Les dits de la Huppe

echos des sept vallées

Vivre c’est désapprendre

Au fond l’essentiel ne serait -il pas au delà de l’étiquette apparente : Quelle est la finalité de la religion?
Dans son étymologie, elle « relie » les croyants sur une base qui leur est commune.
Relier à un Dieu? ou relier au groupe des croyants?
Tendre vers une spiritualité ou seulement proposer un contrat collectif plus efficace pour tenter de dominer le monde?
La finalité de la laïcité est aussi de rassembler tous les êtres humains, sans, pour cela, leur enlever ce qui leur est particulier.
On aurait tort de croire à une finalité obscurantiste de la religion. La religion n’est qu’une des façons parmi les autres que l’humanité à trouver pour se solidariser, pour se rassembler tant dans le conscient des choses du réel (les rituels) que dans l’inconscient des mythes collectifs (les causes déterminantes dont les hommes sont inconscient).

L’ennemi est ailleurs. Il est dans la motivation individualiste qui veut se singulariser et se différencier de « l’esprit commun ». Il y aura toujours des opportunistes, des motivations masquées, et des hypocrites, et puis des « montreurs du doigt » qui amalgameront toujours l’ensemble à sa partie la plus médiocre. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’évolution de la conscience  s’inscrit dans le meilleur comme dans le pire, et y cherche cette efficacité supérieure que lui réclame la sélection naturelle.

C’est par sa controverse intérieure que l’individu progresse. Il ne suffit pas de se contenter de posséder des nombres pour « être », il faut rajouter d’autres nombres à ceux que l’on possède déjà pour « devenir ».
On est l’information que l’on contient.
Vivre, c’est apprendre. Surtout ce que l’on est pas.
donc vivre c’est désapprendre…

31 août 2011 Publié par : | Pépiements | | Laisser un commentaire

A quel troupeau appartenons-nous?

Avons-nous la possibilité de refuser d’être des idiots utiles?
des membres d’un troupeau de moutruches (chimére de mouton et d’autruche alliant le grégarisme du mouton au refus/inconscience du réel attribué à l’autruche) – pauvres bêtes, sans doute sont ils loin de cette catégorie mentale projetée, mais nous ferons avec…
Comment y arriver?

  • Rechercher le niveau culturel le plus élevé qu’il est possible d’avoir.
  • Cultiver mon intelligence (faire des liens entre tous mes savoirs culturels).
  • Se détacher de ma culture (inculquée par la famille et la société environnante).
  • Être honnête, ce qui veut dire que le surprenant, l’impensable ont autant de valeur que l’évidence.

Après ceci, quelles sont mes valeurs ?
Mes valeurs sont elles conditionnées par les émotions, par la raison ou par la conscience ?

voir la suite ici

Islam et Islamisme

« Le mot ‘islamisme’ suggère qu’il existe un islam modéré et un islam non modéré », m’a-t-il dit lors d’une entrevue à Toronto dimanche. « Et je crois que cette distinction n’existe pas. La réalité est plutôt ce qu’a dit le Premier ministre turc [Recep Tayyip] Erdogan : ‘Il n’y a pas d’islam modéré ou immodéré. Il y a l’islam tout court. C’est l’islam du coran’ ».

«On peut certainement faire une distinction entre les gens, a ajouté Mr Wilders. Il y a des musulmans modérés – et ils sont la majorité dans nos sociétés occidentales – et des musulmans non modérés. Mais l’islam lui-même n’a qu’une seule forme. Il n’y a pas de place pour la modération dans l’idéologie totalitaire contenue dans le coran. Si on regarde vraiment ce que dit le coran, on pourrait dire qu’en réalité les musulmans  ‘modérés’ ne sont aucunement musulmans. Le coran dit que si vous refusez l’application d’un seul verset du coran, vous êtes un apostat ».

Alors réformer l’islam?

Arriver à une conception morale ouverte, réellement universaliste, mettant en application les principes d’amour et de tolérance pronées par toutes les (vrais) religions ( Christianisme, Boudhisme, Zen, Bahai, …)?
Est ce que l’islam peut-y-arriver?

On peut avoir des doutes quand on lit les choses suivantes émanant des textes racines, originels, fondamentaux de ce corpus :

Considérer le musulman comme l’égal du juif et du chrétien, la femme comme l’égal de l’homme, en pouvoir et en liberté, la fillette comme une enfant, l’homosexuel comme l’égal de l’hétérosexuel, et le musulman lui-même comme un être libre de pratiquer l’islam selon son entendement et ses capacités, de pouvoir renoncer à sa religion d’origine, d’en choisir une autre, ou tout de renoncer à jamais à l’idée même de Dieu, considérer en somme que la religion n’est pas un héritage obligatoire, mais un choix de chaque individu, on voit bien que l’islamisme n’est pas le seul obstacle…

Car c’est bien dans le Coran que l’on peut lire, c’est l’islam dans sa structure même qui dit :

« Concernant les Juifs

« Malheur à eux à cause de ce que leurs mains ont écrit. Malheur à eux à cause de ce qu’ils ont fait. » (II, 79). (Le Coran comme parole venue directement de Dieu, opposée à la Bible écrite par la main des hommes).

« Mais ceux qui étaient injustes substituèrent une autre parole à la parole qui leur avait été dite » (II, 59). (Les Juifs comme falsificateurs de la Bible).

« Si on leur dit : Suivez ce que Dieu révèle, ils répondent : Nous suivrons plutôt la voie de nos ancêtres. Et si les ancêtres n’avaient rien compris, s’ils avaient perdu la voie juste ? » (II, 170).

« Ils furent frappés par l’humiliation. La colère de dieu les éprouva… parce qu’ils tuaient injustement les prophètes, parce qu’ils étaient désobéissants et transgresseurs » (II, 61).

Concernant les Juifs et les Chrétiens

« C’est Dieu qui a envoyé son messager avec la direction droite et la religion de la vérité, pour qu’il la fasse triompher sur la religion dans sa totalité, malgré l’aversion des associateurs » (IX, 29-35). (Juifs et Chrétiens, cette fois, qui « prennent des seigneurs autres qu’Allah » et qui osent s’en croire « les préférés »).

« après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs ou que vous les trouviez. Capturez-les assiégez les et guettez les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et s’acquittent la zakat, alors laissez -leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux » (IX, 29).

« Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens. Ils sont amis les uns des autres. Ceux qui parmi vous, les prend pour amis est des leurs » (V, 51).

« Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son Prophète ont déclaré illicite, ceux qui parmi les gens du Livre ne pratiquent pas la vraie religion… Ils répètent ce que les incrédules disaient avant eux. Que Dieu les anéantisse. » (IX, 29-30).

Concernant les non-musulmans

« Ceux qui ne croient pas à nos versets (ou à nos signes), nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment.» ( IV, 56)

« Nous avons préparé pour les coupables un feu dont les flammes les envelopperont. S’ils crient au secours, nous les secourrons avec une eau comme du bronze en fusion pour leur brûler la face.» (XVIII, 29).

Concernant les athées

« Aux incroyants l’affreux tourment (un châtiment douloureux).» ( II, 98)

« Les incroyants, je les tourmenterai terriblement (ou je les punirai d’un châtiment cruel) en cette vie et dans l’autre et ils seront sans recours.» ( III, 49)

« Vous ne les avez pas tués, c’est Allâh qui les a tués.» ( VIII, 17)
Concernant les apostats.

« Quiconque a renié Allah après avoir cru… – sauf celui qui y a été contraint alors que son coeur demeure plein de la sérénité de la foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur coeur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible. » (XVI,106).

« Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur » (IV, 89).

Concernant les femmes

« Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles et de ce qu’ils dépensent de leurs propres biens… Celles dont vous craignez l’insoumission, admonestez-les, désertez leurs couches, frappez-les. Mais si elles reviennent à l’obéissance, ne leur cherchez pas querelle » (IV, 34).

« Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance. » (II, 223)

« Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. » (XXIV, 31)

Les défenseurs de la liberté et de l’élévation de la conscience doivent-ils encore résister ?

Il reste que n’importe quel Musulman pourra toujours légitimement se référer à la Mère du Livre (oum el kitab), pour appeler à la soumission et au meurtre de l’Autre, tant qu’une Autorité centrale reconnue de tous les Musulmans du monde, n’aura pas proposé une conception moins violente de la cohabitation humaine, et de si possible compatible avec la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

L’aggiornamento d’un texte dont le processus de canonisation dura près de 3 siècles, que les Mutazilites disaient « créé », donc historiquement daté, donc interprétable avec le temps, mais que les Hanbalites imposèrent comme « incréé », substance même de Dieu, donc intouchable, et inaccessible à la Raison humaine, cela est-il encore envisageable ? les portes de l’ijtihad sont-elles définitivement closes?

Depuis cette épisode, le monde a changé,  la conquête religieuse est devenue illégitime,  la démocratie républicaine fait de toutes les femmes et de tous les hommes des égaux (quels que soient la couleur de leur peau, leur sexe et leur inclination, leur croyance ou leur incroyance) et les hommes cherchent à entendre la voix de la Raison (même lorsqu’il leur en coûte la vie)…

Et si le livre n’était que la dernière tentative d’Ibliss de retourner/inverser/faire pourrir le vrai message d’amour que chacun tente d’entendre au fond de lui?
Et si ce « faux prophète » n’était que l’envoyé de Satan?

en ce cas, les théologiens, politiciens et intellectuels du monde musulman ont des comptes à rendre à toute l’humanité, et non pas seulement aux affidés, ainsi que  leurs comparses « dhimmisés » occidentaux (hommes politiques, niais boboïsants, intellectuels dogmatiques et corrompus,..) : ils auront inversés toutes les valeurs (comme prophétisé) et emmené une grande part de l’humanité à sa perte.

La Paix ne vaut-elle pas ce courage ?
Comment un dieu se disant miséricordieux et incommensurable aurait-il pu croire et dire de telles abjections?

30 août 2011 Publié par : | Pépiements, Valeurs | | Laisser un commentaire

Un monde meilleur

Tout projet de bâtir globalement un « monde meilleur » est pervers en soi et potentiellement génocidaire.

Il appartient à Dieu seul – qu’on y croie ou non – de faire advenir un monde meilleur. Ce n’est pas sans raison que les promoteurs de tels projets se voient « divinisés »: créer une Humanité nouvelle est proprement « divin ». Que faut-il faire alors devant ou au milieu de populations élevées dans de telles idéologies de salut ?
D’abord, ne jamais collaborer avec celles-ci.
Il est du devoir de tout homme digne de ce nom d’aider à en sortir ceux qui sont prisonniers de ces systèmes de salut, lesquels constituent un danger pour ceux qu’ils imprègnent comme pour le reste du monde.

Un système de salut est un corpus idéologique qui éloigne la conscience du sujet de l’analyse critique objective de sa situation, qui l’éloigne du réel, …et par voie de conséquence ouvre la porte à toute manipulation orchestrée par les vrais bénéficiaires, souvent masqués, (hiérarchies cléricales, partis politiques, lobby financiers, maffias diverses, …)
Ceci suppose une efficacité autre que celle de la force aveugle, qui est contre-productive et qui cache souvent une idéologie concurrente. Face à une emprise sur les esprits, les réponses efficaces se situent au plan des représentations mentales et affectives mais prennent leur source dans une dimension rationnelle qu’on appelait autrefois la « science des sciences »: la théologie ou également l’épistémologie. Car on ne peut pas se passer de l’analyse des « idéologies » (ou « religions ») de salut en tant qu’elles sont un détournement des perspectives de salut issues du judéo-christianisme.
Cette analyse implique des approches scientifiques nombreuses, dont, en première place, l’histoire, l’archéologie, l’analyse biologique et végétale, la sémantique, …etc. Il s’agit de décrypter les récits, conceptuels ou mythiques, par lesquels les systèmes de salut se fabriquent des origines fictives pour occulter leurs véritables filiations – qui doivent être mises en lumière. Cela implique de cheminer dans la voie de »l’honnête homme » telle que définie au 18ème siècle
Ceci vaut entre autres pour le marxisme. Qui connaît le cheminement spirituel du jeune Marx, qui entra dans une secte avant d’être gagné aux idéaux socialistes ?

Il ne suffit pas de dire : « plus jamais ça » en pensant à tel génocide ; si la cause déterminante de ces maux n’est pas dépistée et dénoncée, le pire adviendra. Il n’a pas cessé d’advenir.
Plus jamais ça implique de décrypter le réel, strictement le réel : « facts, just facts« 

29 août 2011 Publié par : | Pépiements, Politis, Valeurs | | Laisser un commentaire

Eléments essentiels du système conceptuel connu sous le nom d’islam

1. Une version standardisée de l’ensemble d’idées est écrite. C’est un élément de base de plusieurs religions, et ce n’est pas une invention islamique, mais c’est un facteur important dans le succès de l’islam.
Un corpus d’idées transmis uniquement par voie orale peut changer avec le temps, alors que s’il est écrit il sera identique dans mille ans à ce qu’il est aujourd’hui, et les techniques modernes d’impression permettent de le reproduire par millions, ce qui constitue un avantage énorme pour répandre des copies identiques de l’ensemble d’idées.

2. Le Coran contient des instructions pour sa propre dissémination. Il dit aux croyants qu’ils doivent répandre l’islam. C’est leur devoir sacré de porter les commandements de Mahomet et la loi de l’islam dans tous les coins du monde.

3. L’ensemble d’idées contient des instructions pour sa propre préservation, sa protection et la fidélité de sa réplication. Le Coran, le plus important des livres saints de l’islam, affirme d’emblée à ses adeptes qu’ils ne pourront jamais changer, ou modifier, ou « moderniser » aucun des enseignements de l’ensemble d’idées. Il est parfait tel qu’il est. Essayer de le modifier est un péché mortel. Cette idée assure la préservation de tout l’ensemble d’idées.

Ces trois premières idées sont relativement classiques dans plusieurs religions qui ont réussi. Mais nous en arrivons aux choses intéressantes…

4. L’islam ordonne à ses adeptes de créer un gouvernement qui lui soit favorable. C’est sans doute l’une des idées les plus ingénieuses de l’ensemble. L’islam est la seule religion qui y ait recours. D’autres groupes religieux ont eu des aspirations politiques, mais aucun autre grand groupe religieux n’ordonne à ses adeptes – comme un devoir religieux – de créer un gouvernement qui se conforme à sa propre loi.

L’islam possède un système juridique, une loi, appelé la charia, et tous les musulmans sont obligés – en permanence, et où qu’ils se trouvent – de tenter d’amener leur gouvernement à s’y conformer. Du fait de certaines des autres idées ajoutées à l’islam, vous verrez que cette addition politique à l’ensemble d’idées a des conséquences notables. C’est sans doute la plus brillante des innovations de l’islam, mais c’est aussi la plus terrifiante pour les non-musulmans.

5. Autorisation de répandre la religion par la guerre. C’est une autre innovation brillante. Certaines religions se sont effectivement répandues par la force, mais il n’existait pas grand chose dans leur doctrine pour justifier des actions de ce type.

Ce n’est pas le cas de l’islam. L’expansion par la conquête est tout à fait admise et encouragée par cet ensemble d’idées. Les enseignements islamiques présentent les choses de la manière suivante : les pauvres non-musulmans qui ne vivent pas dans un état islamique doivent être sauvés du péché qui consiste à obéir à des lois autres que celle d’Allah. Si ces gens ne changent pas volontairement leurs lois pour adopter la charia, c’est le devoir des guerriers de l’islam d’insister. Le monde ne peut pas être en paix tant que tous les gouvernements de la Terre n’obéiront pas aux lois d’Allah.
L’expérience personnelle de Mahomet donne l’exemple – et le Coran dit que tout musulman doit suivre cet exemple. Au début, Mahomet a tenté de répandre l’islam par des moyens pacifiques. Au bout de treize ans, il avait rassemblé 150 convertis.
Il a alors changé de tactique et commencé à recourir à la guerre, aux massacres, aux exécutions et aux assassinats, et en une dizaine d’années il avait converti des dizaines de milliers de personnes. Après sa mort, ses successeurs ont utilisé la même tactique et en ont converti des millions. Du simple fait de l’augmentation de la population, le chiffre dépasse aujourd’hui le milliard.

Le recours à la guerre est puissamment synergique avec le commandement de créer un état islamique. L’islam s’est donc répandu rapidement à mesure que ses armées devenaient plus nombreuses. Il a conquis et installé des états islamiques, dont la plupart durent encore, et les lois en vigueur dans un état islamique font que l’islam est très difficile à déloger. Elles rendent aussi très avantageuse la conversion à l’islam.
Il s’agit là de l’une des méthodes les plus efficaces jamais inventées pour faire entrer un ensemble d’idées dans un nombre énorme de têtes. C’est une méthode de contrôle et d’endoctrinement similaire à celles qui sont utilisées avec succès dans les états communistes et totalitaires. Mais, comme vous le découvrirez plus loin, l’islam fait un usage unique du pouvoir de la loi pour contraindre à une conversion complète à la religion.

6. Les terres doivent être conquises. Les terres que l’islam a perdues doivent être reconquises, comme par exemple l’Espagne ou Israël. L’empire islamique doit continuellement s’étendre. La contraction est mauvaise, l’expansion est bonne. Si une terre a été islamique et ne l’est plus, c’est une contraction, et il faut y remédier.
Selon les enseignements de l’islam, la Terre appartient à allah. Si des régions de la Terre n’obéissent pas à la loi islamique, c’est le devoir des croyants de prendre le contrôle de ces régions et d’y instaurer la charia. Ne rien faire est un péché.

7. L’ensemble d’idées assure le renouvellement des combattants en autorisant la polygamie. Un musulman peut avoir jusqu’à quatre épouses, et peut faire l’amour avec autant d’esclaves qu’il le souhaite.
Le Coran encourage tout particulièrement les hommes à épouser des veuves. C’est une idée importante à ajouter à l’ensemble quand on prévoit de perdre beaucoup de soldats à la guerre. Il faut avoir un moyen de renouveler l’armée, sinon l’ensemble d’idées finirait par mourir par défaut de descendance.

8. Critiquer l’islam est un délit punissable. Vous voyez bien en quoi cette idée est bonne pour renforcer l’ensemble. Elle contribue à faire taire toute idée susceptible de réduire l’autorité des idées islamiques. Comme beaucoup d’autres, cette idée est bonne pour l’ensemble mais mauvaise pour les gens. Elle limite la liberté de parole.

9. Il n’est pas possible de quitter l’islam une fois qu’on lui appartient. Celle-ci est intéressante. Effectivement, il est illégal dans les états islamiques de renier l’islam. C’est un élément essentiel de la charia. Si un musulman a renié l’islam, il devient un « apostat ». C’est un crime et un péché, puni de mort (et de damnation éternelle dans l’au-delà).

Vous comprenez évidemment pourquoi cette idée a été incluse dans l’ensemble, mais en fait elle a posé un problème à l’islam parce que ceux qui se conforment à cette religion à la lettre considèrent comme apostats les musulmans plus « modérés » (ceux qui veulent ignorer ou modifier les passages les plus violents du Coran). La punition prévue pour les apostats étant la mort, les musulmans fondamentalistes combattent les modernistes partout dans le monde et, en les menaçant de mort, empêchent de s’exprimer beaucoup de ces musulmans modernistes et rebelles, ceux qui ne sont musulmans que de nom.
Chaque fois qu’un groupe de musulmans décide qu’il faudrait sans doute modifier l’islam pour qu’il s’adapte au 21ème siècle, que les femmes devraient bénéficier de certains droits ou que le gouvernement devrait peut-être devenir plus démocratique, les musulmans intégristes les désignent comme apostats et cherchent à les tuer.
L’ensemble d’idées protège sa propre intégrité (il est interdit de modifier l’ensemble initial). Ce n’est pas bon pour les organismes (les humains musulmans) mais c’est une grande force pour l’ensemble.
Selon une autre idée de la charia, il est illégal pour quiconque d’essayer de convertir un musulman à une autre religion.

10. L’islam doit être votre première appartenance. C’est une excellente idée à ajouter à l’ensemble si l’objectif est de dominer le monde. Vous êtes musulman d’abord, avant d’appartenir à votre famille, à votre tribu ou à votre pays.
Cela entraîne deux conséquences : une unité entre des gens séparés par des frontières, ce qui permet au groupe de devenir plus nombreux que toute autre entité. Autrement dit, la « nation de l’islam » peut devenir plus nombreuse que n’importe quel pays, si grand soit-il (et cela donne au groupe un avantage numérique énorme).

11. Mourir en combattant pour l’islam est la SEULE manière de garantir l’entrée d’un homme au paradis. Voilà une grande idée pour former des guerriers intrépides et enthousiastes, surtout quand on connaît les descriptions très parlantes que fait le Coran des délices sensuels du paradis.
Un musulman a une chance d’aller au paradis s’il est bon musulman, mais ce n’est pas garanti. En revanche, s’il meurt en combattant pour l’islam, il est certain d’y aller, et c’est la seule chose qu’il puisse faire pour en être certain.

12. Le Coran doit être lu en arabe. Cela unit les croyants par la langue, et la langue est un phénomène unificateur très puissant. Pour inciter encore davantage à apprendre l’arabe, une autre idée de l’ensemble affirme que l’on ne peut aller au paradis si l’on ne prie pas en arabe.
Tous les musulmans du monde partagent donc la même langue. Cela facilite la coordination à grande échelle de campagnes de protestation, de pression politique et de guerre. Je ne crois pas que Mahomet ait prévu cette possibilité, mais c’est une brillante idée, même si elle est accidentelle.

13. Il faut prier cinq fois par jour. C’est l’un des cinq « piliers » de l’islam, l’une de ses cinq pratiques essentielles. Dans un état islamique, cette obligation est imposée par la loi. Chaque musulman doit prier cinq fois par jour. Cette pratique contribue à ce que l’ensemble d’idées domine la vie du musulman, en infiltrant l’islam dans tout son rythme quotidien.
Il serait impossible d’oublier quelque chose que vous faites volontairement aussi souvent. Cinq fois par jour, tous les jours, un musulman doit s’incliner et prier allah.
La recherche a montré que plus une personne consacre d’efforts à une cause, plus il y a de chances qu’elle y croie et y accorde de la valeur. C’est donc un bon moyen de transformer en croyants des gens devenus musulmans par force.
L’islam intervient dans tous les aspects de la vie des musulmans. Non seulement ils doivent prier cinq fois par jour, mais ils doivent se livrer à une toilette rituelle auparavant. L’islam dicte les lois, et celles-ci concernent de nombreux comportements publics et privés. Dans un état islamique, il est impossible d’être un musulman désinvolte.

14. Les prières impliquent des mouvements d’ensemble, au même moment. Lorsque les musulmans prient, ils sont tous orientés dans la même direction, s’inclinent, se prosternent à genoux et la face contre leur tapis, tous à l’unisson, et se relèvent ensemble. Et cela encore et encore.
Quand des gens bougent ensemble et en synchronie, qu’il s’agisse de danser, de défiler ou de prier, cela crée entre eux un lien physique et émotionnel. C’est pour cette raison que toute formation militaire recourt à l’exercice en bon ordre (marche au pas), même s’il y a longtemps maintenant que les unités militaires ne vont plus au combat en rangs. Savoir marcher au pas n’est plus nécessaire, mais la formation a conservé cet exercice parce qu’il est très efficace pour créer un fort sentiment d’unité entre les soldats.
Il en va de même de tous les mouvements physiques que des gens pratiquent à l’unisson. La technique de prière de l’islam est donc une idée unificatrice ajoutée à l’ensemble.

15. La femme est en situation de soumission complète. Cette idée aide beaucoup à la mise en œuvre d’autres idées de l’ensemble, comme la cinq et la six. Si les femmes avaient trop d’influence, elles essaieraient de réduire les activités guerrières. Les femmes, d’une manière générale, n’aiment pas envoyer leur mari ou leurs fils à la guerre. Mais si elles n’ont pas la parole, alors les autres idées peuvent s’exprimer sans encombre. En plaçant les femmes en position de dominées, l’ensemble d’idées évite qu’elles puissent efficacement voter contre la guerre, la violence et la conquête.
Les règles et les lois qui maintiennent la femme en position de subordination au sein de l’islam sont nombreuses. Par exemple, elle n’a pas le droit de quitter son domicile sans être accompagnée par un parent masculin. Aux termes de la loi islamique, la femme ne peut ni diriger un état ni être juge. Elle ne peut hériter que moitié moins qu’un homme. Au tribunal, son témoignage a deux fois moins de valeur que celui d’un homme. Elle n’a pas le droit de choisir où elle vivra ni qui elle épousera. Elle n’a pas le droit d’épouser un non-musulman ni de divorcer de son mari. En revanche, son mari peut divorcer d’un geste de la main. Et, selon la charia, il peut (et doit) la battre si elle lui désobéit.
Toutes ces idées la maintiennent en situation de subordination, ce qui contribue à maintenir la machine de guerre en fonction, sans interférence due à une rébellion domestique.

16. La seule manière pour une femme d’être certaine d’aller au paradis est que son mari soit content d’elle au moment où elle meurt. Quand j’ai lu ça, j’ai pensé « Mahomet, tu es malin ».
À l’évidence, cette idée facilite la soumission de la femme. Elle la motive à se soumettre par elle-même. Elle la motive fortement à subordonner ses vœux à ceux de son mari, parce que si elle a une chance d’aller au paradis en étant bonne musulmane, la seule manière de se garantir le paradis (et donc de s’éviter les souffrances éternelles de l’enfer) est de faire en sorte que son mari soit content d’elle lorsqu’elle meurt.

17. Allah s’autorise à modifier sa propre œuvre. Encore une idée intéressante. Elle dit que si un passage du Coran contredit un passage écrit antérieurement, alors c’est le plus récent qui est le meilleur. Le Coran a été écrit par fragments (les révélations de Mahomet, constituant chacune une sourate ou chapitre) sur une période de 23 ans. Les circonstances de la vie de Mahomet et sa religion ont changé notablement au cours de ces 23 années.
L’une des idées du Coran, c’est que « c’est la parole d’Allah ». Les gens avaient déjà mémorisé ses premières révélations, et Mahomet ne pouvait donc pas tout simplement les modifier. Cela aurait paru étrange, pour Allah l’omniscient et l’infiniment sage, de changer quelque chose qu’il avait déjà dit.
Mais, avec cette nouvelle idée – selon laquelle les révélations ultérieures abrogent les révélations antérieures contradictoires ou s’imposent par rapport à elles – les méthodes d’Allah pouvaient changer à mesure que Mahomet trouvait des idées plus efficaces.
Comme je l’ai rappelé plus haut, Mahomet n’est parvenu à rassembler que 150 adeptes au cours de ses 13 premières années de prédication pacifique. Mais en tant que chef militaire et conquérant violent, il est parvenu à faire passer toute l’Arabie sous la loi islamique en moins de 10 ans. Les méthodes pacifiques étaient trop lentes. La conversion par la conquête et l’instauration de la charia a été beaucoup plus rapide et plus efficace. Du coup, des versets tardifs, violents et intolérants, abrogent les passages antérieurs pacifiques et tolérants.

18. Le Coran utilise la carotte et le bâton pour imposer les comportements. Tout le livre est plein de descriptions réalistes de l’enfer, où les pécheurs et les non-musulmans devront boire de l’eau bouillante et puante, seront jetés tête la première dans un feu brûlant, et seront éternellement soumis à des tourments sans fin dans des douleurs atroces.
Il y a aussi des descriptions réalistes du paradis. Au paradis, annonce le livre, les croyants porteront des tuniques de soie verte et s’allongeront sur des couches moelleuses. Des arbres leur fourniront de l’ombre, avec des fruits à portée de main. Ils auront des nourritures délicieuses et des boissons rafraîchissantes leur seront servies dans des gobelets d’argent. Pour avoir une chance d’y parvenir, ils doivent être des musulmans fervents. Pour que ce soit garanti, ils doivent mourir au djihad (pour les hommes) ou faire tout pour que leur mari soit toujours content d’elles (pour les femmes).

19. Il fournit un objectif énorme et enthousiasmant. Les dirigeants des pays, des sociétés ou des religions ont tous découvert que l’on obtient le maximum de motivation et d’enthousiasme de la part de ceux que l’on dirige si on leur fournit une vision immense, un objectif énorme. Dans l’ensemble d’idées de l’islam, l’objectif demande un effort continu pour étendre le domaine de la loi islamique jusqu’à ce que le monde entier y soit soumis.
Beaucoup de religions ont l’objectif de convertir tout le monde, mais l’islam détient une méthode que personne d’autre n’emploie : s’étendre en prenant le pouvoir et en convertissant les gouvernements à la charia.
Lorsque le monde sera islamique, la paix règnera. C’est pour cette raison que les terroristes eux-mêmes peuvent dire en toute sincérité : « L’islam est une religion de paix. »
Le Coran dit que le mieux est que les non-croyants acceptent l’islam et deviennent musulmans sans violence. Mais s’ils refusent, alors il faut les combattre, les conquérir et sauver leurs pauvres âmes en insistant pour qu’ils vivent selon la loi d’Allah.
Une fois tous les pays conquis, le monde sera en paix. L’islam est donc une religion de paix.
C’est un objectif énorme et enthousiasmant, extrêmement unificateur. Il suscite des adeptes motivés et enthousiastes.

20. Les non-musulmans doivent payer une lourde taxe. Lorsque les musulmans ont conquis un pays et converti le gouvernement à la loi islamique, les non-musulmans ont le choix entre devenir musulmans ou dhimmis. Les dhimmis sont autorisés à pratiquer leur religion non musulmane s’ils payent une taxe spéciale, la jizya. S’ils se convertissent à l’islam, ils n’ont plus à payer cette taxe, et il existe donc un motif concret pour se convertir.
Mais il y a un autre aspect, qui fait de cette idée un brillant ajout à l’ensemble. La taxe prend de l’argent aux non-musulmans et aux ensembles d’idées qui font concurrence à l’islam, et cet argent va soutenir l’islam. C’est du génie à l’état pur !
Le produit de ces taxes (en général un impôt de 25 % sur le revenu) a contribué à financer les conquêtes islamiques pendant les deux premiers grands djihads. Ils ont conquis de vastes territoires, dont la plupart étaient déjà peuplés de chrétiens et de juifs, parmi lesquels beaucoup ne se sont pas convertis au début, ce qui a permis à la jizya de collecter des sommes énormes pour la machine de guerre islamique.
À terme, le nombre des chrétiens et des juifs a diminué, à mesure qu’ils se sont convertis ou enfuis, jusqu’à la situation d’aujourd’hui où, dans la plupart des pays islamiques, juifs et chrétiens sont réduits à de très faibles minorités.
L’idée de taxer les non-musulmans aide l’ensemble d’idées de l’islam à se reproduire en plus grand nombre, en freinant les ensembles d’idées religieuses concurrentes et en soutenant financièrement l’islam.
Plusieurs idées de la charia renforcent cet effet. Par exemple, les non-musulmans n’ont pas le droit de construire de nouveaux lieux de culte. Ils n’ont même pas le droit de réparer les églises ou synagogues existantes. Les lieux de culte de tout ensemble d’idées concurrent se trouvent donc placés en situation de déclin permanent. Brillant.
De plus, les prières non islamiques ne doivent pas être dites si elles peuvent être entendues par un musulman – ce qui, encore une fois, évite aux musulmans d’être infectés par une religion concurrente. Il est également interdit d’afficher tout symbole d’une autre foi.
Tout cela empêche l’extension de toute religion concurrente, et fait disparaître avec le temps les ensembles d’idées concurrents. C’est pourquoi il y a aujourd’hui tant de « pays musulmans ». Pratiquement tous les autres pays du monde se composent de plusieurs religions différentes.
Une idée supplémentaire facilite beaucoup la domination des non-musulmans par les musulmans dans un état islamique : les non-musulmans n’ont pas le droit de détenir des armes, quelles qu’elles soient. Pour soumettre un peuple, tous les dictateurs de l’histoire ont fait la même chose : désarmer le peuple dominé. Il devient bien plus facile à gérer, moins dangereux, et moins capable de renverser la situation.

21. Il est interdit au musulman de devenir ami avec un infidèle. Un musulman a le droit de feindre l’amitié, mais en son cœur il ne doit jamais être vraiment ami avec un non-musulman.  C’est l’une des meilleures protections que possède l’islam contre l’abandon de la foi par des musulmans, parce que dans toutes les autres religions les conversions se produisent le plus souvent sous l’influence d’un ami qui a présenté sa religion. L’interdiction de toute amitié avec des infidèles est un moyen efficace de prévenir de telles conversions.

22. Le Coran recommande le mensonge avec les infidèles. Mahomet a recommandé à l’un de ses suiveurs de mentir s’il le devait (pour assassiner l’un des ennemis de Mahomet). Le principe était clair : si cela aide l’islam, il est bon de mentir aux non-musulmans.
Ce principe a très bien servi les objectifs de l’islam tout au long de l’histoire. Et il sert ces objectifs aujourd’hui encore. Sur le DVD Obsession : Radical Islam’s War Against the West (Obsession : la guerre de l’islam radical contre l’Occident), on peut voir des exemples réels où des leaders islamiques disent une chose en anglais pour la presse occidentale et quelque chose d’entièrement différent en arabe à leurs adeptes, quelques jours plus tard.
Tromper l’ennemi est toujours utile dans la guerre, et l’islam sera en guerre avec le monde non islamique tant que le monde entier ne sera pas soumis à la charia. Tous les non-musulmans vivant dans des états non islamiques sont des ennemis. Il est donc parfaitement acceptable de tromper les Occidentaux. C’est encouragé si cela peut jouer dans le sens d’une expansion de l’islam.
On aboutit donc à l’étrange phénomène couvert par Steven Emerson dans Terrorists Among Us, (Terroristes parmi nous) où, en Amérique, des organisations levaient de l’argent officiellement pour des orphelins mais le donnaient en fait à des terroristes. Ces gens trompaient des infidèles occidentaux au bon cœur pour les conduire à donner de l’argent à des organismes qui s’occupaient activement à tuer des infidèles occidentaux. Comme il est dit dans le Coran, « la guerre, c’est le mensonge ». Cette idée confère à l’islam un énorme avantage sur les ensembles d’idées qui prônent la sincérité universelle.

23. L’islam doit toujours être défendu. Cette idée est la pierre angulaire qui justifie la guerre contre n’importe qui, comme on le verra dans l’idée suivante. Une fois l’ennemi vaincu, bien entendu, il est demandé aux musulmans de mettre en place un état islamique.

24. Les écritures islamiques enseignent l’utilisation de prétextes pour déclencher des guerres. Le Coran consacre énormément de temps à se plaindre des gens qui n’ont pas soutenu Mahomet quand il a créé sa religion, et allah y condamne souvent ces gens aux tourments de l’enfer dans l’au-delà.
Mahomet était plutôt agressif et insistant en annonçant sa religion et, quand les autres avaient une impression d’intrusion et protestaient, il considérait que cela voulait dire qu’ils cherchaient à empêcher le saint prophète d’apporter au monde la parole révélée d’Allah, et qu’il était donc fondé à les combattre et à les détruire en tant qu’ennemis d’Allah. C’est une démonstration du principe du prétexte.
Il est urgent que les non-musulmans du monde prennent conscience de ce principe. De toutes les idées de l’ensemble d’idées islamique, c’est la plus dangereuse pour l’Occident parce qu’elle nous enlève les défenses naturelles qui nous permettent de nous protéger. Le recours au prétexte tend à rendre l’Occident sans défense contre l’invasion islamique actuellement en cours. Les terroristes musulmans ne sont pas naïfs. Ils sont intelligents, cultivés, bien financés, et utilisés par un ensemble d’idées très astucieux.

L’invasion de l’Occident est en cours, et cela avec tant d’intelligence que la plupart des Occidentaux ne s’en rendent même pas compte. (Découvrez leur  plan de 20 ans pour renverser le gouvernement des États-Unis. Informez-vous aussi sur l’imposition de la charia en Europe.)
L’utilisation de prétextes signifie qu’il suffit du motif le plus minime pour engager des hostilités. Cela veut dire qu’en fait vous cherchez un motif, et même que vous essayez de pousser les autres à donner le premier coup (« déclencher » les hostilités).
Si la seule manière d’aller au paradis est de mourir en combattant pour l’islam, la guerre est nécessaire. Et si c’est votre devoir sacré d’amener tous les gouvernements à mettre en œuvre la charia, il faut prendre ces gouvernements. Mais vous ne voulez pas avoir l’air d’être l’agresseur. Les apparences comptent.
Tout au long du Coran, Mahomet essaie de justifier ses agressions par la défense de l’islam.
Le Coran répète plus de soixante-dix fois que les croyants doivent prendre Mahomet pour modèle et l’imiter. Les musulmans du monde entier essaient donc de trouver des motifs de mécontentement de manière à pouvoir déclencher une guerre sainte, afin de pouvoir combattre et mourir pour la cause d’allah et contribuer à faire que le monde soit soumis à la loi d’allah.

Et, du fait de la montée du multiculturalisme (respect de toutes les autres cultures) en Occident, le recours aux prétextes est très efficace contre les gens qui ne sont pas familiers de l’islam. Beaucoup de gens croient que Al Qaida est furieuse contre l’Occident parce qu’il a des troupes stationnées en Arabie saoudite. Mais ce n’est qu’un prétexte. Ils veulent que tous les non-musulmans quittent le Moyen-Orient. Alors, disent-ils, ils cesseront les hostilités. C’est un objectif ridicule et impossible, et ils trouvent donc une justification à une guerre permanente contre l’Occident.
Il est surprenant que tant d’Occidentaux acceptent ce prétexte particulier, parce qu’il s’oppose directement à un principe occidental essentiel, l’égalité. Ce que dit Ben Laden, c’est « les infidèles sont tellement indignes que leur seule présence défigure nos lieux saints ». Eh ben ! Que dit-il ainsi des non-musulmans ?
Pourquoi ce type de racisme, de préjugé ou d’infidélophobie (appelez ça comme vous voudrez) ne choque-t-il pas davantage les Occidentaux ? Au contraire, beaucoup estiment que nous devrions nous retirer du Moyen-Orient pour que ces pauvres suprématistes islamistes offensés cessent de nous en vouloir !
Le principe du prétexte signifie que vous essayez de provoquer une réaction hostile puis cherchez à utiliser cette réaction comme une raison pour intensifier les hostilités. C’est la méthode des caïds de cour de récréation depuis des milliers d’années : « Qu’est-ce que tu regardes ? Tu as un problème ? Tu veux qu’on s’explique, pauvre type ? »

25. Utilisation explicite d’un système à deux poids et deux mesures. L’islam a une norme pour les musulmans et une autre pour les non-musulmans. Ce système donne toujours l’avantage aux musulmans et, dans un pays musulman, il fournit des incitations à la conversion.

Par exemple, l’islam doit être étendu par ses croyants, où qu’ils se trouvent. Mais lorsque d’autres religions tentent de répandre leur propre ensemble d’idées, les musulmans doivent considérer cela comme une agression contre l’islam – acte d’agression contre lequel il faut « se défendre ». Retenez bien que l’islam doit toujours être défendu.
Autre exemple de la manière dont le système des deux poids-deux mesures donne à l’islam un avantage. Lorsque l’islam est critiqué d’une manière ou d’une autre, les musulmans doivent le défendre avec violence. Même s’il s’agit de dessins. Mais les musulmans peuvent et doivent diffamer les juifs et les chrétiens dans la presse et la télévision musulmanes, et ils doivent diffamer tout infidèle ou ennemi, comme ils diffament aujourd’hui les États-Unis.
Encore un exemple : les suprématistes islamiques d’Arabie saoudite déversent des flots d’argent pour la construction de mosquées dans tout le monde libre. Mais, selon la charia, qui est en vigueur en Arabie saoudite, il est interdit d’y construire le moindre bâtiment religieux non musulman.
Les musulmans du monde entier protestent avec vigueur et violence si quiconque s’oppose à la construction de nouvelles mosquées en Europe ou en Amérique.
Les suprématistes islamiques ne voient pas toute l’ironie de la situation. Ils ne trouvent pas étrange ce système de double traitement évident. Après tout, ils sont des fidèles d’Allah, et tous les autres sont dans l’erreur. La justice et l’égalité avec des infidèles d’aussi peu de valeur paraîtraient tout à fait déplacées. Les deux poids et deux mesures paraissent parfaitement appropriés quand on regarde les choses sous cet angle.
Le principe des deux poids et deux mesures est un élément essentiel de l’ensemble d’idées, et il a constitué un grand avantage pour l’expansion de l’islam (et la suppression des religions concurrentes).

26. Il est interdit de tuer un musulman (sauf pour une juste cause). Il n’est pas interdit de tuer un infidèle. Cela crée un lien entre les musulmans, suscite la peur chez les non-musulmans, et motive à devenir musulman. C’est encore un exemple explicite du principe islamique des deux poids et deux mesures.

 

extrait de article LDF

22 août 2011 Publié par : | Référence | , | Laisser un commentaire

Les trois passoires

Test des Trois Passoires

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. 

 Quelqu’un vint, un jour, trouver le grand philosophe et lui dit :

 -Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?
– Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires.
– Les trois passoires? 

– Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. 

La première passoire est celle de la vérité. 

-As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
– Non.. J’en ai seulement entendu parler…
– Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. 

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté.

 -Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?
 – Ah! non. Au contraire.
 – Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. 

 

Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité.

 -Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?
 – Non.. Pas vraiment.
 – Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?

21 août 2011 Publié par : | Pépiements, Valeurs | Laisser un commentaire

Les documents de l’islam : un vade-mecum de lucidité

Les religions et les dieux sont des inventions humaines, sans exception aucune. L’islam (que nous appelons dorénavant islamisme, comme doctrine, et nous le justifions) n’échappe pas à cette règle d’airain et quiconque la conteste et se prétend scientifique est un faussaire.

Pour résumer, et pour illustrer un peu le propos, voici quelques axiomes infrangibles :

  1. l’islamisme est un agrégat de rituels, de sanctuaires et de divinités arabes, associés à une tradition juive hétérodoxe, et à des tendances chrétiennes sectaires (nazaréens, araméens, …), le tout recomposé de façon à sembler un ensemble cohérent. D’autres influences ont été très négligées, comme celle du manichéisme.
  2. l’islamisme est une doctrine qui s’est élaborée pendant plusieurs décennies voire siècles, au gré des expansions impériales, des schismes, des influences.
  3. l’islamisme a peu à peu, au cours de sa construction, constitué son propre passé, selon les impératifs qui lui sont contemporains.
  4. le personnage de Muhammad est très largement synthétique, et idéalisé, jusqu’à ne plus sembler un être humain véritable. Il y a sans doute eu un véritable individu à la base, un réformateur arabe, très judaïsé, et redoutable chef de guerre, mais nous ne saurons presque rien de lui (très peu de textes authentiques d’époque). Ensuite, pour concurrencer des Abraham, Moïse, Mani et Jésus, on a fabriqué un Muhammad.
  5. Le Coran est un recueil de documents datant d’un siècle avant et d’un siècle après l’Hégire, témoin de l’état religieux et culturel du Proche-Orient de cette époque. Le tout a été hâtivement mis en forme, de manière à donner aux conquérants arabes de quoi en remontrer les juifs et aux chrétiens, qui possédaient leurs livres…

A partir de là, il est loisible de se mettre à réfléchir, et de présenter toutes les thèses possibles : proposées puis rejetées, puis transformées, elles forment justement la démarche scientifique, qui doit se développer hors de toutes les contraintes. Or, quiconque connaît le monde universitaire et érudit sait que les recherches sur les origines de l’islamisme sont très découragées et marginalisées, voire dorénavant ostracisées par une « fatwa » implicite décrédibilisant les « kouffars » qui n’auraient pas le droit d’étudier de telles matières!

Le site islam-documents a pour but de provoquer une réaction, en amassant l’essentiel de la documentation, pour que chacun s’en empare, et que la recherche se libère des contraintes.

Ensuite, nous tenons à présenter, pour ce qui est de la méthode, comment une religion qui se construit élabore sa propre Histoire en même temps que sa conception de l’Homme, du monde et des autres. Elle le fait en publiant une multitude de documents, et nous tenons à en présenter le plus possible, afin de perturber celles et ceux qui veulent imposer leur propre vision de la doctrine islamique, en sélectionnant selon leurs vues la documentation.  Nous misons sur la publication la plus large, et la plus copieuse, soit des dizaines de milliers de textes. Ensuite, nous avons tenu à critiquer de plus en plus la documentation, c’est-à-dire à jauger sa valeur historique : autant dire maintenant, et à la suite de très grands spécialistes, depuis le XIXème siècle, qu’elle est très faible.
Ainsi, par la masse de la documentation, par la critique, par l’ironie parfois, nous voulons que la recherche historique sur les origines de l’islamisme ne soit pas confisquée par quelques esprits cléricaux et tartuffes.

Les nouveautés de cette version concernent d’abord un effort dans la recherche de la documentation. Celle qui est primaire a été étoffée : quelques autres collections de la Sunna (les recueils de Tirmidhi, Hanbal, Maja…) et divers chroniqueurs, musulmans ou non. L’ajoût capital concerne la littérature secondaire, que nous avons voulu intégrer, par extraits : de grands classiques (Gaudefroy-Demonbynes, Rodinson) , et des rénovateurs (Prémare, Donner, Wansbrough). Nous avons poussé le vice jusqu’à ajouter, afin que chacun se fasse son idée, les œuvres de Tariq Ramadan ou de H. Boubakeur.

L’effort a porté ensuite sur la critique : autant que possible, à mesure que notre compréhension du sujet s’améliore (de manière relative toujours), nous sommes davantage en mesure d’estimer la valeur des témoignages, et peu à peu, de proposer des analyses, des synthèses, et de plus en plus, des hypothèses. C’est ainsi que devrait avancer la science. Peu à peu, nous commençons, non pas à savoir le vrai, mais au moins à deviner ce qui est faux.
En conséquence, le plan s’est étoffé, enrichi de multiples sous-parties.

Il nous reste à rénover les parties juridiques, et théologiques.
Comme auparavant, nos efforts ont porté sur le contexte arabe, mal connu, et dans la version V, sur la question de la violence religieuse.

Notre prochain effort portera sur une présentation de plus en plus précise du corpus coranique, de chacun de ses éléments, ce qui aboutera à terme à un redécoupage intégral du recueil, afin de briser son organisation primitive, totalement injustifiable. Cette tâche nécessite des connaissances supplémentaires, et donc plus de temps, et nous pensons y arriver dans quelques années, ce qui fera, à terme, d’islam-documents.org la tentative la plus importante jamais proposée sur le web d’analyse des origines et de la doctrine d’une religion.

L’entreprise n’en est qu’à ses débuts, et elle n’est pas exempte de défauts et de lacunes. Elle est une tentative d’utiliser les ressources d’internet, soit de publication illimitée, dans le domaine de la critique des systèmes religieux, ou plutôt de la réaction contre la prétention de ceux-ci à présenter leur propre vision d’eux-mêmes, et d’interdire autant que possible le regard et l’investigation selon les méthodes ordinaires de l’historien et du scientifique.

Si les tenants de l’islamisme n’avaient pas montré autant de réticences à accepter ce que l’on appelle le « stade critique » (qui n’a rien à voir avec la critique morale et politique), nous n’aurions jamais décidé de nous lancer dans cette aventure aussi passionnante que dévorante. L’affaire des caricatures de 2005 avait montré que les autorités musulmanes n’avaient pas encore atteint ce stade, et que sans doute elles ne l’accepteraient jamais d’elles-mêmes. Il faudra donc que peu à peu, depuis l’intérieur du monde musulman, des consciences jeunes et éclairées commencent à s’interroger et se remettre en question, et en finissent par rejeter l’épaisse gangue de la hiérarchie religieuse qui profite de leur ignorance. Une bonne partie de l’audience d’islam-document.org est justement constituée de populations installées dans des pays musulmans, francophones ou dans lesquels le français reste une langue de communication. Nous en sommes très heureux, et recevons régulièrement des remerciements de ces endroits, qui nous encouragent à progresser.

Nous vous souhaitons bonne lecture. Il subsiste nombre d’imperfections dans cette version, et nous vous prions, soit de les ignorer, soit de nous les signaler. Le travail ne peut s’améliorer que par vos critiques et suggestions.

Abd al Uzza

12 août 2011 Publié par : | Histoire | | Laisser un commentaire

Est-ce réellement un « dieu » qui aurait inspiré cela?

Il ne dépend pas de nous de croire en Dieu, mais seulement de ne pas accorder notre amour à de faux dieux.

Il est peu probable que l’islam tel qu’il est pratiqué survive si les musulmans individuellement prenaient conscience des perturbations affectives et du désordre mental que l’adhésion à cette croyance provoque. L’islamisation des esprits amène invariablement des gens intelligents à s’incliner devant l’absurde. L’esprit critique et l’introspection sont les premières victimes de l’adhésion à l’islam, les musulmans tirent fierté de cette disposition d’esprit qui leur permet de s’interdire de penser et de discerner, elle est à ce point ancrée qu’elle a fini par marquer profondément leur identité.

Le martèlement incessant depuis l’enfance des extraits ci dessous des textes racines (Coran) ne peut qu’ avoir une conséquence sur la santé mentale des adeptes, a minima une atteinte de leur inconscient qui les fera basculer du coté « obscur » pendant un épisode critique de l’histoire (personnelle ou collective)…

Lorsqu’un musulman « non averti » jusque-là, découvre les textes islamiques, dont le Coran, il n’en croit pas ses yeux. Si en plus il a eu la possibilité de lire les paroles du Christ, il met une croix définitivement sur toutes les inepties qu’on lui a rapportées sur la « religion de paix et de tolérance ».
Ceux qui parlent de « mauvais musulmans » sont les salafistes et autre wahhabites. Et face à eux les musulmans dits modérés ne pipent mot car la légitimité des textes n’est pas de leur côté ; de sorte que ces musulmans « silencieux » ne peuvent que « se soumettre » en constatant qu’ils ne connaissent pas leur religion.

Le vrai dialogue n’a pas encore été entrepris, alors qu’il pourrait l’être en France et dans les pays d’Europe, pour, avant tout, discuter des textes qui posent problème dans l’Islam. La critique des textes de l’islam doit être possible, sans que les musulmans ne s’en offusquent ou se scandalisent. Ceux qui cherchent absolument à nier qu’ils ne sont pas liberticides et attentatoires au privilège qui nous vient de Dieu, ne rendent pas service au dialogue. Il faut proclamer en effet, et s’y tenir que Dieu nous a fait le don de la liberté pour aimer ; car sans liberté pas d’amour de Dieu, pas d’amour du prochain.

Un texte prônant la haine ne peut qu’engendrer la haine : est-ce réellement un « dieu » qui aurait inspiré cela?
non c’est un dieu de tribu, un dieu de race, un dieu jaloux de son troupeau (interdiction de mariage exogène, rites pur-impur, cimetières séparés, esclavage implicite, …) bien loin d’un Dieu universel sans exclusive ni limitation…

Sourate II verset 191
« Dieu n’aime pas les transgresseurs. Tuez-les partout où vous les rencontrerez.»

Sourate VIII verset 17
« Vous ne les avez pas tués, c’est Allâh qui les a tués.»

Sourate XLVII verset 4
“Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage, et serrez les entraves des captifs que vous aurez faits.”

Sourate IV verset 38
“Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises, elles conservent soigneusement pendant l’absence de leurs maris ce que Dieu a ordonné de conservé intact. Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance, vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez, mais aussitôt qu’elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand.”

Sourate V verset 56
« Ô croyants ! ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens, ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour amis finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers. »

Sourate II verset 276 ou 277
« Allâh n’aime ni l’incroyant (le pécheur incroyant) ni l’impie.»

Sourate II verset 24
« Si vous ne le faites pas (apporter des témoins autres que Dieu) – et vous ne le ferez pas – craignez le Feu qui a pour aliment les hommes et les pierres et qui a été préparé pour les incrédules.»

Sourate II verset 98 ou 104
« Aux incroyants l’affreux tourment (un châtiment douloureux).»

Sourate III verset 49 ou 56

« Les incroyants, je les tourmenterai terriblement (ou je les punirai d’un châtiment cruel) en cette vie et dans l’autre et ils seront sans recours.»

Sourate III verset 135 ou 141
« Qu’Allâh éprouve ceux qui croient et détruise (ou fasse disparaître) les incroyants.»

Sourate III verset 144 ou 15
« Nous jetterons l’effroi dans le cœur des incroyants.»

Sourate IV verset 56 ou 59
« Ceux qui ne croient pas à nos versets (ou à nos signes), nous les pousserons au feu. Chaque fois que leur peau sera brûlée, nous leur donnerons une autre peau pour qu’ils goûtent le tourment.»

Sourate IV verset 89 ou 91
« Ne prenez pas d’amis (ou de patrons) chez eux avant qu’ils émigrent dans le sentier d’Allâh. S’ils tournent le dos, saisissez-les, tuez-les où que vous les trouviez.»

Sourate IV verset 91 ou 93

« S’ils ne se tiennent pas à l’écart, s’ils ne se rendent pas à vous et ne déposent pas les armes, saisissez-les, tuez-les où que vous les trouviez. Nous vous donnons tout pouvoir sur eux.»

Sourate IX verset 3 – 5
« Annonce aux incroyants l’affreux tourment. Les incroyants avec qui vous avez fait un pacte et qui ne vous ont pas fait tort et n’ont aidé personne contre vous, eh bien respectez ce pacte jusqu’à son terme car Allâh aime les fidèles. Une fois passés les mois sacrés, tuez les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les, assiégez les, dressez leur des embuscades. S’ils se repentent, font la prière, acquittent l’aumône, laissez-leur le champ libre, car Allâh pardonne, il a pitié.»

Sourate VIII verset 55
« Les pires bêtes, aux yeux d’Allâh, sont les incroyants qui s’entêtent à ne pas croire.»

Sourate IX verset 123
« Croyants, combattez les incroyants qui sont dans vos parages et qu’ils vous trouvent durs.»

Sourate XVIII verset 29
« Nous avons préparé pour les coupables un feu dont les flammes les envelopperont. S’ils crient au secours, nous les secourrons avec une eau comme du bronze en fusion pour leur brûler la face.»

Sourate XXII verset 19
« On taillera des vêtements de feu pour les incroyants, on leur versera de l’huile bouillante sur la tête.»

Sourate XXV verset 52
« N’écoute pas les incroyants, combats-les rudement avec ce Coran.»

Sourate LXXI verset 26 – 27
« Noé dit : Seigneur, ne laisse pas d’incroyants circuler sur Terre, car si tu les laisses, ils égareront tes esclaves et n’engendreront que des pervers sans foi.»

Sourate XCVIII verset 6
« Les incroyants, qu’ils aient le livre ou qu’ils ajoutent des dieux, iront dans le feu de la géhenne et y seront pour toujours. Ce sont les pires des humains..»

11 août 2011 Publié par : | Gaia | , | Laisser un commentaire

« Facts, justs facts »

En théorie linguistique le contexte est un facteur essentiel, voire central, dans la construction du sens dans les énoncés;
de ce fait l’aspect pragmatique, c’est-à-dire contextuel, de l’analyse d’un discours est essentiel pour en comprendre le sens :
« facts, just facts » doit demeurer le leitmotiv de notre comportement, de notre pensée, tant intérieure qu’extérieure…

Il n’en demeure pas moins que le langage n’est pas analysable de manière définitive, et c’est peut-être là l’intérêt, on pourrait dire le refuge, de notre humanité. Le discours symbolique peut paraitre contradictoire, car il intègre des définitions diverses qui s’appliquent aux différents niveaux de compréhension du contexte. Le discours symbolique nécessite donc un écoutant de grande qualité, ouvert, sans projections consciente ou inconsciente, en possession de ses propres étiquettes et cartes (« la carte n’est pas le territoire »).
Toute tentative d’échange équilibré avec un locuteur ne présentant pas ces qualités ne peut que se révéler source de souffrance et d’incompréhension.

L’analyse linguistique d’un discours n’est pas scientifique au sens propre, en ce qu’un mot ou une expression n’engage (presque) jamais totalement son auteur. C’est là l’essence même du langage que d’être polysémique, que de pouvoir signifier plusieurs choses à la fois, en particulier lorsqu’un énoncé est mis en lien avec son contexte; le contexte constitue toujours une « pierre de touche » au sens définitif d’une phrase ou d’une expression, et un contexte ne peut être expliqué qu’en fonction d’un discours dans sa globalité (ce qui demande patience et nuance). Certains considèrent même que l’absence d’une telle compréhension globale serait une limitation sensitive, au même titre que celle du chien dont les sens visuels sont incapable de percevoir les couleurs.

Posé crument, réduire l’image et le discours de son interlocuteur à quelques stéréotypes du genre « mon adversaire est un ignorant » ou « mon adversaire est un raciste » résulte d’une simplification de l’esprit ( ce qui indique le niveau de conscience de celui qui se sert de ces attaques « ad hominem »). L’attitude de  « diffamation implicite par l’ignorance »  révèle une arrogance contraire à l’humilité perpétuelle que chacun devrait  présenter dans tout débat (« rien n’est définitif, tout est lié au temps et à l’espace, … ») – Ce que j’appelle ainsi, c’est le fait de produire une phrase qui sert à dire autre chose que ce qu’elle signifie en surface, et que cette signification cachée soit un préjugé sur l’état des connaissances ou de l’intelligence de l’interlocuteur. Par exemple, si je dis: « Mais comme Jean est intelligent » avec un ton ironique ou sarcastique, ce que je veux dire en réalité c’est que Jean est bête.
Rectifier (ou tenter de le redéfinir) un élément sémantique d’une discussion ne relève pas de l’arrogance, mais d’une recherche constante de vérité (dans la mesure du possible), d’une stricte honnêteté  et ne doit pas être pris pour une tentative de pouvoir, sauf si soi-même voulons  se mouvoir dans ce périmètre…

Un aspect autrement important dans l’examen d’un discours passera également par l’identification de l’intention derrière les paroles (ce que nous appelons en théorie des groupes de travail, « revenir à la question n-1 »). Le concept de l’intention est en effet un élément central dans la théorie pragmatique appliquée ici, la Théorie de la Pertinence, qui dit que le sens que prend une expression dépend de l’intention que l’interlocuteur prête au locuteur.

Par exemple, c’est grâce à cela que l’on peut comprendre l’ironie: si par une journée d’orage et de pluie je vous dis « quel beau temps! », vous comprendrez que mon intention n’était pas de faire une assertion, de dire quelque chose de littéralement vrai, et ainsi vous pourrez déduire que j’étais ironique. En termes techniques, c’est ce que l’on appelle l’ostension, c’est-à-dire le degré de transparence (ou de sens littéral) d’une expression, (aussi ce que l’on appelle le bon sens, ou sens commun)

Il existe plusieurs degrés d’ostension (l’ironie et la métaphore en sont de bons exemples, car pour l’interprétation de ces deux dernières il faut pouvoir se représenter l’intention de l’individu qui la produit) et plusieurs degrés d’interprétation de l’ostension. Par exemple, les enfants autistes et certains schizophrènes sont souvent incapables de reconnaître une phrase ironique ou d’interpréter une métaphore, et la théorie veut que ce soit justement parce qu’ils sont incapables de concevoir l’intention (ironique, métaphorale) de l’interlocuteur.
Il est possible que cette incapacité d’abstraction, de distanciation, relève d’un déséquilibre biochimique ( diverses origines humorales, cyclique, génétique, spécifique, pathologique… provisoire ou définitive) qui réagisse en retour par effet de boucle rétroactive (positive). En ce cas de figure, toute tentative de résolution intellectuelle, logique, mentale est vouée à l’échec et la seule attitude ne peut être qu’une attitude de silence ou de laisser-faire, avec la souffrance associée…
« La lucidité est proche du soleil »  René CHAR

Que celui qui s’engage sur ce chemin de lumière fasse siens ces préceptes, cette carte du nouveau « honnête homme », et oublie l’agression des membres du troupeau du fond de la caverne…

10 août 2011 Publié par : | Pépiements | , , | Un commentaire

L’effort de conscience garantit la liberté et la paix du cœur

De la conception de la conscience morale dépend la conception de la moralité et, in fine, de la vocation de l’homme lui-même.
Alors, qu’est-ce que la conscience ?

L’esprit du temps assimile la conscience de l’homme avec la conscience du moi. Il n’y a qu’à parcourir les cours ou les livres de philosophie de terminale pour s’en apercevoir, la conscience est l’expression du « je  » souverain, seule norme manifestant la bonté ou la malice d’un acte moral.
Souvenons-nous du critère d’authenticité de Jean-Paul Sartre. Qu’est-ce que devient alors la conscience? Une certitude subjective à propos de soi-même et de son comportement moral en dehors de toutes normes universelles. Nous retombons dans le relativisme le plus pervers. Mais réduire la conscience à l’expression du moi, c’est enchaîner l’homme à sa subjectivité. Car, quoi qu’on en puisse dire, si l’homme ne s’appuie pas sur des critères objectifs pour diriger sa vie morale, il se soumet peu à peu aux idées dominantes et changeantes de la société. Par exemple, c’est parce que nous avons perdu le sens sacré de la vie humaine dès son commencement que les media et les lobbies ont pu distiller dans les mentalités l’idée que la vie de l’enfant à naître dépendait de la volonté ou du désir des parents, et que la marchandisation de la terre et de toutes ses composantes progresse.

Ainsi, réduire la conscience à une certitude subjective qui n’est rien d’autre qu’une opinion, implique en même temps de renoncer à la vérité objective et au bien objectif dont la recherche n’est pas sans exigences. Cette conception de la conscience comme refuge de la subjectivité dispense l’homme du vrai et du bien et ainsi de ce qu’il y a en lui de plus élevé et de plus essentiel. Ainsi, il faut rappeler que cette conception subjective de la conscience est liée directement avec la crise de la Vérité. En effet, une fois perdue l’idée d’une Vérité que la raison humaine peut connaître,  » la conscience n’est plus considérée dans sa réalité originelle, c’est-à-dire comme un acte de l’intelligence de la personne qui a pour rôle d’appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d’exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant; on a tendance à attribuer à la conscience individuelle le privilège de déterminer les critères du bien et du mal et d’agir en conséquence  » .

Des normes morales universellement connaissables

Au contraire, notre conviction revient à mettre en lumière le caractère rationnel et donc universellement connaissable des normes morales. Et il faut insister particulièrement sur  » le caractère intérieur des exigences éthiques qui ne s’imposent à la volonté comme une obligation qu’en vertu de leur reconnaissance préalable par la raison humaine, puis concrètement par la conscience personnelle  » (2). Le rôle de la raison humaine manifeste ici toute son importance car  » la conscience morale est un jugement de la raison par lequel la personne humaine reconnaît la qualité morale d’un acte concret qu’elle va poser, est en train d’exécuter ou a accompli » .

Mais pourquoi le Catéchisme insiste-t-il sur l’acte « concret » ? Parce que de l’universalité de la loi naturelle à la singularité de l’action, la distance est grande. Et c’est précisément la conscience qui tiendra le rôle de médiatrice entre la loi générale et l’action particulière. En ce sens, elle est l’acte par lequel s’intériorisent et se personnalisent les préceptes universels de la raison droite. Ainsi, la conscience formule l’obligation morale à la lumière de la loi naturelle : c’est l’obligation de faire ce que l’homme, par un acte de conscience, connaît comme un bien qui lui est désigné ici et maintenant. En ce sens, c’est la Vérité qui fonde l’obligation de la conscience et non la pure subjectivité.

De ce fait,  » la conscience n ‘est pas une source autonome et exclusive pour décider ce qui est bon et ce qui est mauvais, au contraire, en elle est profondément inscrit un principe d’obéissance à l’égard de la norme objective qui fonde et conditionne la conformité de ses décisions aux commandements et aux interdits qui sont à la base du comportement humain « .

La conscience juge infaillible?

Le respect des consciences ne signifie pas que la conscience soit l’instance suprême qui déciderait par elle-même du bien et du mal. Rappelons-le, la conscience est mesurée par la loi morale. Elle peut donc errer ou être dans l’ignorance. En cela, elle n’est pas infaillible.

La conscience peut ainsi être fausse en se croyant dans le vrai, comme le manifeste l’exemple de cette jeune bohémienne qui croyait en conscience que le vol était un bien car sa famille le lui avait appris dès son jeune âge. Car la conscience est le lieu de rencontre de différents éléments comme le milieu familial, social, les coutumes, les habitudes, l’inconscient personnel et collectif, les trames venant des vies passées, …. et de ce lieu de rencontre ressort une négociation permanente qui s’incarnera dans le comportement de la personne. Le dit comportement inter-agira à terme sur la conscience et la fera ainsi évoluer au fil des vies.
Le monde se révélera le lieu de rencontre des différents niveaux de conscience entre individus, populations, cultures, voire civilisations…
La conscience peut donc faillir soit dans un acte de jugement, soit selon une orientation habituelle. Elle peut l’être aussi par habituation au mal moral, par ignorance permise ou voulue de telle sorte que l’on finit par admettre comme moralement bon ce que l’on sait être mauvais… et cela selon l’adage bien connu:  » Quand on ne vit pas comme on pense, on finit par penser comme on vit.  » 

En ce cas, le problème se pose de savoir à quel point une conscience erronée peut être norme de la moralité.
 » Une erreur est toujours possible, la conscience peut s’égarer par suite d’une ignorance invincible, sans perdre pour autant sa dignité mais on ne peut pas parler d’ignorance invincible lorsque l’homme se soucie peu de rechercher la Vérité ou lorsque l’habitude de transgression rend la conscience peu à peu aveugle. Pour avoir une conscience droite, l’homme doit rechercher la Vérité. C’est toujours de la Vérité que découle la dignité de la conscience. Et la conscience compromet sa dignité lorsqu’elle est coupablement erronée « .

De ce fait, il faut dire que  » le mal commis à cause d’une ignorance invincible ou d’une erreur de jugement non coupable peut ne pas être imputable à la personne qui le commet ; mais, même dans ce cas, il n’en demeure pas moins un mal, un désordre par rapport à la Vérité sur le bien « .

Il est donc primordial d’éduquer la conscience morale, c’est-à-dire de créer les conditions d’un jugement de conscience habituellement vrai. Et nous touchons là au domaine de la prudence, vertu par laquelle se forme une certaine adéquation entre l’homme et le vrai bien. Ainsi, il ne suffit pas de connaître les normes universelles pour être capable de conduire des actions concrètes, encore faut-il être prudent. C’est pourquoi  » la conscience doit être informée et le jugement moral éclairé. Une conscience bien formée est droite et véridique. Elle formule ses jugements suivant la raison. »
L ‘éducation de la conscience est une tâche de toute la vie. Dès les premières années, elle éveille l’enfant à la connaissance et à la pratique de la loi intérieure reconnue par la conscience morale.
L’éducation de la conscience garantit la liberté et engendre la paix du cœur.

9 août 2011 Publié par : | Pépiements, Valeurs | , | Un commentaire

Les gardiens de la prison sont les prisonniers eux-même!

Les origines de l’islam : loin des falsifications historiques
selon l’étude majeure d’Helios d’alexandrie sur les origines de l’islam

L’histoire officielle de l’islam des origines ressemble à une intrigue d’Agatha Christie où le crime, parfait en apparence, masque les éléments d’un puzzle qu’il suffit de rassembler pour mettre en lumière la vérité.

Le doute s’est glissé dans l’esprit des historiens modernes à partir du moment où ils se sont rendus compte que les récits des auteurs musulmans tardifs contenaient une foule de détails que les premiers auteurs ignoraient. Là ou Ibn Ishaq (mort en 768) ne fait que mentionner une des nombreuses razzias de Mahomet, Al Waqidi  (mort en 823) donnera, cinquante ans plus tard, la date exacte de la razzia, l’endroit où elle a eu lieu, les personnes impliquées, les raisons pour lesquelles Mahomet l’a ordonnée, le butin récolté et d’autres informations qu’Ibn Ishaq, pourtant moins éloigné des évènements, ignore totalement.

Il est difficile dans un tel cas de prendre ces informations pour de l’argent comptant, mais il y a plus : si les faussetés se sont accumulées à une cadence aussi vertigineuse au cours des deux générations séparant Ibn Ishaq d’Al Waqidi, il n’est pas illégitime de conclure qu’elles se sont multipliées encore plus vite au cours des quatre générations qui séparent Mahomet d’Ibn Ishaq. C’est pourquoi l’histoire officielle de Mahomet et de ses successeurs immédiats doit être abordée avec une bonne dose de scepticisme.

Les témoignages archéologiques

boussole chinoise
Ils contredisent l’histoire officielle telle qu’elle est enseignée au point de remettre en question tout ce qui est dit et répété au sujet de Mahomet et du coran. En effet, il est généralement admis que Mahomet, à la deuxième année de l’Hégire (sa fuite présumée de La Mecque vers Médine), vers 624, a ordonné à ses fidèles médinois de ne plus se tourner vers Jérusalem (située au Nord) pour prier mais vers la Mecque (située au Sud), et cela est clairement établi dans la seconde sourate du coran.

Or toutes les mosquées construites dans les pays conquis au cours des décennies suivantes sont orientées vers Jérusalem. Celle de Wasit, de Kufa en Irak et d’une troisième proche de Bagdad, mais également celle de Fostat, proche du Caire en Égypte, il en va de même pour les lieux de prière attenants aux palais des califes omeyades. Or toutes ces mosquées ont été construites plus de cinquante ans après la mort de Mahomet, leurs bâtisseurs musulmans n’étaient pas supposés ignorer l’injonction coranique leur ordonnant d’orienter les édifices en direction de la Mecque.

Ceci est corroboré par un voyageur chrétien du nom de Jacob d’Édesse, dans sa lettre écrite en langue syriaque en 705 et conservée au British Museum. Il fait référence aux Hagariens (les conquérants arabes) en affirmant ceci : « Il est clair que ce n’est pas vers le Sud que les Juifs et les Hagariens vivant en Syrie se tournent pour prier mais en direction de Jérusalem, là ou se trouve leur Kaaba, le site patriarcal de leur race ». La conclusion qu’il est possible de tirer de ces faits est que la prière en direction de la Mecque n’a jamais été ordonnée par Mahomet et qu’il s’agit d’un commandement émanant des califes abbassides. La signification de ce fait est majeure comme on le verra plus tard.

Le terme islam et musulman n’existait pas encore et les conquérants arabes étaient appelés Hagariens. Cette appellation exige une explication. Les Arabes se considéraient comme les descendants d’Abraham par Ismaël, le fils qu’il a eu de Hagar l’esclave égyptienne de son épouse Sarah, d’où l’appellation hagarien qui les attribue à Hagar, quand à l’appellation ismaélite elle les attribue à son fils Ismaël. Les Arabes comme les juifs se réclamaient d’Abraham et il était donc dans l’ordre des choses qu’ils prient en direction de Jérusalem.

Les témoignages épigraphiques

Epigraphes Il s’agit d’inscriptions et de « graffitis » retrouvés en grand nombre sur les parois rocheuses du désert au Néguev et en Jordanie. Ils ont été relevés méthodiquement et étudiés par Yehuda Nevo de l’Université de Jérusalem.

Dans son ouvrage «Vers une préhistoire de l’islam », il démontre que les inscriptions à caractère religieux datant du septième siècle affichent une croyance monothéiste qui à l’évidence ne correspond pas à l’islam mais de laquelle l’islam aurait pu se développer. Aucune mention de Mahomet et absence totale de formules du type « Mahomet est l’envoyé d’Allah »  et ce, jusqu’à la fin du septième siècle.

Nevo explique :

«Ce n’est qu’après l’an 700 que le contenu religieux des inscriptions rocheuses devient plus évident, cependant malgré leur caractère religieux, ces inscriptions ne font pas mention du prophète Mahomet ni de son message. La profession de foi des Arabes était clairement monothéiste, elle s’apparentait à un courant sectaire judéo-chrétien dont les traits particuliers le distinguaient nettement des autres religions monothéistes incluant l’islam. Les formules mahométanes ne sont apparues que vers 740 mais elles ne contiennent aucun autre élément les rattachant à l’islam. Ce n’est qu’autour de 820 que les inscriptions rocheuses acquièrent un caractère clairement islamique coïncidant avec l’apparition des premiers corans et la diffusion des hadiths. »

La première mention de « Mahomet est l’envoyé d’Allah » n’est pas gravée sur un rocher du désert mais se trouve sur une pièce de monnaie syrienne datant de 690.  Une triple profession de foi : « Allah est le seul dieu, Mahomet est son prophète et Mahomet est son esclave » se trouve à Jérusalem. En d’autres termes, la doctrine de base de l’islam n’origine pas d’Arabie mais des pays conquis.

Laissons le dernier mot à Nevo :

« Nous possédons un corpus impressionnant d’inscriptions arabes précédant l’apparition des écritures islamiques, tous ces éléments contredisent le coran et les hadiths.»

Les témoignages documentaires

Au cinquième siècle, un chroniqueur chrétien du nom de Sozomenus a remarqué la présence chez les ismaéliens (les Arabes) d’une croyance monothéiste primitive identique à celle des hébreux du temps de Moïse et qui aurait subi l’influence du paganisme ambiant. Les tribus arabes, au contact des juifs, avaient pris conscience de leurs origines; juifs et arabes se réclamaient alors d’un ancêtre commun : Abraham.

Selon un chroniqueur arménien écrivant en 660, un prophète est apparu chez les ismaéliens (les Arabes) ; il avait fondé une communauté qui rassemblait des ismaéliens et des Juifs unis par leur ascendance commune (Abraham). Ce prophète proclamait la venue d’un messie ayant pour mission de libérer Jérusalem et la restituer aux descendants d’Abraham (Juifs et Arabes). Plus loin, le chroniqueur parle des dangers qui menacent ceux qui tombent entre leurs mains. Enfin, il évoque la rupture survenue entre Juifs et Arabes après la conquête de Jérusalem.

D’autres sources, grecques et syriaques, confirment les mêmes informations. À la lecture on reste sur l’impression que la carrière de Mahomet n’a pas eu pour théâtre l’Arabie, aucune mention n’est faite de la Mecque,  les conquérants arabes priaient en direction de Jérusalem. Juifs et Arabes s’étaient unis pour reconquérir la ville sainte. La source grecque la plus ancienne prétend que Mahomet était en vie en 634, soit deux ans après sa mort telle qu’elle est datée par la tradition islamique. Aucune mention n’est faite d’écriture sacrée avant la fin du septième siècle.

Un document arabe du huitième siècle connu sous l’appellation « al Fiqh al Akbar » (la grande jurisprudence) dresse un parallèle comparatif entre l’islam et les autres religions, cet ouvrage ne fait aucune mention du coran. Si le coran existait, il aurait été impensable de ne pas s’y référer.

Le puzzle des origines de l’islam

Tout porte à croire que l’islam tel que nous le connaissons n’existait pas du temps de Mahomet et de ses successeurs immédiats. L’affirmation selon laquelle tous les éléments de la doctrine ont été définitivement établis par Mahomet ne s’appuie sur aucune preuve tangible, elle est de surcroît contredite par les données archéologiques, épigraphiques et documentaires. L’islam a été lentement élaboré au cours du siècle qui a suivi l’avènement des califes abbassides plus de cent cinquante ans après la mort de Mahomet, c’est durant cette époque que l’édition du coran a été réalisée et que le corpus des hadiths a vu le jour. C’est aussi durant cette période que la loi islamique a été promulguée et que l’histoire officielle de l’islam a été établie.

Mahomet a très probablement existé mais les gestes et les paroles qui lui sont prêtés ne reposent sur aucune évidence historique. Ils ont été consignés par écrit plus de cent ans après sa mort à une époque où les luttes pour le pouvoir et les querelles dogmatiques ont amené les califes à se constituer une religion sur mesure propre à consolider leur pouvoir et à éliminer la dissidence et l’opposition.

Islam-sabre2 Le portrait que fait de Mahomet l’histoire officielle de l’islam est extrêmement négatif si l’on tient compte des normes éthiques de son temps. Même s’il est difficile voire impossible dans ce cas précis de distinguer les éléments historiques de la fiction, il n’en demeure pas moins que la personnalité de Mahomet, telle qu’elle nous est présentée, s’inscrit parfaitement dans l’idéologie islamique pour laquelle elle constitue le pilier central. L’idéologie religieuse conçue pour soutenir l’arbitraire des califes et imposer à leurs sujets la soumission ne pouvait avoir pour fondateur un prophète pacifique et humble, voilà pourquoi les califes se sont donné un prophète à leur image.

Il est peu probable que Mahomet soit l’auteur ou l’inspirateur principal du coran, cet écrit a de multiples sources, la bible, le talmud, la littérature rabbinique, les évangiles apocryphes, les textes hérétiques chrétiens, les textes de la liturgie syriaque, les contes et les légendes grecques et syriennes, les récits mythologiques zoroastriens, les légendes arabes, la poésie arabe préislamique etc. D’autre part les versets haineux et intolérants, les menaces de l’enfer, les appels au meurtre des incroyants, les dispositions légales et les châtiments barbares peuvent être attribués, du moins en partie, à Hajjaj ibn Yousuf gouverneur de l’Irak sous le règne du calife omeyade Abd-el-Malik.

Les premiers conquérants arabes n’étaient pas des musulmans dans le vrai sens du terme, ils professaient une croyance très proche du judaïsme et s’étaient même alliés avec les juifs. Leur objectif initial était d’ordre messianique soit la restitution par la force de la terre promise à Abraham. Ces conquérants ne venaient pas du centre de l’Arabie mais de territoires limitrophes de la Palestine et de la Syrie , ils n’étaient donc pas originaires de La Mecque.

Les arabes monothéistes, après la conquête de la Palestine, se sont empressés de rompre leur alliance avec les juifs et se sont retournés contre eux. Soit par nécessité ou par « nationalisme » ils se sont alliés avec les tribus païennes du Nord et du centre de l’Arabie pour constituer les armées qui devaient conquérir une grande partie du monde civilisé. À cause de ce changement d’alliance les arabes monothéistes ont dû intégrer dans leurs pratiques religieuses des rites païens, les mêmes qui sont encore pratiqués dans le pèlerinage musulman, le Hajj.

Certains indices portent à croire que les conquêtes arabes au-delà de la Palestine auraient eu lieu même sans l’islam à cause du caractère belliqueux des tribus arabes, de l’organisation guerrière qu’elles se sont donnée, du caractère pacifique des pays à conquérir et de leurs immenses richesses source de convoitise. La facilité et la rapidité avec lesquelles les arabes ont réalisé leurs conquêtes les ont conforté dans l’idée que la divinité était de leur côté et que leur système de croyance était supérieur.

Pour les conquérants arabes, Jérusalem est demeurée la ville sainte durant au moins une centaine d’années, par la suite le sentiment d’appartenir à une nation supérieure les a conduits à élever  La Mecque au rang de ville sainte afin de supplanter Jérusalem et consacrer sur le plan religieux la domination des arabes.

L’impérialisme arabe a préexisté à l’islam, sans lui l’islam n’aurait jamais vu le jour. En tant qu’idéologie l’islam a été établi après coup pour servir d’assise religieuse au fait accompli et consolider le pouvoir des califes. Le coran, la sunna du prophète et le corpus des lois islamiques sont le produit de l’époque qui les a mis au monde, ils appartiennent à un moment historique précis et n’ont pour raison d’être que le perpétuer.

Les musulmans prisonniers du mythe

L’histoire officielle de l’islam des origines est une falsification de l’histoire mais c’est une falsification sacralisée, c’est un mensonge érigé en dogme. Les crimes de l’impérialisme islamique sont les seuls à être vénérés de nos jours et à servir d’exemples à suivre pour tous les musulmans. Le coran, la sunna du prophète et la charia ne peuvent se dégager du neuvième siècle qui les a sécrétés ; prisonniers de leur époque ils sont également pour l’esprit des musulmans une prison  dont il est difficile pour ces derniers de se libérer.

note de lahuppe
Si cette partie de l’humanité n’arrive pas à dépasser les tabous de sa prison mentale et spirituelle, elle court de gros risques d’être laissé en arrière sur le chemin de l’évolution…
« L’islam est une prison à ciel ouvert dont les gardiens sont les prisonniers eux-mêmes »

8 août 2011 Publié par : | Gaia | , | Laisser un commentaire

L’islam est consubstantiel à la tyrannie.

extrait de  « Le Messie et son prophète »

« D’aucuns s’étonnent du fait que, dans leur majorité, les responsables musulmans tiennent discrètement (ou pas discrètement) à leurs fidèles des propos appelant à la conquête de l’Europe et à la disparition de la laïcité, et développent des stratégies en ce sens.
Est-ce si anormal ?

Lors de la 26e Rencontre des musulmans de France, les 10 au 13 avril 2009 au Bourget, l’un des orateurs (Tareq al-Suwaidan, ancien ingénieur, devenu le directeur de al-Resalah TV et membre dirigeant des Frères Musulmans) alla jusqu’à rappeler le projet de conquérir Rome comme l’a été Constantinople en 1453 (voir Lina Murr Nehmé, 1453, Chute de Constantinople : Mahomet II impose le Schisme Orthodoxe, Paris, de Guibert-DDB, 2009) – projet dont le pouvoir musulman fit un hadith fictivement mis dans la bouche de Mahomet. L’orateur fut très applaudi.

Du point de vue de la foi islamique, l’islam ne doit-il pas sauver le monde, donc d’abord le dominer ? Bien sûr, le mieux serait de sauver le monde de manière pacifique – telle est l’intention sincère, qui est toujours mise en avant. Mais que faire si le monde ne veut pas se laisser sauver ? Il faudra employer alors d’autres méthodes, car une telle fin universelle et quasiment mystique justifie tous les moyens. Le Mahomet des traditions islamiques donne l’exemple de ces moyens à employer si c’est nécessaire : ruse, assassinats, génocide (des juifs de Médine), tromperies, etc. Tout ceci est d’autant plus significatif que la plupart de ces faits ne sont justement pas historiques – ils ne datent pas de l’époque de Mahomet. Mais ils auraient pu l’être : le texte coranique les préconise au besoin et les justifie à l’avance, allant jusqu’à expliquer que les meurtres commis « sur le chemin de Dieu », c’est-à-dire pour le triomphe de l’islam, Dieu en assume Lui-Même la responsabilité (sour. 8,17 ; 9,14 ; etc.). Et Il est Lui-Même présenté comme plein de ruses (sour.3,54 ; 7,99 ; etc.).
Dans les pays islamiques, il est interdit de soulever ces évidences sous peine de représailles de la part de l’Etat (elles peuvent aller jusqu’à la peine de mort) : ce même terrorisme d’Etat, les responsables musulmans voudraient le voir advenir peu à peu en Europe, le premier pas étant d’introduire le concept fallacieux « d’islamophobie » dans la législation, comme délit à sanctionner.
Disons-le clairement : « l’islamophobie » n’existe que dans la tête des propagandistes de l’islam. L’amitié qu’on a pour les musulmans ne peut que conduire à s’opposer aux entreprises hégémoniques d’un système politico-religieux qui opprime les musulmans eux-mêmes et élimine tout ce qui est « autre », comme on peut le constater en Egypte, au Pakistan, et en fait partout où les informations non tronquées permettent d’avoir une vision juste de ce qui se passe pour les gens – et le sort réservé aux non musulmans est un critère qui ne trompe pas.

Rappelons l’origine du concept « d’islamophobie »: il fut inventé par l’Ayatollah Khomeiny (durant les années où il était royalement hébergé en France). Il fonctionne comme le concept « d’anti-communiste » par lequel, durant 50 ans, les procommunistes ont empêché toute critique du communisme, qui devait être l’avenir de l’humanité et qui était donc déclaré bon en soi – seuls ses « excès » auraient été mauvais. On peut avoir de la sympathie pour les croyants en ce système et constater qu’il a été une horreur pour l’humanité – et pour les communistes eux-mêmes. On peut aimer les musulmans et percevoir que l’islam réalise bien autre chose que le paradis sur terre dans la mesure même où il s’impose rigoureusement quelque part. Ainsi, parler « d’islamophobie » est une perversion du langage tout aussi totale que seraient par exemple le concept de « pédophilophobie » ou celui de « financiophobie », comme si la société civile serait atteinte d’une maladie (une « phobie ») consistant à se protéger des atteintes de détraqués sexuels ou d’un système financier dérégulé qui plonge dans la misère des millions d’hommes par ses malversations – et le pire reste à venir.

La question de fond demeure et devra bien être regardée en face un jour : si l’islam est le salut du monde, il est absolument normal (compréhensible serait un mot plus juste )  qu’il utilise tous les moyens pour s’imposer. C’est une question de foi. Il est plus normal encore que les sociétés civiles et tous les démocrates s’opposent aux applications d’un tel système, y compris dans les pays musulmans comme on le voit au Pakistan actuellement. Mais pourra-t-on éviter de dire qu’un système qui se dit bon et qui a toujours utilisé tous les moyens – y compris les plus mauvais à commencer par le mensonge sur ses propres origines et le terrorisme – ne peut pas être bon en soi, et pas seulement du fait « d’excès » ? Et pourra-t-on toujours éluder la question : d’où vient la « foi » islamique ?

note :

« L’islam c’est le pouvoir tyrannique faite religion. Le pouvoir tyrannique était antérieur à l’islam et ne s’est métamorphosé en religion que pour assurer sa pérennité.
la tyrannie est sacralisée par l’islam et l’islam est consolidé par la tyrannie. L’un ne peut se perpétuer sans l’autre.

L’islam est consubstantiel à la tyrannie. »

6 août 2011 Publié par : | Non classé | Laisser un commentaire

La ponérologie, une science du « mal »

L’ouvrage « Ponérologie Politique » suggère que l’influence des psychopathes et autres déviants n’est pas qu’une simple influence parmi tant d’autres affectant la société, mais que, si les circonstances sont favorables, elle détermine la manière dont nous vivons, ce que nous pensons, et la façon dont nous jugeons ce qui se passe autour de nous.

Quand on comprend la véritable nature de cette influence : qu’elle est sans conscience, sans émotion, égoïste, froide et calculatrice, dénuée de tous standards moraux ou éthiques, on est horrifié, mais en même temps, tout commence à s’éclairer soudainement.
Notre société perd de plus en plus son âme parce que les personnes qui la dirigent et qui donnent l’exemple sont sans âme — ils n’ont littéralement aucune conscience.

Quand vous en venez à comprendre que les rênes du pouvoir politique et économique sont entre les mains de personnes sans conscience qui ne possèdent pas de faculté d’empathie, cela permet de regarder ce que nous appelons le « mal » d’une façon totalement nouvelle. Le mal n’est plus seulement une question morale ; il peut alors être analysé et compris scientifiquement.

Avec M. LOBACZEWSKI, le mot «  Ponérologie » a été purgé de ses connotations religieuses — un contexte au sein duquel il n’a jamais fait de bien à la société dans son ensemble.
Ce mot désigne la science du mal, de la compréhension scientifique de ses origines, et de la façon dont, telle une maladie, il peut « infecter » les individus et les sociétés.
Lorsque les législateurs et les grands patrons du monde des affaires sont des psychopathes, leur façon de penser et de raisonner — leur « moralité » — devient la culture et la « moralité » communes des populations qu’ils gouvernent.
Quand cela se produit, le mental de la population est « infecté » de la même façon qu’un agent pathogène infecte un corps physique. La seule manière de nous protéger contre cette pensée pathologique est de nous « vacciner » contre elle, et cela se fait en apprenant le plus possible de connaissances sur la nature de la psychopathie et sur son influence sur nous.

Fondamentalement, cette « maladie » particulière prospère dans un environnement où son existence même est niée, et où ce déni est planifié et délibéré.

M. LOBACZEWSKI a étudié le fonctionnement de ces personnes non pas d’un point de vue politique, mais psychologique. Ce faisant il est arrivé à déterminer la manière dont des idéologues et des agents disposant de pouvoirs répressifs, malgré leur inhumanité, en arrivent à obtenir l’adhésion de larges populations. Tout le monde n’a-t-il pas un fond pervers / pathologique, des périodes de vie marquées par une existence perverse / pathologique ?

Tout d’abord, il faut souligner que les «  fous » n’ont pas besoin de l’adhésion de larges populations, mais seulement d’une minorité puissante qui puisse à la fois « orienter » la population et la contrôler.

Aux États-Unis — et ailleurs dans le monde — même le peuple le plus oppressé et le plus injustement traité est facilement contrôlé par la peur et la crainte de perdre le confort matériel auquel il a accès : divertissements, sports, jeux, etc. Même l’échec du système éducatif, médical et des garanties sociales, ne pousse pas les gens à réellement remettre la situation en question. Nous avons affaire — pour reprendre les termes d’Aldous HUXLEY — à une dictature scientifique : du pain et des jeux.
En bref, la plupart des Américains (et européens) sont conscients de leur oppression, et l’expriment dans les sondages, mais ceux qui sont au pouvoir ont réussi à les droguer avec une pléthore de distractions — la peur et le plaisir — suffisantes pour les garder sous contrôle.
Il y a la carotte et le bâton. Tant que les gens peuvent continuer à vivre dans l’illusion, ils le font. Quand l’illusion commence à se fissurer, alors le pouvoir actionne le bâton.
Les gens ont peur de faire des vagues par crainte de perdre ce qu’ils ont, de perdre leur tranquillité, de devoir faire des efforts pour résister. Après tout, cela leur prend tout leur temps de maintenir l’illusion, ils doivent trimer quotidiennement pour éviter qu’on leur reprenne leur 4×4, et ils veulent avoir du temps pour le match de football du samedi.

Ils s’imaginent aussi que de toute façon,  le système s’auto-régulera. Le livre de LOBACZEWSKI nous montre pourquoi cette façon de penser est extrêmement naïve. Le système qui est en place est un système pathologique qui est en désaccord profond avec la manière d’être ou la nature de la plupart des gens. Les gens de conscience sont dirigés par des gens sans conscience. Ce fait constitue l’injustice primordiale, et il est la base des autres maux de la société.

Ce système est resté secret pendant de nombreuses années parce qu’il y avait encore des gens de conscience qui se trouvaient à des postes élevés, mais avec le temps, ils ont tous été remplacés ou mis à l’écart d’une manière ou d’une autre, et maintenant la pathologie du système est à découvert, mais personne ne s’en soucie. Si vous regardez l’Histoire de ces cinquante dernières années, vous découvrirez que pratiquement tous les personnages publics qui sont mort tragiquement avaient une conscience, se souciaient du peuple, et avaient suffisamment d’influence pour causer des problèmes aux individus de type pathologique.

C’est cette idée que nous sommes tous plus ou moins pervers ou pathologiques, que nous avons tous une part d’ombre — selon les termes de JUNG — qui sert de support majeur au système pathocratique et permet aux psychopathes de se cacher parmi la population générale. On nous a convaincus que nous n’étions tous que des animaux et que tout le monde était capable de devenir un HITLER, un BUSH ou un MENGELE, si les circonstances s’y prêtaient. Nous y croyons parce que dans notre vie, nous avons tous fait des choses dont nous avons honte, pour lesquelles nous avons des remords. Nous connaissons ces pensées qui nous viennent dans des moments d’intense émotion, des pensées dont nous ne voudrions pas que les autres les connaissent ou les entendent. Nous sentons que nous avons cette part d’ombre en nous, une part de nous-mêmes dont nous ne sommes pas fiers. Parce que nous ressentons ce sentiment de honte et de remords concernant cet aspect de nous-même, nous projetons sur les autres cette capacité. Faire une telle projection revient à commettre l’erreur fatale.

Cela soulève deux questions. Premièrement, il existe une différence énorme entre quelqu’un qui, par exemple, dans le feu d’une dispute avec son partenaire, perd son self-control et abuse physiquement ou psychologiquement de cette personne, et quelqu’un qui accomplit la même chose froidement, avec calcul et préméditation. Il s’agit dans les deux cas de mauvaises actions. Je n’essaie pas de minimiser les abus commis dans un moment d’émotion. Mais cette même personne, celle qui perd le contrôle momentanément, serait incapable de calculer et de planifier froidement cet acte. En son for intérieur, quelque chose reculerait face à cette idée. Chez le psychopathe, cette voix de la conscience n’existe pas. Les psychopathes sont capables de comploter le génocide d’un peuple ; les personnes de conscience n’en sont pas capables. Une personne peut être tuée dans le feu d’une dispute. Plusieurs milliers peuvent mourir en raison d’un froid calcul.

Une manière de comprendre cela est de considérer les études qui montrent que chez les psychopathes, non seulement les taux de crimes violents sont plus élevés, mais aussi que les types de crimes violents qu’ils commettent différent de ceux qui sont commis par les non-psychopathes. Une étude a montré que deux tiers des victimes de psychopathes étaient des hommes étrangers à la famille –  tandis que deux tiers des victimes de non-psychopathes étaient des membres de la famille (féminines ou connaissances féminines — des crimes passionnels). Les gens normaux peuvent commettre des actes de violence quand ils sont en état d’extrême bouleversement émotionnel, mais les psychopathes choisissent avec sang-froid leurs victimes dans un but de vengeance ou de punition, ou pour atteindre quelques objectifs. C’est à dire que la violence psychopathique est instrumentale, un moyen d’arriver à ses fins — elle est prédatrice.
deuxièmement, dans une société dominée par « les valeurs pathologiques », si on peut utiliser cette expression, l’existence d’un petit groupe de gens sans conscience promouvant une culture de la cupidité et de l’égoïsme crée un environnement au sein duquel ce qui est pathologique devient la norme.
Dans cet environnement, les gens de conscience qui sont faibles et influençables endossent les caractéristiques du type pathologique afin de survivre et de réussir. Ils voient que leurs dirigeants mentent et trichent, et ils en déduisent que s’ils veulent avancer, alors ils peuvent eux aussi mentir et tricher.

Une société fondée sur la compétition — le capitalisme, par exemple — est une société où la psychopathie est adaptative et à des chances de s’accroître. La psychopathie est une stratégie de vie adaptative qui réussit extrêmement bien dans nos sociétés occidentales, et qui a donc augmenté au sein de la population. En outre, conséquence d’une société adaptative à la psychopathie, de nombreux individus qui NE sont PAS des psychopathes génétiques se sont adaptés de façon similaire, devenant des psychopathes « dans les faits », ou « sociopathes secondaires ». Autrement dit, dans un monde de psychopathes, ceux qui ne sont pas des psychopathes génétiques sont induits à se comporter comme des psychopathes, simplement pour survivre. Quand les règles sont établies de manière à rendre une société « adaptative » à la psychopathie, elle fait de chacun un psychopathe potentiel.

Si cette influence pathologique était retirée de la société, en mettant les psychopathes en quarantaine, en éduquant les gens de conscience aux symptômes de la pathologie, à ce qu’il faut considérer et à la façon dont gérer la manipulation, en changeant les systèmes créés par les psychopathes — si, au moyen de telles méthodes, nous étions capables de supprimer cette influence ponérogénique, alors l’autre pôle, celui de la conscience, serait le plus influent des deux, et les gens tendraient vers l’altruisme et la vérité plutôt que vers l’égoïsme et les mensonges. Si nous étions capables de supprimer l’influence pathologique, nous découvririons peut-être que nos conceptions de la « nature humaine » sont erronées et mal évaluées, parce que nous acceptons en tant qu’« humains » ceux qui sont génétiquement sans conscience. Supprimez-les, eux et leurs actions, de l’ensemble des données, supprimez leur influence de la société dans son ensemble, et les qualités supérieures de la nature humaine douée de conscience pourraient trouver des moyens d’expression que nous n’aurions jamais imaginés possibles.

Les traits de la psychopathie

Comment peut-on discerner les psychopathes des gens sains ? Pouvez-vous nous faire le portrait du véritable psychopathe ? Pouvez-vous nous donner des exemples permettant de faire le lien avec quelque chose de plus général ? Quelles sont les facultés qui leur font défaut ?
Le portrait le plus simple, le plus clair et le plus vrai du psychopathe est donné dans les titres de trois riches ouvrages sur le sujet dont l’un s’intitule Without Conscience.
Un psychopathe, c’est exactement cela : une personne sans conscience. La chose la plus importante à retenir est qu’il se dissimule sous un masque de normalité qui est souvent si convaincant que même les experts sont trompés et, en conséquence, ces psychopathes deviennent « les Serpents en costume cravate » qui contrôlent notre monde.
La culture populaire voit les psychopathes comme des personnages tels Hannibal LECTER, héros du « Silence des agneaux », c’est à dire des tueurs en série. Cependant, bien qu’un certain nombre de psychopathes soient des criminels et aient eu affaire à la justice et que certains soient en fait des tueurs en série, un grand nombre d’entre eux n’ont jamais d’ennui avec la justice. Ce sont les plus intelligents, et aussi les plus dangereux parce qu’ils ont trouvé des moyens d’utiliser le système à leur avantage.

Un grand nombre de traits caractérisent les psychopathes : l’un des plus évidents est l’absence totale de conscience. Tout sens de remords ou d’empathie envers les autres est absent chez eux. Ils peuvent être extrêmement charmants et sont experts pour charmer et hypnotiser leur proie par la parole. Ils sont également irresponsables. Rien n’est jamais leur faute ; quelqu’un d’autre ou le monde en général est toujours à blâmer pour tous leurs « problèmes » ou leurs erreurs.

Les psychopathes utilisent la pitié pour manipuler les autres. Ils vous convainquent de leur donner encore une chance, et de ne parler à personne de ce qu’ils ont fait. Ainsi, un autre trait — l’un des plus importants — est leur capacité à contrôler le flux d’information.
Ils sont également incapables d’éprouver des émotions profondes. En fait, quand Robert HARE — un psychologue canadien qui passa sa carrière à étudier la psychopathie — fit passer des scanners cérébraux à des psychopathes tout en leur présentant deux séries de mots : une série de mots neutres sans association émotionnelle, et une série composée de mots chargés émotionnellement, alors que différentes zones du cerveau s’activèrent dans le groupe test des non-psychopathes, dans celui des psychopathes, les deux séries furent traitées par la même zone du cerveau, celle qui traite le langage. Ils n’eurent pas de réaction émotionnelle instantanée.
Toute notre vie émotionnelle est un mystère pour eux, et en même temps, elle leur fournit un outil formidable pour nous manipuler. Pensez à ces moments où nous sommes profondément affectés par nos émotions, et à quel point notre capacité à réfléchir s’en trouve affaiblie.
Maintenant, imaginez que vous êtes capable de feindre une telle émotion, tout en restant calme et calculateur, tandis que la personne avec laquelle vous échangez est véritablement prise dans un tourbillon émotionnel. Vous pourriez avoir recours aux larmes ou aux cris pour obtenir ce que vous voulez, tandis que votre victime serait poussée au désespoir par les émotions qu’elle vivrait.

Il semble aussi qu’ils n’aient pas de réelle conception du passé ou du futur, vivant entièrement pour leurs besoins et désirs immédiats. En raison de la stérilité de leur vie intérieure, ils recherchent souvent de nouveaux frissons, depuis le sentiment de puissance ressenti en manipulant les autres jusqu’à l’engagement dans des activités illégales pour la simple poussée d’adrénaline qu’elles procurent.

Un autre trait du psychopathe est ce que LOBACZEWSKI définit comme leur « connaissance psychologique spéciale » des gens normaux. Ils nous ont étudiés. Ils nous connaissent mieux que nous-ne nous connaissons nous-mêmes. Ils sont experts dans l’art de toucher nos points sensibles, d’utiliser nos émotions contre nous. Mais en plus, ils semblent même avoir une sorte de pouvoir hypnotique sur nous. Quand nous commençons à être pris dans la toile d’un psychopathe, nos facultés de réflexion se détériorent, se troublent. On dirait qu’ils nous jettent un sort.

Ce n’est que plus tard, une fois que nous ne sommes plus en leur présence, fascinés par eux, que la clarté de pensée réapparaît, et nous restons là à nous demander comment nous avons pu être incapables de réagir ou de nous opposer à leurs actes. De nombreux livres écrits en anglais sur la psychopathie mentionnent les psychopathes en tant que groupe qui partage un ensemble de traits communs.
Mais LOBACZEWSKI est allé plus loin en donnant une taxonomie des différents types de psychopathes et autres types pathologiques, et en montrant la façon dont leurs déviances oeuvrent de concert pour former un système pathologique. Il a révélé certains travaux réalisés par des psychologues en Europe, travaux qui avaient été perdus au cours de la période communiste.
LOBACZEWSKI mentionne le fait qu’en Allemagne nazie et en Russie stalinienne, les sciences psychologiques furent cooptées pour soutenir les régimes totalitaires, et que cela fut accompli par des psychopathes au pouvoir qui entreprirent ensuite de détruire toute possibilité de diffuser largement des informations précises sur la condition psychopathique.
Il fait remarquer que tout régime constitué principalement de déviants pathologiques ne peut permettre à la psychologie de se développer et de s’épanouir librement, parce que le régime lui-même serait alors diagnostiqué comme pathologique, ce qui révélerait «  l’homme derrière le rideau ».
En se fondant sur des observations de première main du phénomène en question, LOBACZEWSKI déclare que la répression du savoir est entreprise de façon typiquement psychopathique : à couvert et derrière un « masque de santé mentale ». Pour être capable de contrôler les sciences psychologiques, on doit savoir ou être capable de sentir ce qui se passe et quels domaines de la psychopathologie sont les plus dangereux. Un régime politique pathologique localise les individus psychopathes œuvrant dans ce domaine (habituellement de très médiocres scientifiques), facilite leurs études universitaires et leurs diplômes ainsi que l’obtention de postes-clés avec un pouvoir d’encadrement des organisations scientifiques et culturelles. Ils sont alors en position d’écraser les personnes plus douées — étant motivés aussi bien par leur propre intérêt que par cette jalousie typique qui caractérise l’attitude du psychopathe envers les gens normaux. Ce sont eux qui surveillent les articles scientifiques pour leur « propre idéologie » et qui font tout pour s’assurer qu’un bon spécialiste se verra refuser la documentation scientifique dont il aura besoin.

Selon Robert HARE, CLECKLEY, LOBACZWESKI et beaucoup d’autres experts en psychopathie, un diagnostic de psychopathie ne peut se baser sur des symptômes comportementaux visibles à l’exclusion des symptômes interpersonnels et affectifs, parce qu’une telle procédure transforme en psychopathes de nombreuses personnes qui sont simplement blessées par la vie ou la société, et permet aux vrais psychopathes qui arborent un « masque de santé mentale » bien construit d’échapper au dépistage. D’après une documentation de plus en plus conséquente, beaucoup (ou la plupart) des psychopathes grandissent dans des familles aisées et stables, et deviennent des criminels en col blanc qui, à cause de leur argent et de leur position, ne subissent jamais la révélation publique de leurs comportements destructeurs privés, et échappent constamment au système judiciaire.

Venons en maintenant au diagnostic et/ou au dépistage en particulier : il existe un certain nombre de théories sur l’étiologie de la psychopathie : par exemple la psychopathie en tant que stratégie adaptative ou variante de la personnalité normale, ou encore dysfonctionnement du cerveau, trouble de l’attachement ou expression d’une pathologie dans la petite enfance, trouble d’apprentissage, etc. Très peu de preuves empiriques soutiennent l’idée que le vrai psychopathe est le résultat d’une enfance maltraitée, par contre de nombreuses preuves empiriques soutiennent une cause génétique. Le modèle neurobiologique nous donne l’espoir de détecter même le psychopathe le plus retors.
Cela est confirmé par des études récentes d’imagerie cérébrale qui montrent que les psychopathes abusant de substances toxiques ont moins d’activité cérébrale durant la réalisation d’une tâche de décision lexicale que les non-psychopathes abusant des mêmes substances.

HARE et d’autres ont aussi découvert que les anomalies ERP des psychopathes ne s’arrêtaient pas au langage affectif mais incluaient aussi le langage abstrait. Une autre découverte curieuse notée dans deux études distinctes fut une onde négative exceptionnellement grande qui balayait les zones frontales du cerveau. Une interprétation possible est que cela reflète une profonde anomalie de traitement cognitif et affectif.

D’autres études récentes donnent des résultats et des conclusions similaires : à savoir que les psychopathes ont de grandes difficultés à traiter les éléments affectifs (émotionnels) à la fois verbaux et non-verbaux, qu’ils ont tendance à confondre la signification émotionnelle des événements, et le plus important, que ces déficits apparaissent dans les scanners du cerveau. Les psychopathes ont une distribution inter-hémisphérique inhabituelle des ressources de traitement, des difficultés à apprécier le sens subtil et les nuances du langage — comme les proverbes, les métaphores, etc. — ont une faible capacité de discrimination olfactive, vraisemblablement en raison d’un dysfonctionnement orbito-frontal, et pourraient être affectés par ce qui ressemble à une forme subclinique de trouble de la pensée caractérisée par un manque de cohésion et de cohérence dans le langage. Aucun autre modèle de psychopathie ne peut expliquer toutes ces anomalies cognitives et affectives, qui peuvent être détectées par des scanners du cerveau.
Comme LOBACZEWSKI le fait remarquer, si un psychopathe se considère lui-même comme normal, ce qui bien sûr est considérablement plus facile s’il est en position d’autorité, alors il considérera une personne normale comme différente, et donc anormale.
Les actions et réactions d’une personne normale, ses idées et critères moraux, étonnent le psychopathe, qui les voit comme anormaux. Quelqu’un de normal étonnera le psychopathe par sa naïveté, il considérera cette personne comme partisane de théories incompréhensibles sur l’amour, l’honneur et la conscience ; il ne sera pas loin de la traiter de « cinglé ». Cela explique pourquoi les gouvernements pathologiques ont toujours considéré les dissidents comme étant « mentalement anormaux ».

Le système judiciaire n’est pas fait pour gérer ce problème, car, évidemment, ce système est souvent la création d’individus pathologiques — ou du moins, ce sont eux qui l’administrent. Une législation bien pensée exigerait d’examiner scientifiquement les individus qui prétendent de façon trop insistante ou spécieuse que quelqu’un d’autre est psychologiquement anormal.
D’autre part, tout système social (ou tout dirigeant) pathologique au sein duquel la psychiatrie est utilisée pour des raisons politiques présente des problèmes supplémentaires. Toute personne se rebellant contre un système gouvernemental qui le choque par son étrangeté et son immoralité, peut facilement être désigné par les représentants dudit gouvernement comme un individu « mentalement anormal », quelqu’un qui a un « trouble de la personnalité » et qui devrait subir un traitement psychiatrique ; et les représentants de ce gouvernement ont de nombreux moyens à leur disposition pour prendre le contrôle de la procédure d’examen. Ils peuvent faire appel à un psychiatre scientifiquement et moralement dégénéré pour accomplir cette tâche.

Comme la plupart des chercheurs, il opère une distinction initiale entre les déviances héréditaires et les déviances acquises, c’est-à-dire entre ceux qui sont nés pathologiques et ceux qui deviennent pathologiques à cause de blessures des tissus cérébraux ou de traumatismes dans leur enfance. Une blessure du tissu cérébral peut laisser des cicatrices qui changent ensuite la capacité de l’individu à percevoir et à ressentir. Ces zones du cerveau destinées à gérer ces fonctions ne peuvent le faire, et donc les données sont déviées vers d’autres zones normalement destinées à d’autres tâches.

Lobaczewski nomme caractéropathes les individus dont le caractère se développe de manière déformée à cause de blessures ou de traumatismes. Il donne ensuite la liste des différentes formes de caractéropathies :

  • le caractéropathe paranoïde (il cite LENINE comme exemple) ;
  • la caractéropathie frontale, une déviance due à des blessures dans les zones frontales du cortex cérébral (STALINE est un exemple de ce type) ;
  • la caractéropathie induite par des substances (médicaments et drogues), causée par l’usage de produits qui endommagent le système nerveux central.
  • les caractéropathies induites par les agents pathogènes (les maladies) (il suggère la possibilité que Franklin D. ROOSEVELT ait souffert de ce trouble), ainsi que certains personnages épileptiques (CESAR et NAPOLÉON, MAHOMET).

Les troubles héréditaires sont : la schizoïdie ou psychopathie schizoïdique, la psychopathie essentielle, la psychopathie asthénique, la psychopathie anankastique, hystérique et skirtoïde, et les individus qu’il qualifie de «  chacals », c’est-à-dire ceux qui finissent comme tueurs à gages ou mercenaires. LOBACZEWSKI conjecture que ce dernier type est un mélange des autres types. Pour donner une idée, je vais juste évoquer deux types.

  1. La psychopathie schizoïde est une déviance qui engendre des personnes hypersensibles et méfiantes qui ne tiennent aucun compte des sentiments des autres. Elles sont attirées par les idées grandiloquentes, mais leur nature psychologique appauvrie limite gravement leurs perceptions et transforment leurs soi-disant « bonnes intentions » en influences favorisant le mal. Leur idée de la nature humaine finit par pervertir leurs tentatives. Comme le dit LOBACZEWSKI, l’expression typique de leur attitude envers l’humanité se retrouve dans ce qu’il appelle la « déclaration schizoïdique » : « La nature humaine est si mauvaise que dans la société humaine, l’ordre ne peut être maintenu que par un pouvoir fort créé par des individus hautement qualifiés au nom d’une idée supérieure ». Combien de mouvements contemporains, du fascisme au communisme en passant par le néo-conservatisme et des systèmes géopolitiques tels l’islam, sont fondés sur cette idée ! On pourrait facilement imaginer que cette déclaration vient de Leo STRAUSS, par exemple.
  2. Les psychopathes essentiels sont ceux qui se rapprochent le plus de l’idée de la psychopathie examinée par CLECKLEY, HARE, BALBIAK et d’autres. LOBACZEWSKI fait cette remarque effrayante : « Ils apprennent à se reconnaître dans une foule dès l’enfance, et ils développent la conscience de l’existence d’autres individus similaires à eux. Ils prennent également conscience de leur différence par rapport au monde des personnes qui les entourent. Ils nous voient avec un certain recul, comme une variété para spécifique ». Pensez aux implications de cette déclaration : Ils sont, dans une certaine mesure, conscients d’appartenir à un groupe, et ce, même depuis l’enfance ! Reconnaissant leur différence fondamentale par rapport au reste de l’humanité, leur allégeance serait envers ceux de leur espèce, c’est-à-dire les autres psychopathes.

LOBACZEWSKI fait remarquer que, dans toute société, les individus psychopathiques créent souvent un réseau actif de collusions communes, séparé dans une certaine mesure de la communauté des gens « normaux ». Ils sont conscients d’être différents. Leur monde est éternellement divisé selon le mode « eux et nous » ; leur monde avec ses propres lois et coutumes, et l’autre « monde étranger » des gens « normaux » qu’ils considèrent comme rempli d’idées et de coutumes présomptueuses sur la vérité, l’honneur et la décence, à la lumière desquels ils se savent moralement condamnés.

Leur propre sens déformé de l’honneur les pousse à tromper et à injurier les non-psychopathes et leurs valeurs. En contradiction avec les idéaux des gens normaux, les psychopathes ressentent comme un comportement normal le fait de rompre les promesses et les accords. Non seulement ils convoitent les biens et le pouvoir et les revendiquent comme un droit, simplement parce qu’ils (les psychopathes) existent et qu’ils peuvent se les approprier, mais ils prennent aussi un plaisir particulier à spolier autrui et usurper leurs biens ; ce qu’ils peuvent plagier, escroquer et extorquer sont des fruits bien plus savoureux que ceux qu’ils peuvent récolter par un travail honnête. Ils réalisent aussi très tôt à quel point leurs personnalités peuvent avoir des conséquences traumatisantes sur les personnalités des non-psychopathes, et apprennent comment tirer avantage de cette source de terreur afin d’atteindre leurs objectifs.

À présent imaginez à quel point les êtres humains qui sont totalement ignorants du sujet pourraient être abusés et manipulés par ces individus s’ils étaient au pouvoir dans différents pays, feignant d’être loyaux envers les populations locales tout en insistant sur les différences physiques évidentes et facilement discernables entre groupes (telles que la race, la couleur de peau, la religion, etc.). Les humains psychologiquement normaux seraient dressés les uns contre les autres sur la base de différences insignifiantes tandis que les déviants au pouvoir, dont la différence fondamentale par rapport au reste d’entre nous est l’absence de conscience, l’incapacité à éprouver des sentiments pour un autre être humain, récolteraient les bénéfices et tireraient les ficelles.

Une clé pour notre monde actuel

Je pense que cela décrit de façon assez juste la situation à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.

A. LOBACZEWSKI nous offre une analyse de la manière dont les différents types de psychopathes travaillent de concert pour former un système au sein duquel les personnes cliniquement pathologiques détiennent les clés du pouvoir et dirigent les gens psychologiquement normaux.

Au début du livre, LOBACZEWSKI décrit ses expériences à l’université, où il rencontra le phénomène pour la première fois. Il se rendit à la bibliothèque pour emprunter quelques livres traitant de la psychopathie et découvrit avec étonnement qu’on les avait tous retirés ! Ce fait démontre qu’ils sont conscients de leur différence, au moins certains d’entre eux, et dans le cas de la Pologne sous le communisme, ces individus conscients de leur différence étaient suffisamment haut placés et avaient suffisamment de pouvoir pour faire retirer les livres de la bibliothèque universitaire.

Comment un tel comportement peut-il être compatible avec un système de croyance qui nous dit que nous avons tous une étincelle divine en nous, ou que tout le monde a une conscience ?
Notre système de morale ne nous donne aucun moyen de traiter cette maladie. Elle doit être comprise pour ce qu’elle est. Ces personnes ne peuvent être «  soignées »

Un des facteurs principaux à prendre en compte dans la façon dont une société peut être accaparée par un groupe de déviants pathologiques est que la seule limitation est celle de la participation d’individus prédisposés au sein de cette société. Pour les déviants les plus actifs, LOBACZEWSKI donne le chiffre approximatif de 6% en moyenne sur une population donnée. Bien sûr, ce chiffre varie selon les pays, en fonction de nombreuses variables. La société occidentale offre un large choix d’individus prédisposés.

Le psychopathe essentiel est au centre de la toile. Les autres psychopathies et caractéropathies décrites par LOBACZEWSKI et d’autres forment le second niveau du Système de Contrôle Pathologique, et il est important de noter qu’ils sont bien plus nombreux que les psychopathes essentiels. Ainsi, ce groupe représente-t-il environ 6% d’une population donnée.

Le niveau suivant d’un tel système est composé d’individus qui sont nés normaux, mais qui sont déjà déformés par une exposition à long terme à des éléments psychopathiques via les influences familiales ou sociales, ou qui, par quelque faiblesse psychique, ont choisi de satisfaire aux exigences de la psychopathie pour leurs propres buts égocentriques. En termes de chiffres, selon LOBACZEWSKI, ce groupe représente environ 12% d’une population donnée dans des conditions normales ; il est difficile, comme le fait remarquer LOBACZEWSKI, de tracer une frontière précise entre ces derniers types et les déviants génétiques sans l’apport d’une science authentique et non-psychopathique. À l’heure actuelle, les distinctions ne peuvent être que descriptives.

Il se trouve donc que 18% d’une population donnée oeuvrent activement à la création et à la domination d’une pathocratie (ou font des tentatives qui vont dans ce sens). Le groupe de 6% constitue la noblesse pathocratique, et le groupe de 12% forme la nouvelle bourgeoisie, dont la situation économique est des plus avantageuses.

Une fois établi, le système psychopathique élitiste ronge tout l’organisme social, gâchant les compétences et pouvoirs de celui-ci. Une fois qu’une pathocratie a été établie, elle suit un certain chemin et possède certains pouvoirs «  attractifs ». Dans une pathocratie, le système socio-économique émane de la structure sociale créée par le système du pouvoir politique, qui est un produit de la vision du monde élitiste propre aux déviants pathologiques. Ainsi, on peut dire que la pathocratie ressemble à un processus de maladie macrosociale créé par des agents pathogènes humains, et elle peut en venir à affecter une nation entière à un degré équivalent à un cancer qui diffuse ses métastases. La maladie macrosociale de la pathocratie suit exactement le même modèle que le cancer qui évolue dans un organisme en suivant un processus pathodynamique caractéristique.

Il est impossible de comprendre un tel phénomène pathologique en utilisant les méthodes des gens « normaux » qui ne prennent pas en compte les processus de pensée déviants des agents pathogènes humains. On pourrait certainement dire que le monde entier est gouverné par une « pathocratie cachée » (ou cryptopathocratie) depuis très longtemps. De nombreux chercheurs suggèrent qu’il y a toujours eu un « gouvernement secret » opérationnel même si le gouvernement « officiel » n’est techniquement pas une pathocratie. On peut suggérer que les psychopathes sont techniquement TOUJOURS en coulisse, même au cours des cycles historiques qui ne sont PAS des pathocraties (c’est à dire les « bonnes périodes » que LOBACZEWSKI décrit comme la fondation d’un cycle hystéroïde qui ouvre la porte à une pathocratie à découvert).

Si nous utilisons le terme pathocratie à la place de « loi du gouvernement secret », alors toute l’Histoire devient une « pathocratie » et le mot perd son sens, il est donc important de noter que le terme « pathocratie » est le phénomène spécifique représentant une conséquence de l’hédonisme des bonnes périodes, et qu’elle est caractérisée par (100) cent% de psychopathes essentiels exerçant ouvertement des fonctions de commandement, comme c’est arrivé en Allemagne nazie, en Russie communiste et en Europe de l’Est, et dans la quasi totalité des pays musulmans. Et, dois-je ajouter, comme cela se produit actuellement.

On ne peut réellement qualifier les questions auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui, qui ont trait aux « politiques », en utilisant les termes usuels des idéologies politiques, car, comme nous l’avons souligné plus haut, les déviants pathologiques opèrent sous un masque, en utilisant la tromperie et autres tactiques de manipulation psychologiques qu’ils pratiquent avec une grande ingéniosité.
Si nous pensons ou croyons qu’un groupe politique portant tel ou tel nom est hétérogène eu égard à sa vraie nature, nous ne serons pas capables d’identifier les causes et propriétés de la maladie. N’importe quelle idéologie sera utilisée pour dissimuler les caractéristiques pathologiques aux experts comme aux gens ordinaires.

Ainsi, tenter de se référer à ceci ou cela comme étant de « gauche » ou de « droite » ou « socialiste », « démocratique », « communiste », « démocrate » ou « républicain », etc., ne nous aidera jamais à comprendre l’autoreproduction pathologique et ses influences externes expansionnistes.
Aucun mouvement ne réussira jamais s’il ne tient pas compte de la psychopathie et de la ponérologie !

5 août 2011 Publié par : | Référence | , | 2 commentaires

La chute du monde islamique

Hamed Abd el Samad [photo], chercheur et professeur d’université résidant en Allemagne, a publié en décembre 2010 un ouvrage qu’il a intitulé «la chute du monde islamique». Dans son livre il pose un diagnostic sans concessions sur l’ampleur de la catastrophe qui frappera le monde islamique au cours des trente prochaines années.

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L’auteur s’attend à ce que cet évènement coïncide avec le tarissement prévisible des puits de pétrole au Moyen-Orient. La désertification progressive contribuerait également au marasme économique tandis qu’on assistera à une exacerbation des nombreux conflits ethniques, religieux et économiques qui ont actuellement cours. Ces désordres s’accompagneront de mouvements massifs de population avec une recrudescence des mouvements migratoires vers l’Occident, particulièrement en direction de l’Europe.

Fort de sa connaissance de la réalité du monde islamique, le professeur Abd el Samad en est venu à cette vision pessimiste. L’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques sont d’après lui les causes principales de la catastrophe appréhendée. Ses origines remontent à un millénaire et elle est en lien avec l’incapacité de l’islam d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier.

À moins d’un miracle ou d’un changement de cap aussi radical que salutaire, Abd el Samad croit que l’effondrement du monde islamique connaîtra son point culminant durant les deux prochaines décennies. L’auteur égyptien a relevé plusieurs éléments lui permettant d’émettre un tel pronostic :

  • Absence de structures économiques assurant un réel développement
  • Absence d’un système éducatif efficace
  • Limitation sévère de la créativité intellectuelle

Ces déficiences ont fragilisé à l’extrême l’édifice du monde islamique, le prédisposant par conséquent à l’effondrement. Le processus de désintégration comme on l’a vu plus haut a débuté depuis longtemps et on serait rendu actuellement à la phase terminale.

L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : «Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ?» Et il pousse le questionnement d’un cran : «Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle?» Et il ajoute : «le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir de ses réalisations et de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière.»

L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure taboue ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative. S’attaquant indirectement au coran. l’auteur se demande quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux. Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre ! L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable.

L’auteur s’interroge : «comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ? Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan civilisationnel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques. Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux.

Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la charia qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre dar el islam et dar el harb (les pays islamiques et les pays à conquérir). L’auteur croit qu’il est impossible pour l’oumma islamique de progresser et d’innover avant qu’elle ne se libère de ses démons, de ses complexes, de ses interdits et avant qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque fusse un prophète, un individu, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique de la religion ou dans sa vie quotidienne.

Source : أستاذ جامعي مصري يتنبأ بسقوط العالم الإسلامي خلال 30 سنة, Al-Masrd, 1 décembre 2010. Traduction de l’arabe par Hélios d’Alexandrie

un autre mythe qui s’écroule :  l’histoire européenne ne doit pas grand chose à l’islam

4 août 2011 Publié par : | Non classé | Laisser un commentaire

L’observateur et l’observé

La physique de pointe nous révèle l’imbrication inextricable de l’observateur et des faits observés : on ne peut déterminer de façon précise qu’un seul des paramètres de la molécule, vitesse ou emplacement.

Observer modifie les propriétés de la particule observée. Observer modifie le réel.

Dans notre vie et notre comportement de tous les jours, soyons surs que c’est la même chose : le fait d’observer/juger/apprécier un fait, un individu,un objet, une situation … ne modifie-t-il pas l’objet observé?
Juger quelqu’un nous empêche-t-il d’aimer, de voir avec empathie, d’évaluer de l’intérieur?
un exercice : exercer vous à vous mettre à la place d’autrui, surtout de ceux qui vous font peur, que vous n’aimez pas…

Juger et/ou observer ?

Les textes religieux, politiques, conceptuels, …tous ces corpus dogmatiques, intangibles, présupposés, contraire à une observation fine, constante, renouvelée,  même s’ils ont contribué à une parcelle d’éveil à un moment de l’histoire (personnelle ou collective), finissent inéluctablement par devenir des « prisons mentales » , des prisons que nous chérissons.
« pis, on finissait par leur faire aimer leurs propres chaines »

Observer un paradigme en activité dans le mode peut finir par le faire évoluer : les avancées de l’analyse sémantique, archéologiques, historiques, biologiques, …. pour l’étude des cultures sémitiques (juive, chrétienne, musulmane, …) ou autres peut les faire évoluer si celles-ci ne sont pas trop nécrosées, vitrifiées dans les ritournelles mentales de ses adeptes. La chrétienté a fortement évoluée sur ce point dans les trois derniers siècles, le judaïsme intègre par essence une dimension autocritique qui lui a permis de se renouveler et de s’adapter au monde (exemple de l’accord du Sanhedrin de 1805), le boudhisme tibétain, zen, … s’est également adapté au « mental » différent des ses nouveaux adeptes occidentaux. Seul l’islam de par la différence essentielle de ses intentions sous-jacentes (conquête de la totalité de l’humanité, appropriation du monde vu comme un objectif de razzia, …) n’a pu/voulu évolué d’avec le monde réel  (ijtihad clos), et n’a, par conséquence, pu généré que des schismes tendant à le renouveler de l’extérieur, puisque la voie intérieure semblait barrée (bah’ai, sikhisme, …)

Ces prisons mentales sont des ensemble d’idées calcifiées, immobilisées, … ce ne sont pourtant que des IDEES, rien que des idées, et rien n’est plus facile que de faire disparaitre une idée : il suffit de ne plus y croire…

Ainsi les vieilles divinités que leurs adeptes ne vénèrent plus finissent par disparaître de la mémoire des individus et des peuples. Ainsi Manat et lah (et autres) ont disparues de la mémoire des peuples sémitiques et arabiques, pour être remplacées par allah… qui en reprend de nombreux rites et obligations… juste une autre prison mentale….
quand on ne croit plus à une idée elle n’existe plus, elle n’a plus aucun poids, plus aucun effet sur la réalité…
Mais au fond, n’avons nous pas plaisir à donner libre cours en nous à ces idées, ne satisfont-elles pas une inconsciente acceptation?
Un jour l’on se dit : « mais comment ai-je pu croire à cela ? » …
Un jour un peuple se dit :  » comment avons -nous pu avoir ces règles juridiques, politiques, … ?Jjusqu’au jour où l’on devient conscient de son propre conditionnement, personnel ou collectif

Jusqu’au jour où l’on saute en dehors de la boite, de notre boite auto-référente
Jusqu’au jour où l’on prend conscience du présupposé inconscient jusqu’à lors qui nous enchaînai…

On n’a besoin de rien, de rien d’autre que d’amis, d’éclaireurs, d’éveilleurs pour nous AIDER A COMPRENDRE -(prendre avec, saisir réellement).

et alors : « Comment avons nous pu croire cela???? »
L’observateur a changé l’observé. L’observateur est devenu l’observé.

D’après le concept de dissonance cognitive, élaboré par Festinger, en présence de cognitions incompatibles entre elles, l’individu met en œuvre des stratégies inconscientes visant à restaurer un équilibre cognitif. Une de ces stratégies pour réduire la dissonance cognitive consiste à modifier ses croyances, attitudes et connaissances pour les accorder avec la nouvelle cognition. C’est ce qu’on appelle le «processus de rationalisation».
Et ainsi sans fin, l’adepte, l’individu soumis à sa propre biochimie interne (qui le manipule inconsciemment) reconstruit un faux réel qui lui convient…
C’est à la source qu’il faudrait chercher, si l’on veut se libérer!

2 août 2011 Publié par : | Pépiements, Référence | , , | Laisser un commentaire

Conditions obligatoires pour un islam de France

Extrait de : un aggiornamento de l’islam, les conditions obligatoires de Radu Stoenescu

« L’islam tel qu’il est pratiqué dans les pays musulmans respectant la Charia est incompatible avec la démocratie, et il viole les droits consacrés dans la Convention européenne des Droits de l’Homme, texte de référence suprême de la législation française et européenne. La Cour européenne des Droits de l’Homme, garante de cette Convention, a explicitement émis cet avis : « la Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. (…) Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

« Enfin, last but not least, il faudrait veiller à interdire plus spécifiquement tout enseignement que vise à clore socialement la communauté musulmane sur elle-même. Celui-ci consiste précisément dans l’interdiction faite aux femmes musulmanes d’épouser un non musulman. Car c’est cette prescription-là en particulier, qui est la plus contraire au fonctionnement de la société française pour deux raisons: la première est que le motif chariatique de cette interdiction est que, la femme y étant considérée comme inférieure à l’homme, ce serait soumettre une croyante à un incroyant; la seconde est que la manière dont le corps national prend une réalité concrète, c’est uniquement par le mélange de différentes communautés, et l’exogamie est le principe déterminant du brassage réel des populations.  Si des liens de sang ne sont pas tissés entre des personnes particulières, les communautés peuvent toujours vivre côte à côte, mais elles ne vivront jamais ensemble. De plus, ce qui est le plus choquant pour les non musulmans, c’est que les hommes musulmans sont autorisés d’épouser des femmes non musulmanes, si bien que cela établit un rapport de non réciprocité particulièrement offensant pour notre mentalité exogamique. Car un groupe ne doit pas être autorisé à prendre les femmes d’un autre sans lui autoriser aussi ses femmes à lui.
C’est là l’enjeu derrière les querelles du voile et de la burqa. Leur prolifération traduit un repli endogamique des musulmans : « nos femmes ne seront que pour d’autres musulmans », voilà ce que signifie le port du voile. La progression de la non réciprocité maritale que le voile atteste est la source certaine de troubles à l’ordre public, car elle engendre une modification essentielle pour notre société structurellement exogamique. C’est la clé des passions que le voile déchaîne : autour de lui se joue véritablement notre identité nationale, en tant que nos relations sociales sont fondées depuis des siècles sur l’échange des femmes.

Si les autorités musulmanes souhaitent véritablement l’intégration au corps national, comme elles le claironnent, elles doivent déclarer solennellement caduc l’interdit d’exogamie. Ce serait la preuve concrète de leur bonne foi, elle montrerait que leur respect des non musulmans n’est pas une parole vaine, mais une attitude concrète d’ouverture envers autrui. »

« Remettons la vérité sur pieds : ce n’est pas la tolérance qui doit s’ouvrir à la superstition, c’est à la superstition de montrer des signes de tolérance. Ce n’est pas à la raison de s’incliner devant la foi, mais à la foi de respecter la raison. L’Histoire se répète parfois, nous avons à refaire vis-à-vis de l’islam exactement ce que les philosophes des Lumières ont fait par rapport au dogmatisme catholique. Est-ce que nous saurons nous montrer les dignes descendants de ces illustres aïeux ? Saurons-nous renouer avec l’esprit de Voltaire, et brandir avec fierté son étendard sur lequel il est écrit « écrasons l’infâme » ?

Nous sommes disposés à accepter les personnes qui n’ont pas cela comme leitmotiv racine de leur vie :

« 190. Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs!
191. Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.
192. S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.
193. Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes. »

ce texte est un texte de haine d’autrui, de haine de ceux qui ne sont pas comme eux, de combat visant une domination mondiale …et ils veulent l’imposer partout sur terre…

De nombreux immigrés constituent un risque profond pour notre pays, non pas parce qu’il y a des immigrés, mais bien parce qu’il n’y a aucune sélection des candidats à l’immigration et parce qu’il y a le droit du sol; néanmoins, ceux qui font la preuve qu’ils sont dépositaire du modèle de la civilisation Occidentale, ceux-la, nous devons en accueillir le plus grand nombre possible car ils renforcent notre modèle, justement parce qu’ ils ne sont pas multiculturels.

C’est une refonte de notre politique migratoire qu’il faut entreprendre, non son abolition.
Il ne faut pas renoncer à l’immigration, mais substituer au droit du sol, le droit du coeur, le droit de ceux qui viennent dans notre pays non pour ses avantages sociaux, mais pour la mise en oeuvre depuis des siècles de valeurs d’ouverture, de tolérance et d’universalité…

valeurs avec lesquelles l’islam semble incompatible aujourd’hui (voir textes racines, lectionnaire (-coran-), constitutions, sunna, textes juridiques et autres…

1 août 2011 Publié par : | Référence, Valeurs | | Laisser un commentaire