Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

L’ Europe se meurt

La France perd ses valeurs de concert avec l’Europe. L’Europe se meurt, non de la faute du « diable appelée crise » , mais de la perte de ses valeurs de conscience, de ses valeurs profondes qu’elle a abdiquée à enseigner à ses enfants…
Le sens critique n’existe plus, nos descendants ne connaissent globalement que 400 à 600 mots…
La culture du simpliste prédomine, de concert avec le culte du « gratuit » et de l’objet…

Je ne me sens plus Français dans ces conditions, et estime que la lumière de l’esprit passe (ce qui est juste) à d’autres populations/culture (probablement asie-pacifique) et ne me sens plus impliqué dans la défense de valeurs que nos lâches élites corrompues (indistinctement depuis 40 ans) – politiques, patronat ont sciemment perverties.

Je possède l’original de cette affiche, legs de conscience de mon père, qui l’avait gardé de son combat à Londres et en Afrique pour défendre les libertés de conscience. Aujourd’hui l’infame est parmi nous, a infiltré l’état et termine son œuvre de démolition.
Quelle importance a-t-elle dorénavant?

Appel du 18 juin du général de Gaulle

Appel du 18 juin du général de Gaulle

Extrait de demande de pardon
merci Guy ROLLAND de cet article, nouveau « j’accuse »

« Nous Français, nation millénaire de la vieille Europe, nous demandons pardon d’avoir conservé et préservé la Culture héritée des Grecs – et des Romains – de manière continue et cumulative depuis Hérodote.
En 732 nous préservons cette Culture, les armes à la main en façonnant l’Europe, Culture issue des anciens Grecs et de la religion directement héritée de la Bible et du Christ qui forment le substrat et la pierre de taille de deux mille ans de haute civilisation.

Nous demandons pardon pour avoir préservé, avec l’Europe entière, un morceau de Chrétienté blanche, en 732, pardon d’avoir sauvegardé l’héritage de la charité chrétienne que le serment de Tolbiac avait inauguré selon une providence qui fut la réponse à l’anarchie et à l’errance.
Nous demandons pardon pour avoir inventé, en mille ans et plus, les émerveillements de la technique et de toutes les supériorités qu’elle a autorisées sans en profiter jamais pour l’employer au servage ni à la domesticité mais au contraire au partage et à l’éducation des âmes, des esprits et des corps.
Pardon pour avoir donné au monde ces quatre grands styles que sont l’art roman, l’art gothique, la Renaissance et l’art baroque.
Pardon pour avoir désenclavé le monde de la connaissance et de la civilisation dans le sillage des navires ibériques qui sillonnèrent la planète pour y apporter – vaille que vaille et dans les périls et les bilans que ne moquent que les ignorants et les barbares – l’humanisme et la croix.

Pardon pour avoir su nous débarrasser, seuls,  et grâce à Dieu, des psychoses historiques et des fléaux sociaux aussi enracinés dans le mal et l’infériorité humaine que le puritanisme, les guerres de religion, l’esclavage, la chasse aux sorcières, l’inégalité entre l’homme et la femme.
Pardon pour avoir inventé la civilisation des Droits de l’Homme et pour avoir répandu celle des Commandements divins ayant bâti et établi le monde judéo-chrétien dont nous sommes tous les héritiers, sinon les piliers, n’en déplaise aux rêveurs des mondes noyés entre l’Atlandide et Thulé ou les chimères issues des sables et des fables de l’Orient.

Pardon pour avoir répandu, gratuitement, durant des siècles de monarchie autant que de républiques les sciences, la médecine, les techniques, les arts, l’agriculture, la justice sociale, l’architecture, les connaissances, les arts, les langues avant même d’enseigner comme science exacte et unique les préceptes mêmes de la dite civilisation.
Pardon d’avoir exhumé les antiques cultures de l’Orient – Egypte, Mésopotamie, Asie Mineure, Amérique Centrale, Extrême-Orient, Sumer, Babylone, Iran, monde arabe pré islamique, lequel répandait sur le monde un savoir écrit en grec, algèbre de Diophante, astronomie de Ptolémée, le Droit romain était lui-même un Droit arabe -.

Pardon d’avoir inventé la critique historique qui remplace le fantasme des Histoires officielles par la découverte rémanente que le passé n’est pas toujours tel qu’on voudrait qu’il soit. Quelles preuves avons-nous de l’existence de Mahomet ?.
Pardon d’avoir éclairé – dans les douloureux enfantements de la raison tant d’obscures et tant de ténébreuses traditions humaines.
Pardon d’avoir permis à un petit millier d’idéologues soixante-huitards, usés autant qu’ignares, de bombarder pendant des décennies les murs friables de l’Education Nationale où fleurit la Pensée Unique pour finir par y imposer la religiosité de la Repentance. Pardon d’avoir donné la parole à ces défroqués sycophantes pour leur permettre d’imposer la contrition nationale comme la vulgate hors de laquelle la damnation terrestre est la seule peine possible. Pardon d’en avoir fait les petits papes de la laïcité et les satrapes de « valeurs » indéfinies dont ils sont assurément  les censeurs, les jésuites et les inquisiteurs. Pardon d’avoir hissé ces incapables arrogants au faîte du Tribunal de l’Opinion en imposant partout le diktat de leur intolérance en contraignant chaque Français à se battre la coulpe aux moindres tentatives d’exactitude historique.

En France, le plus emblématique de ces pseudos penseurs – mais intello en diable – Jean-Paul Sartre, né en 1905, l’année de la Relativité, mort en 1980, l’année de la carte à puce, n’a pas dit un seul mot dans toute son « œuvre » sur les Sciences et les Techniques. Il laisse deux témoignages qui servent à le résumer de manière immémoriale :

–      L’Occident est toujours coupable
–      Tout anti-communiste est un chien

Preuve, s’il en est besoin, qu’à l’instar des inventeurs de l’islam, Sartre intègre ce si fidèle animal au répertoire des animaux dignes de l’égout !
A qui n’est pas chrétien et n’attend jamais aucun miracle, il n’est de salut qu’en soi-même. Celui-là ne peut plus réveiller le monde qu’en lui apportant alors la seule conscience des trois grandes lumières d’une humanité qui revendique de s’affranchir du Christ en considérant le monde selon la destinée tragique du devoir antique.

–      La culture générale, la connaissance.
–      La religion humaine de la solidarité et de l’amour.
–      La construction de la civilisation en dessous de laquelle l’humanité retourne à la barbarie aussi vite que le fer à la rouille.

Alors même que les Européens, dupés par l’illusion de leur suprématie et de l’individualisme triomphant, prenaient pour parole d’Evangile les catéchismes des faux prophètes du mondialisme économique et de l’internationalisme socialiste, entre 1954 et 1962, des Algériens se regroupaient en « Harka » – Le Mouvement – pour ranimer les vraies valeurs de peuples en recherche d’amitié et d’union.
Il s’agissait alors d’une prise de conscience de Droits de l’Homme – et de la Femme ! – prise de conscience armée, volontaire, en direction de la civilisation et de l’émancipation. On sait la tragédie dans laquelle périt cette tentative vers la liberté d’expression.

Pardon, oui, d’avoir montré au monde, le 4 Juin 1958, des centaines de femmes musulmanes mettre le feu à leur voile en reniant publiquement la flétrissure de leur rétrogradation. Pardon d’avoir fait, alors, de la Place du Gouvernement Général le lieu de l’Histoire humaine qui associait Poitiers, Kosovo, Vienne, Lépante, Belgrade, Madrid et Constantinople.
On sait ce qu’il advint de tous ces malheureux trahis, abandonnés et collectivement livrés au couteau de leurs bourreaux par des traîtres qui, cette fois-ci, ne pouvaient invoquer le Lüger de la Gestapo sur la tempe, pour réaliser une pareille infamie.

Pardon enfin d’avoir accueilli – et par millions – les naufragés de l’indépendance africaine sub-saharienne et du Nord et pardon d’enseigner à ces millions de naufragés, d’un bout à l’autre de leur scolarité française, l’insondable criminalité colonisatrice de ce pays d’accueil qui n’en peut mais, pourtant, dans ses efforts contre l’islamisation à tout crin qu’il est de mode de lui rendre obligatoire.

Pardon en nota-bene d’offrir au monde le spectacle d’une résistance identitaire de la part d’un peuple qui n’avait jamais, depuis Jules César et les Francs, connu un pareil séisme ethnique et religieux et qui trouve le moyen de s’indigner de ce qu’en l’espace de 50 ans la France est passée des Harkis donnant leur vie pour la France à Mohamed Merah donnant la sienne contre la France qui l’a vu naître et grandir à son école.

Oui, pardon de tout, pardon pour tout. Pardon d’avoir existé et de vivre encore. Pardon de vouloir survivre. »

 

 

 

28 juillet 2012 Posted by | Histoire, Pépiements, Valeurs | Laisser un commentaire

Les documents de l’islam : un vade-mecum de lucidité

Les religions et les dieux sont des inventions humaines, sans exception aucune. L’islam (que nous appelons dorénavant islamisme, comme doctrine, et nous le justifions) n’échappe pas à cette règle d’airain et quiconque la conteste et se prétend scientifique est un faussaire.

Pour résumer, et pour illustrer un peu le propos, voici quelques axiomes infrangibles :

  1. l’islamisme est un agrégat de rituels, de sanctuaires et de divinités arabes, associés à une tradition juive hétérodoxe, et à des tendances chrétiennes sectaires (nazaréens, araméens, …), le tout recomposé de façon à sembler un ensemble cohérent. D’autres influences ont été très négligées, comme celle du manichéisme.
  2. l’islamisme est une doctrine qui s’est élaborée pendant plusieurs décennies voire siècles, au gré des expansions impériales, des schismes, des influences.
  3. l’islamisme a peu à peu, au cours de sa construction, constitué son propre passé, selon les impératifs qui lui sont contemporains.
  4. le personnage de Muhammad est très largement synthétique, et idéalisé, jusqu’à ne plus sembler un être humain véritable. Il y a sans doute eu un véritable individu à la base, un réformateur arabe, très judaïsé, et redoutable chef de guerre, mais nous ne saurons presque rien de lui (très peu de textes authentiques d’époque). Ensuite, pour concurrencer des Abraham, Moïse, Mani et Jésus, on a fabriqué un Muhammad.
  5. Le Coran est un recueil de documents datant d’un siècle avant et d’un siècle après l’Hégire, témoin de l’état religieux et culturel du Proche-Orient de cette époque. Le tout a été hâtivement mis en forme, de manière à donner aux conquérants arabes de quoi en remontrer les juifs et aux chrétiens, qui possédaient leurs livres…

A partir de là, il est loisible de se mettre à réfléchir, et de présenter toutes les thèses possibles : proposées puis rejetées, puis transformées, elles forment justement la démarche scientifique, qui doit se développer hors de toutes les contraintes. Or, quiconque connaît le monde universitaire et érudit sait que les recherches sur les origines de l’islamisme sont très découragées et marginalisées, voire dorénavant ostracisées par une « fatwa » implicite décrédibilisant les « kouffars » qui n’auraient pas le droit d’étudier de telles matières!

Le site islam-documents a pour but de provoquer une réaction, en amassant l’essentiel de la documentation, pour que chacun s’en empare, et que la recherche se libère des contraintes.

Ensuite, nous tenons à présenter, pour ce qui est de la méthode, comment une religion qui se construit élabore sa propre Histoire en même temps que sa conception de l’Homme, du monde et des autres. Elle le fait en publiant une multitude de documents, et nous tenons à en présenter le plus possible, afin de perturber celles et ceux qui veulent imposer leur propre vision de la doctrine islamique, en sélectionnant selon leurs vues la documentation.  Nous misons sur la publication la plus large, et la plus copieuse, soit des dizaines de milliers de textes. Ensuite, nous avons tenu à critiquer de plus en plus la documentation, c’est-à-dire à jauger sa valeur historique : autant dire maintenant, et à la suite de très grands spécialistes, depuis le XIXème siècle, qu’elle est très faible.
Ainsi, par la masse de la documentation, par la critique, par l’ironie parfois, nous voulons que la recherche historique sur les origines de l’islamisme ne soit pas confisquée par quelques esprits cléricaux et tartuffes.

Les nouveautés de cette version concernent d’abord un effort dans la recherche de la documentation. Celle qui est primaire a été étoffée : quelques autres collections de la Sunna (les recueils de Tirmidhi, Hanbal, Maja…) et divers chroniqueurs, musulmans ou non. L’ajoût capital concerne la littérature secondaire, que nous avons voulu intégrer, par extraits : de grands classiques (Gaudefroy-Demonbynes, Rodinson) , et des rénovateurs (Prémare, Donner, Wansbrough). Nous avons poussé le vice jusqu’à ajouter, afin que chacun se fasse son idée, les œuvres de Tariq Ramadan ou de H. Boubakeur.

L’effort a porté ensuite sur la critique : autant que possible, à mesure que notre compréhension du sujet s’améliore (de manière relative toujours), nous sommes davantage en mesure d’estimer la valeur des témoignages, et peu à peu, de proposer des analyses, des synthèses, et de plus en plus, des hypothèses. C’est ainsi que devrait avancer la science. Peu à peu, nous commençons, non pas à savoir le vrai, mais au moins à deviner ce qui est faux.
En conséquence, le plan s’est étoffé, enrichi de multiples sous-parties.

Il nous reste à rénover les parties juridiques, et théologiques.
Comme auparavant, nos efforts ont porté sur le contexte arabe, mal connu, et dans la version V, sur la question de la violence religieuse.

Notre prochain effort portera sur une présentation de plus en plus précise du corpus coranique, de chacun de ses éléments, ce qui aboutera à terme à un redécoupage intégral du recueil, afin de briser son organisation primitive, totalement injustifiable. Cette tâche nécessite des connaissances supplémentaires, et donc plus de temps, et nous pensons y arriver dans quelques années, ce qui fera, à terme, d’islam-documents.org la tentative la plus importante jamais proposée sur le web d’analyse des origines et de la doctrine d’une religion.

L’entreprise n’en est qu’à ses débuts, et elle n’est pas exempte de défauts et de lacunes. Elle est une tentative d’utiliser les ressources d’internet, soit de publication illimitée, dans le domaine de la critique des systèmes religieux, ou plutôt de la réaction contre la prétention de ceux-ci à présenter leur propre vision d’eux-mêmes, et d’interdire autant que possible le regard et l’investigation selon les méthodes ordinaires de l’historien et du scientifique.

Si les tenants de l’islamisme n’avaient pas montré autant de réticences à accepter ce que l’on appelle le « stade critique » (qui n’a rien à voir avec la critique morale et politique), nous n’aurions jamais décidé de nous lancer dans cette aventure aussi passionnante que dévorante. L’affaire des caricatures de 2005 avait montré que les autorités musulmanes n’avaient pas encore atteint ce stade, et que sans doute elles ne l’accepteraient jamais d’elles-mêmes. Il faudra donc que peu à peu, depuis l’intérieur du monde musulman, des consciences jeunes et éclairées commencent à s’interroger et se remettre en question, et en finissent par rejeter l’épaisse gangue de la hiérarchie religieuse qui profite de leur ignorance. Une bonne partie de l’audience d’islam-document.org est justement constituée de populations installées dans des pays musulmans, francophones ou dans lesquels le français reste une langue de communication. Nous en sommes très heureux, et recevons régulièrement des remerciements de ces endroits, qui nous encouragent à progresser.

Nous vous souhaitons bonne lecture. Il subsiste nombre d’imperfections dans cette version, et nous vous prions, soit de les ignorer, soit de nous les signaler. Le travail ne peut s’améliorer que par vos critiques et suggestions.

Abd al Uzza

12 août 2011 Posted by | Histoire | | Laisser un commentaire

Islam à la conquête de l’Europe

Source : René Marchand, La Nouvelle Revue d’Histoire ( N° 44, septembre 2009 )

La stratégie de conquête de l’Islam pour conquérir l’Europe

Murés dans leurs préjugés sur la mixité, les dirigeants européens ont favorisé l’immigration et n’ont pas vu enfler en celle-ci l’islamisation conquérante. État des lieux.

Mahomet est arrivé à Médine le 24 septembre 622. Il y a été précédé par quelque cent Mekkois, entrés par petits groupes : la communauté des premiers musulmans, qu’il a rassemblée autour de lui en dix ans de prédication. C’est un marginal d’une cinquantaine d’années, ruiné, exclu de son clan (une mort civile infamante). Mais c’est aussi un prophète charismatique. A-t-il, comme le prétend la tradition musulmane, été appelé à Médine, le plus grand centre agricole d’Arabie, peuplé de deux tribus arabes (venues du Yémen au siècle précédent) et de trois tribus juives et où les affrontements interethniques sont meurtriers, pour   y exercer un rôle d’arbitre suprême, de “premier magistrat” ?

La tradition se contredit quand elle révèle que lui-même et ses compagnons étaient dans une situation si précaire qu’ils n’avaient d’autre recours que d’organiser des razzias pour subsister. L’attaque de caravanes est ancienne dans la culture arabe. Elle est même souvent célébrée dans la poésie. Mais, sur les voies du Hedjaz, tronçon incontournable de la grand-route Méditerranée-Orient “sécurisé” depuis des décennies par les Mekkois, elle est alors strictement interdite. Elle s’apparente à de la piraterie.

En août 623, Mahomet prend en personne la tête d’une expédition, celle-ci échoue, comme les six autres qu’il lance dans les mois suivants.

À Nakhla, petite oasis du Hedjaz, en janvier 624, une dizaine de musulmans, commandés par un compagnon du Prophète, tendent une embuscade à une petite caravane conduite par quatre Mekkois. L’un de ceux-ci est tué. Combat dérisoire, mais immense scandale ! L’attaque eu lieu en plein territoire mekkois, pendant un mois de trêve observé par les tribus arabes à l’époque du pèlerinage à La Mekke(antérieur à l’islam). Les Médinois, qui risquent une guerre avec leurs puissants voisins s’ils se solidarisent avec le groupe des musulmans, ne vont-ils pas expulser les immigrés ? Pendant un mois Mahomet se tait… jusqu’à ce que la Révélation justifie toute l’opération (Coran: 2. 214.).

Le coran devient alors ce fourre-tout où se mêlent questions religieuses, imprécations contre les infidèles et appels à la guerre sainte.

Le chef de la petite communauté musulmane a pris acte que, dans l’oasis pluri ethnique déchirée sur elle-même, aucun parti n’est en mesure de s’opposer à son groupe. Un mois plus tard, après avoir levé une bande où les immigrés sont renforcés par deux cent Médinois, il attaque une grosse caravane mekkoise, qui circule sans escorte armée. Il ramasse un butin énorme. Désormais, jusqu’à sa mort, en 632, il multipliera l’action violente et les batailles rangées.

La tradition rapporte les faits comme autant de titres de gloire dans les campagnes (maghâzî) de l’Envoyé d’Allâh.

C’est pendant ces années que le Coran, qui traitait jusque-là de questions que nous définirions, nous, Occidentaux, de proprement religieuses, devient ce “fourre-tout” où les imprécations contre les infidèles ou les mauvais musulmans et les exhortations à la guerre se mêlent à des règles civiques, à des prescriptions touchant la vie privée… C’est alors que l’islam prend sa forme définitive : un ensemble insécable englobant religion, politique, droit public et droit privé, morale – selon nos termes – sous le signe du divin.

Mahomet

Par la suite, pour gérer leurs vastes conquêtes, les khalifes (successeurs) vont devoir compléter le corpus initial. Ils prendront comme règle un principe arabe, la sunna, qui fonde le droit sur le précédent. Les faits et dits du “beau modèle” (Coran : 23. 21 ; et passim) et de ses premiers Compagnons (Coran : 48.18.) seront notés dans des recueils (les hadith). Après des manipulations diverses par des factions rivales et “épuration” par les pouvoirs en place, les hadith constitueront, avec le Coran, parole de Dieu, éternelle comme Lui, les matériaux de base de la Loi (charia: sharî’a).

Un islam sans volonté d’expansion est aussi inimaginable qu’un islam sans contenu juridique ou sans contrainte sur la vie privée.

L’islam ne cessera d’affiner sa législation, toujours dans l’obsession d’un fondamentalisme, non d’inspiration, mais de stricte imitation, qui interdit l’innovation (bid’a). La charia finira par recouvrir tous les aspects de la vie humaine, enfermant le musulman dans une sorte de “totalitarisme” sans équivalent dans l’histoire. Il est à noter que, jus­qu’au choc avec l’Occident au 19e siècle, toutes les insurrections, tous les renversements de pouvoir, se donneront pour objectif le retour à l’islam des origines.

L’expansion par la violence est un devoir et, comme tel, prescrit par le divin et, donc, non discutable.

Le butin, qu’il s’agisse de biens matériels ou d’êtres humains, est une récompense d’Allah. Le monde est divisé entre la maison de l’islam et la Maison de la guerre. Avec les  infidèles, la ruse est licite et même recommandée aucune paix n’est autorisée, sinon des trêves d’opportunité et de durée limitée…

Un islam sans volonté d’expansion par la guerre est tout aussi inimaginable qu’un islam sans contenu politique ou juridique ou encore sans contrainte sur la vie privée.

Au cours des cinquante dernières années, comment les Européens ont-ils pu laisser un système, qui se donne pour objectif sacré leur asservissement, puis l’anéantissement de leur civilisation, prendre pied sur leur territoire ?

Actuellement, l’Union européenne compterait vingt millions de musulmans installés à demeure. Le prénom le plus déposé au bureau des naissances de l’état-civil, à Marseille comme à Bruxelles, est Mohamed. Dans dix ans, la “capitale de l’Europe” aura une population majoritairement musulmane. Et la diaspora ne cesse de croître, tant par sa fécondité interne que par l’arrivée de nouveaux immigrés. Par ailleurs, les conversions d’Européens de souche à l’islam ne sont plus un phénomène quantitativement négligeable.

Il faut faire la part belle, sans aucun doute, aux menées d’un certain patronat ravi de pouvoir recruter une main-d’œuvre bon marché et mal protégée, ou de politiciens de gauche visant à constituer à leur avantage un parti charnière, d’appoint. Il ne faut pas non plus négliger l’air du temps, imprégné de l’idée que l’internationalisme, le métissage, le pluriculturel… régleront une fois pour toutes les difficultés de l’existence humaine.

La violence et l'islam (2)

Mais, surtout, on doit tenir compte de l’ignorance des Européens, qui ont défini l’islam par un de leurs concepts : une religion, parmi d’autres.

Dans l’interprétation actuelle, une religion, cela signifie quelque chose relevant uniquement de la sphère privée de chaque individu. Donc, par là même, quelque chose à propos de quoi il serait inconvenant et antidémocratique de légiférer. Au demeurant aussi quelque chose appelé à s’effacer devant le Progrès si l’on en croit Auguste Comte et Karl Marx. Pour qui veut analyser un fait de civilisation, les Européens ont commis la faute, gravissime, d’ethnocentrisme.

Emmurés dans leurs idées fausses, ils n’ont pas vu naître et enfler la réislamisation en cours à la fois dans les pays musulmans et au sein de la diaspora. Ils n’ont pas mesuré l’ampleur du phénomène ni saisi sa nature.

Ils n’ont pas compris que les peuples musulmans étaient en train de récupérer leur identité, affaiblie et malmenée par la parenthèse colonisation-décolonisation. Ils n’ont pas compris non plus qu’il s’agit là de l’expression contemporaine de la dynamique fondamentaliste involutive, qui est un des traits génétiques de l’islam.

Un aveuglement de confort du même ordre amène les Européens à nier l’existence d’une intention de conquête de leur continent. Ils ne redoutent le danger islamique que sous la forme des attentats désordonnés de la nébuleuse terroriste.

Femmes afghanes, la journée de la femme

Pour avoir eu connaissance de ce plan de la bouche d’un « islamiste » en 1994 et en avoir suivi la réalisation quasiment au jour le jour depuis quinze ans, je suis en mesure d’affirmer son efficacité. Mon interlocuteur m’avait révélé une stratégie de conquête subversive, “en peau de panthère”, portant sur les lois, les coutumes et modes de vie, puis sur les territoires eux-mêmes : « Un jour, nous exigerons l’équivalent des “places de sûreté” qui furent accordées aux protestants au XVIème siècle », m’avait-il dit.

Dans un premier temps, deux objectifs étaient prioritaires :

-faire venir sur le continent le maximum d’originaires des pays musulmans et les réislamiser;
-banaliser l’islam en Europe.

Dans cette phase, la violence devait être évitée. Cependant, elle pouvait être décidée ponctuellement : pour faire pression sur un gouvernement, rappeler aux pouvoirs publics la puissance de la “communauté”… À un certain moment, les peuples indigènes se rebellant, elle deviendrait inéluctable. Mais, avait conclu mon informateur, « Si les indigènes européens se révoltent, les Américains et leur alliés sauront vous imposer une solution de compromis. »

Dans ce conflit, nous avons jusqu’à maintenant perdu tous les combats sans même savoir qu’ils nous étaient livrés. Ainsi, nous avons subi une véritable déroute dans la bataille des prénoms : tout enfant immigré reçoit désormais un prénom musulman, ce qui le rattache, à jamais, ainsi que ses descendants, à la communauté musulmane.

Nous sommes en train de perdre la bataille du ramadan, qui permet de détecter les mauvais croyants et de les punir en conséquence…

Cette action, qui ne pouvait pas ne pas être dès lors que l’islam constatait notre avilissement selon ses critères et notre faiblesse à son égard, est conduite par des mouvements nés dans les villes pour contrer la colonisation et l’occidentalisation. L’un des principaux est celui des Frères musulmans, apparu en Égypte dans les années 1920, avec le concours des services secrets britanniques, qui voulaient faire pièce aux nationalistes. Ces hommes sont des stratèges sachant jouer avec le long temps, des tacticiens rusés. Ils nous connaissent bien, alors que nous ne savons rien d’eux. Ils reçoivent des subsides des pétrodynasties, obligées de se dédouaner de leurs alliances commerciales et militaires avec l’Occident. Ils sont assurés par ailleurs du soutien des dirigeants américains, républicains et démocrates pour qui l’islamisation de l’Europe est un moyen radical d’empêcher la création d’une Europe puissante (le discours prononcé au Caire le 4 juin 2009 par Barack Hussein Obama est révélateur). Enfin, ils bénéficient de ces outils de propagande hors pair que sont les télévisions satellitaires. Confortés par leurs succès incessants et l’absence de réaction de l’adversaire, ils sont persuadés que l’Europe sera musulmane avant la fin de ce siècle et ont convaincu de leurs certitudes la grande majorité des musulmans dans le monde.

Face à cette offensive, quelle peut être la réaction des Européens ?

  • Tout d’abord, apprendre l’islam et l’arabe (sa langue matricielle) qui, non indo-européenne, véhicule des concepts qui ne sont pas les nôtres et dont la traduction peut être source d’erreurs catastrophiques.
  • Sortir de nos islams rêvés : l’islam auquel  nous avons à faire face n’est pas l’islam en repli et sous contrôle de l’Algérie française ou de la Turquie kémaliste, ni l’islam mystique de René Guénon ou de Massignon.
  • Renoncer à l’espoir d’une réforme de l’islam, qui n’est demandée par aucun musulman sinon, en Europe, par de petits malins – et qui est sans doute impossible.

Nous interroger aussi sur ce qui attire, exalte, meut les musulmans en guerre, particulièrement les new Born et les convertis agissant en Europe. Toute identité forte offre un cadre pour la réalisation de soi, un projet de développement personnel et de dépassement.
La réponse est difficile à comprendre pour nos dirigeants et nos intellectuels formatés sur l’idée de la primauté de l’économie. L’islam apporte avant tout une identité à des individus ou à des peuples bousculés ou humiliés dans leurs valeurs et manières d’être, étrangers à notre culture ou la récusant. Cette identité a prévalence sur toute autre : ethnique ou nationale… On en hérite ou on s’y rallie, mais on ne peut en sortir sous peine de mort (le péché-crime d’« apostasie »). Elle est exigeante, avec une hiérarchie claire des valeurs. Elle comporte de multiples devoirs, qui, immédiatement, structurent et mettent fin à la névrose des interrogations et des changements née de notre relativisme. C’est bien autre chose qu’un papier de naturalisation ou une carte de séjour.

Le retour à cette identité ancestrale, originelle, suscite la fierté d’appartenance, par la distinction nette avec les autres, tous les autres, mais aussi par la référence à des siècles de gloire, à des victoires sur l’ancien colonisateur (le croisé), cela dans un système linguistique sémitique où l’histoire de l’islam prend place dans un inaccompli, un en-cours, qui place les faits d’hier sur le même plan que l’actualité d’ici et maintenant.

Autrement dit, l’islam offre un cadre pour la réalisation de soi (”un besoin vital de l’individu”, selon le psychologue américain Abraham Maslow), un projet d’ontogenèse, et sous le signe valorisant du sacré, qui appelle au dépassement, jusqu’au sacrifice de la vie.

«L’islam représente, pour des centaines de millions d’hommes, et pour longtemps, ce qui précisément nous quitte, un ordre spirituel et moral» .

Ajoutons que l’islam apporte aussi dans nos banlieues la justification d’une “virilité” affirmée, de l’esprit de bande, de la transgression et de la violence en territoire de conquête… plus les flots d’argent venus du Proche-Orient.
Face à ces facteurs de réislamisation, que peuvent les luttes contre la discrimination, les ”plans-banlieue”, les tentatives de constitution d’un islam à la française, compatible (comment?) avec les lois de la République ? Rien. Strictement rien.

Seule la prise de conscience nette de la stratégie de conquête et la mise en œuvre d’une stratégie de contre-offensive peuvent arrêter la déferlante. Les Européens ont à sortir du piège “islam-religion”, véritable cheval de Troie des conquérants. Il leur appartient de définir un statut juridique de l’islam en Europe qui prenne en compte toutes les composantes de cette entité complexe.

À l’intérieur de leur territoire, qu’ils appliquent leur justice – la justice, une notion forte en islam – et ne cèdent rien, non seulement sur leurs valeurs, mais aussi sur leurs manières d’être (deux volets indissociables au regard de l’islam), sous peine de passer pour des hommes sans honneur, donc vaincus d’avance.
Pour l’extérieur, “justice” se dit “réciprocité” : encore une notion qui sera facilement comprise par les musulmans.
À ces conditions, nous pourrions arriver très vite à une coexistence entre islam et Europe sur la base de la considération, du respect mutuel (« respect » : un mot à connotation sacrée en islam).

Comme le prévoyait mon interlocuteur “islamiste”, il est probable que l’Europe se réveillera. Un jour, les peuples refuseront de se laisser asservir, de laisser tuer leur civilisation. Ils relèveront le “défi” (au sens fort que donnait à ce mot Arnold Toynbee). Alors, la confrontation sera plus ou moins ample et longue.

Tirons sans attendre les leçons de l’histoire de nos défaites. Pensons au sort des Byzantins et des Perses, qui sous-estimèrent la capacité de conquête de ces Arabes qu’ils croyaient connaître et qu’ils méprisaient.

10 janvier 2011 Posted by | Histoire | | Laisser un commentaire

Les origines de l’islam

 

 

Helios d’Alexandrie

Extrait des chroniques de Helios d’Alexandrie


Les origines de l’islam : loin des falsifications historiques (partie 1)

Que diriez-vous si l’histoire de la révolution française et des guerres napoléoniennes n’était connue que par ouï-dire deux siècles après le déroulement des évènements et en l’absence de documents écrits et de preuves matérielles ? Comment jugeriez-vous une telle histoire si elle reposait exclusivement sur les récits contradictoires des descendants des témoins oculaires deux siècles après les faits ? Quelle serait votre réaction si on vous disait que l’histoire en question est érigée en vérité absolue, que plus d’un milliard d’êtres humains y croient dur comme fer et que le moindre doute émis sur sa véracité devient un crime passible de la peine de mort ? Vous diriez probablement que les gens qui ont rédigé cette histoire induisent intentionnellement le public en erreur ou que l’autorité qui les emploie cherche, pour des raisons politiques, à transformer le mythe en réalité.

Il en est ainsi de l’islam. Tout ce qui est dit officiellement à propos de ses débuts et de ses textes sacrés repose sur des bases semblables. Voilà pourquoi il y a lieu, non seulement de mettre en doute l’histoire officielle de l’islam des origines et l’authenticité des textes sacrés, mais, prenant appui sur les divers éléments objectifs, d’essayer de tracer de lui un portrait approximatif.

Ce que disent les spécialistes

En 1995 à l’Université de Cambridge en Angleterre, Jay Smith, un islamologue de renom, dans un débat rendu fameux dans les cercles académiques a déclaré ceci :

«La plupart des Occidentaux ont pris pour de l’argent comptant les allégations des docteurs musulmans, ils ne les ont jamais remises en question dans la mesure où elles tiraient leur origine du coran. Ils ont fait preuve de réticence à examiner avec un œil critique le coran et les propos du prophète par crainte des réactions violentes, par conséquent ils se sont contentés de penser que les musulmans possédaient quelques preuves tangibles pour soutenir leurs croyances.»

Plus loin dans son exposé, il a cité les travaux de chercheurs bien connus comme John Wansbrough (université de Londres), Joseph Schacht, Andrew Rippin (Canada), Michael Cook et Patricia Crone (Oxford et Cambridge), Yehuda Nevo (université de Jérusalem) et Humphreys :

«L’immense majorité des chercheurs indépendants qui ont étudié le coran et les hadiths ont conclu que les écritures islamiques n’ont pas été révélées, mais qu’elles sont le résultat d’une compilation de textes tardifs et d’éditions réalisées par des groupes de personnes au cours de quelques centaines d’années. Le coran que nous lisons aujourd’hui, loin d’être identique à celui du milieu du septième siècle, est plutôt un produit du huitième et du neuvième siècle. Il n’a pas été conçu à la Mecque ou à Médine mais à Baghdad. C’est à cet endroit et en ce temps là que l’islam a acquis sa propre identité et qu’il est devenu une religion. Par conséquent la genèse de l’islam n’a pas eu lieu durant la vie de Mahomet mais a été le résultat d’une élaboration graduelle durant une période de 300 ans.»

Absence de documents historiques

Il n’existe aucun document historique attestant l’existence de l’islam en tant que religion avant le neuvième siècle, soit deux cents ans après Mahomet (mort en 632). Il y a bien eu une biographie de Mahomet rédigée par Ibn Ishaq vers 750, c’est-à-dire 118 ans après la mort du prophète, mais le texte original est perdu et il n’est que partiellement restitué dans des versions revues et modifiées par des historiens ultérieurs comme Ibn Hisham (mort en 834) et surtout Al Tabari (mort en 923). Ce dernier a reconnu avoir censuré le texte d’Ibn Ishaq parce qu’il donnait une image défavorable de Mahomet, or les éléments non-censurés retenus par Al Tabari sont loin de brosser un portrait sympathique du prophète (brigandage, rapines, assassinats, génocides, pédophilie etc.) et il est difficile d’imaginer comment le vrai Mahomet pouvait être pire que celui qui nous est présenté dans l’histoire officielle de l’islam.

Mais écoutons ce que Jay Smith a dit à propos du coran et des hadiths :

«… afin de réaliser l’examen critique des textes sacrés de l’islam nous devons amorcer un retour aux origines, c’est-à-dire aux sources premières, dans le but d’obtenir des indices probants quant à leur authenticité. Cette tâche à priori devrait être facile vu qu’il s’agit d’écrits relativement récents supposément apparus sur la scène il y a 1400 ans. Mais les sources les plus précoces  se situent entre 150 et 300 ans après les évènements, pour cette raison elles doivent être considérées comme des sources secondaires. La première question qui nous vient à l’esprit est celle-ci : pourquoi ces traditions (orales) ont-elles été mises par écrit à une époque si tardive ?

Aucun document ne peut être retracé durant les 150 années qui séparent les premières conquêtes islamiques et les publications de la biographie de Mahomet et des hadiths par Ishaq, Tabari et Bukhary. Comme historiens, nous étions en droit de nous attendre à découvrir à tous le moins quelques fragments de texte comme preuve du développement de l’islam, mais nous n’avons rien trouvé et cela signifie que la totalité des conquêtes islamiques de l’Espagne jusqu’à l’Inde a eu lieu avant que le premier verset des textes sacrés islamiques n’ait été mis par écrit. »

Selon Schimmel, Gilchrist, Ling et Safadi, il n’existe absolument aucune trace matérielle du coran original, aucun fragment n’a survécu des quatre exemplaires supposément transcrits sur l’ordre d’Osman, le troisième calife, vingt ans après la mort de Mahomet en 632, pour servir de référence à la Mecque, à Médine, à Bassora et à Damas. À la fin du septième siècle, les conquêtes islamiques s’étendaient du Maghreb à l’ouest jusqu’à l’Inde à l’est, le coran était supposément l’élément central qui alimentait la foi des conquérants, pourtant aucun fragment du coran datant de cette époque n’a été découvert dans tout cet espace géographique. Le contraste avec le christianisme est frappant si l’on considère que pas moins de vingt-cinq mille manuscrits du nouveau testament ont été découverts ou conservés dès le premier siècle, soit à peine quelques dizaines d’années après le début de la mission évangélique.

Les hadiths : Allah et Mahomet n’y sont pour rien

Joseph Schacht a étudié les documents juridiques et les compte-rendus des procès du début du neuvième siècle, soit 170 ans après la mort de Mahomet. À cette époque, les Hadiths n’étaient pas utilisés comme référence dans les jugements, bien qu’ils constituent la base sur laquelle repose la loi islamique (la charia). Schacht par conséquent date la création des Hadiths à partir du moment où ils ont été utilisés dans les jugements des tribunaux, soit plus de 200 ans après la mort de Mahomet. Il a fait également une autre découverte : les Hadiths dont l’authenticité reçoit les meilleurs appuis sont paradoxalement ceux qui sont les plus suspects. En effet, les appuis authentifiant les premiers hadiths étaient approximatifs et peu détaillés malgré qu’ils fussent moins éloignés de Mahomet dans le temps, par contre les hadiths tardifs, ceux qui sont apparus comme par magie à la fin du neuvième siècle ou au dixième, bénéficient de témoignages d’authenticité très élaborés.

La première publication des hadiths coïncide avec l’apparition de la charia, la loi islamique. Il existe dans l’islam quatre écoles juridiques, elles ont vu le jour au neuvième et au dixième siècle. La première a été l’école shaféite dont le fondateur est le juriste islamique Al Shafei mort en 820, elle se base exclusivement sur les hadiths et non sur la jurisprudence acquise au cours des deux siècles précédents. Pour introduire une nouvelle provision de loi il suffisait alors de la justifier en prenant pour référence une parole que le prophète Mahomet avait supposément prononcée, un grand nombre de hadiths ont ainsi été créés en appui à la charia. Selon Schacht : « un nombre élevé de traditions légales invoquant l’autorité de Mahomet a vu le jour du vivant d’Al Shafei et dans les décennies suivantes. Par conséquent elles reflètent les doctrines abbassides d’Irak et non celles plus anciennes d’Arabie (du temps du prophète et de ses successeurs) ou de Syrie (du temps des omeyades). L’agenda légal et politique des califes qu’impose chacune des quatre écoles juridiques de l’islam démontre que les hadiths ont été fabriqués en Irak au neuvième et au dixième siècle, Allah et Mahomet n’y sont pour rien.

Une gigantesque supercherie

Une seule conclusion s’offre à l’historien objectif, l’absence de fragments du coran et des hadiths datant des premiers siècles de l’islam et la coïncidence entre la publication des hadiths et la promulgation des lois islamiques qui en dépendent, sont une indication que ces textes sacrés n’existaient pas et qu’ils ont été créés de toutes pièces à une date tardive, soit au cours du neuvième et du dixième siècle sous le califat abbasside. Autrement dit, toute «l’histoire sainte » islamique, soit la sunna du prophète, n’est qu’une gigantesque supercherie.

L’étude objective des textes porte un coup mortel à la thèse des islamistes, les hadiths et la charia qui en découle sont le produit d’une époque précise, l’ère abbasside, ils ne possèdent par conséquent aucun caractère sacré, l’imposition de la charia aux masses musulmanes relève de l’obscurantisme et de la tyrannie.

 

Le coran

La prochaine chronique traitera du coran. Les musulmans affirment qu’il a été dicté par l’ange Gabriel à Mahomet et que le texte coranique n’a jamais été altéré, le livre saint que les musulmans lisent ou récitent aujourd’hui serait une copie en tous points conforme à celui qui a été révélé. Cette affirmation est fausse, le texte du coran comme nous le verrons témoigne d’une longue élaboration, ses sources sont légion. Les rares témoignages archéologiques et les fragments les plus anciens du texte coranique confirment que son contenu a été modifié au cours des trois premiers siècles de l’islam.

Les origines de l’islam : loin des falsifications historiques (partie 2)

L’histoire des débuts de l’islam présente des difficultés en apparence insurmontables, elles découlent en grande partie de ce qu’il convient d’appeler l’histoire officielle des origines de l’islam telle qu’elle a été définitivement établie au neuvième et au dixième siècles par les califes abbassides. Ces derniers, bien assis sur l’immense empire que leur ont légué les omeyades, se sont montrés particulièrement soucieux d’en assurer la stabilité interne.

Les millions de sujets assujettis à leur pouvoir n’étaient pas tous musulmans, ils étaient même majoritairement chrétiens zoroastriens et juifs. Contrairement à l’islam, leurs religions, anciennes et  intimement liées aux grandes civilisations du monde antique, bénéficiaient d’un avantage intellectuel majeur. Bien qu’ils fussent soumis et humiliés par les conquérants arabes, les vaincus ne se privaient pas de polémiquer avec les vainqueurs, leur démontrant le caractère primitif et l’indigence intellectuelle de l’islam.

L’échec des moutazilites

Les vaincus sans le savoir ont bien failli conquérir leurs conquérants, le mouvement des moutazilites est venu à un cheveu de changer le cours de l’histoire. Professant un coran créé et nullement éternel ou immuable comme Allah, ces arabes, plutôt sceptiques et curieux, se sont laissés imprégner par la philosophie classique, celle de Platon et d’Aristote et ont placé la raison et le libre arbitre au même rang que la foi. Le mouvement des moutazilites n’aurait pas vu le jour n’eût été la pauvreté de l’islam sur le plan doctrinal et l’emprise intellectuelle exercée par les chrétiens. Pour les tenants du pouvoir, il était évident que l’islam en tant que croyance courait à sa perte s’il persistait à déclarer forfait dans l’arène des idées.

De la même façon que le néant sur le plan juridique a été comblé par le corpus de lois islamiques, le vide sur le plan doctrinal se devait d’être rempli, la stabilité de l’empire l’exigeait. Les moutazilites avaient quelques raisons de croire à un coran créé, donc contingent et soumis comme les humains au besoin de s’adapter. Contemporains de son élaboration, témoins de ses innombrables versions ou écritures et tout à fait conscients de ses déficiences, ils ne pouvaient soutenir en toute honnêteté une  longue argumentation avec leurs interlocuteurs juifs et chrétiens.

Ils prirent donc acte de la faiblesse de leurs textes sacrés et, faisant preuve de courage intellectuel, ils décidèrent de dépasser la lettre du coran et de permettre à la raison humaine de compléter la parole divine. Mais le mouvement des moutazilites, bien que d’avant-garde, restait par l’action violente intimement lié à l’islam; au pouvoir durant un bon moment sous des califes acquis à sa cause, il entreprit une répression violente des tenants de l’islam traditionnel. Il a donc suffi qu’un nouveau calife hostile au mouvement prenne le pouvoir pour que les moutazilites se retrouvent à leur tour victimes de persécution religieuse violente. Leurs idées ne leur ont malheureusement pas survécus.

La critique des chrétiens

Les polémiques ont débuté au huitième siècle, soit cent ans après Mahomet. Jusque là les nombreux manuscrits chrétiens traitant de la religion des nouveaux conquérants ne faisaient référence à aucun texte sacré. L’islam à ses débuts n’avait aucune assise scripturaire, le contenu de la foi n’était pas défini, il comprenait essentiellement des éléments empruntés au judaïsme auxquels se mêlaient des traditions arabes païennes.

Abd el Masih al Kindi, (à ne pas confondre avec le philosophe mutazilite Abou Youssuf al Kindi) est un arabe du royaume de Kinda, il est le mieux connu des polémistes chrétiens; vers 820 sa critique a porté sur la façon dont le texte du coran a été fixé et sur son contenu. Elle se résume ainsi : après la mort de Mahomet, les querelles entre Abu Bakr et Ali ont amené ce dernier à défendre son droit à la succession, pour asseoir sa légitimité, il entreprit d’assembler les nombreux fragments de la révélation en un seul codex. Cependant d’autres compagnons de Mahomet avaient, chacun de son côté, assemblé sa propre version du coran.

Pour faire échec à la concurrence, Ali s’adressa à Osman, son prédécesseur au califat, avec l’espoir que le calife ferait disparaître les versions des autres compagnons. Osman alla plus loin, il demanda qu’une version définitive du coran soit produite en quatre exemplaires et brûla tous les versions originales incluant celle d’Ali. À la fin du septième siècle, sous le règne du calife omeyade Abd-el-Malik, le gouverneur de l’Irak, Hajjaj ibn Yousuf, homme puissant et sanguinaire, voulant mettre fin aux querelles doctrinales entre musulmans, choisit de retirer toutes les copies du coran et les brûla, non sans avoir au préalable changé à son gré de nombreux passages, produisant ainsi une nouvelle version dont il fit six copies. Comment dans ces conditions faire la différence entre le contenu original et les ajouts subséquents, et comment retracer le contenu original qui a été détruit ?

Mais la critique d’al Kindi ne s’arrêta pas là. Le contenu du coran ne fut pas épargné, écoutons les propos qu’il a tenus au calife Al Maamoun, un mutazilite :

« Tout ce que j’ai dit (au sujet du coran) est conforme aux faits et à l’évidence tels qu’ils sont admis par vous. Pour preuve nous nous référons au texte du coran lequel porte à confusion par absence d’ordre et de logique. Les différents  passages se contredisent et bien souvent n’ont aucun sens. Comment, sans trahir son ignorance, peut-on présenter un tel écrit comme un message à l’appui d’une mission prophétique et le placer à égalité avec les miracles de Moïse et de Jésus ? Assurément aucune personne ayant un grain de bon sens ne pourrait penser une telle chose, encore moins nous-mêmes qui, versés en histoire et en philosophie, ne pouvons nous laisser émouvoir par un raisonnement aussi trompeur. »

Presque douze siècles plus tard, la critique d’al Kindi n’a pas pris une ride.

L’histoire du coran

Al Kindi ne croyait pas si bien dire, le coran dont le texte définitif n’a été fixé que bien après sa mort était alors illisible. Dans les faits, il pouvait être lus de quatorze manières différentes et pour cause, l’arabe s’écrivait alors sans voyelles et certaines consonnes n’étaient pas définies. En effet, il est pratiquement impossible de distinguer des lettres telles que le R et le Z, le T le B le TH et le N, le S le SH, les formes gutturales du T et du Z, du S et du D, du H du G et du KH. Les voyelles dites courtes modifiant profondément le sens étaient également absentes.

On peut imaginer le défi que représentait la lecture du coran et des disputes que les différentes lectures pouvaient engendrer même sans altération du texte. Dans les faits, différentes versions du coran  sont utilisées par les musulmans jusqu’à nos jours. Il n’y a donc pas eu de véritable fixation du texte coranique et il s’est avéré impossible d’établir définitivement le texte sans engendrer des disputes sans fin. Il n’existe par ailleurs aucun critère permettant de donner la préférence à une lecture par rapport aux autres. Face au dilemme, les savants musulmans se sont donnés une échappatoire commode, ils ont fait dire à Mahomet que toutes les lectures étaient valables, même celles qui conduisent à des divergences et à des contresens.

Les corans les plus anciens datent du dixième siècle, ils sont à quelques variantes près semblables au texte actuel. Dans les années 70, lors de réparations dans les combles d’une ancienne mosquée de Sanaa au Yémen, les ouvriers découvrirent des manuscrits anciens du coran datant de la fin du septième siècle ou du début du huitième. Il a été possible pour des experts allemands de microfilmer ces manuscrits qui à bien des endroits ressemblent à des palimpsestes, le texte original ayant été effacé et remplacé par un autre. Les résultats de l’examen de ces textes est attendu mais d’ores et déjà les spécialistes disent avoir affaire à un coran très différent par le contenu et par l’ordre des chapitres et des versets.

Les spécialistes occidentaux du coran marchent sur des œufs, il faut dire qu’ils tiennent à la vie et qu’ils cherchent à préserver leurs relations avec les cercles académiques musulmans. Plusieurs d’entre eux voient leurs travaux soutenus financièrement par des fonds musulmans et cherchent par conséquent à maintenir leurs sources de financement. Dans le contexte actuel, toute hypothèse ou conclusion scientifique qui va à l’encontre du dogme établi provoque une levée de boucliers de la part des savants musulmans et des pressions d’ordre diplomatique de la part de certains gouvernements islamiques.

En l’an 2000, un savant allemand spécialiste des langues orientales anciennes a publié sous le pseudonyme de Christoph Luxenberg  le résultat de ses travaux sous forme d’un ouvrage intitulé : lecture syro-araméenne du coran : une contribution au décodage de la langue du coran. Les passages obscurs du coran, en particulier ceux où l’on trouve des mots d’origine étrangère, ont été comparés à des passages d’écrits chrétiens en langue syriaque. Des correspondances troublantes ont été identifiées qui ont permis à l’auteur de donner une interprétation radicalement différente de celles des docteurs musulmans du dixième siècle dont l’autorité est demeurée incontestée jusqu’à nos jours. Aux plagiats avérés de la bible, du talmud, des légendes perses et des évangiles apocryphes s’ajoutent des plagiats d’écrits liturgiques chrétiens, ce qui a fait dire à certains qu’Allah le créateur manquait de créativité !

La fabrication de l’islam

L’échec du mouvement moutazilite fut l’échec de la raison face au dogme, mais le dogme à cette époque n’était pas définitivement établi, l’empire islamique était alors un colosse dont les pieds doctrinaux étaient d’argile. Il a donc fallu renforcer les assises religieuses du pouvoir et « démontrer » à la majorité des sujets non-musulmans la supériorité de l’islam sur les autres religions. Cette « mission impossible » a été confiée aux savants religieux dont certains étaient des convertis de fraîche date ou des fils de convertis ; ils eurent la délicate tâche de fabriquer l’image de la nouvelle religion et lui donner un contenu.

Pour soutenir la comparaison avec le judaïsme et le christianisme, les savants musulmans se devaient de donner à l’islam des assises et des caractéristiques similaires, Mahomet, dont l’image était largement négative, a été élevé au rang de Moïse. La Hijra (l’émigration de Mahomet et de ses compagnons de la Mecque à Médine) est devenue l’équivalent de l’exode des hébreux, le mont Hira où Mahomet a été visité par l’ange Gabriel est devenu le pendant du mont Sinaï où Moïse a reçu les tables de la loi, le sanctuaire de la Mecque est devenu l’équivalent du temple de Jérusalem, le coran a été confirmé comme la parole incréée d’Allah à l’égal et encore plus que la Torah.

À l’égal de l’hébreu, la langue arabe s’est vu octroyer le statut de langue sacrée. De la même façon que les juifs furent le peuple choisi, les musulmans sont devenus le meilleur de l’humanité. Pour ce qui est des chrétiens qui croient en Jésus en tant que Verbe incarné, les savants musulmans ont opposé le coran, soit le verbe d’Allah, existant de tout temps, inaltérable et inaltéré depuis qu’il a été révélé. En guise de contre-attaque contre les polémistes des autres religions, les savants musulmans ont prétendu que juifs et chrétiens avaient intentionnellement corrompu la Torah et l’Évangile. Et afin d’assurer la suprématie de l’islam, les patriarches et les prophètes d’Abraham à Jésus ont été récupérés et qualifiés de musulmans. Quant à Mahomet, son statut d’homme parfait et de sceau des prophètes a autorisé les savants à l’associer à Allah dans la shahada, soit la profession de foi musulmane.

À défaut d’un concept original, l’islam s’est approprié des éléments tirés des autres religions pour les mettre au service de l’empire et ainsi assurer sa stabilité. Le dogme une fois établi, tous les sujets de l’empire devaient s’y soumettre sans discussion. Le temps des débats et des polémiques était révolu, les hérétiques et les contestataires devaient rentrer dans le rang ou se tenir tranquilles.

Les ressorts politiques de l’islam

Les savants musulmans du neuvième et du dixième siècle se sont fait l’instrument du pouvoir politique. Pour soutenir l’arbitraire et le despotisme, ils ont conçu une religion où l’arbitraire et le despotisme de la divinité sont sacralisés. Pour assurer la stabilité et la pérennité de l’empire, Allah et Mahomet ont été mis à contribution, en retour l’empire devait assurer la pérennité et la suprématie de la religion.

Ces savants musulmans savaient ce qu’ils faisaient, ce n’est pas la foi islamique qui les animait mais le besoin de consolider les bases juridiques et religieuses de l’empire. Ils étaient conscients de la fragilité de l’islam en tant que système de croyance, c’est pourquoi ils ont choisi d’écarter le libre arbitre et la conscience individuelle en tant qu’éléments constitutifs de la vraie foi, lui substituant la notion de soumission à l’arbitraire divin. En plagiant les anciennes religions, ils en ont délibérément éliminé l’esprit et déformé le message pour les délégitimer et justifier l’asservissement de leurs adeptes.

Mais les choix politiques de ces savants sont à l’origine du déclin de l’islam et de son ossification ultime. L’élimination du mouvement moutazilite a sonné le glas du progrès, douze siècles plus tard le monde musulman continue à en subir les conséquences.

Le puzzle historique

L’histoire officielle des origines de l’islam est une fabrication cohérente servant les intérêts de l’empire abbasside. Que s’est-il vraiment passé au temps de Mahomet et de ses successeurs et comment faire le tri entre le vrai, le vraisemblable et le faux dans ce qui est communément rapporté à leur sujet ? Quel rôle ont joué les arabes de la Mecque et de Médine dans la genèse de l’islam et son expansion ?  L’islam a-t-il joué un rôle déterminant dans les conquêtes ? Dans la troisième partie de cette chronique je tenterai de répondre à ces questions.

Les origines de l’islam : loin des falsifications historiques (part 3)

L’histoire officielle de l’islam des origines ressemble à une intrigue d’Agatha Christie où le crime, parfait en apparence, masque les éléments d’un puzzle qu’il suffit de rassembler pour mettre en lumière la vérité.

Le doute s’est glissé dans l’esprit des historiens modernes à partir du moment où ils se sont rendus compte que les récits des auteurs musulmans tardifs contenaient une foule de détails que les premiers auteurs ignoraient. Là ou Ibn Ishaq (mort en 768) ne fait que mentionner une des nombreuses razzias de Mahomet, Al Waqidi  (mort en 823) donnera, cinquante ans plus tard, la date exacte de la razzia, l’endroit où elle a eu lieu, les personnes impliquées, les raisons pour lesquelles Mahomet l’a ordonnée, le butin récolté et d’autres informations qu’Ibn Ishaq, pourtant moins éloigné des évènements, ignore totalement.

Il est difficile dans un tel cas de prendre ces informations pour de l’argent comptant, mais il y a plus : si les faussetés se sont accumulées à une cadence aussi vertigineuse au cours des deux générations séparant Ibn Ishaq d’Al Waqidi, il n’est pas illégitime de conclure qu’elles se sont multipliées encore plus vite au cours des quatre générations qui séparent Mahomet d’Ibn Ishaq. C’est pourquoi l’histoire officielle de Mahomet et de ses successeurs immédiats doit être abordée avec une bonne dose de scepticisme.

Les témoignages archéologiques

Ils contredisent l’histoire officielle telle qu’elle est enseignée au point de remettre en question tout ce qui est dit et répété au sujet de Mahomet et du coran. En effet, il est généralement admis que Mahomet, à la deuxième année de l’Hégire (sa fuite présumée de La Mecque vers Médine), vers 624, a ordonné à ses fidèles médinois de ne plus se tourner vers Jérusalem (située au Nord) pour prier mais vers la Mecque (située au Sud), et cela est clairement établi dans la seconde sourate du coran.

Or toutes les mosquées construites dans les pays conquis au cours des décennies suivantes sont orientées vers Jérusalem. Celle de Wasit, de Kufa en Irak et d’une troisième proche de Bagdad, mais également celle de Fostat, proche du Caire en Égypte, il en va de même pour les lieux de prière attenants aux palais des califes omeyades. Or toutes ces mosquées ont été construites plus de cinquante ans après la mort de Mahomet, leurs bâtisseurs musulmans n’étaient pas supposés ignorer l’injonction coranique leur ordonnant d’orienter les édifices en direction de la Mecque.

Ceci est corroboré par un voyageur chrétien du nom de Jacob d’Édesse, dans sa lettre écrite en langue syriaque en 705 et conservée au British Museum. Il fait référence aux Hagariens (les conquérants arabes) en affirmant ceci : « Il est clair que ce n’est pas vers le Sud que les Juifs et les Hagariens vivant en Syrie se tournent pour prier mais en direction de Jérusalem, là ou se trouve leur Kaaba, le site patriarcal de leur race ». La conclusion qu’il est possible de tirer de ces faits est que la prière en direction de la Mecque n’a jamais été ordonnée par Mahomet et qu’il s’agit d’un commandement émanant des califes abbassides. La signification de ce fait est majeure comme on le verra plus tard.

Le terme islam et musulman n’existait pas encore et les conquérants arabes étaient appelés Hagariens. Cette appellation exige une explication. Les Arabes se considéraient comme les descendants d’Abraham par Ismaël, le fils qu’il a eu de Hagar l’esclave égyptienne de son épouse Sarah, d’où l’appellation hagarien qui les attribue à Hagar, quand à l’appellation ismaélite elle les attribue à son fils Ismaël. Les Arabes comme les juifs se réclamaient d’Abraham et il était donc dans l’ordre des choses qu’ils prient en direction de Jérusalem.

Les témoignages épigraphiques

Il s’agit d’inscriptions et de « graffitis » retrouvés en grand nombre sur les parois rocheuses du désert au Néguev et en Jordanie. Ils ont été relevés méthodiquement et étudiés par Yehuda Nevo de l’Université de Jérusalem.

Dans son ouvrage «Vers une préhistoire de l’islam », il démontre que les inscriptions à caractère religieux datant du septième siècle affichent une croyance monothéiste qui à l’évidence ne correspond pas à l’islam mais de laquelle l’islam aurait pu se développer. Aucune mention de Mahomet et absence totale de formules du type « Mahomet est l’envoyé d’Allah »  et ce, jusqu’à la fin du septième siècle.

Nevo explique :

«Ce n’est qu’après l’an 700 que le contenu religieux des inscriptions rocheuses devient plus évident, cependant malgré leur caractère religieux, ces inscriptions ne font pas mention du prophète Mahomet ni de son message. La profession de foi des Arabes était clairement monothéiste, elle s’apparentait à un courant sectaire judéo-chrétien dont les traits particuliers le distinguaient nettement des autres religions monothéistes incluant l’islam. Les formules mahométanes ne sont apparues que vers 740 mais elles ne contiennent aucun autre élément les rattachant à l’islam. Ce n’est qu’autour de 820 que les inscriptions rocheuses acquièrent un caractère clairement islamique coïncidant avec l’apparition des premiers corans et la diffusion des hadiths. »

La première mention de « Mahomet est l’envoyé d’Allah » n’est pas gravée sur un rocher du désert mais se trouve sur une pièce de monnaie syrienne datant de 690.  Une triple profession de foi : « Allah est le seul dieu, Mahomet est son prophète et Mahomet est son esclave » se trouve à Jérusalem. En d’autres termes, la doctrine de base de l’islam n’origine pas d’Arabie mais des pays conquis.

Laissons le dernier mot à Nevo :

« Nous possédons un corpus impressionnant d’inscriptions arabes précédant l’apparition des écritures islamiques, tous ces éléments contredisent le coran et les hadiths.»

Les témoignages documentaires

Au cinquième siècle, un chroniqueur chrétien du nom de Sozomenus a remarqué la présence chez les ismaéliens (les Arabes) d’une croyance monothéiste primitive identique à celle des hébreux du temps de Moïse et qui aurait subi l’influence du paganisme ambiant. Les tribus arabes, au contact des juifs, avaient pris conscience de leurs origines; juifs et arabes se réclamaient alors d’un ancêtre commun : Abraham.

Selon un chroniqueur arménien écrivant en 660, un prophète est apparu chez les ismaéliens (les Arabes) ; il avait fondé une communauté qui rassemblait des ismaéliens et des Juifs unis par leur ascendance commune (Abraham). Ce prophète proclamait la venue d’un messie ayant pour mission de libérer Jérusalem et la restituer aux descendants d’Abraham (Juifs et Arabes). Plus loin, le chroniqueur parle des dangers qui menacent ceux qui tombent entre leurs mains. Enfin, il évoque la rupture survenue entre Juifs et Arabes après la conquête de Jérusalem.

D’autres sources, grecques et syriaques, confirment les mêmes informations. À la lecture on reste sur l’impression que la carrière de Mahomet n’a pas eu pour théâtre l’Arabie, aucune mention n’est faite de la Mecque,  les conquérants arabes priaient en direction de Jérusalem. Juifs et Arabes s’étaient unis pour reconquérir la ville sainte. La source grecque la plus ancienne prétend que Mahomet était en vie en 634, soit deux ans après sa mort telle qu’elle est datée par la tradition islamique. Aucune mention n’est faite d’écriture sacrée avant la fin du septième siècle.

Un document arabe du huitième siècle connu sous l’appellation « al Fiqh al Akbar » (la grande jurisprudence) dresse un parallèle comparatif entre l’islam et les autres religions, cet ouvrage ne fait aucune mention du coran. Si le coran existait, il aurait été impensable de ne pas s’y référer.

Le puzzle des origines de l’islam

Tout porte à croire que l’islam tel que nous le connaissons n’existait pas du temps de Mahomet et de ses successeurs immédiats. L’affirmation selon laquelle tous les éléments de la doctrine ont été définitivement établis par Mahomet ne s’appuie sur aucune preuve tangible, elle est de surcroît contredite par les données archéologiques, épigraphiques et documentaires. L’islam a été lentement élaboré au cours du siècle qui a suivi l’avènement des califes abbassides plus de cent cinquante ans après la mort de Mahomet, c’est durant cette époque que l’édition du coran a été réalisée et que le corpus des hadiths a vu le jour. C’est aussi durant cette période que la loi islamique a été promulguée et que l’histoire officielle de l’islam a été établie.

Mahomet a très probablement existé mais les gestes et les paroles qui lui sont prêtés ne reposent sur aucune évidence historique. Ils ont été consignés par écrit plus de cent ans après sa mort à une époque où les luttes pour le pouvoir et les querelles dogmatiques ont amené les califes à se constituer une religion sur mesure propre à consolider leur pouvoir et à éliminer la dissidence et l’opposition.

Le portrait que fait de Mahomet l’histoire officielle de l’islam est extrêmement négatif si l’on tient compte des normes éthiques de son temps. Même s’il est difficile voire impossible dans ce cas précis de distinguer les éléments historiques de la fiction, il n’en demeure pas moins que la personnalité de Mahomet, telle qu’elle nous est présentée, s’inscrit parfaitement dans l’idéologie islamique pour laquelle elle constitue le pilier central. L’idéologie religieuse conçue pour soutenir l’arbitraire des califes et imposer à leurs sujets la soumission ne pouvait avoir pour fondateur un prophète pacifique et humble, voilà pourquoi les califes se sont donné un prophète à leur image.

Il est peu probable que Mahomet soit l’auteur ou l’inspirateur principal du coran, cet écrit a de multiples sources, la bible, le talmud, la littérature rabbinique, les évangiles apocryphes, les textes hérétiques chrétiens, les textes de la liturgie syriaque, les contes et les légendes grecques et syriennes, les récits mythologiques zoroastriens, les légendes arabes, la poésie arabe préislamique etc. D’autre part les versets haineux et intolérants, les menaces de l’enfer, les appels au meurtre des incroyants, les dispositions légales et les châtiments barbares peuvent être attribués, du moins en partie, à Hajjaj ibn Yousuf gouverneur de l’Irak sous le règne du calife omeyade Abd-el-Malik.

Les premiers conquérants arabes n’étaient pas des musulmans dans le vrai sens du terme, ils professaient une croyance très proche du judaïsme et s’étaient même alliés avec les juifs. Leur objectif initial était d’ordre messianique soit la restitution par la force de la terre promise à Abraham. Ces conquérants ne venaient pas du centre de l’Arabie mais de territoires limitrophes de la Palestine et de la Syrie , ils n’étaient donc pas originaires de La Mecque.

Les arabes monothéistes, après la conquête de la Palestine, se sont empressés de rompre leur alliance avec les juifs et se sont retournés contre eux. Soit par nécessité ou par « nationalisme » ils se sont alliés avec les tribus païennes du Nord et du centre de l’Arabie pour constituer les armées qui devaient conquérir une grande partie du monde civilisé. À cause de ce changement d’alliance les arabes monothéistes ont dû intégrer dans leurs pratiques religieuses des rites païens, les mêmes qui sont encore pratiqués dans le pèlerinage musulman, le Hajj.

Certains indices portent à croire que les conquêtes arabes au-delà de la Palestine auraient eu lieu même sans l’islam à cause du caractère belliqueux des tribus arabes, de l’organisation guerrière qu’elles se sont donnée, du caractère pacifique des pays à conquérir et de leurs immenses richesses source de convoitise. La facilité et la rapidité avec lesquelles les arabes ont réalisé leurs conquêtes les ont conforté dans l’idée que la divinité était de leur côté et que leur système de croyance était supérieur.

Pour les conquérants arabes, Jérusalem est demeurée la ville sainte durant au moins une centaine d’années, par la suite le sentiment d’appartenir à une nation supérieure les a conduits à élever  La Mecque au rang de ville sainte afin de supplanter Jérusalem et consacrer sur le plan religieux la domination des arabes.

L’impérialisme arabe a préexisté à l’islam, sans lui l’islam n’aurait jamais vu le jour. En tant qu’idéologie l’islam a été établi après coup pour servir d’assise religieuse au fait accompli et consolider le pouvoir des califes. Le coran, la sunna du prophète et le corpus des lois islamiques sont le produit de l’époque qui les a mis au monde, ils appartiennent à un moment historique précis et n’ont pour raison d’être que le perpétuer.

Les musulmans prisonniers du mythe

L’histoire officielle de l’islam des origines est une falsification de l’histoire mais c’est une falsification sacralisée, c’est un mensonge érigé en dogme. Les crimes de l’impérialisme islamique sont les seuls à être vénérés de nos jours et à servir d’exemples à suivre pour tous les musulmans. Le coran, la sunna du prophète et la charia ne peuvent se dégager du neuvième siècle qui les a sécrétés ; prisonniers de leur époque ils sont également pour l’esprit des musulmans une prison  dont il est difficile pour ces derniers de se libérer.

9 janvier 2011 Posted by | Histoire | | Un commentaire

Les fourriers de l’apocalypse

extraits : Par Ion Mihai Pacepa [1], lieutenant général, ex-responsable des services secrets roumains dont le livre « Horizons rouges » a été publié dans plus de 27 pays.

voir article ici

« Aujourd’hui, nous faisons face à l’islamofascisme et à la terreur nucléaire et antisémite. L’Onu ne donne aucun espoir, elle n’a même pas été capable de définir le mot terrorisme ».

Il est probable que la Russie soit le principal gagnant dans la guerre du Liban. Israël a été attaqué avec des Kalashnikovs, des Katiouchas, des missiles russes Fajr-1/3, des missiles russes anti-tank Spandrel AT-5 et Kornet. Les arsenaux russes sont aujourd’hui ouverts à tous les terroristes du monde, et tous les voyous du monde savent où trouver ces armes ! Les caisses prises au Hezbollah portaient ces inscriptions « Client : Ministre de la défense de Syrie- Fournisseur : KBP, Tula, Russie ».

Le terrorisme d’aujourd’hui a été conçu à Loubianka, quartier général du KGB, dans les années qui ont suivi la Guerre des six Jours. J’ai assisté à cette naissance, lors de ma précédente vie, lorsque j’étais un général communiste. Israël venait d’humilier l’Egypte et la Syrie dont les gouvernements bellicistes étaient dirigés par des agents du KGB, conseillers expédiés par le Kremlin, qui avait également décidé d’armer les Palestiniens, pour les amener à un conflit terroriste contre Israël. Le général Alexandre Sakharovski, qui a créé la structure du Renseignement en Roumanie et qui a fini par diriger tout le Renseignement extérieur soviétique, me faisait souvent la leçon « dans ce monde que nous vivons, quand les armes nucléaires rendront obsolètes les forces armées, le terrorisme deviendra notre principale arme ».

Entre 1968 et 1978, l’année où j’ai rompu avec le communisme, les forces de sécurité roumaines expédiaient chaque semaine aux terroristes palestiniens au Liban deux avions cargo pleins d’armes. Après la chute du communisme, les archives de la Stasi (Allemagne de l’Est) ont révélé qu’en 1983 seulement, ce service de renseignement avait envoyé des AK-47 pour près de 1,9 millions $. Selon Vaclav Havel, la Tchécoslovaquie communiste a expédié plus de 1000 tonnes d’explosif Semtex-H (qui ne peut être repéré par des chiens renifleurs) aux islamistes, les approvisionnant pour 150 ans de terreur.

La guerre de la terreur proprement dite a commencé à la fin de 1968, quand le KGB a transformé le détournement d’avions en une arme de guerre. En 1969 seulement, il y eut 82 détournements dans le monde, menés par une OLP financée par le KGB. En 1971, lorsque j’ai visité A Sakharovski dans son bureau de la Loubianka, il a attiré mon attention sur une mappemonde plantée d’une myriade de petits drapeaux rouges, se vantant d’être l’inventeur de cette nouvelle arme, le détournement d’avions.

Le succès politique obtenu par le détournement d’avions israéliens a encouragé le KGB [2] à organiser des exécutions publiques de Juifs à travers le monde, dans les aéroports, les gares, et les places connues. En 1969, Dr Georges Habach, une marionnette du KGB, expliquait : « Tuer un seul Juif très loin du champ de bataille est plus efficace que tuer des centaines de Juifs sur le champ de bataille, car cela attire plus l’attention ! »

A la fin des années 60, le KGB était impliqué jusqu’au cou dans le terrorisme de masse contre les Juifs, opérations menées par diverses organisations palestiniennes clientes. Voici quelques opérations terroristes sous l’égide du KGB, alors que j’étais encore en Roumanie.

– nov 1969 : attaque armée contre un bureau d’El Al à Athènes, 1 mort 14 blessés
– 30/05/72 : attaque à l’aéroport Ben Gourion, 22 morts 76 blessés
– déc 74 : bombe dans un cinéma de Tel-Aviv, 2 morts 66 blessés
– mars 75 : attaque dans un hôtel de Tel-Aviv, 25 morts 6 blessés
– mai 75 : bombe à Jérusalem, 1 mort 3 blessés
– 04/07/75 : bombe au squ Zion à Jérusalem, 15 morts 62 blessés
– avril 78 : attaque à l’aéroport de Bruxelles, 12 blessés
– mai 78 : attaque d’un avion d’El Al à Paris, 12 blessés…

En 1971, le KGB lança l’opération « Typhon » dans le but de déstabiliser l’Europe Occidentale. Le groupe Baader-Meinhof et la Faction Armée Rouge et d’autres organisations marxistes parrainées par le KGB ont fait déferler une vague de terreur anti-américaine qui ébranla la région. L’agent de la CIA à Athènes, Richard Welsh a été assassiné le 23 décembre. Le général Alexandre Haig, commandant de l’OTAN à Bruxelles a été blessé lors d’une explosion de sa voiture blindée en juin 1979. Le général F J Kroesen, commandant des forces armées en Europe a à peine survécu à un missile lancé en septembre 1981. Alfred Herrhausen, le président pro américain de la Deutshe Bank a été assassiné à la grenade en novembre 1989. Hans Neusel, le Secrétaire d’état de l’Allemagne Occidentale a été blessé lors d’une attaque visant à le tuer en juillet 1990.

En 1972, le Kremlin décida de retourner le monde islamique contre Israël et les Etats-Unis. Comme le président du KGB Youry Andropov me l’a confié, « un milliard d’individus montés contre l’Amérique peuvent faire plus de mal que quelques millions. Nous devons instiller dans le monde islamique une haine du Juif comparable à celle des nazis, afin de transformer cette arme de l’émotion en un bain de sang terroriste contre Israël et les Etats-Unis. Personne dans la sphère d’influence américano-sioniste ne doit se sentir en sécurité ! »

Selon Andropov le monde islamique était un humus en attente de fertiliser la haine de l’Amérique, nourri de la pensée marxiste-léniniste et de l’antisémitisme islamique. Les Musulmans avaient le goût du nationalisme (au sens de l’oumma, la nation musulmane – ndlr), du chauvinisme et surtout de la victimologie. On pouvait exciter leurs foules opprimées et illettrées jusqu’aux dernières limites. Il me disait que « la terreur et la violence contre Israël et son maître, le sionisme américain, allaient couler naturellement de cette ferveur religieuse. Il suffit de répéter nos thèmes à l’infini, que les Etats-Unis et Israël sont des états fascistes et impérialistes, financés par des Juifs riches. L’Islam est obsédé par l’évacuation de sa terre par les Infidèles et il est ainsi réceptif à nos accusations d’un Congrès américain rapace et vendu aux Juifs, cherchant à judaïser le monde ».

Le nom de code de cette opération était « SIG », ou « gouvernement sioniste » et se trouvait dans ma sphère d’influence roumaine, du fait qu’il incluait la Libye, le Liban, la Syrie. SIG était à la fois l’affaire de l’Etat et celle du parti. Nous avons construit avec ces pays des hôpitaux, des logements et des routes, et nous leur avons envoyé des médecins, des ingénieurs, des professeurs et même des spécialistes de la danse. Le but était de prêcher la parole que les Américains étaient arrogants et hautains, judaïsés par de l’argent juif et menés par des politiciens juifs, dans le but d’asservir tout le monde musulman.

Au milieu des années 70, le KGB, a donné ordre à mon service le DIE, et à d’autres services analogues de l’Europe de l’Est de ratisser le pays pour trouver des activistes de confiance dans le parti, appartenant à divers groupes ethniques musulmans. Le but était de les entraîner à la désinformation et aux opérations terroristes pour les infiltrer ensuite dans les pays de notre zone d’influence. Il s’agissait bien d’y implanter l’horreur du sionisme américain, en s’appuyant sur la haine ancestrale du Juif. Avant que je ne quitte la Roumanie pour de bon en 1978, ma DIE avait déjà envoyé 500 agents émissaires dans les pays islamiques. Selon une estimation reçue de Moscou, l’ensemble du bloc soviétique avait infiltré plus de 4000 agents d’influence en Islam.

Au milieu des années 70, nous avions commencé déjà à inonder l’univers islamique de livres « Les Protocoles des Sages de Sion » en arabe [3]. On aussi parsemé les pays d’une documentation « fabriquée » en arabe racontant qu’Israël et son soutien les Etats-Unis étaient des pays sionistes cherchant à convertir par leur culture le monde islamique en une colonie juive… En fait on cherchait à conquérir les esprits, incapables de les conquérir militairement. On ne peut pas connaître les véritables retombées de l’opération SIG. Mais la masse d’une fausse littérature de propagande distribuée dans le but de diffamer ne peut pas être sans effet.

La Russie actuelle n’est plus la même, mais la croyance que le funeste héritage soviétique a disparu à la fin de la guerre froide est utopique. Dans les années 50, alors que j’étais le chef de l’antenne du Renseignement Roumain en Allemagne Occidentale, j’ai été le témoin de la destruction du 3ème Reich hitlérien, police, armée, idées tout a été démoli. Alors que la dénazification a sévi en Allemagne, il n’y a pas eu de « désoviétisation » en Urss. Il n’y a pas eu de procès pour juger ceux qui ont assassiné des centaines de millions de gens. Toutes les institutions soviétiques ont été laissées en place, avec des nouveaux noms, et toujours dirigées par les mêmes personnages communistes. En 2000, les anciens dirigeants du KGB et de l’Armée soviétique ont pris d’assaut le Kremlin et le gouvernement de la Russie. L’Allemagne n’aurait jamais été une démocratie si la Gestapo et les officiers SS continuaient à gouverner.

Le 11/09/01 Vladimir Poutine a été le premier chef d’état à exprimer sa sympathie au président G W Bush, pour « cette terrible tragédie due aux attaques terroristes ». Pourtant aussitôt, il réengageait son pays dans « les affaires » du terrorisme. En mars 2002 Poutine a réadmis la vente d’armes à l’Iran et lui a vendu un réacteur nucléaire de 1000 mégawatts à Bushehr, avec la conversion possible de l’uranium pour des armes nucléaires. Des centaines de techniciens russes ont commencé à aider l’Iran à développer le missile Shehab-4, ayant une portée de 2000 km, pouvant emporter une charge nucléaire ou bactériologique.

Aujourd’hui, le président Iranien Ahmadinejad persiste dans sa volonté d’enrichir l’uranium, malgré des années d’efforts verbaux pour l’en empêcher, diffamant Israël à toute occasion, le traitant de « tache laide au milieu du monde islamique qu’on doit éliminer ». Rappelons que lors de la 2ème guerre mondiale 405 399 Américains sont morts pour éradiquer le fascisme nazi et sa terreur antisémite. Aujourd’hui nous sommes face à un fascisme islamique et un terrorisme nucléaire et antisémite. L’Onu ne donne aucun espoir, elle n’a même pas été capable de définir le mot terrorisme.

Un proverbe dit qu’un feu élimine un autre feu. Le Kremlin pourrait être notre meilleur espoir.

En mai 2002, les ministres des affaires étrangères de l’OTAN ont accepté un partenariat avec la Russie, un ancien ennemi. Le reste du monde a cru que l’ère de la guerre froide était close. Kaput ! Aujourd’hui la Russie veut entrer à l’Organisation du Commerce Mondial (OCM). Avant de l’accepter on pourrait lui demander de cesser « les affaires » du terrorisme. Et l’aider à comprendre qu’il ne va pas de son intérêt qu’Ahmadinejad ait une bombe nucléaire, car même la Russie pourra un jour être considérée comme un ennemi. Et comme l’a dit le président Bush, « le jour où l’Iran aura l’arme nucléaire, ce sera un problème pour tous, même pour la Russie ».

 

4 juillet 2010 Posted by | Histoire, Politis | | Laisser un commentaire

Le pacifisme pour les nuls

« Le prix payé en terme de sang répandu dans les guerres est hors de proportion quant aux résultats obtenus, les nations qui se font la guerre ne cessent pas d’exister même quand elles subissent la défaite, les passions politiques et l’aveuglement patriotique en dépit de toutes ces rivières de sang n’atteignent que des résultats dérisoires en ce qui a trait au sentiment et à l’intérêt national. Si les états appliquaient, ne serait-ce qu’une fraction de ces sacrifices à des fins plus sages, le succès obtenu serait nettement plus grand et plus durable… Le résultat tangible de toutes les guerres est de détruire la fleur de la jeunesse des nations…

Nous avons besoin de la paix et nous désirons la paix! »

Adolf Hitler
Discours devant le Reichstag, 21 mai 1934, aux lendemains de sa violation des clauses militaires du traité de Versailles.

Les pacifistes et les gauchistes ont alors tout gobé et avec un enthousiasme délirant, de la même façon qu’ils gobent aujourd’hui tout ce qui les maintient dans leur aveuglement. Nos actuels idiots utiles de l’islamo-gôche pavent la voie à de bien pires reculades et lâchetés… et tout cela pour quelques voix illusoires et juteuses prébendes…

 

4 juillet 2010 Posted by | Histoire, Politis | | Laisser un commentaire

le mythe de la tolérance dans l’Andalousie arabe

source revue Historia

« La légitimité des conquérants arabes et musulmans repose sur le respect et la propagation de la charia, dont les souverains sont les garants.
Seul l’islam est vérité, les autres religions, erreurs : le judaïsme et le christianisme sont des prophéties d’un même Dieu que celui de l’islam, dévoyées par leurs adeptes.
Les paroles coraniques permettent à Mahomet de créer un cadre de cohabitation entre les musulmans et les « protégés » (dhimmî), qui donnent aux juifs, chrétiens et, un peu plus tard, zoroastriens, la possibilité de vivre avec les musulmans, mais selon des conditions qui les placent en situation d’infériorité dans une société soumise à la loi de l’islam par la conquête. »

Rappels sur l’Andalousie

– A Cordoue en 796  eut lieu une sévère répression de la révolte des autochtones, et 20 000 familles prirent la route de l’exil. En 817 une révolte de convertis forcés dans la ville provoqua l’ expulsion des habitants.
– En 850, le prêtre Perfectus est décapité publiquement pour blasphème, ayant voulu débattre des erreurs de l’islam et la  même année, le marchand chrétien Johannes de Cordoue est torturé puis emprisonné pour avoir prononcé le nom de Mahomet pendant une vente.

– En 851, Abd el Rahman II de Cordoue promulgue un édit menaçant de mort tous les blasphémateurs envers l’islam et emprisonne tous les chefs de la communauté chrétienne de la cité. L’année d’après a lieu l’épuration de l’administration de Cordoue de ses éléments chrétiens, ainsi que la destruction des églises datant d’après la conquête arabe.

– En 900 est prise une mesure radicale : l’interdiction pour les chrétiens de Cordoue de construire de nouvelles églises. En 976, après l’invasion almoravide le Calife Almanzor,  organise au pied de la Sierra Nevada une véritable Inquisition officielle, la seconde depuis l’Inquisition judaïque, et expurge toute les bibliothèques du califal , sans en exclure la bibliothèque royale d’Al-Hakam II, essentiellement composée d’ouvrages accumulés par les Wisigoths, qui seront brûlés par un gigantesque autodafé. L’histoire tranche avec le préjugé infondé de la tolérance du califat cordouan et de la richesse de son « incroyable bibliothèque royale, riche de 600 000 volumes », héritage en fait de la catholicité wisigothique.  Al Mansur continu sur sa lancée obscurantiste, en  981  Zamora est pillée, en 985 c’est Barcelone, puis en 997 le calife détruit la ville de Saint Jacques de Compostelle .

– En 1010 débute le massacre de centaines de juifs autour de Cordoue qui se prolongera trois ans. L’année 1066 est marquée par le massacre de milliers de juifs à Grenade. En 1102, la population chrétienne de Valence dut fuir vers l’Espagne du Nord récemment reconquise pour échapper aux persécutions. En 1125, les chrétiens de Grenade profitèrent de la retraite des troupes d’Alphonse d’Aragon rentrant chez elles après un raid en Andalousie, pour trouver refuge dans le nord chrétien.

– En 1146, ce fut un autre exode massif, celui des chrétiens de Séville, fuyant l’ invasion de l’Espagne par les Almohades, berbères islamisés extrémistes, provoquant expulsion des juifs ou conversions forcées. Les Almohades en 1184, imposent des signes distinctifs aux chrétiens et aux juifs en Espagne, et en 1270 a lieu la ségrégation généralisée des juifs en Andalousie. Hormis cela, oui, on peut trouver des périodes de calme relatifs qui permirent une cohabitation apaisée…à condition de se soumettre à la pax islamica.

24 juin 2010 Posted by | Histoire, Religion | , | Laisser un commentaire

La démocratie est dorénavant un mauvais système

La démocratie entraine la planète et le monde vers sa perte.
De la démocratie en Amerique Alexis de Tocqueville 1840
En clair, nous, citoyens et individus sommes directement responsables de l’impéritie de nos politiques.

A partir d’un regard d’entomologiste méthodique porté sur la société américaine du début du 19è siècle (le voyage de Tocqueville aux Etats-unis a eu lieu en 1831), ce philosophe nous propose un regard rarement égalé sur l’organisation des sociétés democratiques et la manière dont elle prend forme en fonction de notre nature profonde.

Pourquoi donc citer cet auteur à propos du climat ?

Parce que les principaux émetteurs de gaz à effet de serre (Etats-Unis, tous les pays d’Europe, Japon, Inde, la Chine étant la seule exception) sont des démocraties, que l’effort à effectuer pour changer la donne est tellement considérable qu’il nécessitera bien plus de temps qu’un mandat d’élu, et donc qu’il est légitime de se demander si un système dans lequel on change toutes les quelques années l’individu qui tient la barre peut nous offrir le salut quand l’effort doit être soutenu sur 30 ou 50 ans.

C’est ainsi que la lecture de Tocqueville propose des raisonnements et des informations incomparables pour nourrir la réflexion sur le sujet. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer quelques unes des prophéties que l’on peut découvrir en lisant le deuxième tome de cet ouvrage :

la société démocratique amènera la consommation de masse, avec des produits auxquels les fabricants chercheront à donner « des propriétés brillantes que ces produits n’ont pas » (ceci a été écrit à une époque où n’existait ni publicité, ni supermarchés !),

en démocratie, il sera bien vu de travailler, et mal vu de vivre de ses rentes (alors qu’en aristocratie, les nobles, qui occupent le sommet de l’échelle, n’ont pas de fonction productive),

en démocratie, on accordera un grand prix aux « conceptions superficielles de l’intelligence » (dixit Tocqueville), et peu à la réflexion « profonde et lente » et la prise de hauteur de vue,

en démocratie, la presse constituera un pouvoir extrêmement puissant (bien vu !),

la démocratie renforcera l’individualisme, et la propension à se considérer perpétuellement insatisfait de son sort ,

en démocratie, le temps se raccourcira : on oubliera ses prédecesseurs et ses successeurs, pour se concentrer tout entier sur le temps présent ; l’amour des « jouissances présentes » risquera fort d’occulter, pour les citoyens, « l’intérêt de leur propre avenir et celui de leurs descendants »,

Dans un tel étalage de prophéties visionnaires (le livre en comporte une toutes les 3 pages, puisque l’on peut aussi trouver – en 1840 – que le monde sera partagé entre une sphère d’influence américaine et une sphère d’influence russe, que l’Amérique du Sud deviendra totalement sous influence nord-américaine, et j’en passe), que l’on pourrait penser écrit la semaine dernière si ce n’était le style, comment ne pas être perplexe devant cette autre conclusion de l’auteur : totalement absorbées par la gestion de leurs affaires commerciales, qui sera leur « grande occupation », les démocraties sont myopes, incapables de prévenir les périls de long terme…

Cette inquiétante nouvelle recoupe une autre conclusion majeure de cet ouvrage, qui cadre totalement avec ma propre expérience : en démocratie, les élus ne sont pas chargés d’être « plus visionnaires » ou « plus sages » que les électeurs (ou à leur place), mais uniquement chargés d’exécuter les désirs de ces derniers. Lorsque le citoyen demande à l’élu d’être plus anticipateur ou plus avisé que lui, il se méprend : rien dans le cahier des charges de l’élu ne lui dicte d’être plus audacieux que « l’état de l’opinion », ou de gérer notre schizophrénie à notre place.

De ce fait, quand nous pensons, pour le changement climatique, que « ils savent et ne font rien », nous commettons une double erreur de jugement :

ils ne savent pas plus que nous. Pour un problème donné, on va trouver entre 5 et 10 députés qui en savent plus long que la moyenne, et tous les autres s’informent de la même manière que la population dans son ensemble : en lisant le journal ! Cette règle est aussi valable pour les ministres : sur 45 ministres qui composent un gouvernement, entre 0 et 2 ont à peu près compris les implications de ce que cela signifie de lutter contre le changement climatique, et les autres ni plus ni moins que le « citoyen lambda »,

en même temps que l’opinion est actuellement majoritairement demandeuse de « quelque chose » pour qu’il n’y a ait pas de changement climatique dangereux, l’opinion est actuellement majoritairement contre à peu près tous les éléments de solution :

une augmentation du prix des énergies fossiles (de toutes les énergies ! gaz naturel, carburants routiers, kérosène, fioul domestique….), alors que c’est la seule manière de faire des économies, sinon les « astuces » techniques sont compensées par une hausse de la consommation,

l’arrêt de la construction de routes, surtout la rocade qui permettrait de supprimer le bouchon en bas de chez eux, mais une fois que l’on a construit la route devant chez tout le monde il semble difficile de souhaiter une diminution du trafic en général !

la mise en place d’une réglementation contraignante sur les consommations d’énergie du bâtiment,

l’augmentation progressive du prix des produits manufacturés, car il a bien fallu fabriquer ces derniers, et aujourd’hui plus on en fabrique et plus on dérègle le climat,

etc…

En d’autres termes, la conclusion implicite de Tocqueville, énoncée à une époque où le changement climatique n’existait assurément pas comme sujet largement médiatisé (mais était déjà connu d’un ou deux physiciens !), est qu’il appartient à vous et moi de comprendre en quoi nos demandes sont ou non antagonistes, et d’envoyer à l’élu une demande explicite et débarrassée de ses contradictions.

Pour être parfaitement clair, le jour où nous dirons à la puissance publique : « nous avons bien compris que de lutter contre le changement climatique suppose de monter progressivement le prix du fioul, du kérosène, du gaz naturel, de l’essence et du diesel, et nous avons bien compris que cela allait conduire les ordinateurs, les maisons, la viande de boeuf et les déplacements à coûter plus cher, mais nous l’acceptons car le confort de vie – voire la survie – de nos petits enfants est à ce prix », il n’y a aucun doute à avoir sur le fait que l’Assemblée Nationale en tiendra compte dans son vote du budget….. comme il n’y a aucun doute à avoir sur le fait que tant que nous serons contre les éléments de solution, il ne se passera jamais rien dans les bons ordres de grandeur avant les ennuis.

En guise de conclusion, je formulerai donc ce conseil : avant toute spéculation sur notre avenir climatique, lisez ou relisez Tocqueville !

22 mars 2010 Posted by | Histoire, Politis | Laisser un commentaire

Libres propos sur la guerre et la paix

« La civilisation a été un des éléments constitutifs de la puissance de l’Empire Romain. Ce fut aussi le cas en Espagne, sous la domination des Arabes. La civilisation atteignit là un degré qu’elle a rarement atteint. Vraiment une époque d’humanisme intégral, où régna le pur esprit chevaleresque. L’intrusion du christianisme a amené le triomphe de la barbarie. L’esprit chevaleresque des Castillans est en réalité un héritage des Arabes. Si à Poitiers, Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son produit, le christianisme, est une chose si fade !) il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animés par un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empêchés. »

Adolf Hitler, 28 août 1942, Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, vol.2, 1954, p.297.

On appréciera le diplôme d’humanité et de développement humain décerné au « mahométisme », vu la qualité du signataire…
et effectivement le signataire privilégiait « les forts gagnent aux dépens des faibles » plutôt les valeurs de la loi d’amour…

Le dit « mahométisme » s’étant révélé relativement récemment, comme un secte hérétique judaïque (inspiration des judéo-nazaréens ) par des recherches historiques, ethnologique, sémantiques, archéologiques…
Cela explique les sympathies avérées de la doctrine nazie d’avec le dit « mahometisme » et par voie de conséquence la haine inexpugnable, implicite, consubstantielle des arabo-musulmans envers les juifs.

Les comportements des populations arabo-musulmanes (rites similaires et proches, lois  -talion-, organisation politico-religieuse semblable, norme de société, …) sont trés proches des habitudes culturelles juives, ce qui en illustre la proximité, donc l’acrimonie agressive perpétuelle.

mahomet chef de guerre

La guerre sera là inévitablement, parce que l’Islam, sous son dogme unique et rigide et le message de conquête universelle qu’il véhicule, s’est fixé un but qui répond au message coranique: le devoir de conversion ou de soumission de l’ensemble de l’humanité, soutenu par les « multi-milliards » de pétrodollars du monde arabo-musulman.
Lorsque le moment sera venu, l’appel pour le djihad résonnera partout en Occident. Et alors vous verrez combien de ces gens « pacifiques », « modérés » et « bien intégrés » parmi les musulmans viendront se tenir à vos côtés dans votre lutte pour la liberté, vous les kafirs (mécréants) de race inférieure. Car pour l’islam, vous êtes la race inférieure.
« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart  d’entre eux sont des pervers » (coran, 3:110).
« Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes »(coran, 2:193).
L’islam a déclaré la guerre à l’Occident, mais l’Occident ne le sait pas encore.

27 septembre 2009 Posted by | Histoire, Politis | | Laisser un commentaire

Lettre de Charles de Foucauld (octobre 1917)

« Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? » Charles de Foucauld

Cette lettre, adressée par le Père Charles de Foucauld à René Bazin, de l’Académie française, est parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917. JESUS CARITAS, Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, 29 juillet 1916.

Monsieur,

Je vous remercie infiniment d’avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m’écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu’on peut attendre d’une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l’exemple et par l’éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d’Europe et sur la guerre.

Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes (…) Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. (…) Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l’ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l’affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n’est que quand on est arrivé là qu’on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d’âmes qu’on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c’est notre premier devoir : ce n’est qu’après l’avoir bien rempli, assez longtemps, qu’on peut faire du bien. Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m’entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l’intimité s’établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu’il peut porter, fuite du péché, acte d’amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment. Il y a fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu’il y en eût beaucoup : tout curé d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l’exemple de Priscille et d’Aquila), pourrait l’être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s’agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d’indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s’efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l’amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi… Espérons qu’après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d’aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s’y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises ! Comment franciser les peuples de notre empire africain

Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens. Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force, mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime. Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du Medhi, il n’y en a pas : tout musulman (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi) croit qu’à l’approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non-musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’engage à subir avec calme son épreuve ; « l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération », disent-ils.

Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger ; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles, mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France. De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du Medhi…

Les Kabyles Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes. Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet effet ! (…)

Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant. N’empêche que les Kabyles ne sont pas aujourd’hui ce qu’étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons. Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera, avec le temps, à combler en partie l’abîme qui existe maintenant. En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous prie d’agréer l’expression de mon religieux et respectueux dévouement.

Votre humble serviteur dans le Cœur de Jésus. Charles de Foucauld

24 août 2009 Posted by | Histoire, Religion | | Laisser un commentaire

Les étapes de l’église Romaine

C’est en fait un tableau chronologique, qui, nous l’espérons, rendra service à nos lecteurs. Il n’est pas mauvais de démontrer que depuis la prédication du Christ la doctrine chrétienne a passablement évolué. Il est intéressant de savoir comment et quand les dogmes ont pris naissance. On constatera alors que l’homme a fortement tripatouillé de ses mains sales et malhabiles, tout ce que l’apôtre de la douceur et de l’amour nous avait apporté :

La prière pour les morts débute vers l’an  ———————– 210
On commence à brûler des cierges vers  ————————— 320
Le culte des saints et des anges s’établit vers  ——————— 375
Le dogme de la trinité naît en   ————————————– 381
La messe en latin date de  ——————————————– 394
Le culte de Marie se développe vers  ——————————- 430
L’idée de la sainte vierge, mère de Dieu apparaît en  ————- 481
Les prêtres s’habillent autrement que les laïcs en  —————– 500
Le purgatoire est découvert en ————————————— 593
Le culte en langue inconnue du peuple est instauré en  ———– 600
Le Pape Boniface (111) reçoit le titre d’évêque Universel en —- 606
Le culte des images et des reliques est imposé en  —————–788
L’eau bénite apparaît vers ——————————————— 850
Le culte de saint-Joseph débute vers  ——————————- 900
La canonisation des saints en  —————————————- 993
L’élévation du pain en France  ————————————— 1050
Le célibat obligatoire des prêtres  ———————————— 1074
L’infaillibilité de l’église est instituée en ——————————1076
L’usage du chapelet s’introduit en ————————————1100
La doctrine des 7 sacrements est enseignée en ——————– 1140
La vente des indulgences date de  ———————————– 1190
On substitue l’hostie au pain ordinaire dans l’Eucharistie ——— 1200
Le dogme de la transsubstantiation (transformation de la substance du pain et du vin) en————- 1215
La confession auriculaire est imposée en  ————————— 1215
La clochette de la messe date de  ————————————-1227
Les cardinaux portent des chapeaux rouges depuis  —————-1245
La fête-Dieu date de  —————————————————1264
L’année sainte de ——————————————————–1300
L’avé Maria de  ———————————————————-1316
La procession de Saint Sacrement de  ——————————–1439
La doctrine du purgatoire n’est officiellement reconnue qu’en —-1439
La tradition romaine mise au niveau des Écritures en  ————-1546
Le concile de (Trente proclame officiellement la doctrine des 7 sacrements) —————————1547
La vierge apparaît à la Salette en  ———————————— 1846
Le dogme de l’Immaculée conception est proclamé en   ———- 1854
La doctrine du pouvoir temporel est acceptée en   —————– 1864
Les Syllabus de Pie 1X condamne les libertés modernes en  —– 1870
Le dogme de l’infaillibilité du Pape dans de  ———————— 1870
Encyclique de Pie X sur les mariages mixtes   ———————- 1908

Ainsi donc, en l’an 300, le catholique ne connaît ni le purgatoire, ni la communion, ni la procession de Sacrement, ni l’infaillibilité de l’Église et du Pape, ni le culte des morts, ni la fête-Dieu, ni le célibat des prêtres, ni les 7 sacrements, ni les saints, ni la Vierge, ni Joseph, ni les anges, ni les images, ni les reliques, ni les clochettes, ni les chapelets.

Est-ce-que es chrétiens primitifs furent sauvés quand même, à cause de leur foi en une église faillible, sans eau bénite, ni latin, ni cierge?

4 avril 2009 Posted by | Histoire, Religion | | 2 commentaires