement que cet argent aille en priorité au projet éducatif, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A chaque rentrée scolaire, au lieu de remettre aux parents un chèque qui, souvent, sera envoyé dans le pays d’origine, donnons un cartable, des cahiers et des livres directement à l’enfant.
Que pensez-vous de la déchéance de nationalité ?
Il faut la mettre en place. Et il faut cesser de donner la nationalité à tout le monde. Les gens qui risquent aujourd’hui la déchéance de nationalité n’auraient jamais dû l’obtenir. Il faut vraiment que les politiques s’occupent de toutes ces questions très rapidement. Beaucoup, parmi eux, sont habites par la peur car les populations de l’immigration leur apparaissent comme ayant facilement recours à la violence. Il va pourtant falloir avoir le courage de traiter toutes les dimensions de ce sujet. C’est dans l’intérêt de tous. Notre société est chaque jour plus déstabilisée. C’est la cohésion nationale qui est désormais en jeu !
Tout accepter met la France par terre. Et si nos dirigeants acceptent que l’Éducation Nationale enseigne l’arabe dans nos écoles comme certains de nos politiciens le demandent, la France sera foutue et disparaitra sous la domination de l’Islamisme.
La foi bahá’íe : une spiritualité universelle
La foi bahá’íe est une religion mondiale et indépendante. Son histoire débute en Perse en 1844. Son fondateur est Bahá’u’lláh, un noble persan qui a proclamé être le porteur d’une nouvelle révélation, un nouveau message divin, dont la finalité est d’établir l’unité des peuples de la terre.
La Terre n’est qu’un seul
pays et tous les hommes
en sont les citoyens
– Bahá’u’lláh
Au cœur de son message se trouve la conviction que l’humanité forme une seule et même famille et que le moment est venu pour elle de s’unir en une société mondiale.
Ceci implique une transformation des individus et des relations qui structurent la société.
Dans les aspects spirituels et matériels de leurs vies, les bahá’ís s’efforcent de mettre en pratique les enseignements de Bahá’u’lláh, notamment que :
l’âme rationnelle n’a ni sexe, ni race, ni ethnie, ni classe, ce qui rend inadmissible toute forme de préjugés
Dieu est un, au-delà des diversités culturelles et des interprétations humaines et toutes les religions du monde sont les expressions successives d’une seule et même foi
la religion et la science sont deux systèmes complémentaires de connaissance et de progrès pour la civilisation

« La foi bahá’íe reconnaît l’unité de Dieu et de ses prophètes, soutient le principe de la recherche sans entraves de la vérité, condamne toutes formes de préjugé et de superstition, enseigne que le but de la religion est de promouvoir l’amitié et la concorde, proclame qu’elle doit aller de pair avec la science, et affirme qu’elle est le principal facteur de pacification, d’ordre et de progrès de la société. Elle affirme sans équivoque le principe de l’égalité des droits, des opportunités et des privilèges pour les hommes et pour les femmes, recommande l’éducation obligatoire, élimine les extrêmes de richesse et de pauvreté, élève au rang d’adoration le travail accompli dans un esprit de service, recommande le choix d’une langue auxiliaire internationale, et propose les institutions nécessaires pour établir et perpétuer une paix durable et universelle. »
Parmi les Écrits mystiques les plus connus de Bahá’u’lláh figure un petit ouvrage intitulé “Les sept Vallées”. Écrit dans un style poétique, il décrit les étapes du voyage de l’âme à la rencontre de son Créateur.
Le rôle de la femme
Le développement de l’humanité dépend en effet du développement harmonieux de ses deux composantes masculine et féminine, qui sont complémentaires.
La femme est notamment destinée à jouer un rôle particulier dans l’établissement de la paix mondiale.
‘Abdu’l-Bahá explique que si, par le passé, « le monde a été gouverné par la force, et l’homme a dominé la femme par le caractère plus violent et plus agressif de son corps et de son esprit », cette tendance va s’inverser, et « les temps nouveaux seront moins masculins et plus imprégnés d’idéaux féminins ».
Il dit également que « la force perd de son importance alors que la vivacité d’esprit, l’intuition et les qualités spirituelles d’amour et de dévouement, essentiellement féminines, prennent l’ascendant. »
Une fois qu’elle bénéficieront des mêmes privilèges que les hommes, les femmes, qui sont par nature opposées à la guerre, refuseront de sacrifier leurs enfants dans un quelconque conflit.
C’est par l’éducation, et non par la rivalité ou la lutte avec l’homme, que la femme parviendra à jouer un rôle aussi essentiel. Selon les enseignements bahá’ís, la femme est en effet prioritaire en la matière. Si les moyens dont dispose une famille ne lui permettent pas de faire bénéficier de la même éducation garçon et fille, c’est la fille qui doit être privilégiée. Elle pourra ainsi à son tour remplir totalement son rôle de première éducatrice de ses propres enfants, mais aussi montrer la pleine mesure de ses capacités intellectuelles, égales à celles de l’homme.
Préservation de l’environnement et de la nature
Du fait de son rang, l’homme a une responsabilité particulière envers la nature, qui est le reflet du divin. Certes, l’être humain occupe une position plus élevée que la nature, dont il a la capacité de découvrir les secrets, ce qui lui permet de maîtriser son environnement, mais cette capacité lui impose d’utiliser les pouvoirs dont il a été dotés à des fins positives.
L’exercice approprié de cette responsabilité est la clé qui détermine si son génie inventif produit des résultats bénéfiques ou crée des ravages dans le monde matériel .
Au XIXe siècle déjà, Bahá’u’lláh mettait les hommes en garde contre leur attitude à l’égard de notre planète : « … vous foulez ma terre avec complaisance et satisfaits de vous-mêmes, insouciants de ce qu’elle est lasse de vous et de ce que tout ce qu’elle renferme se dérobe à vous … »
‘Abdu’l-Bahá décrit la nature comme un « trésor illimité ». La nature est utilisée par l’homme qui, en cultivant la terre, en domestiquant l’animal, aide à son développement. L’importance de l’agriculture, et celle de la science, sont soulignées. Mais l’action de l’homme doit respecter une limite, qui est celle de la modération :
« En toute chose, la modération est nécessaire. Si une chose est faite avec excès, elle est source de mal… » Bahá’u’lláh
Jesus n’est pas Issa…
Comment embrasser pour mieux étouffer : la marque et la méthode de l’ultime totalitarisme
A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!
Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…
Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique », a remplacé ce que précédemment on nommait civilisation judéo-chrétienne! Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes« , ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…
Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre« , qui désigne juifs et chrétiens considérés avec condescendance par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé. Allah incarné dans un livre qui ignore l’historicité et qui – incréé – serait hors du temps.
Toutes ces expressions malencontreuses reflètent une idéologie qui gagne chaque jour du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’irruption de l’islam en ce début de troisième millénaire.
Actualisation du hadith: » l’islam domine, mais n’est pas dominé… »
Quelle est la logique de ce processus?
L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde« (3.110)
Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Les musulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!
Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraite en l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.
Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à dire de réciprocité vivante et confiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.
Le musulman ISSA (=Jésus?)…
Deux sources décrivent le personnage d’Issa, Jésus musulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité et constituant la sunna, la tradition islamique.
Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que les Hadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.
ISSA dans le Coran :
Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loi de l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants« , en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).
Les Livres
Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham, (!) et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).
C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre« . (ahl al kitab) Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).
La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes« , a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation que Issa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!
La biographie coranique de Issa
Selon le Coran, Issa était « Messie« . Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).
La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance à Issa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.
Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).
Issa n’est pas mort sur une croix
Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).
Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).
Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam
De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).
Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.
Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam
Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).
Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).
Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré » plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le mot prier.
Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections de Hadith, ce qui prouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.
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Les croyances des chrétiens
Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2).
Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).
Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).
Issa (Jésus) dans les Hadith:
Issa, le destructeur de la chrétienté
La deuxième source officielle de la croyance islamique (aussi importante que le Coran lui-même) considère que le prophète Issa va jouer un rôle important à la fin des temps: il fera la guerre à toutes les religions, jusqu’à leur destruction, démontrant ainsi le triomphe de l’islam…
Dans une tradition, nous lisons que de nouveaux prophètes n’apparaîtront plus sur terre avant que Issa ne revienne, comme un homme de taille moyenne, au teint rougissant, portant deux vêtements légers, des gouttes tombant de sa tête, bien qu’il ne soit pas mouillé. Il combattra pour la cause de l’islam.
Issa « brisera la croix« , « tuera les porcs » et abolira la taxe imposée aux infidèles soumis. Allah détruira alors toutes les religions, à l’exception de l’islam.
Issa fera disparaître la figure du mal, vivra sur terre durant quarante ans et ensuite mourra. (Sunan Abou Daoud, livre 37,4310).
Quelle est la signification de ces dits?
La croix est le symbole de la chrétienté: briser la croix veut dire: abolir le christianisme. Dans la culture islamique, les porcs sont associés aux chrétiens, et les singes aux juifs; tuer les porcs est donc une manière d’annoncer leur anéantissement. Le retour d’Issa purifiera le monde de l’impureté que représentent les chrétiens aux yeux des musulmans.
Sous la loi islamique, payer la taxe de capitation permet de racheter sa survie et ses biens lorsque l’on fait partie des « gens du livre » (9.29). L’abolition de la taxe signifie donc que le jihad a repris contre les juifs et les chrétiens vivant sous l’islam, et que ceux-ci devraient se convertir sous peine de mort ou d’esclavage.
Telle est donc la tâche finale d’assainissement que le musulman Issa devra accomplir, lorsqu’il reviendra dans les derniers jours!…
Rappelons que le musulman dit plusieurs fois par jour la fatiha, la première sourate du Coran, qui est considérée comme la matrice de toutes les autres. Or dans cette invocation à Allah, il est fait mention de « ceux qui encourent sa colère », c’est à dire les juifs, et de « ceux qui se sont égarés », c’est à dire les chrétiens! (Les commentateurs autorisés du Coran le spécifient traditionnellement ainsi). On voit combien cette incantation répétitive peut ancrer dans les esprits une discrimination religieuse méprisante envers les non-musulmans, ainsi que nombre d’autres sourates du Coran et que certains hadith particulièrement agressifs.
Analyse du musulman Issa (Jésus)
Issa n’est pas une figure historique.
Le Issa coranique n’est pas un personnage historique crédible, car son identité, comme son rôle de « prophète de l’islam« , se basent sur de présumées révélations individuelles à Mohamed, ayant eu lieu plus d’un demi millénaire après la vie et la mort du Jésus historique, au sujet duquel seuls les écrits néo-testamentaires sont les témoignages tangibles les plus proches.
Le véritable nom de Jésus n’a jamais été Issa.
La langue maternelle de Jésus était l’araméen. Du temps de son existence personnelle, il a été appelé Yeshua en araméen, puis Jesu en grec. Yeshua est une variante de l’hébreu Yehoshua, qui signifie « Yahvé sauve ».
Yeshua de Nazareth n’a jamais été appelé Issa, le nom que lui attribue le Coran. Issa ne veut rien dire en arabe; Jésus est délibérément privé de son identité.
Jésus n’a jamais reçu un « livre »!
Selon le Coran, un livre a été révélé à Issa, comme aux autres prophètes: c’est l’injil.
Le terme arabe « injil » n’est que la déformation du grec eu-angelion qui veut dire bonne nouvelle ou évangile. Jésus annonçait en effet une bonne nouvelle libératrice de la part de Dieu, dans la ligne de ses prédécesseurs, en se référant à une expression de la période du retour d’exil où une annonce de bonheur avait été faite au peuple d’Israël déporté à Babylone.
L’expression eu-angelion ne se comprend donc pas par rapport à un texte de révélation que Jésus lui-même aurait reçu tout rédigé, et que le Coran appelle « injil« .
Le terme « évangile » n’a été utilisé qu’après la mort de Jésus pour donner un titre biblique aux récits biographiques rédigés par Matthieu, Marc, Luc et Jean comme base de confessions de foi des communautés. C’est sans doute à partir de ces rédactions apostoliques que Mohamed s’est fait cette fausse idée d’un injil comme livre de révélation donné au prophète Issa par Allah..
L’ensemble des prophètes de l’islam dont les noms sont puisés dans les Ecritures hébraïques n’ont pas reçu de livre ou de code de lois. Par exemple les psaumes ne sont pas un livre révélant l’islam, comme le prétend le Coran, mais une collection de chants liturgiques, dont quelques-uns sont de David. Les Israélites qui se référaient alors à la Torah de Moïse n’ont jamais cherché de prescriptions légales dans les psaumes. Ainsi, David ne pouvait pas être un « prophète » au sens coranique du terme, c’est-à-dire un transmetteur de loi; de même, nombre de personnages cités comme tels par l’islam n’ont jamais été des porte-parole d’une loi.
Prophéties bibliques et prophéties coraniques: rien à voir!
La compréhension biblique de la prophétie est totalement différente de celle de Mohamed. Une prophétie n’est pas considérée comme extrait d’un texte céleste préexistant éternellement, à l’instar du Coran, mais comme message de Dieu inspiré à des êtres humains pour un temps et un lieu spécifiques.
Un prophète biblique est une personne vivant dans un contexte précis, à qui Dieu révèle des réalités encore cachées à tous et qui est appelée à agir comme son porte-parole. La variété des textes inspirés dans la Bible montre bien que ceux-ci ne sont pas dictés à partir d’un livre céleste intemporel et an-historique.
Erreurs et anachronismes du Coran
L’affirmation du Coran selon laquelle Jésus ne fut pas exécuté sur une croix n’a aucune base factuelle, et rappelle étonnamment la polémique développée quelques siècles plus tôt par les courants hérétiques hostiles au christianisme naissant.
Or, l’un des points forts orthodoxes sur lequel se rejoignent toutes les sources chrétiennes originelles est précisément la crucifixion de Jésus.
La mère d’Issa est appelée Mariam dans le Coran, et elle est présentée comme la sœur de Moïse et d’Aaron, et la fille d’Imram (en hébreu Amram). Mohamed a visiblement confondu Marie avec la Myriam de l’Exode, treize siècles auparavant!
Le Coran reproche aux chrétiens d’adorer trois dieux: Dieu le Père, le Fils Jésus, et la Mère Marie. Ce qui est une caricature grossière. Il accuse aussi à tort les juifs et les chrétiens de polythéisme. (voir Deutéronome 6.4 et Jacques 2.19a), impiété gravissime.
De nombreuses séquences du Coran évoquent des récits populaires juifs ou chrétiens, et d’autres rappellent la littérature apocryphe datant d’un siècle minimum après la mort de Jésus. Ainsi, le récit coranique de Jésus (Issa) né sous un palmier-dattier est la reprise d’une fiction tardive, de même que celui de Jésus enfant insufflant la vie à des oiseaux d’argile.
Les titres que le Coran donne à Jésus, tels que Messie et Parole de Dieu ne trouvent aucune explication dans la propre logique islamique. Par contre dans la Bible, d’où ils ont été expatriés, ces titres prennent un sens précis, lié à un système théologique cohérent, que le Coran méconnaît totalement.
Le Coran mentionne le Saint Esprit en connexion avec Jésus, utilisant ainsi des phrases extraites de l’Evangile. Ibn Ishak, le biographe de Mohamed, rapporte que, pour ce dernier, l’Esprit est l’ange Gabriel (Jibril), (de même que les sourates 2.97 et 16.02).
C’est pourquoi l’expression biblique « Esprit de Dieu » ou ruah Elohim, ne peut se comprendre qu’à la lumière des saintes Ecritures hébraïques; cela ne correspond en tout cas pas à un ange.
L’allégation coranique selon laquelle Jésus aurait annoncé la venue de Mohamed (61.6) semble fondée sur une lecture complètement reformulée de Jean 14.26, un passage qui se réfère à la venue du Saint-Esprit.
Les Ecritures saintes hébraïques étaient la bible de Jésus. Il a toujours affirmé leur autorité et leur pertinence, et il a prêché à partir de leur message théologique. C’est en fonction de ces mêmes Ecritures que Jésus a reconnu et présenté Dieu comme Adonaï Elohim, le Dieu d’Israël. Il n’a jamais appelé Dieu Allah, nom d’une divinité païenne arabe dont le culte existait à la Mecque bien avant Mohamed (son propre père, mort avant sa naissance, se nommait d’ailleurs Abd allah = serviteur d’Allah).
Les développements narratifs de la Bible sont riches de détails historiques souvent confirmés par la recherche archéologique. Ils recouvrent plus d’un millier d’années et révèlent un long processus de créativité culturelle.
A l’opposé, l’histoire religieuse du Coran ne s’appuie sur aucun support archéologique; les récits fragmentaires et discordants qui la composent n’offrent jamais le reflet de cultures historiques. Aucune localisation possible de l’Israël ancien n’y est mentionnée, et le nom de Jérusalem, si central dans la Bible, n’y apparaît jamais!
La plupart des événements prétendument historiques relatés dans le Coran n’offrent aucune possibilité de vérification indépendante. Ainsi, on nous explique qu’Abraham et Ishmaël ont construit la Kaaba à la Mecque (1.127) mais il n’y a aucun support historique à cette affirmation. Le texte biblique original, antérieur de plus de mille ans, ne place Abraham dans aucun lieu proche de l’Arabie.
Le Coran, écrit par étapes à partir du 7ème siècle de notre ère, et dont les sourates innombrables ont été finalement sélectionnées et peut-être reformulées par Othman (modifications jusqu’au 10 ème, selon Mondher Sfar) n’est pas crédible lorsqu’il parle de Jésus Christ. Il n’est pas compétent en histoire biblique, contient de nombreux contresens historiques, et ne peut donc faire autorité en la matière.
Appropriation, par l’islam, de l’histoire du judaïsme et du christianisme
A la lumière des événements ultérieurs, on peut analyser la prétention selon laquelle l’islam est la religion primordiale et les prophètes antérieurs à Mohamed déjà musulmans: cela s’appelle une appropriation abusive au profit de l’islam. Cette captation d’héritage spirituel prive le judaïsme et le christianisme de leur propre histoire.
N’oublions pas que de nombreux sites bibliques, comme les tombeaux des patriarches hébreux et le Mont du Temple, sont réclamés par l’islam comme étant des sites islamiques, et non pas juifs ou chrétiens. (Le Coran nous raconte qu’Abraham était le prototype du croyant de l’islam. D’où la revendication d’une Palestine arabe et musulmane, sans tenir aucun compte des bénéficiaires historiques de la Promesse, les Juifs).
Il est vrai que sous la loi islamique (le waqf), après la sortie des Arabes d’Arabie et l’invasion de la Terre sainte, les juifs et les chrétiens ont effectivement été bannis de ces sites chargés de mémoire juive et chrétienne exclusivement.
Le rôle des Ecritures hébraïques dans le christianisme n’a pas de parallèle avec la place que l’Islam donne à la Bible
Il y a une différence fondamentale entre l’attitude chrétienne vis-à-vis des Ecritures hébraïques et l’attitude musulmane envers la Bible. Les chrétiens acceptent telles quelles les Ecritures hébraïques, qui étaient celles de Jésus et de ses apôtres, et celles de la primitive Eglise, entièrement juive.
L’essentiel de la foi chrétienne s’appuie sur elles, et les concepts essentiels tels que Messie, Esprit de Dieu, Royaume de Dieu, salut, etc, s’enracinent profondément dans la tradition biblique. L’Eglise a même excommunié l’hérésiarque Marcion qui voulait exclure la Bible hébraïque du Canon des Ecritures!
Dans les temples et les églises, on lit chaque dimanche les mêmes Ecritures hébraïques que celles lues le samedi dans les synagogues. Les prêtres et les moines prient les psaumes chaque jour, louange typiquement juive.
Au contraire, la façon qu’a l’islam de traiter la Bible est d’une arrogance insupportable : d’un côté le Coran prétend « confirmer » les révélations précédentes, en même temps il n’accorde strictement aucune place au contenu réel de la Bible.
En déclarant sans aucun argument précis que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs Ecritures, le Coran cherche surtout à couvrir ses fantaisies historiques et théologiques. Il est très rare que les étudiants musulmans connaissent quelque chose des textes ou de la théologie bibliques, les imams ne lisent jamais la Bible et ils restent ainsi enfermés dans leur autoproclamation coranique sans aucun repère critique.
*Quelques voix contemporaines à propos de Jésus:
Yasser ARAFAT, dans une conférence de presse aux Nations Unies en 1983, a appelé Jésus « le premier fedayin palestinien qui a porté l’épée » (c’est à dire: qui a combattu pour l’islam).
Sheik Ibrahim Mahdi, employé de la télévision de l’autorité palestinienne a déclaré en direct en avril 2002: « Les juifs attendent le faux messie juif, tandis que nous attendons, nous, Jésus, paix sur lui. Les mains pures de Jésus feront trépasser le faux messie des juifs. Où? En Palestine! »
Shamim A. Siddiqi, écrivain, New York, a récemment exposé la définition classique de l’islam:
« Abraham, Moïse, Jésus et Mohamed, étaient tous des prophètes de l’islam. L’islam est l’héritage commun de la communauté judéo-christiano-islamique des Etats Unis, et établir le royaume de Dieu est la tâche commune des trois religions abrahamiques.
L’islam était la foi, l’art de vivre, des juifs et des chrétiens, mais ceux-ci les ont perdus dans des innovations humaines. Maintenant, les musulmans désirent remémorer la vraie religion à leurs frères et sœurs juifs et chrétiens. Ce sont les faits de l’histoire! »
Le négationnisme historique est un stratagème de l’apologétique islamique: en se présentant comme une confirmation du judaïsme et du christianisme, l’islam peut mieux les rejeter et les supplanter ensuite. Embrasser pour mieux étouffer.
Ce qui est affirmé dans une parodie de respect n’est ni du judaïsme, ni du christianisme, c’est une récupération pour mieux phagocyter l’ensemble, et finalement promouvoir Jésus et Moïse comme prophètes musulmans.
C’est souvent l’arrière-pensée des musulmans qui fréquentent le « dialogue inter-religieux », car par ces discussions de salon pour naïfs, l’islam peut ainsi baliser la reconversion des juifs et des chrétiens vers « la vraie religion », dans le sens où Siddiqi parle de « tâche commune des juifs et des chrétiens dans l’établissement du royaume de Dieu aux USA« , ce qui, pour lui, veut dire promouvoir ensemble la sharia et l’ordre islamique!
Conclusion:
Le Jésus du Coran, appelé Issa, est le résultat conjoint de l’imagination, de la fiction et de l’ignorance. Quand les musulmans vénèrent ce Issa, ils ont en tête quelqu’un qui n’a rien à voir avec le vrai Jésus, premier né de Marie, fils d’Israël, lié à l’histoire biblique. Le Issa du Coran est basé sur des affirmations non historiques émanant de légendes caravanières de l’Arabie du 7ème siècle.
Pour l’immense majorité des croyants musulmans, Issa est le seul Jésus qu’ils connaissent. Mais quiconque accepte ce Jésus islamique accepte aussi le Coran et la religion de Mohamed. En faisant du Jésus des évangiles Issa, un prophète de l’islam, les musulmans réduisent à néant l’existence propre du christianisme, comme ils l’ont fait du judaïsme en vampirisant Abraham, Moïse et David.
Selon les hâdith, la fin des temps verra ce Issa combattant venant détruire la foi chrétienne et faire de l’islam la seule religion triomphante dans le monde entier. Issa en personne démontrera la désobéissance des juifs et mettra les chrétiens en accusation pour les condamner à l’enfer en raison de leur croyance à la crucifixion et à l’incarnation.
L’acte final du musulman Issa reflète bien la stratégie apologétique qui consiste à remplacer le vrai Jésus historique, le Yeshua pacifique, par un clone agressif de Mohamed, de sorte que rien ne subsiste en dehors des visées planétaires de l’islam. L’altérité ne fait pas partie du paysage culturel de l’islam.
© Abbé Alain René Arbez, en collaboration et selon les travaux en islamologie de Révérend Mark Durie, prêtre anglican (Australie).
La trinité, trois visages spécifiques d’une réalité unique
« La foi des chrétiens est un blasphème qui offense les musulmans ! L’islam s’exprime ainsi en tant que révélation finale par son prophète Mahomet.
Les chrétiens ont reçu du judaïsme la foi au Dieu Unique (Monothéisme). C’est ainsi que les disciples juifs du rabbi Jésus ont eu la conviction que Dieu était pleinement présent dans sa personne et dans le don d’amour qu’il faisait de sa vie. Le rabbin Gilles Bernheim précise même qu’ils ont vu en lui une « Thora vivante » et ils ont pressenti la Shekhina, la permanence de la Présence, dans sa résurrection. Incarnation du davar HaKadosh, reflet de la bienveillance du Père pour l’humanité, il était réellement le Fils pour ces témoins de l’événement.
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D’où la formulation, dans les Ecrits néotestamentaires, de l’interaction entre le Père, le Fils et l’Esprit venant actualiser chez les croyants, cette relation d’amour et de communion qui peut transformer en lumière les réalités les plus sombres.
Mais à certaines époques, certains ont cru voir trois individus en Dieu, comme s’il s’agissait de trois divinités en une, ce qui n’a évidemment aucun sens, à moins de créer une mythologie ! (Trithéisme) L’ambiguïté du terme « trois personnes » a brouillé les cartes, le sens moderne de ce mot n’ayant pas de rapport avec ce que les anciens ont dénommé « hypostases », qui serait plutôt trois visages spécifiques d’une réalité unique.
Puis le mot latin « persona » a pris le relais, le terme propre au théâtre antique exprimant « ce qui parle derrière un masque ». A partir de quoi le malaise a persisté : comme si la Trinité, dont l’appellation n’est pas présente en tant que telle dans la Bible, était une énigme arithmétique compliquant l’approche théologique de la simple existence de Dieu. Le théologien juif américain Daniel Boyarin a réalisé une étude inédite sur les éléments pré-trinitaires présents à l’intérieur du judaïsme au 1er siècle, et il en conclut que l’idée du Dieu unique se reflétant dans une hypostase distincte était déjà reconnue dans certains courants apocalyptiques en Israël, et ceci, sans aucune influence de l’hellénisme.
Sans doute, la révélation du Dieu unique présent en Jésus Christ ne se satisfait pas de termes figés et trop limitatifs, et le drame est que le noyau dur de la foi – intégralement hébraïque – a été explicité par la suite avec des expressions tirées de la philosophie grecque, sujettes à rigidification. Les sectes gnostiques et les groupes ésotériques de tout genre s’en sont aussitôt donné à cœur joie et des représentations multiples ont alimenté la controverse tous azimuts.
L’influence prolongée de ces sectes dissidentes des premiers siècles explique en grande partie l’origine de la position intransigeante et agressive de l’islam face à la paternité spirituelle de Dieu chère au judaïsme et à la Trinité du Dieu Unique exprimée dans le christianisme (tri-unité).
C’est pour cette raison que le coran est rempli de malédictions envers les « associateurs », les chrétiens, ceux qui osent « associer » un être humain à la divinité d’Allah. C’est même la faute la plus grave aux yeux du coran, (le « shirk ») car Allah, muré dans sa transcendance, n’a pas de relation avec les humains, sinon par les injonctions qu’il leur adresse selon son impénétrable et céleste bon vouloir qui couvre le bien autant que le mal.

La première sourate du coran, la fatiha, que les musulmans récitent au début de la prière, comporte un verset 7 où il est question de « ceux qui sont sous la colère d’Allah » puis de « ceux qui se sont égarés loin de sa volonté », c’est-à-dire, pour être clair, respectivement les juifs et les chrétiens, selon les commentateurs invariants au cours des siècles.
L’islam, seule religion universelle qui prie quotidiennement « contre les autres »
L’islam est farouchement hostile à la foi trinitaire des chrétiens, comme il est jaloux de l’existence des juifs et de leur historicité ; et la prière à Allah exprime ce mépris dans la fatiha, ce qui en fait aujourd’hui la seule religion universelle qui prie quotidiennement « contre les autres ».
A l’opposé, la foi au Dieu unique « Père, Fils, Esprit » offre des implications dialogales importantes. Cette spiritualité se comprend comme l’ouverture vers l’autre, la valorisation de la relation, l’unité dans la diversité, la dynamique de communion.
L’islam n’a nul besoin de dialogue et la tolérance n’est pas son objectif
Il y a là fondamentalement un choc frontal avec l’islam, qui a un sérieux problème avec l’altérité et qui ne conçoit tout mouvement de sa part vers les autres que comme une conquête exclusive et mondiale par la charia. L’islam n’a nul besoin de dialogue et la tolérance n’est pas son objectif.
Face à ces visions incompatibles de la coexistence, et imprégnée du projet universaliste mais non contraignant de la Bible, la foi chrétienne issue du judaïsme incite à avancer dans la vérité, dans un respect mutuel, sans toutefois subir passivement les coups de boutoir de l’adversité, et en prenant des responsabilités pour que ce monde devienne plus humain et plus vivable.
Berdiaev, théologien orthodoxe russe disait : « notre programme social, c’est la Trinité !».
Ce qui indique qu’il ne s’agit pas là d’un concept ésotérique et abstrait, mais que cela engage, dans toutes ses dimensions, le mystère de l’existence humaine personnelle et collective. Cela, sous le regard bienveillant et inspirateur de Quelqu’un qui est amour, source et fin de notre destinée, et dont les projets se révèlent dans les Saintes Écritures.
Reproduction : © Abbé Alain René Arbez












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