Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Laicité : la vrai définition

La laïcité est défini, dès les origines du christianisme comme la différence entre le spirituel et le temporel. Dans l’ordre politique, il est conceptualisé par Thomas d’Aquin qui établit une stricte différence – en même temps qu’une hiérarchie de principes – entre la loi de Dieu, le droit nature et le droit positif qui est l’œuvre des hommes. Ce faisant Thomas d’Aquin a établi une stricte distinction entre la loi de dieu et le droit positif, chose impensable tant dans l’Islam que le judaïsme.
On peut donc être laïque et chrétien (laïque et incroyant, laïc et n’importe quoi, …). La laïcité c’est reconnaître la qualité de chaque homme de participer à la construction d’une société politique en se basant sur ses capacités de discernement du bien et du mal (la morale) et du bon et du mauvais (l’éthique).
Ce principe existait dans l’Islam et avait pour nom l’Itjihad, mais « les portes de l’Itjihad » sont fermées sur ordre du calife de Cordoue au XII° siècle (à vérifier pour la date), contribuant à l’ossification de l’Islam en dogme intangible à jamais.
Précisons que le christianisme qui confondrait le Décalogue et le droit positif tomberait dans le même travers, ce qui est le cas des sectes protestantes aux Etats-Unis, qui ne sont pas plus chrétiennes que je ne suis unijambiste.
Il n’y a aucun racisme là-dedans puisque la laïcité c’est reconnaître la dignité de chaque homme comme citoyen d’une société politique, indépendamment de toute croyance, ou spécificité …

Le vrai paradoxe et la force de la culture/civilisation occidentale est que cette différentiation a été effectuée par un authentique homme d’église dés le treizième siècle, « de l’intérieur du dogme en vigueur ».

La modification des structures mentales tant conscientes qu’inconscientes précède toujours les révolutions technologiques, scientifiques, artistiques, politiques…
L’avancée conceptuelle philosophique précède la bonne gouvernance.

L’Islam, en tant que système autoréférent (« ce que je dis est la vérité ultime, révélée, incrée, intangible, donc ce que je dis est vrai… ») est non-réformable, et n’est probablement que une des dernières tentatives des forces d’ombres pour désactiver les élévations de conscience émanant à la fois de la périodes des lumières et du message d’amour christique, toutes influences à la base de la civilisation occidentale.

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11 septembre 2010 - Posted by | Politis, Religion | ,

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