Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Les deux visages de l’islam

Parmi les grandes religions monothéistes, pourquoi n’y a-t-il que l’Islam qui pose problème à l’Occident?
Pourquoi l’homme de la rue occidentale n’arrive-t-il pas à saisir sa nature et à comprendre ce qui peut bien inciter ces fanatiques religieux à brûler les symboles occidentaux ? Est-elle une religion de paix et d’amour, comme le clament certains, et donc mal comprise par les intégristes, ou alors prêche-t-elle elle-même la violence pour se faire entendre?
Eh bien, l’Islam, ce sont les deux visages réunis. Il est à la fois, société et État et s’articule autour de Mahomet qui en est la figure centrale. C’est un système politique justifié par une idéologie qui ne peut s’accommoder aux valeurs occidentales d’aujourd’hui fondées sur les libertés de penser et d’agir. C’est en réalité une religion qui oscille entre le religieux et le politique, entre l’esprit de tolérance et l’esprit de conquête. Elle est caractérisée par une ambivalence profonde. C’est ce qui explique les interprétations contradictoires que se font les uns et les autres du Coran. Pour les uns, l’Islam dérive du mot arabe salam qui veut dire : «paix». Pour d’autres, il vient du mot es-steslam qui veut dire : «se rendre». Et si c’est, en réalité, «la paix dans l’abdication et la soumission»? Et si cela tendait à former une société d’esclaves en esprit, préformatés de l’âme???
Sur l’ensemble des versets coraniques répartis en sourates, écrites à l’origine en dialecte mecquois dans lequel un mot peut prendre plusieurs significations et non en langue arabe classique comme veulent bien le faire croire certains, une partie a été révélée à la Mecque et une autre à Médine. Les versets mecquois, contrairement à ceux de Médine, sont fortement influencés par le christianisme et le judaïsme.
Qui était brièvement Mahomet au fait? 

L’histoire nous apprend qu’aux environs de l’an 623 ce fondateur de l’Islam était un homme de paix, de l’égalité entre les hommes, et il prônait un message social. Un homme pauvre qui s’est dressé contre la société mecquoise de l’époque, dure envers les démunis et les laissés-pour-compte, où on existait que par le rang, le sang et la fortune. Les grandes familles qui régnaient sur les lieux tiraient profit du pèlerinage, qui rappelle celui d’aujourd’hui, au sanctuaire de la pierre noire de la Kaaba pour adorer trois déesses (Lat, Ozza et Manat). Un rite païen islamisé par la suite. 

Persécuté et poursuivi, le prophète se résout à l’exil vers Yathrib (devenue Médine) pour préparer la conquête de la Mecque avec cette fois-ci des versets qui légitiment la guerre sainte, le Djihad, au nom d’Allah.
En 627, voilà donc un pacifiste transformé en chef de guerre qui donna naissance à une autre forme de l’Islam qui légitime même la décapitation des Juifs de cette ville accusés de le trahir. Une ville où chaque citoyen commerçait avec l’autre quelques années auparavant. Les chrétiens, quant à eux, étaient frappés d’ostracisme.
D’expédition en expédition et jusqu’à la chute de la Mecque, on assista donc à une série de versets qui justifièrent la conquête armée et sa réglementation qui touche au traitement des prisonniers, des captives et la répartition du butin. Le Coran se lit alors comme un texte épique avec vainqueurs et vaincus. Il rejoint la narration des faits guerriers des Hébreux dans la Bible, mais se sépare radicalement des Évangiles. Une forme qui inspire les intégristes et les terroristes d’aujourd’hui.
Pour le fondamentaliste, le Djihad est une guerre sainte qui doit faire entrer la totalité du genre humain dans l’Islam : «Venez de gré ou de force», dit la sourate 41, verset 10. Les intégristes musulmans partagent le monde en deux parties : le dar el islam, ou la maison de la soumission, c’est-à-dire la partie du monde conquise par les armées mahométanes et Dar El Harb, ou la maison de la guerre, c’est-à-dire ce qui reste à conquérir. 

L’interprétation de la religion musulmane par les intégristes n’est nullement de la déformation comme tentent de le faire croire certains puisque le prophète déclara : «[…] Sache que le paradis est à l’ombre des épées […]» Et lorsqu’on lui demanda quel est l’homme le plus méritant, il répondit : «C’est le musulman qui combat dans le Djihad.»
Lorsqu’on lui demanda d’indiquer une oeuvre qui a la valeur du Djihad, celui-ci répondit : «Je n’en trouve pas.» À la Mecque, le Djihad était un impératif moral noble alors qu’à Médine, il a inclus la lutte contre les infidèles. C’est là un bref aperçu de cette religion qui, si les penseurs musulmans ne prennent pas la peine et leur courage pour la réformer, restera en déphasage total avec le monde moderne qui n’est plus celui de l’époque de l’Andalousie.


Alors, au lieu de s’intéresser à ces islamistes de chez nous qui usent des médias pour se forger une image de démocrates convertis afin de mieux manipuler l’opinion publique, il serait souhaitable, dans le cadre de la construction d’un dialogue sérieux et profitable à l’Orient et à l’Occident, d’écouter et d’aider plutôt les élites laïques du monde musulman qui s’investissent au risque de leur vie dans la lutte pour le progrès et la démocratisation de leurs pays.
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15 octobre 2011 - Posted by | Non classé

Un commentaire »

  1. Versets abrogeants (Médine), versets abrogés (La Mecque) : Hypocrisie du Coran (islam)
    http://sitamnesty.wordpress.com/2008/01/26/versets-abrogeants-nasikh-versets-abroges-mansukh/

    J'aime

    Commentaire par Raoul Reyes | 17 octobre 2011 | Réponse


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